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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions Difficile de ne pas se prendre au jeu
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Lun 20 Nov 2017 - 19:58
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LudyNewton
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonsoir
Ca y est je commence à être une pipelette sur le forum, mon pseudo est en mauve, une de mes couleurs préférées.

Pour fêter cela une petite suite pour planter le décors, avant une petite accélération.

Bonne lecture.

Bises

----------------------------

En fin de matinée, Lucas rentra à l’appartement. Il retrouva Johann dans le salon en train de surfer sur les sites de prénoms de bébé.

— Bonjour, Jo. Comment vas-tu ?
— Très bien, il semble que ce soit de même pour toi, répondit-elle sur un petit ton taquin.
— Oui et comment le sais-tu ?
— Disons que tu n’es pas rentré cette nuit et que tu caches très mal ton sourire béat.
— Et bien on dirait que je suis démasqué.
— Allons raconte-moi les détails maintenant ?
— Et bien je l’ai raccompagnée, comme tu le sais déjà. Et comme je m’en doutais, elle m’a proposé de rentrer pour prendre un dernier verre.
— Oui le coup classique en fait.
— Si tu veux. En attendant, nous avons discuté puis nous nous sommes progressivement rapprochés et la fatigue aidant, elle s’est appuyée sur mon torse et nous avons fini par nous embrasser.
— Que c’est romantique.
— Je ne sais pas si c’est d’avoir attendu ou pas mais je crois n’avoir jamais éprouvé de sentiments aussi intenses. J’ai été totalement transporté rien qu’avec le premier baiser.
— En effet, cela me fait penser au premier baiser de Curtis, dans le Jacuzzi. C’était merveilleux, tellement intense.
— En attendant tu sembles allez bien mieux qu’hier. On dirait que la nuit t’a fait du bien.
— Oui en effet, mais c’est surtout l’appel de Curtis ce matin qui m’a fait le plus grand bien.
— Tu l’as eu en direct ?
— Oui il a pu se retirer un court instant dans le cyberlabe. Lui aussi avait envie de me parler et d’avoir des nouvelles.
— Tu en doutais ?
— Non mais cela fait du bien de voir qu’il éprouve la même chose.
— C’est sûr. Au fait, le WE prochain, Sarah souhaite retourner avec Tommy dans leur maison. Nous sommes invités tous les deux ? Qu’en penses-tu ?
— Ils habitent où ?
— A la campagne, dans un petit village à une petite centaine de kilomètres d’ici. Ce n’est pas loin mais je pense que de respirer le bon air des champs ne pourrait te faire que du bien, n’est-ce pas Professeur ?
— En effet, cela te serait profitable.
— Alors c’est entendu, j’accepte l’invitation. Le Professeur pourra nous accompagner ?
— Bien entendu, il était déjà prévu. Désolé de ne pas l’avoir mentionné, cela était tellement évident pour moi. Mais je me doutais qu’il répondrait en fonction de toi.
— Très juste, il ne me serait pas possible de laisser Johann seule, répondit le Professeur.
— Bon tout cela est très bien mais maintenant je te propose d’aller manger Lucas ?
— Avec plaisir, Jo.

Ils poursuivirent leur discussion à table. Johann en apprit un peu plus sur Sarah et Tommy. Après manger, elle se retira pour faire une petite sieste. Au bout d’une petite heure, elle se releva et ils décidèrent de sortir au cinéma pour voir le dernier film d’horreur à l’affiche.

Pendant ce temps sur Katan, le Capitaine avait quitté le cyberlabe pour se rendre en ville. Il se dirigea dans la première boutique de vêtements qu’il trouva et acheta un jean noir et une chemisette. Il avait ainsi un alibi parfait pour sa matinée. Après tout, comment pourraient-ils deviner qu’il n’avait mis que quelques minutes pour trouver ce qu’il prendrait.

Il se balada dans la ville afin de repérer les restaurants, cela lui donnerait matière pour alimenter la conversation avec Maeva. Il repéra un petit parc avec des animaux, de toutes espèces. Il disposait ainsi de tous les éléments pour lui proposer une sortie parfaite pour le lendemain.

Il rentra au complexe dans le début d’après-midi. Il était visiblement seul, il se retira donc dans sa chambre. Deux heures plus tard, on frappa à sa porte. C’était Maeva qui venait le saluer et lui demander si son excursion en ville s’était bien passée.

— Oui très bien. Je me suis un peu perdu dans les boutiques mais j’ai fini par trouver mon bonheur. Un jean et une chemisette pour notre escapade de demain si tu es toujours d’accord ?
— Oh oui je suis d’accord. Cette sortie me fera le plus grand bien. Mon père n’aime pas sortir en ville et je n’avais personne jusque-là pour m’y accompagner.
— Pourtant tu t’y es rendue aujourd’hui aussi, non ?
— Oui mais c’était pour une réunion de travail et je ne me suis d’une part pas du tout amusée et ensuite ce n’est pas ce qui peut s’appeler une promenade.
— Je comprends. De mon côté j’ai pu repérer les lieux et je peux d’ores et déjà te proposer une promenade dans le parc et un petit restaurant vénusien qui m’a semblé fort sympathique.
— Entendu, ce sera avec plaisir. Rodrick ?
— Oui Maeva ?
— Je trouve que nous nous entendons très bien tous les deux.
— En effet Maeva.

Il venait à peine de répondre que la jeune femme qui s’était progressivement approchée de lui l’embrassa. Il était beaucoup trop tôt pour la repousser s’il ne voulait pas se voir annuler la sortie du lendemain. Il s’obligea donc à répondre à son baiser.

Elle posa ses mains sur son torse et commença à les glisser sous son tee-shirt. Il les retira délicatement et s’écarta légèrement. Il plaça son index sur ses lèvres afin d’anticiper la moindre remarque.

— Maeva, je suis très flatté. Cependant, je souhaiterais que nous ne brulions pas les étapes. Que penses-tu de profiter de notre sortie de demain pour apprendre à nous découvrir en dehors du travail ?
— Je suis d’accord Rodrick. Excuse-moi si je t’ai un peu bousculé, je n’ai pas trop l’habitude des relations amoureuses.
— Ce n’est pas grave et je t’avouerai que moi non plus c’est probablement pour cela que je ne t’ai pas encore sauté dessus. Quoi que la présence de ton père n’est pas faite pour arranger non plus les choses.
— Ne t’inquiète pas pour mon père. Il t’apprécie beaucoup même s’il ne le dit pas en ta présence. Je peux t’assurer qu’il a parlé de toi avec éloges ce matin.
— Il a parlé de moi ? Je serai curieux de savoir avec qui.
— Je ne peux malheureusement pas encore te le dire mais je pense que d’ici quelques semaines nous pourrons tout te dévoiler.
— Entendu Maeva.
— Je vais te laisser du coup. Bonne soirée et à demain matin.
— Oui à demain. Nous pouvons nous retrouver dans le hall à 10 heures si cela te convient ?
— Oui c’est parfait. Bonne nuit Rodrick.
— Bonne nuit, Maeva, à demain.

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LudyNewton

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Lun 20 Nov 2017 - 19:58
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Mar 21 Nov 2017 - 20:52
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LudyNewton
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonsoir,

Une toute petite suite, j'ai pas beaucoup de temps en ce moment Sad

Bonne lecture

Bises

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Le lendemain matin, comme prévu, Curtis retrouva Maeva dans le hall. Ils prirent la direction de la ville.
Ils marchaient tranquillement depuis une bonne dizaine de minutes lorsqu’une aircar s’arrêta à leur niveau pour leur demander sa route. Une forme cachée derrière un bosquet sortit discrètement et se précipita sur eux et plus particulièrement sur Maeva à qui elle fit respirer un tissu imbibé de chloroforme. La jeune femme perdit rapidement connaissance et fut réceptionnée par Curtis.

— Bravo Mala, bien joué, pile à l’heure. Maintenant dépêchons nous de l’emmener au cyberlabe.
— Merci Capitaine. Mais dis-moi, Johann voit ça comment que tu te balades avec une autre femme dans les bras, je ne la savais pas aussi open.
— Tu n’en perds pas une dis donc. Essayons un peu d’être sérieux, je n’ai pas beaucoup de temps pour l’interroger.
— Entendu Capitaine, excuse-moi, c’était tellement tentant.
— Vas-tu enfin arrêter d’embêter notre Capitaine vieille boule de gomme ? ajouta Crag, resté au volant du bolide.
— Oh ça va vieux tas de ferraille rouillée.
— Bon ça suffit vous deux.

Arrivé dans le cyberlabe, Curtis installa Maeva dans le petit salon et approcha une tasse de café chaud de son nez afin qu’elle puisse reprendre connaissance. Elle émergea rapidement, elle ouvrit les yeux timidement mais elle ne put rien voir de ce qui l’entourait, elle fut directement happée par la montre du Capitaine qui commençait de suite la séance d’hypnose.

— Bonjour Maeva, j’ai quelques questions à te poser, j’attends des réponses claires et précises.
— Je répondrai à toutes vos questions, Monsieur.
— C’est parfait Maeva. Qui étaient présents à la réunion d’hier matin ?
— A notre réunion d’hier matin, étaient présentes toutes les parties prenantes à notre projet de domination des neuf Mondes, à l’exception du Général Brody
— Quelles étaient nommément les personnes présentes ?
— Mon père, le Président et le premier ministre de Katan, le Premier ministre de Saturne, ainsi que le Général Karvel de Katan et l’amiral Drew de Saturne.
— Quel était l’objectif de cette réunion ?
— Nous faisions un point sur la mise en œuvre de notre projet. Notre Président souhaite que nous commencions les premières implantations dans moins de trois mois.
— Etes-vous prêts ?
— Pas tout à fait. Si la première cible est petite nous devrions pouvoir fournir mais si elle est plus grande nous aurons du mal à produire à grande échelle notre produit. Nous avons un chercheur supplémentaire qui nous aide à trouver une solution pour multiplier notre matière première sans diluer ses effets.
— Qui dirige les opérations dans le complexe ?
— C’est mon père mais il avance en âge et je fais maintenant plus que de le seconder, même aux yeux du Président.
— Qu’est-ce qui vous motive, qu’allez-vous gagner ?
— Le plaisir d’anéantir les terriens.
— Anéantir les terriens, pourtant vous êtes vous-même terrienne ?
— Oui mais à cause des terriens je n’ai pas pu profiter de mon père lorsque j’étais enfant et ma mère est morte sans l’avoir à ses côtés pour la soutenir durant les derniers mois de sa vie. Donc tout comme mon père je suis bien contente de travailler à la réussite de ce projet.
— Une dernière question, où sont stockées les données de vos recherches ?
— Elles sont toutes référencées dans le complexe.
— Où se trouvent les sauvegardes ?
— Mon père a tellement peur que quelqu’un nous vole nos recherches que toutes les sauvegardes se trouvent également dans le complexe et dans notre maison.
— Parfait Maeva, je vous remercie d’avoir répondu à toutes mes questions. Vous allez maintenant fermer les yeux et vous pourrez les ouvrir dans quelques minutes lorsque je vous le dirai.
— Entendu.

Il fit signe à Mala de se dépêcher, ils entraînèrent la jeune femme dans la aircar puis se dirigèrent à vive allure vers le parc. Curtis fit descendre Maeva et la guida à l’intérieur du parc. Il lui demanda d’ouvrir les yeux. Elle le regarda, au départ un peu surprise mais n’osa pas poser de question. Elle pensa que la fatigue l’avait entraînée quelques minutes dans ses songes.

— Tu sembles épuisée, souhaites-tu que nous nous dirigions vers le restaurent ou préfères-tu que nous continuons à nous promener dans le parc ?
— Je souhaiterais que nous nous asseyons un peu sur le banc pour nous reposer un peu.
— Entendu. Très bonne idée.

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LudyNewton

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Mer 22 Nov 2017 - 03:51
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Frégo 80
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Salut Ludy!


Merci pour cette courte suite et un des fameux commentaires de Mala! Good Laughing
Heureusement que notre  Flam  n'agit pas seul dans cette mission!  Il y a potentiel à ce qu'il se prenne à son propre jeu! Tu as bien choisi le titre de ton histoire ! Good Mr. Green


A+ 


Frégo  Cool
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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

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Ven 24 Nov 2017 - 21:19
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LudyNewton
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonsoir

Oui Frego difficile de ne pas se prendre au jeu. Moi aussi je ne pensais pas repartir pour autant de pages. J'ai quelques idées pour continuer. Concernant notre Flam il n'a d'yeux que pour Joan . Donc pas trop risque avec Maeva. Quoi que... Langue réponse dans cette suite.
Bonne lecture

Bises

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Ils restèrent quelques minutes sans rien dire puis Maeva demanda à Rodrick comment il se sentait dans le complexe. Elle voulait savoir s’il avait l’intention de rester avec eux ou bien si une fois son engagement pris avec le Général Brody terminé, il partirait.

Rodrick se montra assez évasif. Il lui laissa entendre que de son côté il ne resterait uniquement s’il sentait qu’il leur apportait quelque chose et s’il était assuré d’être davantage intégré. Il voulait se donner pleinement et pensait parfois ne pas avoir toutes les informations pour mener à bien toutes ses explorations.
Maeva commença à se rapprocher de lui sur le banc et lui prit la main droite.

— Comme je te l’ai dit hier, Mon père t’apprécie beaucoup. Nous travaillons sur un projet stratégique et confidentiel pour notre Président et nous ne pouvions pas te dévoiler tous les tenants et aboutissants sans être assurés de ta loyauté et de ton implication.
— Concernant ton père, je suis ravi de l’entendre. J’avoue que j’avais du mal à savoir ce qu’il pensait de moi.
— J’ai discuté avec lui hier soir et j’en ai profité pour lui exprimer ce que j’éprouvais pour toi et notre souhait à tous les deux de ne pas brûler les étapes. Il est heureux pour moi mais il pense tout de même que c’est une sage décision que de prendre notre temps. Il faut dire qu’il m’a, jusque-là, surprotégée et la contrepartie c’est que du coup je n’aurais jamais été capable de rencontrer quelqu’un et il commence enfin à en prendre conscience. Il est d’accord pour que nous t’impliquions d’avantage. Demain nous pourrons faire un point avec lui pour en parler plus explicitement.

— Je te remercie Maeva pour la confiance que vous m’accordez.
— Que dirais-tu d’aller au restaurant maintenant ?
— Avec plaisir, très chère.

Elle lui reprit la main pour se diriger vers le restaurant. Jouer cette comédie le mettait assez mal à l’aise. Heureusement, cela ne devrait pas durer longtemps. Si son plan fonctionnait dans quelques jours, ce ne serait plus que du passé. Il pourrait enfin reprendre le cours de sa vie, avec sa tendre Johann.

Après un bon petit repas assez simple, mais toutefois gustativement intéressant, ils repartirent tranquillement vers le complexe, à nouveau main dans la main. C’était pour l’instant la seule partie de son corps qu’il lui avait accordée alors Maeva avait décidé d’en profiter. Cela lui permettrait au minimum de confirmer ses dires auprès de son père dans le cas où il les croiserait. Elle avait compris que Rodrick n’était pour l’instant pas prêt à être plus démonstratif dans ses sentiments. Si tout comme elle, il n’avait pas eu d’autres expériences, il était novice dans ce type de relation et ils apprendraient ensemble. Au moins elle serait la première et n’avait pas à craindre les comparaisons. Ils poursuivirent leur promenade dans le parc du complexe. Maeva en profita pour lui faire découvrir d’autres serres installées en retrait du laboratoire principal. Là où ils avaient commencé la production en masse des plantes nécessaires à leur projet.

Ils finirent par rentrer et Curtis lui proposa de l’aider à préparer à manger. Elle accepta, toute contente. Si elle avait su qu’il avait suggéré cette occupation uniquement pour ne pas lui donner l’occasion de tenter de se rapprocher davantage, elle n’aurait pas autant souri.

Le repas du soir se déroula comme les autres, son père avait décidé de ne pas faire cas de l’évolution de leur relation pour ne pas les mettre mal à l’aise, surtout Rodrick qui lui semblait très réservé, limite introverti.

— Rodrick ?
— Oui Maeva ?
— Que dirais-tu de faire un petit tour dans le parc avant que la nuit ne tombe complètement ?
— Si tu veux mais pas longtemps car je ne te cache pas que je me sens un peu fatigué et demain nous réattaquons une semaine de travail intense. J’ai pas mal de résultats d’expérience à contrôler.
— C’est parfait, même un petit tour d’une demi-heure nous fera le plus grand bien.
— Dans ce cas entendu, je te suis volontiers, ma chère.
— Au revoir Monsieur Kawel, à demain.
— A demain Rodrick, au fait, tu peux m’appeler John.
— Entendu Monsieur Ka, pardon, John lui répondit-il en lui serrant chaleureusement la main.

Maeva lui attrapa la main gauche, cette fois, et ils sortirent de la maison des Kawel.
Ils marchaient depuis quelques minutes lorsqu’elle s’arrêta et le lâcha pour effleurer délicatement son bras gauche de sa main. Elle effectuait des petites caresses légères. Ce massage n’aurait probablement pas été désagréable et ne l’aurait pas laissé indifférent s’il avait été fait par Johann. Mais là il ne ressentait rien du tout. Pour ne pas éveiller des soupçons chez la jeune femme, il se força à simuler une forme de plaisir. Maeva se sentit encouragée et décida de remonter légèrement la manche de sa chemise afin de toucher directement sa peau. Elle fut de suite intriguée par sa montre. Curtis s’en aperçut. S’il était bien une chose qu’il avait observée chez Maeva c’était sa beauté mais surtout son intelligence et son esprit vif. Si son cœur n’avait pas complètement appartenu à Johann et si elle n’avait pas été du mauvais côté de la frontière, il aurait pu être attiré par cette scientifique. Il préféra de suite éviter les questions qu’il pouvait déjà imaginées, en lui détournant l’attention. C’est donc à contrecœur qu’il l’embrassa, puis la serra assez fortement dans ses bras. Cependant, sans aucune mesure avec la force avec laquelle il avait serré Johann la première fois qu’il l’avait tenue dans ses bras depuis qu’ils étaient ensemble.

Maeva était aux anges, sur un petit nuage. Elle ferma les yeux pour profiter encore plus de ce baiser. Le premier qu’elle recevait. Elle avait entre-aperçut sa montre, elle l’avait trouvé d’un côté très originale et de l’autre il lui semblait qu’elle ne lui était pas inconnue. Mais cela n’avait pas d’importance, il venait enfin de l’embrasser et c’était le plus important. Il relâcha délicatement l’étreinte et la regarda intensément.

— Maeva ?
— Oui Rodrick ?
— J’espère ne pas t’avoir trop brusquée ?
— Non pas du tout, je suis ravie.
— Tant mieux alors. Tu ne m’en voudras pas alors de me retirer dans ma chambre. Je tombe de fatigue.
— Non bien sûr. Tu m’avais prévenue
— En effet, bonne nuit ma Chère.
— Bonne nuit Rodrick.

Une fois dans sa chambre, il passa en tenue de nuit et se coucha. Tout comme les autres soirs où il avait communiqué avec le cyberlabe, il se calfeutra sous les draps et commença à envoyer un message avec sa montre. Il n’avait pas du tout confiance en Maeva et son père et il les croyait bien capables, ces maniaques du contrôle, d’avoir mis des caméras y compris dans les chambres. Il demanda à Mala et Crag de contacter au plus vite le Général Garnie afin de lui demander de dépêcher une équipe sur Saturne et une autre sur Katan pour appréhender les personnes qui avaient été citées par Maeva lors de son interrogatoire. Il leur préconisa de lui envoyer directement la video dans le cas où le Président demanderait une justification de ces interpellations compte tenu de l’identité de certains noms cités. Il demanda à Mala de le prévenir une heure avant qu’ils interviennent sur Katan car il tenait à s’occuper personnellement de l’arrestation du Professeur Kawel et de sa fille. Dans l’idéal, ils stationneraient en voiture non loin de l’entrée du Complexe afin que dès l’arrestation faite, ils puissent tous se rendre au cyberlabe. Il ajouta une demande personnelle à l’attention du Général. Il souhaitait qu’il empêche à tout prix Johann de se joindre à la mission. La connaissant, elle serait capable de venir ne serait-ce pour le revoir plus tôt. Non pas qu’il ait peur qu’elle croise Maeva, mais il ne voulait pas qu’elle prenne le moindre risque. Il ne pouvait bien sûr pas dire ni à Mala ni au Colonel pourquoi il était encore plus attentif à sa protection.

Mala l’assura qu’il allait bien transmettre les messages et qu’il le préviendrait dès qu’il aurait un retour d’Ezla. Concernant Johann il ne fut pas du tout surpris, après tout, il agissait déjà comme cela avant qu’ils soient ensemble alors il n’était pas surprenant qu’il continue à vouloir la préserver.

Ezla venait de raccrocher de l’appel avec Mala, il était 5 heures du matin. Il contacta directement le Colonel Kleen pour lui faire un topo de la situation. Il exigea de lui de ne pas faire partir Johann quelle que soit la moue, les mimiques ou chantages qu’elle pourrait lui faire. Elle n’avait toujours pas donné officiellement sa démission et donc comme elle s’était remise de son accident, rien ne pouvait l’empêcher de débouler le lendemain au QG. Elle serait très vite au courant de la mission ne serait-ce que par Lucas. Matt lui promis de gérer Johann. Il se doutait bien que s’il ne tenait pas cette promesse ce ne serait pas le Général, son hiérarchique qui serait son plus gros problème mais le Capitaine Flam. Ils décidèrent, compte tenu de l’heure, d’en reparler directement au QG dans deux heures à peine. Ils valideraient ensemble les participants à la mission et ceux-ci devraient partir avant la fin de matinée. L’objectif étant qu’ils puissent lancer en simultané les opérations sur Saturne et Katan le lendemain en fin de matinée.

Lucas prit son petit déjeuner avec Johann puis il partit travailler tout content en pensant au WE qui approchait et qui lui permettrait de consolider encore plus sa relation avec Sarah et Tommy.

Après avoir pris un petit bain, Johann demanda au Professeur s’il ne voyait pas d’inconvénient à ce qu’elle retourne à la piscine. Il lui donna son accord et même l’encouragea à le faire cela ne pourrait lui faire que du bien. Cela l’aiderait peut être également à évacuer une partie du stress qu’elle ressentait suite à l’absence de Curtis qui commençait à durer. Elle n’avait pas besoin d’en parler, il voyait très bien chaque jour ses yeux perdre de leur éclat et sa mine rester de plus en plus souvent fermée. L’euphorie qui avait suivi son appel le WE dernier était maintenant bien loin. Même Mala ne donnait plus de nouvelles. Elle savait très bien ce que cela signifiait. Soit il s’était passé quelque chose de grave ou bien ils allaient bientôt passer à l’action et dans les deux cas Curtis lui avait probablement interdit de la prévenir pour ne pas l’inquiéter inutilement.

Elle décida de se rendre au QG. Elle prévint le Professeur qu’elle sortait se balader. Elle ne lui avait pas menti, après tout elle ne faisait rien de mal et ne courrait aucun risque à rendre visite à ses collègues. Elle avait toutefois préféré lui taire la destination prévue car elle se doutait qu’il devinerait le fond de sa pensé et qu’il aurait même été capable de contacter Mala pour les avertir de sa démarche.

Elle marchait d’un pas soutenu et n’était maintenant qu’à 2 minutes de l’entrée du bâtiment lorsque son téléphone sonna.

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LudyNewton

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Lun 27 Nov 2017 - 02:58
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Salut Ludy!


Tu sais vraiment maintenir le suspense! Good Master Je retiens vraiment mon souffle concernant qui est à l'autre bout de ce téléphone ! Run Je garde en mémoire l'expérience de la mère du petit Arthur avec les appels de portable! horified


Bonne chance pour la suite! jump jump jump jump


A+


Frégo  Cool
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Lun 27 Nov 2017 - 20:37
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LudyNewton
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonsoir,

Une petite suite pour permettre à Frego de souffler. Langue
Merci pour ton message et tes encouragements.

Voici la suite

Bonne lecture

Bises

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C’était Sarah. Heureusement qu’elle avait vu le numéro s’afficher car sinon elle aurait été incapable de la reconnaître. Elle ne distinguait que des sanglots au bout du fil.

— Sarah ? Que se passe-t-il ? Il est arrivé malheur à Tommy ? s’enquit la jeune femme rapidement.
— Non, je…. Je Tommy va bien mais je….
— Chut calme-toi. Respire un bon coup et raconte-moi tranquillement.
— C’est Lucas il….il….
— Comment ça Lucas ? Il va bien il m’a quitté il y a à peine une demi-heure pour partir travailler.
— Il vient de m’appeler pour m’informer qu’il partait en mission. Il voulait que je te prévienne.
— Je comprends. Tu sais cela fait partie de son job de partir à tout moment en mission.
— Je le sais bien mais comme notre relation a pris une grosse accélération ces derniers temps. J’ai un très mauvais pressentiment. Je suis désolée Johann, tu dois vraiment me trouver ridicule.
— Non pas du tout Sarah. J’ai réagi de la même façon avec Curtis et crois-moi que je suis partie suffisamment en mission avec lui pour savoir à quel point il se défend bien. En attendant ne t’inquiète pas je commençais à avoir des doutes et je suis devant le QG. Je vais voir Matt ou Ezla pour avoir plus d’information. Je te tiens au courant. Je crains qu’il ne faille reporter notre petite escapade à la campagne.
— Oui c’est clair, je t’avoue que je n’en ai même plus envie.
— Ne t’inquiète pas dans pas longtemps je suis sûre que nous pourrons même y aller avec Curtis.
— Il t’a prévenu de son retour ?
— Non mais je suppose, peut-être à tort que la mission de Lucas est en rapport avec celle de Curtis. Ils vont probablement passer à l’action et ont besoin de renforts.
— Espérons que tu aies raison. Avec Curtis il ne craint rien.
— Bon je te laisse Sarah, je vais essayer de les intercepter avant leur départ. Je te rappelle dès que j’en sais plus.
— Merci beaucoup Johann pour ta compréhension.
— De rien Sarah, je passe à l’hôpital si tu veux juste après comme ça nous pourrons discuter tranquillement, ce sera mieux que par téléphone.
— Entendu. A tout à l’heure.

Johann pénétra dans le QG et se précipita dans le bureau de Matt. Comme elle le craignait elle ne trouva personne. Elle se dirigea donc vers celui d’Ezla et frappa à la porte. Elle fut heureuse d’entendre la voix du Général Garnie autoriser le visiteur à entrer.

— Bonjour, Ezla
— Bonjour Johann. Que fais-tu ici ? Tu n’es pas en convalescence ?
— Très juste Ezla mais je suis passée pour dire bonjour. Il semblerait que Matt ne soit pas dans son bureau. Sais-tu où je peux le trouver ?
— Tu l’as malheureusement loupé de peu, ma petite Johann. Il vient de partir en mission il y a à peine une demi-heure.
— Lucas est parti avec lui ?
— Oui en effet.
— Puis-je te demander où ils sont partis ?
— Tu sais bien que non. Mais je suppose que cela ne te retiendra pas de poser la question, n’est-ce pas ?
— Bon alors je vais la poser différemment. Sont-ils partis pour Katan ?
— Curtis t’a déjà prévenu du plan ?
— Non mais maintenant tu es bon pour en dire plus.
— Oh ce n’est pas vrai Johann tu n’as pas honte de me faire tomber comme cela dans un piège.
— Je n’ai même pas cherché à te piéger. Si je suis là ce matin c’est que j’ai commencé à avoir un gros pressentiment concernant Curtis. Quand as-tu eu des nouvelles de sa part pour la dernière fois ?
— J’en ai eu ce matin à l’aube par l’intermédiaire de Mala.
— Sont-ils en danger, tu me le dirais cela au moins ?
— Je doute que Curtis apprécierait que je t’inquiète en te disant de pareille chose. Mais là en l’occurrence ils vont effectivement bientôt passer à l’action. Son plan est bien ficelé et je ne pense pas qu’il soit plus en danger que sur d’autres missions qu’il a accomplies jusque-là. Il a demandé des renforts pour appréhender tous les ennemis en même temps.
— Je comprends. Si tu savais à quel point il me manque.
— Je l’imagine Johann. Courage d’après ce que j’ai pu comprendre ce serait sa dernière mission.
— Oui Ezla, nous allons enfin pouvoir avoir une vie normale.
— Johann ?
— Oui ?
— Penses-tu vraiment qu’il soit capable de mener une vie normale ?
— Je ne peux pas en être sûre mais en tout cas c’est ce qu’il m’a promis et jusque-là il a toujours honoré ses promesses donc j’ai décidé de lui faire confiance et de le croire.
— Tu as tout à fait raison. Je le connais depuis des années et s’il y a quelqu’un qui peut le convaincre de consacrer sa vie à d’autres causes moins dangereuses c’est bien toi.
— Merci Ezla.
— Bon je vais me rendre à l’hôpital. Je vais rassurer Sarah sur le sort de Lucas.
— Entendu mais reste tout de même très évasive car l’opération comme tu t’en doutes doit rester confidentielle.
— Bien sûr Général. J’ai du mal à m’y faire.
— Moi aussi. D’ailleurs, sache que je ne t’en voudrai pas si tu me rappelais par mégarde Colonel.

Il la prit dans ses bras et lui demanda de bien se reposer et de ne pas s’inquiéter. Il l’appellerait lorsqu’il aurait du nouveau.

Comme convenu, Johann se rendit à l’hôpital où elle trouva Sarah et Tommy. Elle répondit du mieux qu’elle put à toutes leurs questions. Elle fut toute attendrie de voir à quel point le garçonnet s’inquiétait également pour Lucas.

Puis elle rentra à son appartement. Elle discuta un peu avec le Professeur, elle essaya de lui tirer les vers du nez sur la situation sur Katan mais elle se rendit vite compte que le pauvre avait encore moins d’information qu’elle. Elle prit son déjeuner puis se rendit à la piscine pour tenter de se détendre avec quelques longueurs.

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Mer 29 Nov 2017 - 20:36
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LudyNewton
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonsoir

Voici une suite pour enfin faire du ménage sur Katan.

Bonne lecture

Bises

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Pendant ce temps sur Katan, Curtis passa une nuit un peu agitée. Il était partagé entre l’enthousiasme de la fin de mission mais également légèrement angoissé car ce n’était pas seulement une fin de mission mais belle été bien la fin de toutes ses missions. Dans un sens il était soulagé de ne plus mettre sa vie mais surtout celle de Johann en danger mais dans un autre sens, il se sentait tout de même addict au danger. Ne serait-il pas en manque à la longue comme un drogué qui n’a pas pris sa dose. Il se connaissait et se doutait qu’il aurait, d’une façon ou d’une autre, besoin de ressentir des sensations fortes. L’adrénaline était l’un des lubrifiants indispensables à son équilibre. Il avait promis à Johann de ne pas retourner en missions autre que scientifiques et il tenait à ne pas revenir sur sa parole. Il finit par s’endormir puis se réveilla trois heures plus tard, un large sourire aux lèvres. Il avait trouvé. Il ferait un sport qu’il avait toujours souhaité pratiquer mais les occasions avaient manqué jusque-là, la course cybercar. Il retrouverait la vitesse qu’il appréciait en airmotolabe, la finesse du pilotage qu’il devait déployer avec le Cyberlabe dans les champs d’astéroïdes. En plus il pourrait toujours vendre à Johann qu’il avait été raisonnable en choisissant la course cybermobile plutôt que la airmotolabe qui présentait tout de même plus de risques. Et puis l’idée que Johann avait eue de monter un laboratoire pour soigner les enfants atteints d’une maladie génétique rare l’avait convaincu. Maintenant qu’il arrivait enfin à se projeter dans cet avenir sans missions périlleuses pour le compte du Président, il s’endormit paisiblement.

Le lendemain, comme évoqué par Maeva, il rencontra formellement après le petit déjeuner le professeur Kawel et sa fille. Celui-ci commença à lui expliquer qu’il avait toute confiance en lui et d’après ce qu’il avait compris des échanges avec sa fille il semblerait qu’il ne soit pas indifférent à son charme. De son côté il lui assura sa bienveillance et lui exprima son approbation.

Une fois cette introduction faite, le Professeur Kawel commença à rentrer timidement dans le sujet qui intéressait Curtis. Il lui parla de leur recherche, cette fois avec moins de tabou. Il considérait à présent le jeune homme comme faisant partie de la famille. Il lui parla de leur difficulté à multiplier la matière première, en l’occurrence les végétaux. Toutes leurs tentatives pour les reproduire synthétiquement avaient échoué et en serre ils avaient constaté que tout se passait comme si la plante ne pouvait pas être dupliquée à l’infini. Une plante ne pouvait en donné que trois maximum. Jusque-là, au stade de leur recherche, cela n’avait pas posé de problème, d’ailleurs ils n’avaient pas eu conscience de cette particularité mais maintenant que le Président souhaitait agir rapidement et à très grande échelle, cela allait rapidement poser de sérieux problèmes. D’autant plus que pour ne pas perdre la face devant le Président et les autres comparses, le père et la fille avaient décidé de ne pas révéler cette difficulté. Il n’alla pas jusqu’à lui dévoiler concrètement à quoi servirait le produit ainsi obtenu et le Capitaine Flam ne souhaitant pas les mettre mal à l’aise préféra ne pas poser de questions supplémentaires.

— Rodrick ?
— Oui John ?
— Aurais-tu une proposition d’explication de l’impossibilité à multiplier à l’infini cette race de végétaux ?
— Pour l’instant non mais nous pourrions nous rendre dans les serres avec Maeva aujourd’hui et regarder ce qu’il se passe.
— C’est une excellente idée, à deux vous trouverez je l’espère une explication ou sinon une solution de contournement.

Les deux jeunes gens l’abandonnèrent et passèrent la journée dans la serre. Maeva lui présenta les plantes aux différents stades de la multiplication. Curtis était intrigué car il n’avait jamais rencontré de végétaux présentant ce type de particularité.

Le soir venu, il expliqua au Professeur que pour l’heure il n’avait pas d’explication mais la nuit portant conseil il espérait trouver et commencer à explorer des pistes à compter du lendemain.

Le lendemain matin, juste après le petit déjeuner, les deux jeunes gens marchaient en direction de la serre principale, lorsque la montre de Curtis vibra. Il regarda discrètement le message sans que Maeva s’en aperçoive. C’était Mala qui l’informait comme convenu que l’opération commencerait dans une heure.

Parfait se dit-il, ses yeux brillaient, il allait enfin pouvoir passer à l’action. Le voyant d’un seul coup enthousiasmé, Maeva pensait que cela avait avoir avec leur relation. Elle avait envisagé qu’en mettant davantage Rodrick dans la confidence et en lui montrant que son père approuvait leur relation cela l’aiderait à se décoincer. Elle s’approcha de lui et lui prit la main et s’arrêta de marcher pour poser sa tête sur son torse. Elle avait encore le goût du baiser sur ses lèvres et elle espérait que cela n’était qu’un début. Il la regardait tellement intensément qu’elle se sentit pousser des ailes.

— Rodrick, que dirais-tu que nous nous isolions dans ta chambre avant de nous enfermer dans la serre.
— Tu oublies les caméras Maeva, que dira ton père s’il s’en aperçoit ?
— Ne t’inquiète pas pour cela. Je te propose justement d’aller dans ta chambre car là je sais où désactiver les caméras, ce qui n’est pas le cas dans la serre.
— Dans ce cas c’est une excellente idée ma chère, je te suis.

Ils se dirigèrent vers l’aile où se situait la chambre de Rodrick. La jeune femme pénétra à l’aide de son badge dans une petite pièce à l’entrée du couloir et commença à déconnecter l’ensemble des caméras de cette aile.

— Voilà nous sommes tranquilles pendant au moins une heure. Aucune alarme ne remontera d’ici là.
— Même pour informer qu’il n’y a plus du tout de surveillance ?
— Oui en effet, il y a plusieurs codes et celui-ci permet une interruption autorisée d’une heure. Alors nous n’avons plus de temps à perdre.
— Entendu, je vais te faire visiter ma chambre, ma Chère.
— Seulement ta chambre, ajouta-t-elle d’un ton espiègle qui lui glaça le sang
— Nous verrons si vous êtes sage, Mademoiselle Kawel.

A peine arrivé dans la chambre, il referma la porte à clé et se précipita sur la jeune femme. Il l’installa sur son lit et lui dit qu’ils allaient passer un bon moment tous les deux. Il attrapa une corde cachée sous son oreiller et l’attacha solidement aux barreaux du lit après l’avoir bâillonnée avec son écharpe.

Elle n’avait pas eu le temps de réagir. Il croisa son regard incrédule qui passa de la surprise à la peur. Que se passait-il ? Était-elle tombée sur un psychopathe comme elle en avait déjà vu dans des films ? Sa première expérience serait-elle finalement la pire qui soit avec un malade ? Elle qui avait toujours été surprotégée, c’était maintenant la terreur qu’elle exprima et une crise de larmes qu’elle ne put retenir explosa.

— Calme-toi Maeva, je ne te ferai aucun mal.
— Muuu Muuuu, avec le bâillon il était totalement impossible de comprendre ce qu’elle voulait dire. Cependant il perçut qu’elle souhaitait des explications.
— Ne t’inquiète pas je reviens de suite. Si tu fais exactement ce que je te dis il ne te sera fait aucun mal, ni à toi ni à ton père.
— Muuuu Muuuuu, tenta-t-elle de répondre en tirant sur ses liens.
— Chut, ne bouge pas à tout de suite, ma chère.

Il referma la porte à clé et se dirigea comme si de rien n’était vers l’aile principale. Il frappa à la porte et pénétra dans le bureau du professeur Kawel après y avoir été autorisé.

— John, je souhaitais aborder un point personnel avec vous, êtes-vous disponible ?
— Bien sûr Rodrick, approche-toi et prend un siège, je t’écoute.

Rodrick s’approcha un grand sourire aux lèvres. A la grande surprise du Professeur, il contourna le siège qui lui avait été proposé pour se précipiter sur le vieillard en le menaçant de son arme.
Tout se passa très vite. Il le conduisit ensuite à la sortie du complexe ou Mala l’attendait avec un aircar. Il lui confia le Professeur puis il repartit chercher Maeva. Ils gagnèrent ensuite tous les quatre le cyberlabe et enfermèrent le père et la fille dans la réserve ou quelques jours auparavant avait séjourné Laureen.
Curtis rejoignit Crag au poste de pilotage et lança un appel à destination du Général Garnie.

— Bonjour, Général. Comment vas-tu ce matin ?
— Très bien Capitaine et toi, comment cela se passe-t-il ?
— Le Professeur Kawel et sa fille sont avec nous dans le Cyberlabe. Nous leur avons réservé un appartement de choix dans la réserve.
— Quel luxe !
— En effet. J’ai pu interroger suffisamment Maeva pour savoir que toutes leurs recherches et sauvegardes se trouvent sur le complexe. J’ai profité du temps passé pour en faire le tour et je souhaiterais tout détruire avant de quitter Katan.
— Je te fais confiance mais je suppose que ce n’était pas mon aval que tu attendais.
— Oui et non. Disons que j’attendais surtout d’être sûr que l’équipe qui devait appréhender les autres malfrats sur Katan avait terminé sa mission. Inutile de leurs créer des difficultés supplémentaires.
— En effet, dans ce cas je contacte Matt et reviens vers toi.
— Entendu, nous attendons ton feu vert.

Une bonne demi-heure plus tard, le Général les contacta pour leur indiquer que les arrestations aussi bien sur Katan que sur Saturne étaient toutes terminées. Le Capitaine pouvait donc procéder à la destruction du complexe. Ils convinrent ensuite que les trois équipes se rendraient sur Cerberus pour déposer leurs prisonniers respectifs.

Curtis demanda à Crag de décoller et de raser la totalité du complexe, y compris les serres qui se trouvaient un peu à l’écart. Même s’il savait que c’était la meilleure solution, il eut tout de même un pincement au cœur en pensant au gâchis de cette destruction. Ce complexe aurait pu permettre de faire tant de bonnes actions. Cependant en l’état actuel il préférait éviter qu’il ne tombe entre d’autres mains aussi mal attentionnées que celles des Kawel.

Deux jours plus tard, ils se retrouvèrent tous sur Cerberus. Le Capitaine avait décidé de ne pas enclencher le vol oscillatoire. Même s’il était pressé de rentrer sur Terre, il souhaitait que cette dernière mission soit bien complètement achevée. Il décida donc d’être présent lors de la remise de l’ensemble des prisonniers à la prison de Cerberus.

Après quelques échanges amicaux avec Matt et Lucas ils se séparèrent et décidèrent de se faire un bon petit repas ensemble sur Terre d’ici quelques jours.
De retour dans le cyberlabe, il s’installa au poste de pilotage aux côtés de Crag et de Mala.

— Maintenant, direction la Terre. Crag, enclenche le vol oscillatoire, il faut absolument que nous arrivions demain en tout début d’après-midi.
— Tu ne nous laisse pas une grande marge. Johann t’a posé un ultimatum pour que tu sois si pressé ? demanda Crag.
— Pourquoi ne l’appellerais-tu pas pour la rassurer ? Cela nous donnerait moins de stress pour rentrer, ajouta Mala.
— Pas question de l’appeler et je vous remercie d’en faire de même. Ne joignez pas non plus le Professeur, je veux absolument lui faire une surprise.
— A tes ordres Capitaine, répondirent d’une même voix l’androïde et le robot métallique.

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Jeu 30 Nov 2017 - 02:24
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Salut Ludy!


Pour un ménage, c'est un fameux ménage! Unbelievable Ca me rappelle étrangement quelqu'un!  Rolling Eyes Mr. Green  Il reste maintenant à préparer les retrouvailles de nos tourtereaux  Flam  et  JoanNaughty  Il reste à voir comment Johanne va accueillir  son projet de devenir pilote d'aerocar!  Mort de Rire   Heureusement que ce plan de dominer les neufs ait pu être étouffé dans l'œuf, ou plutôt à la jeune pousse! Shocked


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Jeu 30 Nov 2017 - 18:49
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonsoir Frégo

Merci pour ton message Smile
Limeye et Flamme ont complètement déserté Pleure Pleure au moins tu es là alors voici une petite suite.

J'hésite à continuer et parler de leurs vacances tu en penses quoi ?

En attendant bonne lecture de ce tout petit bout

Bises

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La piscine lui avait fait le plus grand bien. Elle se rhabillait tranquillement dans la cabine, lorsque son regard fut attiré par son reflet dans le miroir. Même si c’était encore très timide, elle prit conscience des changements de son corps, son ventre commençait à s’arrondir. C’était vraiment très léger et elle se demandait si Curtis s’en apercevrait. Quoi qu’il semblait tellement l’observer sur toutes les coutures par moment qu’il serait bien capable de voir l’évolution. Elle rentra à son appartement et se remémora une des dernières conversations avec Mala. Celui-ci lui avait répété de la part de Curtis de décider pour les vacances. Elle se dit qu’elle n’avait pas été assez perspicace cette fois-là car rien que cette phrase aurait pu lui permettre de se douter qu’il avait l’intention de passer à l’action très prochainement.

Elle décida donc de regarder les destinations qui pourraient leur convenir à tous les deux. Elle voulait à la fois une destination romantique mais connaissant Curtis, il apprécierait qu’il y ait aussi des visites à faire. En tout cas il valait mieux ne pas trop attendre pour partir et profiter qu’elle n’en était qu’à son premier trimestre de grossesse, cela serait plus simple de voyager maintenant que plus tard.
Elle trouva un site super sympa où après avoir rentré les critères qui l’intéressaient, une liste de destinations était proposée avec pour chacune d’elle un résumé des points forts.

Elle surfa quelques instants et fut convaincue par l’Italie. Cette destination présentait de nombreux avantages. Peu d’heure de vol, ils pourraient même le faire sous forme de croisière ainsi même Curtis n’aurait pas à piloter et se reposerait. Elle combinait aussi bien le côté romantique avec Venise que les intérêts archéologiques avec les édifices anciens de Rome notamment.

Le Professeur rentra de l’hôpital. Il lui demanda si la séance de piscine avait été bénéfique. Johann lui expliqua à quel point elle lui avait fait du bien. Puis elle lui demanda s’il savait si Curtis avait déjà été en Italie.

— A ma connaissance il ne me semble pas. Nous l’avions envisagé plusieurs fois mais nous nous sommes souvent retrouvés sur Deneb pour étudier les anciennes civilisations.
— Qu’en penses-tu ?
— Je pense que c’est une excellente idée.
— Oui et même si je suis persuadée que cela ne posera pas de problème avec ma grossesse, je poserai tout de même la question demain au docteur Higgins
— Justement Johann, je voulais te poser une question.
— Je t’écoute Professeur ?
— Souhaites-tu que je t’accompagne demain à ton rendez-vous ?
— Je te remercie de le proposer. J’y ai longuement pensé, sachant qu’il y avait très peu de chance que Curtis puisse être là. Finalement je préfère y aller toute seule. Après tout il y a de nombreuses femmes enceintes dont le mari à des obligations professionnelles l’empêchant de se libérer pour une première écho. Donc ne t’inquiète pas j’irai comme une grande.
— Comme tu veux Johann mais sache que si tu changes d’avis, je serai à l’hôpital pour Tommy de toute façon donc je pourrai t’y rejoindre.
— Merci Professeur. Je sais que je peux compter sur toi.
— Bon je vais me faire une soupe rapide et je vais m’allonger. La piscine m’a provoqué une bonne fatigue physique. Je sens que Curtis ne va pas tarder à rentrer et j’aimerais être en pleine forme pour son retour mais également pour nos vacances.
— Sage décision en effet. Repose-toi bien.
— Merci Professeur.

Le lendemain elle s’accorda une belle grasse matinée. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, le Professeur était déjà parti pour l’hôpital. Elle prit tout son temps pour déjeuner et se préparer puis se décida pour une petite balade dans le parc. De retour à la maison, elle n’avait pas faim, tout comme ces derniers jours. Elle se força à prendre une pomme et un verre de lait. Heureusement que le Professeur n’était pas là, il lui aurait fait la morale. Etait-ce une question à poser au Docteur Higgins ou non ? Elle finissait par se demander si cette perte d’appétit était due à la grossesse ou bien à l’absence de Curtis. Dans tous les cas ce n’était pas bon ni pour elle ni pour le bébé et pouvait expliquer la fatigue qu’elle ressentait de plus en plus. Elle s’allongea ensuite une bonne demi-heure avant de prendre la direction de l’hôpital.

Elle se présenta à l’accueil des consultations où on lui annonça que le Docteur Higgins avait une bonne demi-heure de retard. Johann ne fut pas surprise, les médecins, toutes spécialités confondues, étaient rarement connus pour leur ponctualité. De toute façon, elle avait pris ses précautions en apportant sa tablette pour peaufiner la proposition de vacances qu’elle ferait à Curtis à son retour.

Elle était plongée dans le descriptif d’une des croisières lorsque la secrétaire l’appela enfin.

— Mademoiselle Landore, vous allez pouvoir me suivre.
— J’arrive tout de suite. Elle rangea sa tablette dans son sac à main et suivit la jeune femme jusqu’à l’entrée d’un bureau, sans prêter attention à la salle d’attente pleine à craquer.
— Bonjour, Mademoiselle Landore, entrez je vous prie. Pardon, vous aussi Monsieur vous pouvez bien entendu l’accompagner.
Johann releva la tête et se retourna d’un seul coup, elle avait bien entendu. Il était là, juste derrière elle et lui affichait son plus beau sourire, visiblement fier de sa surprise.
— Mais comment est-ce possible ? Comment as-tu su ? demanda-t-elle en le regardant les yeux pétillants
— Tu ne pensais tout de même pas que je louperai le premier rendez-vous avec notre crevette.
— Oh Curtis, je suis tellement heureuse que tu sois enfin rentré.
— Mademoiselle Landore, vous pouvez retirer votre chemise et conserver votre soutien-gorge s’il ne contient pas d’armatures métalliques. Nous allons pouvoir commencer l’échographie.

Johann se déshabilla et déposa son sac, sa veste et sa chemise sur une chaise non loin de la table d’examen sur laquelle elle se hissa. Curtis ne l’avait pas quitté des yeux. Lorsqu’elle croisa son regard, il fit un geste avec sa main pour simuler son ventre arrondi avec un grand sourire. Johann se réjouit, il ne lui avait vraiment pas fallu beaucoup de temps pour voir l’évolution si petite fut-elle.

— Je vais vous mettre un peu de gel, cela va être un peu froid au départ.
— Entendu.

Curtis se rapprocha et prit la main de Johann, le Docteur Higgins commença l’examen et ils tournèrent tous les deux la tête en direction de l’écran. Johann se doutait que Curtis n’avait pas besoin de l’interprétation de la Doctoresse mais il l’écouta et se positionna comme n’importe quel père ébloui et ému en voyant les premières images de son enfant.


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Sam 2 Déc 2017 - 09:22
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Hello

Un tout petit bout, en attendant de savoir si je continue avec les vacances Question

Bonne journée

Bises

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Johann écoutait attentivement le Docteur Higgins, elle regardait émerveillée l’écran mais pour l’instant, il lui était difficile de bien visualiser tout ce qu’elle lui disait. Il était encore trop tôt pour un profane de se rendre compte de ce qu’il y avait à l’écran. Elle se tourna plusieurs fois en direction de Curtis pour l’observer. Il semblait détendu et regardait l’écran sans laisser paraître la moindre inquiétude ce qui la rassura encore bien plus que les paroles de la Doctoresse.

— Cette première écho est conforme et votre bébé se développe normalement maintenant j’aimerais que vous me parliez un peu de vous. Je souhaiterais savoir comment vous vivez cette grossesse ?
— Je suis très heureuse d’autant plus que les nausées ont maintenant totalement disparu depuis plus d’une semaine.
— C’est une excellente nouvelle. Par contre même si je ne vous connais pas beaucoup, vous me semblez particulièrement fatiguée. Est-ce que je me trompe ?
— Non effectivement, je suis très fatiguée et … commença à répondre Johann en regardant Curtis qui commençait à froncer légèrement les sourcils.
— Continuez, n’ayez crainte, à moins que vous préfériez que nous en parlions uniquement toutes les deux ? ajouta la Doctoresse
— Non, non cela va, je n’ai pas de secret vis-à-vis du père de mon enfant. Je voulais ajouter que depuis quelques jours j’ai beaucoup de mal à m’alimenter. J’ai perdu l’appétit. Je me force à manger au moins un fruit ou de la soupe mais cela me demande un gros effort.
— Pourtant les nausées ayant disparu vous ne devriez pas avoir ce type de difficulté.
— Je pense que ce n’était que passager. J’ai été très inquiète ces derniers jours et maintenant que tout va bien je suis persuadée que tout va rentrer dans l’ordre, répondit-elle en regardant Curtis.
Curtis ne l’avait pas quittée des yeux. Il était convaincu qu’il n’était pas étranger à l’inquiétude dont parlait Johann. Il n’avait pas conscience qu’elle s’était autant angoissée et commença à se demander si elle n’avait pas payé chère sa petite surprise.
— Parfait dans ce cas, inutile de vous expliquer que plus vous éviterez le stress et plus vous vous ménagerez et mieux ce sera pour vous deux. Avez-vous des questions avant que nous planifions le prochain rendez-vous ?
— Oui en effet. Je souhaitais savoir si vous voyez une objection à ce que je me déplace en navette durant quelques heures seulement ?
— Vous envisagez de quitter la Terre ?
— Non juste un aller-retour vers le continent européen dans les prochaines semaines.
— Dans ce cas non cela ne posera pas de problème.
— Je suppose qu’il n’y aura de la même façon aucun risque pour faire des aller-retour sur la Lune, intervint Curtis.
— Non en effet, nous en parlerons au cours de nos différents contrôles mais normalement jusqu’au début du dernier mois il ne devrait pas y avoir de contre-indication.
— Merci Docteur Higgins répondirent en même temps Johann et Curtis.
— Bon donc si vous n’avez plus de question, je vous propose que nous regardions pour programmer la date de notre prochain rendez-vous.

Ils sortirent de l’hôpital et marchèrent en direction du petit parc en face. Johann s’arrêta et se blottit dans ses bras. Il l’enlaça et puis il releva son petit menton et l’embrassa passionnément.
— Je suis désolé mon amour de ne pas t’avoir prévenu de suite que tout était sous contrôle. Je voulais tellement te faire la surprise d’arriver pour l’écho.
— Ce n’est pas grave le principal est que maintenant tu es rentré sain et sauf. Mais comment as-tu su pour le rendez-vous ?
— C’est le Professeur qui me l’a dit. J’avoue m’être posé des questions en constatant que tu ne m’en avais pas parlé.
— Je ne voulais pas te déconcentrer avec cela.
— Avec cela ? Tu en parles comme si ce n’était pas important. Je te signale que tu parles de notre enfant. Et il est à mes yeux bien plus important que ne l’était cette mission.
— Excuse-moi je ne voulais vraiment pas te déconcentrer.
— Johann, je te rappelle que je veux que tu puisses tout me dire.
— Oui je sais, je pensais bien faire. Mais en attendant je suis ravie que le Professeur te l’ai dit et que tu aies pu venir. Sinon peux-tu me donner des nouvelles de Lucas et de Matt bien sûr ?
— Tout le monde va bien. Cette mission était un vrai jeu d’enfant. Ezla a parfaitement bien coordonné toutes les équipes.
— Et toi je ne doute pas que tu avais bien préparé le terrain.
— Disons que j’y ai bien contribué, répondit-il avec un léger sourire.
— Tu as bien fait de parler pour Tycho, excuse-moi de ne pas y avoir pensé.
— Ce n’est pas grave. En tout cas il semblerait que tu aies trouvé la destination de nos vacances.
— Oui en effet. J’ai trouvé une croisière fort sympathique en Italie. Je te montrerai lorsque nous serons rentrés et si cela te convient nous pourrons réserver.
— Ah l’Italie, c’est une très bonne idée. Nous pourrons partir dans quelques jours lorsque tu seras un peu moins fatiguée.
— Oui je ne sais pas pourquoi mais je pense que je vais très bien dormir cette nuit.
— Que dirais-tu de rentrer à présent ? J’avoue que j’ai un peu faim et je vais tâcher à te faire manger également d’après ce que j’ai compris.
— Avec plaisir. Tu vas le réapprendre à manger, dormir et pour le reste je te laisse deviner.
— Comptes sur moi mon Amour.

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Lun 4 Déc 2017 - 04:11
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Salut Ludy!


Merci pour cette suite très  Wow Wow Wow flower flower flower flower  ! Prends bien ton temps pour décider de ce que tu veux faire pour la suite des événements de ce récit. Perso, conclure represente encore un défit! Mr. Green  Je pense aussi que  Flam  et  Joan  les méritent ces vacances! Angel Mr. Green


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Lun 4 Déc 2017 - 18:51
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Hello

Je ne publie rien ce soir par contre merci pour ton message et je pense que tu as entièrement raison. Je m'en veux déjà de ne pas avoir fini la précédente histoire et celle-là j'ai vraiment envie de la mener jusqu'au bout. J'ai des idées qui se bousculent il faut maintenant que je les organise. Et oui entièrement d'accord avec toi il manque deux choses que tu as soulevées dans ce message et dans un autre: Les vacances et la réaction de Johann quand il lui apprendra sa nouvelle passion Run

Excellente soirée et à très bientôt pour la suite. Hello

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Ven 8 Déc 2017 - 20:53
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonsoir,

J'ai trouvé un petit peu de temps pour continuer. Alors voici la suite.

Bonne soirée et bonne lecture

Bises.

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Ils rentrèrent à l’appartement. Curtis demanda à Johann de se reposer pendant qu’il allait s’occuper de leur préparer le dîner avec ce qu’il trouverait dans son réfrigérateur et son congélateur. Ils mangeraient seuls ce soir, Lucas venait d’appeler Johann en atterrissant pour la prévenir qu’il passerait la nuit chez Sarah.
Curtis était en train de préparer une bonne salade gourmande lorsque son téléphone sonna. C’était Ezla qui souhaitait prendre de ses nouvelles et surtout l’avertir qu’ils devaient tous se rendre chez le Président le lendemain à 10 heures pour lui faire un topo complet sur la fin de mission. Il l’avertit que celui-ci voulait avoir le maximum d’éléments notamment sur l’implication réelle d’Anders et de Brody mais également sur la participation au dénouement de Brody. Il voulait qu’ils soient tous les deux jugés avec la plus grande objectivité.

Tout était maintenant prêt. Il avait même trouvé des bougies dans son buffet et avait déposé des pétales de rose certes factices mais qui agrémentaient la table avec goût. Il alla chercher Johann dans la chambre et la trouva en train de peaufiner la préparation de leur voyage.

— Ça y est j’ai tagué tous les lieux qui me semblaient incontournables. Nous allons pouvoir regarder ensemble car je me doute que tu vas en trouver d’autres à ajouter.
— Pour l’instant je vais te conduire à la salle à manger. Lève-toi et ferme les yeux, je vais te guider.
— Tu as préparé une surprise ?
— Disons que j’ai agrémenté notre repas pour te donner envie de le déguster et surtout de te nourrir.
— Je te suis.

Elle ferma les yeux et il lui prit la main pour l’entraîner jusque dans la salle à manger. Il éteignit les lumières puis l’autorisa à ouvrir les yeux.

Elle regarda autour d’elle, la pièce était plongée dans l’obscurité. Seules les lumières de la ville tamisaient légèrement la pièce. Son regard fut très vite attiré par deux ou trois bougies. Il avait fait les choses en grand. La table était dressée avec sa plus belle vaisselle et des pétales de rose parsemés par ci, par-là donnait envie de s’approcher.

— Oh Curtis c’est magnifique dit-elle les yeux humides. Tu as réussi à préparer tout cela en si peu de temps ?
— Disons que l’amour me donne des ailes. J’ai tellement d’absences à me faire pardonner que je voulais mettre le paquet pour te montrer à quoi pourrait ressembler notre vie à venir.
— En tout cas je te confirme que cela donne envie de gouter ce que tu as préparé.
— Tant mieux alors car c’était le principal but recherché.

Il servit la salade gourmande composée de mâche, gésiers, petits pignons de pin, tomates cerise, d’un œuf mollet et de quelques quartiers de pommes qu’il avait préalablement fait revenir à la poêle. Ils mangèrent tranquillement et Johann pour le plus grand plaisir de Curtis laissa une assiette entièrement vide. Il retourna en cuisine et revint moins de dix minutes plus tard avec deux belles crêpes au caramel au beurre salé, agrémentées d’une boule de vanille.

— Merci mon Amour, mon dessert préféré. Comment as-tu su ?
— Facile, c’est le dessert que tu as pris lorsque nous sommes partis à la crêperie le mois dernier.
— Très juste, je ne pensais pas que tu notais tous ces petits détails.
— J’essaye de m’appliquer lorsqu’il s’agit de t’observer mon Amour.
— Maintenant, j’aimerais bien pouvoir profiter de ton corps. Car toi tu as pu observer une partie du mien tout à l’heure mais moi je n’ai pas pu contrôler si tu ne ramenais pas de nouvelles cicatrices.
— Rassure-toi je n’ai pas été blessé, même pas une égratignure.
— Tu ne m’as pas dit comment cela s’était passé avec la fille du Professeur ?
— Qu’entends-tu par-là ?
— Je ne sais pas en fait pourquoi j’ai dit cela, oublie ma question.
— Je vais te répondre. Au départ je l’ai trouvé sympathique et j’ai même pensé qu’elle était victime de son père. Après un diner, j’ai vite compris que je faisais faute route et que je n’aurai pas besoin de lui accorder de traitement de faveur lors de l’assaut final. Même si elle n’a pas eu une enfance heureuse en perdant très jeune sa mère puis en étant élevée par un père qu’elle n’a rencontré que tardivement, elle est très aigrie par la vie. Et tout comme son père, elle n’avait aucun scrupule à s’en prendre à de pauvres innocents des Neuf Mondes. Elle avait bien conscience que dans les cobayes qu’ils ont utilisés sur le satellite de Saturne il y avait des femmes et des enfants, répondit-il avec les poings fermés.
— Pardon mon Amour, je ne voulais pas t’énerver en te faisant repenser à tout cela.
— Pas de souci. C’est juste que je commence à prendre conscience que de te savoir enceinte me rend du coup encore plus sensible sur certains faits.
— Je te comprends, lorsque je me suis doutée que tu allais bientôt passer à l’action, je me suis rendue au QG. J’ai bien compris qu’en temps normal j’aurais tout à fait pu rejoindre l’une des équipes mais notre crevette m’a retenue. J’ai réalisé que pour elle et pour toi je me devais de rester ici même si de mon côté j’aurais préféré être avec vous.
— Comment as-tu su ? C’est le départ en mission de Lucas qui t’a mis la puce à l’oreille ?
— Non pas du tout. Le fait de ne plus avoir de nouvelles de Mala et surtout de repenser à ses dernières paroles que tu lui avais demandées de me transmettre sur le choix des vacances.
— Je vois que même à des millions de kilomètres je n’arrive pas à te cacher grand-chose.
— Oui en effet.
— Au fait Ezla m’a appelé tout à l’heure, je vais le retrouver demain matin chez le Président pour faire le bilan de notre intervention. J’en profiterai pour rendre mon tablier officiellement.
Elle releva la tête, sans réussir à prononcer le moindre mot. Elle s’avança vers lui, récupéra les assiettes vides qu’il était en train de débarrasser et après les avoir posées sur la table, elle se blottie dans ses bras.
— Merci mon amour de toujours tenir tes promesses.
— C’est normal, cela fait partie de mon éducation.
— J’espère ne pas te frustrer et que tu ne seras pas en manque de tout cela.
— Ce qui manquera le plus ce sont les sensations fortes.
— Cela ne me manquera pas de ne plus te voir risquer ta vie.
— Ce n’est pas de risquer ma vie qui me manquera, c’est l’adrénaline ressentie lors des missions, le danger, les calculs, la stratégie à mener pour réussir à déjouer les plans de nos ennemis. C’est tout cela qui risque de me manquer. Ce que je ne regretterai pas par contre c’est de ne pas savoir si tu es ou non en danger, de partir à ta recherche en espérant te libérer avant qu’il ne soit trop tard, de te savoir à mes côtés alors que je suis incapable de te défendre.
— Du coup tu penses que mon idée de centre de recherche ne sera pas suffisante pour t’apporter toutes ces sensations perdues ? Cela ne sera pas assez trépident ?
— Ton idée de centre de recherches est une magnifique idée que je ne souhaite pas du tout remettre en cause. Elle me permettra d’utiliser mes connaissances pour le bien de l’humanité et en cela j’aurai l’impression de ne pas renoncer aux engagements que j’ai pris vis-à-vis des Neuf Mondes. Par contre…
— Par contre, il y a donc une contrepartie ? l’interrompit-elle en écarquillant les yeux.
— Oui il y en a une et j’espère que tu la comprendras, ajouta-t-il sur un ton mielleux
— Là tu me fais peur.
— En fait, pour être honnête il y en a deux.
— Deux ?
— La première que tu vas adorer et une que tu vas moins apprécier mais je te donnerai un choix.
— Tu me fais de plus en plus peur à emballer de la sorte. Dis-moi où tu veux en venir mon Amour, je t’en prie.
— La première est que tu devras me supporter tous les jours et toutes les nuits.
— Tu parles d’une contrepartie, je signe de suite.
— Tu n’as pas entendu la seconde.
— Je te fais confiance. Mais oui je veux l’entendre.
— La seconde concerne mon besoin de sensations fortes qui lui va pour le coup sérieusement me manquer. Je pense avoir trouvé une échappatoire.
— Une échappatoire ? Pourquoi je pense aussi que c’est cette contrepartie qui ne va pas du tout me plaire.
— Exact mais là je vais te laisser le choix entre deux options.
— Qui sont ?
— J’ai toujours rêvé de faire de la compétition de aircar ou de airmotolabe.
— Tu plaisantes j’espère ?
— Non pas du tout mon amour.
— Donc si je reformule tu me demandes de choisir entre l’un ou l’autre ?
— C’est tout à fait cela. Je ne te cache pas qu’à la base j’avais une préférence pour la airmotolabe mais je me suis dit que tu penserais que la aircar serait moins dangereuse.
— Effectivement, il y a beaucoup moins d’accident mortel.
— Il ne faut pas que tu le vois comme cela. Regarde le nombre de pilotes qui n’ont aucun problème durant toute leur carrière.
— Oui mais il y en a qui en ont.
— Très juste mais après tu me connais. Je pense t’avoir montré que je réagissais plutôt bien en situation extrême. Et je te promets de ne pas prendre de risques inconsidérés.
— De toute façon je n’ai pas beaucoup le choix. Il vaut mieux que j’accepte la situation car je n’ai pas envie que tu sois frustré et que tu conserves des regrets. Quitte à choisir, je préfère en effet la aircar.
— Je te remercie mon Amour. De toute façon il n’est pas dit que j’ai le niveau pour faire de la compétition car je vais me retrouver face à des pilotes qui en font depuis leur tout jeune âge. Je vais déjà commencer par m’acheter un super bolide puis je vais m’entraîner et m’inscrire dans un club. Pour la compétition ce sera dans un second temps. Par contre j’avance en âge donc si je suis à la hauteur je ne tarderai probablement pas.
— Là par contre je n’ai aucun doute sur le fait que tu sois à la hauteur.
— Bon maintenant si nous prenions les choses dans l’ordre. Que dirais-tu de s’installer sur le sofa et que tu me montres enfin ce que tu as trouvé pour les vacances.
— Avec plaisir.

Ils s’installèrent confortablement, Curtis assis tenant la tablette et Johann allongée, la tête posée sur ses jambes. Il défilait les lieux qu’elle avait sélectionnés ce qui lui permettait de lui décrire rapidement pourquoi elle les trouvait intéressants.

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LudyNewton

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Dim 10 Déc 2017 - 20:32
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LudyNewton
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonsoir

Une petite suite tranquille en attendant la fin de l'histoire. Langue

A bientôt

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Elle lui exposa ensuite la formule qu’elle avait trouvée, composée d’un transport en navette entre New-York et Rome puis une croisière marine de luxe qui à partir de Venise leur permettrait de découvrir la méditerranée occidentale avec une escale en Grèce mais également en Croatie.

— C’est parfait mon Amour.
— Je suis contente que cela te plaise.
— Cela fait longtemps que je voulais visiter cette partie de notre planète.
— Pourquoi ne l’as-tu pas fait dans ce cas ? Qu’est-ce qui t’en a empêché ?
— Rien de spécial si ce n’est que je ne voulais pas entreprendre ce type de séjour avec Crag, Mala et le Professeur et jusque-là je n’avais pas trouvé la personne avec qui m’y rendre.
— Tu m’accordes quelques secondes pour appeler le Professeur ?
— Bien sûr prends ton temps je vais débarrasser.
— Laisse mon Amour je vais m’en occuper.
— Ne t’inquiète pas, ça va, je vais très bien, je peux et je veux le faire.
— Dans ce cas je te laisse, je vais passer l’appel.
— Entendu.

Il partit s’isoler dans la chambre de Johann pour être plus à l’aise pour parler avec le Professeur.

— Capitaine, comment te sens-tu ? Content d’être rentré ?
— Oui Professeur merci. Tout va bien et encore merci de t’être occupé de Johann.
— C’est tout à fait normal.
— Peux-tu transférer l’appel dans ma cabine. J’aimerais pouvoir te parler seul à seul.
— Entendu, j’y vais de suite.
— C’est bon ?
— Oui c’est bon tu peux parler sans crainte. Un problème avec Johann ? elle avait son examen cet après-midi il me semble ?
— En effet le rendez-vous était cet après-midi. Son échographie c’est même très bien passée.
— Tant mieux.
— Je voulais aborder plusieurs sujets avec toi.
— Très bien je t’écoute.
— Tout d’abord où en est Tommy ?
— Il a terminé le dernier cycle depuis déjà 15 jours. La surveillance montre que tout va bien.
— C’est super.
— Oui donc normalement il devrait pouvoir sortir dans deux jours de l’hôpital et nous allons pouvoir espacer les contrôles pour les rendre hebdomadaires puis mensuels.
— Génial. Je suis heureux pour lui et sa mère. Ils vont enfin pouvoir reprendre une vie normale.
— Oui s’il continue comme cela, nous pourrons le considérer comme tiré d’affaire.
— Le second sujet que je voulais aborder avec toi concerne nos vacances.
— Oui en effet nous avions parlé qu’il fallait que vous en preniez.
— Nous y avons bien réfléchi avec Johann et ce ne sera finalement pas de simples vacances mais un véritable changement de vie.
— Un changement de vie ? Qu’entends-tu par-là ?
— Nous avons décidé de tout arrêter l’un et l’autre et nous allons ouvrir un centre de recherche pour accueillir les enfants atteints d’une maladie génétique rare. Bien entendu tu seras le bienvenu dans l’aventure si cela te tente.
— C’est une très bonne idée, en effet, je suis partant.
— En attentant, je suis convoqué demain matin chez le Président. A l’issue de ce rendez-vous, sauf contrordre, vu ce que tu m’as dit pour Tommy, vous pourrez tous les trois retourner sur Tycho. Avec Johann nous devrions partir dans deux ou trois jours tout au plus, il faut que nous regardions exactement les dates des départs depuis New-York.
— Dis-donc cela va te changer de partir en navette ?
— Oui en effet je n’en ai pas trop l’habitude. J’ai pu en avoir un aperçu au début de cette mission mais là c’est un véritable transport collectif, je doute qu’il y ait des salons particuliers comme la dernière fois.
— J’espère que vous pourrez profiter un maximum de ce séjour pour vous reposer et profiter l’un de l’autre.
— Professeur ?
— Oui Curtis ?
— J’ai un service à te demander.
— Je t’écoute mon garçon.
— Peux-tu t’arranger à ce que le cyberlabe soit prêt à partir à tout moment, sans éveiller les soupçons de nos deux affreux.
— Bien sûr mais peux-tu me dire l’idée que tu as derrière la tête ?
— Rien de bien clair mais je me sentirai plus rassuré si je sais que vous être à moins de deux heures de nous.
— Entendu Curtis. Essaye de ne pas trop t’inquiéter pour Johann sinon ton angoisse risque d’être communicative et là ce ne sera pas bon ni pour elle ni pour le bébé.
— Oui je sais Professeur mais c’est plus fort que moi.
— En attendant pas de souci, si cela suffit à te rassurer compte sur moi. Et nous attendons ton feu vert demain pour repartir.
— Merci Professeur. Bonne soirée à toi et à nos deux acolytes.
— Je n’y manquerai pas. D’ailleurs je vais me dépêcher de les rejoindre car ils pourraient croire que nous conspirions.

Il venait de raccrocher lorsque Johann entra dans la chambre et lui demanda s’ils pouvaient enfin s’allonger tous les deux. Il lui demanda si elle était épuisée, elle lui répondit qu’elle était effectivement éreintée non pas physiquement mais fatiguée d’attendre qu’il s’occupe d’elle.

L’invitation ainsi formulée lui donna le sourire et il s’approcha pour combler sa dulcinée en l’entraînant amoureusement vers le lit.

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Lun 11 Déc 2017 - 00:47
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Frégo 80
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Salut Ludy!


Merci pour cette petite suite! C'est vrai que parfois, naviguer entre  Joan   Mala  Et  Grag  peut être un sport extrême pour notre Capitaine. Il n'aura peut être pas besoin de faire de la air-car pour faire monter l'adrénaline! Mort de Rire Laughing Je te souhaite bonne chance pour la fin!


A+


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