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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions Difficile de ne pas se prendre au jeu
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Mar 8 Aoû 2017 - 17:04
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LudyNewton
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonjour,

Voici le début d'une nouvelle histoire. En espérant que cela fera revenir un peu de monde sur le site.

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Un jeudi matin dans le bureau du Président Cashew.

— Monsieur, cela fait déjà trois couples enlevés en deux semaines, s’exclama le Général Anders.
— Oui en effet cela devient inquiétant. Colonel Garnie avez-vous trouvé des points communs entre toutes ces disparitions ?

— Non pas encore mon Président. Voici les seuls éléments que nous ayons pu rassembler pour l’instant :
o Le premier couple vient de la planète Deneb et il a été enlevé alors qu’il séjournait dans la plus belle suite de l’hôtel Victoria de la planète Laguna.
o Le second couple est originaire de la planète Raka, il a été vu pour la dernière fois dans un des plus beaux palaces de la planète Kerus
o Le troisième couple quant à lui vient de la planète Bama et a disparu durant son séjour dans le complexe hôtelier premium de la planète Yos.

— Si je comprends bien les seuls points communs entre ces disparitions sont quelles concernent de riches couples en voyage sur l’une des planètes des neufs mondes. Reprend le Général Anders.

— Maintenant que j’y pense, dans trois semaines il y a le vote pour l’entrée de la planète Katan au sein des 9 Mondes. Se pourrait-il qu’une personne souhaite influencer le vote en kidnappant des ressortissants des membres votant ? s’écrit d’un seul coup le Colonel Garnie.

— Qu’en pensez-vous Général Anders? demanda le Président en se tournant vers celui-ci.

— C’est une possibilité en effet. Nous pouvons dans ce cas tenter un coup en infiltrant un couple de terrien dans la plus grande suite de Megara. Nous leur donnerons les moyens de se pavaner et avec un peu de chance notre kidnappeur mordra à l’hameçon, s’empressa de répondre le Général.

— Très bonne idée. Par contre je doute que nous ayons le droit à l’erreur donc nous devons recruter les plus expérimentés. Je contacte dès demain le Capitaine Flam et vous Anders je vous laisse organiser dès aujourd’hui des épreuves entre toutes nos agents féminins afin de nous dénicher la meilleure. Vous avez jusqu’à demain.

— Si je peux me permettre Président il y a l’agent Landore qui a déjà travaillé avec le Capitaine Flam.

— Je vous coupe Garnie, intervint le Général Anders. Je sais que le lieutenant Landore fait partie de nos meilleurs agents mais étant votre coéquipière, votre choix ne peux être impartial. Elle ne peut pas être désignée d’office comme cela systématiquement pour travailler avec le Capitaine. Les autres verraient cela comme du favoritisme. Il faut également leur laisser la chance d’accomplir une mission avec lui et toute son équipe.

Quelques heures plus tard dans le gymnase de la police intersidérale, environ trois cents agents féminins sont réunis et écoutent attentivement le Général Anders.

— Mesdames, nous vous avons toutes convoquées pour participer à une série d’épreuves. Nous avons besoin de trouver le meilleur agent pour participer à une mission d’infiltration. Je vais laisser le colonel Garnie vous décrire les différentes épreuves.

— Bonjour Mesdames. Voici la liste des épreuves :
o La première épreuve consistera à porter trente kilos d’équipement en parcourant le plus rapidement possible les quinze kilomètres du circuit. A l’issue de cette épreuve nous retiendrons les cinquante premières
o La seconde épreuve sera un combat de boxe deux à deux. Nous retiendrons chaque vainqueur. Nous n’aurons ainsi plus que vingt-cinq agents.
o La troisième épreuve sera un quizz logique qui nous permettra de sélectionner les 10 meilleures
o Enfin la dernière épreuve sera un défilé en tenue de soirée pour désigner la plus glamour des agents restants.
— Bon assez perdu de temps, s’exclame le Général Anders, commençons les épreuves. Colonels Garnie, Lotriot et Girola je vous laisse.
— Mesdames vos paquets vous attendent sur votre gauche. Présentez-vous chacune à votre tour auprès des colonels Lotriot et Girola afin de les récupérer et commencer à vous diriger vers le circuit. Il est fléché. Inutile de tricher. Un drone filme toute l’épreuve et nous éliminerons toute candidate qui ne respectera pas le parcours.

Le colonel Lotriot commençait à appeler les trente premiers matricules de la liste. Pendant ce temps, les dix agents masculins qu’il avait désignés pour l’aider, distribuaient les paquets aux jeunes femmes qui se présentaient une à une à l’appel de leur matricule. Johann Landore faisait partie de la cinquième vague. Une fois bien équipée des 30 kilos, elle rejoignit les vingt-neuf autres agents sur la ligne de départ où elle aperçut Ezra qui lui fit un petit signe de la tête pour l’encourager. Il savait que la course n’avait jamais été son sport préféré. L’objectif-là n’était heureusement pas d’être la meilleure mais de faire partie des cinquante premières. Elle commença par quelques enjambées timides. Il lui fallait trouver un rythme de croisière réaliste pour tenir les 15 kilomètres. Elle détourna son regard sur la droite et croisa le regard de Lizzy. Elles se firent un clin d’œil, pensant toutes les deux aux entraînements qu’elles avaient endurés lors de leur formation.
Johann était à peine partie que les premiers agents commençaient à arriver. Le colonel Girola notait pour chacune l’heure d’arrivée.
Johann arriva enfin, elle avait fait un temps tout à fait honorable et son matricule apparaissait sur l’écran géant avec les 49 autres de la liste provisoire. Tant que le dernier groupe n’était pas arrivé il n’était pas possible de connaître les gagnantes. Les jeunes filles restaient donc figées devant l’écran, espérant ne pas voir leur matricule trop descendre dans la liste. De temps en temps on pouvait entendre quelques cris de joie lorsqu’une nouvelle arrivante distinguait son matricule sur l’écran et parfois des cris plus discrets lorsque d’autres disparaissaient.
Pour l’instant Johann et Lizzy avaient de quoi se réjouir il restait encore une soixantaine d’agents en course et elles se situaient en milieu de liste. Elles espéraient donc toutes les deux être sélectionnées pour l’épreuve suivante.

— Dis donc, Lizzy, demanda subitement Johann. Sais-tu au juste pour quelle raison ils ont besoin de nous sélectionner de la sorte ?
— Je ne suis pas sûre. J’ai juste entendu des filles ce matin qui parlaient d’une mission d’infiltration en couple.
— En couple ? en voilà une idée et cela signifie qu’ils font de même avec ces Messieurs pour sélectionner le meilleur ?
— Non, apparemment cette infiltration se fait avec une personnalité qui souhaite être la mieux accompagnée possible.
— Ça alors, il y en a qui ne manque pas d’air. Je comprends maintenant pourquoi Ezra ne pouvait m’en dire plus. Il se doutait que cela ne m’enchanterait guère de jouer les fiancées de n’importe quel hurluberlu.
— D’après ce que les filles avaient l’air de dire, c’est une mission en or comme il ne s’en présente qu’une seule dans sa carrière. Elle pourrait, d’après ce qu’elles en ont compris ouvrir des portes pour l’avenir.
— Bon très bien Lizzy, tu m’as convaincue je vais tout faire pour être sélectionnée dans ce cas. Et je te préviens si le futur pseudo conjoint est vieux et bedonnant et bien je me porterai pâle et te désignerai pour me remplacer.
— Je n’en attendais pas autrement de toi, ma très chère Johann.
— Regarde les dernières filles commencent à arriver. Les premiers matricules de la liste définitive se figent.
— Bravo Lizzy, félicitation tu es la trente-deuxième.
— Merci Johann. Ne t’inquiète pas, je suis sûre que tu vas également en faire partie.
— Oui ouf quarante-troisième. C’était du tout juste.
— Oui du tout juste mais pour un point faible tu es tout de même arrivée quarante troisième sur trois cents.
— Oui tu as raison. Ce n’est pas si mal au final. Maintenant par contre je vais m’éclater car la boxe c’est un de mes points forts.
— J’espère ne pas me retrouver face à toi.

Les trois colonels s’étaient rassemblés sous l’écran géant. Ils invitèrent les jeunes femmes dont le matricule n’était pas ou plus inscrit sur l’écran géant à rentrer chez elles. Les autres devaient les suivre vers les vestiaires pour récupérer des gants de boxe. Elles pouvaient ensuite commencer un petit échauffement deux par deux en attendant que chaque adversaire soit désigné.
Le colonel Girola bascula la liste des agents retenus à l’issue de la première épreuve dans un logiciel. Les vingt-cinq combats furent ainsi définis de façon tout à fait aléatoire.
Lizzy et Joan furent contentes de constater qu’elles ne s’affronteraient pas. Johann se retrouvait face à une des protégés d’Anders alors que Lizzy allait devoir rencontrer une jeune femme qu’elle avait déjà croisé en mission.

Les jeunes femmes furent toutes alignées, deux par deux. Les combats devaient s’enchaîner, ils ne dureraient que dix minutes au maximum. Si aucun KO n’était constaté durant le temps imparti, trois arbitres, les profs de sport des hommes, désigneraient la meilleure attaquante.
Joan mis à terre son adversaire en moins de trois minutes. Elle put ainsi rejoindre sans la moindre équivoque les cinq jeunes femmes déjà présélectionnées pour l’épreuve de culture générale. Lizzy eu plus de mal et fut désignée comme meilleure attaquante, elle rejoignit ainsi Johann.

— Mesdames, un petit peu de silence, je vous prie, intervint le colonel Girola. Tout comme tout à l’heure, je vais demander à celles qui n’ont pas été sélectionnées de quitter les lieux. Pour les autres nous allons pouvoir enchaîner avec une épreuve moins physique, je vous remercie de rejoindre le colonel Lotriot et de vous placer ensuite face à l’écran géant.
Ezra félicita du regard Johann, le plus discrètement possible alors que les vingt-cinq jeunes femmes s’approchaient du colonel Lotriot pour récupérer un petit boitier noir muni de quatre boutons, le premier rouge, un second bleu, un autre jaune et enfin un dernier vert.

— Mesdames, c’est très simple. Nous allons afficher une série de questions sur l’écran. Certaines de culture générale et d’autres de logique. Pour chaque question quatre réponses seront proposées. A l’aide de votre boitier il vous faudra sélectionner la bonne réponse. Lorsque vous trouvez une réponse, validez-la de suite. Car le temps de réponse sera pris en compte pour sélectionner les dix agents qui pourront participer à l’ultime finale.

L’épreuve commença quelques minutes plus tard. Elle était composée de trente questions, dix de culture générale, dix de logique et dix de savoir-être en société. Au fur et à mesure que défilaient les questions, les compteurs des agents étaient crédités ou non d’un point supplémentaire suivant comment ils avaient répondu à la question. A l’issue de l’épreuve, Johann et Lizzy furent sélectionnées. Elles se jetèrent dans les bras l’une de l’autre. Elles seraient donc départagées avec les 8 autres derniers agents en lice suivant leur physique et leur glamour.

Le colonel Garnie prit la parole pour féliciter tous les agents qui avaient franchi toutes les étapes. Il demanda à celles qui avaient été éliminées de regagner leur domicile et expliqua à celles qui participaient à l’ultime étape de se rendre dans les vestiaires. Elles allaient pouvoir y prendre une douche avant de se rendre dans les cabines individuelles numérotées en fonction de leur classement définitif pour y revêtir la tenue qui leur avait été affectée en fonction de leurs tailles.
Pendant ce temps dans le bureau de Cashew, le Capitaine Flam écoutait le Président lui faire part de la situation et le plan qu’ils avaient élaboré avec Anders. Il vint enfin à lui parler des épreuves qui se déroulaient en ce moment même et auxquelles il pourrait participer en tant que jury pour la dernière épreuve. Sa voix compterait double.

— Je n’ai pas besoin de casting pour savoir l’agent avec qui je souhaite travailler sur cette mission. Je veux Johann Landore. J’ai l’habitude de travailler avec elle et je suis convaincu de sa pertinence pour accomplir cette mission, s’exclama le Capitaine
— Nous savons que vous avez déjà travaillé ensemble mais compte tenu de la criticité de la situation nous souhaitions être sûr de vous fournir notre meilleur agent.
— C’est totalement ridicule. Comme vous ne me laissez pas le choix je vais me rendre à ce casting et je vous préviens quel que soit le résultat des derniers votes, si Johann fait partie des finalistes je vous assure que je n’accepterai la mission qu’à la condition qu’elle en fasse partie.
— Entendu Capitaine, dans ce cas votre voix comptera triple plutôt que double. Cela devrait être suffisant pour vous donner l’avantage.

Joan prit sa douche et s’installa dans sa cabine individuelle pour revêtir la tenue qui lui avait été attribuée. Une ravissante robe gris perle avec quelques petites touches de rose. Lorsqu’elle sortit de la cabine, trois jeunes femmes l’attendaient. Tout se passa très vite et en quelques secondes, deux des femmes s’empressèrent de la retenir pendant que la troisième lui faisait respirer un tissu imbibé de chloroforme. Il lui fut impossible de lutter, elle s’effondra et se laissa traîner jusqu’au fond des vestiaires où se trouvaient d’autres cabines non utilisées pour le casting. Elle fut enfermée dans la cabine la plus éloignée après avoir été soigneusement bâillonnée et ligotée.

Lizzy sortit de sa cabine à son tour, constatant que la cabine de Joan était vide et ne voyant pas la jeune femme, elle décida de suivre les autres vers la sortie. Une fois au point de rendez-vous pour le défilé, elle regarda autour d’elle, et ne voyant pas Joan elle s’approcha discrètement du colonel Garnie pour l’avertir de l’absence de Johann. Celui-ci fut bien embarrassé car si Johann ne se présentait pas rapidement, elle serait d’office disqualifiée.

Le Capitaine Flam et son équipe entrèrent à ce moment-là dans le gymnase. Apercevant Ezra il se dirigea de suite vers lui dans l’idée de s’assurer que Joann s’était bien qualifiée comme il l’espérait. Lizzy ne put s’empêcher d’entendre la conversation. Connaissant les sentiments que son amie éprouvait pour le jeune homme elle n’hésita pas une seconde et se précipita vers lui pour lui faire part de son inquiétude.
Le Capitaine se retourna vers le colonel Garnie.

— Les votes ne peuvent pas commencer tant que le jury n’est pas au complet, je présume ? demanda-t-il.
— Oui c’est exact Capitaine, pourquoi vous avez une idée ?
— Oui je vais de suite me rendre avec, vous pouvez me dire votre prénom Mademoiselle ?
— Lizzy, Capitaine
— Parfait. Je vais donc me rendre avec Lizzy dans les vestiaires et nous allons trouver Johann. Elle n’a tout de même pas pu se volatiliser.

Lizzy entraîna le Capitaine dans les vestiaires. Elle lui montra la cabine où Johann s’était changée. Il s’approcha et très vite il sentit le chloroforme. Grag qui l’avait suivi, déposa Limaye au sol et lui demanda de retrouver la jeune femme. Limaye se dirigea vers le fond du vestiaire et ils aperçurent la nouvelle rangée de cabines.

— Johann, Johann, où es-tu ? s’écria le Capitaine.
— Muuuuuuu Muuuuu, tenta de crier la jeune femme.
— Nous arrivons Johann, s’exclama Lizzy

Limaye stoppa devant la dernière cabine et commença à geindre. Le capitaine tenta d’ouvrir la porte sans succès.

— Attention Johann recule toi au maximum, je vais enfoncer la porte.
Il avait à peine prononcer ces mots qu’il pénétrait en furie dans la cabine. Il manqua de tomber sur la jeune femme. Il reprit son équilibre, lui sourit, lui retira le bâillon et la détacha.
— Eh bien, ce n’est pas comme cela que vous allez gagner votre prix de beauté Mademoiselle Landore.
— Que fais-tu là ? Je ne sais pas si je dois te remercier ou bien te haïr
— Me haïr, c’est comme cela que tu remercies celui qui vient te délivrer et te permettre de te rendre à ton casting.
— Justement je suppose que l’une des participantes voulait me mettre hors-jeu. De mon côté j’en étais au final bien aise.
— Bien aise, tu dis ? Je ne comprends pas.
— Oui tu ne sais probablement pas que l’enjeu de ce casting est de répondre aux exigences d’un vieillard bedonnant et s’infiltrer en tant que sa compagne. Même si je pense faire partie de l’élite des agents, je ne me sens pas du tout prête à accomplir ce type de mission.
— Eh bien de mon côté j’espère bien que tu vas te rendre à ce casting et le remporter car même si c’est pour faire semblant, je n’ai pas l’intention d’embrasser une autre jeune femme que toi. Je te remercie au passage pour le vieillard bedonnant.
— Mais alors je ne comprends pas. C’est toi qui est à l’origine de toutes ces épreuves. Pourquoi vouloir me mettre en concurrence, tu trouves que je n’ai pas été suffisamment à la hauteur au cours de nos dernières missions ? demanda la jeune femme, sur un air dépité.
— Pas du tout Johann. Je sors du bureau du Président, il vient de me faire un topo de la situation et il m’a expliqué pour ces épreuves. Maintenant je te propose que nous nous dépêchions d’y retourner car je dois élire l’élu de mon cœur. Alors tâches de bien défilé, avec le sourire cela sera plus crédible.

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LudyNewton

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Mar 8 Aoû 2017 - 17:04
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Mer 9 Aoû 2017 - 19:50
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LudyNewton
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Et voici la suite. Bonne lecture.

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— Crédible ou risible ?
— Johann dépêchons nous, s’exclama Lizzy. Si nous ne nous présentons pas rapidement nous serons disqualifiées.

Les jeunes femmes accélérèrent le pas pour arriver avant le Capitaine Flam. Il arriva au bout de quelques minutes, le plus discrètement possible pour ne pas laisser entrevoir aux autres candidates qu’il s’était isolé avec deux des concurrentes avant le défilé.
Les dix jeunes femmes défilèrent les unes à la suite des autres puis elles se rejoignirent au centre du terrain de basket.

Les tenues étaient plus belles les unes que les autres. Le jury était composé du général Anders, des trois colonels, des trois profs de sport et du Capitaine Flam.

Le général Anders prit la parole devant l’assistance bien attentive.
 - Mesdames, nous vous remercions d’avoir participé à ces épreuves et de vous être prêtées au jeu jusqu’au bout. Toutes mes félicitations pour être arrivées jusqu’à cette dernière épreuve. Nous détenons chacun une voix, à l’exception du Capitaine Flam qui en détient trois. Il a la possibilité de les attribuer à une seule ou bien de les répartir comme bon lui semblera.

Chacun remis son ou ses petits papiers où était griffonné le numéro de la jeune femme qu’il avait choisi. Le Général Anders récupéra l’ensemble des papiers et les ouvrit un à un en annonçant le numéro inscrit sur chacun des papiers. Les jeunes femmes devaient faire un pas à l’appel de leur numéro. Sans grande surprise Johann hérita de quatre voix, Lizzy en récupéra deux et les dernières voix furent distribuées à quatre autres candidates. La fierté de certaines en pris un gros coup. Elles n’apprécièrent pas de n’avoir reçu aucune voix. Johann reconnu avec un peu de mal une des filles qui l’avaient agressée. Elle s’approcha d’elle et lui montra qu’elle n’était pas dupe.

 - La tricherie ne t’aura finalement pas apporté grand-chose.
 - Je suis désolée Johann, je ne sais pas ce qu’il m’a pris. Je voulais tellement faire cette mission avec le Capitaine. Tu es systématiquement choisie pour l’accompagner et si au moins j’avais la chance de lui montrer ce que je vaux, il aurait pu ainsi me choisir ensuite pour les prochaines missions et plus si affinités, bafouilla Kerry
 - Non mais je rêve. Je me suis faite chloroformée car Mademoiselle voulait faire du rentre dedans au Capitaine. Si ce n’est que cela je peux te le présenter.
 - C’est vrai. Merci Johann. Pouvons-nous y aller maintenant, en robe de soirée.
 - Biensûr et je suis certaine qu’il appréciera de savoir jusqu’où tu es capable d’aller pour le rencontrer. Et crois-moi, je le connais suffisamment pour savoir qu’il en sera ravi.
 - Ok Johann, j’ai bien compris qu’il était chasse gardée. Pas la peine de lui parler de moi.
 - Je pense en effet que c’est préférable Kerry. Sur ce je te souhaite une bonne fin de journée, je dois aller le retrouver.

Johann voulu se rapprocher du Capitaine, mais Il était, en retrait, en pleine discussion avec Anders, probablement au sujet de la mission. Il sentit son regard se poser sur lui et détourna ses yeux dans sa direction. Anders perçut le mouvement du visage du Capitaine et la douceur qui se lisait à présent dans son regard. Il comprit qu’il regardait Johann et qu’à l’avenir il serait inutile de tenter de le faire travailler avec un autre agent qu’elle. Anders se retourna et fit signe à Johann d’approcher.

— Johann, nous avons vu avec le Capitaine, au sujet de la mission. Vous allez pouvoir l’accompagner dès à présent. Tout d’abord vous devrez faire les emplettes pour porter des vêtements dignes du couple richissime que vous représentez. Puis vous avez les billets pour vous rendre sur Megara. N’oubliez pas d’acheter des alliances, car tous les couples qui ont disparu étaient mariés. Votre suite sur Megara est déjà réservée à partir de demain.
— Merci Général, répondit Johann. Toute contente d’être enfin officiellement rattachée au Capitaine, du moins le temps de cette mission
— Merci Général, répondit également le Capitaine.
— Je vous souhaite bonne chance et je ne doute pas que vous allez nous trouver qui se cache derrière ces disparitions.

Le Général se retira, laissant ainsi la place à l’équipe du Capitaine, curieuse de savoir ce qu’il en était. Ils l’avaient attendu lorsqu’il s’était entretenu avec le Président puis le sentant très énervé à l’issue de cette entrevue, ils avaient préféré le suivre sans un mot jusqu’au gymnase.
Le Colonel Garnie et Lizzy rejoignirent Johann et la félicitèrent.

— Je serais curieux de connaître lequel en plus du Colonel et moi a voté pour toi, demanda le Capitaine.
— Je ne comprends pas, tu avais trois voix. Je pensais que tes voix et celle d’Ezra correspondaient à mes quatre voix.
— Eh bien non, j’ai donné une de mes voix à une autre charmante jeune femme. J’espère que tu ne m’en veux pas.
— Si beaucoup. Et je serai davantage énervée s’il s’agissait de la numéro 6.
— Ah bon ? Et puis-je en connaître la raison ?
— Tout simplement parce que c’est la personne qui m’a chloroformée tout à l’heure car elle voulait avoir une chance de t’approcher et de pouvoir te faire découvrir toutes ses aptitudes et plus si affinités.
— Vraiment, il y en a qui ne manque pas d’air. Pourquoi ne me l’as-tu pas dit, je lui aurais glissé trois mots.
— Pas la peine, je m’en suis chargé pour toi, mais maintenant peut-être ai-je mal interprété certaines choses et je n’aurais pas dû
— Mais non Johann, je plaisantais. Je ne sais pas qui est la numéro 6 et je serais bien incapable de te dire à quoi elle ressemblait, je n’ai regardé qu’une seule personne lors de ce défilé mais cela ne m’a pas empêché de donner une voix à ton amie Lizzy.
— Merci Capitaine, répondirent en cœur Lizzy et Johann
— Johann à partir de maintenant je ne veux plus entendre de Capitaine. N’oublie pas que nous sommes mariés.
— Pour mon excuse je n’ai pas encore l’alliance pour me le rappeler, Capitaine
— Si ce n’est que cela, je te propose de faire un petit point dans le Cyberlabe avec les autres puis nous aurons tout le loisir de nous rendre à la bijouterie ainsi qu’à la galerie afin d’acheter tout ce dont nous avons besoin pour ce petit séjour.
— Oui tu as raison, il ne faudrait pas trop traîner car les boutiques vont fermer dans quelques heures. Au revoir Lizzy, à plus Ezra. Nous te tiendrons au courant.
— Amusez-vous bien au cours de cette mission, rajouta Ezra
— A plus tard Johann et profites en bien, s’empressa de compléter Lizzy avec un gros clin d’œil à peine dissimulé.
— A plus tard vous deux, répondit le Capitaine.

Le Capitaine, Johann, Mala, Crag, le Professeur ainsi que Frégolo et Limaye se dirigèrent vers le cyberlabe.
Une fois tous installés dans la salle de détente, la Capitaine prit la parole pour leur présenter la situation et leur expliquer ce qu’il attendait de chacun d’eux.

 Depuis quelques jours, des couples richissimes de plusieurs planètes des 9 mondes disparaissent alors qu’ils séjournent sur une autre planète que la leur. Le président pense que ces disparitions ne sont pas étrangères au vote qui aura lieu dans quelques semaines pour l’entrée d’une nouvelle planète dans notre système. Johann et moi allons donc nous faire passer pour un couple richissime de la Terre, en vacances sur Megara. Nous espérons être kidnappés à notre tour pour découvrir qui se cache derrière toutes ces disparitions et déjouer cette machination quelle qu’elle soit.

 Intéressant comme mission, Capitaine, si je comprends bien, tu ne vas pas avoir besoin de nous pour une fois, demanda Crag

 Biensûr que si Mala, il faudra tenir la chandelle, renchérit Mala.
 - Ça suffit vous deux, ne commencer pas. Nous devons nous rendre sur Megara à bord de la navette de Luxe qui fait la liaison tous les matins. Je vous demanderai de vous rendre avec le cyberlabe sur Megara et je vous contacterai là-bas chaque jour pour vous dire quoi faire si besoin. Mala quant à toi tu nous accompagneras. Il nous faut bien un major d’homme pour porter nos valises….
 - Entendu Capitaine.
 - Capitaine ? demanda Johann
 - Non Curtis, Johann
 - Oui pardon, il faut que je fasse attention.
 - Ne t’inquiète pas, je ne vais pas te lâcher à partir de maintenant et crois moi que cela va devenir naturel. Que voulais-tu ajouter ?
 - Rien de spécial, je voulais juste te rappeler que nous devions y aller.
 - Oui nous partons. A tout à l’heure, ne m’attendez pas ce soir, je rentrerai tard.

Sur ces derniers mots, ils les saluèrent et sortirent du cyberlabe. Ils se rendirent à pied au centre commercial. Celui-ci se trouvant à moins d’un kilomètre et le ciel bleu était très agréable au point qu’il aurait été dommage de ne pas en profiter.

 - Que dis-tu de commencer par la bijouterie ? demanda-t-il, un peu ému
 - Pourquoi pas. Cela nous permettra de nous habituer plus vite à la situation.
 - As-tu déjà une idée du type d’alliance que tu souhaites porter ?
 - J’avoue ne pas y avoir encore vraiment pensé étant donné que personne ne m’avait demandé en mariage jusque-là.
 - J’aurais peut-être dû commencer par-là alors, rigola-t-il
 - Je n’aime pas les bijoux en or jaune ni or rose, je préfère vraiment l’or blanc.

Ils pénétrèrent dans le centre commercial et se dirigèrent vers la première bijouterie.
 - Bonjour Madame et Monsieur, que puis-je faire pour vous ? leur demanda une hôtesse
 - Nous sommes à la recherche de deux alliances en or blanc, répondit-il, pouvez-vous nous montrer ce que vous avez de plus raffiné ?
 - Suivez-moi je vais vous présenter nos plus belles alliances dans ce cas.

La jeune femme présenta au Capitaine et à Johann de très belles alliances, toutes aussi belles les unes que les autres.
 - Laquelle préfères-tu mon amour ? demanda le Capitaine en se tournant vers Johann.
 - Euh, balbutia la jeune femme. Impossible pour elle de savoir si elle était plus gênée par la façon dont il s’était adressé à elle, les mots et le ton employé ou bien si c’était de ne voir aucun prix affiché. Elle se retourna vers la jeune femme et lui demanda si elle pouvait les laisser un instant seuls pour qu’ils puissent en discuter ensemble.
 - Pas de souci, Mademoiselle, je suis juste à côté, faites-moi signe dès que vous avez besoin de moi.
 - Curtis, je ne sais quel modèle choisir, je n’arrive pas à voir le prix. Je me doute qu’Anders ne nous a pas donné un budget illimité et nous avons tant à acheter ensuite.
 - Johann, ne te préoccupe pas du budget, je peux d’ores et déjà t’annoncer qu’il est illimité alors choisis vraiment le modèle qui te plaît le plus. Si aucun ne te plaît nous pouvons aller dans une autre bijouterie.
 - Non inutile j’adore l’alliance en forme de rose. On dirait qu’elle est entourée d’épines. Comment la trouves-tu ?
 - Effectivement, je la trouve très originale. Nous allons donc prendre celle-là.

L’hôtesse, ayant vu que le jeune couple s’était rapidement mis d’accord, elle se rapprocha et prit leur taille de doigt. Elle leur demanda s’ils souhaitaient ajouter une gravure à l’intérieur.
 - Mademoiselle, j’ai oublié de vous préciser que nous souhaitions avoir les alliances dès ce soir. Cela ne vous pose pas de problème ?
 - Je vais regarder de suite. Pour la gravure, je ne pourrai malheureusement pas vous la faire pour ce soir, cependant nous pourrons vous l’ajouter ultérieurement. Il vous suffira de nous déposer vos alliances une journée.

Ils se réjouirent en apprenant que leurs deux tailles étaient disponibles. Le Capitaine, partit rejoindre l’hôtesse à la caisse. Il lui demanda discrètement d’ajouter les boucles d’oreilles et la parure qui allaient avec les alliances. Il glissa le paquet dans son sac et rejoint la jeune femme.
 - Maintenant que la bijouterie c’est fait, nous devons acheter des valises et les remplir.
 - Regarde, cela tombe bien nous sommes juste en face d’une maroquinerie.

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Jeu 10 Aoû 2017 - 19:39
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Une petite suite.

Encore bon anniversaire à Frego

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Ils pénétrèrent dans la boutique. Le Capitaine se dirigea directement vers les valises de grande contenance. Ils trouvèrent un modèle fort sympathique aussi bien sur l’aspect extérieur que sur la capacité de rangement intérieur et la modularité pour cloisonner les affaires. Le Capitaine surprit Johann en train de regarder avec envie le vanity de la même collection. Il est vrai qu’il était splendide et aurait fait rêver n’importe quelle femme. Il décida donc de le prendre avec les valises.
— Dis donc Capitaine, à ce rythme-là je vais finir par croire que tu nous fais un remake de « Pretty Woman ».
Il la regarda avec un regard sombre. Jamais il ne l’avait regardé de cette façon-là. Elle se sentit très mal, avant de comprendre pour quelle raison il réagissait de la sorte. Pour se rattraper elle se précipita dans ses bras et lui glissa un baiser dans le cou accompagné d’un merci mon Cœur pour le vanity.
— Johann, tu rougis. Il va falloir vraiment que nous arrivions à franchir tout cela car sinon il nous sera plus difficile de jouer la comédie que si nous l’avions fait avec n’importe qui d’autre.
— Je sais mais je ne comprends pas pourquoi cela est si difficile.
Il la prit dans ses bras et lui glissa au creux de l’oreille les quelques mots suivants :
— C’est si difficile car l’un comme l’autre ne jouons pas la comédie. Peut-être devrions-nous tout simplement ne pas tenter de jouer la comédie mais restons plutôt naturel. Tous les couples mariés ne sont pas démonstratifs de leur amour en public. Alors le mieux est que nous ne nous forcions pas à le faire. Qu’en penses-tu ?
— Entendu, répondit-elle un peu tristement. Elle avait imaginé profiter de cette mission pour se rapprocher de lui. Justement en jouant la comédie, elle pensait qu’ils se seraient naturellement rapprochés. C’était sans compter le pragmatisme du Capitaine qui quelles que soient les circonstances savait toujours rester les pieds sur Terre. Mais qu’en serait-il sur Megara ?
— Allons ! ne fais pas cette moue-là, sinon je ne saurais résister longtemps. Nous allons tout de même tâcher de profiter de ce beau séjour. Pas autant que si nous ne devions pas rester vigilant en permanence mais je pense tout de même que cela sera fort agréable tout de même.
— Oui tu as raison. Et ce sera bien la première fois que je me rends dans ce type d’hôtel. La décoration doit y être splendide.
— Oui en effet, à couper le souffle. Surtout lorsque nous n’y sommes pas habitués. Du coup essaye de faire attention à ne pas trop laisser paraître ton émerveillement car n’oublie pas que nous sommes censés vivre déjà dans le luxe.
— Entendu, Curtis, je ferai mon maximum pour ne pas dévoiler mes émotions, ni mes sentiments.
— Parfait, maintenant nous allons poursuivre dans la galerie pour trouver des maillots de bains et quelques tenues pour remplir ces valises. Ensuite si tu n’as rien prévu pour ce soir, je souhaiterai t’inviter au restaurant.
— Je n’ai rien prévu de spécial pour ce soir. Je peux donc t’accompagner, répondit-elle sur un petit ton détaché.
— Parfait dans ce cas, je vais confirmer la réservation.

Ils poursuivirent leurs achats, Johann commença à se maîtriser et à ne pas s’exclamer devant les tenues, les dentelles et tous les petits détails faits main pour la plupart. Curtis se prit trois costumes ainsi que deux Levis et des shorts, tee-shirt et quelques chemises légères. Il ne perdit pas de temps à les essayer et en voyant les différents vêtements, Johann avait hâte de le voir les porter. Elle était tellement habituée à le voir en uniforme qu’elle avait dû mal à l’imaginer dans ces vêtements.
Une fois tous les achats effectués, il la raccompagna à son domicile. Compte tenu de l’heure il lui proposa de la laisser ranger tranquillement ses affaires pour le lendemain et de repasser dans une heure pour l’emmener dîner.

Elle décida de prendre quelques minutes pour prendre une douche. Cette journée avait été forte en émotion et elle avait besoin de cet instant pour se poser. Tout était arrivé si vite et elle n’avait pas encore réalisé ce qui l’attendait. Cette journée avait commencé par la convocation du Général Anders, puis s’était poursuivie avec l’ensemble des épreuves, enfin la pseudo séquestration par une de ses collègues pour finir par la délivrance par Curtis, comme toujours, et enfin l’annonce de cette mission en couple et ses préparatifs. Elle se rappela les propos du Général concernant leur suite qu’il avait déjà réservée. Elle allait donc devoir dormir avec lui. Elle commençait à angoisser en imaginant ne pas pouvoir se contrôler. Et si elle venait à parler dans son sommeil, et si elle venait à trop se rapprocher de lui en dormant….et si…. Puis elle décida que c’était trop. Il fallait qu’elle cesse de cogiter car elle n’y arriverait pas. Après tout comme il l’avait si bien dit ils n’étaient pas obligés de jouer la comédie. Juste en restant naturels et en partageant la même suite, cela suffirait à faire d’eux un couple marié.
La douche lui fit le plus grand bien. Elle sélectionna la tenue la plus simple et confortable qu’ils venaient d’acheter. Elle la mettrait le lendemain pour le voyage. Puis elle s’attela à ranger toutes les autres dans la valise. Elle rangea ses produits de beauté ainsi que quelques effets personnels dans le vanity. Le Capitaine pouvait arriver à présent, elle était fin prête à le recevoir.
Justement il sonna à la porte.
— Curtis, je n’attendais plus que toi. Mes affaires sont prêtes pour demain.
— Parfait dans ce cas nous pouvons y aller. J’ai réservé une table au Sahan. C’est un petit restaurant gastronomique pas loin de chez toi. Si tu es d’accord nous pouvons même nous y rendre à pied.
— Volontiers, je ferme la porte et je te suis.
Ils prirent l’ascenseur et arrivés en bas, à peine les escaliers menant à l’extérieur de l’immeuble franchis, il se rapprocha d’elle et posa ses mains sur ses épaules.
— Quel idiot je fais, j’ai oublié de te donner ton alliance tout à l’heure. Il sortit un petit paquet de son sac et le tendit à la jeune femme.
— Je constate que tu portes déjà la tienne en tout cas.
— Oui et je préférerai autant que tu aies la tienne également, je ne voudrais pas que l’on pense que je trompe ma femme en me voyant avec une jolie jeune femme sans alliance alors que la mienne est bien visible.
— En effet, tu as raison, nous allons devoir nous méfier des apparences pour une fois.
Elle ouvrit le petit paquet. Elle pensait y trouver l’écrin avec l’alliance qu’elle ne fut pas sa surprise en constatant qu’il n’y avait pas un mais trois écrins. Elle redressa la tête et le regarda au fond des yeux. Il ne dit rien et se contenta de lui offrir son plus beau sourire. Elle ouvrit le premier et découvrit des boucles d’oreilles.
— Oh, Curt, elles sont magnifiques, s’exclama-t-elle.
— J’ai comme dans l’idée que le reste va te plaire également
Elle ouvrit délicatement le second écrin et trouva un collier où toute la chaîne était sculptée en forme d’épines et de roses comme les alliances.
— Oh je ne sais plus quoi dire. Si ce n’est te demander si tu peux m’aider à le mettre.
— Biensûr, retourne-toi. J’ai hâte de te voir le porter avec la petite robe noire.
Il s’approcha d’elle et lui accrocha délicatement le collier. Il déposa un baiser léger sur son cou. Pendant ce temps, Johann avait mis les boucles d’oreille. Elle ouvrit le dernier écrin et sans surprise trouva l’alliance.
— Curt
— Oui, ma Douce
— Tu crois que je peux te demander de me la mettre.
— Mademoiselle Landore, je ne sais comment vous voulez que j’interprète votre demande. Vous voulez que je vous passe la bague au doigt.
— Tout à fait Monsieur Newton.
— Cela dit vous avez raison car il faudra bien que vous vous habituez à votre nouveau nom. Demain tu seras Madame Newton. Il va falloir moi aussi que je fasse attention à ne pas me tromper.

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Ven 11 Aoû 2017 - 00:01
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonsoir Ludy!


J'apprécie beaucoup,les moments cocasses et romantiques de ce récit jusqu'ici. La trame est aussi très intéressant!  Good  J'attend la suite avec impatience!


A+


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Ven 11 Aoû 2017 - 02:32
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonjour Ludy et Frégo!

Et moi aussi j'attends la suite avec impatience, sur mon trampogril-grilpoline... jump jump jump

C'est super d'avoir une nouvelle histoire à découvrir! Best Clap

Amitiés
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Ven 11 Aoû 2017 - 19:24
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonsoir les filles.
Merci pour vos commentaires qui m'encouragent comme l'autre fois à poursuivre.
Alors voici une petite suite flower Flam Wow Joan

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Ils se rendirent au restaurant et commandèrent un plat assez léger à base d’aubergine car l’un comme l’autre n’avait pas spécialement faim. En dessert ils choisirent un carpaccio de fruits exotiques.
— Eh bien à croire que nous vivons ensemble depuis suffisamment longtemps pour manger la même chose, dit il
— Curtis, nous devrions échanger quelques informations pour demain.
— A quel type d’information penses-tu ? Je n’ai pas plus d’éléments que ce que je vous ai communiqué tout à l’heure, répondit-il, intrigué
— La date de notre mariage par exemple, si nous avons des enfants, bref tout ce qui concerne notre couple et qui pourrait nous amener à nous trahir si quelqu’un nous posait une question à tous les deux en même temps ou séparément.
— Oui tu as raison, je n’avais pas réalisé.
— Alors que décides-tu, lui demanda-t-elle, très intéressée par sa réponse.
— Concernant les enfants nous pouvons dire que nous n’en avons pas pour l’instant mais qu’il s’agit d’un projet.
— C’est vrai, tu en voudrais aussi ?
— Johann ?
— Oui, Curtis ?
— Concentrons-nous sur la mission s’il te plaît. Pour le reste, je te promets que nous pourrons en discuter plus tard.
— C’est toi qui a dit que nous devions rester les plus naturels possibles. C’est donc en t’ouvrant davantage à moi que je te connaîtrais mieux et pourrais anticiper certaines réponses éventuelles.
— Tu n’as pas tort. Mais j’ai peur que si nous rentrons trop dans les détails maintenant, nous perdions l’essentiel. Et les détails je veux également ne pas en perdre une miette mais pas dans ce contexte.
— Ok, j’ai compris. Donc pas d’enfant pour l’instant mais c’est un souhait à terme.
— Pour la date du mariage nous pouvons dire l’année dernière, il y a tout juste un an demain. Ce séjour est donc un anniversaire de mariage
— Parfait, cela est cohérent avec nos alliances qui font assez récentes.
— Vois-tu d’autres questions pièges qui pourraient nous être posés ?
— Oui, la question qui est posé à tout couple comment nous sommes nous rencontrés, ce qui a fait que nous soyons ensemble, ce que l’on apprécie le plus chez l’autre par exemple, renchérit la jeune femme avec des yeux pétillants, persuadée qu’elle allait enfin pouvoir glaner des réponses aux questions qui la taraudent depuis des années.
— Pour la rencontre nous pouvons garder la date et le lieu par contre tu n’étais pas en train de te battre, biensûr, juste entrain de te promener dans le parc lorsque nos regards se sont croisés. Pour le reste nous pouvons être naturels. Moins nous nous éloignerons de la vérité et meilleurs nous serons.
— C’est entendu. Il commence à se faire tard, que dirais-tu de rentrer ? suggéra-t-elle
— Très bonne idée en effet, désolé, je n’avais pas vu l’heure passée. J’avais une bonne excuse, j’étais en charmante compagnie
— Et puis-je savoir si tu te retrouves souvent seul en charmante compagnie ? le questionna-t-elle
— En si charmante compagnie je dois bien avouer que cela se passe bien moins souvent que je ne l’aimerais
— Cela ne tient qu’à toi pourtant.
— Mademoiselle, puis-je avoir la note s’il vous plaît, l’interrompit-il en s’adressant à la serveuse qui passait près de leur table.
— Oui Monsieur, je vous l’apporte de suite, répondit une jeune femme brune.
— Le moins que l’on puisse dire c’est que tu as l’art et la manière de changer de conversation
— Je ne fais que t’obéir, Ma Douce, tu souhaitais que nous partions et comme je ne préfère pas le faire en courant, il me semblait normal de régler la note avant.
— Très drôle

Il régla la note et ils partirent en direction de l’appartement de Johann. Il se rapprocha d’elle et posa discrètement sa main sur son épaule. Ils marchèrent ainsi assez lentement. La jeune femme avait envie que ce moment dure une éternité. Finalement ils allaient surement passer un agréable séjour. Elle commençait à s’imaginer au bord de la piscine, tous les deux allongés sur des transats, quand l’image de Mala cacha d’un seul coup le soleil de cette belle scène.

— Tu as demandé à Mala de nous accompagner mais où va-t-il pouvoir dormir le pauvre ?
— J’ai réservé une chambre pour lui à côté de la nôtre. Ainsi si tu le souhaites tu pourrais même t’y installer et je partagerai la suite avec lui.
Le regard de la jeune femme si pétillant s’assombrit instantanément en entendant ces mots. Elle l’observa intriguée, ne sachant que répondre. Etait-il sérieux ou bien plaisantait-il. Il se maitrisait toujours tellement que dans ces situations il lui était impossible de savoir ce qu’il pensait réellement.
— Et pourquoi ne ferions-nous pas l’inverse ?
— Comment cela ?
— Je prends la suite et vous vous partagez la seconde chambre, répondit-elle, contente de sa répartie
— Cela ne m’aurait pas posé de problème mais je doute que nous passions pour un couple bien équilibré si je m’éclipse pour passer la nuit avec le Major d’homme, rajouta-t-il en ricanant. De toute façon je suis désolé je te faisais encore une fois marcher mais je constate que tu n’es pas tombée dans le panneau.
— As-tu une idée sur la façon dont ils ont kidnappé les autres couples. Est-ce pendant leur sommeil ? Devrons-nous faire des rotations pour ne pas dormir en même temps ?
— Je ne peux malheureusement pas répondre à ta question. Nous n’avons eu aucune information de ce type. Je pense que nous pourrons dormir en même temps. J’ai le sommeil assez léger et si quelqu’un entre dans la pièce je devrais me réveiller sans problème. Et n’oublions pas que Mala sera à côté et à l’écoute également.
— S’il est à l’écoute il faudra faire attention à ce que l’on fait ou dit, ajouta-t-elle sur un ton enjôleur.
— Très juste. D’ailleurs à ce propos je voulais te dire qu’il fallait ne pas exclure que la suite soit truffée de caméras et de micros. Il faudra veiller à notre couverture même à l’intérieur. Je me suis documenté sur le complexe. Il est entouré d’un magnifique parc de plusieurs hectares avec un petit lac. Le mieux sera de s’y balader pour échanger plus librement à l’abri des oreilles indiscrètes.
— Entendu, mais d’un autre côté si l’on veut comprendre tout ce qu’il se cache derrière cette machination, le mieux n’est-il pas de se laisser capturer ?
— Oui tu as raison mais je ne suis pas seul sur ce coup-là et il est hors de question que je te mette en danger. Je suis donc d’accord pour notre kidnapping mais à la condition de maîtriser un minimum la situation.
— Bon je crois que je vais pouvoir rentrer à la maison en toute sécurité, maintenant que je n’ai plus que la porte d’entrée à franchir.
— Oui en effet, je t’abandonne pour ce soir. Je pensais passer te prendre à 9 heures demain, cela nous laissera suffisamment de temps pour nous rendre à l’astroport.
— C’est parfait, alors à demain
— A demain ma petite Johann, repose toi bien.
— Toi aussi, car à partir de demain tu vas devoir veiller sur moi jour et nuit
— Tout un programme en effet, répondit-il en souriant.
— Bonne nuit
— Bonne nuit

Ils se retrouvaient un peu comme deux idiots. Aucun des deux n’avait envie que cette journée se termine. C’était une des premières fois où ils se retrouvaient à passer autant de temps seuls sans réels dangers. Johann n’osa pas lui demander d’entrer, à la place elle préféra ouvrir la porte de son appartement et s’y glisser après lui avoir déposé un bisou sur la joue.

Le lendemain matin, comme convenu il était devant sa porte à 9 heures, en compagnie de Mala. Ce dernier portait un costume avec une cravate. Johann ne se rappelait pas l’avoir déjà vu aussi élégant. Elle ne préféra pas faire de remarque, se doutant que l’Android ne devait déjà pas apprécier la situation.

— Bonjour, Ma Douce, où se trouvent tes bagages pour que Coddy puisse les prendre
— Tout est dans l’entrée. La valise est sur roulette, je vais m’en occuper.
— Hors de question, nous devons dès à présent nous mettre dans la peau de Monsieur et Madame Newton, un couple richissime
— Oui mais excuse-moi, comme ce n’est pas le cas je pensais jouer la comédie une fois dans la navette.
— Pour commencer sache que cela pourrait très bien être le cas. Et pour finir, c’est sans appel nous commençons dès maintenant.
— Entendu. Quand tu dis cela pourrait être le cas tu parles de quoi du couple ou du richissime
— Les deux, mais c’est un autre débat et nous en parlerons plus tard.
— Après cette mission nous allons devoir partir en vacances tous les deux un bon moment pour que tu puisses me donner toutes les explications que tu mets de côté pour plus tard depuis hier.
— Pourquoi pas. Je te propose de voir déjà ce que donne ce séjour pour en reparler.

Une fois sortis de l’immeuble, Johann constata qu’il n’avait pas fait les choses à moitié. Une limousine noire les attendait avec Crag au volant.
Mala leur ouvrit les portières pour qu’ils puissent s’installer dans la voiture puis il rangea les bagages de Johann avec celles du Capitaine dans le coffre.

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Sam 12 Aoû 2017 - 02:45
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonsoir Ludy!

Le titre de cette histoire me semble bien choisi... Good Wow

Et c'est tout aussi difficile de ne pas se laisser entraîner par ton histoire! Continue, c'est vraiment intéressant de découvrir les échanges entre Flam et Joan ... Best Difficile de cerner la limite entre leur mission et leur souhait latent... Master

jump jump jump

A +
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Sam 12 Aoû 2017 - 04:45
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Salut Ludy!


On peut aussi dire que  Flam  et  Joan  ont un sacré sens  de la répartie! Tous les deux n'en manquent pas  une pour faire de l'esprit ou pour faire une prise de tête ! Devil  They're sassy, comme dotaient les Américains. J'adore! Good


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Sam 12 Aoû 2017 - 19:45
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LudyNewton
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonsoir les filles.
Merci pour vos messages, alors je continue, voici la suite
Bonne lecture

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Le trajet vers l’astroport ne dura que quelques instants. En sortant de la limousine, Johann constata que Mala avait bien appris sa leçon, il s’était précipité à peine le véhicule arrêté pour leur ouvrir les portières. Crag descendit également pour les saluer. Il ne manqua pas d’ajouter une petite phrase à l’adresse de Mala.

— Dis donc vielle boule de gomme ne t’égare pas trop de ta banquise.
— Que veux-tu dire vieux tas de ferraille ?
— Un pingouin ne doit jamais vivre loin de sa banquise.
— Très drôle, répondit Mala

La jeune femme ne put retenir un franc rire. Curtis l’observa, attendrit en la voyant si heureuse. Il ne prit pas la peine de réprimander ses deux compagnons comme il avait l’habitude de le faire lorsqu’ils se chamaillaient.

— Crag, nous allons embarquer. Tu nous rejoins avec le Professeur sur Megara. Et je répète, quoi qu’il se passe, pas d’intervention ni de prise de contact tant que Johann ou moi ne faisons la demande.
— Entendu Capitaine. Je vous confie Limaye, prenez en bien soin.
— Ne t’inquiète pas Crag, les femmes richissimes qui se baladent partout avec leur petit toutou feraient n’importe quoi pour leur animal, c’est bien connu. Alors sois assuré que je vais bien m’en occuper.
— Parfait, maintenant que tout est dit, et si nous nous dirigions vers l’accueil, Madame Newton ?
— Avec plaisir, Monsieur Newton je vous suis.
— A plus tard Crag
— Au revoir Capitaine, Johann, boule de gomme et ma petite Limaye.

Mala les suivait en léger retrait avec les deux valises et le vanity. Johann portait Limaye qui s’était également rapidement mis dans la peau d’un chien lunaire de luxe et jouait son rôle à la perfection. Curtis guidait tout son petit monde vers l’accueil où deux charmantes hôtesses attendaient les voyageurs privilégiés pour les conduire à leur place dans la navette. Johann ne s’attendait pas à cela. Chaque groupe de voyageurs avait un petit salon qui lui était réservé. La taille du salon dépendait du nombre de voyageurs. A trois ils disposaient ainsi d’un petit coin de 20m2 avec une table basse, deux canapés et deux sièges près de la porte étaient prévus pour les accompagnants. Mala s'y installa après avoir rangé les bagages dans l’armoire prévue à cet effet. Limaye se posa sur ses genoux.

Ils s’étaient à peine installés que l’hôtesse repassa avec une desserte pour leur proposer une petite collation. Ils prirent tous les deux un thé gourmand à la menthe alors que Mala n’eut le droit qu’à un petit verre d’eau. La jeune femme leur souhaita un excellent voyage et sortit après leur avoir indiqué un bouton sur lequel appuyer pour toute demande.

Curtis et Johann était installé l’un en face de l’autre pour prendre le thé. Une fois celui-ci terminé, la jeune femme se leva pour marcher un petit peu et en profiter pour se délier les jambes. Elle se rassit dans le canapé mais cette fois à côté de Curtis. Elle posa ses coudes sur la table basse et appuya la tête dans les mains.

— Que t’arrive-t-il Johann, demanda le Capitaine. Cela ne va pas ?
— J’ai mal à la tête, je pense que je n’ai pas assez dormi cette nuit.
— Pourtant nous ne sommes pas rentrés si tard et tu m’as dit que tes affaires étaient prêtes.
— C’est juste, mais bizarrement, j’ai eu beaucoup de mal à trouver le sommeil. Et une fois enfin endormie je me suis réveillée au bout de trois heures et là impossible de me rendormir avant 5 heures ce matin.
— Je comprends, cela dit moi non plus ma nuit n’a pas été aussi reposante que cela. Pourquoi ne t’allongerais-tu pas sur le canapé. Tu n’as qu’à poser ta tête sur ma jambe.
— J’accepte la proposition. Merci.

La jeune fille s’endormit rapidement. Curtis demanda à Mala de lui apporter son blouson en cuir afin qu’il recouvre Johann. Ce n’était pas la peine qu’elle attrape en plus un coup de froid avec la climatisation.
Le trajet ne dura que trois heures. Curtis ferma également les yeux un petit peu, il les rouvrit en sentant Johann remuer. La jeune fille ouvrit légèrement les yeux. Elle sentit le blouson posé sur son torse et se rendit compte qu’elle avait carrément enroulé ses bras autour de la jambe sur laquelle elle avait posé sa tête en s’endormant. Elle releva la tête et ses joues devinrent toutes rouges lorsque leurs regards se croisèrent. Ne voulant pas la mettre davantage mal à l’aise, il préféra ne rien dire à ce propos et il se contenta de lui demander si elle avait bien dormi.

— Oh oui, merci j’ai bien récupéré. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas reposée comme cela.
— Pourtant tu n’as dormi qu’à peine 2 heures. A croire que cela était suffisant.

Elle fut interrompue par l’hôtesse qui frappait à la porte pour leur annoncer de boucler leur ceinture car ils allaient très bientôt arriver.
Ils descendirent de la navette et tout comme la trentaine d’autres passagers, ils se dirigèrent vers les grosses berlines qui les attendaient pour les mener au complexe hôtelier.
Arrivés à l’hôtel, des hôtesses accompagnaient chacun des groupes vers leur hébergement.

— Madame et Monsieur Newton, je suis enchantée de vous rencontrer. Je me prénomme Maryline et je serai à votre disposition durant tout le séjour. Puis-je vous accompagner à votre suite et vous présenter le complexe.
— Avec plaisir Maryline, nous vous suivons, répondit Curtis.
— Voilà votre suite et la chambre de Monsieur Coddy est juste là. Si vous le souhaitez nous pouvons faire un petit tour afin que je vous fasse une rapide présentation du complexe
— Merci bien Maryline, mais nous préférons le découvrir seuls, cela nous fera une petite promenade romantique, ajouta Johann, assez pressée de voir partir la jeune femme.

Elle n’avait pas du tout apprécié la façon dont la jeune femme aux cheveux bruns bouclés avait regardé Curtis. Elle avait bien remarqué les petits clins d’œil qu’elle avait laissé glisser en le regardant avec insistance. Même si elle n’avait pas l’habitude de graviter dans ce milieu, elle savait bien que les hôtesses ne faisaient pas que conduire les couples à leur chambre mais qu’elles en profitaient aussi pour arrondir leur fin de mois en étant très agréables avec les Messieurs fortunés.
Le ton quel avait employé était sans équivoque et la jeune hôtesse partit sur le champ.

— Eh bien on dirait que Joan sait exactement ce qu’elle veut et ne se laissera pas marcher dessus.
— En effet Coddy, répondit Curtis en insistant bien pour que Mala comprenne qu’il devait faire attention à ses propos.
— Avez-vous besoin de moi Madame, Monsieur, sinon je vais me retirer dans ma chambre.
— Merci Coddy, tu peux disposer, répondit Johann, le plus naturellement possible même s’il lui était difficile de parler de la sorte à Mala.

Ils entrèrent à leur tour dans leur chambre, ou plutôt leur suite. Une petite entrée permettait de ranger quelques affaires avant d’accéder à un magnifique salon d’une trentaine de mètres carrés avec table basse, canapés. Le lieu était idéal pour se prélasser en regardant la télévision ou bien en lisant un des nombreux ouvrages présents dans la bibliothèque en noyer.
Une porte au fond du salon permettait d’accéder à la chambre. Elle mesurait au moins vingt mètres carrés. Un lit taille XL occupait la place centrale, un petit bureau se trouvait sur la gauche, sur la droite, une porte à galandage menait à une somptueuse salle de bain avec une baignoire d’angle à jet, une belle douche à l’italienne. Un miroir avec de nombreux éclairages et une double vasque rajoutaient la dernière touche de luxe. Une baie vitrée s’ouvrait sur une petite terrasse où un petit salon de jardin composé de deux transats, d’une petite table et de deux chaises permettait de se détendre en profitant du soleil et de la vue sur le lac et le parc.

— Oh Curtis, c’est magnifique.
— Oui Johann, nous allons passer un agréable moment dans cette suite. Souhaites-tu que nous allions maintenant déjeuner et nous pourrions nous promener dans le parc ensuite.
— Avec plaisir.

Ils n’avaient pas besoin de se changer, l’un comme l’autre avait mis une tenue confortable. Curtis avait mis l’un des Levis avec un petit tee-shirt qui laissait deviner sans peine son corps musclé. Pas étonnant que la jeune fille ait craqué sur lui tout à l’heure et imaginé qu’elle pourrait l’intéresser.

Le complexe proposait un buffet de très bonne qualité avec de nombreux mets tous aussi appétissants les uns que les autres. La farandole des desserts était également un régal pour les yeux. Ils mangèrent sans trop parler à l’exception de quelques futilités sur les plats proposés notamment. Ne sachant pas dans quelle mesure ils pouvaient déjà ou non être observés, ils limitèrent au maximum leurs échanges afin de ne pas trop en dire.

Le repas terminé, ils se dirigèrent comme prévu vers le parc. Ils empruntèrent le chemin principal puis très vite Curtis entraîna Johann hors des sentiers battus pour pouvoir lui parler en toute sécurité. Il commença par la prendre dans ses bras.

— Inutile de te mettre dans un état pareil, toi seul occupe mon esprit.
— Je suis pourtant sûre du contraire.
— Oui tu as raison, tu es la seule femme à occuper mon esprit, pour être plus précis. Je conserve quelques neurones pour penser à la mission, renchérit-il.

Ils se baladèrent tout l’après-midi, ils en profitèrent pour repérer la piscine et réserver l’un des jacuzzis pour le lendemain matin. Au bout de quelques heures de découverte des lieux, d’un petit tour près du lac à admirer la végétation luxuriante avec de magnifiques parterre de fleurs de toutes les couleurs, ils décidèrent de rentrer pour dîner.

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Dim 13 Aoû 2017 - 10:00
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Vous vouliez une petite suite, et bien la voilà. Laughing Laughing Attention chaud devant Wow Wow jump flower flower

Bon dimanche.

A très bientôt

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Ils repassèrent par leur suite pour prendre chacun à leur tour une rapide douche et s’habiller pour le dîner. Le Capitaine mit un costume gris foncé alors que Johann enfila la petite robe noire qui avait bien plus à Curtis lorsqu’elle l’avait essayée avant de l’acheter. Elle attacha ses cheveux, ainsi entre le décolleté et les oreilles découvertes, ses bijoux étaient bien exposés à la vue de tous. Elle ajouta une légère touche de maquillage et rejoignit le Capitaine dans le salon. Lorsqu’il se retourna en entendant ses pas, il ne s’attendait pas à une telle vision. Il se doutait qu’elle mettrait le paquet comme il le lui avait demandé lors de leur balade dans le parc mais il ne s’attendait pas à être aussi impressionné.

— Ma petite Johann, je crois que si nous ne devions pas absolument descendre pour le repas, nous n’aurions pas quitté la chambre ce soir.
Ne sachant pas s’il y avait un message caché derrière ces quelques mots ou bien si ce n’était qu’au cas où il y ait des caméras, elle préféra juste répondre par un sourire.

Ils se rendirent dans la salle du dîner. Un grand apéro était organisé afin que les personnes qui le souhaitaient puissent échanger quelques mots. Curtis et Johann se rapprochèrent d’un autre couple plus âgé mais de loin le plus ostentatoire de toute l’assemblée. L’homme avait fait fortune en découvrant une formule chimique qu’il avait vendu aux industriels des cosmétiques. Sa femme issue d’un milieu bourgeois n’avait jamais réellement travaillé.

Une soirée dansante poursuivait la bonne ambiance du repas. Johann et Curtis purent ainsi partager quelques danses dont un slow où il se rapprochaient de plus en plus. Il leur était difficile l’un comme l’autre de se retenir, de ne pas franchir la limite. Un second slow commençait, ils furent stoppés dans leur élan par leurs nouveaux amis qui proposèrent d’échanger les partenaires. C’est donc avec un mélange de regret et de soulagement que Curtis laissa Johann partir dans les bras de Roberto, un homme d’une bonne cinquantaine d’années et plus beaucoup de cheveux sur la tête.

La danse terminée, les deux tourtereaux se retrouvèrent enfin et décidèrent de rentrer. Arrivés dans la suite, Curtis s’approcha de Johann et la prit dans ses bras. Son cœur commençait à battre à toute vitesse, elle pensait qu’il voulait poursuivre le rapprochement. Elle fut déçue de constater que ce n’était qu’un subterfuge pour lui glisser discrètement quelques mots aux creux de l’oreille, à l’abri des micros.

— Ma Douce, je vais te laisse seule pour l’instant, je vais redescendre faire un tour, voir si j’arrive à glaner des informations. Je pars seul donc en cas de besoin n’oublie pas que tu n’as qu’à crier et Mala rappliquera de suite. Je vais le prévenir.
— Mais, je peux venir avec toi ?
— Non je ne préfère pas, seul, j’aurai plus de chance de me faire aborder par une de ces charmantes hôtesses et j’espère apprendre des informations sur les mouvements de personnels et l’organisation générale.
Elle le regarda, incrédule.
— Repose-toi bien, pas la peine de m’attendre. Dors bien, profite du lit, vue sa taille je devrais réussir à m’y trouver une place sans te réveiller. A demain.
— A demain, lui répondit-elle, totalement médusée par la scène qui venait de se passer. Il l’avait tout simplement averti qu’il sortait et espérait tomber sur une des filles pour un brin de causette. Sauf qu’il devait bien se douter que ce n’était pas que des mots que ces filles voulaient échanger avec lui. Jusqu’où était-il prêt à aller pour obtenir les informations qu’il cherchait.

Il la laissa dans ses pensées et après lui avoir déposé un baiser sur le front, il sortit de la suite. Il s’arrêta chez Mala et lui expliqua juste qu’il sortait se promener et lui demanda de se tenir prêt si Madame Newton avait besoin de lui.

Il repassa devant la salle de danse et continua à marcher lentement en direction du parc. Comme il l’avait supposé, il fut très vite rejoint par Maryline qui s’empressa de lui proposer de l’accompagner dans sa balade nocturne.

Pendant ce temps, prise d’un manque d’air, Johann avait décidé de faire quelques pas sur la terrasse pour respirer calmement et se reprendre. Elle voulait se convaincre qu’elle agissait stupidement et qu’il était ridicule de se rendre malade. Après tout, ils étaient toujours séparés habituellement et puis peut-être était-ce un jeu auquel il se livrait également avec elle, car au final il ne lui avait jamais avoué ses sentiments.

Elle aperçut au loin un couple se diriger vers le parc. Elle commença par les envier. Lorsqu’il fut complètement éclairé par un lampadaire, elle reconnut sans mal Curtis et Maryline. Le moins que l’on puisse dire était qu’il n’avait pas perdu de temps. A croire qu’ils s’étaient donné rendez-vous. Elle sécha les larmes qui commençaient à perler sur son visage et se rendit chez Mala.

— Coddy, Monsieur est sorti et je voudrais récupérer Limaye.
— Biensûr Madame, le voici. Ne vous inquiétez pas, je suis sûr qu’il ne sera pas long, ajouta Mala, sentant les inquiétudes qui traversaient la jeune femme. Il regrettait de ne pouvoir davantage la rassurer mais le Capitaine avait été formel sur ce point. Il était impossible de savoir où se trouvaient les micros et caméras s’il y en avait et il ne fallait surtout pas faire capoter la mission.
— Merci Coddy, à demain

Elle retourna dans la suite, se déshabilla et choisit sa plus belle nuisette. Celle toute en dentelle de couleur bleu nuit. Au moins il comprendrait en rentrant ce qu’il avait loupé. Elle se coucha avec Limaye, se consola en caressant le chien lunaire et finit par s’endormir. Pour lui montrer qu’elle lui en voulait elle choisit le côté gauche du lit et se plaqua contre le bord.

Il rentra deux heures plus tard. Il trouva la jeune femme endormie avec Limaye allongé au pied du lit. Il passa un pyjama et se coucha à son tour. Il ne put s’empêcher de regarder la jeune femme dormir. Il effleura légèrement une de ses mèches blondes et déposa délicatement un baiser sur son front. Puis il s’installa sur le côté droit du lit et s’endormit à son tour.

Au petit matin, ils se réveillèrent quasiment en même temps et constatèrent que la nuit avait été suffisamment mouvementée pour qu’ils ne soient plus du tout chacun de leur côté du lit. En effet, leurs deux corps étaient littéralement emboités. La tête et la main droite de la jeune femme étaient posées sur le torse de Curtis, leurs jambes étaient quant à elle complètement entrelacées. Ils se regardèrent abasourdis, aucun n’avait de souvenirs de ce qu’il s’était passé durant la nuit. Même Curtis, avec son sommeil léger n’avait rien vu venir. Surement une réaction naturelle de leurs corps sensibles à l’attraction qui unissait déjà leurs cœurs depuis bientôt quatre ans maintenant.

Ils se levèrent et Johann se dirigea la première vers la salle de bain.

— Très jolie cette petite nuisette, Madame Newton
— Merci, répondit-elle en rosissant légèrement.
— Vue l’heure nous irons de suite au jacuzzi après le petit déjeuner, je pense.
— Oui c’est une bonne idée.

Après avoir prévenu Mala pour l’escapade au jacuzzi et lui avoir confié Limaye, ils se rendirent à la salle des petits déjeuner. Un bon café, un jus d’orange, quelques viennoiseries et des fruits, leurs donnèrent toutes les forces nécessaires pour se rendre au jacuzzi.
Le jacuzzi était installé dans une petite hutte remplie de végétation. Ainsi ils avaient l’impression d’être en pleine nature tout en étant protégés à l’abri des regards indiscrets. La réservation était de trois heures, ils avaient donc largement le temps d’en profiter.

Il ne lui fallut que quelques minutes pour retirer son Levis et son tee-shirt et s’installer dans le jacuzzi. La jeune femme prit davantage son temps. Elle avait décidé de se venger de sa sortie nocturne. Elle retira un à un avec délicatesse chacun de ses vêtements pour enfin découvrir un maillot de bain noir d’une pièce certes mais très échancré et décolleté aussi bien devant que dans le dos. Curtis eu du mal à détourner le regard lorsqu’elle s’approcha pour le rejoindre dans le jacuzzi. Il sélectionna le programme le plus complet et très vite les bulles, la lumière et les huiles essentielles s’animèrent et se déversèrent dans le jacuzzi. Elle avait décidé de l’allumer et pour l’instant elle était assez fière du résultat. Elle voulut aller plus loin en posant sa tête sur son épaule. Mais cette fois ni lui ni elle ne contrôlait réellement ce qu’il se passait.

Il prit son visage dans ses mains et l’embrassa passionnément. N’écoutant que son cœur et l’appel de leurs corps, Johann se décala et s’assit sur lui sans détacher ses lèvres des siennes. Il commença à lui caresser le visage puis les épaules et finit par baisser son maillot de bain. Entraînés par la douceur des bulles et du jeu de lumières ils s’unirent pour la première fois. Ils avaient bien compris qu’il était inutile de résister. De toute façon ils savaient déjà avant même d’arriver qu’il leur serait difficile de ne pas se prendre à ce jeu. Leurs sentiments étaient tellement à fleur de peau depuis suffisamment longtemps qu’ils n’auraient pas la force de lutter et de jouer la comédie. Ils restèrent dans les bras l’un de l’autre encore une bonne demi-heure, pas besoin de mots, ils avaient suffisamment parlé ces dernières années. Seul le contact de leurs deux corps était nécessaire à ce moment pour leur apporter ce dont ils avaient besoin et avaient manqué durant tout ce temps.

Une légère clochette les sortit définitivement de leur extase. Maryline demandait à entrer pour leur proposer une collation. Ils prirent tous les deux un thé à la menthe avec une pomme pour Curtis et une nectarine pour Johann.

Maryline était partie depuis une bonne demi-heure. Ils commençaient à vouloir sortir du jacuzzi. Curtis fut le premier à mettre un pied hors de l’eau. Il essaya de marcher un petit peu mais il ressentit un pincement dans la tête. Il regarda Johann qui commençait également à cligner des yeux.
— Mon amour, vite sors de l’eau, le thé devait contenir un somnifère assez puissant.
— Curt, je ne comprends pas ce qui m’arrive

Il utilisa ses dernières forces pour hisser Johann hors du jacuzzi puis ils s’allongèrent à même le sol avant de tomber. Ils se regardèrent une dernière fois et fermèrent les yeux quasiment en même temps.

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Dim 13 Aoû 2017 - 15:51
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Salut Ludy!


Le somnifère dans le thé, toujours un grand crû!  Devil Ils ont aussi dû absorber quelque chose dans le Jacuzzi et respirer autre chose dans la chambre d'hôtel! Bravo pour cette suite romantique avec aussi beaucoup de suspense! Good


A+


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Lun 14 Aoû 2017 - 16:20
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Eh oui Frégo ce bon thé à la menthe. Le mien ne me permet pas encore de m'éveiller dans les bras du Capitaine LOL. en tout cas bien pratique pour kidnapper nos deux tourtereaux sans les abimer.

Sur ce, voici une petite suite.

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Johann fut la première à écarquiller tout doucement les yeux. Sa tête lui faisait mal et heureusement le peu de lumière de la pièce lui permit d’ouvrir les yeux progressivement sans être éblouie. Curtis était allongé à côté d’elle. Il semblait dormir profondément. Elle releva avec du mal la tête, elle avait l’impression que celle-ci pesait une tonne. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils avaient bien été drogués comme l’avait dit Curtis puis ils avaient été transportés en l’état dans cette pièce. Ils étaient encore en maillot de bain et elle regretta d’avoir mis un maillot si décolleté. Elle commença à regarder autour d’elle et constata qu’ils étaient enfermés dans une petite pièce assez exigüe. La seule lumière qui pénétrait provenait d’une ouverture, impossible de s’échapper, le trou était trop petit et de gros barreaux métalliques les auraient de toute façon bloqués. Elle se releva et tenta d’atteindre l’ouverture, espérant apercevoir quelque chose, un indice qui lui permettrait de savoir où ils se trouvaient. Malheureusement l’orifice était bien trop haut pour elle. Peut-être Curtis, arriverait-il à s’en approcher.

Elle regarda encore une fois autour d’elle, désemparée. Quelle pièce désolante, sombre, humide et vide, le contraste était déstabilisant avec le luxe qu’ils venaient de côtoyer dans le complexe hôtelier. Ne sachant que faire d’autre pour faire évoluer leur situation, elle se décida enfin à réveiller le Capitaine. Elle effleura son visage de la main, l’embrassa sur la joue et lui murmura quelques mots à l’oreille. Il ouvrit enfin les yeux. A la vue de son visage, il lui sourit. Voyant que la jeune femme ne lui rendait pas son sourire, son regard devint plus sombre et il regarda autour de lui et constata enfin qu’ils étaient enfermés. Ils se relevèrent en même temps, il s’approcha de Johann et l’a pris dans ses bras.

— Tu trembles mon amour, on va s’en sortir, lui dit-il pensant la réconforter
— Je tremble uniquement parce que j’ai froid.
— Je suis désolé, je ne peux malheureusement rien te donner pour te couvrir un peu.
— Ce n’est pas de ta faute, mais de la mienne
— De la tienne ? Comment cela, lui demanda-t-il, ne comprenant pas où elle voulait en venir
— Si je n’avais pas voulu t’allumer avec ce maillot de bain, pour me venger de ton escapade avec cette Maryline, je me sentirai déjà plus vêtue et tu n’aurais pas été déconcentré et nous ne serions pas là.
— Allons, ne dis pas cela. Je suis ravi que tu m’aies allumé d’une part et d’autre part, il lui murmura à l’oreille qu’ils étaient exactement là où ils devaient être.
Elle esquissa un léger sourire et il en profita pour l’embrasser fougueusement. Ils furent interrompus par un ricanement sordide provenant de la porte qui venait de s’ouvrir. Curtis s’interposa immédiatement entre Johann et l’homme qui commençait à pénétrer dans la cellule.
— Eh bien comme c’est touchant. Certains couples sont en larmes, d’autres se disputent et vous, vous vous embrassez. La nature m’étonnera toujours.
— Qui êtes-vous et pourquoi nous avez-vous enlevés de la sorte ? s’écria le Capitaine
— Madame et Monsieur Newton, moi aussi je suis ravi de vous rencontrer. Je m’appelle Guerino et je vais vous conduire dans une pièce plus agréable, nous allons tourner un petit film.
Curtis se tourna instantanément vers Johann.
— Rassurez-vous, ce n’est pas à ce type de film que je pense, quoique si nous avions un peu de temps après je n'aurais pas dit non.
— Espèce de… réagit Curtis en se jetant sur l’homme.
L’homme fut plus rapide et lui lança une décharge électrique qui lui arracha un cri de stupeur et l’obligea à reculer d’un pas.
— Bon maintenant cela suffit, suivez-moi immédiatement, nous n’avons plus de temps à perdre.
Ils traversèrent un couloir tout aussi sordide que la cellule qu’ils venaient de quitter et arrivèrent enfin dans une pièce baignée de lumière. Ils étaient bien en sous-sol mais un puit de lumière éclairait la pièce et ils eurent l’impression de respirer plus librement. Cinq hommes les attendaient suffisamment armés pour ne pas tenter quoi que ce soit. Le temps était à l’observation. L’un des hommes s’approcha d’eux et leur remis chacun une chemise afin qu’ils puissent se couvrir. Un autre homme s’approcha avec un journal et une feuille.
— Monsieur Newton vous allez bien tenir en évidence ce journal, pendant que votre femme va nous lire ce qui est écrit sur la feuille. Je vous préviens par d’entourloupe. Nous ne vous voulons pas de mal, si votre président fait bien ce que nous lui demandons, nous vous relâcherons.
— La caméra est prête nous pouvons commencer, approchez-vous et installez-vous sur les sièges en face de moi.
Johann se retourna vers Curtis, celui-ci lui fit un petit rictus des lèvres en guise de sourire et lui demanda de faire ce que les hommes avaient demandé.
Ils s’assirent donc sur les deux chaises et dès qu’il lui donna le top départ, Johann commença à lire. Sa voix tremblait sous l’émotion.
— Président Cashew, comme vous pouvez le lire sur le journal que porte mon mari, nous sommes le lundi 14 août. Nous avons été kidnappés par le groupe COSMEN. Ils nous rendront notre liberté à la condition que vous votiez contre l’entrée de la planète Katan dans les neufs mondes. Si vous tentez quoi que ce soit, si vous entrez en contact avec les autres planètes votantes ou si vous veniez à voter pour, dans ce cas ils n’hésiteront pas à nous faire disparaître dans d’affreuses souffrances.
— Parfait Madame Newton. Je vais vous raccompagner à votre cellule à présent puis nous partirons tous les trois faire un petit tour. Vous allez vous faire de nouveaux amis.

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Mer 16 Aoû 2017 - 19:12
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Bonsoir,

Une petite suite....
Il y a plus personne, tout le monde est en vacances, snif snif

Bonne lecture

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De retour dans leur cellule, Curtis et Johann se regardèrent avec insistance et s’enlacèrent enfin pour pouvoir se parler plus discrètement.

— Le Président avait vu juste, ils pensent influencer les votes avec ces enlèvements, murmura le Capitaine après avoir délicatement posé sa tête sur celle de Johann.
— Je n’ai pas réussi à atteindre l’ouverture tout à l’heure, je me demandais où nous étions et depuis combien de temps nous avions été inconscients, lui expliqua-t-elle.

Le Capitaine, se rapprocha de l’orifice. Il était effectivement très haut, il réussit après un saut à hisser sa tête et se maintenir à la force de ses bras au niveau de l’ouverture. Il reconnut sans la moindre hésitation la végétation exotique qui se trouvait près des jacuzzis. Ils n’avaient finalement pas été transportés bien loin.
— Nous sommes juste à côté des jacuzzis. Je vais envoyer un message à Mala pour qu’ils rejoignent les autres au cyberlabe et qu’ils nous suivent sans intervenir.
— Qu’ils nous suivent ? murmura-t-elle
— Oui je pense que sa dernière phrase signifiait qu’ils vont nous déplacer et nous rassembler probablement avec les autres couples enlevés. Nous aurons ainsi plus de chance de savoir qui est au commande de cette machination.

Le Capitaine, envoya donc un message crypté à Mala à l’aide de sa montre. Heureusement, ils ne lui avaient pas enlevée. S’ils avaient eu une vague idée de toutes les possibilités qu’elle lui offrait ils lui auraient arrachée sur le champ.
Johann faisait les cent pas dans la cellule. Curtis se rapprocha d’elle et lui dit que pour l’instant ils ne pouvaient rien faire d’autre que d’attendre afin de ne pas éveiller les soupçons.

— Je sais que ce n’est pas le lieu le plus romantique mais souhaites-tu que nous profitions de ce moment pour parler de choses plus agréables comme de ce qu’il s’est passé ce matin ?
— Oui nous pouvons en parler, répondit-elle en rougissant légèrement
— Tout d’abord je n’ai pas eu le temps de te répondre à propos de Maryline. Saches que je n’avais pas rendez-vous et qu’il ne s’est strictement rien passé. Comme je m’en doutais elle m’a sauté dessus lorsque je suis descendu et j’ai pu lui poser les quelques questions que j’avais à l’esprit.
— Qu’en est-il de nous ? Est-ce juste une passade, un peu de bon temps au cours d’une mission ?
— En ce qui me concerne pas du tout. Je pense que cette mission est juste la mission de trop, la goutte d’eau qui fait déborder le vase déjà bien rempli. Cela fait déjà un moment que je ne voulais que nous puissions enfin nous découvrir et passer du temps tous les deux uniquement. Tu ne le sais pas mais j’étais en furie lorsque le Président m’a expliqué qu’ils avaient lancé un concours pour sélectionner le meilleur agent. Me concernant, je n’avais pas besoin de concours, je t’avais choisie d’office. Il a tellement eu peur que je refuse pour la première fois une mission qu’il m’a accordé suffisamment de voix pour influencer le vote final.
— C’est donc pour cela que tu avais trois voix, renchérit-elle
— Et toi, que penses-tu de tout cela que ressens-tu ? lui demanda-t-il, comme inquiet de la réponse.
— Moi, je suis sur un petit nuage rose. Cela fait tellement longtemps que j’attendais ce moment où je pourrai enfin t’exprimer librement mes sentiments. Ce matin, c’était tout simplement merveilleux, en tout cas pour moi.
— Pour moi aussi, Johann, ajouta-t-il en la prenant dans les bras et en la serrant très fort.
— Comme c’est touchant, de vous voir vous réconforter de la sorte, s’écria une voix grave

Ils étaient tellement dans leur monde qu’ils n’avaient pas entendu la porte grincer et leur geôlier entrer. Il s’approcha d’eux, leur tendit à chacun un sac en tissu noir et leur ordonna de le mettre sur leur tête.

— Nous allons faire une balade. Les règles sont bien claires. Je ne vous le dirai qu’une fois, au premier écart je tire. Voici une corde Monsieur Newton. Vous allez accrocher Madame puis vous ensuite vous me la redonnerez pour que je puisse vous guider et vous mettrez le sac sur la tête.
— Où nous conduisez-vous, demanda Johann en prenant un ton effrayé comme l’aurait naturellement fait n’importe quelle femme.
— Pourquoi Madame Newton, vous allez manquer votre manucure ? HA HA HA Bon trêve de plaisanterie, nous sommes attendus.

Curtis s’exécuta, il attacha Johann en ne serrant pas trop fort pour ne pas lui faire mal mais suffisamment pour convaincre l’homme qui l’observait attentivement. Puis il s’accrocha à son tour et mit le sac sur sa tête. Il ne voyait plus rien, il sentait juste la corde tirer pour avancer. Ils avancèrent tous les deux au rythme de la corde et en veillant à ne pas tomber. Au bout de quelques mètres, ils étaient sortis du bâtiment et on les fit monter dans un véhicule. Une dizaine de minutes plus tard ils en redescendaient. Le Capitaine ressentit que le sol n’était plus de la terre mais du bitume, il se dit qu’ils devaient être sur l’astroport et peut être même que Mala et les autres pouvaient les observer. Ils ne restèrent pas longtemps immobiles, très vite l’homme descendit également de la voiture et les tira à l’intérieur d’un vaisseau. Ils furent conduits dans une pièce où on leur demanda de s’assoir et d’attendre que l’on revienne les chercher. Ils entendirent une porte se fermer et être verrouillée. Ils étaient là assis l’un contre l’autre attachés et cagoulés. Curtis bougea afin de plaquer son dos contre une des parois de la pièce, il entraîna Johann avec lui afin qu’elle puisse s’installer entre ses jambes et reposer sa tête sur son torse.

— Là comme ça au moins tu seras bien installé et nous devrions moins souffrir du décollage.
— Merci Curtis, pour tout ce que tu fais pour moi.
— C’est normal Johann, je l’aurais fait pour n’importe qui.
— N’importe qui je ne pense pas.
— Qu’est-ce qui te fait dire cela ?
— Je doute que tu aurais pris toutes ces précautions pour Crag ou Mala.
— Oh bien sûr, je parle de n’importe quelle demoiselle en détresse, bien sûr
— Oui bien sûr, c’est bien pour cela qu’il va falloir que je me méfie.
— Chut écoutes… j’ai l’impression que nous sommes en train de descendre. Serions-nous déjà arrivés à destination.
— Probablement, d’ailleurs leur base doit probablement être sur une des planètes au centre des neuf mondes.
— Oui tu as raison, nous allons très vite le savoir de toute façon.

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Jeu 17 Aoû 2017 - 03:27
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Salut Ludy!


Internet ne prend pas de vacances et j'en profite pour faire en petit tour! Langue  Tu nous laissent encore en plein suspense! Good c'est bien de découvrir peu à peu les motivations des méchants!  GragMala  et  Simon  vont avoir du pain sur la planche pour les sortir de là!  horified  Je reste au poste pour la suite! jump jump jump


A+


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Jeu 17 Aoû 2017 - 19:49
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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
Hello
Voici une petite suite....

Bonne lecture

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Ils étaient bien arrivés à destination, leur geôlier réapparut et leur demanda de se lever et il tira la corde pour les guider à l’extérieur du vaisseau.
Ils le suivirent dans ce qui semblait être un bâtiment et au bout de quelques minutes ils furent détachés et l’homme leur demanda de retirer le sac qu’ils avaient sur la tête. Le Capitaine ainsi que Johann regardèrent tout autour d’eux pour se familiariser à la lumière et repérer l’endroit où ils avaient atterri.

Ils étaient dans une assez grande salle où trois autres couples étaient dispersés par binôme. La pièce était sommairement meublée avec des canapés, des tables, des chaises et dans un recoin, ils pouvaient distinguer des lits. Chacun semblait avoir trouvé une place pour passer le temps. L’homme les laissa ainsi, les avertissant qu’il repasserait au moment du repas et qu’en attendant ils pouvaient trouver leur marque et prendre leur aise.
Curtis dévisagea un à un les trois couples, il réalisa qu’ils étaient avec Johann de loin les plus jeunes. Un frisson lui parcourut l’échine lorsqu’il se remémora les paroles du geôlier. Il était sûr que si cette crapule avait la possibilité de passer du bon temps avec l’une des prisonnières, Johann serait forcément son premier choix. Combien étaient-ils ? probablement une bonne quinzaine au minimum, que pourrait-il bien faire seul pour la défendre, sans la moindre arme et ce n’étaient pas les trois hommes qu’il voyait autour de lui qui lui serait d’un grand secours. Lorsqu’il était sorti du jacuzzi et avait commencé à sentir la drogue faire son effet il savait qu’ils allaient être enlevés il n’avait pas hésité longtemps entre aller chercher une de ses armes dans son sac ou bien sortir Johann du jacuzzi. Il avait rassemblé le peu de force et de volonté qui lui restait pour aider Johann de peur qu’elle perde connaissance et ne se noie.

Voyant que la jeune femme se retournait vers lui et prenait un ton interrogateur en le voyant, il décida de chasser cette pensée de son esprit. Il préféra se contenter de lui sourire. Ce n’était pas la peine de l’inquiéter inutilement. Leur regard se croisèrent et sans même se parler ils comprirent qu’ils avaient la même idée en tête. Ils se séparèrent pour aller se présenter aux autres couples et en profiter pour glaner le maximum d’informations.

Johann se dirigea vers le couple le plus âgé. Elle offrit sa main à la dame qui essayait de se relever du canapé. Ils venaient de la planète Deneb et avaient été enlevés dans des circonstances similaires à Curtis et Johann mais sur la planète Laguna. En discutant avec ce premier couple elle apprit qu’ils étaient persuadés que leurs geôliers n’étaient pas dangereux et que bien qu’enfermés ils avaient pris soin de leur donner tous les médicaments dont ils avaient besoin et passaient prendre de leurs nouvelles régulièrement au cours de la journée. D’après eux il n’était pas envisageable qu’ils se débarrassent de leurs otages après le vote.

Pendant ce temps, le Capitaine s’entretenait avec un second couple, qui lui, avait été enlevé sur Yos alors qu’il venait de la planète Bama. Il apprit également que le couple avait bien été traité jusque-là. Il fut en partie rassuré mais il comprenait de moins en moins la démarche. Il n’avait pas l’habitude de tomber sur des bandits qui se préoccupaient apparemment aussi bien de leurs otages.

Ils se rejoignirent devant le dernier couple, originaire de Kara. Là également ils entendirent le même son de cloche. Eux avaient été enlevés sur Kerus et bien qu’il fut là depuis déjà deux semaines, ils étaient satisfaits de la façon dont ils étaient retenus prisonniers dans le sens où aucun mal ni menace ne leur avait été fait.

Curtis prit Johann par le bras et l’entraîna vers un des canapés disponibles. Ils voulaient savoir ce qu’avait donné son premier entretien, même s’il pensait en avoir déjà une vague idée. La jeune femme lui exprima en quelques mots ce qu’elle avait pu apprendre. Il ne fut donc pas surpris d’entendre un discours similaire à ce que les deux couples qu’il avait écoutés avaient dit.

— Johann
— Oui, Curtis, qu’y a-t-il ?
— Plus j’y pense et plus je me dis que ces hommes ne sont pas des professionnels. En temps normal je me serais échappé sans trop de difficultés et toi également.
— Oh non pas moi, Curtis, tu n’avais pas remarqué que j’attends toujours que tu viennes me libérer. Même dans un vestiaire, répondit-elle en souriant
— Très drôle, mais c’est vrai que c’était un bel indice pour me montrer que tu attendais que ton prince charmant te libère.
— Qu’est-ce que cela change du coup ?
— Cela change que si ces personnes ne sont pas des professionnels c’est qu’ils agissent ainsi par conviction. J’aimerai pouvoir m’entretenir avec eux pour comprendre leur motivation.
— Comment vas-tu faire ?
— Je vais essayer de me rapprocher du couple avec qui ils auraient le plus sympathisé afin qu’il m’aide à me présenter à eux.
— Je pense que le couple le plus âgé, celui avec qui j’ai échangé en premier est probablement le mieux pour cela.
— Qu’est-ce qui te donne cette impression ?
— Tout d’abord c’est le premier couple à avoir été enlevé, ils sont là depuis plus de temps et ils m’ont dit qu’une personne venait plusieurs fois par jour se préoccuper de leur donner leurs cachets et voir s’ils tenaient le coup.
— Cela me semble effectivement parfait ? Bien vu Johann. Il s’approcha d’elle et l’embrassa passionnément. Puis il ajouta qu’il la trouvait géniale.
— Merci Curtis

A ce moment-là, un jeune homme entra avec un chariot et des plateaux repas. Il les déposa sur les tables. Il se dirigea vers le couple le plus âgé et leur donna leurs médicaments. Il resta quelques instants avec eux puis il sortit en ayant souhaité un bon appétit général.

— Johann, nous allons manger avec eux si cela te va ?
— Biensûr.
— Madame et Monsieur, pourrions-nous partager notre repas avec vous, leur demanda Curtis.
— Avec plaisir jeune homme, répondit la vieille dame.

Elle devait bien avoir soixante-dix ans, les cheveux grisonnant montraient qu’elle n’avait pas pu faire sa dernière teinture. L’homme avait le même âge et tous les deux se déplaçaient avec beaucoup de mal avec leur canne. Curtis et Johann les aidèrent à s’installer à table. Ils les remercièrent chaleureusement, ravis de voir un nouveau couple aussi aimable. Les autres ne parlaient pas beaucoup et préféraient rester isolés.

Ils commencèrent à manger et très vite Curtis commença à leur poser des questions sur la personne qui était venu apporter le repas. Il apprit ainsi que le jeune homme repasserait dans une petite heure débarrasser les tables. Il expliqua au couple qu’il aimerait pouvoir lui parler et obtenir des informations sur ses motivations. Il souhaitait que le couple convainquit le jeune homme de lui accorder quelques minutes pour s’entretenir avec lui.

— Pas de problème, nous vous trouvons aussi sympathique que lui, nous allons donc faire le maximum pour qu’il vous écoute quelques minutes, répondit la dame.

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Sujet du message: Difficile de ne pas se prendre au jeu
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