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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions Difficile de ne pas se prendre au jeu
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Sam 9 Sep 2017 - 17:24
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LudyNewton
Lieutenant Randall
Lieutenant Randall

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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Hello

Voici la suite.

ENJOY.... ou pas vous me direz Rolling Eyes Mad Mad Angry Angry Mort de Rire

Flamme va avoir de la lecture jump

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Curtis observa discrètement Johann et nota qu’elle semblait dans son élément, à son aise, comme avant. Puis il jeta un œil à sa montre et avertit tout le monde qu’il était temps de se diriger vers le bureau du Président. Ils y retrouvèrent Le Président Cashew et le Général Anders.

— Bonjour, Capitaine, content de vous revoir si vite, commença le Président.
— Bonjour également et c’est réciproque. Nous avons délivré les trois couples et les avons raccompagnés chez eux.
— Parfait, mission accomplie, résuma le Général Anders.
— Oui nous pouvons dire cela, ajouta le Capitaine.
— Cependant, j’aurais une petite question. Comment avez-vous su que ces personnes avaient été kidnappées ?
— C’est le Général Anders qui a remonté toutes ses informations, il est d’une efficacité exemplaire, répondit le Président.
— Oui en effet, murmura le Capitaine.
— Capitaine, interrompit le Général, vous ne nous avez pas présenté les personnes qui vous accompagnent.
— Oui en effet, excusez-moi de cette maladresse. Voici Lucas un agent de la police intersidérale détaché sur Deneb, et voici Luke et Marco de fervents défenseurs du groupe Cosmen.
— Capitaine, comment pouvez-vous vous associer avec des rebelles ?
— Des rebelles, Général Anders, que voulez-vous dire ?
— Enfin Capitaine, ces hommes sont à l’origine des enlèvements et vous vous affichez avec eux dans le bureau même de notre Président.
— D’où tenez-vous de telles informations, l’interrompit le Capitaine.
— Comme l’a si bien dit le Président je sais être très efficace. Et ma discrétion sur mes sources est ma meilleure garantie pour le rester.
— Rassurez-vous Général je ne vais pas vous demander de livrer vos secrets en public. Maintenant si vous me le permettez Président, j’aimerais pouvoir m’entretenir avec vous d’une situation très personnelle.
— Je ne sais ce que le Président en dira mais de mon côté je tiens à vous préciser que votre relation avec l’agent Landore m’est indifférente et que je n’y vois pas le moindre inconvénient.
— Je vous remercie de votre sincérité et de votre confiance, Général s’empressa de répondre le Capitaine.
— Entendu Capitaine, accordez-moi juste quelques minutes, le temps de prévenir ma secrétaire de reporter mon rendez-vous et je suis tout à vous. Au revoir Messieurs, et agent Landore et encore bravo pour cette réussite.

Curtis regarda le général, ses amis et alliés sortir du bureau, il intercepta deux secondes Johann à qui il fit un léger baiser sur la joue en lui murmurant de ne pas quitter le Général Anders et de trouver n’importe quoi pour le retenir dans leur bureau avec Ezla.

Le Président venait de raccrocher son téléphone lorsque la porte se referma et les laissa seuls dans le grand bureau.

— Je vous écoute, Capitaine, vous voulez me parler de l’agent Landore si je comprends bien.
— Pas du tout mais je suis content que le Général Anders en ait parlé car il n’a fait que confirmer mes doutes.
— Que voulez-vous dire, je ne suis pas sûr de bien vous suivre.
— Président, je suis dans le regret de vous annoncer que le Général Anders est un traitre et qu’il travaille avec un certain Dark Voigt.
— Capitaine, les accusations que vous formulez sont lourdes de sens et de conséquences. Vous devez être sûr de vous, nous ne pouvons pas le traiter de la sorte sans preuve irréfutable.
— J’entends bien, mon Président. Je vais donc vous fournir quelques éléments qui vous permettront de juger par vous-même.

Le Capitaine commença à lui expliquer que les enlèvements ainsi que les libérations des otages n’avaient pas fuités. Il n’y avait donc aucune raison expliquant non seulement que le Général apprenne leurs existences et encore moins qu’il connaisse le nom du Groupe Cosmen qui venait juste d’être fondé pour empêcher l’entrée de Katan dans les neuf mondes. En ce qui concernait son histoire naissante avec l’agent Landore, là encore personne sur Terre n’était au courant à l’exception d’Ezla qui ne l’avait pas répété. Seule l’espionne infiltrée au sein du groupe Cosmen en avait fait part à son chef qui avait dû en informer le Général Anders. Le Président, écarquillait de plus en plus les yeux à mesure que Curtis lui exposait les éléments, il passa rapidement sur l’enlèvement de Johann et sur leur accident d’airmotolabe.

— Ne trouvez-vous pas la réaction du Général Anders contraire à sa position habituelle face aux idylles au sein de ses agents ? Sa position a toujours été très ferme à savoir pas de mission commune. Dans notre cas sans lui avoir demandé quoi que ce soit il prévient que cela ne le gêne pas.
— Oui en effet, je l’ai trouvé très conciliant à votre égard, ce qui n’est pas dans ses habitudes.
— En effet et l’explication en est bien simple
— Simple vous dites, je veux bien que vous m’éclairiez car je ne vois vraiment pas pourquoi.
— En étant le n+2 de Johann, il sait à tout moment où elle se trouve et décide de ses affectations.
— C’est exact, mais je ne vois pas où vous voulez en venir.
— Sachant que je ferais n’importe quoi pour elle, il sait pertinemment qu’elle est son meilleur moyen de m’atteindre. Autrement dit, en autorisant cette relation, il ne fait que se donner les moyens de me manipuler à terme si besoin.
— Effectivement, astucieux et je reconnais bien là le caractère assez filou du Général. En attendant toutes les explications que vous m’avez données se tiennent et méritent qu’il soit enfermé et interrogé le temps de décider ce que l’on fait de lui.
— Parfait, il devrait se trouver dans le bureau du Colonel et de l’agent Landore.
— Merci Capitaine, je vais demander de suite à ma garde rapprochée d’intervenir.
— Merci Président, maintenant si vous le permettez je vais rejoindre Ezla et Johann. Je veux être certain que son interpellation se déroulera sans encombre.
— Entendu Capitaine et encore merci.
— Qu’allez-vous faire ensuite ? lui demanda le Président.
— Je vais retrouver Dark Voigt et je voudrais juste vous demander de faire jouer vos relations pour tout faire pour que Katan ne rentre pas dans les neuf mondes.
— Et pourquoi donc ? Pour convaincre j’aurai besoin d’arguments solides là encore.
— Je m’en doute, je vous propose donc de vous renvoyer Luke et Marco afin qu’ils vous donnent toutes les informations nécessaires. Ainsi vous pourriez même organiser une réunion avec l’ensemble des Présidents afin que Luke leur expose les faits ainsi ils voteront en connaissance de cause.
— Très bonne idée Capitaine. C’est vous que je devrais embaucher comme conseiller.
— Oui, je sais, vous me l’avez déjà dit mais je vais vous redire que la Politique ne m’intéresse pas.
— Oui je le sais bien. Remarquez, vous nous apportez déjà beaucoup en sauvant le monde.
— Oui et je le fais avec le plus grand bonheur mais cela présente un coût qui me devient de plus en plus difficile à porter. Je ne vous garantis pas de continuer encore durant de longues années. J’aimerais bientôt commencer à me poser un peu.
— Je vous comprends Capitaine, nous n’avons qu’une vie et il est normal que vous en profitiez un peu aussi, vous nous avez déjà tellement donné.
— Oh ce n’est pas pour moi, Président, personnellement j’aurais pu me contenter de vivre de toutes ses missions périlleuses. Cependant, je le dois à Johann, je ne pourrai pas la faire attendre indéfiniment et je ne veux pas la blesser.
— Rassurez-vous je vous comprends et vous n’avez pas d’explication à me fournir.
— Je ne me mets pas en retraite de suite.
— Tant mieux pour nous dans ce cas.
— Bon je m’excuse Président, je vais les rejoindre pendant que vous prévenez vos hommes.
— Entendu Capitaine à très bientôt
— A bientôt Président et encore merci de votre confiance, je vous envoie Luke et Marco.

Le Capitaine, entra dans le bureau de Johann et d’Ezla. Comme il l’avait demandé, le général Anders était présent. Johann avait prétexté une information complémentaire nécessaire sur un des nouveaux dossiers pour l’attirer et le retenir. Il avait à peine pénétrer dans le bureau et s’était placé tout près de Johann, prêt à intervenir si le Général résistait à son interpellation.

Il avait vu juste quelques minutes plus tard, la garde rapprochée pénétrait dans le bureau. En les voyant arriver, le Général sortit son arme et tenta de la pointer vers Johann. Curtis réagit de suite et dégaina son arme tout en se plaçant entre le général et Johann.

— Inutile de résister Général, la partie est perdue pour vous.
— Je ne sais pas ce que vous avez dit au Président mais vous n’avez aucune preuve
— Rassurez-vous j’en ai suffisamment pour vous retenir le temps nécessaire pour m’occuper de votre complice et obtenir tous les éléments pour vous faire enfermer longtemps pour trahison.
— Espèce de…..

Le général n’eut pas le temps de proférer ces injures et menaces, la garde s’était emparé de lui et l’entraînait à l’extérieur du bureau.

— Que faisons-nous maintenant Capitaine, demanda Johann ?
— Luke, Marco ? dit-il en se dirigeant vers les deux hommes, restés en retrait jusque-là
— Oui Capitaine ? répondirent-ils tous les deux
— C’est à vous de jouer maintenant. Le Président vous attend pour que vous lui expliquiez toute la situation au sujet de Katan. Si vous êtes suffisamment convaincant vous aurez un allié qui vous permettra de porter votre voix auprès des autres Présidents des neuf mondes avant leur vote.
— Oh merci, Capitaine, je ne sais comment vous remercier, répondit Luke.
— Soyez convaincant, Luke, et surtout tâchez de ne plus sortir des limites pour régler les problèmes. Il y a toujours une solution plus orthodoxe.
— Entendu Capitaine, encore merci.
— Et nous Capitaine, que faisons-nous ? demanda Johann
— Johann, dit-il en se rapprochant de la jeune femme et en lui prenant les mains. Je vais te raccompagner chez toi. Puis je vais repartir avec Lucas, Mala, Crag et le Professeur pour récupérer Dark Voigt.
— Mais, Capitaine….
— Non, Johann, inutile d’insister tu as déjà suffisamment été exposée, j’ai déjà combattu Dark Voigt et je te confirme que c’est trop dangereux et je souhaite vraiment que tu te reposes.
— Entendu, j’ai compris je n’insisterai pas, répondit-elle sur un ton très sec qu’il ne lui connaissait pas.
— Ne le prends pas comme cela.
— Ne t’inquiète pas je le prends comme il se doit. D’ailleurs en y pensant autant que tu ne perdes pas de temps. Fonces arrêter Dark Voigt, je saurai rentrer chez moi seule comme tous les jours habituellement.
— Johann….
Elle l’ignora et se retourna vers le Colonel qu’elle salua et avertit qu’elle rentrait chez elle. Elle avait mérité de partir un peu plus tôt cet après-midi le temps de mettre un peu d’ordre dans ses affaires et elle l’informa qu’elle serait présente dès le lendemain matin.
— Johann, l’appela Curtis
— A mon tour de te dire que c’est inutile d’insister, lui répondit elle sèchement puis elle sortit en claquant la porte.
— Capitaine ? questionnèrent Mala et Crag en même temps en se tournant vers lui
— Tu ne la rattrapes pas ? lui demanda le Colonel
— Inutile, Ezla, je la connais trop pour savoir que cela n’est pas la peine.
— Je vais y aller, Curtis, s’avança Lucas.
— Je ne préfère pas, Lucas, merci de l’avoir proposé. En attendant, elle a raison, ne perdons pas de temps inutile et partons de suite.
— Tu es sûr de toi mon garçon, osa rajouter le Professeur.
— Oui merci, maintenant changeons de sujet et direction Katan.
Ils se dirigèrent tous vers l’astroport et une fois dans le cyberlabe, chacun prit sa place, Lucas s’installa dans le siège de Johann. Au bout de quelques heures, Lucas et Curtis se retirèrent dans leur cabine respective pour s’y reposer.

Curtis entra dans sa cabine le cœur très lourd. Il se coucha mais ne réussit pas à s’endormir. Il avait beau se remémorer ces dernières heures il ne comprenait pas ce qu’il s’était passé. Comment avaient-ils pu en arriver à cette situation. Il se rappela le malaise qu’il avait ressenti lorsqu’ils étaient dans le garage. Au final il se demandait si tout n’avait pas commencé là. Qu’avait-elle pensé en revoyant les débris, elle n’avait d’ailleurs pas voulu lui répondre lorsqu’il lui avait posé la question. Lui en tout cas, il se rappelait très bien toutes les pensées contradictoires qui lui étaient venues à ce moment-là. Ses démons étaient revenus il avait réalisé que l’accident avait été provoqué pour le faire disparaître lui uniquement. Et donc comme il l’avait tant de fois redouté par le passé, elle avait été mise en danger deux fois de suite par sa faute. Elle avait été enlevée uniquement pour le faire chanter et pour le sabotage de la airmotolabe, elle n’aurait été qu’un dommage collatéral.

Toutes ses idées tourbillonnaient dans sa tête. Leur relation était-elle réellement sans danger pour elle et méritait-elle qu’ils prennent tous ces risques ? Il finit tout de même par s’endormir avec toutes ses questions ouvertes. Il se réveilla plusieurs fois, toujours avec les mêmes interrogations, il se dit que le dicton la nuit porte conseil ne s’appliquait visiblement pas à lui.

Il finit par se lever vers sept heures, quasiment aussi fatigué que lorsqu’il s’était couché. Il prit rapidement sa douche et retrouva Lucas dans la cuisine où ils prirent leur café ensemble. En voyant sa tête, Lucas n’osa pas lui parler de Johann, il se contenta de le saluer.
Une fois restaurés, ils rejoignirent les autres au poste de pilotage. L’arrivée sur Katan était prévue pour dans moins de deux heures.

Pendant ce temps sur Terre. Johann était rentrée directement dans son appartement. A peine arrivée, elle s’était précipitée dans sa chambre et s’était jetée sur son lit en larmes. Que c’était-il passé ? Quand est-ce que tout avait dérapé ? Leur relation semblait si forte, elle ne pouvait pas finir comme cela sans explication ? Elle décida de ne pas se laisser abattre, elle se leva, sécha ses larmes et se rendit dans la salle de bain pour se faire couler un bon bain dans lequel elle versa des sels marins favorisant la détente.

Quelques instants plus tard elle se prélassait dans son bain tout en tentant de se remémorer les évènements pour comprendre ce qui avait pu tout déclencher. Il y avait d’abord eu sa petite phrase laissant entendre qu’il retournerait vivre sans elle sur la lune. Elle avait eu du mal à le digérer mais la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase était bien quand il avait une fois de plus décidé seul de l’exclure de la suite de la mission. Elle ne supportait pas quand il agissait de la sorte, quand il la traitait comme une gamine inconsciente. Peut-être qu’avec la fatigue avait-elle sur-réagit, peut-être avait-elle été trop loin lorsqu’elle avait employé ce ton blessant pour lui répondre et qu’elle ne lui avait pas permis de s’expliquer. En temps normal elle aurait acquiescé et se serait arrangée pour tout de même partir avec eux. Mais là elle était lasse, elle en avait marre de se battre, d’avoir l’impression de devoir justifier sa valeur et ses capacités continuellement.

Devait-elle l’appeler pour s’excuser, si elle le faisait cela reviendrait à reconnaître qu’elle avait tort mais elle ne le pensait pas. Après tout c’était lui qui une fois de plus n’avait pas eu suffisamment confiance en elle. C’était donc à lui de s’excuser et si elle l’appelait la première, il recommencerait à nouveau.

Elle sortit de son bain et se dirigea vers son vidéo-transmetteur situé dans le salon. Elle espérait qu’il lui aurait laissé un message mais il n’y avait pas d’appel. Elle décida d’écouter un de ses derniers messages. Il datait de quelques semaines avant cette mission. C’était plus fort qu’elle, elle ressentait le besoin d’entendre le son de sa voix. Elle était au départ persuadée que cela lui ferait du bien mais au lieu de cela elle éclata en sanglots dès qu’il commença à parler.

Elle n’avait pas faim, elle était fatiguée, elle se sentait si mal qu’elle finit par se coucher sans manger. Comme elle le craignait il lui fallut plusieurs heures pour trouver le sommeil.

Elle se réveilla plusieurs fois et eu du mal à se lever lorsque son réveil sonna le lendemain. Elle se doucha, avala un thé et prit le chemin du boulot.
Lorsqu’elle entra dans son bureau, Ezla ne mit pas longtemps à la dévisager pour voir à quel point elle n’avait pas dormi. Les cernes sous ses yeux parlaient toutes seules. Il s’approcha d’elle et la prit affectueusement dans ses bras.

— Ma petite Johann, je suis désolé de ce qui t’arrive.
— Ezla, je ne comprends pas, pourquoi c’est si compliqué. Comment ne peut-il pas comprendre que la seule chose dont j’ai besoin c’est d’être à ses côtés et ceci quels que soient les risques encourus.
— Je ne sais pas quoi te répondre ma petite Johann. Je peux juste te dire qu’il avait l’air bien perturbé lorsque tu t’es sauvée hier.
— Tu penses qu’il me pardonnera et comprendra pourquoi je l’ai fait.
— Là je suis désolé, je ne peux répondre pour lui. Il sait être si déterminé par moment que je ne me risquerais pas à répondre. En attendant je suis dans le regret de t’apprendre que nous partons déjà en mission.
— Déjà ? D’un autre côté, cela me permettra de penser à autre chose. Peut-être un mal pour un bien. Où devons-nous aller ?
— La destination ne va pas t’enchanter.
— A ce point, où partons nous ?
— Nous devons nous rendre à Jovopolis.
— Non ce n’est pas vrai de toutes les destinations il faut que ce soit l’endroit où nous nous sommes rencontrés ? Ce n’est pas possible, à croire que je suis maudite.
— Je suis désolé.
— Tu n’y peux rien Ezla ce sont les ordres et que devons-nous y faire ?
— Pas grand-chose je te rassure, nous devons accompagner et sécuriser une équipe médicale chargée de vacciner des enfants.
— Entendu, nous partons dans combien de temps.
— J’attendais que tu arrives pour partir. L’équipe médicale est déjà là-bas, nous allons remplacer un autre binôme qui est sur place depuis déjà deux semaines.

Johann attrapa son sac de mission dans son armoire, Ezla fit de même et ils se dirigèrent vers l’astroport où un vaisseau de la police intersidérale les attendait.

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LudyNewton

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Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui regardent sans rien faire. (Albert Einstein)

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Sam 9 Sep 2017 - 17:24
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Sam 9 Sep 2017 - 18:58
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Frégo 80
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Salut Ludy!


Aaaaaaaaaaaaaaaaarrrrrrggggg! Mad Mad Mad  Comme dirait Flamme Mr. Green
Pour une prise de tete, c'en est toute une!  Shocked Shocked  J'espere juste que tu ne laisseras pas  Joan et Flam dans cet etat trop longtemps!  Crying  Cela reste un passage superbe Good et j'attendrai le suite sans trop baver, promis! Laughing


A+


Frego Cool
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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

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Sam 9 Sep 2017 - 19:18
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LudyNewton
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
MDR tu les as mis qui se tournent la tête Smile
Rassure toi cela ne va pas durer longtemps j'ai deja une petite idée de la situation de réconciliation une bonne nuit de sommeil et quelques longueurs de brasses demain matin et je devrais avoir tout en place. D'ailleurs pour une petite idée des coulisses avant d'avoir l'idée de la prise de tête j'ai imaginé la reconciliaition en nageant la dernière fois Smile du coup il fallait une prise de tête Ashamed Langue
Bonne soiree
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Dim 10 Sep 2017 - 15:37
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LudyNewton
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Hello Frégo.

Pas besoin d'attendre ce soir, je te livre dès à présent la suite. Attention une pluie de Wow Wow Wow Wow flower flower flower flower flower flower flower flower flower flower flower flower Wow Wow Wow Wow Wow Wow sans oublier un soupçon de fin d'intrigue Beer

Bonne lecture.

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Le survol de la Mer de Feu leur montra que l’arrivée était très proche. Johann commença à ressentir la boule au ventre. Elle avait passé toute la durée du trajet à se convaincre qu’elle résisterait mais à peine dans l’atmosphère de Jupiter, elle se retrouva aspirée dans un tourbillon de souvenirs. Cela commença par la première fois où elle l’avait aperçu dans le jardin du Palais du Gouverneur, puis leur visite dans l’hôpital de Fortune où il l’avait portée pour lui éviter d’être brûlée par les flammes, ensuite elle revit la première fois où il l’avait délivrée au péril de sa propre vie.

Ezla avait terminé les manœuvres pour poser le vaisseau. Il se retourna vers Joahnn et la voyant toute songeuse lui demanda comment elle se sentait. Elle lui répondit que tout irait pour le mieux, il lui fallait juste respirer un grand coup pour chasser toutes les pensées qui l’assaillaient.

Ils se rendirent de suite au campement et prirent juste quelques minutes pour déposer leur sac dans leur tente respective puis ils allèrent directement rejoindre le premier binôme qui attendait leur arrivée avec impatience pour leur laisser la place.
Les agents du premier binôme étaient pressés de rentrer sur Terre où leurs familles les attendaient avec impatience car pour l’un c’était la naissance de son troisième enfant et pour le second sa fiancée l’attendait pour finaliser les préparatifs de leur mariage prévu dans quelques semaines.

Le campement avait été installé dans une grande plaine située à l’entrée de la ville. Il était constitué de plusieurs petites tentes équipées chacune d’un unique couchage. Un grand luxe, pour une fois ils ne dormiraient pas dans un dortoir improvisé à la va vite. Puis il y avait deux grandes tentes une pour stocker tous les vaccins et le nécessaire pour procéder aux désinfections et la seconde tente avait été aménagée pour recevoir cinq enfants en parallèle pour leur administrer les vaccins.

L’après-midi fut très instructif, ce fut essentiellement des pré-ados qui vinrent avec l’un de leurs parents ou un grand frère pour se faire vacciner. L’équipe médicale était constituée d’un médecin, Jérémy et de quatre infirmières. En toute fin d’après-midi, un jeune couple arriva avec un nourrisson. Ezla observa Johann lorsqu’elle prit en charge les jeunes parents pendant que Jeremy s’occupait de leur nourrisson. En quelques secondes le bébé fut vacciné, il n’avait même pas eu le temps de pleurer. Cependant dès que les parents s’éloignèrent, la jeune femme sortit de la tente en courant et se réfugia à l’entrée du petit sous-bois. Le colonel sortit la rejoindre. Il fit craquer un rameau mort, la jeune femme se retourna vers lui immédiatement. Elle tenta d’essuyer ses larmes mais ses yeux rougis la trahir.

— Johan que se passe-t-il ? Tout s’est bien passé avec ce petit nourrisson
— Oui je sais Ezla, ce n’est pas cela.
— C’est d’être ici qui ne passe pas ?
— Oui et surtout de voir arriver ce jeune couple, cela aurait pu être nous dans quelques temps et je n’ai pas réussi à me retenir.
Le colonel s’approcha de Johann et la prit dans ses bras.
— Ne t’en fais pas, cela va passer. Je suis persuadé qu’il est aussi mal que toi et que tout finira par s’arranger.
— Et si cela ne s’arrangeait pas ?
— Dans ce cas cela signifierait que ce n’était pas lui et tu rencontreras un autre jeune homme qui te correspondra plus
— Non Ezla je n’en rencontrerai pas d’autre, je sais que c’est lui et rien que lui.
— Le mieux est que tu arrêtes d’y penser et tu verras bien où cela te mène. Mike que je remplace et avec qui j’ai discuté un peu m’a appris qu’il y avait une piscine à quelques mètres à l’est du campement, tu devrais y aller. Faire quelques longueurs te permettrait de te vider un peu la tête, cela te fatiguerait physiquement et te permettra peut-être de mieux dormir cette nuit.
— Merci Ezla de le proposer mais je n’ai pas de maillot de bain.
— Mike m’a prévenu qu’il y avait une petite boutique de sport juste à côté, tu devrais donc y trouver ton bonheur.
— Oh merci Ezla.
— Allez files il est déjà bien tard. Nous commencions à remballer de toute façon.
— Merci à tout à l’heure au campement.

Johann ne se fit pas prier plus longtemps, elle partit dans la direction indiquée par le Colonel. Et au bout de cinq bonnes minutes de marche elle aperçut la piscine ainsi que la boutique de sport. Elle commença par la boutique où elle trouva sans problème un maillot de bain une pièce noir tout classique ainsi qu’une paire de lunette de plongée et une serviette. En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, elle était dans le grand bain entrain d’aligner les longueurs. D’autres nageurs occupaient le bassin sans réellement se gêner. Il y avait suffisamment de place pour tout le monde.

Au bout d’une petite centaine de longueurs, elle sortit du bain et se rendit aux vestiaires. Quelques instants plus tard elle était au campement et confirmait à Ezla à quel point cela lui avait fait du bien. Ils mangèrent rapidement puis elle se coucha et s’endormit très vite. C’est Ezla qui fut obligé de la réveiller le lendemain matin.

Les jours s’enchaînaient les uns à la suite des autres, ils se ressemblaient tous. Très vite la piscine était devenu un rituel quotidien. En fin d’après-midi elle fonçait faire ses longueurs ce qui lui garantissaient une nuit paisible.

Pendant ce temps, le Cyberlabe arrivait sur Katan. Lucas se demandait où ils allaient bien pouvoir trouver Dark Voigt. Le Capitaine quant à lui avait imprimé plusieurs portraits de l’homme et le distribuait à Mala et Crag. L’idée qu’il avait eu était très simple. Ils allaient se séparer et présenter le portrait aux personnes qu’ils croiseraient, ils finiraient bien par trouver quelqu’un qui l’avait déjà vu et pourrait leur donner quelques indications ou bien ils tomberaient sur une personne qui réagirait suffisamment pour leur donner envie de la suivre pour être mené directement à Dark Voigt. Ils déambulèrent durant quelques heures sans succès puis se retrouvèrent à la nuit tombée au cyberlabe. Le temps pluvieux n’avait rien arrangé à leur chasse. Ils avaient au final croisé très peu d’habitant dans les rues.

Le Capitaine et Lucas se rendirent dans leur cabine pour y prendre une douche et se changer. Ils étaient tous les deux trempés et ce n’était pas le moment de tomber malade.
La douche fit le plus grand bien à Curtis, elle le détendu mais le revers de la médaille fut qu’elle lui fit de nouveau penser à Johann. Il se rappela les deux ou trois douches qu’ils avaient pris tous les deux. La situation commençait à ne plus être tenable. Il se décida enfin à l’appeler. Il alluma le vidéo-transmetteur et composa son numéro. Il entendit les sonneries retentir dans le vide puis il se résigna à raccrocher.
Il s’apprêtait à sortir de sa cabine lorsque le vidéo-transmetteur se mit à vibrer. Il se mit machinalement à sourire et se précipita pour prendre l’appel.

Malheureusement ce n’était pas Johann qui apparut à l’écran mais le Président en personne.

— Bonsoir Capitaine, comment allez-vous ? commença-t-il
— Très bien Président, nous n’avons pas encore mis la main sur Dark Voigt.
— J’ai des informations qui devraient pouvoir vous aider.
— Des informations ?
— Oui Anders s’est mis à table.
— Comment savoir si ce qu’il a dit est bien vrai.
— J’ai mené une petite enquête avant de vous appeler et il ne semble pas avoir raconté d’histoire.
— Je vous écoute Président, qu’avez-vous appris.
— Son neveu soufre d’une grave maladie incurable et seul un traitement hors de prix lui permet de rester en vie dans des conditions acceptables. La sœur d’Anders et son mari se sont endettés pour lui fournir les médicaments mais là ils ne peuvent plus suivre et Anders a voulu leur porter assistance. Du coup lorsqu’il a été sollicité par Dark Voigt pour l’aider dans son projet compte tenu des sommes en jeu il n’a pas hésité longtemps. D’autant plus que de son côté il ne pensait pas faire grand mal, il n’avait qu’à m’informer des enlèvements et s’arranger pour que vous soyez enlevé à votre tour. Dark Voigt savait que vous déjoueriez rapidement les plans des Cosmen.
— Intéressant, Vous avez donc pu vérifier que son neveu était bien malade.
— Oui en effet et il a été hospitalisé il y a quelques jours dans un état assez grave.
— Le pauvre, quel âge a-t-il ?
— Huit ans.
— C’est jeune. Lorsque nous reviendrons de Katan, le Professeur pourra se mettre en contact avec ses médecins, peut être trouvera-t-il une solution alternative.
— Ce serait merveilleux Capitaine.
— Entre autre, il a confirmé l’identité du meneur à savoir Dark Voigt. Il a également précisé qu’il avait sa planque dans les montagnes vertes à l’est de Katown.
— Nous sommes justement sur l’astroport de Katown, nous nous rendrons dès demain aux montagnes vertes.
— Très bien Capitaine, je vous remercie, bonne soirée
— Bonne soirée Président.

Il sortit et transmis au reste de l’équipe des informations que venaient de lui communiquer le Président. Le Professeur lui confirma qu’il ferait son maximum pour se pencher sur le cas du neveu d’Anders.
Il retourna dans sa cabine, il était maintenant près de vingt-deux heures, il tenta de rappeler Johann. A nouveau personne ne répondit. Elle était peut-être sortie, quoi que cela n’était pas dans ses habitudes de sortir en pleine semaine. Il se dit qu’il essayerait le lendemain il arriverait bien à la joindre avant qu’elle parte travailler.

Après une nuit de sommeil aussi peu reposante que la précédente, il se réveilla et se précipita sur le vidéo-transmetteur. Il appela Johann et de nouveau il se retrouva face à un mur. Ce n’était pas possible vue l’heure soit elle était présente et refusait de prendre ses appels ou autre possibilité, encore plus inquiétante, elle avait découché. Mais pour dormir où ? Il n’osait pas l’imaginer déjà dans les bras d’un autre. Non cela n’était pas possible. Mais où pouvait-elle bien être. Il la rappellerait ce soir et sans réponse il ravalerait sa fierté et contacterait directement Ezla.

Il se prépara et se rendit avec Lucas, Crag et Mala dans le repaire de Dark Voigt. Ils y pénétrèrent sans difficultés. Il était tôt et personne ne s’attendait à la moindre visite ennemie. Dark Voigt fut ainsi vite maîtrisé et deux autres de ses compères furent également appréhendés. Ils les ligotèrent et les enfermèrent dans la réserve du Cyberlabe.

Lucas se proposa de rester pour attendre une patrouille de la police intersidérale qui devait arriver dans quelques heures d’une planète voisine. Il allait les conduire jusque dans la planque afin qu’elle soit mise hors d’usage puis grâce à ses collègues, il regagnerait Deneb.

Curtis lui serra chaleureusement la main et le remercia encore pour l’aide qu’il leur avait apportée.
Ils retournèrent au cyberlabe. Curtis demanda à Crag de se dépêcher de décoller en direction de la Terre. Il les prévint qu’il devait appeler le Président pour le prévenir que la mission avait été un succès. Il partit s’installer au calme dans sa cabine. Le Professeur se doutait que s’il voulait appeler de là-bas c’est bien qu’il avait l’intention d’appeler Johann en même temps.

Il avait vu juste. Il commença par appeler Johann et tomba à nouveau sur sa messagerie, tout comme les précédents appels, il ne laissa pas de message. Il tenta ensuite d’appeler Ezla et là également personne ne répondit. Il n’y avait pas de doute à avoir ils étaient probablement ensemble en mission. Mais où, il en avait aucune idée car contrairement à d’habitude, ni l’un ni l’autre n’avait jugé utile de le prévenir.

Il se décida enfin à appeler le Président. Il lui apprit la capture de Dark Voigt et de deux de ses complices.
— Félicitations Capitaine, une fois de plus vous nous avez sorti d’un beau guet-apens. De mon côté j’ai suivi votre conseil et j’ai rencontré Luke et Marco. Ils m’ont appris des choses incroyables. Telles que comme vous l’aviez suggéré j’ai programmé une réunion au sommet pour la semaine prochaine et Luke y interviendra pour présenter les faits.
— Merci Président, cela me semble très judicieux en effet. Nous devrions être sur Terre demain matin. Nous passerons vous saluer.
— Entendu Capitaine à demain.

Le lendemain en fin de matinée, le Cyberlabe se posait sur l’astroport du quartier Présidentiel. Le Capitaine et son équipe livrèrent les bandits à la garde rapprochée du Président. Ils avaient demandé après le Colonel Ezla et l’Agent Landore à l’accueil mais aucun des deux ne répondait à son poste. Arrivé chez le Président, ils furent tous cordialement félicités.

— Président Cashew, puis-je vous poser une question personnelle ? demanda le Capitaine avant de repartir
— Bien sûr, je serais ravi de pouvoir vous aider, Capitaine, répondit le Président.
— Je n’arrive pas à joindre ni l’agent Landore ni le colonel Garnie. Pourriez-vous me confirmer qu’ils sont partis en mission ensemble et si oui où sont-ils ?
— Accordez-moi quelques instants, je regarde sur mon tableau de bord.
Après s’être connecté sur son portable, il lui confirma qu’ils étaient bien en mission pour quelques semaines tous les deux sur Jupiter. Pour être plus précis ils étaient à Jovopolis pour assurer la protection d’une équipe médicale chargée d’administrer des vaccins aux enfants et adolescents de la planète.
— Merci infiniment Président pour ces informations précieuses, lui répondit-il

Puis il salua le Président et il se dirigea vers le Cyberlabe au pas de course. Il allait si vite que Mala et Crag avaient du mal à le suivre. Ils se regardèrent tous les trois avec le Professeur et n’eurent pas besoin de parler pour voir qu’ils avaient tous eu la même impression. Ils ne rentreraient probablement pas de suite sur la Lune et ils se rendraient en premier lieu sur Jupiter.

Arrivés au Cyberlabe, les ordres de leur Capitaine était sans équivoque, ils avaient vu juste direction à plein régime vers Jupiter. Ils se regardèrent tous les trois avec un clin d’œil, ils étaient heureux que leur Chef ait pris cette décision. Car même s’ils n’avaient rien dit, ils avaient bien noté que ces derniers jours avaient été compliqués pour lui. D’ailleurs il n’avait pas été de très bonne compagnie.

Il leur précisera toutefois qu’ils allaient se séparer. Mala et le Professeur resteraient sur Terre pour tenter de trouver une solution pour le neveu d’Anders, seul Crag l’accompagnait jusqu’à Jupiter.

Ils arrivèrent en fin d’après-midi sur Jupiter. Curtis demanda à Crag de rester dans le Cyberlabe. Il prit la seconde airmotolabe, d’habitude utilisée par Mala et se rendit en trombe jusqu’au campement. Il y retrouva sans difficulté le Colonel qui fut heureux de le voir enfin.

— Oh Capitaine, quelle joie de vous retrouver ici. S’empressa-t-il de lui dire.
— Bonjour Colonel. Je suis ravi également de vous revoir mais je ne vous cache pas que j’espère que cela sera également le cas de Johann.
— Curtis, concernant Johann je peux te dire que votre séparation est un supplice pour elle. Elle en devenait tellement insupportable, une vraie éponge que j’ai réussi à l’envoyer toutes les fins d’après-midi à la piscine.
— A la piscine ?
— Il y a une piscine un peu plus loin à l’est. Tu la trouveras entrain de nager, elle est partie il y a un bon quart d’heure déjà.
— Merci Colonel, mais je n’ai pas mes affaires de piscine sur moi, répondit-il en rigolant.
— Johann m’a fait une réponse similaire. Il y a une boutique de sport juste à côté. Tu y trouveras tout ce qu’il te faut.
— Parfait merci Colonel, je n’ai pas envie de perdre une minute de plus, loin d’elle.

Il remonta sur sa airmotolabe et en moins de cinq minutes il était dans la boutique. Il acheta un caleçon bleu clair, un bonnet de bain bleu nuit et des lunettes de plongée où les verres étaient de véritables miroirs bleutés. Il rentra dans la piscine, son regard fut de suite attiré par une jeune femme blonde, élancée qui nageait à vive allure au milieu du bassin. Elle lui fit penser à une véritable sirène dans son maillot de bain noir. Même s’il n’avait pas vu son visage, cela ne pouvait être qu’elle.

Il décida de passer à l’action. Il se plaça sur la même longueur qu’elle et plongea alors qu’elle venait de repartir du bord. Il nagea en frôlant le fond de la piscine sur toute la longueur. Johann qui nageait la brasse coulée aperçut un jeune homme passer sous elle. Au départ elle fut intriguée puis elle trouva originale son idée d’ajouter une seconde longueur dans le même espace, comme s’il avait créé une dimension supplémentaire. Elle n’avait pas vu son visage mais à voir les mouvements qu’il faisait, la vive allure qu’il avait et les facultés respiratoires, il était en tout cas très sportif.

Lorsqu’elle arriva au bout de sa longueur, elle aperçut le jeune homme, il lui tournait le dos. Elle ne s’appesantit pas et repartit pour une longueur en se disant que peut être recommencerait-il sa prouesse. Elle arriva à l’autre bout du bassin, mais elle ne le vit pas. Elle repartit pour une longueur supplémentaire. Curtis de son côté était repartit en frôlant le fond de la piscine. Cette fois-ci ils avançaient dans la direction l’un de l’autre, mais seul lui le savait.

Johann aperçut le jeune homme. Elle ne savait pas ce qui l’attirait en lui. Elle n’avait même pas vu son visage, ni même la couleur de ses cheveux, d’ailleurs en avait-il sous son bonnet. Cela n’était pas rationnel, comment pouvait-elle être attirée par un homme qu’elle avait aperçu que quelques secondes de dos. Elle devait commencer à divaguer.

A mesure qu’ils se rapprochaient l’un de l’autre elle eut l’impression qu’il remontait. S’il continuait ainsi ils allaient foncer l’un sur l’autre. Et c’est exactement ce qu’il se passa. Dès qu’il fut à sa hauteur il donna un grand coup de pied au fond de la piscine et remonta jusqu’à lui tomber dans les bras. Elle se débattit et le gifla.

— Johan, c’est moi, dit-il de sa voix la plus suave
— Curtis,….. Curtis, c’est toi ? demanda-t-elle pas très sûre d’elle.
Il la tenait dans ses bras. Il retira les lunettes et elle croisa enfin son regard. Plus de doute c’était bien lui, pas étonnant qu’elle avait autant été attirée par ce jeune homme quelques instants plus tôt. Elle n’était pas si folle que cela finalement.
— Je….. je suis désolée, pour la gifle, pour tout, commença-t-elle
— Chuuuuttt, l’interrompit-il en lui mettant un doigt sur les lèvres.
— Je suis autant désolé que toi et peut être même encore plus
— Curtis….

Elle ne put terminer sa phrase qu’il l’embrassait passionnément. Il l’entraîna jusqu’au bord du bassin sans pouvoir quitter ses lèvres. Il était très tactile. Il finit par lâcher ses lèvres.

— Mon amour, il faut que nous sortions d’ici, je ne vais pas me retenir longtemps et je ne voudrais pas que l’on se fasse virer.
— Je …. Je suis d’accord répondit-elle hâletant, ne sachant plus trop bien où elle était et si elle rêvait ou non.

Ils sortirent du bain et se dirigèrent vers les vestiaires. Ils n’eurent pas besoin de se séparer, les vestiaires étaient mixtes. Une fois enfermés dans une des cabines, ils ne purent empêcher le rapprochement. L’un comme l’autre était incapable de contrôler la puissance qui les attirait l’un contre l’autre. Et ce qui devait arriver arriva, ils retirèrent leur maillot de bains et en quelques secondes il était en elle et ils commencèrent une danse qui les menèrent rapidement jusqu’à l’explosion d’un volcan qui avait été retenu artificiellement sous pression durant ces derniers jours. Elle en pleura de bonheur, tellement cela avait été intense. Lui se contenta d’essuyer ses larmes et de l’embrasser encore et encore. Ils n’avaient pas de mots pour décrire le bonheur qu’ils éprouvaient à être de nouveau dans les bras l’un de l’autre.

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Dim 10 Sep 2017 - 21:16
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Salut Ludy!


Une scene vraiment intensive en  Wow Wow Wow Wow Wow Wow flower flower flower flower flower flower ! Beaucoup d'elements de l'intrigue ont effectivement ete reveles! Good  Il reste la conference des Neufs mondes. Il y aura du potentiel a rebondissements. jump jump jump jump


A+


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Lun 11 Sep 2017 - 20:00
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Hello

Une petite suite gentillette, toute en douceur.

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Il leur fallut quelques minutes pour reprendre leurs esprits. Ils se séchèrent, s’habillèrent et se dirigèrent vers la sortie, tout cela sans aucun mot.
Ils n’arrivaient pas à s’éloigner l’un de l’autre, c’était comme s’ils avaient besoin d’être en permanence en contact. Il lui avait pris la main dès qu’ils eurent quitté la cabine et ne la lâchait pas, comme si leur vie en dépendait. Une fois sortie ils firent quelques pas puis il s’arrêta et se retourna vers elle.

— Johann, je suis venu avec la airmotolabe de Mala. Je comprendrai si tu me disais que tu ne souhaitais pas monter dessus. Dans ce cas nous pouvons très bien rentrer à pied et je la ferai rouler à côté.
— Non pas de souci. Celle-ci n’a visiblement pas été sabotée.
— En effet, Lucas l’a prise la dernière fois et je viens de la conduire quelques minutes. De toute façon la durée du trajet ainsi que l’état de la route ne me permettront pas de rouler à vive allure.
— Oui, en effet.
Quelques minutes plus tard ils étaient devant le campement. Curtis lui demanda si elle pouvait lui faire visiter les lieux.

Elle lui présenta les deux principales tentes et lui expliqua comment ils étaient organisés pour recevoir les enfants et leurs familles. Elle lui montrait les tentes réservées aux couchages lorsque le Colonel s’avança vers eux. Il nota de suite les visages plus radieux des deux jeunes gens.

— Eh bien on dirait que tout va pour le mieux, dit-il affectueusement.
— Oui en effet, Colonel, tout va bien répondit Curtis en adressant un clin d’œil à Johann.
— Je suppose, Capitaine, si vous êtes là que la mission de capture de Dark Voigt est terminée.
— En effet Colonel, nous l’avons capturé lui et ses complices et Lucas est resté sur place le temps de démanteler leur planque avec une autre unité de la police intersidérale.
— Parfait, très bonnes nouvelles. Bon je ne vais pas vous embêter plus longtemps, j’imagine que vous avez beaucoup de choses à vous dire. Ne te préoccupe pas de moi, Johann, je mangerai avec Jeremy ce soir.
— Entendu Ezla et merci, répondit Johann
— Mon colonel, ne vous inquiétez pas pour Johann non plus, nous dormirons probablement au cyberlabe ce soir, si elle est d’accord, bien entendu, ajouta Curtis.
— Très bien, merci de m’avoir prévenu.
— C’est tout à fait normal.
— A demain vous deux, bonne soirée et bonne nuit ajouta le Colonel
— A demain Ezla et merci, répondirent simultanément Johann et Curtis
— Ezla a raison et je voulais justement te proposer si tu le veux bien de marcher un petit peu, de discuter et si possible de tout se dire.
— Je suis entièrement d’accord, Curtis
— Parfait, c’est un bon point de départ. Que penses-tu de nous diriger vers la Mer de Feu, nous devrions y être tranquille.
— Si tu veux.

Ils avançaient tranquillement, main dans la main vers la Mer de Feu. La jeune femme s’arrêta d’un seul coup et le regarda, toute émue.

— Curtis, promets-moi de ne plus jamais me faire revivre une situation pareille. Je ne peux pas vivre comme cela, c’est beaucoup trop dur. Je suis incapable d’être en colère après toi et j’étais tellement mal que je n’ai pratiquement pas réussi à dormir ces derniers jours.
— Johann, si cela peut te rassurer j’ai été dans le même état que toi. Incapable de dormir et de me concentrer, je ne faisais que penser à toi, à nous, à ce qui avait pu déclencher tout cela. J’en suis arrivé à la conclusion que c’est l’accident qui en est la cause mais je ne comprends pas pourquoi il nous a séparé de la sorte au lieu de nous rapprocher. Une chose est sûre, nous devons apprendre à avoir confiance l’un en l’autre comme auparavant, et nous devons tout nous dire.
— Oui je suis d’accord
— Johann, lorsque nous étions dans le garage le lendemain de l’accident, j’ai senti un certain malaise, je t’ai demandé ce qui n’allait pas et tu ne m’as pas répondu. Je suis persuadé que la cause de ce malaise n’est pas étrangère à ce qui a suivi. J’ai pensé que c’était de regarder les débris qui avait jeté un froid d’un seul coup mais comme tu ne m’as pas répondu, je fais peut-être fausse route.
— En effet, pour une fois tu fais fausse route.
— Donc il y avait bien un problème ?
— Oui en effet.
— Peux-tu me dire qu’est-ce qui s’est passé dans ce cas pour que nous ne réitérions pas les mêmes bêtises, car je suis persuadé que cela en était une.
— Si je te dis tout ce que j’ai sur le fond du cœur, promets-tu de ne pas te moquer ou de ne pas te mettre en colère ?
— Bien entendu
— Il y a deux choses qui m’ont fait très mal ce jour-là. Je pense également que dans d’autres circonstances je n’aurais pas aussi mal réagi. Et cela serait peut-être passé sans la moindre réaction.
— Johann, dis-moi je t’en prie ce que j’ai dit ou fait qui t’aies mis dans cet état-là ?
— Le matin tu as commencé par parler de retourner seul sur la Lune. Et l’après-midi tu m’as exclue de la mission sans même m’en parler au préalable. Tu avais l’intention de me raccompagner de me faire un petit bisou sur la joue et de repartir comme si notre histoire n’existait pas.
— Johann, je suis désolé si je t’ai laissé penser cela. Ce n’était pas du tout volontaire.

Il la prit dans ses bras et lui expliqua qu’ils n’avaient effectivement pas encore parlé de l’endroit où ils vivraient. Il ne voulait pas lui imposer une vie sur la Lune qui la priverait de toutes ses relations et des possibilités qu’elle a sur Terre. Il lui expliqua qu’il avait parlé de tuner sa airmotolabe sur la Lune car aujourd’hui c’est là qu’il avait tout ce qu’il lui fallait pour le faire et que dans sa tête il ne pensait pas à l’endroit où ils vivraient ensemble.

En ce qui concernait l’exclusion sur la fin de mission, il n’avait fait qu’agir comme sur les autres missions quand il tentait de la mettre à l’abri contre son gré. Compte tenu de son opération il n’avait pas souhaité qu’elle soit inutilement exposée. Il lui affirma qu’il n’avait pas voulu se débarrasser d’elle et que pour lui aussi ce choix incluant une séparation provisoire n’avait pas été fait de gaité de cœur.

— Pourquoi ne m’as-tu pas expliqué tout cela ?
— Nous étions un peu pris par le temps d’une part et lorsque j’ai tenté de te l’expliquer j’ai reçu une fin de non-recevoir.
— Oui tu as raison, je m’excuse de ne pas t’avoir accordé le bénéfice du doute.
— Johann n’y pensons plus si cela te va. Nous étions tous les deux particulièrement à fleur de peau, il faut juste que nous trouvions nos marques et que nous décidions ensemble du rythme que nous souhaitons donner à notre relation.
— Je ne sais pas quel rythme il faut donner mais puis-je dire que je ne veux plus passer une nuit sans toi.
— Tu peux tout à fait le dire et d’ailleurs c’est très bien car je ressens la même chose.
— Qu’allons-nous faire alors, qui déménage ?
— Pour l’instant nous pouvons habiter sur la Lune durant tes prochaines vacances comme cela tu te rendras compte de ce que cela fait d’y vivre. Et en attendant une prochaine mission je peux venir un peu chez toi si cela te convient.
— C’est parfait.
— Très bien alors.

Il la serra fort dans ses bras et l’embrassa passionnément. Puis il lui proposa de rentrer tranquillement sur Jovopolis afin qu’il l’invite au restaurent pour définitivement enterrer la hache de guerre.

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Lun 11 Sep 2017 - 21:53
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Salut Ludy!


Merci pour cette suite toute en douceur! Wow Wow Wow Wow


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Mar 12 Sep 2017 - 20:15
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonsoir
Merci Frégo pour ton petit message Embarrassed

Voici une petite suite

@+
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Ils entrèrent dans un petit restaurant à la décoration cosy. Ils choisirent un plat unique et assez simple, ils n’avaient pas très faim et la fatigue accumulée ces derniers jours commençait sérieusement à se ressentir. Les cernes que peinait à masquer Johann avec une petite touche de maquillage ces derniers matins étaient bien apparentes. Il fut désolé de voir à quel point elle était fatiguée, en partie par sa faute.

Il lui proposa de rentrer directement au Cyberlabe, elle ne se fit pas prier et accepta de suite la proposition. Sur le chemin, elle lui demanda s’il était venu seul sur Jupiter. Il lui expliqua que Crag était là mais qu’il avait lâchement abandonné le Professeur et Mala sur Terre. Il lui expliqua le passage aux aveux d’Anders et ses motivations qui quoi que l’on puisse en penser étaient compréhensibles bien que non cautionnables. Lâchement abandonné restait toutefois un bien grand mot. Cependant dans l’état où il se trouvait il ne leur aurait été d’aucune utilité pour soigner ou au minimum soulager le neveu d’Anders.

— Il va donc falloir que tu repartes le plus vite possible pour sauver la vie de cet enfant. Après tout ce n’est en rien de sa faute.
— En effet Johann, j’aurais du mal à me regarder dans un miroir en sachant que je n’ai pas mis en œuvre tous les moyens pour le sauver.
— Hélas, je ne peux pas repartir avec toi.
— Je le sais bien
— Même si tout à l’heure je t’ai dit que je ne voulais plus passer une nuit sans toi. Egoïstement c’est bien vrai mais je souhaite également que tu sauves la vie de ce petit garçon. Je ne pourrai moi non plus me regarder en face si je pensais t’avoir empêché de le faire.
— Merci Johann
— A bien y réfléchir le plus dur n’était pas que nous ne soyons pas ensemble car cela fait des années que nous vivons quelque part ainsi, si je puis dire. Le plus dur était de ne plus voir d’avenir, de ne pas pouvoir, de ne pas oser t’appeler, te parler.
— Je sais. De mon côté j’ai essayé de t’appeler plusieurs fois, le matin, le soir. Imagine tout ce que j’ai pu imaginer en pensant que tu n’étais pas rentrée chez toi.
— Je suis désolée, de t’avoir inquiété inutilement, tu avais des choses bien plus importantes à gérer que mes petits états d’âme.
— Non je ne suis pas d’accord avec toi. D’une part ce ne sont pas des petits états d’âme et d’autre part, il faut que nous commencions à prendre un peu soin de nous et que nous arrêtions de systématiquement nous oublier.
— Tu penses vraiment ce que tu dis ?
— Bien sûr, pourquoi ? en douterais-tu ?
— Oui, cela ne te ressemble tellement pas.
— Et bien figure-toi que j’en ai parlé pas plus tard que ce matin au Président. Je l’ai prévenu qu’il s’attende à ce que je commence à me ranger un peu.
— Quand tu dis cela tu penses à mettre moins ta vie en danger ou bien faire moins de mission ?
— Les deux. J’ai réalisé qu’il y aurait toujours des êtres immondes sur Terre et ailleurs. J’en ai déjà combattu beaucoup à mon niveau. Ma priorité maintenant c’est toi. J’ai compris que sans toi à mes côtés je ne serai plus en mesure d’accomplir tout ce que j’ai fait jusque-là et pour te conserver à mes côtés je suis persuadé qu’il faut que j’arrive à être plus disponible et accessible.
— Et bien tu as vu combien de psys durant ces quelques jours ?
— Comme je te l’ai dit je n’ai pas beaucoup dormi.
— Et bien tu ne m’en voudras pas si j’adore quand tu ne dors pas beaucoup.
— Je préférais que tu adores quand je ne dors pas beaucoup parce nous sommes tendrement occupés.

Ils arrivèrent au cyberlabe, Crag les accueillit en prenant Johann dans ses bras, il était heureux de les voir tous les deux à nouveau ensemble. Ils échangèrent quelques mots avec le robot mais ne tardèrent pas à regagner la cabine de Curtis. Ils étaient tellement fatigués qu’ils se déshabillèrent, enfilèrent leur pyjama et se couchèrent de suite. Ils échangèrent un petit baiser puis ils s’endormirent l’un contre l’autre.

Au petit matin, Curtis se réveilla le premier, Johann dormait à poing fermé. Il se leva sans faire de bruit et se dirigea vers son bureau. Il sortit une feuille blanche et un crayon et griffonna rapidement un petit mot qu’il déposa par terre devant la porte.

Il sortit de la cabine et se dirigea vers la cuisine pour se servir un café. Il se rendit ensuite au salon où se trouvait Crag.

— Bonjour, Crag
— Bonjour Capitaine, bien dormi ? On dirait que tu as meilleure mine
— En effet c’est la première nuit de sommeil correcte que je fais depuis quelques jours.
— Super, tout est en ordre maintenant.
— Non pas tout à fait.
— Je pensais pourtant que tout allait mieux entre vous.
— En effet tout va mieux mais si j’étais raisonnable je devrais raccompagner Johann auprès d’Ezla pour moi repartir sur Terre. Et je n’arrive pas à m’y résigner.
— Que comptes-tu faire ?
— Moi rien mais toi tu peux peut-être me sauver la mise, suis-moi.
— Hein ?
— Pas de question Crag, dépêchons-nous de trouver Ezla, j’aimerais être rentré avant que Johann ne se réveille.

Ils se rendirent en airmotolabe au campement. Ezla sortait justement de sa tente lorsqu’il entendit le moteur s’approcher.

— Capitaine, tu es bien matinal ?
— Oui Ezla cela m’arrive.
— Jo… Johann n’est pas avec toi ? Que se passe-t-il ? enchaîna-t-il d’un seul coup très inquiet.
— Rassures-toi, elle va très bien. Elle dort.
— Ok j’ai eu peur en ne la voyant pas.
— Colonel, dites-moi, en quoi consiste exactement votre mission ?
— Nous sécurisons et assistons l’équipe médicale. Pourquoi cet intérêt soudain ?
— Je me demandais si pour une fois je pouvais faire un caprice en vous échangeant Crag contre Johann.
— Je ne comprends pas où vous voulez en venir ?
— Je dois repartir de suite pour la Terre et j’aimerais que Johann m’y accompagne.
— J’ai compris. Pas de souci pour moi. Vu l’heure je ne peux pas prévenir ma nouvelle hiérarchie mais je m’arrangerai plus tard. Foncez, vous avez ma bénédiction.
— Merci Colonel et merci Crag. A plus tard
— A plus tard Capitaine

Il remonta sur la airmotolabe et fonça en direction du cyberlabe.
Pendant ce temps, Johann s’était levée. Elle pensait retrouver Curtis dans la cuisine, elle prit une douche, s’habilla et alors qu’elle commençait à ouvrir la porte, son regard fut attiré par une feuille blanche posée par terre. Elle ramassa la feuille et constata qu’il y avait un petit mot griffonné. « Mon amour, je me suis absenté avec Crag pour une petite heure au max. A tout de suite. »

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Mer 13 Sep 2017 - 13:58
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Salut Ludy!


Une suite bien flower flower flower flower flower flower ! J'espere que Flamme rentrera de vacance bientot pour lire tout ca! flower Clap Good  J'aime beaucoup le colonel Ezla dans tes recits! Avec le professeur Simon, il aide grandement nos heros a garder les pieds sur terre  Angel . Quoique, Ezla n'a vraiment pas son pareil pour donner des passe-droits en douce! Devil


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Mer 13 Sep 2017 - 20:02
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Hello

Merci beaucoup Frégo pour ton message qui m'a donné la force d'écrire une petite suite ce soir. J'ai hâte de voir également les commentaires de Flamme.
J'ai réussi à faire une suite Doubt

C'est marrant tu écris tu écris et la veille ou l'avant veille tu sais pas que tu vas arriver là. Et une fois écrit tu te dis bah oui c'est normal Kiss Laughing . Bon parfois je me demande où je vais chercher tout ça LOL

Bon voici la suite.

Bonne lecture

A+

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Elle regarda sa montre, si elle voulait être à l’heure au campement, il fallait qu’elle parte dans 15 à 20 minutes maximum. Curtis avait oublié de lui laisser une indication de l’heure de son départ. S’il était parti il y a moins de quarante minutes, elle ne pourrait pas le voir avant de s’en aller. Elle espérait que dans ce cas, il passerait lui dire au revoir avant de retourner sur Terre.

La situation du neveu d’Anders, semblait assez dramatique et complexe et de son côté, Ezla lui avait laissé entendre qu’ils devraient rester plusieurs semaines sur Jupiter. Ils allaient donc être de nouveau séparés.
Elle en tremblait déjà en y pensant. L’intensité de ce qu’ils avaient partagé depuis qu’ils s’étaient ouvert l’un à l’autre était si puissante qu’elle anticipait déjà que leur séparation, même en bon terme, allait être très difficile à supporter.

Elle se prépara un thé et le but avec quelques petits gâteaux. Toujours pas de Curtis ni de Crag. Elle n’avait plus le choix malheureusement, elle devait absolument partir. Elle sortit du cyberlabe et commençait à remonter le chemin en direction du campement lorsqu’elle entendu un bruit de moteur au loin. Elle aperçut très vite une airmotolabe qui se déplaçait à vive allure et soulevait des nuages de poussière. Elle s’arrêta net et fit un petit signe du bras.

Curtis s’arrêta à sa hauteur, il descendit et enleva son casque.

— Bonjour, Mon Amour, tu as bien dormi ?
— Oui très bien, j’ai seulement eu la désagréable surprise de me réveiller seule dans ton grand lit.
— Oui je sais mais c’était pour la bonne cause.
— Je n’en doute pas mais maintenant est-ce que tu peux me conduire jusqu’au campement, car je vais être en retard, je t’ai attendu au maximum que j’ai pu.
— Non je vais faire mieux, je vais te conduire au cyberlabe.
— Au cyberlabe ?
— Oui tu repars avec moi sur Terre, lui dit-il, tout fier de l’état de surprise dans lequel il venait de la plonger.
— Mais je ne comprends pas, Ezla a besoin de moi.
— Exactement et je t’ai trouvé un remplaçant de choix en la personne de Crag.
— Oh, Curtis, c’est merveilleux, lui dit-elle en lui sautant dans les bras.
— Oui j’avoue que je ne suis pas forcément fier d’avoir été obligé de demander cela à Crag et Ezla mais j’aurais été incapable de faire autrement.
— Mais alors… commença-t-elle.
— Alors quoi ? lui demanda-t-il
— Tu ne mentais pas hier quand tu m’as dit que tu serais plus disponible et accessible.
— T’ai-je déjà menti, ne serait-ce qu’une fois ?
— Non en effet, jamais.
— Et pour information j’en serais incapable. Cela fait partie de l’éducation que j’ai reçue du Professeur. Bon je te propose que l’on monte à bord et que l’on parte maintenant que plus rien ne nous retient ici.
— Entendu, je te suis.

Quelques instants plus tard, le cyberlabe décollait en direction de la Terre avec à son bord deux jeunes amoureux transis.
Ils étaient installés tous les deux au poste de pilotage, Johann avait pris la place de Crag et secondait le Capitaine du mieux qu’elle le pouvait. Il trouva d’ailleurs qu’elle s’en sortait pas mal du tout pour une première. Et il la félicita.

Le voyage se déroula sans encombre et ils atterrirent dans l’après-midi sur l’astroport le plus proche de l’Hôpital Kennedy où était hospitalisé le neveu d’Anders. Ils utilisèrent la airmotolabe pour s’y rendre et à peine vingt minutes plus tard ils étaient dans le couloir réservé aux chambres des enfants. Il était reconnaissable parmi tous, c’était le seul couloir qui avait eu le droit à de beaux coups de peinture de toutes les couleurs et où les murs étaient remplis de dessins d’enfants. Mala les avait aperçus à travers la porte vitrée. Il prévint le Professeur et se précipita à leur rencontre.

— Bonjour Johann, bonjour Capitaine
— Bonjour, Mala répondirent-ils tous les deux à l’unisson.
— Mais où est mon vieux tas de ferraille, Capitaine ? demanda-t-il en n’apercevant pas le grand robot métallique.
— J’ai troqué Crag contre Johann.
— Et bien ils ont sacrément perdu au change ajouta-t-il
Johann et Curtis éclatèrent de rire et se turent rapidement en voyant arriver le Professeur et en se rappelant la raison de leur venue dans cet hôpital.
— Bonjour Johann, bonjour Curtis, cela fait bien plaisir de vous voir rigoler tous les deux. On dirait que vous avez trouvé un terrain d’entente.
— Tout à fait Professeur, répondit Curtis. Maintenant attaquons nous à notre petit protégé. Qu’avez-vous appris ?
— Le garçon s’appelle Tommy. Il a 8 ans et depuis qu’il a 6 ans il lui a été diagnostiqué une maladie orpheline appartenant aux leucodystrophie.
— En effet ce n’est pas rien dit le Capitaine, pauvre petit bonhomme.
— Capitaine, qu’est-ce que les leucodys…, demanda Johann.
— C’est une maladie génétique rare qui détruit le système nerveux central. Elle attaque la myéline
— La myéline, c’est bien la couche qui enveloppe les nerfs ?
— Tout à fait Johann. Avec ce type de maladie, la myéline se détériore et n’assure plus la bonne conduction des messages nerveux. Il y a très peu de personnes touchées par cette maladie et la recherche n’a pas beaucoup avancé, faute de ressource intellectuelle monopolisée sur le sujet mais également faute de motivation financière.
— Et tu penses que vous pourrez être en mesure de lui trouver un remède ?
— Un remède peut être pas mais nous pouvons toujours essayer de ralentir la progression de la maladie. L’objectif serait de lui permettre de vivre quelques années comme tout enfant de son âge.
— Oh ce serait merveilleux, répondit une jeune femme qui sortait de la chambre du petit Tommy.

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Jeu 14 Sep 2017 - 19:49
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LudyNewton
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonsoir,

Voici la petite suite quotidienne Smile

Bonne lecture

A+

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Curtis et Johann se retournèrent et découvrirent une jeune femme rousse, mince et à l’allure sportive. Elle avait le visage rempli de taches de rousseur. Elle s’approcha du Capitaine, toute émue et lui tendit la main.

 - Bonjour, je suis Sarah Anders, la Maman de Tommy.
 - Bonjour Madame Anders, répondit Curtis
 - Oh appelez-moi plutôt Sarah, s’il vous plaît car sinon j’ai l’impression que vous vous adressez à ma mère.
 - Entendu répondit Curtis, avec une légère gêne, voyant que Johann légèrement en retrait ne loupait pas un mot de la conversation.
 - Capitaine Flam, je vous remercie de vous être porté volontaire avec le Professeur Simon Wright et Mala pour aider mon petit Tommy. Ils m’ont dit qu’ils avaient bon espoir que vous trouviez une solution pour lui faciliter la vie.
 - Je peux d’ores et déjà vous garantir que nous ferons le maximum. Mais en attendant je voudrais vous présenter Mlle Landore
 - Bonjour Mlle Landore, si je me souviens bien vous travailliez sous les ordres de mon frère ?
 - C’est exact en effet, répondit Johann un peu sèchement.
 - Le pauvre, il ne faut pas lui en vouloir, il a tout fait pour nous aider. Avec mon mari, pardon mon ex-mari, dit-elle en regardant le Capitaine, nous avons hypothéqué notre maison, il a gelé plusieurs de ses avoirs. Puis il ne voulait plus dépenser tout son argent pour notre unique fils. Il ne croyait pas dans les traitements que nous achetions au marché noir. Et puis il y a quelques mois il a décidé de baisser les bras et m’a laissé seule pour gérer la situation. Il nous a abandonnés pour vivre avec une fille qui travaillait avec lui. Je me suis malheureusement probablement trop épanchée sur mon frère. Mais il ne faut pas m’en vouloir quand vous voyez Tommy, vous ne pouvez pas rester indifférent et je ne dis pas ça parce que je suis sa mère.
 - Je n’en doute pas, Madame Anders, pardon Sarah.
 - Puis-je vous présenter Tommy, Capitaine.
 - Oui bien sûr avec plaisir, répondit-il en commençant à suivre la jeune femme sans réaliser que l’invitation n’avait pas été faite à Johann.

Il rentra dans la chambre du petit garçon. Il était allongé sur son lit et portait un pyjama Mario Bros. Le garçonnet releva la tête en l’entendant rentrer et lui sourit.

 - Je suis très heureux de vous rencontrer Capitaine Flam, vous être mon héros préféré.
 - Merci Tommy, dis-moi, comment te sens-tu aujourd’hui ?
 - Je me sens un peu fatigué mais je ne me suis jamais senti aussi bien que depuis que je sais que vous allez vous occuper de moi
 - Bon c’est très bien de garder espoir et de se battre, on va tous se battre pour toi, dit-il en se retournant et en pensant croiser Johann du regard. Mais elle n’avait pas suivi, elle était restée dans le couloir, à parler avec le Professeur et Mala.
 - Capitaine, tu penses que je vais rester encore longtemps à l’hôpital ?
 - Au moins quelques semaines, bonhomme. Mais si tu es sage et que tu fais bien tout ce que nous te demanderons, nous t’emmènerons faire un petit tour dans le cyberlabe.
 - Wouah c’est génial, merci Capitaine.
 - Bon je vais te laisser maintenant, Tommy, je reviendrai demain matin. Reposes-toi bien d’ici là.
 - Entendu Capitaine, à demain
 - Capitaine, l’interpella rapidement Sarah en lui attrapant la main pour le guider vers la sortie et l’entraîner un peu à l’écart. Je vous remercie infiniment pour tout ce que vous faites pour mon fils.
 - Je n’ai encore rien fait, Sarah, vous me remercierez lorsqu’il ira mieux.
 - Je n’y manquerai pas Capitaine, lui répondit-elle sur un ton qu’il ne savait comment interpréter.
Il récupéra sa main, la salua et s’empressa de se diriger vers Johann et les autres.
 - Et bien Capitaine, si je ne te savais pas aussi amoureux de Johann je me demanderais si tu veux soigner le môme pour lui ou bien pour sa mère. Cela dit tu as très bon goût, osa dire Mala.
 - Suffit, Mala, tu mériterais des baffes à dire des choses pareilles.
 - Tu exagères, j’ai eu le même sentiment que lui, ajouta Johann
 - Mais non mon amour, tu sais bien qu’il n’y a que toi qui compte.
 - Sinon comment faisons-nous pour ce soir ? Tu viens chez moi ? demanda la jeune femme
 - Avec plaisir, tu vas enfin pouvoir me faire visiter ton appartement. Professeur, Mala, vous irez au cyberlabe je suppose ou vous continuez à dormir chez Ezla ?
 - Capitaine, je préfère que nous allions au cyberlabe, j’aurai ainsi accès au laboratoire pour poursuivre les études le soir.
 - Entendu. Donc on se retrouve demain matin ici, si cela va à tout le monde.
 - Ok répondirent tous en même temps.

Ils se séparèrent devant l’hôpital, Mala et le professeur se dirigèrent vers l’astroport tandis que Johann et Curtis montaient sur la airmotolabe et partirent en direction de l’appartement de Johann qui se situait près du grand parc central à environ 5 kilomètres de là.

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Jeu 14 Sep 2017 - 22:33
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Salut Ludy!

C'est un fameux panier de crabbes dans lequel notre Curtis vient de tomber! Run Une mere desesperee qui lui fait de l'oeil et qui essaie d'exercer petit chantage emotif, Johanne qui voile a peine un debut de jalousie. Notre heros est vraiment dans le petrin la! Devil  Et  Mala  qui n'en rate pas une pour une plaisanterie douteuse.  Mr. Green  Pour l'intrigue, ca ouvre des perspectives!  Good


A+


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Ven 15 Sep 2017 - 17:47
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LudyNewton
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonsoir,

Voici la suite.

Et oui Frégo tu as vu juste Good un gros sac de nœuds Mad Mad pour Curtis, il va devoir naviguer en eaux troubles et faire preuve d'un peu plus d'adresse dans les relations féminines mais en est il vraiment capable Mort de Rire

Bonne lecture

A+

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Quelques minutes plus tard, ils pénétraient dans l’appartement de Johann. Elle lui fit une rapide visite des lieux. Il découvrit enfin son univers, une cuisine américaine sur la droite qui ouvrait sur une charmante salle à manger, une salle de bain avec une belle baignoire d’angle et enfin une chambre cosy. La décoration de l’appartement dans son ensemble était homogène et assez neutre dans les gris clairs. Quelques tableaux trônaient ici et là avec des cadres de photos prises par Johann au cours des dernières années. La décoration bien qu’assez épurée conférait une ambiance zen à l’ensemble. Il lui proposa de sortir manger à l’extérieur et de revenir visiter davantage la chambre qu’il n’avait pas bien vue.

Ils traversèrent la petite rue piétonne en bas de chez Johann. Puis ils se promenèrent dans le parc. Curtis fut étonné de découvrir cet écrin de verdure avec un petit point d’eau et des cygnes en plein centre-ville. Ils gagnèrent ensuite une des allées qui longeaient le parc, où les restaurateurs avaient dressé leurs tables en terrasse. Ils décidèrent de manger à l’extérieur afin de profiter des derniers rayons de soleil, il faisait encore chaud à cette période de l’année.

Tout comme la dernière fois qu’ils étaient sortis, sans faire exprès, leurs papilles s’arrêtèrent sur le même type de plat, une salade composée qu’ils accompagnèrent d’un thé gourmand. Le repas fut très agréable, ils discutèrent essentiellement de la vie de Johann dans son quartier. Ils passèrent en revue les petits commerces, les médecins et spécialistes qu’elle avait à portée de main. Curtis voulait se rendre compte si la jeune femme pourrait se passer de certaines facilités s’ils étaient amenés à vivre ensemble sur la base Lunaire. Il ne voulait pas qu’elle ait le mal de l’espace. C’était la première fois qu’il pouvait se l’imaginer au quotidien. Les commerces qu’elle fréquentait le soir en sortant du travail, la boulangerie où elle appréciait se prendre un pain au chocolat pour accompagner son petit déjeuner du dimanche matin. Et enfin il apprit que lorsqu’elle n’était pas en mission, tous les mardi et jeudi, elle se rendait à la piscine qui se trouvait trois blocs plus loin.

— En parlant de piscine, je n’ai pas eu l’occasion de te dire à quel point j’ai été impressionnée de te voir nager autant sous l’eau, s’exclama-t-elle
— Oui cela m’a demandé des heures et des heures d’entraînement poussé avec Mala lorsque j’étais tout jeune.
— En tout cas c’était assez impressionnant et j’avoue avoir bien regardé le jeune homme qui nageait sans encore savoir que c’était toi.
— Hé bien Mademoiselle Landore, je dirais que tant que tu t’intéresses à des inconnus qui sont moi, cela ne me dérange pas de trop. En attendant, j’ai trouvé également que tu nageais très bien également.
— Merci, là aussi il y a des années de pratique pour le plaisir mais également d’entraînement avec la police intersidérale.
— Pourrions-nous avoir l’addition s’il vous plaît, demanda Curtis au serveur qui passait non loin de là.
— Que dirais-tu de commencer à rentrer ? lui demanda-t-elle. Je ne sais pas si c’est la fatigue ou si la température a baissé mais je commence à avoir légèrement froid.
— Rentrons dans ce cas, j’aimerais d’ailleurs bien arriver avant que tu ne sois complètement fatiguée.
— Moi aussi, répondit-elle avec un regard malicieux qui lui donna envie de la croquer.

Ils rentrèrent tranquillement, ils se tenaient la main comme le jeune couple d’amoureux qu’ils étaient.
Johann sortit les clés de son appartement et les glissa dans la serrure. Une fois la porte ouverte, elle eut à peine le temps de les retirer de la serrure et d’entrer que Curtis se jeta sur elle. Il referma la porte et la plaqua contre celle-ci en l’embrassant passionnément. Il commença à lui caresser les cheveux, poursuivit en la déshabillant tout en l’embrassant de plus en plus sauvagement. Il s’écarta légèrement d’elle et afficha un grand sourire en constatant qu’elle ne portait plus rien. Il la souleva et la porta dans ses bras jusque dans la chambre. Il la déposa délicatement sur le lit et s’allongea sur elle tout en se déshabillant à son tour. Très vite ils furent transportés à des milliers de kilomètres de là. Il n’y avait plus d’appartement sur Terre ni de base lunaire, juste deux êtres qui partageaient ce qu’ils avaient de plus cher et se construisaient leur propre Eden où le plaisir était la seule clé d’entrée.

Une heure plus tard, ils dormaient à poings fermés, collés l’un sur l’autre comme des ventouses.
Le lendemain matin, Johann ouvrit les yeux la première. Elle était comme dans une alcôve totalement encerclée et protégée par Curtis. Elle ne bougea pas pour ne pas le réveiller et lui permettre de bien se reposer. Elle se remémora la soirée de la veille avec bonheur. Ils avaient passé un très agréable moment et elle s’imaginait déjà que leur vie pourrait ressembler à cela tous les jours.

D’un seul coup ses songes s’obscurcirent, laissant apparaître le visage de Sarah Anders et le tableau idyllique explosa. Elle avait volontairement évité d’aborder le sujet la veille au soir et à chaque fois qu’il avait tenté de parler du petit garçon et des recherches qu’il s’apprêtait à entreprendre avec Simon elle avait feint de ne pas l’entendre et n’avait pas relevé. Elle ne voulait pas qu’il prenne conscience de l’animosité qu’elle éprouvait pour la jeune femme dans laquelle, elle pensait avoir clairement lu dans le jeu. Seul lui ne voyait rien ou ne voulait pas voir.

Elle s’était retenue de faire la moindre remarque lorsque celle-ci avait regardé Curtis intensément en insistant sur le fait qu’elle était divorcée, sous-entendu libre comme l’air. D’ailleurs pourquoi ne lui avait-il pas dit dès le départ qu’ils étaient ensemble. Il s’était contenté de la présenter comme Mademoiselle Landore et pour Sarah Anders elle n’était qu’un simple agent de la Police Intersidérale. Elle se rappela avec douleur le moment où ils étaient ressortis de la chambre du petit. Sarah lui tenait carrément la main et lui chuchotait des mots à l’oreille. Elle ne préférait pas savoir ce qui s’était dit et machinalement elle serra les poings et tous ses muscles se contractèrent. Même si elle bougea que très légèrement, cela suffit à éveiller Curtis. Il se redressa et l’embrassa en guise de bonjour. Elle répondit à son bonjour par le plus doux des baisers et comme il était encore tôt ils en profitèrent pour poursuivre le câlin de la veille.

Ils se décidèrent enfin à se lever et prirent une petite douche. Curtis alla préparer deux cafés dans la cuisine pendant que Johann allumait son vidéo-transmetteur pour écouter les messages. Un seul message en fait qui datait de la veille en fin d’après-midi. C’était Ezla qui lui annonçait qu’il avait prévenu son nouveau chef, le Général Brody, de son retour sur Terre. Il avait présenté les choses très simplement à savoir que le Capitaine Flam avait eu la gentillesse de permettre à Crag de les aider et du coup, Ezla avait lui-même proposé à Johann de rentrer sur Terre, sa présence n’étant plus nécessaire. En contrepartie elle devrait retourner travailler à compter du lendemain.

— Hé bien heureusement que j’ai écouté mes messages, dit-elle en rejoignant Curtis dans la cuisine.
— Tu as reçu une mauvaise nouvelle ? lui demanda-t-il
— Oui et non, disons qu’Ezla a bien vendu mon retour à notre nouvelle hiérarchie mais du coup je dois retourner bosser dès aujourd’hui.
— En effet, heureusement que nous nous sommes réveillés tôt du coup.
— Oui effectivement. Je vais me dépêcher de partir et je m’arrêterai faire quelques courses ce soir pour remplir le réfrigérateur lui dit-elle.
— Veux-tu que je te dépose pour que tu arrives plus vite, de toute façon je ne pensais pas tarder à rejoindre les autres à l’hôpital.
— Oui je veux bien.

Ils burent leur café et se dirigèrent vers le garage de l’immeuble où était stationnée la airmotolabe.

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LudyNewton

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Sam 16 Sep 2017 - 00:25
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flamme
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Salut les filles!

Me revoilà! Et ça prendrait les smileys à la bouche grande ouverte du forum allemand pour exprimer ce que j'ai ressenti en voyant ta productivité durant mon absence, Ludy! Shocked Unbelievable Master

Ça m'a rappelé celle de Limeye, dans le temps... Master

Ça fait plein de lecture, tout ça, Best Youpi Clap et je n'ai pas encore tout lu... Ashamed Mais je voulais t'envoyer ce petit mot pour t'encourager à poursuivre! Je te rattraperai bien, tu ne perds rien pour attendre, je sens que je vais commenter allègrement! Mr. Green

Frégo, je vois que tu es là... et que tu n'as pas oublié l'anniversaire d'O-tho! Good

Amitiés
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Sam 16 Sep 2017 - 02:22
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Salut Ludy!


Bon retour Flamme! Best


Effectivement, pour la psychologie feminine, notre Curtis va avoir besoin d'aide! Shocked  Et Johanne a encore besoin d'aide concernant la psychologie "Curtisienne" ! Mort de Rire  En plus de cela , notre Curtis va etre confronte aux pieges rattaches a vouloir sauver quelqu'un a tout prix. Anders et sa soeur y ont sacrifie leur integrite et on mis des vies et des institutions en danger en traitant avec des criminels qui ont vite compris qu'ils pouvaient se servire de leur desespoir a sauver le petit Tommy comme arme de chantage. Curtis ne va pas arriver facilement a voguer dans ces eaux la! Ton recit en devient de plus en plus riche! Good


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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
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