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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [fanfic] Capitaine Keiichi, le champion de l'espace. Part 4.
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Jeu 27 Avr 2017 - 15:15
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ceroxon
Space Soldier
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Sujet du message: [fanfic] Capitaine Keiichi, le champion de l'espace. Part 4.
Sous couvert d’un film, consacré à la vie du Capitaine Keiichi, Toshiyuki Aoshima veut déclencher un conflit avec les Lorelei de la planète Siki, pour les pousser à utiliser leur arme ultime appelée « Or du Rhin » afin de l’étudier et de s’en emparer. Keiichi et sa famille se font engager comme acteurs, sous de faux noms. Les Lorelei refusent tout contact avec les autres civilisations, cependant des mineurs se sont installés de force à proximité de leur capitale pour exploiter les mines d’or et de diamant. Le complot d’Aoshima ayant atteint le point de non retour, les Lorelei estiment être contrainte d’utiliser leur arme plus tôt que Aoshima ne le souhaitait. Le Capitaine Keiichi tente de les convaincre de ne pas utiliser cette arme à cause de ses effets désastreux non seulement pour la planète, mais aussi pour le reste de la galaxie si « L’or du Rhin » venait à les atteindre. Les Lorelei décident cependant de s’en servir mais accorde un délai de grâce au Capitaine jusqu’à l’aube pour prévenir les Terriens de partir immédiatement. Le Capitaine est revenu en ville, mais entre temps, les mineurs s’apprêtent à attaquer les Lorelei et refusent d’écouter Keiichi. Les Lorelei arrivent maintenant. L’or du Rhin sera-t-il utilisé ? Et si oui quels en seront les effets ?

Keiichi regarda vers le nord et vit qu’une centaine de Lorelei approchaient de Planet Town, montés sur leurs kurus. Il reconnut les visages sentencieux de S’theen et Loakh’lun à la tête de la troupe. Les Kurus portaient sur leur dos des machines en corail ressemblant à de grosses arbalètes, sur lesquelles une “flèche” avec une fiole rempli de poudre d’or étaient posées.

Tout le monde observait les Lorelei maintenant. Même l’ardeur des mineurs s'était calmée maintenant qu’autant de femmes aquatiques étaient là.

« La patrouille es prévenue Capitaine. Ils n’interviendront pas pour le moment » déclara Chihiro qui venait de revenir.

« Parfait. Voilà un problème en moins » répondit Keiichi.

Jos Vakos fût le premier à se ressaisir

« Bien, voici notre chance de leur montrer ce qu’il en coûte de s’attaquer aux humains. Laissez-les venir », grogna le terrien.

Les Lorelei retinrent leurs montures à une trentaine de mètres de la foule. Avec leurs yeux bleu océan elles soutinrent le regard de la foule bigarrée qui avait sorti ses armes à Protons et attendait dans un silence sinistre.

Loakh'lun leva la main, et parla dans le langage interplanétaire.

“Etrangers, nous vous donnons une dernière chance. Montez dans vos vaisseaux et partez avant que nous utilisions « l’or du Rhin ». Si vous ne le faites pas, vous ne repartirez plus”.

Un rire de dérision lui répondit, l’hilarité s’échappait des lèvres de chaque homme de la foule.

“Elles cherchent juste à nous faire peur comme si nous étions des enfants terrorisées. Il suffirait qu’on aille leur chatouiller un peu les nageoires pour qu’elles s’enfuient toutes comme des lapins. » Déclara Vakos.

Aoshima, pour sa part, était soulagé que plus personne ne se préoccupe de lui. Il appela dans son communicateur.

« Capitaine, combien de temps encore avant de pouvoir partir ? » demanda t’il apeuré.

« Encore 10 minutes le temps que les moteurs soient chauds et les calculs de départ terminés » répondit le Capitaine.

10 minutes, cela semblait une éternité dans cette situation.

Lewis, Willard et la troupe de cinéma ne savaient que penser, ils commencèrent cependant à s’éloigner pour ne pas recevoir un mauvais coup dans le feu de l‘action.

« ECOUTEZ TOUS !!! IL N’Y A PAS MATIERE A RIRE !!! JE VOUS EN SUPPLIE GAGNER AU PLUS VITE LES VAISSEAUX !!! » S’écria Keiichi.

Lura Lind, quand à elle, était en train de retrouver ses esprits et était sur le point de suivre l’avis du Capitaine.

“Loakh’lun, ne faites pas ça. Je vous en conjure »

Sa prière se perdit dans les rires sauvages de la foule. S’theen comprit que leur ultime avertissement resterait tout aussi vain que les précédents. Elle leva la main, à regrets, pour donner le signal.

« Libérez « l’or du Rhin » », ordonna la chef Lorelei.

Aussitôt les flèches volèrent dans les airs et les petites fioles en verre éclatèrent, libérant la poudre dorée.

La foule, pendant un moment, observa puis émit un grognement lourd de rires méprisants.

« Voici donc l’arme terrifiante de la poiscaille, de la poudre d’or, rien que de la poussière »

Mais pendant qu’ils riaient à gorges déployées, le coeur de Keiichi se glaça d’effroi. La catastrophe s’abattait sur eux.

“Megumi, Skuld. Retournez immédiatement sur le Space Goddess et quittez cette planète où vous êtes vouées à une mort horrible. Une fois là haut, empêchez quiconque d’entrer dans l’atmosphère de la planète. Par la force s’il le faut. Même la patrouille galactique. »

Le Cerveau hésita, planant dans les airs.

« Mais vous autres... ?”

« Vous seul pouvez vous déplacer assez vite. Pour nous c’est trop tard » s’exclama la Capitaine d’une voix rauque. « Bien avant que nous arrivions au terrain d’atterrissage, l’or du Rhin nous aura devancés et toi, Skuld, Banpei et le "Space Goddess" cesserez d’exister. Moi, Bell, Chihiro et Urd, nous ne serons pas blessés, mais vous deux devez partir. Maintenant courrez !!! »

L’urgence désespérée de la voix du Capitaine Keiichi poussa Megumi au loin tel un coup de poing. Dans un éclair de compréhension, le Cerveau se rua à travers l’obscurité vers le terrain d’atterrissage à trois kilomètres à l’est talonné de près par Skuld.

“Keiichi, quels sont les effets de « l’or du Rhin »? Aoshima parlait d’une arme télépathique ». Demanda Belldandy.

« Aoshima avait tout faux. « L’or du Rhin » n’a rien à voir avec un opéra, avec un anneau magique ou avec la télépathie. C’est une sorte de rouille vivante. » Expliqua Keiichi, désespéré.

« Une rouille vivante ? » s’étonna Bell, qui n’avait pas encore saisi la gravité du danger.

« Oui. Cette rouille dévore la plupart des métaux à une vitesse fabuleuse, à quelques exceptions près, dont l’or. Par contre les armes, la ville, les vaisseaux spatiaux, les moyens de transports, de communications, les machines agricoles, tout ce qui est métallique va cesser d’exister. Personne ne pourra plus quitter cette planète et personne ne pourra plus s’en approcher. Si la patrouille galactique entrait dans l’atmosphère, leurs vaisseaux seraient réduits en poussière avant même d’avoir le temps de se poser. L’or du Rhin avait déjà été libéré une fois sur Terre, et une deuxième fois sur Siki. C’est pour ça que les scientifiques ne trouvaient pas de gisements métalliques à la surface de la planète. En plus, le vent et les courants marins se chargent de le disperser rapidement » expliqua Keiichi.

Maintenant la foule de mineur avait cessé de rire devant un spectacle étonnant.

Le Capitaine vit ce à quoi il s’attendait. Partout la poussière des Lorelei se déposaient puis se propageait comme par magie. Elle se répandait comme une vague dorée, proliférant à une vitesse incroyable sur la surface de chaque morceau de métal qu’elle touchait. Et elle le rongeait, se nourrissant de lui telle une flamme le ferait d’un morceau de bois avant de repartir « brûler » de plus belle.

Dans un terrible fracas, un immeuble métallique s’effondra après que son armature fut consumée par la vague dorée. Une autre structure vacilla puis une autre. La rouille se répandait très rapidement à travers la ville. Maintenant « l’or du Rhin » flottait partout dans l’air, et volait dans toutes les directions.

La surprise fit place à l’inquiétude, puis à la terreur tandis que la vérité se répandait dans l’esprit des mineurs comme « L’or du Rhin » se répandait dans la ville, mais la prise de conscience arrivait trop tard alors qu’ils tentaient de se protéger contre l’écroulement des immeubles de Planet Town.

Urd entendit un grondement de tonnerre à l’est et vit à l’horizon une flambée de réacteurs provenant du terrain d’atterrissage.

« Regarde Capitaine le « Space Goddess » est en train de décoller » cria la métamorphe avec un sourire rassuré.

« Au moins Skuld et Megumi sont hors de danger » soupira Keiichi avec soulagement.

Maintenant la foule abasourdie dans les rues, des cris horrifiés s’élevaient tels des clameurs sauvages, pendant qu’ils observaient impuissants la terrible avancée de « l’or du Rhin ». Les structures métalliques de Planet Town s’écroulaient en ruine partout! Déjà la moitié des immeubles de la ville avait fondu et était comparable à de gros tas informes de poussières. Les lumières brillantes s’éteignirent quand la rouille atteignit la centrale électrique. Et sous la faible lueur du soleil à l’horizon, la terrible destruction s’avançait.

Voyant que le « Space Goddess » s’envolait, Aoshima décida de fuir la planète lui aussi, vaisseau prêt ou pas prêt.

« REJOIGNONS TOUS LE PERSEUS » cria t’il à l’attention de ses hommes.

Tandis que le milliardaire fuyait avec Box, Vakos et les mineurs, Keiichi s’interposa sur le chemin de la troupe de cinéma qui tentait de fuir elle aussi en direction du spatioport.

« Inutile, c’est déjà trop tard. Gardez votre calme ! » Déclara t’il avec autorité.

« Mais…. Je…. » Balbutia Jeff Lewis.

Avant qu’il eût le temps de conclure, un homme aux yeux ahuris l’interrompit.

« Les vaisseaux s’effritent aussi. Chaque vaisseau spatial sur le terrain d’atterrissage est recouvert de cette poudre dorée ».

Effectivement, « l’or du Rhin » avait atteint le spatioport et dévorait maintenant les vaisseaux. Il n’était déjà plus possible de quitter Siki.

Et S’theen, Loakh’lun et les Lorelei au bout de la rue, assise sur leurs montures, observaient solennellement la catastrophe qu’elles avaient engendrée.

Belldandy s’agrippa au bras de Keiichi, nerveusement.

“Keiichi san, ça veut dire… »

“Oui, Bell. Ca veut dire que nous ne pouvons plus partir maintenant. Et plus aucun vaisseau ne peut venir sur cette planète, sans être consumé par la rouille.”

Le Perseus avait déjà fondu. L’équipage avait pu sortir précipitamment, encore inconscient de la gravité de la situation.

« Non de non de non de non. Nous sommes prisonniers de cette planète » pleura Toshiyuki Aoshima en tombant à genoux, emporté par le désespoir.

Le milliardaire avait voulu « l’or du Rhin. » Il l’avait maintenant, y compris dans ses propres poumons. La poussière saturait l’atmosphère et Aoshima devrait vivre avec « l’or du Rhin » pour le restant de sa vie. Qu’il le veuille ou non.

En entendant le cri d’Aoshima, la foule médusée comprit très vite le terrible destin qui l’attendait.

« C’est autant la faute du Capitaine Keiichi que celle des sirènes. » cracha Ted Box.

« IL A RAISON. NE RESTONS PAS SANS RIEN FAIRE. ALLONS NOUS VENGER !!! » Cria Jos Vakos à la foule.

Là où quelques instants avant il y’avait eut des hommes épouvantés et désespérés, il y’avait maintenant un sentiment de fureur et de haine en train d’exploser. Les mineurs en furie, tentèrent de saisir leurs pistolets atomiques mais s’aperçurent qu’avec la dissolution de leurs composants métalliques, ils étaient devenus inutilisables. Il n’y avait plus que de la poussière dorée et quelques morceaux non métalliques là où avaient étés leurs armes. Le Capitaine Keiichi sentit ses poches s’alléger alors que chacun des objets métalliques qu’il portait se transformait en poussière. Les plus petits instruments de métal se consumaient sur eux. La même chose se produisait partout, sans distinction.

Un instant plus tard, tout était fini. La flamme d’or était née, s’était propagée, avait tout consumé, et maintenant s’était éteint. Il ne restait que la poudre dorée, semblable à celle que les mineurs avaient tant convoitée, et qui les entourait partout maintenant, saturant l’air.

« Le Capitaine Keiichi les a aidés, » accusa le criminel Romacien. « Il était du côté des sirènes depuis le début ! Attrapons-le”.

Les mineurs, qui avaient besoin d’un bouc émissaire à leur malheur autre qu’eux même et leur refus de se plier aux avertissements des Lorelei dont ils pillaient la planète, n’eurent aucun mal à se ranger à l’avis du tueur. Seul Aoshima restait en retrait. Comment son plan, qui, il y’a encore une heure, semblait avoir si bien fonctionné, avait il pu tourner comme ça ? Quel serait son avenir maintenant ? Que faire ?

« Tuons le Capitaine et ceux avec lui », grogna la meute enragée.

Bien qu’il n’ait pas entendu, Keiichi comprit immédiatement le danger quand il vit le regard dans les yeux de la foule qui se dirigeait maintenant vers lui et la troupe de cinéma pétrifiée de terreur. Le regard des gens qu’il n’avait pas pu convaincre il y’a quelques minutes, et qui n’aurait pas davantage envie de l’écouter maintenant.

« Restez groupé ! Faites cercle autour des femmes ! » Ordonna t’il à la hâte.

Au nord dans la lumière de l’aube, qui n’avait pas fini de se lever. La vois de Loakh’lun l’appela en langage Loreleian.

“Capitaine Keiichi! Par ici ! Nous allons vous aider à vous enfuir. Mais nous ne nous battrons pas, même pour vous aider. »

Keiichi expliqua en deux mots à la troupe de cinéma de courir vers les Lorelei et de grimper sur le dos de leur monture, de ne pas avoir peur et de bien s’accrocher. Il y’eut quelques hésitations, mais la foule menaçante qui s’avançait par le Sud dissuada quiconque d’aller dans cette direction. La troupe décida de se ranger du côté du Capitaine et de sa famille. Lorsque la foule de mineur commença à courir vers eux ; les yeux emplis d »une fureur meurtrière, la troupe de Cinéma courut dans le sens opposé vers les Lorelei et leurs serpents géants. Keiichi et Urd fuyant en dernier.

Loakh’lun et les autres Lorelei les attendaient anxieusement. Soumises à leur mentalité incapable de violence, les Lorelei avaient refusé de participer à la bataille, mais elles avaient pris le risque d’attendre. De toute façon qu’auraient elles pu faire d’autres ? Elles n’avaient pas d’armes, leurs corps étaient inadaptés au combat, surtout sur la terre ferme, et leurs illusions ou leur hypnose serait sans effet sur des hommes enragés et dont le cerveau avait fini par s’immuniser à leur pouvoir ces derniers mois.

“Montez et chevauchez avec nous”, cria “S”theen à la troupe de cinéma lorsqu’elle arriva à leur hauteur. « Les Kurus sont assez grands pour prendre deux personnes chacun. Et il y’en a assez pour tout le monde ».

« Je vous remercie, vous nous sauvez la vie » déclara Keiichi.

« Maudites sirènes. Ne les laissez pas s’échapper » hurla Box en courrant plus vite.

Il était trop tard cependant. Keiichi et l’équipe de tournage avait atteint les Kurus et ils s’enfuyaient déjà à l’horizon bien plus vite qu’aucun homme ne pourrait courir.

En attendant, dans l’espace, Skuld prit la parole.

« Voilà, j’ai prévenu les vaisseaux alentours et la patrouille galactique de ne pas s’approcher. » dit elle à Megumi.

« Mais que va devenir le Capitaine, Urd et les autres? » interrogea Megumi.

« Tu croies qu’ils ne pourront jamais revenir ? »

« J’en ai peur hélas. Ils n’ont plus de vaisseau »

Tandis qu’ils chevauchaient vers Ceis, Loakh’lun prit la parole.

« Capitaine, pourquoi vous et vos amis n’avez-vous pas quitté Siki comme nous vous l’avions conseillé? Maintenant vous ne pourrez plus jamais repartir.”

Avec gravité, le Keiichi vint se positionner avec sa monture derrière elle pour mieux se faire entendre.

« J’ai essayé jusqu’à la dernière minute de les persuader de partir, » répondit il. « Maintenant ils devront rester ici à tout jamais. Vous n’auriez pas dû libérer la rouille, Loakh'lun.”

« Nous avons patienter et averti beaucoup trop longtemps. Il fallait agir avant l’arrivée de la patrouille pour limiter les dégâts. Au moins, maintenant, tout est terminé. Vous, votre famille et vos amis, vous auriez dû tenir compte de nos avertissements et partir. Mais puisque vous ne l’avez pas fait, vous devrez passer le restant de vos jours sur Siki. Cependant vous et vos compagnons êtes les bienvenus dans notre cité de Ceis, vers laquelle nous nous dirigeons maintenant. » Déclara la plus ancienne des Lorelei.

« Merci pour votre hospitalité, mais pour vous, tout n’est pas terminé. Le véritable cauchemar ne fait que commencer. » Répondit Keiichi.

« Que voulez vous dire Capitaine ? » demanda la doyenne de Ceis.

« Vous retenez ici plusieurs centaines d’hommes brutaux et sans pitié. Ils sont maintenant survoltés, furieux, et désespérés. Croyez vous vraiment qu’ils resteront tranquilles? » Expliqua le garçon.

A ce moment là, Belldandy approcha sa monture de celle de Keiichi pour aborder un autre sujet.

« Keiichi san, au moins nous sommes ici ensemble. Si nous ne repartons jamais, je crois que j’arriverais à m’y faire. »

« Moi aussi, Bell. Mais le danger ici est plus grand que vous le réalisez pour d’autres. Si ça se limitait à Siki, ce serait catastrophique mais on pourrait encore s’y faire comme vous dites. Le problème c’est que la totalité de cette planète, coupée du reste de la galaxie, retient une rouille qui, tôt ou tard, pourrait se répandre sur d’autres mondes ».

« Quoi ? » s’exclama Belldandy qui commençait à comprendre la portée galactique de la situation.

« Vous avez vu ce qui est arrivé à Planet Town. Imaginons que quelqu’un de mal intentionné, disons un éco terroriste, une de ces personnes qui pense que la technologie à avili l’homme et que, pour son propre bien, il doit retourner aux joies simples de la nature, trouve un moyen de s’emparer de « l’or du Rhin », de le reproduire et de le diffuser sur d’autres mondes ? Imaginez que la rouille se répande sur Terre, disons dans la capitale mondiale ? Très rapidement, toute la population de la Terre se retrouverait alors sans maison et sans moyen de communication. Les moyens de transports et donc d’acheminement de la nourriture dans les super marchés, seraient détruits. Ainsi que les machines agricoles qui permettent de produire la nourriture. Tous ces gens n’auraient plus de quoi manger. Que deviendraient ils alors ? D’abord ils vivraient quelques jours sur leurs réserves, puis ils commenceraient à manger les plantes et animaux sur leur chemin puis…. Cannibalisme, jusqu’a ce que les prochaines récoltes poussent. En attendant il y’aurait des milliards de victimes rien que sur Terre avec ce seul problème. Multiplier ce nombre par toutes les planètes des civilisations avancées de la galaxie. Vous arrivez à imaginez le nombre incroyable de mort ? Moi je n’y arrive pas. L’arme télépathique que cherchait Aoshima n’est rien en comparaison » expliqua Keiichi avec amertume.

« Mon dieu, quelle horreur. Si jamais une telle chose se produisait…. » S’écria Bell, épouvantée.

« Pas « si » Bell, mais plutôt « quand ». Pour le moment, la patrouille est prévenue, et empêchera quiconque d’approcher, mais tôt ou tard, il y’aura bien un illuminé quelconque, qui parviendra à…. » Conclut sombrement le Capitaine, qui réfléchissait déjà aux moyens possibles pour neutraliser « l’or du Rhin ». La présidente Sayoko lui avait dit qu’il n’aurait sans doute pas à sauver la galaxie cette fois. Elle s’était trompée.

A Planet Town, les mineurs étaient en train de manger. Ils réfléchiraient mieux à quoi faire après un repas et une bonne sieste.

« Heureusement, la nourriture n’a pas été désintégrée » déclara Jos Vakos avec un certain soulagement.

« Box, je crois que j’ai trouvé une bonne solution pour améliorer notre sort » déclara Aoshima au Romacien.

« Ah oui ? De quoi s’agit-il ? »

« Allons trouver les Lorelei et demandons leur de nous aider. Après tout, c’est elle les responsables qui nous ont coincées ici. Quelque chose me dit que nous pouvons vivre comme des rois sur cette planète en jouant sur leur culpabilité » répondit le milliardaire.

« Ca me paraît une excellente idée…. Mais j’en ai une encore meilleure. Nous n’allons rien « demander » du tout à ces sirènes. Nous allons organiser un raid, nous installer dans leur capitale et les réduire toutes en esclavage. » Déclara le tueur.

« QUOI ? IL EST HORS DE QUESTION DE…. »

« SILENCE !!! » rétorqua Ted Box en jetant Aoshima à terre sans le laisser terminer sa phrase.

« J’en ai marre de vous et de vos scrupules ainsi que de vos caprices et de vos combines foireuses, et je n’ai pas oublié notre petite altercation lorsque nous avons quitté Bama. Alors maintenant que votre pouvoir et votre argent ne serviront plus jamais à rien, terminé pour vous de jouer au chef. L’heure est venue d’être châtié pour la tyrannie que vous nous avez fait subir !!! » Cria t’il en déchirant le chèque que Aoshima lui avait remis.

« Mais…. Mais…. »

« Eh, les gars. » dis Ted Box en s’adressant à la foule de mineur. « Savez vous que c’est ce type qui a poussé les sirènes à utiliser leur poussière d’or ? C’est ce qu’il voulait depuis le début pour s’en emparer plus tard, sans se soucier des mines d’or et de diamants, ni même de votre sort. Alors si certains d’entre vous ont besoin de se défouler en cognant sur un ex-milliardaire, pour mieux digérer, je vous en prie, surtout, ne vous gênez pas. »

Les mineurs réfléchirent un instant, un très court instant. Ils avaient menées une vie dure et avaient toujours détesté les gens comme Aoshima qui s’enrichissaient sur le dos des travailleurs comme eux sans jamais faire de véritables efforts. Ils les détestaient tous, peu importe qu’ils soient intègres ou non. Ils étaient de « sales riches exploiteurs de brave gars ». Si en plus c’était les manigances d’Aoshima qui avaient torpillées leurs rêves de fortune sur cette planète et les avaient condamnés à rester ici pour le restant de leur vie, alors il avaient toutes les raisons du monde de le haïr.

Un homme s’avança vers le milliardaire encore à terre et terrorisé, en levant ses poings, suivit d’un autre. Le tout sous le regard cruel et amusé de Ted Box qui avait bien l’intention de se délecter du spectacle.

Finalement, la cité Loreleian apparut à la vue de Keiichi et de la troupe de cinéma. La troupe de Cinéma, qui venait pour la première fois, fût stupéfiée par cette ville fantastique qu’ils n’auraient jamais pu visiter dans d’autres circonstances. Dommage qu’ils venaient ici en réfugié et non en touriste. L’arc en ciel coloré qui illuminait perpétuellement la ville tait plus fort à cette heure de la journée, lui donnant un éclat plus féerique. Malgré la poussière dorée qui était dans l’air, ici comme partout ailleurs, rien dans cette cité de pierres ne semblait avoir souffert.

« Si nous n’utilisons pas de métaux dans notre science c’est pour deux raisons. La première étant que les métaux s’accommodent mal avec notre mode de vie semi aquatique, la seconde c’est parce que ainsi, « l’or du Rhin » n’a aucun effet sur notre civilisation. » Expliqua Loakh‘lun.

« Par contre les mineurs peuvent l‘attaquer sans problème » fit remarquer Keiichi.

« Nous sommes psychiquement, émotionnellement, et physiquement, incapables de nous battre, c’est pourquoi nous nous défendrons en utilisant les illusions ou la persuasion. » répondit Loakh’lun.

« Cela ne suffira pas à arrêter autant d’hommes. »

« Voici les bâtiments où vous logerez. » interrompit S’theen en arrêtant les montures.

Des centaines de Lorelei aux yeux écarquillés regardaient les réfugiés descendre des montures. Les Terriens observèrent la cité autour d’eux.

“Et nous allons passer le reste de notre vie ici, » murmura Jim Willard.

“Je veux retourner sur Terre, » gémit Lura Lind. « Jeff, tu dois me faire rentrer là-bas, tu m’entends? Il doit bien y’avoir une solution.” Se lamenta l’actrice, qui essayait de cacher son désespoir derrière une certaine agressivité.

Jeff Lewis secoua la tête gravement.

« Tout ce qui reste du Perseus maintenant, c’est une poignée de poussière jaune. Le vaisseau et tout notre équipement cinématographique, et le film pour lequel nous avons tellement travaillé….”

« Le film devrait être intact, chef, » assura l’un des techniciens. « Les supports d’enregistrement ne sont pas métalliques et elles sont enfermées dans des boîtes spéciales non métalliques elles aussi ».

Le réalisateur sourit amèrement.

« Quelle différence cela fait-il maintenant qu’elles soient intactes ou non? Nous ne pourrons jamais montrer « Le Champion de l’Espace » à personne.”

Keiichi était véritablement impressionné par Lewis, qui pensait encore à son film dans une situation pareille. Quel professionnalisme, Quelle passion. En tout cas, lui, avait d’autres préoccupations. Il était en pleine conversation avec Loakh’lun.

« Vous m’aviez dit que votre espèce avait vécue sur Terre autrefois, avant de venir s’installer ici. »

« Oui, la Terre est notre planète d’origine. Cela fût un déchirement de la quitter, de quitter els océans de nos origines, mais nous avons accepté ce sacrifice pour fuir les hommes quand leurs explorations sous marines sont devenues trop pressantes .Notre civilisation avait atteint le stade qui nous permettait le voyage interstellaire et nous sommes venus sur Siki. « La grande migration » comme nous appelons cette période de notre histoire. Je m’en souviens. Je suis sûrement la dernière Lorelei à me souvenir de la Terre et de cette époque, j’étais si jeune » répondit l’ancienne.

« C’est extraordinaire de savoir que nous venons de la même planète. Cependant cela pose une question. Comment avez vous pu partir ? Votre civilisation n’a jamais utilisé de métal. Construire des vaisseaux spatiaux sans métaux est impossible. J’ai été contraint d’essayer une fois. Même avec des métaux à disposition c’était un défi, et j’étais bloqué, faute de pouvoir trouver du calcium. Comment avez vous contourner ce problème ? demanda le Capitaine.

« L’océan a porté nos nefs de pierre marine jusqu’à l’espace, de là nous sommes entrés en état d’hibernation jusqu’à atteindre Siki, à l’exception de quelques unes d’entre nous qui se sont posées à proximité sur Raka. » répondit l’ancienne.

« Pardon ? Vous dites que l’océan vous a PORTE jusque dans l‘espace ? » Demanda Keiichi, pas bien sûr d’avoir compris.

« Oui. Mais ce pouvoir est inexistant sur Siki ».

De toute évidence, Loakh’lun parlait par métaphore, ou alors sa mémoire lui jouait des tours. C’était dommage. Il avait espéré que, peut-être, il serait possible de quitter la planète à bord d’un vaisseau Lorelei. Cependant il croyait l’ancienne quand elle lui disait que le pouvoir qui avait permis de franchir l’espace était inexistant sur Siki. Le Capitaine passa les trois heures suivantes à se procurer toute sorte de matériel. Les Lorelei ne firent aucune difficulté à lui procurer tout ce qu’il demandait. Bien que non métallique, leur technologie était suffisamment avancée pour avoir des équivalents à des microscopes, des solutions chimiques et tout ce que le Capitaine demandait. Il y’avait cependant quelques « trous », comme il avait besoin de certaines substances radio actives.

« Capitaine, tu penses qu’il y’a vraiment un moyen de quitter Siki? » demanda Urd.

« Précisément. Il existe à coup sûr un moyen de détruire « l’or du Rhin » » répondit il.

« Vraiment ? » demanda Chihiro.

“Après y’avoir bien réfléchi, j’en suis absolument certain. Pour plusieurs raisons. Premièrement, les Lorelei ont utilisé « l’or du Rhin » pour la deuxième fois de leur histoire, sur Siki. Cela a détruit les métaux en surface, mais cependant, les vaisseaux qui se sont posés ces dernières années n’ont pas étés affectés. Donc « L’or du Rhin » n’agissait plus. Deuxièmement, quand les Lorelei vivaient encore sur Terre, elles avaient déjà utilisé « l’or du Rhin ». Cependant son action semble s’être limité au fleuve, puisque même de nos jours on trouve encore des gisements de métaux sur Terre. Donc quelque chose a bloqué la propagation de la rouille. » Répondit le garçon.

Urd se senti soulagée. Ne plus se chamailler avec Skuld et ne plus avoir accès au bar du quartier général du gouvernement intersidéral sur Terre la déprimait profondément.

« Il se peut simplement que l’or du Rhin ai perdu son pouvoir avec les années » suggéra amèrement Chihiro

« Cette hypothèse est valable, nous en saurons plus quand j’aurai fait quelques analyses de bases ».

Keiichi n’était pas le seul à chercher un moyen de contrer le pouvoir de « l’or du Rhin ». Dans le « Space Goddess », Skuld, qui n’avaient pas l’intention d’attendre à nouveau sans rien faire comme ça avait été le cas durant l’essentiel de cette histoire, se livrait elle-même à quelques tests d’un autre genre.

« Que fais-tu ? » demanda Megumi.

« Je fais quelques expérience de chimie pour pouvoir redescendre sans danger. » répondit la fille robot à sa soeur cerveau.

« Tu as une idée ? » demanda t’elle.

« Impossible n’est pas « Skuld ». En fait j’ai déjà une solution. Le problème c’est qu’on ne sait pas où se trouve notre petit frère en ce moment. Je suppose qu’il est à Ceis mais je ne peux pas en être sûr. Donc, en attendant d’avoir de ses nouvelles, car il trouvera un moyen de nous contacter, je peaufine mon idée. » Répondit-elle fièrement.

Tandis que Keiichi se livrait à quelques observations sur la poudre dorée, Belldandy entra dans la pièce, tenant un plateau dans la main.

« Tenez Keiichi san. Vous avez besoin de manger quelque chose » dit l’agent interstellaire en tendant un plateau au garçon.

Keiichi se sentait toujours mieux après un repas préparé par Bell. Elle était une excellente cuisinière et ce moment de convivialité l’aidait à se décontracter.

« Avez-vous trouvé quelque chose d’intéressant ? » demanda Belldandy.

« Tout a fait. Comme c’était écrit dans la pierre qui le contenait, cet « or du Rhin » est en fait une colonie de spores. En fait, ces spores émettent des produits chimiques spéciaux qui provoquent une réaction d’érosion dès qu’elles entrent en contact avec du métal. Les spores ingèrent alors cette espèce de bouillie métallique et reparte de plus belle. Le tout à une très grande vitesse.»

Belldandy n’était pas calées en chimie ou en biologie, mais elle comprenait quand même.

« Si ça vit, alors ça peut mourir » dit-elle simplement.

« C’est exactement ça. Reste à savoir comment les tuer à grande échelle avec les moyens à notre disposition. J’ai une idée simple mais je pense que ça pourrait réussir » répondit Keiichi.

« Si il existait un moyen simple, les Lorelei nous en auraient sûrement fait part » fit remarquer Chihiro.

« Je me suis entretenu avec Loakh’lun à ce sujet. Les Lorelei n’ont jamais cherché un moyen de contrer leur arme, de peur qu’un tel secret tombe entre les mains de leurs ennemis si elle venait à utiliser « l’or du Rhin » » répondit Keiichi.

« Quelle est votre idée alors ? » demanda Chihiro.

« Je pense que ces spore peuvent être tuées par certaines radiations. »

Urd, qui était beaucoup plus douée que Keiichi en matière de chimie, même si elle ne connaissait rien à la biologie commençait à entrevoir une solution.

« Très bien. Tout ce que nous avons besoin de faire pour tuer ces spores est de construire un générateur très puissant. Seulement, nous ne pouvons pas le faire parce que tu ne peux pas avoir un générateur ou quoique ce soit d’électrique sans métal pour le fabriquer. »

« Keiichi san, il n’y a donc plus aucun métal du tout sur ce monde? » demanda Belldandy.

“A l’exception de l’or et quelques autres, les métaux à la surface de Siki ont tous été détruits il y a 300 ans environ, quand les Lorelei ont utilisé la rouille pour la seconde fois. Quelques traces de cobalt et titane ont résisté grâce à leur composition cristalline particulière qui les a protégés des spores, mais ils ne nous seront d’aucune utilité. Nous pourrions creuser profondément pour trouver des métaux profondément enfouis dans le sol, mais à quoi cela nous servirait-il ? La rouille les détruirait aussitôt remontés et raffinés à la surface.”

« Donc voici notre problème : construire un générateur électrique puissant et un projecteur de radiations, sans utiliser le moindre bout de métal, » dit Urd.

“Je vois, c’est impossible. Il faut du métal pour conduire l’électricité.” Soupira Chihiro.

« Pas nécessairement, » corrigea Urd, pensive. « Le carbone est un bon conducteur. Rappelez-vous, au tout début de l’électricité sur Terre, ils utilisaient le carbone comme filaments et électrodes pour l’éclairage. Nous pourrions improviser une batterie de Sanderson avec un simple fluide chimique sans aucun métal. Et nous devrions être capables de construire les bobines de notre générateur à partir de carbone.”

« Demandons les au Lorelei alors. » dit Belldandy avec espoir.

« On pourrait, mais j’ai une meilleure idée. On va demander à Skuld et Megumi de nous envoyer tout le nécessaire depuis le « Space Goddess ». Ce sera beaucoup plus simple de travailler avec le matériel de chimiste dont j’ai l’habitude. De plus il faut bien communiquer avec elles. Nous ferons d’une pierre deux coups. » Déclara la métamorphe. Reste à trouver une solution pour communiquer.

« En fait c’est assez facile. On va simplement construire un hélioscope. Les Lorelei nous fourniront tout le verre et les miroirs nécessaires. » Dit Keiichi.

L’hélioscope est une sorte de miroir qui réfléchit la lumière du soleil et, combiner avec le code morse, peut servir de moyen de communication. Le Capitaine veut en construire un suffisamment gros pour que les détecteurs du « Space Goddess » détectent les signaux lumineux et qu’ensuite, Skuld et Megumi « parachute » ce qu’il leur demandera. Ils ont toute la nuit pour ça puisque l’hélioscope ne peut fonctionner que de jour. De plus, il ne fonctionnerait pas par temps nuageux. Heureusement, ce n’est pas la saison des plies dans cette région de Siki.

Pendant que les Lorelei construisait l’hélioscope selon les plans griffonnés à la hâte par Keiichi, celui-ci prenait un repos bien mérité. Il n’avait pas dormi depuis son arrivée sur cette planète et il aurait besoin de toute sa concentration demain. Au matin, l’hélioscope était terminé. Nombreux étaient les Lorelei curieuses qui observaient leur ouvrage.

L’hélioscope improvisé du Capitaine Keiichi consistait en un cadre en bois de six mètres de côtés sur lequel étaient attachés plusieurs essieux parallèles de bois portant chacun une section oblongue de verre rutilant. Ces volets réfléchiraient les rayons du soleil de manière éblouissante quand ils seraient refermés.

Les membres de l’équipe de tournage, pour leur part, aidaient du mieux qu’ils pouvaient par ailleurs. Adaptant les repas, la cuisine Lorelei étant…. Inadapté à la gastronomie humaine, où s’occupaient en visitant la ville. Lewis et Willard tentant d’expliquer aux Lorelei ce qu’était le cinéma tandis que Lura Lind essayait de se remonter le moral en leur montrant ses talents d’actrices. Ces petits spectacles improvisés intéressaient beaucoup les femmes aquatiques pour qui ce genre de divertissement était inconnu jusqu'à maintenant. En dehors de Keiichi et des Lorelei, presque personne n’arrivait à dormir.

Le lendemain matin, S’theen vint réveiller le capitaine Keiichi.

« Mes excuses Capitaine, mais on m’informe que quelqu’un est venu de Planet Town pour vous voir. » dit poliment la chef.

La nouvelle avait de quoi surprendre. Keiichi, Lura Lind, Chihiro, Willard, Urd, Belldandy et Keiichi attendait du haut de la muraille à l’entrée de la ville.

Effectivement, émergeant de la brume matinale, un homme blessé arrivait.

« Mais c’est Toshiyuki Aoshima » s’exclama Lura Lind.

L’homme faisait pitié à voir. Il avait été passé à tabac, il massait son épaule gauche qui le faisait manifestement souffrir. Ses vêtements étaient en lambeaux. Il avait encore ses lunettes, inutiles et cassées, qu’il portait sur son nez, comme pour se raccrocher à un porte bonheur. Aoshima avait une certaine affection pour ses lunettes qui lui transmettait constamment les informations propres à son environnement. Elles avaient cessé de fonctionner avec la dissipation de « l’or du Rhin », mais il s’y raccrochait comme à un porte-bonheur.

Le visage de Keiichi se durcit.

“Méfiance, il nous tend peut-être un piège”.

« Ouvre moi. J’ai des nouvelles pour vous. » Implora le financier en titubant jusqu’aux grandes porte de corail.

« Que venez vous faire ici Aoshima ? » demanda Keiichi.

« Ted Box, ce monstre, s’est retourné contre moi. Il m’a dit que ma fortune n’avait plus de valeur à ses yeux et a révélé mon plan aux mineurs. J’ai été battu, j’ai…. J’ai cru mourir, mais Box a voulu que je reste en vie avant de m’abandonner, en me disant à moi de me débrouiller maintenant, seul. Un milliardaire réduit à l’état d’homme des cavernes. Je n’oublierai jamais son rire ».

« Vous n’avez aucun droit de reprocher quoi que ce soit à Ted Box, ni à qui que ce soit d’ailleurs. Pas même aux Lorelei. C’est vous et vous tout seul qui nous avez tous plongé dans ce cauchemar » cria Lura Lind.

« Je vous en prie. Laissez moi entrer. Je jure que je ne voulais pas que ça tourne comme ça. Je sais que c’est trop tard, mais je regrette vraiment. Je suis venu vous prévenir. Ted Box et les autres mineurs ont l’intention de prendre d’assaut cette cité, et de vous réduire tous en esclavage » répondit le milliardaire en tombant à genoux, larmes aux yeux.

« Quand doivent-ils passer à l’attaque ? » demanda Keiichi.

« Dès qu’ils auront réunis des armes. J’imagine qu’ils seront prêt ce soir et qu’ils attaqueront demain à l’aube, ou un peu avant, après s’être reposé et profiter d’un effet de surprise…. Mais je ne peux rien affirmer. »

Urd, pour avoir fréquenter le financier pendant quelques temps, éprouvait quelques pitié.

« Laissons le entrer. C’est un sale type mais il mérite pas ça ».

« Je suis d’accord avec Urd. Je vous en prie Keiichi san, on ne peut pas le laisser dehors. » Renchérit Bell.

« Je suis ravi de vous l’entendre dire toutes les deux. » confirma Keiichi avec un sourire avant de se retourner vers Aoshima.

« Très bien, je vous laisse entrer, mais je vous enferme à triple tour. On est bien d’accord ? »

« D’accord Capitaine Keiichi » soupira Aoshima.

Quelques minutes plus tard, Chihiro accompagnait le milliardaire à sa cellule improvisée.

« Si jamais nous revenons sur Terre, je vous fait comparaître en justice » déclara le colonel en jetant le financier sans ménagement derrière les barreaux en corail ultra résistants.

La prison? Si c’était possible, Toshiyuki Aoshima hurlerait pour qu’on lui donne tout de suite sa cellule et sa « tenue de pensionnaire » si ça signifiait une douche, un repas chaud et un lit décent.

« PATRON !!! » s’exclamèrent, Rosson, Codell et les mineurs que Skuld avait mis KO lors de l’attaque de l’équipe de tournage, soit un total de 10 hommes à peu près valides.

« Vous ? Ainsi donc il vous ont mis au trou vous aussi ? Bon, en un sens c’est une assez bonne chose. » Déclara Aoshima qui retrouvait quelque aplomb.

« Que voulez vous dire patron ? »

Aoshima expliqua ce qui s’était passé. Rosson, Codell et les mineurs devinrent livides. Si tout cela était vrai alors leur seul espoir était que le Capitaine Keiichi trouve un moyen de contrer leurs ex-collègues. Quand Ted Box attaquerait, il ne ferait pas de distinction entre eux et les membres de l’équipe de tournage. Quoique brutaux, ces hommes étaient assez intelligent pour s’en rendre compte, surtout après avoir eu deux jours pour méditer dans cette cellule. De plus, ils caressaient encore l’espoir que le Capitaine Keiichi trouve un moyen de quitter Siki. Tant pis pour la concession minière promise par Aoshima. Ils se débrouilleraient pour que le Milliardaire qui les avait mis dans ce pétrin, paye de façon plus directe. Voilà ce qui se passait en ce moment dans l’esprit de ces hommes.

Ils ne pouvaient cependant pas se ranger directement du côté de Keiichi puisque celui-ci ne leur ferait jamais confiance. Un plan désespéré avait germé dans la tête du milliardaire déchu, tandis qu’il marchait de Planet Town à Ceis Un plan simple, presque enfantin, mais son dernier espoir si Keiichi perdait la bataille à venir. Avec 10 hommes de plus, ce plan passait de « désespéré » à « réalisable »…. A condition qu’ils sortent d’ici.

« Je suis d’accord avec Aoshima. A mon avis c’est demain que Ted Box va lancer son offensive » déclara Keiichi.

« Vous pensez pouvoir achever l’appareil à détruire « l’or du Rhin » avant l’attaque ? » demanda Chihiro, guère convaincue.

« Moi et Urd on va faire tout notre possible. En attendant, je souhaiterais que vous fabriquiez des armes avec les moyens du bord. Pierre, bois, corail, verre…. »

« Moi je veux bien, mais le problème c’est qu’ils nous surclassent en nombre, et de beaucoup. Ce sera du 10 contre 1. » Fit remarquer Chihiro.

« Loakh’lun. Accepteriez vous de nous prêter main forte en nous battant avec nous ? »

La Lorelei réfléchit un instant, cette impression qu’elle éprouvait en regardant Keiichi se renforçait un peu maintenant, une impression réconfortante, mais c’était hors de sujet.

« Nous ne pouvons pas. Nos corps sont très mal adaptés au combat physique sur la terre ferme, et quand bien même, l’eau de cette planète nous a changé. Sur Terre, nous aurions pu accepter de nous battre en dernier recours, mais l’océan de Siki a enlevé définitivement cet aspect de notre esprit, ainsi que nos pouvoir sur l’eau. » Répondit l’ancienne.

« Personne ne peut il nous aider ? » demanda Belldandy.

« Nous pourrions appeler nos mâles…. Ou nos sœurs des autres cités, mais ils ne seraient pas là avant plusieurs jours, et cela ne changerait rien, car le problème serait le même. Juste des victimes de plus. »

« Vos pouvoirs sur l’eau ? » Demanda Urd avec curiosité.

« Pas sur Siki, alors nous préférons ne pas en parler, cela nous attriste » soupira Loakh’lun.

Chihiro Fujimi et Jim Willard commencèrent fébrilement à diriger la préparation des longues épées en verre et des couteaux en pierre avec lesquelles ils armeraient leur groupe. Les Lorelei ne firent aucunes objections à leur travail.

« C’est demain qu’ils passeront à l’attaque n’est-ce pas ? » demanda Willard, espérant une autre réponse.

« Oui. Nous devrions avoir des armes légèrement meilleures, mais je crains que nous n’ayons pas le dessus. » Répondit Chihiro avec honnêteté.

Maintenant que l’hélioscope était prêt, le Capitaine Keiichi et sa soeur attendirent que le soleil soit dans un angle plus favorable pour l’utiliser. Quand le moment fût venu, le Capitaine et sa sœur tirèrent sur les cordes pour envoyer un message en code morse.

La « Space Goddess » qui observait toujours depuis l’espace avec les autres vaisseaux de la patrouille galactique, n’eut aucun mal à apercevoir les petits éclats lumineux.

« Skuld, viens vite voir. »

Skuld interrompit ses préparatifs personnels et accourut. Elle déchiffra sans problème les signaux. Keiichi demanda qu’on parachute certains objets au dessus de Ceis.

Peu après, Megumi suivit les instructions, avec un « gros » bonus dans les fournitures requises.

« Ca a marché, ils ont eu notre message » s’écria Belldandy en se précipitant vers la caisse.

Avant qu’elle ait pu l’atteindre, celle-ci s’ouvrit toute seule, et Skuld, repeinte en rouge, sortit tête la première.

« Skuld ? Mais pourquoi es-tu revenue ? Tu vas être…. » S’écria Urd, en proie à une terreur abjecte.

« Pas de panique boule de gomme, cette couche de thermoplastique spécial isole complètement mon corps de l’air extérieur, je ne crains rien. Toute la galaxie est en émoi, les yeux tournés vers vous, la patrouille galactique n’attend que votre signal mais surtout, JE suis là » rétorqua la robot fille.

« Bravo Skuld. Tu vas nous être d’une grande aide. » Convint Keiichi.

« Que se passe t’il Capitaine ? »

« Ted Box s’apprête à lancer une attaque. Probablement demain. » Expliqua son frère.

« J’arrive à temps alors. Tout ce que tu m’as demandé se trouve dans cette boite ».

« Parfait, allons tout de suite construire l’appareil à radiation »

Peu après, Keiichi, Urd, et Skuld à qui on avait expliqué les objectifs à atteindre étaient au travail. La précision sans faille de Skuld permettait d’accélérer considérablement le travail.

« Tu penses qu’on va pouvoir tuer les spores avec un si petit appareil ? » demanda Urd.

« Oui, mais seulement dans un petit rayon qui servira d’aire d’atterrissage aux vaisseaux de la patrouille. Ensuite, avec Megumi et du meilleur matériel on construira des appareils beaucoup plus puissant qu’on enverra un peu partout sur la planète.» répondit Keiichi.

La nouvelle de l’attaque imminente s’était maintenant répandue dans toute la cité. Il n’y avait plus une seule Lorelei qui ignore ce qui allait se passer probablement demain. Le conseil municipal avait été réuni et une décision avait été prise. Loakh’lun était allée trouver el Capitaine pour lui en faire part.

« Nous ne fuirons pas Capitaine. » avait affirmé la vieille Lorelei.

Pendant un instant, Keiichi pensa que tous ses problèmes étaient réglés.

« Parfait, vous avez dons décidé de vous battre ? » demanda t’il comme si la réponse était évidente.

« Non. Nous ne fuirons pas, mais nous ne combattrons pas non plus. »

L’espoir du Capitaine retomba aussitôt.

« ???? Je peux comprendre que vous refusiez de vous battre, mais si vous ne fuyez pas, ce sera un massacre suivit de l’esclavage. » Bredouilla le Capitaine, incrédule.

« Nous le savons. Mais nous ne fuirons pas. Nous avons toujours fui. Fui les hommes, fui notre océan natal, fui notre planète, la Terre, fui dans l‘espace, en vain. Partout où nous allons, nous sommes rattrapés. Nous ne fuirons plus, mais nous ne pouvons pas nous battre. L’océan mère de Siki nous a enlevé notre peu de volonté de nous battre » conclut Loakh’lun.

Keiichi comprit ce que la plus ancienne des Lorelei voulait dire, même si il le regrettait. Il avait cependant une question à poser, depuis un moment. Les circonstances ne s’y était pas prêtées, mais maintenant était peut-être la dernière fois qu’il parlait à Loakh’lun, alors il posa la question.

« Ancienne, vous m’aviez dit que votre peuple avait déjà utilisé « l’or du Rhin » sur la Terre autrefois. »

« Oui. » confirma la Lorelei.

« Alors pourquoi trouve t’on encore des gisements de métaux à la surface de la Terre aujourd’hui ? Ils auraient du être dissous. Comment en aviez vous limité la propagation, à l’époque ? »

« Nous ne l’avions pas limité. D’après notre histoire, nos aïeux n’avaient pas bien conscience de la puissance de cette arme avant de s’en servir, de plus c’était un autre monde. Le métal n’avait pas autant d’importance dans les civilisations humaines de l’époque. »

« Alors que s’est il passé ? » demanda le Capitaine, surpris.

« D’autres pouvoirs, bien plus puissant que nous, ont agi » répondit la Lorelei.

« D’autres pouvoirs ? »

« Les dieux ».

A ce moment là, Keiichi renonça de nouveau à en savoir plus. Loakh’lun ne pourrait manifestement pas lui répondre et se basait simplement sur des légendes. L’esprit de l’ancienne se détériorait avec son grand âge et lui jouait des tours, ce qui attristait le Capitaine. Après l’histoire des nefs de pierre propulsées dans l’espace par l’océan, voilà que son amie lui parlait des dieux. Les véritables dieux n’ayant jamais existé, il envisagea un instant qu’il pouvait s’agir d’une ancienne race très puissante ayant vécu sur Terre, comme les Lorelei, comme ces races galactiques anciennes dont il avait déjà entendu parler et dont on trouvait des vestiges de temps à autres. Les Anciens de Deneph par exemple, mais quelque soit la vérité, Loakh’lun n’en savait pas plus, c’était évident. Un mystère qui resterait sans doute toujours un mystère.

Par contre, dans l’esprit de Loakh’lun, la réponse à cette question commença à mettre quelque chose en action.

« Les dieux…. » Pensa t’elle.

Sur ce, l’ancienne se retira.

Ailleurs, dans les ruines de Planet Town, les mineurs avaient allumés un grand feu pour se réchauffer et s’éclairer. Ils avaient construits des armes de fortunes avec ce qu’ils avaient pu trouver de non métalliques dans les débris de leur ville et de leurs vaisseaux. Ils ‘agissait essentiellement de bâton, de tube plastique, de pierre et de tout un ensemble indéfinissable de choses et d’autres.

« C’EST LA DERNIERE FOIS QUE VOUS DORMIREZ À LA BELLE ETOILE. DEMAIN VOUS VIVREZ DANS UN LUXE PRINCIER » Hurla Box à ses troupes.

Hier encore, aucun de ces hommes n’auraient pris Box comme leur chef, ni même n’importe quel non-humain. Cependant, compte tenu des circonstances, et du charisme du Romacien, les tendances racistes des mineurs avaient étés jetés aux oubliettes. Ils pensaient avant tout à améliorer leur sort et non pas à faire valoir leur « supériorité » de terrien. D’autant qu’ils avaient bien compris, que dorénavants, ils devraient vivre acec les Lorelei pour le reste d eleur vie.

Jeff Lewis, Jim Willard et le reste de la troupe était armée. Même Lura Lind, qui avait finit de pleurer, était aussi prête qu’elle pouvait l’être.

Belldandy avait passé sa journée à préparer des repas. Accommoder les ingrédients de la cuisine des Lorelei à la gastronomie humaine n’avait pas été simple. Jeff Lewis et sa troupe apprécieraient sans doute peu les vers de vases, heureusement des adaptations à partir de toute sorte d’algues et « légumes » marins ainsi que de poissons, avait eu un grand succès sur le moral des troupes. D’autant que Belldandy était une excellente cuisinière.

A la fin de ce qui serait peut-être « le dernier repas », Belldandy apporta leur repas au Capitaine et ses sœurs, qui n’avaient pas pris une minute de repos de la journée, pas même pour manger. Elle les trouva en pleine conversation, à propos de certains problèmes liés à la machine.

« C’est l’heure de la pause repas » dit elle avec enthousiasme.

« Merci Bell, posez ça là je vous prie » répondit Keiichi avant de retourner à sa discussion avec Urd et Skuld.

« Allez vous enfin vous décider à vous reposer ? » déclara Belldandy sur un ton qui ne laissait place à aucune contestation possible.

Peu après, une Lorelei sur son Kurus revint d’une expédition de reconnaissance à l’extérieur de la ville dans l’obscurité pour faire son rapport.

Quand elle eût terminée, Chihiro, S’theen et Loakh’lun, vinrent trouver Keiichi.

« Capitaine, on m’informe que Ted Box et les mineurs ne sont plus qu’à quelques kilomètres d’ici. » expliqua la Colonel.

« Déjà ? C’est ce que je craignais. Montez la garde avec Willard, Lewis et les autres sur le mur d’enceinte aux portes de la cité, Colonel. Moi et mes sœurs nous terminons cet appareil le plus vite possible. Nous y sommes presque. Si ça marche en détruisant bien la rouille dans la région, le « Space Goddess » et les vaisseaux de la patrouille pourront atterrir. »

« Nous utiliserons nos illusions pour vous aider au mieux Capitaine. » déclara Loakh’lun.

« Et, que faisons-nous d’Aoshima? » demanda gravement Chihiro.

« Laissez-le où il est », dit Keiichi. « Il ne serait d’aucune utilité en tant qu’otage, Ted Box se fiche pas mal de son sort. Quant à lui et aux autres hommes, ils pourraient décider de se retourner contre nous dans la bataille pour gagner la faveur de Box. Ne prenons pas ce risque. » Répondit Keiichi.

Le milliardaire en question n’avait pas chômé non plus. Lui, Rosson, Codell et les 5 autres hommes avaient tressés des cordes avec leurs ceintures et leurs vêtements. Ils les avaient attachés aux barreaux en corail de leur cellule improvisée et, après plusieurs tentatives, étaient parvenus à les faire sauter. Les Lorelei n’ayant pas de prison en temps normal, elles n’avaient pas réussi à en concevoir une suffisamment solide. Elles n’avaient même pas songé à les surveiller. Simplement à leur apporter leur repas, préparés par Belldandy et qui avait rendu quelques gaietés aux mineurs. Ils en avaient bien besoin.

« On dirait que l’affrontement va pas tarder à se déclencher » déclara Rosson.

« J’espérais jusqu’au dernier moment qu’on pourrait l’éviter. Puisqu’on a plus le choix, souvenez vous du plan : Ted Box va sûrement remporter la victoire. Notre seule chance c’est de le tuer, dans la confusion du moment, quand il baissera sa garde. Ensuite rendez vous maître de ses hommes et stopper le combat. » Déclara le Milliardaire qui espérait que, cette fois, tout marcherait comme prévu.

Aoshima n’avait jamais ordonné la mort de personne jusqu’à présent. Cependant il avait eut tout le temps de réfléchir aux derniers évènements. Il n’était plus dans un monde où il pouvait tout se permettre grâce à son argent. Ted Box avait raison sur un point : il n’était plus temps de faire des caprices, d’avoir des scrupules, ou de prendre des demi-mesures. Il pensait à ce qui arriverait si le Romacien triomphait. Il ne l’épargnerait pas cette fois, ni lui, ni ses hommes, ni la troupe de cinéma. Les seuls qu’il épargnerait ce serait les Lorelei, pour lui servir d’esclave et les femmes de la troupe. Il songea alors à ce qui arriverait à Belldandy et….. Lura. Oh Lura. Si jamais ils revoyaient la Terre, pourrait il faire quelque chose pour se faire pardonner par elle? Il espérait avoir le luxe d’avoir un jour la réponse à cette question.

La vieille Loakh’lun et S’theen avaient réunies toutes les Lorelei de Ceis. Les étranges femmes aquatiques s’apprêtaient à chanter en chœur pour pousser leur pouvoir d’illusion au maximum de sa puissance. Contre cette horde d’hommes qui y’était habitués il faudrait bien cela.

Keiichi ne pensait pas que cela stopperait Ted Box. Il serait ralenti tout au plus. Terminé l’appareil et faire venir la patrouille était le seul espoir. C’était une course contre la montre. Le Capitaine avait bien envisagé de quitter la ville avant l’attaque pour poursuivre son travail ailleurs, mais Box le rattraperait sûrement et sur un terrain qui ne serait pas à son avantage. Le Romacien ne renoncerait pas avant de l’avoir éliminé, lui et la troupe, les seuls hommes qui pouvaient s’opposer à lui sur ce monde. Le tueur pourrait toujours attaquer les Lorelei tout de suite après. Le Capitaine avait envisagé une négociation pour au moins épargner la troupe de cinéma, mais Box et les mineurs n’avaient aucune raison d’accepter. Ils voulaient au contraire se venger de cette troupe qui, à leurs yeux, était responsables de tout, maintenant qu’ils connaissaient leur rôle, même involontaire, dans le plan d’Aoshima.

Ses mains tremblaient quand lui et se soeurs eurent finalement fini la tâche et construit l’appareil. C’est Skuld qui actionna finalement les circuits qui renvoyaient le courant dans le mécanisme improvisé. Pour un observateur extérieur, l’appareil ne faisait strictement rien, mais Keiichi savait que le mécanisme émettait maintenant des radiations, relativement fortes, qui remplissaient l’atmosphère sur au moins une vingtaine de kilomètres à la ronde.

“Est-ce que ça marche ? Est-ce que ça tue la rouille? » Demanda Belldandy.

« Je ne sais pas encore, cependant, ça devrait marcher vite, ou pas du tout. Urd, passe moi un peu de cette poussière dorée » dit Keiichi avec inquiétude.

« Avec joie. Cher petit « Or du Rhin » finit de jouer le grignoteur. Quelques radiations et Hop. Toute cette histoire ne sera plus qu’un mauvais souvenir » déclara Urd avec joie pendant qu’elle attrapait un peu de poussière restée au fond de ses poches.

Keiichi commença alors à inspecter « l’or du Rhin » avec le microscope fournit par les Lorelei.

« SUCCES SUR TOUTE LA LIGNE !!! LES SPORES SONT EN TRAIN DE MOURIR !!! » S’écria t’il fou de joie.

« Vous en êtes sûr ? » demanda l’agent interstellaire.

« Plus que sûr. La rouille est en train de disparaître, elle sera nettoyée jusqu’aux limites de l’atmosphère. Le projecteur détruira toute spore vivante qui pénétrera cette région, aussi longtemps qu’il tournera.”

Au même moment, leur parvint, du sud de la cité de Ceis, un écho féroce et lointain de hurlements enragés.

« La meute de Ted Box » s’écria Belldandy Landore.

« Il faut gagner du temps. Pas question de faire atterrir les vaisseaux tant qu’il restera une seule spore encore en vie dans les environs, sinon tout recommencera. »

Mais le temps était ce qu’ils n’avaient pas face aux forces de Ted Box. Si elles pénétraient dans la cité. Cela détruirait tout espoir.

“Nous devons les contenir, jusqu’à ce que les spores soient toutes mortes et que nous puissions envoyer un message au « Space Goddess » avec l’héliographe, » s’exclama Keiichi.

« Ne t’inquiète pas Capitaine, je vais les écraser tous autant qu’ils sont. » s’exclama Skuld avec une certaine fébrilité.

« Pas question, toi tu restes ici à surveiller la destruction des spores. » répondit fermement Keiichi.

« QUOI ? Mais…. Pourquoi pas Urd ? Moi je n’ai rien à craindre de cette horde enragée. Ils n’ont même pas de pistolet à Protons » rétorqua Skuld.

« Bien au contraire. Ce n’est pas eux qui m’inquiète, mais les spores. Si un de ces gars arrivent à faire la moindre éraflure sur ta peinture spéciale, les spores te dévoreront. Il faut attendre qu’elles soient toutes mortes. Je ne veux pas voir ma grande sœur adorée transformée en un petit tas de poussière dorée dispersé par le vent. » Expliqua le Capitaine Keiichi.

Skuld grogna une fois de plus sur son impuissance et fixa le microscope, attendant le moment où elle pourrait enfin agir.

Keiichi, Urd et Belldandy gravirent le mur sud jusqu’au parapet où se trouvaient Chihiro, Jeff Lewis et Jim Willard. Les Lorelei s’y trouvaient aussi, alignés sur le mur, leurs visages impassibles tournés vers la plaine au sud.

« Ils arrivent, vous les voyez ? » dit Chihiro au Capitaine Keiichi.

De l’horizon au loin, venait le choeur de hurlements féroces. Alors apparut la masse d’une centaine d’hommes, avançant rapidement. Keiichi reconnut Ted Box à leur tête. Derrière le criminel Romacien suivait la meute enragée d’aventuriers interplanétaires qui se considéraient victimes piégées sur Siki pour toujours, ils étaient prêts à suivre leur chef afin de conquérir et de réduire les Lorelei en esclavage.

« Au moins, il n’ont pas d’arme de jet. Seulement des massues improvisées Nous aurons des armes un peu meilleure », fit remarquer Willard ».

La vieille Loakh’lun, parla du haut du mur à la rangée de Lorelei attentives.

“Maintenant !”

Les Lorelei entonnèrent leur chant. Le Capitaine Keiichi et les autres perçurent alors une vision qui les stupéfia d’émerveillement. Hors de la cité de Ceis surgit soudain, grâce au chant qui les affectait aussi, un groupe de loyaux soldats de la Patrouille Planétaire en uniformes gris. Ils chargèrent les agresseurs, pointant leurs pistolet à Protons.”

« L’illusion peut-être la même pour tous si nous chantons en même temps, de la même façon dans la même direction. Plus nous sommes nombreuses à le faire, plus l’illusion est convaincante, car nous pouvons glissez des « suggestions » dans le chant. Si ils voient tous la même chose, il y’a une chance qu’ils ne croient pas que c’est un mirage et s’enfuit » expliqua l’ancienne Lorelei.

“La Patrouille, aboya un homme terrifié derrière Ted Box. Ils ont atterri quelque part. Ils arrivent.”

La meute toute entière stoppa son assaut, ils tremblaient, ils étaient sur le point de s’enfuir. Keiichi retint sa respiration, plein d’espoir. Mais la détermination, et le courage, du Romacien renversèrent la situation. Le tueur hurla à ses compagnons.

“Ne soyez pas dupes. Ce n’est qu’une illusion des sirènes.”

Mais la meute continuait à reculer. Maintenant les hommes de la Patrouille avançaient, ils appuyèrent sur la gâchette de leurs armes, des flots brillants de faisceaux à Protons foncèrent droit sur eux.

Le grognement de Box surgit clairement.

“Vous avez vu ça ? Ces pistolets à Protons n’ont tués aucun d’entre nous. Ce ne sont que des illusions.”

La meute, prenant courage dans le fait qu’aucun d’entre eux n’était tombé, se rua alors à nouveau en hurlant. Et la Patrouille s’évanouit. Ils avaient disparu comme on arrête un film. Loakh’lun se tourna vers le Capitaine Keiichi, exprimant sa déception.

« Nous avions placé tous nos espoirs dans cette illusion, et ça n’a pas fonctionné. Mais peut-être que d’autres réussiront.”

Les autres Lorelei, procédèrent à une démonstration de leurs magnifiques pouvoirs d’hypnose et d’illusions. Des monstres voraces à l’aspect terrifiant apparurent pour se lancer sur les attaquants, des tempêtes de feux s’abattirent sur eux, Un mur d’éclair leur le visage. Et tout n’était qu’illusion, une hypnose de masse pratiquée sur chacun d’entre eux grâce au chant des femmes aquatiques. Ce n’était pas inefficace, et cela leur fit gagner quelques minutes, mais la voix de ralliement de Ted Box qui menait la charge devant ses hommes, les encourageait à avancer. Ils avaient repris confiance et maintenant ils bravaient les obstacles sur leur passage à une allure effrayante. Puis ils atteignirent enfin le mur d’enceinte.

« Apportez le bélier. Vite !”

« Ils vont défoncer le portail, » cria Chihiro.

« Aux portes », alors, cria Keiichi. « Amenez des pierres pour les renforcer! »

Il vit un détachement de la meute foncer à travers les autres portant un tronc d’arbre massif qui avait été débarrassé de ses branches. Alors que Keiichi rejoignait les autres pour prendre place derrière les portes, le bélier s’écrasa de l’extérieur. Il regarda dans sa poche. La poussière dorée était encore là. Il ne pouvait toujours pas appeler le « Space Goddess » ni Skuld en renfort.

« Ils seront à l’intérieur dans une minute », hurla Urd, ses yeux verts flamboyaient.

Keiichi, Urd, Chihiro, Belldandy, Lura Lind, Jeff Lewis et Jim Willard tentaient de retenir la porte de céder. Chaque second gagné pouvait faire la différence.

Les Lorelei, elles, regardaient, avec leurs grands yeux bleus, la situation sans agir, le visage impassible.

Même si ils réussissaient à retenir la grande porte de pierre rouge de sauter de ses gonds, la pierre elle même finit par éclater, ouvrant Ceis aux envahisseur.

« Ca y’est els gars, la cité est à nous ! » cria Jos Vakos.

« Tuez tous les hommes, mais épargnez les femmes !! » renchérit Ted Box.

Ce fut cette dernière injonction et ses terribles implications qui firent exploser la colère de Keiichi Morisato. Il bondit en avant avec le petit groupe qui l’accompagnait pour contenir l’invasion. Il cherchait Ted Box, mais dans la confusion de ce combat hallucinant il se retrouva face à face, non pas avec le Romacien, mais avec Jos Vakos le Terrien au visage de singe. Il porta l’attaque le premier mais le Capitaine l’esquiva, puis frappa son adversaire juste en dessous du bras qui s’abaissait sur lui. La fine lame en verre de son épée traversa la jambe du Terrien, celui-ci tituba puis tomba.
« Nous ne sommes pas assez nombreux, Ils vont gagner » cria Chihiro, essoufflée, qui combattait juste à côté de Keiichi.

En effet, les membres de la troupe de cinéma était débordés et tombaient rapidement. Urd arrivait à tenir plusieurs hommes en respect et à protéger Belldandy mais elle ne pouvait infléchir le cours de la bataille à elle toute seule. « Si seulement Skuld était là » pensa t’elle secrètement.

Les Lorelei ne bougeaient toujours pas. Incapable de lever la moindre nageoire pour se battre. Elles observaient simplement le combat avec tristesse.

Seule Loakh’lun éprouvait un sentiment différent tandis qu’elle regardait Keiichi et qu’elle repensait à leurs conversation la veille. Un sentiment plus fort maintenant.

« Les dieux » murmura t’elle sans comprendre. « Ce garçon qui se bat pour nous… qui paye les conséquences pour nos actes…. Pour MES actes…. Les dieux…. »

« CA Y’EST TOUTES LES SPORES SONT MORTES !!! L’OR DU RHIN EST DETRUIT !!! » S’écria Skuld qui fonça à travers la porte pour porter secours à son frère…. Dès qu’elle le retrouverait au milieu de tout ce chaos.

Keiichi et Chihiro était parvenu à rejoindre Belldandy et Urd pour former un noyau de résistance plus solide.

« PAR ICI !!! DES QU’ILS SERONT TOMBES LA CITE SERA A NOUS !!! » Hurla Ted Box qui avait repéré Lura Lind et s’avançait vers elle.

« A L’ATTAQUE !!! » Cria Aoshima à son groupe.

Alors, Toshiyuki Aoshima, Rob Rosson, Brut Codell et les 5 autres hommes se jetèrent dans la bataille, prenant les assaillants par surprise devant ces renforts inattendus, ils parvinrent à se frayer un chemin jusqu’à Ted Box.

Toshiyuki s’interposa entre le Romacien et Lura Lind, abattant un des barreaux de sa cellule, reconvertit en arme de fortune, sur son ex-employé pris par surprise.

Skuld, de son côté, avait enfin retrouvé son frère et l’avait averti, dans le feu de la bataille, que les spores étaient mortes et que la patrouille galactique pouvait intervenir…. Dès qu’elle serait prévenue.

La vue du visage du Capitaine Keiichi, entouré par Urd, Skuld, et Belldandy, frappa alors Loakh’lun. Une vanne s’ouvrit dans son esprit, suivit d’un torrent d’images qui se déversa depuis les profondeurs de sa mémoire, tandis qu’elle écarquillait les yeux et entrouvrit la bouche sous la stupeur.

« Les dieux…. Non…. pas « les dieux »…. mais…. « Les déesses »…. » Comprit elle. Une larme de nostalgie coula de son œil droit.

« La larme de baleine » murmura l’une des plus ancienne de toutes les Lorelei.

Le combat entre Aoshima et Ted Box fût violent mais bref. Le milliardaire n‘avait aucune chance. L’affrontement prit fin lorsque le Romacien abattit la massue sur son torse le jetant à terre, inconscient.

« Keiichi !!! C’est toi ma prochaine victime !!! » Hurla t’il, pris de frénésie sanguinaire.

Lura se porta au secours d’Aoshima, voir si il était encore en vie.

Ted Box vit alors que Keiichi avait quitté son groupe et courrait maintenant vers cette étrange construction avec un miroir au sommet. Le Romacien ne savait pas ce que Keiichi voulait faire, mais manifestement il ne cherchait pas à fuir. Ce n’était pas la bonne direction. Quelles que soient ses intentions, il fallait l’arrêter.

« SUIVEZ MOI TOUS !!! » cria t’il à ses hommes.

Pour Keiichi, le plus urgent à faire maintenant était de prévenir la patrouille. Une fois que les vaisseaux seraient en vue et que les troupes débarqueraient, pour de vrais cette fois, tout serait vite fini. Encore fallait il les prévenir.

Skuld quand à elle, avait laissé Belldandy et Chihiro sous la protection de Urd, tandis que elle-même se portait au secours de la troupe de cinéma dont plusieurs membres étaient déjà tombés. Elle n’avait plus rien à craindre pour elle-même puisque les mineurs n’avaient pas d’armes capables de la blesser et que « l’or du Rhin » était neutralisé.

Du côté d’Aoshima, ses hommes s’étaient regroupés autour de lui pour le protéger (pas par bonté mais parce qu’ils voyaient dans le milliardaire leur seul espoir de se sortir de cette histoire avec un minimum de conséquences), tout en essayant d’expliquer la situation à leurs adversaires pour las inciter à changer de camp ou tout du moins retarder leurs attaques.

Keiichi avait atteint l’hélioscope et s’apprêtait à envoyer son message quand il aperçut Ted Box et ses hommes qui courraient vers lui. Il n’avait pas le temps de tout expliquer dans un long message, il fit donc au plus court.

« V.E.N.E.Z »

Comme Box et ses hommes arrivaient à sa hauteur, Keiichi courut. Il ne pouvait affronter autant d’hommes à la fois. Il n’alla pas bien loin cependant. Devant lui, d’autres mineurs l’attendaient et il fût encerclé.

Voyant sa victoire imminente, Box reteint ses hommes, souriant avec cruauté. Il voulait laisser quelques instants au Capitaine Keiichi pour désespérer avant de donner l’ordre de la curée. Ce serait rapide, mais certainement pas indolore et ce qu’il resterait de Keiichi après que ces hommes en eurent fini avec lui serait un spectacle délectable. Il n’avait même pas envie de donner lui-même le coup de grâce.

Le Capitaine Keiichi leva son épée en verre, prêt à défendre sa vie le plus chèrement possible, pour la dernière fois.

Skuld, Urd et son groupe voyaient bien ce qui se passait mais elles ne pourraient accourir à temps, ni même abandonner la troupe de cinéma.

« KEIICHI SAN !!! » s’écria Belldandy prise de désespoir et de peur.

Box leva la main en signe d’attaque.

« PREPAREZ VOUS !!! CHARGEZ !!! » Ordonna le Romacien.

Les mineurs foncèrent sur le Capitaine…. mais ils s’arrêtèrent presque aussitôt, stoppés dans leur élan par une ombre gigantesque venu de leur gauche qui les recouvrit en un instant. La lumière du soleil sembla disparaître sur toute la cité de Ceis, et en réaction à ce phénomène et au bruit de fond étrange qui emplissait toutes les oreilles, un silence de mort s’empara de la capitale des femmes aquatiques, tandis que tous les regards de ceux encore conscient se tournaient vers l’origine du phénomène.

Devant eux se dressait la plus fantastique illusion qu’ils aient jamais vu. L’océan bordant Ceis semblait pris de convulsions tandis qu’une gigantesque trombe d’eau s’élevait vers les cieux.

Chacun pouvait sentir l’air environnant en train de bouger tandis que le vent se levait.

« Pourquoi cette illusion semble si réaliste ? » demanda une voix inconnue.

« Peut-être parce que cette fois…. Ce n’est pas une illusion ? » Pensa Keiichi.

Le Capitaine savait que les illusions des femmes aquatiques pouvaient être vues, et même entendues…. Mais cela n’aurait pas expliqué cette odeur puissante d’eau salée qui envahissait ses narines, ni le souffle du vent sur sa peau. « L’océan a porté nos nefs de pierre marine jusqu’à l’espace » lui avait dit Loakh’lun.

Si avant, il avait cru que l’ancienne parlait par métaphore ou que sa mémoire lui jouait des tours, maintenant il comprenait s’être lourdement trompé. Encore qu’il aurait aimé pouvoir expliquer ce phénomène prodigieux.

La vérité c’est que l’océan de Siki n’avait jamais pris leur pouvoir aux Lorelei. Simplement, sa composition chimique légèrement plus riche en magnésium que les océans de la Terre, avait partiellement « anesthésié » la capacité, faible, des femmes aquatiques, à se mettre en colère, et par là même, bloqué leur faculté à contrôler les flots. Mais avec le temps, les Lorelei s’étaient adaptées sans le savoir, tout comme les humains s’adaptaient à leurs illusions. Les habitants de Siki étant paisibles de nature, et n’ayant aucune raison de se battre contre qui que ce soit sur leur monde, elles n‘avaient jamais eue à se mettre en colère et recourir à un tel pouvoir…. Jusqu’à maintenant.

Dans leur heure la plus sombre, dans leur eau la plus rouge, l’océan mère de Siki répondait enfin à l’appel des Lorelei qui venaient de retrouver leur parfaite osmose avec l’océan et avec elle, leur faculté à contrôler les flots. C’est Loakh’lun qui, avec la mémoire d’un lointain passé qui envahissait son esprit, entraînant un sentiment de colère oublié qui montait dans son cœur, avait initié ce changement. Elle était devenue le catalyseur de colère de toute la cité de Ceis. La colère portée par le chant de la doyenne de la ville, débloquait celle de l’esprit de chaque Lorelei qui l’entendait et qui le transmettait à son tour aux autres.

Pour les jeunes, tout cela relevait plutôt de l’instinct que de leur volonté consciente, mais pour Loakh’lun, c’était une vieille sensation presque oubliée mais néanmoins familière. C’est donc elle aussi qui guidait les jeunes sur ce qu’il fallait faire.

Les nageoires de toutes les Lorelei étaient maintenant tournées vers la mer.

La trombe d’eau prit, pendant un instant, la forme d’un dragon, représentation physique de l’état mental généralisé des habitantes de la ville, bloquant les rayons du soleil et plongeant la capitale dans une semi pénombre. Puis la tête du « dragon » et à sa suite le reste de la trombe, plongea sur Ceis avec la force d’un véritable raz de marée.

Pour la ville elle-même, essentiellement construite en pierre marine, en corail et en verre ultra résistant, l’eau ne ferait guère de dégâts. Il y’aurait sûrement quelques petites choses à reconstruire mais rien de très significatif.

Pour les Lorelei, créatures semi aquatique capable de respirer sous l’eau, elles ne risquaient rien, surtout pas de se noyer, d’autant qu’elles contrôlaient parfaitement chacun des courants de la vague géante.

Pour les humains qui avaient pris la défense des femmes aquatiques, à savoir la famille du Capitaine Keiichi, la troupe de cinéma, et même Aoshima et ses hommes qui avaient choisis leur camp, Loakh’lun et ses sœurs guidaient les courants de manière à ce qu’ils soient épargnés, les flots les contournant comme si ils étaient protégés par un puissant champ de force.

Pour tous les autres, à savoir les envahisseurs, c’était, bien entendu, différent. Dans des cris de terreur et de panique, ils étaient emportés par la fureur des flots. L’océan purgeait chaque rue de Ceis de leur présence. Là où la vague passait, les envahisseurs étaient entraînés. Certains tentaient de s’agripper à quelque chose, où de se cacher, mais c’était absolument vain. Même ceux qui essayaient de monter au dessus du torrent furieux étaient emportés, tandis que l’eau « consciente », dont chaque goutte était contrôlé par les Lorelei, les ciblaient et les saisissaient délibérément, où qu’ils se trouvent, en violation totale des lois de la physique. Il y’avait même des « mains géantes » qui émergeaient de la vague pour attraper certains mineurs…. Avec ménagement cependant, car, heureusement pour leurs ennemis, les Lorelei, dans leur colère, n’avaient pas sombré pour autant dans la même frénésie meurtrière que les mineurs, loin de là. L’eau se contentait de les emporter comme fétus de paille avec pour « mission » de les jeter à quelques centaines de mètres hors de la ville, mais sans les tuer comme il aurait été si facile de le faire.

En dehors des hurlements de terreur des mineurs, seul Jeff Lewis fit part de son sentiment.

« Quand je pense que je n’ai pas de caméra pour filmer ça. » dit avec regret le réalisateur qui, au milieu de ce chaos absolu, n’avait toujours pas oublié son film.

Les hommes qui n’avaient pas encore été atteint par la vague, entre autre ceux qui s’apprêtaient à fondre sur le Capitaine Keiichi, avaient décidé de fuir précipitamment en direction des portes de la ville.

Ted Box s’interposa devant eux.

« HE ATTENDEZ !!! NE FUYEZ PAS !!! CONTINUEZ À VOUS BATTRE !!! » Hurla t’il.

« RESTEZ BANDE DE LACHE ET BATTEZ VOUS !!! JE SUIS LE ROI DE CETTE PLANEEEETE !!! » Furent les derniers mots du Romacien.

En effet, le destin avait décidé que Ted Box mourrait ici. Il ne serait pas emporté par les flots. Il ne tomberait pas non plus après un « glorieux combat » contre Keiichi, de la main d’un héros. Non, il serait piétiné à mort comme un animal, sous les bottes de ses propres hommes qui fuyaient sans se soucier de lui.

Le Romacien se débattit un court instant…. et ne bougea plus jamais. La seule miséricorde que le sort lui accorda, c’est que tout alla très vite, même si ce ne fût pas indolore.

Keiichi s’approcha du cadavre de Ted Box. Le regard empli de…. Regrets, devant ce spectacle odieux.

Bien entendu, Keiichi méprisait Box. Il avait tenté de tuer Belldandy, il avait tenté de le tuer, comme il avait déjà tué plusieurs personnes dans sa vie. Et le sort qu’il réservait à sa famille, à Belldandy, à Chihiro, à la troupe de cinéma et aux Lorelei, emplissait Keiichi de colère et de dégoût.

Cependant….

En voyant le corps sans vie du Romacien, Keiichi se mit à réfléchir. Ted Box était un monstre de la pire espèce. Soit. Toutefois, c’était aussi quelqu’un de courageux, entreprenant, compétent, déterminé. Par bien des égards il était semblable au Capitaine. Keiichi n’avait jamais cru que les monstres sortaient du chapeau d’un magicien ou du sac d’un démon. Ils venaient au monde avec un cerveau mal conçu par les hasards de la génétique, dont ils n’étaient pas responsables. Où alors ce sont les circonstances de la vie et les choix qui leur étaient proposés qui les créaient. Qu’est-ce qui avait rendu le Romacien ainsi ? Etait il déjà né comme ça, sans l’avoir voulu ? Etait-ce la vie qui l’avait guidé petit à petit sur cette pente ? Comment ? Ses parents lui avaient il donnés de l’amour et des opportunités ? Avait il été poussé dans le crime par le désir ou par la nécessité ? Keiichi ne connaîtrait jamais la réponse à aucune de ces questions. Il pensa simplement que quelques soient les réponses, c’était dommage que Ted Box ait vécu et sois mort ainsi.

Il détourna les yeux. Le plus urgent maintenant était de faire le décompte des morts et des blessés.

Le bilan fût relativement bénin. Malgré la fureur des évènements, en dehors des blessés, il n’y avait pas de mort, si ce n’est Ted Box. Au moins, cette partie du plan d’Aoshima avait fonctionné. C’était le principal au fond. Ce petit miracle était du au fait que les armes improvisées des mineurs n’étaient pas très élaborées. Cela eût été un vrai carnage si du métal avait pu être utilisé dans ce combat. Un des effets « pacifiant » de « l’or du Rhin ». Certaines personnes seraient quand même, mortes de leurs blessures, si les Lorelei, ayant retrouvé leur pouvoir, ne les avaient pas aidés en prenant le contrôle de l’eau dans leur sang pour empêcher les hémorragies internes et soigner tout ce qui pouvait l’être, en attendant la patrouille galactique.

Patrouille galactique qui s’était d’ailleurs rapidement posées à proximité. Keiichi les avaient avertis juste à temps pour qu’elle puisse mettre tous les mineurs qui tentaient de fuir Ceis aux arrêts. Personne, n’irait nulle part, et certainement pas hors de Siki, avant que les évènements et le rôle précis de chacun ne soient clairement établis.

Le soir même, Loakh’lun était allongée dans son lit d’algues. La plus ancienne Lorelei de Ceis n’était pas mourante mais les émotions de la journée l’avaient épuisée. Tout le monde était réuni auprès d’elle. Aussi bien S’theen et quelques membres du conseil que le Capitaine Keiichi et sa famille, Aoshima et ses hommes, ainsi que la troupe de cinéma.

« Approche toi S’theen. » demanda Loakh’lun

La chef obéit.

« Nous avons toujours refusé toute forme de contact avec les autres. C’était sûrement une sage décision autrefois mais c’est une erreur aujourd’hui. Ce qui s’est passé le prouve clairement. Notre isolement et notre pacifisme n’a pas empêché des gens mauvais de venir, mais a empêcher des gens bons. Il aurait fallut le contraire. Alors le temps est venu pour nous de nous ouvrir aux autres et de prendre une place active dans la galaxie et pas seulement sur Siki. Nos pouvoirs sur les flots nous aideront beaucoup. Va vers les autres et accueille les, mais ne les accueillent pas tous. Sache dessiner les lignes à ne pas franchir comme disent les humains. »

« Je comprends et je suis d’accord » répondit simplement S’theen.

« Bien. Nous parlerons de tout ça avec le conseil dans quelques jours, mais je voulais le dire maintenant. Monsieur Aoshima. Je dois vous parler aussi » dit alors Loakh’lun.

« Oui ? » demanda le financier, baissant le regard de honte pour tout ce qu’il avait fait.

« Je voulais vous parler de ces mines d’or et de diamants qui ont attirés tant de malheur sur notre monde. »

« Je ferais en sorte qu’elles soient classées inexploitables. Personne n’y touchera plus. Je vous en donne ma parole. » S’empressa de dire le financier.

« Non. Je veux au contraire qu’elles soient exploitées à fond. » Répondit la doyenne de la ville à la surprise de tous.

« Quoi ? » s’étonna Aoshima.

« Ces mines nous seront utiles dorénavant. Nous allons apprendre ces sciences du métal et les intégrer à notre civilisation. Ainsi nous ne serons plus jamais tenté d’utiliser « l’or du Rhin. » De toute façon avec nos pouvoirs retrouvés, nous n’en aurons plus besoin. Seulement, les sciences métalliques, et l’économie galactique nous sont inconnues. Vous disiez vouloir vous racheter auprès de nous. Nous aiderez vous ? »

« Oui bien sûr, ce sera un honneur et cela me soulagera beaucoup. » répondit sincèrement le milliardaire repenti.

« Nous voulons simplement éviter que notre monde se remplissent de trop d’étranger, surtout comme ceux qui nous ont attaqués ».

« Ce ne sera pas un problème. J’aurais une conversation avec la présidente du conseil terrien. Je suis sûr que nous pouvons mettre en place un système de permis d’exploitation sous l’égide du gouvernement qui respectera les conditions environnementales et évitera les débordements. »

« Très bien. Nous aviserons de la suite plus tard. Je vous crois. Capitaine Keiichi, maintenant j’ai quelque chose à vous dire. Quelque chose de très important pour moi. »

« Je vous écoute. » répondit simplement Keiichi.

« Il y’a peu, lorsque vous m’avez raconté votre périple jusqu’ici, vous aviez mentionné un « détecteur de pensée ». » demanda Loakh’lun.

« Effectivement. Pourquoi ? » S’étonna Keiichi qui ne comprenait pas ce que cela pouvait avoir d’important.

« Cet appareil pourrait-il lire un de mes souvenirs si je me concentre, et diffuser des sons et des images ? »

« Il faudrait un calibrage mais oui effectivement. » répondit Keiichi.

« Combien de temps cela prendra t’il ? »

« Je peux le faire immédiatement » intervint Megumi.

« Alors procéder. Je veux vous montrer quelque chose ».

Quelques minutes plus tard, le Cerveau avait procédé aux modifications. Le détecteur de pensée avait été relié à un enregistreur projecteur qui enregistrait la pensée consciente de Loakh’lun avant de la diffuser vers l’écran.

Une image apparût, représentant l’océan, avec des nageoires tenant un objet brillant en forme de boule.

C’était le fond de l’eau, tout ce que les gens voyaient étaient les souvenirs que Loakh’lun avait vu et entendu de ses propres yeux et oreilles.

« Cela se passait sur Terre, avant que nous ne migrions vers Siki » expliqua la doyenne. « Ce que je tiens dans ma nageoire est un artefact important que nous utilisions alors. « La larme de baleine ». J’avais été chargé de l’apporter pour le « festival d’amour » que nous organisons une fois par an, pour appeler nos mâles et perpétuer notre espèce. La tradition exigeait que ce fût la plus jeune en âge de participer au festival qui apporte la « larme de baleine ». Moi en l’occurrence. C’était un très grand honneur ».

La vidéo continuait, quand soudain un garçon humain apparût à l’écran, difficilement reconnaissable dans l’eau, mais on pouvait voir qu’il avait des problèmes pour nager.

« Ce garçon m’avait pris par surprise et sous l’effet de la peur, j’ai cassé la « larme de baleine », et le liquide qu’elle contenait était entré dans ses oreilles. Sans la « larme de baleine » le festival ne pouvait avoir lieu. C’était une catastrophe. » Poursuivit Loakh’lun.

La vidéo continuait, s’arrêtant à chacune des explications de l’ancienne Lorelei.

« Je suis arrivé sur les lieux du festival. Honteuse et inquiète. Comment allais-je expliquer à mes sœurs que j’avais échouée à ma tâche et que le « festival d’amour » ne pourrait avoir lieu ? J’étais en proie à ce tourment intérieur, quand une de nos anciennes de l’époque nous a appelées. »

Loakh’lun fit une pause. Keiichi et sa famille ne comprenait pas ce qui se passait mais ils se doutaient que l’ancienne ne leur montrait pas cela par pure nostalgie.

La projection reprit son cours. L’instant suivant, on pouvait voir une ancienne Lorelei se disputer avec des inconnus, encore trop loin pour être clairement distingués.

« L’ancienne, qui s’appelait Ki’natj, tenait le garçon de tantôt dans ses bras. Comme la « larme de baleine » était entré dans son oreille et que Ki’natj avait commencé à chanter, il avait entendu son chant, ce qui aurait été impossible en temps normal pour un habitant des terres, un humain, car ce chant d’appel est au-delà de la perception auditive normale de votre espèce, mais la « larme de baleine » amplifiait le chant qu’il entendait. C’est à cela que sert la larme. A amplifier certains de nos chants pour qu’il atteigne nos mâles. Il avait entendu ce chant qui invitait à l’amour, et dans un état second, il n’avait pu y résister et y’avait répondu. »

Au fur et à mesure que la jeune Loakh’lun s’approchait, le visage du garçon ainsi que celui des inconnues en train de se disputer avec Ki’natj devenait plus précis. On pouvait voir maintenant qu’il s’agissait de trois femmes dont une petite fille et une à la peau brune et aux cheveux blancs, comme Urd et portant des vêtements étranges, mais sans doute normal pour l’époque, encore indéterminée.

« Apparemment, le jeune homme était l’ami de ces femmes et il y’avait eu une erreur d’interprétation de la part de Ki’natj qui croyait que le garçon lui était destiné suite à un miracle du destin, sans avoir conscience que tout était dût à la « larme de baleine » et à ma maladresse. Elle voulait garder le garçon auprès d’elle puisqu’il avait répondu « librement » pensait elle. La situation avait tourné à la confrontation et l’ancienne nous avait appelé en renfort. »

Tout le monde écoutait, sans interruption.

« Je me suis alors avancé et j’ai confessé ma faute devant tout le monde. Nous avons toujours été un peuple paisible mais nous étions prêt à nous battre sous l’impulsion de Ki’natj, ou même de n’importe laquelle de nos anciennes, et pour protéger un de « nos » mâles, humain ou non. Je ne pouvais bien évidemment pas permettre cela, d’autant que de toute façon, ma faute aurait été découverte. J’ai donc tout avoué immédiatement. »

La vidéo reprit, les contours des protagonistes se dessinaient de mieux en mieux au fur et à mesure que la jeune Lorelei approchait. Ils étaient encore difficilement perceptible car il faisait nuit alors et seule la lumière de la lune éclairait la scène.

« Bien entendu, Ki’natj était très en colère, pour une Lorelei. Suffisamment pour me condamner au plus terrible châtiment connu de notre peuple : le châtiment du tourniquet. »

A ce moment là, on pouvait voir dans les souvenirs de Loakh’lun deux de ses sœurs saisir chacune une de ses nageoires…. Et la faire tourner comme une toupie. Jusqu’à ce qu’elle attrape le « mal de mer ».

« Un châtiment abominable comme vous pouvez le voir, mais heureusement cela n’a pas duré plus de quelques secondes. »

A ce moment là, le garçon dans la vidéo intervint.

« STOP !!!! PAUSE !!!! TEMPS MORT !!! Si je suis la victime de vos actes, alors laissez moi décider de ma compensation ».

C’est là que ce fût la stupéfaction générale maintenant qu’on voyait le visage du garçon : Mis à part les vêtements, il était la copie conforme du Capitaine Keiichi, y compris la voix.

« Soit. Que veux tu ? » Demanda Ki’natj que l’on voyait dans la projection.

« Laissez nous participer au festival » répondit le « Keiichi » de la vidéo.

Ce fût à nouveau la stupéfaction…. Dans la vidéo projetée.

« Hum, Keiichi, es-tu sûr d’avoir bien compris en quoi consiste ce festival ? » avait demandé la fille à la peau brune.

Là c’est Urd qui fût la plus surprise. La fille en question, si on excepte ses étranges tatouages sur le visage et le fait qu’elle semblait être en train de flotter en l’air, était son sosie parfait, tout comme Keiichi l’instant d’avant.

« MAIS QUELLE BONNE IDEE !!! » s’écria une autre des filles qui était la copie conforme de…. Belldandy.

Personne ne savait que penser de cette scène étonnante qui défilait à l’écran…. Sauf Jeff Lewis dont l’instinct lui disait que ça allait devenir « digne d’en faire un film ».

La fille qui venait de parler dans la vidéo repris la parole.

« Si nous chantons avec les Lorelei pour appeler leur mâles alors le festival pourra avoir lieu et cette fille n’aura plus à être punie » dit avec sourire la « Belldandy » de la vidéo.

Loakh’lun reprit la parole.

« A ce moment là, je suis tombée amoureuse de ce garçon. Un garçon venu d’un monde différent du mien, qui avait souffert par ma faute et qui maintenant intervenais en ma faveur pour m’éviter de subir le châtiment suprême de notre peuple. Je sais que ça ressemble à une idiotie sortie d’un conte pour enfant, mais mon cœur de jeune fille naïve est tombé amoureux de ce garçon qui est votre copie conforme Capitaine Keiichi. C’est vrai qu’il avait un visage très commun, qu’il n’était pas très beau mais…. »

« Oui, bon. Passons sur ce sujet s’il vous plaît. J’avoue que c’est une affaire sensible pour moi. » Déclara le Capitaine Keiichi avec un profond soupir de déprime.

« Soit. Je suis tombé amoureuse de ce garçon. Cependant, j'ai immédiatement compris que c’était un amour d’emblée vouer à l’échec. Qu’il fût un humain et moi une Lorelei n’était pas un problème si nous nous étions vraiment aimé. Bien que nous évitions le contact avec les humains, personne n’aurait fait d’objection à une relation amoureuse, et même à ce que nous fondions une famille. Personne du côté des Lorelei en tout cas. Je crois qu’il y’a un conte chez les humains qui parlent d’une histoire d’amour semblable. « La petite sirène » il me semble. Quoiqu’il en soit, j’ai clairement vu qu’il était déjà profondément en amour avec la fille qui venait de parler. Cette…. déesse des cieux. » Reprit Loakh’lun.

« Oui. Une déesse. Je sais que vous n’êtes pas croyant Capitaine. Cependant je vous affirme que ces trois filles étaient bel et bien des déesses. Vous en aurez la plus belle des preuves dans un instant. Ce qu’il faut savoir, c’est que Ki’natj accepta cette proposition et que ces trois filles, qui apparemment étaient des sœurs, ont chantées avec nous, et que leur chant, conjugué au nôtre, s’est substitué au pouvoir de la « larme de baleine » et nous a permit d’appeler nos mâles ».

L’instant suivant ne serait jamais oublié par aucun de ceux qui regardait la projection tandis que la vidéo montrant les souvenirs lointains de la tendre jeunesse de Loakh’lun reprenait.

Les deux filles qui étaient les sosies de Urd et Belldandy, ainsi que la fillette qui ressemblait beaucoup à Skuld, se mirent à chanter. C’était au-delà de tout ce que les mots peuvent décrire, une beauté musicale capable de transcender quiconque l’entendait.

Des larmes d’émotion coulèrent des yeux de tout le monde, même de ceux des mineurs brutaux qui avaient suivit Aoshima. Keiichi était stupéfié. Il avait déjà entendu les Lorelei chanter et il les considéraient comme étant, de loin, les meilleurs chanteuses de la galaxie. Mais ça…. Ça…. Il n’avait pas de mots pour le définir. Personne n’en avait, et Keiichi se mit à pleurer tandis que ce chant merveilleux venu d’un passé lointain avait voyagé à travers le temps dans l’esprit de Loakh’lun et même franchi le vide spatial jusque sur Siki, comme il avait jadis franchi les océans sur la Terre, pour être entendu devant tout le monde dans cette salle…. entre autre devant le réalisateur du film le plus attendu par l’humanité.

Effectivement, Keiichi ne pouvait pas définir ces trois filles autrement que par le mot « déesse ». Quoi d’autres auraient pu réaliser un chant aussi beau, émanant de femmes aussi belles ? Cela dépassait de loin tout concept de « technologie avancée » ou de « race ancienne » comme il l’avait d’abord cru. Urd, Skuld, et Belldandy pensaient de même. Elles étaient tout autant stupéfiées que Keiichi. Les mêmes visages, les mêmes voix…. Pouvaient-elles vraiment chanter comme ça elles aussi ?

Plusieurs minutes passèrent, à entendre ce chant. Puis la vidéo se termina lorsque les mâles des Lorelei arrivèrent.

Il fallut quelques minutes de plus à tout le monde pour retrouver leurs esprits et se remettre de leurs émotions, même les Lorelei, à la voix pourtant si belle, étaient subjuguées.

« Je n’ai jamais oublié ce garçon, mon premier amour, même si il n’a jamais su que je l’aimais, même si il n’a jamais su mon nom. Moi en revanche, même si je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, je connaissais le sien. La fille à la peau brune l’avait dit à haute voix quelques instants avant « Hum, Keiichi, es-tu sûr d’avoir bien compris en quoi consiste ce festival ? ». Keiichi. Ce garçon qui était votre copie conforme…. S’appelait Keiichi, comme vous aussi, Capitaine Keiichi. » Déclara Loakh’lun devant un Capitaine Keiichi qui perdait complètement pieds devant toutes ces révélations accompagnant ce chant au-delà de toute description.

« La suite est plus simple. Nos mâles sont arrivés…. Et le festival n’a pas eu lieu car nos mâles étaient…. C’est difficile à dire. Passons. Nous n’étions pas triste cependant. Comment aurions nous pu l’être après un chant aussi magnifique ? Nous étions totalement charmées. Personne ne savait quoi dire à cette époque dans l’eau, sous le clair de lune de la Terre. »

Et personne ne savait quoi dire ici et maintenant dans cette salle au toit transparent, sous le clair de lune de Siki. Ce fût le Capitaine qui trouva la force de sortir de son émotion le premier pour poser la question.

« Loakh’lun. Tout cela est…. je ne trouve pas les mots pour dire ce que c’est. C’est plus que fantastique, mais pourquoi m’en parlez vous ? Quel rapport avec moi ou mes soeurs ? »

L’ancienne ferma les yeux et réfléchit un instant aux mots qu’elle allait prononcer.

« Aujourd’hui Capitaine, en plein cœur de la bataille, quand je vous ai vu entouré de vos sœurs, vous battant pour nous, pour nous éviter un sort pire que l’échec de notre festival annuel, ce souvenir de jeunesse….. Et les sentiments qui y’étaient associés, me sont tous revenu en mémoire, notamment cet amour et ce chant. C’est ce qui m’a « réveillé » et nous a permis de remporter la victoire. Ca peut sembler curieux mais je crois que je vous aime Capitaine Keiichi, comme un écho d’un passé lointain. C’est sans doute pour ça que je vous ai si vite accepté à notre première rencontre, alors que je n’aurais jamais du le faire normalement. Cependant ce n’est pas ce que je veux vous dire. Ce que je veux dire c’est que je voulais vous montrer ces évènements. Le même nom, les mêmes visages, les mêmes voix. Pas pour une mais pour trois personnes. Quatre si on ajoute votre sœur de métal. Ce sont d’énormes coïncidences ne trouvez vous pas ? »

« Je ne peux pas dire le contraire. En fait, je ne sais pas quoi dire. » Répondit simplement le Capitaine.

« Peut-être qu’il n’y a rien à dire. Peut-être que j’ai, simplement, vécue assez longtemps pour que ma vie se remplisse parfois de ce genre de coïncidence? Quoiqu’il en soit, je voulais partager ce si beau souvenir, faire écouter à d’autres ce chant. Mais surtout, coïncidence ou pas, j’estimais que cela vous concernait vous aussi…. Peut-être. Alors j’ai souhaité vous en faire part. »

La conversation dura encore quelques minutes, puis Loakh’lun congédia tout le monde. Elle avait besoin de repos et n’avait plus rien à dire. C’est alors que Jeff Lewis vint trouver le Capitaine.

“Sakima, je veux dire, Capitaine Keiichi », corrigea-t-il rapidement. « Que va-t-il arriver au film, “Le Champion de l’Espace » ? Jim dit que nous le retrouverons intact, mais il reste certaines scènes à tourner ici sur Siki, et nous ne pouvons pas les faire sans vous. »

Keiichi se pinça les lèvres, si Lewis n’oubliait pas son film, Keiichi lui avait bien d’autres préoccupations.

“Je comprends vos ennuis. Très bien, je vais faire un marché avec vous”

“Lequel ? Donnez-moi vos conditions,” dit Lewis, enthousiaste.

« Je vous aiderai à faire les dernières scènes ici, dès que vous aurez récupéré un nouvel équipement, à quelques conditions. Premièrement, que vous et la troupe gardiez secret que le vrai Capitaine Keiichi a joué dans le film. »

Le visage de Jeff Lewis se décomposa.

« Mais pensez à l’énorme publicité si je peux dire que le véritable Capitaine Keiichi et sa famille ont joué dans le film, » gémit-il.

« Pour ce qui est de Urd et Skuld, je pense qu’elles accepteront avec joie que vous révéliez leur identité. Surtout Urd qui n’acceptera jamais que quelqu’un d’autre, même un nom de scène, s’accapare la gloire. Mais en ce qui me concerne, je veux que vous gardiez ça secret. Du moins, pour les 5 prochaines années diront nous. Ce n’est pas que j’ai honte d’apparaître à l’écran, mais j’aimerais avoir un avis honnête de la part des critiques et je doute que ce soit possible si ils savent que le vrai Capitaine Keiichi a participé au film. C’est d’accord ? »

« Vu comme ça, ça me convient. Quelles sont vos autres conditions ? »

« Deuxième condition, cela concerne Urd et Skuld. Passez leurs tous leurs caprices, si ils ne sont pas trop déraisonnables bien sûr. Skuld, entre autre, aimerait que les scènes du film insistent au moins autant sur son intelligence que sur sa force. Elle est vexée d’être perçue comme « un gros tas de muscles » plutôt que comme le génie technique qu’elle est. Vous pouvez arranger ça ? »

« Je peux arranger ça sans problème si c’est conforme à la vérité, c’est l’une des condition sine qua non de ce film. Il va falloir qu’elle me prouve qu’elle est aussi intelligente que vous le dites. » Répondit le réalisateur fermement.

Keiichi éclata de rire.

« Vous êtes un masochiste fini si vous voulez avoir une conversation technique avec Skuld. En tout cas, la migraine que vous allez récolter sera très convaincante, croyez moi. Passons à la troisième et dernière condition. »

« Quoi donc ? »

« Vous vous débrouillez comme vous voulez, mais vous m’évitez la scène du baiser de fin avec Lura Lind. » répondit fermement le Capitaine.

Jeff Lewis se frappa la tête. Ca c’était la grosse tuile. Dans ce genre de film il faut toujours un baiser de fin entre le héros et l’héroïne. Comment l’éviter ?

« Bon, je pense pouvoir bricoler quelque chose pour que vous n’ayez pas à l’embrasser, mais il faudra quand même tourner une scène. Disons un truc du style « amour impossible car nous avons trop de responsabilités chacun de notre côté » et vous vous quittez à regret en jurant de vous revoir un jour. Pas de baiser mais une forte séquence émotion. Ca vous va ? »

Keiichi leva les yeux au ciel et soupira.

« D’accord. » dit-il simplement.

oOo

Le chant de Loakh’lun avait agit sur le cerveau des Lorelei proches, comme leurs autres chants pouvaient agir sur le cerveau des humains et qui avaient retransmis le chant à leurs sœurs, et pas seulement dans Ceis. Le chant puissant s’était répandu aux villes proches qui l’avaient répercuté sur toute la planète. Il n’y avait pas une seule Lorelei, mâle ou femelle, qui n’ait été atteinte.

Ce déblocage ne s’était pas limité à leur colère où a leur pouvoir sur les flots. Elles avaient toutes étés complètement « débloquées ». Les rues de Ceis, et d’ailleurs étaient maintenant remplis de rires et de joie. Ces êtres qui semblaient si impassibles, presquz apathiques avaient retrouvé l’intégralité de leur identité. L’effet anesthésiant de l’eau de Siki était définitivement et totalement brisé.

Pour elles, c’était un pur moment d’euphorie, « comme au cinéma » avait fait remarquer Lewis qui établissait un script de toute cette histoire, prévoyant déjà un futur film.

A propos de film, il ne restait maintenant plus que la dernière scène à tourner entre Keiichi et Lura Lind. Tout le monde était présent. Ainsi que Loakh’lun, S’theen et un certain nombre de Lorelei.

Tout le monde, regardait la scène finale avec enthousiasme, tout le monde sauf une personne.

« Elle lui tient la main, et dans mon propre rôle. C’est pas juuuusssste !!! » maugréa Belldandy en se mordant les doigts.

Effectivement, Keiichi n’avait pas besoin d’embrasser Lura Lind comme il était prévu dans le script initial, mais cependant, Lewis avait fait une séquence émotion « forte » assez réussie. Lura prenait la main de Keiichi d’une façon…. Qui allait plus loin que son rôle d’actrice ne l’exigeait.

MODE CINEMA ON

« Voilà, je te quitte pour de bon cette fois. J’espère que de temps en temps tu penseras un peu à moi. »

« Oh je ne t’oublierai jamais Keiichi. Ca je te le promet. J’espère cependant te revoir très bientôt. »

MODE CINEMA OFF

Quoique chacun puisse penser de la qualité du texte, Belldandy, elle, était aux limites d’entrer sur scène et tout arrêter. Elle n’avait jamais parlé comme ça, mais surtout elle éprouvait une horrible jalousie. Elle n’eût cependant pas besoin de faire quoique ce soit, quand le tonerre éclata et qu’une pluie diluvienne s’abbattit, « comme pour maudire cet amour interdit » dira plus tard Lewis dans son film.

« C’est curieux. Le ciel était bleu il n’y a pas 5 minutes. C’est fréquent qu’il se mette à pleuvoir comme ça, subitement ? » Chihiro demanda à S’theen.

« Non. Ce n’est pas la saison des pluies. C’est la première fosi que je vois ça à cette période. Un contrecoup des récents évènements, j’imagine. » répondit la Lorelei.

Quelques jours plus tard, le « Space Goddess » quittait l’atmosphère de Siki, emmenant Belldandy comme passager supplémentaire.

« Vous semblez pensif Keiichi san »

« Je crois que tous ici nous avons beaucoup matière à réfléchir en ce moment. Cependant je pensais à cette histoire. C’est la première fois que je vis une aventure où tout se termine aussi bien. » Répondit le Capitaine.

« D’abord les Lorelei. Elles ont retrouvées leur pouvoir sur les flots, j’aimerais d’ailleurs comprendre comment elles font. Elles n’auront donc plus besoin d’utiliser « l’or du Rhin » et personne n’osera plus s'attaquer la main sur elles où venir troubler la paix de leur planète. »

« Ensuite, Aoshima. Il est venu me présenter ses excuses sincères. Il dit que l’idée d’aider les Lorelei à prendre place dans la communauté galactique est un superbe défi et qu’il se sent enfin utile. Apparemment, il en avait assez de passer son temps à accumuler toujours plus d’argent, c’était amusant pendant longtemps mais maintenant il ne ressent plus la même passion, c‘est devenu trop facile. J’en ai parlé avec la présidente Sayoko. Dans la mesure ou les Lorelei ne portent pas plainte contre lui, qu’il a veillé au mieux à ce qu’il n’y ai pas de morts, et qu’il a pu s'arranger avec la troupe de cinéma, elle est d’accord pour oublier toute poursuite judiciaire contre lui. A condition qu’il révèle tous ses contacts louches, aussi bien politiques que financier et mettent ses affaires en conformité avec la loi. La présidente a dit que c’était la première et la dernière fois de sa vie, qu’elle acceptait un tel compromis et qu’elle ne ferait rien de plus pour lui à l’avenir si il retournait à ses magouilles. »

Keiichi fit une pause pour reprendre son souffle.

« Concernant Rosson et Codell. Ils m’ont présentés des excuses personnelles, que j’ai acceptées pour qu’ils disparaissent de ma vue. Je crois surtout qu’ils voulaient éviter que je les poursuive en justice pour avoir tenté de me tuer. Ils devront quand même répondre de lerus actes mais Aoshima leur offre les meilleurs avocats, ainsi qu’aux autres mineurs qui se sont ralliés avec lui lors de l’attaque finale. Ils feront quelques mois de prison, et, en reconnaissance pour l’avoir protégé lui et Lura Lind, Aoshima leur a versé assez d’argent pour qu’ils n’aient plus à faire de « basses besognes » pour le restant de leur vie. Espérons qu’ils s’y tiendront. Ils pourront méditer là-dessus pendant leur détention après leur séjour à l’hôpital.

« Leur séjour à l’hopital ? » demanda Belldandy, surprise.

« Rosson et Codell sont les plus chanceux comme ils n’ont pas participés directement à l’attaque de l’équipe de tournage, seulement des doigts cassés. Concernant les assaillants eux-mêmes, ceux qui ont aidé Aoshima par la suite…. Les cammioneurs de l’équipe ne sont pas du genre miséricorideux. Ils ont absolument tenu à avoir une « conversation » avec eux, « entre amis » pour régler ça « à l’ancienne ». Aoshima, reconnaissant envers ces hommes prend également en charge leurs soins hospitaliers. Ils devraient pouvoir marcher à nouveau dans quelques mois, faire leur temps de prison et enfin profiter de leur « retraite anticipée ».

« Parlons maintenant de Lura Lind. Elle dit qu’elle est « naïvement charmée » que Aoshima se soit interposé entre elle et Ted Box pour la protéger. Ca ne suffit pas pour qu’elle le pardonne entièrement, mais elle n’oubliera jamais ce geste et elle est extrêmement flattée que quelqu’un ait risqué sa vie pour elle. Elle a envie d’apprendre à mieux le connaître. De plus, elle va passer quelques temps sur Siki pour enseigner aux Lorelei quelques petites choses à propos du monde de cinéma. Ces femmes aquatiques semblent beaucoup apprécier ce concept. Je ne serais pas étonné que, maintenant que Siki s’ouvre sur la galaxie, certaines d’entre elles entament des carrières de chanteuses. J’ai eu quelques échos à ce sujet. »

« Pour ce qui est de Kin Skipo. Il a été rappelé en urgence sur Sigoon. Compte tenu de ce qui s’est passé sur Siki, les autorités Sigooniennes ont étudiés ses affaires d’un peu plus prêt. Apparemment, lui aussi trempait dans des histoires louches bien avant de rencontrer Aoshima. Je ne sais pas quel sera son avenir mais c’est sans doute une chance pour lui que Sigoon ne pratique pas la peine de mort. »

« Passons maintenant aux mineurs de Planet Town. Ceux qui n’ont pas participé à la bataille ont étés « invités » à quitter Siki précipitamment en emportant l’or et les diamant qu’ils avaient extraits jusque là et à ne jamais revenir. Ceux parmi eux qui ont refusé « l’invitation » ont étés déportés de force. Pour ceux qui ont participé aux troubles, ils sont actuellement tous en prison en attente de leur procès. »

« Jeff Lewis a voulu me proposer de tourner dans « le retour du Champion de l’espace ». Ce ne sera sans doute pas le titre final mais c’est comme ça que ça se présente pour le moment. J’ai poliment refusé, mais je lui ai dit que Urd et Skuld accepterait sûrement. Il dit que le sujet portera sur toute cette aventure et qu’il compte faire en sorte qu’un maximum de gens reprenne leurs propres rôles, y compris les techniciens du tournage. Il s’est également arrangé avec les Lorelei pour pouvoir tourner dans leur cité. Quand elles ont compris ce qu’était un film et que leur culture et leur ville allaient être montré de la façon la plus resplendissante possible dans la galaxie, elles ont acceptées avec joie. Loakh’lun a même accepté que Lewis utilise l’enregistrement du détecteur de pensée pour récupérer ce chant extraordinaire. Il va les intégrer à ses deux films comme musique de fin. Le chant de ces « déesses » va, après plusieurs siècles, être entendu par tout ceux qui regarderont le film. Vu la qualité prodigieuse de ce chant, j’imagine qu’on n’a pas fini de le diffuser.

« Pour ce qui est du reste de la troupe de cinéma. Toshiyuki a offert à chacun des compensations princières pour les ennuis qu’il leur a crée. Ca n’a pas été facile, mais ses avocats ont su être convaincant quand chacun a vu les avantages qu’ils pourraient en tirer. Une maison de luxe pour certains, des vacances à vie pour d’autres etc.…. Ils préféraient cette compensation plutôt qu’un long procès où ils n’auraient jamais pu gagner autant». Je trouve un peu déprimant de tout arranger aussi facilement avec de l’argent mais si tous ces gens ont eu ce qu’ils voulaient alors tant mieux. »

« En ce qui me concerne, je vais faire des recherches sur ce « Keiichi » et ces « déesses » faute d’un meilleur terme. Je ne pense pas trouver grand chose concernant les filles, mais le garçon était, de toute évidence, Terrien. Il doit donc y’avoir quelque chose dans les archives. J’ai un long travail de détective qui m’attend. Le défi n’est pas pour me déplaire »

« En conclusion, c’est la première fois que je vis une aventure qui se termine aussi bien pour les divers protagonistes. Un vrai conte de fée. Même au cinéma une fin pareille serait trop belle pour que le public y croie, et j’avoue que je trouve sidérant que des hommes, qui ont attaqués l’équipe de tournage et faillit provoquer une guerre Galactique avec Siki, s’en tirent aussi bien, à la satisfaction de tout le monde. Parfois, la réalité est plus incroyable que le monde du cinéma ».

Trois mois plus tard, la première du « Champion de l’Espace » était diffusé dans l’un des cinémas de New York. Sur le mot Fin, les spectateurs ovationnèrent de longues minutes. Et à leur sortie Jeff Lewis, Lura Lind, Urd et Skuld furent face à une foule impatiente qui les écrasa presque.

Le jour suivant, le critique le plus influent du Système publia ce qui devint un résumé de la réaction générale face au film :

« Le « Champion de l’Espace » est le plus grand film d’aventure jamais réalisé. Les terrifiantes scènes de la Mer de Feu sur Deneph, l’incroyable épisode sous-marin filmé intégralement dans une cité aquatique de Bama, les merveilleux effets spéciaux et tout particulièrement les scènes sur la lointaine Siki, n’avaient jamais été présentées sur un écran de cinéma auparavant. L’intérêt principal s’enrichit du fait qu’il fut en partie tourné sur Siki, au moment même où cette mystérieuse et incroyable catastrophe s’abattait sur ce monde. Le fait même que deux des membres de la famille du Capitaine Keiichi aient joués leurs propres rôles, donne à ce film une valeur historique certaine. L’histoire est un chef-d’oeuvre d’écriture qui reste fidèle aux exploits passés du Capitaine Keiichi. La direction et les effets techniques sont superbes. Les performances de Lura Lind, Urd et Skuld sont absolument excellentes. Le summum étant atteint par la musique de fin qui ne laissera personne insensible et ouvre une nouvelle page de l’histoire de la musique. Au milieu de cette débauche d’art et de génie artistique, il y a malheureusement une ombre au tableau. C’est ce nouvel acteur jouant le rôle titre, Akitoshi Sakima. Nous regrettons d’avoir à le dire, mais Sakima ne ressemble en rien, ni physiquement ni psychologiquement, à notre héros galactique. Espérons que la prochaine fois que Jeff Lewis fera un film comme celui-ci, il trouvera quelqu’un qui puisse vraiment ressembler et agir comme le Capitaine Keiichi. »

Quand le Capitaine lu cette critique honnête qu’il avait souhaité il s’effondra dans un siège auprès de Belldandy qui lui tendait une tasse de thé.

« Quand je suis moi-même, je suis le héros sauveur de la galaxie, mais quand je fais semblant d’être moi-même, je suis un acteur minable qui ne ressemble en rien à moi-même? Ca…. Ca n’a pas de sens. » Gémit il sans comprendre.

« Je suis désolé Keiichi san, mais je crois que, si le monde du cinéma est généralement plus incroyable que la réalité, je crois aussi, comme vous l'avez dit récemment, que la réalité est parfois plus incroyable que le monde du cinéma. » répondit Belldandy avec douceur.





Dernière édition par ceroxon le Ven 28 Avr 2017 - 12:50; édité 2 fois
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Jeu 27 Avr 2017 - 15:15
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Ven 28 Avr 2017 - 10:50
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ceroxon
Space Soldier
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Sujet du message: [fanfic] Capitaine Keiichi, le champion de l'espace. Part 4.
Pour cette dernière partie, j'ai ajouté une image qui présente les personnages du manga ah my goddess prenant la place des héros principaux. Ca permet de mettre des visages sur les noms.

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Sam 29 Avr 2017 - 02:59
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flamme
Marshall Gurney
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Sujet du message: [fanfic] Capitaine Keiichi, le champion de l'espace. Part 4.
Bonsoir Ceroxon!

C'est finalement dans cette quatrième partie que tu auras vraiment intégré l'univers de Ah my Goddess dans l'histoire, avec une résultat intéressant, émouvant et surprenant... Good

J'aurais préféré que tu présentes les personnages avant de commencer l'histoire... Mais j'ai apprécié que tu le fasses, ainsi que pour les Lorelei... J'ai fait un peu de recherche sur Internet au début, car c'était difficile pour moi de suivre sans pouvoir mettre de visage sur les personnages., surtout que je ne connais pas la série.. J'avais trouvé les images de Keiichi, Belldandy, Urd et Skuld, mais pas les autres...

Dès que Loakh'Lun retrouve le souvenir de leur pouvoir sur l'eau, l'histoire prend une toute nouvelle dimension! J'ai aimé cette partie... Master

Bravo pour l'effort, cela a dû demander beaucoup de temps pour l'écriture... Clap

Flamme

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