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Le Forum des fans de «Captain Future» Index du Forum Fan Fictions [fan fiction] Protection mais à quel prix?
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Mar 16 Jan 2018 - 20:40
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LudyNewton
Major Mars
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Bonsoir Frégo

Merci pour ton message Very Happy .
Tu as demandé une suite, la voici Angel
Après 50 nuances de noir, voici cinquante nuances de gris Laughing en attendant les flower flower flower

Bonne lecture

A+

-------------------------------------

Sur Mégara, le Colonel Kleen avait tenu à rester auprès de Johann jusqu’à ce que le convoi médicalisé se présente pour la rapatrier sur Terre. Il s’en voulait de ne pas avoir été davantage à ses côtés pour la protéger. Il avait donné le maximum d’informations aux médecins puis au Général Anders. Il avait pris un savon de la part de ce dernier et se dit qu’il passerait également un sale quart d’heure à son retour sur Terre lorsqu’il croiserait le Colonel Garnie. D’un seul coup, il réalisa qu’il avait été tellement préoccupé par Johann qu’il en avait presque oublié Dorothy.

Maintenant que Johann était entre de bonnes mains et qu’il ne pouvait plus rien faire pour elle, il décida de rejoindre l’équipe de Dorothy pour prendre de ses nouvelles et voir si elle n’avait pas été blessée. Il retourna devant la boite et constata que son accès avait été condamné le temps de mener l’enquête. Il s’approcha d’un premier agent et lui demanda où se trouvait Dorothy.

— Comment, vous ne savez-pas? répondit l’agent.
— Je ne sais pas quoi? s’enquit Matt.
— Dorothy a disparu.
— Elle a quoi? Mais comment est-ce possible? Nous étions tous à surveiller l’entrée et la sortie.
— Malheureusement, nous avons découvert une seconde sortie.
— Mais ce n’est pas vrai! Aucun agent de votre équipe n’est venu faire un repérage avant de lancer l’action? s’exclama Matt.
— Je ne peux pas répondre sur ce point, je ne sais pas, répondit piteusement l’agent
— Que savez-vous sur sa disparition?
— Nous avons interrogé toutes les personnes encore présentes sur les lieux lorsque nous sommes intervenus à l’aube. Un jeune homme qui avait discuté en début de soirée avec Dorothy et Johann, nous a dit avoir vu un homme conduire Dorothy vers la seconde sortie. Elle lui a semblé droguée.
— Pourquoi n’est-il pas intervenu?
— Il a craint pour sa vie. Il a remarqué que l’homme n’était pas tout seul. Apparemment il a repéré deux autres gars.
— Dites donc il est sacrément observateur celui-là, étrange, non?
— En fait Dorothy lui a tapé dans l’œil. Ils ont dansé en début de soirée puis elle et Johann l’ont laissé, lui et ses amis, en plan pour se rapprocher d’un autre groupe. Il les a donc bien observés pour tenter de comprendre ce qu’ils avaient de plus qu’eux. Il est en ce moment au poste en train de tracer les portraits robot.
— Parfait. Je vais rentrer au QG peut être commenceront ils à avoir une piste.
— Entendu Colonel, à plus tard et bon courage, j’ai cru comprendre que Dorothy était l’une de vos amies.
— Oui en effet. Merci

Le Colonel Kleen se rendit comme il l’avait dit au poste de la Police Intersidérale. Il y retrouva certains des hommes qui étaient intervenus avec lui la nuit précédente. Ils auraient normalement dû rentrer chez eux mais par respect et solidarité pour Dorothy qu’ils appréciaient tous, ils avaient tenu à rester pour aider au maximum. Quelques minutes plus tard un autre agent, Lewis entra dans le bureau et après avoir salué Matt, il arriva tout sourire avec trois portraits robots et deux fiches d’identification.

— Nous avons réussi à en identifier deux à partir des portraits robots. Omer Khal et Elvinio Mazzera. Qui veut m’accompagner, je vais me rendre à la dernière adresse connue.
— Je viens avec vous s’empressa de répondre Matt.
— Parfait Colonel, Marco tu nous accompagnes?
— Avec plaisir Lewis, j’attendais que tu me le proposes.
— Très bien, ne perdons pas de temps. Allons-y

Mala sentant la fatigue venir, avait pris la main de Johann. Ainsi, si finalement la jeune femme venait à bouger il la sentirait et pourrait intervenir de suite. Même si les derniers propos du Professeur avaient laissé peu d’espoir pour un réveil cette nuit, il ne voulait pas perdre espoir.

Quelques heures plus tard, Il se réveilla en sursaut, Johann tremblait de tout son corps et les appareils s’emballaient. Il hurla pour appeler le Professeur et se précipita vers l’alarme. Il eut à peine le temps de l’enclencher que le Professeur, alerté par les alarmes des appareils pénétra dans l’infirmerie. Il se précipita vers les écrans de contrôle.

— Mala, vite injecte-lui une ampoule dans le second tiroir à droite.
— Qu’est-ce que c’est Professeur?
— Rien pour l’instant, juste un calmant pour arrêter ses convulsions.
— Que lui arrive-t-il? demanda Mala, est-ce bon signe, va-t-elle se réveiller très vite?
— Il est trop tôt pour le dire et pour être honnête je ne m’attendais pas à ce qu’elle ait une réaction de ce type. Je vais reprendre son dossier.
— Que puis-je faire pour t’aider?
— Rien de spécial pour l’instant, juste rester à ses côtés et la retenir.
— Pas de problème, compte sur moi.
— Non mais ce n’est pas vrai. Je n’avais même pas vu.
— Quoi Professeur?
— Ils ont bien dit qu’elle s’était effondrée sur la piste de dance?
— Euh oui je crois.
— Je n’avais pas fait attention mais la première chose qu’ils auraient du faire c’est de vérifier que sa tête n’avait pas touché le sol. Et je constate qu’ils ne lui ont même pas fait de radiographie du crâne ni de scanner pour rechercher un traumatisme crânien. Son coma n’a peut-être pas été provoqué par la drogue mais par sa chute.
— Je te l’amène dans la salle d’examens de suite.
— Merci Mala, il n’y a effectivement plus une minute à perdre.
Le Professeur se plaça derrière l’écran pendant que Mala branchait les différents appareils de mesure.
— Alors? demanda Mala
— J’ai trouvé, ce qui coince.
— Super, alors.
— Non pas super, c’est très grave. Elle a un hématome sous-dural, il siège entre la dure-mère et l’arachnoïde.
— Tu oublies que je ne suis pas le Capitaine et je ne comprends pas quand tu me parles chinois.
— Désolé Mala, en gros elle a un hématome et faut qu’on lui retire de suite.
— Comment nous allons faire?
— Nous allons lui administrer un traitement anti-œdémateux à base de corticoïde et je vais l’opérer.
— On commence quand?
— Tout de suite.
— Entendu.

Mala suivit à la lettre toutes les instructions du Professeur. Il prit une tunique, des gants stérilisés et effectua à la lettre tous les gestes nécessaires pour seconder le Professeur. Au bout de quelques heures, l’opération était terminée et le Professeur satisfait du résultat. Les derniers enregistrements médicaux de la jeune femme étaient très encourageants.

— Alors Professeur? demanda Mala inquiet.
— Tout va bien. Je pense que cette fois elle est tirée d’affaire. On va la laisser dormir tranquillement tout en la surveillant. Elle a bien bossé, il faut qu’elle se repose maintenant.
— C’est merveilleux Professeur. Le Capitaine sera fou de joie.
— Je ne pense pas.
— Comment cela?
— Il va avant tout être fou de rage que je ne l’ai pas prévenu.
— Oui mais il risque de vite oublier en la retrouvant en pleine forme.
— Nous verrons bien ce qu’il….

Le Professeur ne put terminer sa phrase, il fut interrompu par la sonnerie du video-transmetteur. Mala sortit pour rejoindre le poste de pilotage et en prenant l’appel il vit qu’il provenait du cyberlabe.

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LudyNewton

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Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui regardent sans rien faire. (Albert Einstein)

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Mar 16 Jan 2018 - 20:40
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Mer 17 Jan 2018 - 13:19
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Frégo 80
Marshall Gurney
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Salut Ludy!


J'aime  Mala  qui arrive toujours à amener de la légèreté dans les climats lourds et à allumer une bougie dans les moments les plus sombres! Good   Simon  est fidèle à lui-même , réaliste, analytique mais très humain. Good C'est bien que tu ais fait un retour avec Matt et son équipe avec une possible avancée dans leur enquête ! J'espère qu'ils retrouveront Dorothée . Sad


En attendant les 50 nuances de  flower flower flower flower flower flower Laughing Laughing !


Frégo  Cool
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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

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Jeu 18 Jan 2018 - 20:18
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Ysaure
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Bravo
Best
J'attends de lire la suite avec impatience... Au moins, avec Joan dans le coma sur la lune, elle ne risque pas de se faire enlever... Khalon a fait une erreur en n'enlevant pas Joan . Il aurait eu un véritable moyen de pression.... Là, il a juste réussi à énerver Flam ... Angry

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Ven 19 Jan 2018 - 21:14
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LudyNewton
Major Mars
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Bonsoir

Merci beaucoup les filles pour vos messages qui m'ecouragent à continuer.
Enchantée Ysaure et encore bienvenue sur le forum.

Donc voici une toute petite suite.

Bonne soirée

------------------------------------

— Euh Capitaine, comment vas-tu? demanda Mala, un peu pris au dépourvu.
— Mala, inutile de jouer la comédie, je n’ai pas la tête à cela.
— Euh que veux-tu dire par là?
— Kahlon m’a déjà parlé de Johann.
— Kahlon? Johann?
— Oui parfaitement alors maintenant appelle immédiatement le Professeur, je veux savoir comment elle va.
— Entendu Capitaine. Je vais le chercher et je retourne auprès d’elle.
— Mala? Attends deux secondes, reprit le Capitaine sur un ton adouci.
— Oui Capitaine? reprit Mala
— Est-elle sortie du coma?
— Non Capitaine, pas encore mais rassure-toi, le Professeur vient de l’opérer et il était confiant. Il a dit qu’elle s’était bien battue.
— ffffffffffffff souffla le Capitaine en fermant les yeux. Merci Mala
— De rien Capitaine, tout va bien aller maintenant. Je vais le chercher.
— Merci

Quelques secondes plus tard le Professeur prit la place de Mala devant l’écran. Il salua rapidement Curtis et le Colonel puis il commença.

— Curtis, je suis désolé de ne pas t’avoir mis au courant dès que nous l’avons su. C’est moi qui ai insisté auprès du Colonel pour qu’il ne te dise rien.
— Nous verrons cela plus tard, répondit Curtis. Que peux-tu me dire sur son état?
— Je viens de lui retirer un hématome sous-dural. Ils ne l’avaient même pas diagnostiqué sur Mégara lorsqu’ils lui ont fait les premiers examens.
— Il a été retiré à temps? demanda le Colonel
— Oui. Elle n’a pas encore repris connaissance mais elle n’est désormais plus plongée dans un coma profond. On peut dire qu’elle se repose et qu’elle récupère. Elle se réveillera lorsque son organisme aura recouvré l’énergie suffisante.
— Et la drogue? Le colonel m’a parlé de GHB ! Que lui ont-ils fait subir? reprit Curtis, inquiet.
— De ce côté-là, rien du tout. Ils lui ont juste fait ingérer une dose bien trop importante mais cela n’a pas été plus loin. Et je suis rassuré que le coma n’ait pas été provoqué par la drogue. C’est bien ce qui pourra nous assurer qu’elle n’aura pas de séquelles.
— Oh Professeur! ajouta Curtis, en soupirant.
— Oui je sais Curtis. Rassure-toi elle ne craint plus rien.
— Tu penses qu’elle se réveillera dans combien de temps?
— Je ne puis dire pour l’instant mais je vois où tu veux en venir et n’y songe même pas. Tu n’arriveras pas à rentrer avant son réveil? Inutile de prendre des risques inconsidérés.
— Tu es catégorique?
— Oui je n’ai aucun doute là-dessus.
— Je m’en veux de ne pas l’avoir gardée à mes côtés.
— Inutile de penser à cela. Tu sais très bien que ce n’est pas constructif. Mala m’a parlé de Johann et de Kahlon mais je n’ai pas bien compris ce qu’il a voulu me dire.
— Apparemment ce sont des hommes de Kahlon qui s’en sont pris à Johann et à l’autre agent qui bossait avec elle.
— Où est Kahlon? Tu as une piste?
— Nous l’avons vu mais il nous a filé entre les doigts après avoir tué le Professeur Zven.
— Que penses-tu faire à présent?
— Je pense interroger quelques collègues du Professeur Zven et fouiller un peu dans ses affaires voir si nous trouvons quelques indices sur l’endroit où pourrait être parti Kahlon ou sur ses projets sur Laguna. Ensuite je n’aurai qu’une hâte, ce sera de rentrer sur Tycho puis éventuellement d’aller sur Mégara. Ce sera une autre piste pour remonter jusqu’à Kahlon si celle de Laguna n’aboutit pas.
— Très bonne idée.
— Professeur?
— Oui Curtis?
— Je sais bien que d’habitude nous évitons de nous contacter pendant les missions mais….
— Oui ne t’inquiète pas je te préviens dès que son état évolue.
— Même si c’est juste pour me dire qu’elle s’est réveillée?
— Oui je te le promets.
— Merci Professeur. A plus tard.
— A plus tard Capitaine et Colonel
— A plus tard Professeur

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LudyNewton

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Sam 20 Jan 2018 - 19:29
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LudyNewton
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Bonsoir les filles

Voici une petite suite.

Bonne lecture Very Happy

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Ils retournèrent comme prévu au complexe scientifique. A peine arrivés, ils furent accostés par un homme aux cheveux grisonnant que se fit appeler le Professeur Vinco. Celui-ci leur expliqua que le Professeur Zven avait changé de comportement ces derniers jours. Il était encore il y a deux semaines très enthousiasmé car il travaillait avec un scientifique martien sur un nouveau procédé permettant de produire du Krypton à grande échelle. Il avait dans l’idée de l’utiliser pour développer un éclairage plus naturel.

— Quand a-t-il changé de comportement?
— Il y a tout juste quelques jours il m’a appelé en me disant qu’il était un parfait idiot.
— Comment cela?
— Il m’a expliqué qu’il craignait pour sa vie car le scientifique qui bossait avec lui n’était autre qu’un individu très dangereux qui s’était évadé plusieurs fois de prison.
— Savez-vous s’il avait découvert ce que ce dernier voulait faire du Krypton?
— Oui et apparemment ce n’était pas pour faire des soudures non plus. De ce que j’ai compris, il voulait faire des armes très puissantes. Le krypton était produit sur Laguna puis transporté sur une autre planète pour être utilisé à la construction de nouvelles armes.
— Très intéressant, merci Professeur Vinco. Pouvons-nous faire un tour dans son bureau?
— Bien sûr Capitaine, Markus aurait été content de pouvoir vous aider.
— Oui je vous crois car il m’a en définitive contacté dès qu’il a eu un doute sur Kahlon. Il ne m’a par contre pas tout dit mais il préférait peut-être le faire de vive voix.

Le Capitaine et le Colonel fouillèrent rapidement le bureau du Professeur Zven, ils parcoururent les quelques dossiers de son portable mais ne trouvèrent rien de plus intéressant que ce que le Professeur Vinco venait de leur apprendre. Posée en évidence sur le bureau, Curtis remarqua une enveloppe libellée à son nom.

— Le pauvre il se sentait tellement menacé qu’il m’a préparé une lettre dans le cas où il ne pourrait pas me parler.
— Explique-t-il la même chose que le Professeur Vinco? demanda le Colonel.
— Ce n’est pas vrai, s’exclama Curtis en ouvrant la lettre. Il avait les mains qui tremblaient de rage.
— Que t’arrive-t-il? s’enquit le Colonel.
— Ce n’est pas une lettre du Professeur Zven. Mais c’est un mot de Kahlon!
— Kahlon? Il est donc repassé pour déposer ce courrier à ton attention?
— Cela ne fait pas de doute. Il me demande de l’appeler si je veux revoir ma « Poupée blonde ».
— Intéressant, ajouta le Colonel.
— Oui très intéressant. Il ne sait pas laquelle des poupées est la mienne, si je puis dire.
— Oui en effet, je ne suis pas sûr que Johann apprécierait que tu parles ainsi d’elle.
— Rentrons vite, j’ai une idée.

Ils repartirent pour le cyberlabe et dès qu’ils pénétrèrent à l’intérieur, Curtis demanda à Crag de foncer vers Tycho. Il demanda au grand robot de passer en vol oscillatoire dès que cela serait possible.

— Ezla?
— Oui Curtis?
— As-tu la possibilité de joindre le Colonel Kleen?
— Oui bien sûr.
— Dans ce cas, peux-tu lui demander de se placer devant un video-transmetteur et de nous rappeler.
— Entendu, je lui envoie le numéro du cyberlabe.
— Merci Colonel.
— Qu’as-tu l’intention de faire?
— Je vais me renseigner un peu plus sur l’autre jeune femme.
— Capitaine? Un appel sur le vidéo-transmetteur, prévint Crag sur la montre de Curtis.
— Parfait, allons dans le poste de pilotage, ajouta Curtis en accélérant le pas.
— Tu me sembles bien pressé d’un coup intervint le Colonel.

La communication avec le Colonel Kleen était maintenant établie.

— Bonjour Ezla.
— Bonjour Matt.
— Bonjour Colonel Kleen. Je me présente, je suis le Capitaine Flam.
— Enchanté, Capitaine Flam.
— Bonjour, répondit Curtis sur un ton assez froid en dévisageant le jeune Colonel.
— Que puis-je faire pour vous Capitaine?
— Je souhaiterai avoir des informations sur la jeune femme qui accompagnait l’agent Landore.
— Elle s’appelle Dorothy Lane.
— Pourriez-vous m’en dire un peu plus. Une caractéristique physique par exemple et auriez-vous une photo d’elle?
— C’est une très jolie jeune femme blonde d’environ 1m65, avec une silhouette svelte. Elle a un tatouage sur l’épaule droite qui représente un petit papillon et dans le bas du dos une petite fée. Pour la photo, vous avez de la chance, j’en ai pris une juste avant une des sorties nocturnes sur Mégara, elle est, du coup, toute récente. Par contre elle n’est pas autant maquillée en temps normal.
— Montrez-la-moi je vous prie?
— La voici, Dorothy est à droite en mauve.

Matt, depuis son téléphone, présenta à l’écran une photo où on pouvait apercevoir deux jeunes femmes blondes. Curtis agrandi l’image. Les deux jeunes femmes avaient le visage totalement placardé de maquillage et étaient habillées bien trop vulgairement à son gout. Ses yeux se crispèrent et il s’approcha de l’écran.
— Qu’as-tu vu, Curtis? demanda le Colonel Garnie en voyant son ami changer de posture.

— Ezla, je ne rêve pas?
— Comment cela? répondit le Colonel en s’approchant également.
— C’est Johann à côté?
— Oui c’est bien l’agent Landore qui est à côté de l’agent Lane, Capitaine. Cependant je ne peux vous dire à présent comment elle se porte….
— Que, que fait-elle dans une tenue pareille? le coupa Curtis.
— Euh j’ai pris cette photo juste avant de partir pour la boite de nuit où elles servaient d’appât pour trouver ce qui était arrivé aux autres jeunes femmes qui ont été enlevées.
— Parlons-en d’ailleurs de cette mission.
— Comment cela?
— Que s’est-il passé? Je croyais que vous étiez censé assurer les arrières de l’agent Landore?
— Ezla? Dois-je lui dire ce qu’il s’est passé? Il n’est pas sur cette mission pourtant, non?
— Matt, au contraire, je te conseille de tout lui dire, le moindre détail pourrait être vital car les deux affaires sont liées.
— C’est Kahlon qui a enlevé l’agent Lane, ajouta Curtis.
— Dorothy dans les mains de Kahlon? répéta très inquiet Matt.
— Maintenant Matt, on se dit tout. Ajouta sur un ton autoritaire Curtis.
— Comment cela? Je ne vous ai rien caché.
— Quelle est la nature de votre relation avec Dorothy?
— Matt regarda Curtis puis Ezla et finit par baisser les yeux. Nous avons entamé une relation il y a quelques temps puis nous l’avons stoppée lorsqu’elle est partie sur Mégara. Nous venons tout juste de nous remettre ensemble.
— Parfait, voilà qui est plus honnête ajouta Curtis.
— Maintenant je réitère ma première question. Pourquoi n’avez-vous pas protégé l’agent Landore? Étiez-vous trop occupé par votre propre relation?
— Non pas du tout.
— Dorothy et Johann devaient auto-assurer leur protection à l’intérieur des boites de nuit. Et de mon côté, j’étais à l’extérieur avec toute l’équipe de Dorothy prêt à intervenir en cas de besoin.
— Comment expliquez-vous alors un pareil échec?
— Je ne sais pourquoi ils ont mis Johann dans cet état. Peut-être ont-ils repéré qu’elles étaient de la Police Intersidérale et ils ont préféré en sacrifier une pour profiter du capharnaüm produit pour extraire discrètement Dorothy de la boite.
— Oui c’est une possibilité. Avez-vous un petit mot, une petite anecdote que vous seriez seuls à connaître et que je pourrai citer à Dorothy pour lui faire savoir implicitement que nous sommes en relation?
— Comment cela je ne comprends pas ce que vous voulez faire?
— Kahlon est persuadé d’avoir enlevé ma compagne. Je dois le recontacter et je suppose qu’il va tenter de me faire chanter pour retrouver Dorothy.
— Mais alors?
— Mais alors quoi? demanda Curtis
— C’est vous le compagnon dont Johann ne voulait pas me donner l’identité? Je comprends maintenant pourquoi vous m’en voulez autant. Je suis vraiment désolé Capitaine, je vous assure que j’ai tout fait pour elle. Je suis resté avec elle tout le temps que j’ai pu, à l’hôpital et ensuite j’ai attendu jusqu’à ce qu’elle parte pour être rapatriée sur Terre.
— Avez-vous pris des nouvelles depuis?
— J’ai demandé à ce que le Général Anders m’appelle dès qu’il en aurait. Et je suis repartie pour me consacrer à la mission pour découvrir les ordures qui lui avait fait cela.
— Ouais, répondit Curtis.
— En avez-vous de votre côté, Capitaine?
— Oui elle va beaucoup mieux. Le Professeur Simon Wright l’a pris en charge et elle va très bientôt se réveiller.
— Qu’elle excellente nouvelle Capitaine, je suis rassuré.

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LudyNewton

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Dim 21 Jan 2018 - 03:46
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Frégo 80
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Salut Ludy,


Flam  Jouer la comédie à Khalon sans se trahir...tout un défi! Master  Il a par conséquent intérêt à le rappeller au plus vite s'il ne veut pas se trahir. Sinon Dorothy est cuite!  Sad  Cela va être intéressant de voir  comment notre capitaine va se débrouiller! Question  En tout cas, il a passé un sacré savon typique à Matt!


A+


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Dim 21 Jan 2018 - 11:44
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LudyNewton
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Bonjour les filles,

Merci Frégo pour ton message. Les grands esprits se rencontrent. Je me disais également que je me coinçais un peu en repartant vers Tycho alors que Curtis ferait tout pour retrouver Johann aux yeux de Kahlon soit Dorothy.

J'y ai pensé Question Question une partie de la nuit et j'ai trouvé comment rebondir. Very Happy Je pense que ça le fait. Vous me direz Laughing

Donc voici la suite en attendant les retrouvailles flower flower flower .

Bonne lecture

PS: Je pense que Mala et Simon vont faire un tabac

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— Alors quelle chose personnelle pourriez-vous me donner sur Dorothy? repris Curtis
— Dans l’intimité, le petit surnom que je lui donne est « Mon petit sucre d’orge ».
— Parfait. Merci Colonel Kleen. Je vais pouvoir appeler Kahlon maintenant.
— Vous me préviendrez Capitaine?
— Bien sûr le Colonel vous appellera dès que nous aurons des nouvelles.
— Merci et encore désolé pour Johann.

La communication venait à peine d’être coupée qu’un appel en provenance de Tycho arriva. Curtis le prit de suite. Il s’attendait à voir le Professeur à l’écran…



Mala avait prévenu le Professeur de l’appel du Capitaine puis il s’était installé auprès de Johann et n’en avait pas bougé. Il regardait par moment les écrans, sans trop savoir pourquoi car il n’y connaissait rien. Il se dit que tout devait aller pour le mieux car les courbes ne s’emballaient plus comme tout à l’heure lors de sa crise avant l’opération et surtout, aucun appareil ne s’était remis à sonner. Il fut tout de même rassuré en voyant le Professeur entrer dans l’infirmerie. Celui-ci regarda quelques secondes Johann puis s’installa devant les écrans et au bout de quelques minutes il se rendit auprès du lit et s’adressa à Mala.

— Tout se passe pour le mieux. Elle ne devrait plus tarder à se réveiller désormais.
— C’est maintenant qu’il faut la déplacer alors? Nous pouvons toujours le faire ou bien n’est-ce plus possible compte tenu de l’opération?
— Non, non, tu as raison, nous pouvons le faire et effectivement faisons le maintenant si nous voulons qu’elle ouvre les yeux là-bas.
— Parfait, alors allons-y.
Une fois dans la chambre de Curtis, Mala demanda au Professeur s’il souhaitait laisser Johann dans le lit médicalisé car il aurait aimé l’installer dans le grand lit. Il imaginait que la jeune femme y serait plus confortablement installée.
— Oui pas de souci tu peux l’installer dans le lit. Non seulement elle y sera bien mieux et surtout je voudrais supprimer de sa vue le maximum d’objets médicaux.
— Oui je comprends, inutile qu’elle se pose trop de questions sur ce point à son réveil.
— En effet. D’ailleurs si tu veux que cela soit encore plus agréable pour elle, tu pourrais aller lui cueillir un bouquet de lys dans le jardin d’hiver.
— Avec plaisir Professeur. Mais je croyais qu’il était interdit d’apporter des fleurs dans les hôpitaux? Cela ne présente pas un danger pour les malades?
— Non pas du tout. Nous ne sommes pas dans un hôpital premièrement et deuxièmement ils les interdisent car les personnes qui apportent les fleurs sont rarement là lorsqu’il faut changer l’eau du vase ou retirer définitivement les fleurs fanées. Et c’est par contre lorsque l’eau n’est plus propre que les bactéries prolifèrent et qu’il y a des risque d’infection du patient.
— Ah ok je comprends, merci Professeur. Je vais vite lui chercher le bouquet alors.
— Merci Mala.

Le Professeur s’installa à côté de Johann. Il profita de cet instant, seul au calme avec elle, pour l’observer. Les traits de son visage étaient plus reposés. Elle avait certes repris quelques couleurs mais le teint de son visage restait tout de même encore un peu pale. La température de son corps remontait tranquillement. Elle allait retrouver ses petites pommettes rosées qui devaient faire fondre Curtis lorsqu’elle rougissait aux blagues des deux affreux qui tentaient désespérément de provoquer le déclic qui libérerait enfin leur relation. Mala entra en trombe dans la cabine, réussissant ainsi à chasser d’un coup toutes ses pensées. Il eut juste le temps de lui dire de rester calme. Il était inutile que Johann se réveille en ayant l’impression d’être en plein cœur d’une tornade.

Mala s’excusa et plaça le vase sur le bureau. Quelques minutes à peine après, la chambre embaumait déjà et les lys d’une couleur blanche tirant sur le rosé apportaient un peu de douceur dans la chambre qui aurait vite pu paraître un peu austère.

Le professeur retourna au laboratoire, il prévint Mala qu’il souhaitait poursuivre les recherches sur le Krypton afin de donner le maximum d’information à Curtis le moment venu. Il lui demanda de le prévenir lorsque Johann se réveillerait mais de ne pas le faire dans la précipitation. L’idée était de ne pas inquiéter la jeune femme. Donc après lui avoir un peu parler il pourrait tranquillement le chercher.

Il s’écoula une petite heure, durant laquelle Mala resta à côté de la jeune femme. Il avait pris un des livres de la bibliothèque et tentait de le lire mais il arrivait difficilement à lire une page entièrement sans être attiré par un petit bruit ou bien un léger mouvement de Johann. Elle devait être en phase de réveil. Au départ elle commença par marmonner des mots totalement incompréhensibles. Cependant il finit par l’entendre appeler distinctivement Curtis. Il lui prit la main et fut tout heureux de voir son visage s’éclairer d’un magnifique sourire. Elle devait penser que le Capitaine était à ses côtés. Il était ravi de la voir radieuse mais espérait qu’elle ne serait pas trop déçue à son réveil de ne pas le voir. Il regarda autour de lui et aperçut le video-transmetteur. Il réfléchit qu’en bougeant un petit peu le lit, il réussirait à la placer dans l’angle de l’écran. Cela lui permettrait ainsi de faire deux heureux. Ils pourraient ainsi se parler mais surtout se voir. Vu l’état de stress dans lequel il avait senti son chef lors du dernier appel, il se doutait qu’il en aurait autant besoin qu’elle.

Johann commença à émerger. Elle ouvrit très difficilement les yeux. Elle bougea lentement la tête sur la droite puis sur la gauche. La pièce était assez lumineuse et elle avait du mal à repérer l’endroit où elle se trouvait. Elle ne reconnaissait rien du tout. Au bout de quelques secondes, qui lui parurent une éternité, elle aperçut une silhouette, assise à côté d’elle. Elle eut un mouvement de recul. Puis elle entendit une voix l’appelant par son prénom et lui demandant de ne pas avoir peur. Cette voix, elle la connaissait. Mais ne se rappelait plus à qui elle appartenait. Et puis où pouvait-elle bien être? Elle tenta de se remémorer les derniers souvenirs qu’elle avait en tête. La boite de nuit, Dorothy, le verre de jus de fruits. Le verre? Elle avait été droguée. Mais comment et pourquoi Dorothy ne lui avait pas fait signe. Était-elle complice? Maintenant qu’elle savait pour la drogue, elle se dit qu’elle pouvait être n’importe où. Ne sachant depuis combien de temps elle était restée inconsciente, ses kidnappeurs avaient pu l’emmener très loin. Curtis et Ezla étant à l’autre bout des Neuf Mondes, elle commençait à se demander si elle les reverrait un jour. Elle trembla. La voix reprit.

— Johann, tu ne crains rien, tu es avec nous.
— Qui… qui êtes-vous? Laissez-moi? Commença-t-elle à hurler en tentant de mettre ses mains pour se protéger.
— C’est Mala. J’ai l’impression que tu as du mal à ouvrir les yeux. Je vais baisser la luminosité de la pièce le temps que tu t’habitues.
Il se leva tout doucement, il était inutile de l’effrayer davantage et se dirigea vers le variateur de la lumière. La jeune femme ouvrit les yeux et lorsqu’il revint vers elle, elle commença à s’excuser de sa réaction.
— Voyons Johann, il n’y a pas de mal, ne t’inquiète pas.
— Mais je ne comprends pas Mala, où suis-je? Comment puis-je être avec toi? Où est le Capitaine? Leur est-il arrivé quelque chose?
— Doucement Johann. Pour commencer rassure toi, le Capitaine et Ezla vont très bien. Tu es sur Tycho.
— Sur Tycho? Comment est-ce possible? Je ne me souviens de rien.
— Ne t’inquiète pas tout va bien. Si tu m’accordes quelques secondes je vais prévenir le Professeur. Il sera ravi de te voir les yeux ouverts.
— Bien sûr, tu peux aller le chercher, je ne vais pas m’enfuir, répondit-elle en souriant.
— Parfait alors à tout de suite.
Mala sortit tranquillement de la chambre. A peine la porte refermée, il se mit à courir comme un fou vers le labo.
— Professeur, ça y est, elle est enfin réveillée.
— Super, allons la retrouver. J’en connais un qui va être heureux, je l’appellerai après l’avoir vue.
— Justement, je me demandais si cela ne serait pas mieux de la laisser l’appeler directement. Il suffit de bouger un tout petit peu le lit et elle sera pile poil en face du video-transmetteur.
— C’est une excellente idée Mala. Je n’y avais même pas pensé.
Ils retournèrent dans la chambre. Johann était en train de tenter de se redresser sans succès. Mala s’approcha d’elle et l’aida à bien s’installer.
— Bonjour Johann.
— Bonjour Professeur
— Comment te sens-tu?
— J’ai du mal à répondre à la question. Je me sens à la fois vidée et heureuse. Heureuse d’être en sécurité, ici avec vous.
— Content de l’apprendre, répondit le Professeur.
— Pendant combien de temps suis-je restée inconsciente?
— Dis Johann?
— Oui Mala?
— Que dirais-tu d’appeler le Capitaine? Car j’ai comme dans l’idée que s’il apprend que nous avons passé du temps à discuter au lieu de le prévenir, il va nous passer un savon à son retour.
— Ah ah ah,. Oh oui avec plaisir. Tu n’imagines pas à quel point je serais heureuse de lui parler.
— Si nous imaginons sans problème, Johann, répondit le Professeur. D’ailleurs dès que nous t’aurons bien installée, nous vous laisserons tous les deux. Vous avez surement beaucoup de choses à vous dire.
— Merci Professeur.

Mala déplaça le lit et lança un appel en direction du cyberlabe. Une fois la communication établie, il quitta, avec le Professeur, la cabine du Capitaine. Une fois dans le couloir, le Professeur le félicita d’avoir réussi à détourner l’attention de Johann sur Curtis. Il ne voulait pas lui parler maintenant de son coma.

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LudyNewton

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Mar 23 Jan 2018 - 20:56
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LudyNewton
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Bonsoir,

Voici une petite suite. Enfin des retrouvailles Flam Joan certes pour l'instant digitales mais tout de même des retrouvailles un petit peu flower flower flower

Bonne lecture.

Bye
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Il s’attendait à voir le Professeur, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il aperçut Johann à l’écran. Elle était allongée dans son lit et il crut reconnaître l’un de ses pyjamas.

— Johann? Comme je suis heureux de te voir. Comment te sens-tu?
— Curtis. Je crois que je vais bien. Et toi?
— Je me sens bien mieux maintenant. Je suis rassuré.
— Comment cela, je ne suis pas sûre de te suivre.
— C’est Kahlon qui m’a informé de ton état du coup j’avais de quoi m’inquiéter.
— Kahlon?
— Oui les hommes qui s’en sont pris à toi travaillent pour lui. Du coup je suis bien heureux de te voir allongée dans mon lit, et en plus avec mon pyjama.
— Avec ton pyjama?
Johann baissa les yeux et tira davantage sur le drap et constata qu’effectivement, elle portait un pyjama d’homme.
— Excuse-moi je n’avais même pas remarqué pour ton pyjama, je viens tout juste de reprendre connaissance. Je me suis probablement évanouie avec la drogue. En tout cas je suis bien aise d’être dans ton pyjama, si tu avais vu la tenue que m’a fait porter Dorothy.
— Je l’ai vue en effet. Et je préfère de loin mon pyjama. Du moins si tu veux porter ce type de tenue lorsque nous serons seuls pourquoi pas mais pas pour l’instant.
— Tu l’as vue?
— Oui le Colonel Kleen m’a montré la photo qu’il a prise avant que vous sortiez jouer les appâts vivants.
— Le Professeur n’a pas encore eu le temps de m’expliquer ce qui s’était passé. Ils se sont empressés de t’appeler pour te prévenir et ils m’ont laissé seule.
— Tu es seule dans ma chambre?
— Oui en effet.
— Je regrette d’être aussi loin. S’il n’y avait pas Dorothy à retrouver je continuerai à me précipiter vers Tycho pour t’y retrouver. Je ne dirai pas tout ce que j’aimerais faire une fois entré et la porte refermée car Ezla est à mes côtés.
— Ezla entend tout ce que tu dis? demanda la jeune femme en rougissant comme une pivoine, ses yeux brillaient et ses lèvres se mirent à trembler.
— En effet Johann je suis là et moi aussi je suis heureux de voir que tu vas bien.
— Merci Ezla. Curtis tu parlais de Dorothy?
— En effet, Dorothy a été kidnappée.
— Je ne savais pas.
— Mon amour?
— Oui Curtis?
— Comme tu peux le constater, Ezla est au courant pour notre relation. Si tu veux t’épancher sur le Professeur ou même Mala, n’hésite pas. Le Professeur ainsi que ton fameux colonel Kleen sont au courant et je suppose que Mala et Crag également ou s’ils ne le savent pas ils ne peuvent que s’en douter.
— Matt est au courant?
— Oui mais compte tenu de sa relation avec Dorothy et de ce qu’il s’est passé avec toi, je doute qu’il ne nous crée des problèmes.
— Qu’entends-tu par « ce qu’il s’est passé avec toi »? Je te jure qu’il n’y a rien eu entre nous.
— Je sais mon amour, j’ai toute confiance en toi. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de lui passer un savon car je le rends responsable de ce qu’il t’est arrivé.
— Pourquoi tout le monde sait ce que j’ai subi, même toi qui est à l’autre bout du système solaire et moi personne ne me l’a encore dit.
— Soit patiente. Le Professeur n’a surement pas encore eu l’occasion de te l’expliquer.
— Curtis?
— Oui Johann?
— Tu me manques, j’ai presque l’impression de rêver ce qui se passe entre nous. Je me demande si tout cela est bien réel.
— Johann, je te confirme que tout est bien réel. Et ne t’inquiète pas lorsque je rentrerai, je serai suffisamment présent et démonstratif pour que tu ne te poses plus ce type de question. Excuse-moi, je vais devoir te laisser à présent. Je dois appeler Kahlon et prendre un air de chien battu.
— Entendu Curtis, sois prudent je t’en prie.
— Ne t’inquiète pas à très vite mon amour.
— A plus tard Johann, ajouta le Colonel
— A plus tard Ezla, sois prudent également.
— Merci Johann.

Curtis mit fin à la communication. Il était rassuré d’avoir pu parler de la sorte avec Johann. Il regarda le Colonel et lui dit qu’il allait maintenant devoir se mettre en état d’appeler Kahlon.

— Qu’entends-tu par-là, Capitaine? Demanda le Colonel.
— Je doute que je sois crédible en appelant Kahlon maintenant, je suppose qu’il lira vite dans mon regard que je ne m’inquiète pas pour Dorothy.
— Maintenant que tu me le dis je te confirme que ton visage est bien plus lumineux qu’avant ton appel. Comment comptes-tu t’y prendre pour être plus crédible.
— C’est très simple, mon Colonel, je vais me rendre à la cuisine.
— A la cuisine? J’avoue que je ne te suis pas du tout.
— Je vais me frotter un oignon et crois moi que je vais vite avoir les yeux rougis. Ce sera parfait pour jouer la comédie.
— Ah effectivement, excellente idée.

Ayant remarqué que la ligne n’était plus occupée, Mala frappa à la porte de la cabine et n’entendant pas de réponse, il rentra doucement pour voir si Johann avait besoin de lui. Elle n’avait pas bougé du lit et son visage était tournée vers le mur. Il allait repartir, pensant que la jeune femme s’était endormie lorsqu’il surprit un léger sanglot. Il s’approcha et constata que la jeune femme était en larmes.

— Johann, que se passe-t-il? Et moi qui ai demandé au Professeur de te laisser appeler Curtis en pensant que cela te ferait du bien.
— Je te remercie Mala. Je suis très contente de l’avoir eu. Mais c’est que d’être-là, dans sa chambre, avec vous, vous êtes si gentils avec moi. Je ne sais pas si….
— Bien sûr que tu mérites que nous prenions bien soin de toi, répondit le Professeur qui venait d’arriver et avait entendu la dernière phrase de Johann.
— Le professeur a raison. Non seulement nous t’apprécions personnellement et en plus Curtis est comme un fils pour nous donc nous sommes heureux de pouvoir veiller sur toi pour lui.
— Mais je ne vous cause que des soucis….
— Bien sûr que non, Johann. Tu fais partie de notre famille maintenant.
— Je m’excuse Professeur, je ne sais pas pourquoi je suis tant à fleur de peau, cela n’est pas dans mes habitudes.
— C’est normal.
— Professeur, j’ai ressenti la peur dans le visage de Curtis. Je crois bien que c’est la première fois. Pourquoi ai-je l’impression de ne pas que m’être évanouie?
— Tu as raison Johann. Curtis était très inquiet. Kahlon a commencé à lui dire qu’il t’avait éliminée. Puis il a appris par le Colonel que tu étais vivante mais ton état était très critique. Tu es restée plusieurs heures dans un coma profond. Nous avons dû te retirer un hématome sous-dural avec Mala.
— Je suis désolée de vous causer tant de tracas.
— Ce n’est pas toi qui est responsable de tout cela.
— Je comprends maintenant pourquoi Curtis était si remonté contre Matt.
— Oui il a dû être hors de lui lorsqu’il a su que tu avais joué les appâts et qu’il n’avait pas été capable de te protéger.
— Si cela ne vous gênes pas, je vais essayer de dormir un peu.
— Très bien, repose-toi bien. Nous allons te laisser une alarme à enclencher pour nous appeler à ton réveil. Surtout ne te lève pas sans notre aide. Souhaites-tu que Mala t’aide à aller jusqu’à la salle de douche?
— Oui je veux bien y passer quelques minutes puis je me couche.
— Entendu, Mala à toi de jouer.
— Bien sûr Johann.

Mala aida la jeune femme à se rendre à la salle de douche. Elle put se mettre un peu d’eau sur le visage et se rendre aux toilettes. Il l’attendit à la sortie et la soutint pour se recoucher et dormir paisiblement.

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Mar 23 Jan 2018 - 22:50
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Frégo 80
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Salut Ludy!


Je me demandais aussi comment Curtis s'y prendrait pour redevenir crédible face à Khalon apres des retrouvailles aussi émouvantes  Wow avec Joan!  Devil  Je les ai vraiment appréciées ! Good  Merci pour cette suite!


A+


Frégo Cool
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Mer 24 Jan 2018 - 22:13
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Coucou,

Il me surprends le Flam ! Qui eut cru qu'il suffisait de raccourcir la jupe de Joan pour faire fondre la banquise... Shocked Si on avait su...

Va-t-il réussir à tromper Chalon? Psychedelic

Je remarque quand même que Flam et Khalon ont beau être des génies chacun dans leur genre... Avec à gente féminine, c'est pas ça... Le plus grand criminel de l'univers c'est quand même tromper de blonde...

La suite Best

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Mer 24 Jan 2018 - 22:14
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Oups s'est

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Ven 26 Jan 2018 - 13:40
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Salut Ysaure !


Moi j'ai hate de voir la tête de Khalon en entendant  Flam appeler Dorothy "Mon petit sucre d'orge" Sera-t-il en extase devant l'apparente vulnérabilité de son ennemi juré ou en sera-t-il  simplement dégoûté ? Khalon est du genre à perdre ses repaires quand il n'a pas un adversaire à sa mesure à combattre.


A+


Frégo  Cool
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Ven 26 Jan 2018 - 14:52
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Et moi la tête du "Sucre d'orge"... Shocked

J'espère qu'elle ne va pas vendre la mèche.... Embarrassed Master

À moins qu'elle ne soit séduite par le côté "Bad Boy" de Khalon...

Mais que fait Saturna... Psychedelic

On peut aussi tenter d'imaginer la tête de Joan , si elle apprend que Flam a appelé une femme "mon petit Sucre d'orge "... Angry Devil Kill

@+

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Ven 26 Jan 2018 - 19:57
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LudyNewton
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Bonsoir Frégo et Ysaure,

J'ai bien aimé vos messages. Il y a de l'idée en tout cas Very Happy Smile, vous êtes pas loin Rire

Voici une petite suite.

J'ai un peu de mal car je me suis mise dans la tête de reprendre la fin de la Saint Valentin et j'avoue que je sais pas comment faisais Limeye pour arriver à enchaîner en simultanée plusieurs histoires en même temps j'avoue que j'ai du mal à trouver le temps.

Bonne lecture
Bye

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Curtis passa comme il l’avait dit par la cuisine où il se servit un café et se frotta un oignon sur les mains puis il frictionna son visage. Très rapidement ses yeux commencèrent à rougir et à pleurer. Il réussit à faire abstraction de la douleur en se remémorant l’échange qu’il venait d’avoir avec Johann. Qu’elle brillante idée le Colonel avait eu en demandant à ce qu’elle soit rapatriée sur Tycho. Il pouvait à présent être totalement rassuré et se concentrer pleinement sur Kahlon. Mala et le Professeur prendraient bien soin d’elle. Il repensa à sa réaction spontanée lorsqu’il avait parlé des agents féminins en perdition sur Mégara. Il en avait annoncé une morte et l’autre servant dans un harem. Connaissant la jalousie de Saturna, ce Harem n’était pas destiné à Kahlon mais il devait probablement lui servir à rémunérer des brutes à sa merci. Il sortit de sa poche la miniature qu’il avait faite de la photo transmise par le Colonel Kleen. Il la regarda quelques minutes et se déculpabilisa de son comportement devant son pire ennemi. Celui-ci avait certes compris qu’il avait un point faible, une monnaie d’échange potentielle mais d’une part il ne pouvait que croire que c’était Dorothy car de toute façon ses sbires lui avaient vendu que la seconde était morte et d’autre part il ne connaissait donc ni le visage ni le vrai nom de Johann. Donc même s’il s’en sortait encore, il n’en saurait au final pas plus qu’actuellement sur lui et ne pourrait pas utiliser Johann pour l’atteindre.

Il se décida enfin à pianoter le numéro indiqué sur le courrier laissé par Kahlon.

— Eh bien Capitaine, ravi de vous revoir.
— Où est-elle? Que lui avez-vous fait? Espèce de brute, attaqua directement le Capitaine.
— Doucement Capitaine, on dirait que vous n’arrivez plus à vous contrôler. Je suis surpris, vous qui paraissez de marbre habituellement?
— Je ne plaisante pas Kahlon.
— Oh mais moi non plus Capitaine. Et je suis bien aise de vous trouver dans cet état. On dirait même que vous enragez, rien qu’à voir vos yeux rouges et la disparition de votre self-control légendaire cela me fait saliver.
— Bon ça suffit maintenant. Je veux des preuves. Qui me dit que vous détenez bien Dorothy?
— Rien de plus simple. Je vais vous mettre en relation. Par contre désolé, je ne savais pas que c’était une invitée de choix. Elle a déjà été mise dans le circuit. Mais à présent que je sais qui elle est, elle va prendre de la valeur. Les clients de mon harem ont pour beaucoup eu à faire à vous mon cher Capitaine, alors pour posséder votre compagne je pense qu’il y en a qui seront prêt à prendre tous les risques pour moi.
— Espèce de sale porc.
— Allons Capitaine, voulez-vous lui parler?
— Bien sûr Kahlon.
— Très bien alors je vous accorde une minute et pas une de plus.
— Entendu.

Kahlon disparut de l’écran. A la place, une jeune femme habillée dans une tenue très provoquante et le maquillage dégoulinant, apparut à l’écran. Elle était allongée sur un lit, les poignets attachés aux barreaux et semblait totalement épuisée. Elle releva la tête lorsque son geôlier lui approcha l’écran du video-transmetteur.

Le Capitaine prit une grande inspiration. Il fallait maintenant qu’il la joue fine avec Dorothy pour qu’elle comprenne de suite où il voulait en venir et qu’elle lui fasse les bonnes répliques.

— Dorothy, mon amour, c’est Cutis. Comment vas-tu mon petit sucre d’orge?
— Curtis? ..., c’est bien toi? repris la jeune femme après un léger temps d’arrêt.
— Dorothy ne t’inquiète pas je vais venir te libérer. Accroche-toi.
— Oh Curtis, si tu savais tout ce qu’ils m’ont fait endurer. Je... commença-t-elle en pleurant.
— Ne t’inquiète pas mon petit sucre d’orge, je te promets que tout va s’arranger bien.
— Bon ça suffit maintenant, les interrompit Kahlon. Alors satisfait Capitaine?
— Kahlon tu vas me payer tout ce que tu as pu lui faire.
— Nous verrons bien qui finira par payer Capitaine.
— Qu’attends-tu de moi pour la libérer?
— C’est très simple Capitaine. Jusque-là je n’ai jamais réussi à venger mon père car il y a toujours eu le robot ou l’androïde pour venir à votre secours. Cette fois le deal est cash. Je propose un échange en bonne et due forme.
— Qu’entends-tu par-là?
— Nous allons nous retrouver sur Uranus. Une fois que vous serez en approche, rappelez-moi et je vous donnerai le lieu d’échange. Mon cher Capitaine, je ne veux voir personne d’autre que le Colonel. Il réceptionnera ta Dorothy. Je suis généreux, je vous laisserai vous embrasser quelques secondes puis vous intervertirez vos places.
— Entendu Kahlon.
— Si j’avais su avant qu’il me suffisait de mettre la main sur une femme pour faire du Capitaine Flan ce que je voulais je l’aurais fait depuis longtemps.
— Nous verrons bien ce qu’il va se passer Kahlon. A tout à l’heure. Ce n’est pas parce que je serai seul à votre merci que vous vous en sortirez.

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Sam 27 Jan 2018 - 13:16
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LudyNewton
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Sujet du message: [fan fiction] Protection mais à quel prix?
Bonjour les filles,
Voici la petite suite du samedi Langue
Ezla Flam Grag foncent en Comet . Mais vers où? Question Question
Pendant que Joan Mala Simon se reposent sur Tycho.
Enfin c'est un court résumé, je vous laisse découvrir.

Bye

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Le Capitaine mit fin à la communication et partit rejoindre Crag et le Colonel au poste de pilotage. Il demanda à Crag de prendre la direction d’Uranus puis il leur fit une rapide synthèse des échanges qu’il venait d’avoir avec Kahlon et leur décrivit l’état de lamentation dans lequel il avait pu apercevoir Dorothy. Il termina enfin en leur expliquant le marché passé avec Kahlon, son échange contre la jeune femme. Les réactions ne se firent pas attendre.

— Mais tu es complètement fou Capitaine, s’exclama le grand robot de fer.
— C’est tout simplement du suicide mon ami, s’empressa d’ajouter le Colonel.
— Peut-être mais je n’ai guère d’autres choix. Et ce n’est pas Mala qui pourra prendre ta place ou la mienne, reprit le Capitaine avec un petit sourire forcé.
— En attendant, j’espère que tu assumeras ton choix jusqu’au bout, ajouta le Colonel.
— Qu’entends-tu par-là, Ezla? J’ai toujours assumé chacun de mes actes.
— Oui donc tu as bien prévu d’appeler Johann pour lui faire tes adieux, n’est-ce pas?
— Hors de question de l’inquiéter inutilement. Elle doit déjà se soigner et prendre soin d’elle.
— Crois-moi elle n’a pas besoin de ton appel pour s’inquiéter pour toi. Cela fait des années qu’elle s’angoisse lorsque tu es en mission et là sachant que tu affrontes Kahlon et qu’en plus vous n’êtes pas tous réunis pour lutter contre lui elle doit déjà être très tourmentée.
— C’est bien ce que je dis, inutile de l’inquiéter davantage.
— Maintenant si tu ne reviens pas. Imagine comment cela sera plus dur pour elle si tu ne lui as pas fait tes adieux? Et ne t’avise pas d’imaginer que la meilleure solution soit de la larguer comme un vieux kleenex en te disant que comme cela elle ne te regrettera pas. Ce serait au contraire le meilleur moyen de lui briser le cœur.
— Mais Colonel je…
— Inutile d’insister, je suis sûr qu’au fond de toi tu sais parfaitement que j’ai raison.
— Je te promets d’y réfléchir Ezla. Mais avant tout je dois appeler le Colonel Kleen. Je lui ai promis de le prévenir dès que j’aurais du nouveau sur Dorothy. De Mégara en partant maintenant il arriverait avant nous sur Uranus, il pourrait nous y retrouver avec une équipe et assurer ainsi nos arrières.
— Excellente idée, en effet, reprit le Colonel.
— Parfait je l’appelle et promis ensuite j’appelle Johann. Je la rassurerai en lui disant que son brillant Colonel sera là pour me protéger, ricana-t-il.
— Pas sûr que ce soit le meilleur argument, sachant qu’il a été incapable de la protéger elle ainsi que sa bien-aimée. Mais en attendant je sens comme une petite pointe de jalousie ou de rancœur dans ta remarque.
— En effet, elle me l’a tellement décrit comme quelqu’un de parfait la veille de notre départ que je me suis convaincu qu’il fallait à tout prix que je précipite ma déclaration de crainte de me faire devancer. Puis ensuite de voir qu’il n’avait pas été capable de la protéger cela m’a mis hors de moi.
— Je comprends mais sache que Johann ne tarit pas d’éloges sur toi, surtout en ton absence. Elle avait surement peur que tu prennes conscience de ses sentiments pour toi et que cela précipite trop vite les choses soit dans une officialisation ou bien ce qu’elle craignait le plus vers une séparation.
— Une séparation, mais comment a-t-elle pu imaginer une seconde que…
— Elle souffrait de tes retenues par moment, elles lui faisaient craindre que ses sentiments n’étaient pas partagés et que tu allais finir par te lasser et par la rejeter définitivement.
— Je ne l’ai jamais rejetée. Certes je reconnais ne jamais l’avoir encouragée. J’avais trop peur que certains profitent de mes sentiments pour elle et que cela la mette en danger.
— En attendant il est inutile de rejeter vos sentiments. Ils sont bien là et il te faut cette fois les assumer pleinement.
— Entendu, je l’appellerai après le Colonel.
— Veux-tu que je reste pour l’appel à Matt?
— Je n’y vois pas d’inconvénient.
— Entendu alors appelons-le. C’est un chic gars tu sais. Et lui aussi doit être mort de peur pour Dorothy. Il connaît la réputation de Kahlon.

Ils appelèrent comme convenu le Colonel Kleen. Le Capitaine lui fit un topo de la situation et lui expliqua qu’il avait vu Dorothy. Il atténua certains éléments, il n’était pas la peine de lui apprendre ce que la jeune femme avait pu endurer, d’une part il le saurait bien assez tôt et d’autre part c’était à Dorothy de décider ce qu’elle souhaitait ou non partager avec lui. Il eut une pensée pour Johann et se dit que cela c’était joué à très peu que Johann se retrouve à la place de Dorothy. Il avait du mal à imaginer qu’elle aurait pu être sa réaction en la découvrant dans cette chambre sordide en sachant toutes ses brutes qui avaient osé poser leurs mains et plus sur elle. Il ferma les yeux et préféra chasser toutes les pensées qui lui venaient à l’esprit. Johann allait bien et pour l’heure c’est tout ce qui comptait à ses yeux. Ils décidèrent avec le Colonel Kleen de l’intervention de la Police Intersidérale sur Uranus. Ils convinrent qu’Ezla les recontacterait lorsqu’ils apprendraient le lieu exact de l’échange.

— Bien parfait, il ne reste plus qu’à poursuivre notre route pour Uranus.
— Oui en effet. Je vous laisse, je vais appeler Johann, ajouta le Capitaine en regardant Ezla.
— Bon courage mon ami, je suis sûr que tu trouveras les mots justes.
— Merci Ezla.

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