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Le Forum des fans de «Captain Future» Index du Forum Fan Fictions [fan fiction] Protection mais à quel prix?
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Mar 13 Mar 2018 - 02:43
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Frégo 80
Marshall Gurney
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Salut Ludy!

Eh bien! On voit pourquoi Khalon appelait Saturna sa "Langue de Vipère "! Angry À manipulateur, manipulatrice et demi! Shocked Il reste à voir si la nouvelle de sa grossesse est aussi fausse qu'une "maîtresse sur chaque planète " pour Flam Devil Neutral . Pauvre Joan elle s'est vraiment fait avoir par les sentiments! Sad Son grand coeur, peut être sa plus grande faiblesse!

A+

Frégo Cool
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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

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Mar 13 Mar 2018 - 02:43
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Mer 14 Mar 2018 - 06:59
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Ysaure
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Bonjour Ludy, Frego,

Merci Ludy, une fois n'est pas coutume, j'ai raté la livraison! Master

Effectivement Saturna est une vraie garce sous ses faux airs de repentie. Kill
Joan est trop flower

Dis moi Ludy, il y en a bien un entre Flam Ezla ou Simon qui va penser à faire faire un test de grossesse à la miss! Doubt

Effectivement Frego, Flam et Joan étaient très touchant dans cette histoire... Et on les a laisser en plein marasme. On aimerait bien savoir comment ils s'en sortent... Si j'ai bien suivi la fiction était écrite a 3 mains : Flamme, Limeye et toi... Il est sans doute difficile de la poursuivre Pleure

Bye à vous 2
Ysaure

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Mer 14 Mar 2018 - 23:36
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LudyNewton
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Hello
Merci les filles pour les messages.
Désolée ce n’est pas une livraison mais juste une question pour Ysaure car j’ai un petit doute. Lorsque tu parles de faire um test c’est bien pour Saturna et non pour Johann?
J’hésitais a en faire passer un aux deux Smile Mais je sais pas si c’est pas un peu abusé encore un bebe?
A plus bonne nuit
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LudyNewton

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Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui regardent sans rien faire. (Albert Einstein)

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Jeu 15 Mar 2018 - 06:44
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Ysaure
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Coucou,

Ludy,

A Saturna au départ... Mais pourquoi pas une prise de conscience angoissée Joan Embarrassed qui en laisse tombé sa tasse de thé face à un Flam qui comprend que parfois mathématiquement 1+1=3 Shocked Doubt Idea

Et voir...

Bonne journée

Hello

Ysaure

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Jeu 15 Mar 2018 - 19:00
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Ysaure
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Si Saturna est enceinte, solution de ré insertion...
Si elle ne l'ai pas, où est le piège, ce qui amène à se poser la question : est-ce bien Khalon qui edt mort....? (D'ailleurs est ce que cela a été validé génétiquement....?) Chut horified

Si Joan n'est pas enceinte, éventuelle réflexion sur la question de Joan et Flam ensemble et/ou séparés... Crazy

Si Joan idem que si dessus.

Et Quid Si c'est Flam qui s'en aperçoit....? Il lui dit ou pas... tout de suite... ou pas... histoire qu'il n'y ait plus de question a se poser... Après tout comme l'a dit Mala dans une histoire... Faire un enfant à Joan est encore le meilleure moyen de la garder en sécurité sur Tycho... Notre cher Flam aura t'il cette tentation... Devil : Question Idea


Mon coté féministe de rebelle mais quand est-il de celui de Joan ? Bad D'ailleurs l'est elle tant que cela? Ne voulait elle pas juste être reconnue et aimée. Pour moi, il s'agit plus d'un manque de confiance en elle et dans les sentiments de Flam Unbelievable

Bref beaucoup de prises de tête en perspective pour nos 2 héros préférés Sourire Siffle Psychedelic

Voilà, voilà....

Hello Ludy

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Ven 16 Mar 2018 - 23:02
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LudyNewton
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Bonsoir les filles,

Voici une suite pour ce soir. demain je devrai avoir du temps pour continuer. En espérant que l'inspiration sera au rendez-vous.
Je vous dis donc à très bientôt.

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— Curtis?
— Oui Johann?
— Pourquoi ne m’as-tu jamais parlé de ta Tante?
— Nous n’avons jamais vraiment parlé de nos familles ni de nos passés respectifs.
— Oui tu as raison. Que signifie le petit mot affectueux avec lequel elle a signé le message?
— Je suppose que tu veux parler de « Kawanawa »?
— Oui, je n’ai jamais entendu ce mot. Il vient de quelle langue? Et si Vanilla est ta Tante comment peut-elle être aussi jeune que toi? S’empressa d’ajouter la jeune femme.
— Que de questions d’un seul coup. Nous avons tout notre temps, rassure-toi, je répondrai à toutes tes interrogations.
— Excuse-moi. Tu dois avoir l’impression de passer un interrogatoire?
— Oui cela y ressemble, en effet. C’est un mot que nous avons inventé lorsque nous étions petits. Et en ce qui concerne son âge tu as raison, Vanilla a tout juste 5 ans de plus que moi.
— Comment est-ce possible?
— Vanilla est en fait la demi-sœur de mon père. C’était difficile lorsque nous étions jeunes de dire que nous étions neveu et tante c’est pour cela que nous avons inventé le mot « Kawanawa ». Avec l’assassinat de mon père, mon grand-père a eu très peur pour Vanilla alors ils se sont retirés sur Katan et ont décidé de vivre assez isolés pour ne pas attirer l’attention. Nous allions les voir au moins une fois par an avec les autres lorsque j’étais enfant. Vanilla était l’une des rares enfants avec laquelle j’ai pu jouer. A la mort de son père, elle a préféré rester sur Katan.
— Pourquoi ton grand-père ne t’a pas recueilli à la mort de tes parents?
— Pour ne rien te cacher, le Professeur m’a expliqué que mon père et mon grand-père étaient en froid. D’une part je ne sais pourquoi il n’a pas vraiment accepter le couple qu’il formait avec ma mère et ensuite il n’a pas encaissé le fait qu’ils aient décidé de partir vivre sur Tycho. En mémoire de mes parents Mala, Crag et le Professeur n’ont pas voulu me confier à lui.
— Mais pourtant vous alliez le voir tous les ans.
— Oui nous le voyions tous les ans par la force des choses car c’est Vanilla que nous allions voir. Quand je suis devenu adulte, nous avons continué à garder le contact en passant régulièrement chez-elle, à l’issue des grosses missions. Mais depuis l’année dernière j’ai eu plus de difficultés pour lui rendre visite. Premièrement elle a eu l’impression à plusieurs reprises d’être espionnée du coup elle est partie s’installer sur Jupiter et puis ensuite nous avons eu plusieurs missions qui se sont soit enchaînées ou bien je savais que tu étais partie sur une mission délicate et je m’arrangeais à rester à côté si jamais j’étais appelé en renfort.
— Je ne le savais pas. Et moi qui désespérais et commençais à me demander si tu éprouvais réellement des sentiments pour moi.
— Johann, même si cela peut te paraitre ridicule, sache que je t’ai aimée dès que mes yeux se sont posés sur toi.
— Pourquoi avoir attendu autant de temps dans ce cas?
— Je voulais être sûr de tes sentiments et je ne voulais pas te faire courir le moindre risque notamment avec Kahlon.
— Je t’aime tellement, ajouta-t-elle en s’approchant de lui et en se blottissant dans ses bras.
— Moi aussi. Maintenant que dirais-tu de manger un petit quelque-chose? As-tu retrouvé un peu d’appétit?
— Oui avec plaisir. Je vais chercher Ezla.
— Bonne idée.

Ils s’installèrent tous les trois autour d’un petit repas improvisé par Curtis. Très rapidement, le sujet principal de leur discussion tourna autour de Saturna. Curtis demanda au Colonel s’il avait réfléchi à une prison qui serait suffisamment confortable pour accueillir une femme enceinte mais également une prison assez sécurisée pour Saturna.

— Que penses-tu de la prison située sur Athéna?
— Je ne crois pas la connaître celle-là ?
— Quelle excellente idée Ezla. Sur cette petite planète ou plutôt ce satellite il n’y a que la prison et elle est exclusivement réservée aux femmes, ajouta Johann.
— Cela semble effectivement être une très bonne idée. J’irai m’entretenir avec elle demain.
— Comment cela? Je viens avec toi.
— Johann, je préfère y aller seul.
— Non je t’en prie? Si tu y vas seul et si son souhait était de faire exploser notre couple elle va penser qu’elle a gagné.
— Alors que si nous y allons tous les deux, plus complices que jamais elle va avoir l’impression d’avoir resserré nos liens et cela risque de la déstabiliser.
— Exactement.
— Elle ne pourra de toute façon pas nous faire plus de mal que tout à l’heure alors c’est entendu. Par contre je ne te cache pas que je n’ai aucune confiance en elle. Avant que le moindre transfert ne soit fait, je veux qu’elle fasse un test de grossesse.
— Si tu demandes aux autorités de Cerberus de lui faire passer un test de grossesse, nous pouvons dire adieu à la confidentialité.
— Oui tu as raison.
— Je vais voir le Professeur et lui demander où je pourrais me procurer un test de grossesse.
— Entendu, très bonne idée. Mais je doute qu’il est ce genre de chose à bord. Du moins j’en serais surpris.

Johann les quitta alors que le Colonel profitait de son absence pour décrire au mieux la prison d’Athéna ainsi que son système de sécurité à Curtis. Elle entra dans le laboratoire où elle trouva le professeur entrain de ranger quelques fioles. Elle s’approcha de lui et elle n’eut pas le temps de poser sa question que ce dernier commença par lui demander comment elle se portait.

— Je me sens extrêmement fatiguée, Professeur. Mais?
— Mais quoi Johann?
— Notre conversation peut-elle rester entre nous deux?
— Bien sûr. Je sais garder un secret. Et si tu as un avis médical à demander je préfère que tu me le demandes quitte à taire le sujet à Curtis plutôt que tu restes avec des questions qui te préoccupent.
— Merci Professeur. Je veux surtout ne pas l’embêter avec ma santé. Il l’a déjà été suffisamment ces derniers jours. Je voulais juste savoir combien de temps cette fatigue allait durer.
— C’est difficile de te répondre sur ce point. Chaque organisme réagit différemment. Cependant je trouve également que tu devrais commencer à retrouver une certaine énergie normalement. A la fin de la semaine si tu ne te sens pas mieux, fais le moi savoir et nous tâcherons de refaire une batterie de tests sans que Curtis ne le sache.
— Merci beaucoup Professeur, me voilà rassurée.
— Tant mieux. Puis-je faire autre chose pour toi?
— Oui je souhaitais savoir si tu avais des tests de grossesse à bord.
— Pourquoi ne me l’as-tu pas dit plus tôt?
— Comment cela?
— La grossesse peut tout à fait expliquer ta fatigue. Une simple prise de sang et je vais pouvoir te répondre de suite.
— Oh mais non.
— Non?
— Non ce n’est pas pour moi, répondit Johann toute confuse et avec le visage devenant couleur écrevisse.
— Mais pour qui d’autre cela pourrait être?
— Pour Saturna.
— Oh pardon Johann. J’avoue avoir été un peu surpris au départ. Connaissant Curtis j’étais étonné qu’il ne prenne pas un peu plus de temps.
— Pas de souci Professeur. En toute franchise je crois que je serais bien embêtée d’apprendre maintenant que je suis enceinte. Je pense en effet qu’il n’est pas du tout prêt et même que notre couple est encore trop récent pour y penser même si je ne te cache pas que c’est mon vœux le plus cher pour l’avenir.
— En attendant, désolé, je n’ai pas de test de grossesse simple. L’idéal serait que Curtis lui prélève un peu de sang et le rapporte ensuite ici. Cela est-il envisageable selon toi?
— Oui je pense, d’ailleurs nous allons la voir demain matin.
— Parfait dans ce cas, tu peux attraper une fiole et une seringue dans le premier tiroir de droite. Tu trouveras un petit sac isotherme dans le placard de gauche.
— Merci Professeur. Je prends le tout et te dis à demain.
— A demain Johann, repose-toi bien. Et sache que chaque problème a toujours une solution, il suffit juste de la trouver.
— Oui. Merci Professeur. Désolée mais je reste convaincue que cela reste de la théorie et que malheureusement certaines solutions restent difficiles à trouver.
— Ne t’inquiète pas Curtis trouve toujours une solution. Bonne nuit Johann.
— Bonne nuit Professeur et encore merci.

Elle quitta le labo et prit le chemin de la cuisine. Durant le trajet elle devint de plus en plus pensive. Et si le Professeur avait raison, si elle était finalement enceinte. Après tout elle ne prenait pas la pilule. Non ce n’était pas possible, ils avaient fait systématiquement attention. Même sous la douche, Curtis avait pris ce qu’il fallait. Elle se ressaisit en constatant qu’elle était arrivée et attendait bêtement devant la porte, depuis combien de temps elle n’en avait aucune idée tellement elle était perdue dans ses pensées. Elle entra en tentant de masquer au maximum ses inquiétudes. Lorsqu’elle arriva dans la pièce, quatre yeux interrogatifs se posèrent sur elle. Elle sourit puis leur exposa les préconisations du Professeur.

— Pas de souci, je pourrai effectivement lui faire une prise de sang demain.
— Bon comme tout est sous contrôle, je vais vous laisser. Je voudrais me coucher et faire une nuit complète si vous n’avez plus besoin de moi, ajouta le Colonel.
— Non Ezla, tu peux y aller, d’ailleurs nous n’allons pas tarder non plus. Nous avons également besoin de sommeil.

Ils sortirent tous ensemble de la cuisine puis se séparèrent devant la cabine de Curtis. Johann entra la première. Elle se dirigea vers la salle de douche et en sortie rapidement vêtue d’un pyjama. Curtis s’approcha délicatement d’elle et lui demanda si elle avait volontairement troqué sa petite nuisette contre ce pyjama quelconque ou bien si elle avait froid et qu’elle souhaitait qu’il l’aide à se réchauffer. La jeune femme eu un petit mouvement de recul lorsqu’il s’approcha pour l’embrasser.

— Que se passe-t-il?
— Rien tout va bien, j’ai juste un peu mal à la tête?
— Tu n’es plus fatiguée?
— Non j’ai juste un peu mal à la tête.
— Tu sais que c’est le type d’excuse que sort une femme à son mari après plusieurs années de mariage lorsqu’elle souhaite l’éconduire poliment.
— Oui et bien comme tu le sais nous ne partageons pas plusieurs années de mariage, d’ailleurs nous ne le sommes pas et le saurons-nous un jour? il est encore trop tôt pour le savoir.
— Je te trouve bien pessimiste ce soir. A quoi penses-tu?
— Juste à Saturna.
— A Saturna? Je croyais que nous avions clarifié ses propos?
— Je pense juste à Saturna, au fait qu’elle va élever seule cet enfant et qu’elle n’a pas eu le temps de l’annoncer à Kahlon.
— Oui et alors?
— Elle ne connaîtra jamais sa réaction en apprenant sa future paternité. Si cela se trouve il les aurait rejetés tous les deux. Peut-être ne voulait-il pas d’enfant ou pas encore?
— Je suis désolé Johann, mais il me semble difficile d’imaginer un homme comme Kahlon, totalement imbu de sa personne, rejetant sa progéniture.
— Tu as surement raison. Mais en attendant la pauvre va devoir élever seule cet enfant.
— C’est son choix.
— Peut-être n’a-t-elle pas fait exprès de tomber enceinte.
— Il y a tellement de façon d’éviter ce type de mésaventure de nos jours que j’ai du mal à penser que cela ne soit pas volontaire.
— Merci pour ta franchise.
— De rien. Maintenant qui dirais-tu de nous coucher. Peut-être qu’en t’accueillant dans mes bras je réussirai à te faire changer d’avis.
— Ok pour me coucher mais maintenant je tombe de sommeil alors cela sera pour une autre fois.
— Entendu, je n’insiste pas. Sache que je suis là si tu le souhaites.
— Merci.

Elle se coucha dans le lit et se recroquevilla dans un coin afin d’avoir le moins de contact possible avec lui. Elle s’endormit rapidement, quelques larmes discrètes perlant sous ses yeux. Curtis eu plus de mal à s’endormir. Il tourna vira plus d’une heure dans le lit en se demandant ce qui pouvait perturber la jeune femme. Il ne comprenait pas en quoi la réaction de Kahlon pouvait l’intéresser dans l’absolu et encore plus maintenant qu’il était mort. Il essayerait demain de trouver les mots justes pour réussir à lui faire dire le fond de sa pensée sans la braquer.

Quelques heures plus tard, Johann ouvrit les yeux. Elle se redressa et nota que Curtis était allongé à côté d’elle mais qu’il avait respecté l’espace qu’elle avait mis entre eux. Elle se leva et sorti de la cabine. Elle marcha puis s’arrêta d’un seul coup. Elle venait de trouver la faille. Elle se rappela d’une unique fois ou, pris au dépourvu, ils l’avaient fait sans la moindre protection. Cette fois-là avait été tellement magique qu’elle avait totalement oublié l’inconscience qui les avait guidés tous les deux vers leur Eden. Elle se remémora ses paroles au sujet de Saturna. Il avait été assez brutal et clair, le mot « mésaventure » lui avait glacé le sang.. Aujourd’hui une femme ne pouvait pas tomber enceinte sans le vouloir. De son point de vue, il était donc clair qu’elle était l’unique responsable de la situation. Lorsqu’il avait évoqué la paternité de Kahlon il avait parlé du caractère de ce dernier mais à aucun moment il n’avait laissé entendre qu’à sa place il aurait été heureux d’apprendre qu’il allait avoir un enfant et donc que de la même façon Kahlon pouvait tout simplement être content. Elle ne pouvait pas rester ici. Elle n’avait surtout rien à faire ici. La seule issue qu’elle réussissait à entrevoir était la fuite. La fuite mais où? Elle recommençait à avoir des difficultés à respirer. Elle se sentait oppressée. Elle devait sortir.

Curtis s’éveilla et constata que Johann n’était plus dans le lit. Il était trois heures du matin. Il attendit quelques instants pensant qu’elle était dans la salle de bain puis ne la voyant pas revenir, il se leva pour voir si la jeune femme allait bien. Il constata que la pièce était vide. Il enfila tranquillement sa combinaison puis sortit de sa cabine. De toute façon elle ne devait pas être bien loin. Il tenta sa cabine mais elle était également vide il se dirigea sans succès dans le salon, la cuisine et enfin le poste de pilotage. Il réalisa enfin que le cyberlabe était posé sur Cerberus et que la jeune femme connaissait le code de la porte. Elle avait donc très bien pu sortir. Mais que ferait-elle seule dehors à cette heure aussi tardive?

— Puis-je faire quelque chose pour toi Capitaine? demanda Crag en voyant Curtis de plus en plus perplexe.
— Oui en effet. Peux-tu afficher la liste des derniers évènements de la porte principale?
— Tout de suite Capitaine.
— Ce n’est pas vrai!
— La porte a été ouverte il y a 15 minutes mais avec le code habituel donc il n’y a pas eu d’alarme, rajouta Crag.
— Oui c’est bien ce que je craignais. Johann est sorti.
— Mais que ferait-elle seule en pleine nuit sur une planète relativement inconnue? demanda le robot
— C’est bien ce que j’aimerais savoir mais avant tout il faut la retrouver. Elle ne doit pas être bien loin. Pouvez-vous m’aider?
— Bien sûr Capitaine, répondirent d’une seule voix Crag et Mala.

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LudyNewton

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Sam 17 Mar 2018 - 12:42
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Ysaure
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Bonjour Ludy,

Merci pour cette petite suite... Migraines et ratiocinages en perspective Mad Question Notre chère Joan part bille en tête... Flam est en progrès... Il fait des efforts pour suivre... Run Le légendaire 6ème sens deviendrait-il une constante masculine...

La question est va-t-il courir assez vite...? Prévoir des séances de zen Cool Drink
Vite la suite...

Quand à Saturna la jalouse, à quelle sauce va t'-elle être mangée...

Bon week-end

Ysaure

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Sam 17 Mar 2018 - 20:16
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LudyNewton
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Bonsoir Frégo et Ysaure,

Comme promis la suite, la course à travers la forêt.
Bonne lecture et à très bientôt
Promis Ysaure, après ce passage il va y avoir un peu de calme entre Flam et Joan ou pas Mort de Rire car je ne sais pas encore ce qu'il y aura après. Youpi Hello

Bye
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Pour avoir plus de chance de la retrouver rapidement, ils décidèrent de se séparer. Le Capitaine prit la direction d’un petit sous-bois au nord en imaginant qu’elle avait pu vouloir s’y réfugier. Tandis que Mala et Crag partaient respectivement vers l’est et l’ouest. Le sud avait naturellement été écarté. En effet, c’était une étendue déserte et Crag avait pu balayer rapidement la zone en mode vue longue distance et n’avait rien trouvé qui puisse de près ou de loin ressembler à Johann. Curtis leur avait explicitement demandé de ne pas appeler la jeune femme. Il leur avait également précisé de s’attendre à ce qu’elle ne veuille pas les suivre et de ne pas hésiter à la retenir contre son gré si nécessaire. Mala et Crag n’osèrent rien dire mais ils se demandèrent tous les deux ce qui pouvait pousser leur Capitaine à devoir organiser une telle traque. Mais la question qui les taraudait le plus était de connaître ce qui avait bien pu se passer entre eux pour qu’elle s’enfuie en pleine nuit.

Curtis s’enfonçait de plus en plus profondément dans le sous-bois jusqu’à ce qu’il aperçoive enfin la silhouette tant convoitée. Elle lui tournait le dos et était assise sur une branche principale d’un arbre, plus que centenaire, tombée accidentellement probablement suite à une tempête hivernale. Il envoya un message pour prévenir les autres qu’il l’avait trouvée et qu’ils pouvaient rentrer au cyberlabe.

Il s'approcha sans bruit et dès qu'il fut sûr qu'elle ne pourrait s'enfuir il posa délicatement sa main sur son épaule. Il était étonné d'avoir réussi à s'approcher aussi près sans qu'elle ne réagisse. Il comprit vite en voyant qu'elle s'était endormie. Quelques minutes d’observation de son visage lui firent mal tant il perçut la détresse de la jeune femme qui s’était réfugiée seule en pleine nuit dans les bois pour pleurer. Il tenta de la soulever sans la réveiller mais elle sursauta. Elle se débattit pour tenter de se soustraire à son étreinte mais il la serra plus fort jusqu'à ce qu'elle abandonna.

— Allons Johann, vas-tu enfin me dire ce qu'il se passe? Cela fait maintenant plus de quatre ans que je te connais et j'avoue ne t'avoir jamais vu dans un état pareil.
— C'est normal j'ai tout gâché
— Comment cela?
— C'est trop tard maintenant, jamais je n'ai voulu te piéger. Mais ne t'inquiète pas je ne te demanderai rien.
— Mais de quoi parles-tu à la fin? Je ne comprends pas un traitre de mot de ce que tu dis.
— Je t'aime mais je suis désolée d'avoir tout gâché c'est trop tôt ou trop tard pour revenir en arrière.
— Johann, je ne comprends rien.
— Je .... Je.... Je... elle ne put terminer sa phrase, elle chancela puis s'évanouit dans ses bras.

Il la transporta de suite au cyberlabe et à peine arrivé, il se précipita dans l'infirmerie en hurlant pour que le Professeur les rejoigne le plus vite possible.

— Que se passe-t-il Curtis?
— C'est Johann! Elle n'a pas arrêté de tenir des propos incompréhensibles puis elle s'est évanouit.
— Qu'a-t-elle dit?
— Elle a parlé du fait qu'elle avait tout gâché, que c'était trop tard, trop tôt enfin je n'ai rien compris.
— Tu n'as rien compris ou tu n'as pas voulu comprendre?
— Comment cela? Que veux-tu dire toi aussi?
— Rien laisse tomber.
— Tu ne penses tout de même pas qu'elle puisse être enceinte?
— Toi seul peux le dire.
— Cela expliquerait en partie ses propos et également son évanouissement ainsi que ses sauts d'humeur.
— En effet, cela serait une possibilité.
— Sauf que cela n'est pas possible. Ou bien je ne suis pas le père et je doute sérieusement qu’elle m’ait trompé. Il faut que nous lui fassions une prise de sang de suite pour voir ce qu'elle a.
— Curtis, je ne peux pas t'autoriser à lui faire une prise de sang pour trouver si elle est enceinte, la demande doit venir d'elle.
— Je comprends ta position et suis heureux que tu prennes sa défense même face à moi mais je t'assure que tu fais fausse route. D’ailleurs ce n’est pas une grossesse que je veux chercher. Nous risquons de passer à côté d'autre chose bien plus grave. Dans ce cas je lui fais la prise de sang et je te laisse seul interpréter les résultats. Cela te convient?
— Entendu.

Curtis remplit trois fioles avec le sang de Johann et les porta au labo. Puis il demanda à Crag d'assister le Professeur dans ses analyses complémentaires.

Quant à lui, il se retira dans le salon. Il était maintenant très anxieux. Il commençait à se demander si Kahlon ne lui avait pas fait du mal lorsque Saturna lui avait servie sur un plateau d'argent. Pourtant Johann n'avait fait mention d'aucun fait particulier.

Il était perdu dans ses songes lorsque Crag entra précipitamment dans la pièce et lui demanda de rejoindre au plus vite le Professeur. Cette fois il en était sûr, il y avait bien un problème plus grave qu'une éventuelle grossesse. Il se précipita dans le labo. Il arriva et comprit de suite en regardant le Professeur que c'était grave.

— Que se passe-t-il?
— Je suis désolé Curtis tu avais raison. Elle n'est pas enceinte. Regarde le microscope.
— Curtis observa abasourdi le sang de la jeune femme. Puis il releva la tête vers le Professeur et Crag.
— Ce n'est pas possible! Comment a-t-il pu faire une chose pareille je n'ai jamais vu une telle réaction. C'est comme si ….
— Nous devons lui faire immédiatement une transfusion
— Oui en effet. Je suis donneur universel alors prends tout le sang dont tu auras besoin. Ne t'occupe pas de moi.
— Entendu.

Curtis rapprocha le second lit et s'installa le plus confortablement possible. Il savait que vu la quantité de sang nécessaire pour la transfusion, il allait probablement perdre connaissance. Il attrapa la main de Johann et demanda à Crag de poser la perfusion et de ne pas hésiter à accélérer le débit.
Il reprit connaissance une petite heure plus tard. Il tourna la tête en direction de Johann et fut heureux de constater que la jeune femme le regardait paisiblement avec un grand sourire. La transfusion était toujours en cours mais cette fois avec un débit très faible.

— Comment te sens-tu? lui demanda-t-il le plus doucement possible
— Je vais très bien grâce à toi.
— Tu peux remercier le Professeur.
— C'est déjà fait. Il m’a tout expliqué d’ailleurs. Mais il m'a également dit que c'était toi qui avait insisté car lui commençait vraiment à penser que j'étais enceinte vu l'entretien que j'avais eu avec lui.
— Johann?
— Oui Curtis?
— Pourquoi avoir eu cette conversation avec lui et non avec moi? Cela aurait été plus simple, non? Et je pense que j'étais un peu concerné par le sujet, tu ne crois pas?
— Après notre échange au sujet de la grossesse de Saturna, j'en ai déduit que ce n'était pas le moment d'envisager une grossesse pour toi.
— Je ne vois pas ce qui a pu te laisser penser cela. Je suis désolé si mes propos ont été si ambigus. De mon côté je ne pensais pas du tout à notre cas lorsque nous avons eu cet échange. Je ne te cache pas que je préférerais t'avoir pour moi seul encore quelques temps mais si jamais tu venais à tomber enceinte cela ne me poserait pas le moindre problème. Je t'aime et c'est avec toi que j'ai l'intention de construire ma vie si tel est bien ton désir également.
— Oh Curtis, je ne sais quoi ajouter, répondit-elle en versant quelques larmes de joie.
Le Professeur s'approcha.
— Comment vous sentez-vous tous les deux? Décidément tu ne peux pas t'empêcher de la faire pleurer, que lui as-tu encore dit? demanda-t-il.
— Oh non, rassure-toi tout va bien. Ce sont des larmes de joie, ajouta Johann.
— Je préfère cela, répondit le Professeur. Crag tu peux leur retirer les perfusions. Ensuite Johann nous allons attendre trois heures et je te reprendrai un peu de sang. D'ici là restez ensemble et éviter de faire des folies car l'un comme l'autre a besoin de récupérer, d'une part la nuit fut très courte et vu la quantité de sang que nous avons dû te prendre Curtis il serait préférable que tu te reposes convenablement.
— Entendu Professeur. Pouvons-nous tout de même retourner dans notre cabine? Nous y serons plus à l'aise.
— Bien sûr
— Parfait. Crag peux-tu porter Johann? Je suis désolée mon amour je l'aurais bien fait mais j'ai peur de ne pas avoir la force de t'y conduire jusqu'au bout. Et en plus je ne voudrais pas m'attirer les foudres du Professeur.
— Tu as bien raison, c'est plus prudent, pour elle comme pour toi, ajouta Crag.

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LudyNewton

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Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui regardent sans rien faire. (Albert Einstein)

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Sam 17 Mar 2018 - 22:34
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Frégo 80
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Salut Ludy,

Merci pour ces suites! Wow Good Il reste à voir si la transfusion est tout ce que Joan a besoin pour neutraliser ce que Kalon lui a fait. Il faudra des éclaircissements au sujet de ce qu'il a fait exactement pour mettre Johanne dans un état pareil. Shocked Je repense au fait que Saturna a dû trouver certaines informations sur Johanne quand elle a saccagé son appartement et je me demande si c'est vraiment du GHB qu'elle a absorbé et pas autre chose? Evil

A+

Frégo Cool
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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

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Dim 18 Mar 2018 - 10:12
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Ysaure
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Bonjour Frego, Ludy,

Effectivement je rejoins Frego qu'ont fait Khalon et Saturna à Joan ?
Est-ce pour cela que Saturna voulait la voir? Pour activer quelque chose elle comme ultime vengeance? Angry
Ce n'est pas parce qu'elle ne se souvient à priori de rien qu'il ne s'est rien passé... Question
Flam va devoir utiliser toute sa sagacité pour mettre les choses au clair... horified
Et c'est qu'est ce que Miss Teigne faisait chez Joan Unbelievable

De quoi nous tenir en haleine...

Je vous souhaite un bon week-end

Ysaure

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Mar 20 Mar 2018 - 20:57
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LudyNewton
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Bonsoir les filles,

Voici un début d'explication et aussi un petit peu de flower flower flower parce qu'on aime bien et eux aussi Flam Joan .
Comme vous le dites si bien il y a encore plein d'ouverture pour la suite. Je vais essayer coucher les idées non pas sur papier mais sur l'écran.

La prochaine étape sera la confrontation Curtis Saturna et il va falloir qu'il se contrôle Ashamed Angry Question Mad

Bonne lecture et à très bientôt.

Bye

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Crag souleva délicatement Johann et la porta tandis que Curtis les suivait d’un pas plus lent. Il s’arrêta à quelques mètres de leur chambre, incapable de repartir de suite. Crag se retourna et lui proposa de déposer Johann et de revenir le chercher ensuite. Curtis le regarda, puis croisa le visage de Johann qui commençait à s’attrister en le voyant si faible. Il se trouva fort ridicule à peiner autant juste en portant une petite seringue.

— Je te remercie Crag, mais cela va aller. J’avais juste besoin de reprendre mon souffle, répondit-il en se s’obligeant à sourire pour la rassurer.
— Ne force pas, Crag peut venir te prendre.
— Je t’assure que tout va bien Johann. Continuez, je vous rejoins de suite.
— Entendu Capitaine, répondit Crag.

Quelques minutes plus tard il les rejoignit. Crag avait aidé Johann à se rendre dans la salle de douche puis à rejoindre le lit. Crag les laissa tous les deux alors qu’ils se couchaient. Ils se blottirent l’un contre l’autre jusqu’à ce que le sommeil les sépare.

Au bout de trois heures, la montre de Curtis vibra, doucement mais suffisamment pour le réveiller. Il se leva et récupéra la seringue qu’il avait déposé sur son bureau quelques heures auparavant. A contre cœur il se résigna à éveiller Johann, il craignait qu’elle fasse un mouvement brusque pendant qu’il serait en train de lui prélèver du sang. Il se rapprocha du lit avec la seringue et murmura son prénom plusieurs fois de plus en plus près.
Johann perçut une voix au loin qu’elle ne connaissait pas, au bout de quelques secondes elle reconnut, avec du mal, son prénom. Elle tenta d’ouvrir les yeux, sans succès au départ, puis elle réussit enfin à les écarquiller mais elle était incapable de dire où elle se trouvait. Elle n’arrivait pas à savoir si elle était à l’intérieur ou à l’extérieur. Elle se retrouva tout d’abord plongée dans un épais brouillard puis fut aveuglée par le soleil qui se répandait tout autour d’elle. Elle regarda partout, tentant de repérer où elle se trouvait puis son regard fut attiré par un éclair. Elle aperçut alors la seringue et … son visage entouré de cheveux de couleur corbeau. Elle hurla et se débattit de toutes ses forces. Curtis posa la seringue sur la table de chevet et tenta de la calmer.
Elle criait et tentait de se dégager de toutes ses forces. Il s’écarta légèrement, ne sachant comment réagir. Elle était désorientée et semblait ne pas le voir. Il eut un pincement de cœur en sentant sa montre vibrer et en comprenant qu’elle venait d’activer son bouton de détresse. Il réalisa que la lumière du soleil l’éblouissait totalement, il attrapa la télécommande sur la table basse et descendit les stores. Johann commençait à se calmer et à regarder plus calmement autour d’elle. Il se rapprocha doucement en continuant à murmurer son prénom. De son côté elle commençait à reconnaître sa voix puis elle l’aperçut enfin. Il la regardait avec un léger sourire sur les lèvres.

— Comment te sens-tu?
— Bien mieux qu’il y a quelques secondes.
— En effet, que s’est-il passé?
— Je ne sais pas, je ne voyais plus rien, j’étais dans un épais brouillard, il n’y avait que lui, lui avec une seringue.
— Quand tu parles de lui je suppose que tu penses à Kahlon?
— En effet. Il était là il y a quelques minutes, mais où est-il passé? demanda-t-elle en se blottissant contre Curtis comme pour se protéger. Il vient d’essayer de m’injecter un produit mais je me suis bien défendue. Je crois que j’ai réussi à bien le griffer.
— Je te confirme que tu l’as bel et bien griffé, lui répondit-il en montrant son bras.
— Oh Curtis, je suis désolée. Mais qu’est-ce que cela signifie? Ce n’est pas possible, je suis sûre que c’était Kahlon. Comment pourrais-je te confondre avec lui, cela n’a pas de sens?
— Au contraire. Avec la fatigue, en te réveillant je t’ai fait revivre le mauvais souvenir que tu as eu avec lui à savoir quand il t’a injecté sa cochonnerie.
— Curtis?
— Oui?
— Le Professeur n’a pas eu le temps de m’expliquer pourquoi vous m’avez fait une transfusion?
— Je dois impérativement te faire un prélèvement maintenant, je le ramène au labo et on en discute juste après, si cela te convient?
— Curtis, je t’en prie ne me laisse pas toute seule.
— Je te promets de revenir très vite. Et puis tu peux considérer que tu n’es pas seule.
— Ah bon, pourquoi?
— Parce que nos sangs sont en train de se mélanger.
— Très drôle.
— Allons, je reviens vite.
— Entendu. Et promis, je ne te grifferai pas cette fois-ci.
— Je l’espère bien, répondit-il avec un clin d’œil.

Il retourna au labo avec le tube de sang. A peine entré dans la pièce, il se précipita sur le microscope. Au bout d’une bonne minute, il releva la tête avec les sourcils froncés.

— Les résultats n’ont pas l’air bons? demanda le Professeur.
— Pour l’instant son sang n’a pas bougé.
— C’est donc très encourageant, pourquoi fais-tu cette tête-là? Qu’est-ce qui te chagrines?
— Une intuition. J’ai comme l’impression que cela ne suffit pas. Connaissant Kahlon, une transfusion me semble bien trop simple comme solution.
— Cela nous permet de gagner du temps. Avant de trouver un antidote. Mais où chercher maintenant qu’il est mort?
— Oh mais je sais où chercher. Il y a Saturna. Et je n’ai pas oublié que c’est une très bonne scientifique. Elle est probablement au courant de toute cette machination. Je vais aller lui tirer les vers du nez. Mais avant tout je vais parler avec Johann. Je lui ai promis une explication.
— Oui c’est préférable. La pauvre, elle doit se demander ce qu’elle a. Je ne lui ai donné aucune infirmation pour l’instant.
— Ne t’en fais pas. C’est à moi de lui dire de toute façon.

Il retourna dans la cabine. Johann s’étant rendormie, il s’installa à son bureau et commença à écrire quelques formules mathématiques. Il était plongé dans ses calculs lorsqu’elle ouvrit les yeux et remarqua de suite à l’expression de son visage qu’il était préoccupé.

— Mes analyses ne sont pas bonnes?
— Si elles sont très bonnes. Tout va bien.
— Ne me cache pas la vérité, s’il te plaît, je vois bien à ta tête qu’il y a un problème.
— En effet, tout va bien mais une simple perfusion me semble bien trop simple comme remède. Je ne voudrais pas risquer de sous-estimer Kahlon. L’enjeu est bien trop important, peut-être le plus important de tous les combats que j’ai menés contre lui.
— C’est comme ça que tu me considères? demanda-t-elle en se redressant sur le lit.
— Bien sûr, répondit-il en quittant son fauteuil et en s’approchant pour s’asseoir sur le lit. Il lui attrapa la main.
— Je n’aime pas te voir aussi préoccupé. Peux-tu au moins m’expliquer ce que j’ai?
— Je n’ai pas tous les éléments pour te répondre pour l’instant mais je peux déjà te dire ce que je sais.
— Oui je veux bien.
— Lorsque nous avons analysé ton sang à l’aube, il n’y avait quasiment plus de leucocytes.
— C'est-à-dire?
— Cela signifie que tu n’avais quasiment plus de défense immunitaire. Tu étais donc très faible et surtout tu pouvais attraper n’importe quoi.
— Cela explique ma fatigue chronique?
— Oui tout à fait.
— Mais si tu m’as donné une partie de ton sang et que les analyses sont maintenant bonnes, qu’est-ce qui t’inquiète?
— Je crains qu’une dose infime du produit de Kahlon suffise à produire sur le long terme les mêmes conséquences. Donc je ne serai pas surpris que dans quelques heures nous commencions à voir ton pourcentage de leucocytes à nouveau diminuer.
— Mais que pouvons-nous faire dans ce cas? Tu ne pourras pas me faire de perfusion tous les deux jours.
— Non je te confirme que même si je suis résistant, je ne tiendrai pas longtemps à ce rythme-là.
— Je suis donc perdue. Combien de temps à ton avis vais-je pouvoir tenir?
— Je ne suis pas prêt de baisser les bras. Ce que je vais te demander est très simple. Dans un premier temps il faut vraiment que tu restes le plus possible au calme et que tu ne sortes pas du vaisseau. Je souhaiterais que tu économises au maximum ton énergie.
— Je crois savoir où tu vas en venir.
— Oui en effet, je préfère à tout point de vue aller seul voir Saturna. D’une part pour ne pas te fatiguer et d’autre part pour être plus libre de parler avec elle de ton cas.
— Comment cela?
— Je suis persuadé qu’elle sait ce que Kahlon t’a injecté. Je serai plus à l’aise pour la faire parler si tu n’es pas là.
— Tu as peur de ce qu’elle pourrait t’apprendre?
— Je veux surtout ne pas avoir à contrôler mes paroles ou pensées en ta présence. Car je sais pertinemment que tu lis en moi comme dans un livre ouvert.
— Tu plaisantes j’espère. Tu es tellement hermétique et tu sais si bien te contrôler par moment.
— Comme tu dis par moment. En attendant lorsque je suis pensif ou inquiet tu le sens de suite.
— Entendu. Je vais faire scrupuleusement ce que tu me demandes.
— Sérieux?
— Oui pourquoi?
— Ce sera bien la première fois que je t’entends dire une chose pareille.
— Oui et bien profites en bien alors.
— J’y compte bien. D’ailleurs je vais me préparer pour aller voir Saturna. Plus vite j’obtiendrai les réponses à mes questions, mieux nous nous porterons.
— Entendu. A tout à l’heure.
— A tout à l’heure. N’hésite pas à dormir, et surtout ne cherche pas à lutter contre le sommeil.
— A vos ordres Monsieur Newton.

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LudyNewton

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Mer 21 Mar 2018 - 13:26
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Ysaure
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Hello Ludy,

Merci pour cette petite suite juste avant de Snore

Saturna n'a qu'a bien se tenir et collaborer sinon Flam va l'éparpiller façon puzzle Kill

Pour quitter Cerberus, il va falloir montrer patte blanche Crazy
Mais la question est va-t-elle changer de prison finalement.... Question
La question de la grossesse n'ayant pas été résolue...

Clap

Ysaure

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Ven 23 Mar 2018 - 16:50
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LudyNewton
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Hello les filles.

Voici une belle (en ce qui concerne la longueur, pour le contenu je vous êtes seul juge Embarrassed ) suite qui répondra aux questions du dernier mail d'Ysaure.

Vous allez peut-être étonnées par le personnage de Saturna mais je vous laisse découvrir par vous même.

Bonne lecture.

Bye

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Curtis quitta le cyberlabe et se dirigea directement vers la prison. Il se rendit dans le bureau des officiers et demanda un entretien avec le Colonel Margot, l’ami d’Ezla qui avait organisé la première rencontre avec Saturna. Il lui exposa sa requête pour un nouvel entretien confidentiel. Celui-ci le fit patienter quelques secondes le temps de passer un coup de fil puis il le conduisit dans une petite salle semblable à celle de la veille. Il y attendit quelques minutes avant que Saturna n’y soit conduite à son tour. Elle avait les pieds et les mains enchaînés. Le gardien qui l’accompagnait l’attacha directement à la table puis il referma la porte les laissant totalement seuls.

— Bonjour Capitaine, Johann n’est pas là? demanda-t-elle sur un ton qu’il trouva bien sournois.
— Non comme tu peux le voir elle n’est pas là. Nous avons à parler tous les deux.
— A t’entendre, il semblerait qu’elle t’ait exposé la situation.
— En effet. Ou du moins pour être plus juste, elle m’a transmis les informations que tu lui as communiquées.
— Je ne suis pas sûre de comprendre la subtilité.
— La subtilité est bien claire ma chère. Je ne suis pas naïf et je n’ai aucune intention de prendre pour argent comptant tout ce que tu peux dire et affirmer.
— Tu considères Johann comme naïve? Drôle de relation!
— D’une part je n’ai rien dit de tel et d’autre part, ma relation avec Johann ne te regarde pas.
— Compris, je n’en ferai plus cas.
— Tant mieux car tu te doutes bien que je ne suis pas là pour des conseils conjugaux.
— Es-tu d’accord avec ma requête?
— J’y suis favorable mais à deux conditions.
— Deux conditions?
— Trois plus exactement.
— Quelles sont-elles?
— La première est que tu acceptes de faire un test de grossesse pour confirmer tes dires.
— Sans problème.
— La seconde, que tu acceptes de réellement changer de vie et de ne plus t’accoquiner avec des criminels. Je t’aurai à l’œil.
— Pas de problème également je veux changer pour mon enfant donc je le fais avant tout pour lui. Maintenant puis-je connaître la troisième condition.
— La troisième condition, la plus importante à mes yeux est que tu me dises ce que vous avez fait à Johann.
— Fait à Johann? Comment cela, je ne vois pas de quoi tu veux parler. Je me suis montrée très sympathique avec elle il me semble.
— Très sympathique?
— Oui, pourquoi en doutes-tu?
— Avec les révélations que tu lui as faites pour tenter de me discréditer à ses yeux?
— Pardon, je croyais réellement bien faire. J’étais persuadée qu’il y avait anguille sous roche et je souhaitais l’avertir.
— Et bien non il n’y avait pas le moindre problème. Par contre, mise à part lui faire du mal je ne vois pas ce que tu espérais réussir à provoquer en lui faisant une telle révélation.
— Encore une fois je suis désolée. Cela partait d’un bon sentiment je te l’assure. Je n’ai jamais eu la moindre rancœur envers elle ni même envers toi avant la mort de Kahlon. Et même là je ne devrais pas t’en vouloir puisqu’au final ce n’est même pas toi qui as tiré.
— En effet. Maintenant revenons à notre marché, si tu le veux bien.
— Qu’entends-tu lorsque tu dis ce que nous lui avons fait? Nous ne lui avons rien fait.
— Ne me prends pas pour un idiot. Je sais très bien que vous lui avez injecté une véritable cochonnerie.
— Quels sont les symptômes?
— Destruction de ses leucocytes.
— Ce n’est pas vrai. Je lui avais pourtant demandé de ne pas lui…
— De ne pas lui ?
— De ne pas lui injecter son produit.
— Que peux-tu m’apprendre sur ce produit?
— Pas grand-chose pour être franche je n’ai pas travaillé beaucoup avec lui à son élaboration. C’était une de ses dernières trouvailles. Il en était fier et il disait qu’avec une goutte il serait capable de se débarrasser de n’importe lequel de ses adversaires. Il espérait d’ailleurs pouvoir te capturer pour t’en injecter un peu. J’ai assisté une fois à la mort d’un officier qui l’avait reconnu lors de notre escapade sur Laguna.
— Que lui est-il arrivé?
— Il lui a fait une injection et le pauvre homme est mort quelques jours plus tard d’épuisement. Kahlon l’a surtout utilisé comme cobaye. Il voulait voir combien de temps l’organisme était capable de lutter. Il travaillait même à le rendre plus efficace et plus rapide.
— Sais-tu s’il existe un antidote?
— Mais si tu dis qu’il lui a injecté le produit comment Johann pourrait-elle encore être en vie?
— Nous lui avons fait une grosse transfusion mais je ne pense pas que cela soit suffisant pour éradiquer totalement le virus.
— En effet, cela ne permet que de gagner un peu de temps. Par contre tu te doutes que cet antidote doit me donner accès à une vie meilleure avec mon enfant?
— Tu n’es pas en position de négocier Saturna.
— Je te rappelle qu’il semblerait que toi non plus, si Johann…
— Fais attention à ce que tu dis.
— Excuse-moi, loin de moi l’idée de te provoquer. Je suis prête à collaborer. Ne serait-ce que pour la sauver car tout comme je pense que mon fils n’a pas à payer les erreurs de son père et de son grand-père, je pense qu’elle non plus n’a pas mérité de payer votre amertume et toutes vos rancœurs en partie héritées de vos parents.
— En effet. Johann n’a effectivement rien à voir avec ce combat.
— Il faudrait que je puisse analyser un échantillon de sang contaminé dans un microscope et je pourrai ensuite être de meilleurs conseils.
— Entendu. Dans ce cas je vais demander à te ramener avec moi au cyberlabe. Là-bas, accepteras-tu que je te prélève un peu de sang pour contrôler que tu es bien enceinte?
— Sans problème comme ça tu pourras me donner une idée de la date de début de grossesse.
— Entendu. Alors attends-moi là, le temps que j’aille m’entretenir avec l’officier principal pour pouvoir t’emmener avec moi au cyberlabe.
— Pas de problème, de toute façon je ne pourrais pas aller ailleurs.
— En effet.

Une petite demi-heure plus tard, ils débarquaient tous les deux dans le labo. Le Capitaine préleva directement le sang à Saturna. Il remplit la fiole et la remit à Crag pour qu’il fasse les contrôles nécessaires avec le Professeur. Pendant ce temps, il sortit un des tubes renfermant le sang de Johann prélevé la nuit même. Ils en avaient mis de côté en atmosphère sécurisée pour leur permettre de faire des essais pour tenter d’éradiquer le fléau. Il déposa quelques gouttes de sang sur une plaque en verre et présenta le microscope à Saturna. La jeune femme aux cheveux verts s’installa et plaqua son œil droit dans la lunette.

— C’est bien ce qu’il me semblait. Je voulais vérifier mais pour arriver à ce résultat, il a utilisé une combinaison de H3NO4B et de O2ZK3. Pour éradiquer le virus il faut donc neutraliser ces deux entités.
— Merci Saturna. Nous allons poursuivre vers cette piste alors.
— De rien Capitaine.
— J’ai les résultats du test de grossesse, les interrompit le Professeur.
— Alors? demanda Curtis, en relevant la tête en direction du Professeur.
— Saturna est enceinte d’un mois et demi apparemment.
— Un mois et demi? J’avoue que je ne pensais pas plus de trois semaines ou un mois seulement.
— Merci Professeur.
— Alors Capitaine? Prêt à me faire confiance maintenant que je n’ai pas menti sur ma grossesse et que je t’ai donné les éléments concernant Johann?
— C’est très encourageant en effet. Pour ton information, nous avons regardé avec le Colonel Garnie et nous devrions être en mesure de te proposer un transfert dans une prison réservée aux femmes. Ainsi tu devrais pouvoir y passer une grossesse au calme.
— Mais pour mon enfant? Je sais très bien comment cela se passe. Les femmes ne peuvent pas garder leurs bébés en prison, elles sont obligées de les faire adopter si elles n’ont pas de famille pour s’en occuper. Capitaine, je t’en supplie. Je ne peux et ne veux pas abandonner mon enfant. Même si Kahlon était un criminel, je l’aimais et cet enfant est la seule chose, plus exactement le seul être qu’il me reste de lui.
— Je comprends ton désarroi. Tout à l’heure tu as parlé de votre escapade sur Laguna. Cela signifie-t-il que tu as des informations sur ce qu’il a fait sur place?
— Oui en effet, j’étais avec lui dans le labo et il m’a parlé de ses recherches.
— Bon dans ce cas si tu collabores activement avec nous, j’aurai de quoi plaider ta cause pour te permettre d’obtenir une grâce afin que tu puisses élever ton enfant dans de bonnes conditions.
— Oh merci Capitaine, lui répondit-elle en se jetant dans ses bras et en lui déposant un bisou dans le cou.

Johann s’était réveillée quelques minutes plus tôt et avait croisé Mala qui l’avait prévenue que Curtis était rentré et qu’il avait filé directement au labo. Elle décida de suivre les indications de Mala pour le rejoindre et elle entrait le plus discrètement possible dans le labo pour étonner Curtis. Mais finalement c’est elle qui fut surprise lorsqu’elle aperçut Saturna dans ses bras en train de l’embrasser dans le cou. Elle referma tout aussi furtivement la porte et reprit le chemin de la cabine. A quoi jouait Saturna? Maintenant qu’elle n’avait plus Kahlon, elle voulait probablement Curtis. Après tout cette femme était très intelligente et combien de fois Curtis avait parlé avec intérêt de ses grandes connaissances scientifiques. Au final elle avait peut-être plus de points communs avec lui qu’elle n’en aurait peut-être jamais. Lorsque Saturna lui avait parlé de Vanilla c’était probablement pour l’inciter à le quitter ainsi elle aurait eu le chemin libre. Elle courut pour se réfugier plus rapidement dans la chambre. Elle trébucha sur Mala, elle avait tellement les yeux embués qu’elle ne l’avait même pas vu.

— Hé bien Johann. Tu as vu un fantôme ou quoi?
— Excuse-moi Mala, je ne t’avais pas vu.
— Eh bien, il va falloir sérieusement demander au Professeur et à Crag de te fabriquer des lunettes de vue. Et le Capitaine, lui tu l’as vu au moins?
— Non je ne l’ai pas vu. Je me suis rappelé en cours de route que j’avais oublié quelque chose dans la chambre.
— Cela dit, tu n’as pas à te justifier. Mais, tu me sembles ne pas aller bien?
— Mala, tout va bien. J’ai juste…. J’ai juste…
— Oui Johann? Mais tu es blanche comme un linge, tu me fais peur, qu’as-tu à trembler comme cela ?
— Mala, je suis juste complètement frigorifiée d’un seul coup. Comment est-ce possible? demanda la jeune femme totalement désemparée.
— Ne t’inquiète pas, je te conduis de suite à la chambre et je vais chercher le Capitaine.
— Non pas Curtis, le Professeur. Mala…pas …Curtis…. pas … Curtis…
— Johann? Courage, je reviens de suite.

Il l’allongea sur le lit et lui déposa une seconde couverture puis il se précipita vers le laboratoire où il entra en furie. Tout le monde se retourna vers lui.

— Capitaine…. C’est Johann!
— Quoi Johann? Que se passe-t-il Mala? Parles donc?
— Elle … Elle est glacée, elle a tenu des propos incohérents et je crois qu’elle vient de perdre connaissance.
— Que dis-tu? Où est-elle? Tu l’as laissée seule?
— Dans ta cabine. J’ai pensé être plus rapide pour vous prévenir en la laissant sur place.
— Professeur, vite, balbutia Curtis.

Ils se précipitèrent vers la cabine de Curtis. Il trouva comme Mala l’avait dit Johann allongé sur le lit. Ses yeux étaient fermés et elle était glacée. Son cœur battait au ralenti ce qui n’était pas anormal compte tenu de la température de son corps. Il tenta de la réveiller en la secouant légèrement et en essayant de réchauffer son corps.

— Professeur, que pouvons-nous faire? demanda-t-il, totalement désemparé.
— J’ai une idée, répondit Saturna que personne n’avait surveillée et qui s’était contentée de les suivre.
— Je t’écoute, répondit Curtis.
— Je viens de repenser à une blague que j’avais fait à Kahlon sur le fait qu’il pouvait m’empoisonner avec son produit et il a dit que ce n’était pas possible car le sang des martiens contenait l’antidote.
— Donc?
— Je pense que si tu lui injectes un peu de mon sang tu devrais pouvoir la sauver.
— Professeur? s’enquit Curtis.
— Nous n’avons plus rien à perdre je crois, tentons le coup, répondit-il.
— Entendu, tous à l’infirmerie.

Curtis porta Johann à l’infirmerie suivit de près par Saturna et les autres. A peine arrivé il préleva un tube de sang à la martienne puis il s’empressa de l’injecter à Johann. Quelques minutes plus tard, Johann commençait à reprendre des couleurs et la température de son corps remontait progressivement. Curtis s’était installé à côté du lit de l’infirmerie et lui tenait la main sans quitter une seconde son visage. Saturna avait pris une chaise et s’était assise à côté de lui. Maintenant que Johann semblait allait mieux, Curtis se retourna vers elle.

— Tout à l’heure nous étions tous pris par Johann, nous t’avons laissée sans surveillance, tu aurais très bien pu t’enfuir et tu n’en as rien fait. Pourquoi?
— Je te l’ai dit, je ne suis pas votre ennemie. Et entre nous je n’aurais pas pu aller bien loin de toute façon.
— Tu lui as sauvé la vie?
— Je pense. Le mieux sera de lui refaire des prises de sang tous les jours pendant une petite semaine et nous serons vite fixés si cela est suffisant. Mais connaissant Kahlon cela ne m’étonnerait pas que cela soit suffisant. Il avait un peu de sang martien donc il a dû faire en sorte d’être immunisé également.

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Ven 23 Mar 2018 - 18:05
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Salut Ludy!


Et voila Joan qui se prend de nouveau la tete! Mad  Je me demandais ce qui etait arrive a la bague de fiancaille que lui avait donne Curtis qui appartenait a sa mere. Elle avait accepte de la porter. L’a-t-Elle toujours a son doigt? Cela devrait a reflechir avant- de sauter aux conclusions! Question  Saturna semble montrer patte blanche mais je me mefie toujours. Neutral  Merci pour cette suite.  Good


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Ven 23 Mar 2018 - 18:26
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Hello vous 2,

Merci pour cette petite suite avant week-end Ludy.

Je rejoins Frego, quel est l'objectif de Saturna : l'usage quel fait du "nous me dérange profondément...
Se chercherait-elle un nouveau champion?
Ferait-elle une fixation sur Joan en voulant prendre sa place auprès de Flam Frégolo Embarrassed Bad horified

Les hormones chez une femme enceinte, c'est terrible Psychedelic

Elle semblait surprise de la date de conception. Est-ce bien Khalon le père... Je ne sais si cela vient des pulp ou des fictions (petite revanche des fans) où elle semble plus libre question fidélité...

Flam a intérêt à la déposer fissa dans sa prison...

A voir

@+

Ysaure

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