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Sam 24 Mar 2018 - 18:40
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LudyNewton
Major Mars
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Sujet du message: Protection mais à quel prix?
Hello les filles.

Bien vu Frégo pour la bague, une petite piqure de rappel pour la petite Joan .
Voici une petite suite légèrement prise de tête, vraiment légère. En attendant de poursuivre avec Saturna. Alors gentille ou pas la Martienne???? Embarrassed Rolling Eyes Angel Question

Bonne lecture

Bye

----------------------------

Johann ouvrit enfin les yeux. Elle sentit la main de Curtis dans la sienne et dirigea son regard vers le jeune homme. Ce dernier était assis à côté du lit mais était tourné vers Saturna. Il semblait boire chacune de ses paroles. Mais que pouvait-elle bien lui dire? Johann voyait bien les lèvres de la jeune martienne bougées mais elle n’entendait strictement rien. En attendant Curtis semblait apprécier leur conversation car il était détendu et lui souriait. Elle se demanda ce que Saturna pouvait faire dans le cyberlabe et pourquoi elle pas ne semblait pas attachée?

— Tu es réveillée? Comment te sens-tu? lui demanda-t-il en constatant qu’elle avait ouvert les yeux.
— Je suis contente de t’entendre et de te comprendre?
— Contente de m’entendre et de me comprendre? Comment cela?
— Il y a quelques secondes je vous voyais parler mais je ne distinguais aucun son.
— Tu as une idée, Saturna? demanda Curtis en se tournant à nouveau vers la jeune martienne.
— Non pas la moindre, le principal est que la faculté soit revenue.
— Je veux aller dans notre cabine.
— Oui bien sûr, je vais t’y conduire. Mais as-tu vu que nous avions une invitée?
— Oui j’ai bien vu que tu avais une invitée? D’ailleurs il semblerait que tu aies changé d’avis sur son cas.
— En effet, il semblerait que tu aies vu juste et depuis tout à l’heure Saturna me montre qu’elle fait tout pour que j’ai confiance en elle.
— Comme par hasard!
— Attends Johann je ne te comprends pas? J’ai mis beaucoup d’eau dans mon vin si je puis dire en t’écoutant et en lui accordant le bénéfice du doute. Et là il semblerait que tu n’aies plus confiance en elle. Puis-je savoir ce qui t’a fait changer d’avis?
— Pas maintenant!
— Je suis désolée Johann, je ne sais pas ce que j’ai fait, ajouta Saturna. En attendant le mieux est que je vous laisse seuls pour l’instant. Tu me donneras les résultats de la prochaine prise de sang?
— Bien sûr, Saturna, répondit Curtis.
— N’ai-je pas mon mot à dire avant que tu ne communiques mes données médicales?
— Allons Johann? Pourquoi réagis-tu ainsi?
— Pour rien, maintenant laisse-moi regagner notre cabine ou bien la mienne si tu préfères.
— Désolé Saturna, je ne sais pas ce qu’elle a. C’est probablement la fatigue accumulée. J’appelle Crag pour qu’il te conduise dans une cabine et moi je vais raccompagner ma Dulcinée.
— Entendu Capitaine, encore merci.
— Non c’est moi qui te remercie, lui répondit-il avec un sourire des plus chaleureux.

Il appela Crag et lui demanda s’il pouvait conduire Saturna dans l’ancienne cabine de Johann. Il ne tint pas compte du regard noir que lui lança Johann en entendant qu’elle allait tranquillement s’installer dans sa propre cabine. Combien de temps lui avait-il fallut pour avoir cette cabine. A ce rythme-là, elle devrait lui laisser sa place dans la grande cabine avant la fin du mois. Elle tenta de se relever mais constata rapidement que ses jambes ne la tenaient pas. Elle dû à contrecœur accepter que le jeune homme la porte.

Une fois dans leur cabine, il l’installa sur le lit puis se fut son tour de prendre un visage non amical. Il attendait des explications de la jeune femme pour justifier un tel comportement.

— Inutile de rester, je sais que tu meurs d’envie de la rejoindre.
— Mais de quoi parles-tu à la fin? Qu’est-ce qui peut te laisser imaginer pareille sottise?
— Je l’ai vu dans tes bras.
— Dans mes bras?
— Oui avant de retourner dans la cabine et d’être frigorifiée. Vous étiez dans le labo et elle était blottie dans tes bras, comme j’aime le faire. Et tu la regardais avec un sourire radieux.
— Je ne suis pas sûr de tout comprendre mais si j’ai baissé ma garde avec elle c’est qu’elle a fait plusieurs choses qui m’ont permis de me rendre compte que tu avais raison. Elle ne s’est pas enfui tout à l’heure, elle a même donné de son sang pour te sauver.
— Elle a donné de son sang?
— Oui. Crois-tu vraiment que si elle s’imaginait être ta rivale elle ferait tout ce qui est en son pouvoir pour te sauver?
— Oui la connaissant, cela peut très bien être une façon de te faire l’apprécier davantage au départ et surtout de gagner ton respect.
— Allons ne dis pas de bêtise. Dois-je te rappeler la signification de la bague que je t’ai confiée avant d’affronter Kahlon?
— Non c’est inutile je me rappelle chacun des mots que tu as prononcés. Tu as clairement précisé que cette bague n’était pas une bague de fiançailles et que je ne devais pas la prendre pour un engagement. Tu m’as également expliqué que c’était tout ce qu’il te restait de ta mère. Et tu as ajouté que j’étais la plus merveilleuse chose qui te soit arrivée. Je t’ai rendu heureux et avant toi tu ne pensais pas qu’il soit possible d’aimer autant quelqu’un.
— C’est exact. N’était-ce pas assez explicite?
— Si sur le moment mais maintenant tout a changé.
— Comment cela?
— J’étais tout cela avant que tu ne rencontres réellement Saturna.
— Mais je n’ai pas du tout changé d’avis sur ce point. Saturna n’a pas à être comparée à toi.
— Et la bague qui n’est pas un engagement? Comment dois-je l’interpréter?
— Ah nous y voilà!
— Comment cela?
— J’avoue que sur cette partie de mon discours je t’ai un peu menti.
— Menti?
— Oui pour moi c’était clairement un engagement mais cela aurait été totalement égoïste de ma part de te le dire alors que je n’étais pas à tes côtés et surtout juste avant d’affronter Kahlon.
— Tu pensais que tu ne reviendrais pas vivant?
— Disons que je n’étais pas en mesure de le garantir.
— Mais alors? Rien n’a changé?
— Non! Pourquoi veux-tu que cela change. Je ne suis pas du genre girouette il me semble.
— Non, excuse-moi, Curtis. Cela doit être la fatigue.
— Oui probablement. C’est surtout auprès de Saturna qu’il faudrait que tu t’excuses. La pauvre ne doit pas comprendre pourquoi après avoir plaider sa cause tu la traites ainsi. Elle doit du coup être terrifiée que tu ne me fasses changer d’avis.
— Entendu. Je lui parlerai tout à l’heure.
— Oui tout à l’heure car là je vais te prélever un peu de sang.
— Je te suis à l’infirmerie?
— Non c’est bon, j’ai tout ce qu’il faut.

------------------------------------------------------

_________________
LudyNewton

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Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui regardent sans rien faire. (Albert Einstein)

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Sam 24 Mar 2018 - 18:40
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Dim 25 Mar 2018 - 12:03
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Frégo 80
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Sujet du message: Protection mais à quel prix?
Salut Ludy!

Merci pour cette suite pas trop prise de tête! Laughing Good Saturna pour moi sera toujours un personage ambiguë, un peu comme une version féminine moins coincée du professeur Rogue (Snape). Elle ne sera jamais un livre ouvert. Je suis persuadée qu'elle ne disait pas tout à Khalon non plus.

Pour revenir à Joan , le sang de Saturna semble avoir des effets secondaires comme cette surdité passagère. Neutral Son cauchemar, avec Khalon qui voulait lui injecter quelque chose, du passage précédent me turlupine, était-ce vraiment qu'un cauchemar,? Shocked

À suivre! Wink

A+

Frégo?
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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

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Mar 27 Mar 2018 - 08:52
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LudyNewton
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Sujet du message: Protection mais à quel prix?
Bonjour les filles,

Juste un petit post pour répondre à Frégo car je viens de tout relire depuis le début (plus de 100 pages pour trouver l'inspiration Idea ).

Alors pour le cauchemar non tu as raison cela n'en était pas un. C'est ce qu'elle a vécu mais qu'elle avait enfoui au fond de sa mémoire. D'ailleurs Curtis a compris de suite, je sais trop fort notre Flam .
Lorsque Saturna l'a ramenée à Kahlon, elle s'est retrouvée un petit moment séparé de Mala et Kahlon en a profité pour lui injecter son produit.

Là je vais me lancer sur l'échange entre Johann et Saturna et j'espère que j'arriverai à le rendre suffisamment intéressant. Mais je n'en dit pas plus je vous laisserai le découvrir quand il sera écrit Very Happy
Probablement pas avant demain par contre car aujourd'hui et ce soir je suis totalement overbookée Very Happy

A plus tard.

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LudyNewton

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Ven 30 Mar 2018 - 17:33
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LudyNewton
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Sujet du message: Protection mais à quel prix?
Bonsoir les filles,

Voici la suite. Je n'ai finalement pas eu autant de temps que je le pensais.
Bonne lecture

------------------------

Pendant qu’il lui prélevait un peu de sang, elle voulut se justifier à nouveau au sujet de Saturna.
 - Concernant Saturna je te signale que tu es pleinement responsable de ma réaction.
 - Responsable?
 - Oui, dois-je te rappeler les mots que tu as prononcé la première fois que tu m’as parlé d’elle?
 - Oui je veux bien car là comme cela je ne m’en rappelle plus.
 - Tu as dit que tu avais un rendez-vous galant et que c’était peut-être ta nouvelle petite fiancée.
 - Ah je comprends pourquoi je ne m’en rappelais pas. C’était une blague.
 - Oui et bien on m’a toujours dit que même dans une blague il y avait toujours un fond de vérité.
 - En effet, il y avait bien un fond de vérité. N'as-tu pas imaginé une seconde que cette petite phrase était pour voir ta réaction et éventuellement te faire réagir. C'était une façon de te montrer mes sentiments, du moins que j'étais capable d'en avoir comme tout homme.
— Tu ne penses pas qu'il y a des moyens plus explicites.
— Je l'avoue que ce n'était pas très explicite mais cela faisait partie du jeu de séduction.
— Je comprends bientôt je vais apprendre que tu t'es joué de mois durant toutes ces années.
— Non pour cela non. Je ne me suis jamais joué de toi. Mes sentiments ont toujours été réels et les mêmes. Il n'y a que toi depuis longtemps et je t'ai déjà expliqué pourquoi.
— Oui excuse-moi. Cela me faisait du bien de te l'entendre le redire.
— Sacré coquine. Si tu veux me piéger en me faisant répéter les choses pour voir si je change mes propos, saches que tu ne m'auras point, car je ne mens pas.
— Je te crois.
— Bon maintenant inutile d'essayer de gagner du temps pour ne pas avoir ta prise de sang. Je te prélève rapidement et je vais effectuer de suite les analyses.
— Entendu. Dois-je encore rester dans la cabine ou suis-je maintenant habilitée à me balader où je le souhaite?
— Je préfèrerai attendre les résultats de la prise de sang de demain mais d'un autre côté si tu sors de la cabine cela permettra de savoir plus rapidement si le sang de Saturna est suffisant.
— Super donc je suis enfin libre de mes mouvements.
— Que penses-tu faire pour profiter de ta liberté?
— Vu l’heure je pense que je vais me contenter de trouver un livre dans ta bibliothèque et m’installer dans le lit.
— Sage décision. Bon je te laisse et reviens dès que possible avec les résultats.
Il revint effectivement une petite demi-heure plus tard.
— Alors?
— Tout va bien pour l’instant. J’attends surtout les résultats des prochains jours. Mais en attendant cela est très encourageant.
— Super. Je commençais à m’inquiéter de ne pas te voir revenir.
— Je suis passé par le poste de pilotage pour indiquer notre destination à Crag.
— Pourrons nous profiter de notre arrêt sur Athéna pour faire une petite balade? J’ai entendu dire qu’il y avait des paysages magnifiques. Certains regrettent même qu’un aussi beau satellite soit réservé à une prison tellement la végétation et la nature y sont resplendissantes.
— Pourquoi pas mais pour l’instant je ne sais pas encore quand nous y irons.
— Comment cela? Nous n’y déposons pas Saturna?
— Non pas pour le moment. Je souhaite l’emmener avec nous sur Laguna.
— Sur Laguna?
— Oui elle est au courant des travaux de Kahlon et elle pourra nous faire gagner beaucoup de temps.
— Mais je ….
— Allons je tiens à te signaler que tu as épuisé ta carte de jalousie, nous sommes d’accord?
— Si tu veux mais par contre tu ne le sais pas mais elle m’a complètement retourné mon appartement. J’ai vécu cela comme un véritable viol de mon intimité. La voir dans tes bras a en fait réactivé tous ces sentiments que j’avais enfoui compte tenu des autres préoccupations que nous avions à ce moment-là. J’espère qu’elle n’a pas l’intention de faire de même dans ma cabine. Même si je n’ai pas grand-chose dedans, j’ai quelques affaires de valeurs, certes bien cachées mais tout de même, rien qui n’échapperait à une fouille comme elle l’a faite chez moi.
— Tu dis que tu as des objets de valeurs cachés dans ta cabine?
— Oui c’est exact.
— Et je peux savoir pourquoi tu les cachais? Tu avais peur que nous ne te les prenions?
— Bien sûr que non! répondit-elle en rigolant. Seulement…
— Seulement quoi?
— Je ne voulais pas que tu tombes dessus.
— Et je peux savoir pourquoi ?
— Je ne savais pas comment tu réagirais en les voyant. Mais maintenant je peux t’en parler. Ce sont des photos. Pour être exacte trois photos.
— Trois photos?
— La première c’est une photo de toi en train de réfléchir. J’avais réussi à la prendre au cours d’une de nos premières missions. Les deux autres, c’est Ezla qui les a prises. Nous sommes tous les deux dessus sur l’une nous nous embrassons sur la joue à l’occasion d’un anniversaire et sur la dernière, de loin m’a préférée, tu m’embrasses en dessous d’une branche de gui à l’occasion d’un Noël.
— Ah oui je me souviens de ce Noël. J’avais eu l’impression d’être tombé dans un traquenard. Mais je te rassure, j’en étais intérieurement bien content.
— Oui je crois en effet que tout avait été combiné entre Mala et Crag. J’ai eu la chance qu’Ezla soit avec son appareil à ce moment-là. Et comme il mitraille facilement j’ai pu avoir une photo de cet instant.
— Je n’avais pas connaissance de ces photos.
— Oui je me doute. J’ai dû insister lourdement auprès d’Ezla pour qu’il ne t’en parle pas. On dirait qu’il a bien tenu sa promesse.
— Oui c’est clair. Mais bon du coup je vais me méfier maintenant.
— Non surtout pas. Il t’est entièrement fidèle.
— Oui je sais c’est un très grand ami et nous avons beaucoup d’estime l’un pour l’autre. Et si nous en revenions à ces photos, n’essaye pas de changer de sujet?
— Oui que veux-tu savoir de plus?
— Si elles étaient cachées dans ta cabine, tu ne devais pas les voir souvent?
— J’en avais deux de chaque. Les autres sont ou du moins étaient dans mon appartement. Je me demande si ce n’est pas en voyant ces photos que Saturna a su que nous étions ensemble. Je suis désolée, c’est donc de ma faute s’ils ont su.
— Allons, je doute que ces photos lui aient permis de comprendre. Pour voir les photos il fallait se rendre dans ton appartement et savoir ce qu’il fallait y chercher.
— Je vais aller voir Saturna et je vais profiter de lui présenter mes excuses pour essayer de lui demander ce qui l’a conduit chez moi.
— Bonne idée. J’avoue que je ne sais pas encore si nous devons lui faire totalement confiance. Elle est dans ta cabine mais Crag contrôle l’ouverture de la porte du coup on sait en permanence si elle sort ou non et surtout nous savons qu’elle n’est pas armée. Penses-tu qu’il n’y ait aucun danger à ce que tu sois seule avec elle?
— Il vaut mieux que j’y aille désarmée.
— Bien vu. Si ses intentions sont bonnes elle verra que tu lui fais confiance et dans le cas contraire, si jamais elle réussissait à prendre le dessus, au moins elle ne pourrait pas te menacer avec ton arme. Cela serait donc plus facile pour nous de la maîtriser.
— Si je comprends bien tu me juges incapable de la maîtriser si jamais je me retrouvais à devoir l’affronter?
— En temps normal je te pense tout à fait apte mais n’oublie pas que tu n’as pas récupéré toutes tes facultés.
— Tu te rattrapes bien. Bon j’y vais.
— Entendu, sois prudente tout de même.
— Bien sûr. A tout à l’heure.

Sur ce, elle sortit de la chambre et se dirigea vers son ancienne cabine. Cela fut étrange pour elle de frapper et de devoir attendre un « Oui » avant de pouvoir entrer dans son cocon. Elle pénétra dans la pièce et y trouva Saturna installée sur le lit. Elle s’était installée pour se reposer et regardait une photo.

— Johann! Je suis contente de te voir.
— Moi aussi, je voulais m’excuser pour mon comportement de tout à l’heure. Je t’ai vue dans les bras de Curtis quelques minutes auparavant et j’avoue avoir mal interprété ce que j’ai surpris d’après ce qu’il m’a répondu.
— En effet, je te confirme que je n’ai aucunement l’intention de te le voler. Et ce même si je reconnais que tu as bon gout.
— Je préfère cela. Tu regardais une photo? dit-elle en se demandant si la photo que tenait la jeune femme était une des siennes.
— Oui en effet, j’ai ressenti le besoin de m’isoler et de regarder son portrait. Il me manque affreusement.
— Je te comprends. J’aurais probablement ressenti la même chose si cela avait été Curtis à la place de Kahlon.
— Oui probablement. Vous semblez très proches tous les deux. Mais tu as de la chance car cela semble plus réciproque. Kahlon même s’il éprouvait des sentiments pour moi, il ne m’aimait pas autant qu’il s’aimait. Et s’il avait dû choisir entre lui ou moi je sais qui il aurait choisi alors que je suis sûre que le Capitaine Flam te sauverait sans hésiter avant de se protéger.
— Concernant Kahlon je ne peux pas dire mais concernant Curtis j’en suis également convaincue. En te voyant avec cette photo, cela me fait repenser à autre chose.
— Dis-moi?
— Je voulais savoir ce qui t’avait conduit dans mon appartement et comment tu avais su que Curtis et moi nous étions… enfin tu vois ce que je veux dire?
— C’est très simple. C’est grâce à lui.
— Grâce à Kahlon?
— Non grâce à ton cher et tendre.
— Curtis? Comment cela? Ce n’est pas possible!
— Assis toi nous allons tranquillement en discuter si tu veux.
— Oui je veux bien.
— Lorsque les hommes chargés de récupérer des femmes sur Mégara ont capturé ta coéquipière et qu’ils se sont aperçu que c’était un agent de la police intersidérale et que tu devais probablement en être une également, ils ont prévenu Kahlon et lui ont envoyé sa photo pour savoir ce qu’il devait faire d’elle. Bien sûr il a décidé qu’il la voulait dans son harem. Il pensait qu’elle pourrait encore plus intéresser certains de ces ouvriers et de ce côté-là il avait vu juste. Elle a de suite été beaucoup demandée.
— Oh c’est dégoutant.
— Oui je sais et désolée pour ce détail.
— Et après, quel est le rapport avec moi?
— Lorsque Kahlon a surpris le Capitaine et le Colonel Garnie sur Mégara, il n’a pas pu s’empêcher de chauffer le Colonel. Il a joué un coup de bluff en partant du principe que tu étais également un agent. Les gars lui avaient seulement dit que tu étais blonde. Il a donc parlé des deux filles blondes de la Police Intersidérale. Et là, il a été surpris de la réaction du Capitaine. Celui-ci a de suite perdu son sang-froid. C’est là qu’il a compris qu’il y avait plus entre lui et une de ces filles. Puis le Capitaine a tout fait pour qu’il pense que c’était celle qu’il avait sous la main qui était sa chère et tendre. Probablement pour qu’elle soit plus épargnée au départ.
— Ah bon?
— Oui il l’a appelée « Son petit sucre d’orge » …
— Entendu mais du coup je comprends encore moins comment tu as atterri dans mon appartement.
— C’est simple j’étais sur Terre pour effectuer des prélèvements pour nos recherches lorsque Kahlon m’a contactée. Il était tout excité et m’a annoncé qu’il avait capturé la compagne de Flam. Il m’a parlé de deux femmes blondes et lorsque j’ai vu la photo j’ai trouvé une ressemblance avec toi car je m’étais déjà demandé lorsque nous vous avions croisé par le passé s’il n’y avait pas quelque chose entre vous.
— Il n’y avait rien à ce moment-là. Enfin si tu as raison les sentiments étaient déjà présents.
— Enfin en attendant je lui ai dit que je doutais qu’il avait la bonne. Alors il m’a demandé de me renseigner sur la seconde femme pour savoir si elle était bien morte comme les gars le pensaient et surtout de vérifier si vraiment il n’y avait pas tromperie sur la personne.
— Comment as-tu pu remonter jusqu’à moi et surtout avoir mon adresse?
— Oh là tu vas être surprise, cela a été un jeu d’enfants.
— Ah bon?
— Oui j’ai tout simplement contacté l’hôpital principal de Mégara pour récupérer ton identité puis je me suis contenter de me faire passer pour quelqu’un de ta famille en appelant le quartier général de la Police Intersidérale. Et là j’ai eu la chance de tomber sur une charmante stagiaire qui m’a communiqué ton adresse.
— Incroyable. Quelle erreur!
— Oui en effet. J’avoue que je ne pensais pas que cela serait aussi simple. Puis je me suis rendue à ton appartement comme tu le sais déjà. Et en retournant tout, je suis tombée sur une photo sans équivoque où vous vous embrassiez. Au passage, j’espère que tu ne m’en veux pas de trop d’avoir mis ton appartement sens dessus dessous.
— Si je t’en veux. Je n’ai même pas pu y retourner encore pour remettre tout en ordre. Et pout ton information, cette photo a été prise il y a longtemps et nous n’étions même pas encore ensemble. Nous n’avions fait que respecter la tradition que veut qu’au moment de Noël lorsque deux personnes se retrouvent sous une branche de gui, elles doivent s’embrasser.
— Peut-être mais je t’assure qu’il se dégage bien plus que cela de cette photo. Son visage et la façon dont ses mains sont posées sur toi, cela ne laisse aucun doute quant à ses sentiments pour toi.
— Je ne voyais pas cela comme cela.
— C’est normal tu n’avais pas assez de recul.
— Possible.
— En attendant j’espère que tu me pardonneras.
— Je vais y réfléchir.
— Sinon comment te sens-tu?
— Pour l’instant cela va bien. Les dernières analyses de sang sont bonnes.
— Parfait. Je suis contente. Ce sera peut-être la meilleure façon de me faire pardonner?
— En effet. Maintenant je vais te laisser. Je vais retourner me reposer. Je ne voudrais pas trop forcer.
— Oui tu as raison. Il faut que tu restes raisonnable.
— Oui merci. A plus tard Saturna.

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LudyNewton

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Lun 2 Avr 2018 - 19:25
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Ysaure
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Sujet du message: Protection mais à quel prix?
Coucou Ludy,

J'arrive un peu tard pour cause de bricolage.. Embarrassed
Merci pour cette suite... jump Saturna semble bien lucide sur le caractère de son cher et tendre... En revanche, ce n'est pas la solidarité féminine qui l'étouffe quand on pense à ce que Dorothy a subit... Psychedelic
On espère qu'elle prendra un meilleur chemin même si on a du mal à lui faire confiance horified

Le passage sur Laguna sera sans nul doute très instructif.... Crazy

NB : Et Flam ? Pas de photo cachée? flower

Bonne semaine à toi et à Frego...
Bye

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Mar 3 Avr 2018 - 00:07
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Frégo 80
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Sujet du message: Protection mais à quel prix?
Salut Ludy, Ysaure!

J'espère que vous avez passé de joyeuses Pâques! Hello Moi, j'ai comme l'impression que nous n'avons pas finit d'en apprendre sur Saturna et que Laguna va nous permettre d'en apprendre plus. Neutral Question En tout cas, Joan pourrait s'être trouvé un nouveau bouc émissaire pour ses ennuis: son propre service de Police! Run J'espère qu'elle saura garder son sang froid et qu'elle aura su dépister la tentative de détournement d'attention de Saturna! Doubt Merci pour cette suite Good

A+

Frégo Comet Cool
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Lun 9 Avr 2018 - 02:27
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flamme
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Sujet du message: Protection mais à quel prix?
Salut Ludy, Frégo, Ysaure!

Et moi, je sens que je vais découvrir cette histoire avec intérêt! Je me sens déjà impatiente de la découvrir... mais je dois rattraper mon autre retard avant! jump jump jump

Bises et amitiés
Flamme
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(Neale Donald Walsch)

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Mer 16 Mai 2018 - 22:15
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LudyNewton
Major Mars
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Sujet du message: Protection mais à quel prix?
Bonsoir les filles.

Comme je vous l'avais promis je reviens. Probablement pas avec la meme intensité qu'avant car je viens de déménager de changer complètement de région de commencer un nouveau boulot du coup cela fait bcp de choses à découvrir et à se familiariser.

Voici une petite suite en espérant que je me sentirai moins rouillée, la prochaine fois.


------------------------------------------------

Johann se dirigea dans la cuisine, elle souhaitait se préparer un petit thé avant de retourner dans la cabine. Elle surprit Curtis en pleine conversation avec le Colonel. Ils s’arrêtèrent de parler en entendant la porte s’ouvrir.

 - Je suis désolée de vous avoir interrompus. Je repars si vous préférez.
 - Non pas du tout. Nous ne savions juste pas qui était en train de rentrer. Viens avec nous, lui répondit Curtis en lui décalant une chaise de la table, juste à côté de lui.
 - Entendu, je m’installe avec vous mais avant tout je vais me préparer un thé. J’ai besoin de me réchauffer.
 - Tu as froid, s’enquit Curtis qui s’était levé aussitôt et commençait à se diriger vers la jeune femme.
 - Oui mais rassure-toi, à part cela je me sens très bien.
 - Tant mieux. Mais assis-toi, je vais te préparer ton thé.
 - Hé bien quelle galanterie Monsieur Newton. Il faut que j’en profite c’est parce que c’est le début de notre relation que tu es aussi attentionné?
 - Je suis attentionné car je pense que tu mérites que je le sois surtout en ce moment.
 - En attendant je te remercie de t’occuper aussi bien de moi.
 - Capitaine, vœux-tu que je vous laisse tous les deux?
 - Non Ezla, restes avec nous. Nous allons profiter d’être tous les trois pour parler de nos impressions sur Saturna. Comme je te le disais, Johann vient de s’entretenir avec elle. Alors as-tu appris des choses intéressantes? Ajouta-t-il en se tournant vers Johann.
 - Oui et vous ne devinerez jamais la faille de sécurité que j’ai découverte. Saturna m’a tranquillement appris que c’est le quartier général qui lui a donné mon adresse.
 - Comment cela Johann, je ne comprends pas s’empressa de demander Ezla.
 - Après avoir récupéré mon identité assez facilement auprès de l’hôpital de Mégara, elle a tranquillement appelé le QG et la fille de l’accueil lui a donné mon adresse.
 - Hallucinant ! s’exclama Curtis.
 - En effet, cela n’est pas du tout normal réagit le Colonel. Je vais m’occuper de remonter ce dysfonctionnement à qui de droit.
 -Je ne te l’ai pas dit pour que la pauvre stagiaire, je présume, qui a répondu soit sanctionnée.
 -bNon bien sûr mais si elle a répondu c’est que l’on ne lui avait probablement pas expliqué qu’elle ne devait pas le faire.
 Oui probablement.
 -Et Saturna comment a-t-elle su que ce n’était pas Dorothy mais toi qu’il fallait qu’elle se préoccupe? demanda Curtis.
 - Elle a de suite eu un doute lorsqu’elle a vu la photo de Dorothy. Elle se rappelait m’avoir croisée lorsque tu poursuivais Kahlon pour récupérer les sept pierres. Elle pensait déjà que nous étions ensemble. Ne m’ayant pas reconnue et comme les gars avaient parlé de deux femmes blondes elle a voulu contrôler par elle-même. Une fois dans mon appartement, elle est tombée sur les photos dont je t’ai parlées et elle n’a pas eu le moindre doute.
 -Nous n’étions pourtant pas ensemble à l’époque où elles ont été prises.
 - Oui mais à part vous deux, tout le monde savait que c’était tout comme, ajouta Ezla.
 - Effectivement! D’ailleurs j’aimerais bien les voir à l’occasion, ajouta Curtis.
 - Quand penses-tu que nous pourrons retourner sur Terre? Il faudrait vraiment que je puisse retrouver mon appartement, s’il est resté ouvert je n’ose pas imaginer dans quel état je vais bien pouvoir le retrouver.
 - Pour cela ne t’inquiète pas ma petite Johann. Lorsque j’ai su ce qu’il s’était passé, j’ai demandé au Général Anders d’envoyer une équipe pour le sécuriser et je crois savoir qu’il se sentait tellement mal par rapport à ton état qu’il a envoyé une équipe de ménage pour remettre de l’ordre.
 - Oh merci Ezla, je suis rassurée.
 - Oh mais de rien, c’est lui qu’il faudra remercier.
 - Sinon pour répondre à ta question Johann, je pense que nous allons sur Uranus histoire de faire un premier état des lieux de la situation nous devrions y rester deux ou trois jours au grand maximum. J’y retournerai probablement ensuite avec le Professeur si besoin après avoir déposé notre charmante Saturna dans sa nouvelle demeure. Si elle est bien coopérative comme je l’espère, je demanderai une réduction de peine afin qu’elle puisse accoucher hors de la prison et débuter une nouvelle vie avec son enfant loin des barreaux.
 - Entendu, cela me convient parfaitement. Je vais retourner à la cabine maintenant si tu n’y vois pas d’inconvénient, je vais m’allonger.
 - Cela me va, d’ailleurs je te rejoins dans cinq minutes.
 - Bon repos, Johann, ajouta Ezla.
 - Merci Ezla à plus tard.

Johann sortit et Curtis poursuivit sa conversation avec Ezla. Avec un peu de recul elle restait bien sur son impression de départ à savoir qu’elle les avait interrompus dans leur entretien. Elle se demandait quel pouvait bien être le sujet de leur conversation. Compte tenu de la réponse de Curtis à son arrivée, elle savait qu’il ne servirait à rien de le questionner davantage, elle n’en tirerait rien. Elle pouvait espérer obtenir un peu plus d’information de la part d’Ezla et encore cela dépendrait bien de la teneur de leur échange. Le Colonel ne trahirait pas Curtis en lui révélant quelque chose qu’il savait pertinemment qu’il ne souhaitait pas qu’elle sache. Elle retourna dans la cabine de Curtis non sans avoir un pincement en passant devant sa propre cabine.

L’échange qu’elle avait eu avec Saturna lui avait tellement fait remonter de choses qu’elle commençait à perdre confiance en la jeune femme. Elle se demandait si elle n’avait pas fait une bêtise en encourageant Curtis à lui faire confiance. Elle en allait jusqu’à imaginer que les sentiments qu’il éprouvait pour elle lui avait fait baisser sa garde et l’avait à tort influencé dans son jugement au point qu’il accorde sa confiance à la martienne.

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LudyNewton

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Jeu 17 Mai 2018 - 22:10
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Ysaure
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Sujet du message: Protection mais à quel prix?
Coucou Ludy,

Merci pour cette petite suite attendue comme tu t'en doutes...

Bon courage à toi pour cette nouvelle vie : déménagement, nouvelle vie et nouveau boulot, ça claque ! Je sais : j'ai fait de même l'année dernière. Et c'est à cette occasion (il a fallu du temps pour trouver le nouveau boulot) que j'ai découvert les nouvelles aventures du Flam !

Pas sûre que Joan soit guerrie ! Le moral est au plus bas à ce que je constate ! Mad

Vivement que le Comet livre son colis et basta Run

Au plaisir de te lire

NB je ne sais pas si c'est mon PC mais il y a une fenêtre noire qui clignote c'est Angry

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Lun 21 Mai 2018 - 18:13
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LudyNewton
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Sujet du message: Protection mais à quel prix?
Bonsoir les filles,

Merci Ysaure pour tes encouragements.
Nouvelle vie sur tous les plans c'est très prenant, très agréable mais également très fatigant.
Voici une petite suite.

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Elle finit par s’endormir avant qu’il ne revienne, non sans cesser de se demander ce qu’ils avaient bien pu se dire. Était-ce à propos de Saturna ou bien d’elle qu’il avait eu besoin de se confier à son vieil ami. Elle sombra, emportée par le sommeil et ne l’entendit pas entrer dans la cabine une bonne dizaine de minutes plus tard.
Le lendemain, lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle remarqua de suite qu’elle était seule. Elle regarda bien attentivement de son côté du lit et fut rassurée en observant la position de l’oreiller qui lui indiqua sans la moindre hésitation qu’il avait bien dormi avec elle. Elle se leva, se dirigea vers la salle de bain et après une rapide douche, elle se rendit dans la cuisine pour déjeuner.

— Bonjour, dit-elle en trouvant Curtis et Ezla attablés en pleine conversation.
— Et bien on dirait que tu avais du sommeil de retard ma petite Johann, lui répondit Ezla.
— Comment te sens-tu? demanda Curtis
— Un peu fatiguée mais ça va.
— Fatiguée après tout ce que tu as dormi! s’exclama le Colonel.
— Comment cela? Ce n’est pas parce que je me suis levée dix minutes après vous que j’ai fait pour autant la grasse matinée.
— Dix minutes après nous? As-tu au moins une idée de l’heure qu’il est?
— Non je ne sais pas, je dirais vers 7h30 ou 8h?
— Tu en es bien loin mon amour, il est 11 heures.
— 11 heures? non ce n’est pas possible.
— Et bien si. D’ailleurs je t’attendais pour te faire une prise de sang de contrôle, indépendamment de ce nouvel épisode de fatigue.
— Entendu, je te suis.
— Il n’y a pas d’obligation d’être à jeun alors je préférerais que tu avales tout de même un petit truc avant.
— Entendu, répondit-elle toute souriante.

Elle n’avait pas rêvé, il l’avait appelée « Mon amour », tout allait donc bien entre eux deux. Elle allait pouvoir cesser de se torturer l’esprit. Elle avala un thé avec deux biscottes puis le suivit jusqu’à l’infirmerie. Elle tenta de se blottir dans ses bras mais elle sentit très vite qu’il n’était pas réceptif. Elle s’écarta donc et constata le petit pli sur son front. Celui qu’il avait systématiquement lorsqu’il commençait à froncer les sourcils. Il était visiblement inquiet, probablement à cause de sa fatigue. Les résultats ne tardèrent pas à être visibles et contre toute attente ils étaient bons.

— Tout va bien du coup?
— Oui en effet tout va bien, il semblerait que le sang de Saturna était bien la solution. Je n’ai pas d’explication du coup pour ta subite fatigue.
— Tu sais il peut y avoir beaucoup d’explications. Et dans ce cas précis je pense savoir ce que j’ai.
— Ah bon?
— Oui comme toute femme j’ai par moment des cycles qui sont moins sympathiques que d’autres. Parfois ils sont très douloureux, d’autres fois ils me déclenchent une très mauvaise humeur et d’autres fois je suis totalement à plat au point de devoir rester allongée.
— OK je comprends, répondit-il en s’approchant et en la prenant dans ses bras.
Il s’écarta légèrement et posa ses mains sur ses épaules.
— N’hésite pas à te reposer dans ce cas mon amour. Nous devrions arriver dans quelques instants sur Uranus alors va dormir pendant que je vais me rendre avec Saturna et le professeur au laboratoire. Rassure-toi nous y ferons un rapide état des lieux ainsi nous pourrons vite repartir quitte à revenir plus tard.
— Entendu je vais m’installer dans ta cabine pendant que vous allez là-bas et j’espère être en meilleure forme lorsque tu rentreras.
— Parfait, à tout à l’heure mon amour. Et n’oublie pas, ce n’est plus ma cabine mais notre cabine.
— J’ai compris, répondit-elle en se rapprochant de lui et en se mettant sur la pointe des pieds pour l’embrasser.

Le cyberlabe venait de s’arrêter sur l’astroport interplanétaire d’Uranus. Curtis alla chercher Saturna dans la cabine de Johann puis ils retrouvèrent ensemble le Professeur. Ils se dirigèrent vers les navettes mises à disposition des usagers de l’astroport pour rejoindre le grand laboratoire. Johann les observa non sans un mauvais pressentiment qu’elle mit sur le coup de sa fatigue.

Dès qu’ils arrivèrent au laboratoire, Saturna s’empressa de leur faire visiter les lieux. Deux laborantins qui avaient apporté le support logistique à Kahlon les accueillirent. Ils commencèrent à répondre aux questions pratiques sur le matériel posées par le Professeur. Pendant ce temps, Saturna proposa au Capitaine de lui présenter les appartements qu’ils avaient occupés durant les recherches, cela lui permettrait peut-être de mettre la main sur des documents plus confidentiels. Après avoir informé le Professeur qu’il revenait de suite, il suivit la martienne. Une petite demi-heure plus tard, comme il l’avait dit, il réapparut dans l’embrasure de la porte. Le Professeur le trouva changé. Il semblait tout excité. Lui qui d’habitude ne montrait que difficilement ses émotions, il semblait avoir décidé de se lâcher. Le Professeur se demandait quelle découverte il avait pu faire pour se trouver dans cet état-là.

— Et bien mon garçon que t’arrive-t-il? ne put s’empêcher de demander le Professeur, tellement le comportement de Curtis lui semblait inhabituel.
— Professeur, c’est vraiment génial.
— Qu’est-ce qui est génial?
— Ce laboratoire! Ces recherches! Il y a tout ce qu’il faut ici pour faire de merveilleuses découvertes.
— Parfait dans ce cas nous pouvons d’ores et déjà planifier de revenir très prochainement.
— Pas question !
— Comment cela? Je ne te comprends pas Curtis, tu dis que c’est très bien et tu ne veux pas revenir?
— Ce n’est pas que je ne veux pas revenir, c’est que je ne veux pas partir pour être plus juste.
— Combien de temps souhaites-tu rester? demanda le Professeur intrigué
— Je pense que plusieurs mois seraient un bon départ sans toutefois écarter l’idée de m’installer définitivement ici.
— Et qu’en dit Johann?
— Je ne sais pas, je ne lui en ai pas encore parlé.
— Que dirais-tu dans ce cas que nous retournions au cyberlabe ainsi tu pourrais échanger avec elle sur le sujet?
— Je vais lui en toucher deux mots en y retournant pour récupérer quelques affaires mais je ne vois pas en quoi Johann déciderait quoi que ce soit. Je te parle de mes recherches tout de même.
— Je n’insiste pas, rentrons donc maintenant.
— A plus tard chère amie. Ne t’inquiète pas je serai revenu avant le dîner s’empressa de préciser Curtis à Saturna.
— Entendu Curtis, à tout à l’heure, prends tout ton temps.
— Non pas la peine de le gâcher avec des futilités.

Si le Professeur avait encore eu du sang pour alimenter son cerveau, celui-ci se serait glacé instantanément à l’écoute de ces paroles. Il fut déconcerté en entendant Curtis s’exprimer de la sorte. Il ne perdit toutefois pas espoir, peut-être jouait-il la comédie devant Saturna, il ne pouvait pas en être autrement. Ses craintes réapparurent lorsque malgré son insistance, Curtis lui demanda à rentrer au vaisseau en laissant Saturna sur Uranus, totalement libre de ses faits et gestes.

Une fois à bord du cyberlabe, Curtis se dirigea directement vers sa cabine. Il en sortit quelques minutes plus tard, avec un sac sur le dos. Johann le croisa dans le couloir et s’arrêta net en le voyant avec son bagage.

— Que fais-tu?
— Je suis repassé prendre quelques affaires pour m’installer sur Uranus.
— Comment cela?
— Il y a vraiment d’intéressantes recherches à mener ici, je vais y rester quelques mois.
— Et moi? Et nous?
— Si cela ne te convient pas, je ne te retiens nullement, tu n’as qu’à partir.
— Partir?
— Oui retourne sur Terre. Cela est préférable pour nous deux.
— Mais je ne comprends pas, répondit-elle en s’approchant de lui et en plaçant une main sur son torse.
— Inutile de tenter de me faire changer d’avis. Mon choix est définitif, ajouta-t-il en retirant sa main et en reculant.
— Curtis? l’implora-t-elle. Que se passe-t-il? Pourquoi réagis-tu de la sorte? Que t’a-t-elle mis dans la tête?
— Je ne vois pas de qui ne de quoi tu parles.
— Ne me prends pas pour une idiote. Je suis sure que Saturna n’est pas étrangère à ton éloignement soudain.
— Laisse Saturna en dehors de tout cela. La pauvre a bien d’autres chats à fouetter que d’interférer dans mes décisions.
— Mais je…
— Mais non, inutile d’insister et ton regard de chien battu n’y changera rien.

Elle ne put retenir les larmes qui coulaient de plus en plus fort, elle s’enfuit en courant vers sa cabine. Une fois devant la porte elle se rappela qu’il l’avait donnée à Saturna quelques jours auparavant. Elle hésita à entrer puis après une grande respiration elle ouvrit la porte. Elle aussi en quelques secondes prépara un sac dans lequel elle glissa toutes ses affaires, y compris les fameuses trois photos.

Elle ressortit de la cabine, en larmes, Curtis était toujours dans le couloir. Il ne lui adressa pas la parole et n’eut même pas un regard pour elle lorsqu’elle passa devant lui.

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Hier à 06:43
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Ysaure
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Sujet du message: Protection mais à quel prix?
Coucou Ludy,

Je n'aurait qu'un mot Psychedelic horified Mad

Pov Joan et avec cette fatigue qui perdure... Au fait elle en est côté contraception la Miss...?

En priant pour que cela s'arrange pour elle. Indécrottable romantique que je suis flower Angry

Hello

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