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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [fanfic] Capitaine Keiichi, le champion de l'espace. Part 3.
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Jeu 27 Avr 2017 - 08:32
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ceroxon
Space Soldier
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Sujet du message: [fanfic] Capitaine Keiichi, le champion de l'espace. Part 3.
Une chaîne de télévision a décidé de produire un film intitulé « le champion de l’espace » retraçant la vie du Capitaine Keiichi. Soupçonnant Aoshima, le producteur, de vouloir s’emparer de l’or et des diamants de la planète Siki, Keiichi et sa famille s’infiltre dans l’équipe pour jouer leur propre rôle à l’insu de tous. Sur Deneph, Urd est apparemment abattue par Kin Skipo, un des hommes d’Aoshima, et laissée pour morte. Par la suite, lors d’une prise de vue, Keiichi s’échappe deux heures pour soumettre le milliardaire à un détecteur de pensée. Il apprend alors que le milliardaire ne convoite pas l’or et les diamants, mais une arme mystérieuse appelée « l’or du Rhin » détenue par les Lorelei de la planète Siki, dernier lieu du tournage. Entre temps, Belldandy est victime d’une tentative de meurtre perpétrée par Ted Box, un autre homme d’Aoshima, mais parvient à en réchapper. Toute l’équipe du film regagne ensuite leur vaisseau, « le Perseus » et s’envole pour Siki, la planète des prodiges.

La galaxie contient de nombreux mondes étranges où le danger côtoie le merveilleux. Certaines planètes semblent sortie de vieux films d’horreurs tandis que d’autres ressemblent à des contes de fées. Toutes ont leur lot de phénomènes plus extraordinaires les uns que les autres…. Mais la plus fantastiques de toutes se nomme Siki la planète des prodiges car tout ceux qui y vont N’Y VOIENT JAMAIS LES MEMES CHOSES.

Les habitantes de Siki, les Lorelei, ont l’étrange pouvoir de provoquer des mirages dans l’esprit de ceux qui entendent leur chant, qui peut atteindre l’espace entourant leur planète. Très peu de chose est connue à propos de ce peuple mystérieux, si ce n’est qu’elles sont originaires de la Terre dont elles ont émigrées il y’a longtemps. Ce qui est étonnant car les Lorelei utilisent une technologie exclusivement non métallique, bien que très avancée. Une autre de leur particularité, est leur refus inconditionnel d’entrer en contact avec les autres peuples civilisés de la galaxie. Elles font cependant exception pour le Capitaine Keiichi et sa famille, qui les ont grandement aidés par le passé et à qui elles accordent leur confiance et leur amitié.

Quelques années auparavant les Lorelei avaient utilisé ces pouvoirs d’illusionnistes pour isoler complètement leur monde, lui donnant une apparence inhospitalière. Puis leur longue période d’isolement avait été interrompue pour toujours au cours de l’affaire opposant le Capitaine Keiichi et sa famille à « la Légion de la Mort », et de celle-ci avait résulté l’ouverture, très partiel, de leur monde aux autres.

Keiichi se remémorait sombrement cette précédente aventure alors qu’il se tenait adossé à la cloison du pont de promenade et regardait Siki grossir devant lui.

Pendant que Keiichi méditait, Toshiyuki Aoshima inspectait une boite que Rosson avait ramené lors de leur escale sur Bama. Il commençait à perdre confiance en ses hommes de main. Entre Skipo qui avait tragiquement « gaffé » sur Deneph, et Box qui avait carrément désobéi, le milliardaire avait voulu s’assurer que le contenu des boites était conforme à sa demande. L’enjeu était trop important pour permettre une quelconque bêtise à ce niveau là.

Les membres de la troupe étaient tous réunis en groupes excités, ils observaient l’approche de cette mystérieuse planète. Le désir d’aventure était évident dans le regard brillant de la plupart d’entre eux. Tous avaient entendu des histoires sur Siki et sur l’incroyable beauté du chant des Lorelei, mais peu de personnes l’avaient jamais visitée.

Le Perseus fonçait maintenant sur la planète que nul ne pouvait définir.

« Mais cette planète n’est qu’un magma en fusion » déclara Lura Lind effrayée.

« Moi je vois un océan acide » dit Jeff Lewis.

« Moi je vois une géante gazeuse entouré d’éclairs, mais rassurez vous. Tout ça ne sont que des illusions pour nous effrayer. Les Lorelei n’aiment pas qu’on leur rende visite. Cependant, ne vous inquiétez pas ma chère. Leur chant peut tromper nos esprits mais pas les détecteurs du vaisseau qui nous déposera en mode automatique sur Siki. » Expliqua Jim Willard.

« Vous en êtes absolument sûr? Je vois pourtant bien un gros caillou gris moi. Illusion ou pas on va s’écraser si on continue de descendre à cette vitesse. » Déclara peureusement Keiichi, toujours en train de jouer son rôle de petit employé peureux.

Quand le vaisseau sembla s’écraser, le Capitaine lâcha la bouteille qu’il tenait en main, tomba à genoux et s’agrippa à la taille de Belldandy, qui rougit…. Mais ne l’empêcha pas.

Effectivement, le vaisseau sembla plonger dans la roche, ou quoi que ce fût aux yeux des autres, sans le moindre dommage. Keiichi n’était pas le seul à être pris de peur, même Lura Lind se couvrit les yeux en se voyant foncer dans la lave.

Ils observaient silencieusement pendant que le vaisseau se dirigeait vers l’hémisphère nord. Dans le lointain brouillard on distinguait de basses collines rocailleuses et des falaises, à présent il y avait une vallée peu profonde dans laquelle une petite ville étendait ses immeubles métalliques et ses lumières.

“Vous pouvez ouvrir les yeux Lura. Ce n’était qu’un mirage” dit calmement Willard.

Tandis que Lura se remettait de ses émotions, tout le monde riait à la posture ridicule et à la « lâcheté » apparente de Keiichi, agrippé à Belldandy comme un enfant à sa maman.

« Sakima. Conduit toi un peu en homme, je t’en prie. Ouvre donc les yeux. » Grommela Jeff Lewis qui regrettait de plus en plus de l’avoir choisit comme acteur.

Belldandy regardait Keiichi d’un air faussement colère, pour donner le change, même si intérieurement elle se demandait si, une partie de Keiichi, n’avait pas cherché un prétexte pour profiter un peu de la situation.

Le Capitaine ouvrit les yeux pour voir qu’ils arrivaient en vue d’une ville, relâchant son étreinte et présentant des excuses à Belldandy.

« Ca va Sakima, pas besoin de t’excuser à ce point là. Mademoiselle Landore te pardonne j’en suis sûr. Bien, maintenant regardez bien messieurs dames, voici Planet Town, notre prochain lieu de tournage. C’est la seule colonie étrangère sur Siki » expliqua Willard.

« Mais cette ville est faite d’immeubles métalliques ordinaires, dit Lura Lind, surprise. Je croyais que Siki était totalement dépourvue de métal.”

« Effectivement, » rétorqua Jim Willard. « Pas un bout de métal n’existe sur Siki à notre connaissance, à l’exception de l’or, quelques traces de cobalt, titane et autres éléments rares. Il y’a quand même du fer, du magnésium, du calcium présent dans les plantes et les animaux mais absolument aucun gisement. Les scientifiques n’arrivent pas à expliquer ce phénomène d’absence de métal. Les commerçants interplanétaires qui construisirent cette ville ont apporté le métal avec eux.

Peu après, le “Perseus” se posa sur la piste d’atterrissage. Tandis que la troupe descendit, Keiichi esquissa un sourire en apercevant le « Space Goddess » camouflé. Chihiro était ici et avait fait de l’excellent travail.

Une foule hétéroclite provenant de la ville frontière s’amassait sur le terrain pour les accueillir. Les yeux expérimentés de Keiichi reconnurent l’habituelle populace qui suivait les villes minières où la loi est celle du plus fort. Des aventuriers, des criminels en fuite, des négociants plus ou moins véreux et des touristes curieux. La particularité était qu’il n’y avait que des Terriens. C’est eux qui étaient arrivés en premier. Quelques extraterrestres avaient tentés de venir par la suite, mais les mineurs les avaient tous promptement chassés. Dans ce genre de ville, le racisme et la cupidité décidait très vite de qui peut rester et de qui doit partir. Les non humains entraient tous dans la seconde catégorie. Presque tous ces hommes portaient un pistolet à Protons à leur ceinture.

Tandis que la troupe descendait, un groupe vint à la rencontre de Lewis et d’Aoshima.

Un homme à la peau sombre avec des cheveux châtain et un visage qui évoquait celui d’un chimpanzé, vint à leur rencontre.

« Bienvenue à Planet Town, les amis », dit-il d’une voix enrouée. « Je suis Jos Vakos, le chef des contremaîtres de cet endroit. Nous attendions votre arrivée, Messieurs les cinéastes.”

Jim Willard, à côté de Sakima, fit un commentaire.

“On dirait que notre publicité pour « Le Champion de l’Espace » a attiré sur nous les regards de tout le Système.

Le Capitaine Keiichi sourcilla. C’était une des facettes de l’énigme qu’il n’avait pas encore été capable d’élucider. Pourquoi Toshiyuki Aoshima avait-il monté une aussi grosse campagne publicitaire pour cette expédition? Pourquoi voulait-il que le tout le Système le regarde mettre en place son mystérieux complot contre les Lorelei?

“Vous vous plairez ici à Planet Town », gronda Jos Vakos. « Il n’y a aucune loi puisque la Patrouille ne peut pas venir ici. Vous pouvez faire tout ce que vous voulez, tant que vous pouvez vous défendre avec vos poings et que vous ne fassiez pas de vague auprès des autres mineurs. La seule loi ici c’est que les différends se règlent à mains nues et un contre un. Nous avons tous une arme, mais si vous vous en servez dans une bagarre, ou si vous vous mettez à plusieurs pour tabasser quelqu’un, les autres gars vous règleront votre compte aussi sec. »

Jeff Lewis fut d’une politesse diplomatique.

“Nous sommes ici pour filmer des scènes dans l’une des villes Loreleian. J’ai cru comprendre qu’il y »en a une pas loin d’ici au nord.”

C’est alors qu’une fille de la trentaine aux cheveux blonds éclata de rire.

“Vous n’avez aucune chance,” cria-t-elle. « C’est vrai que dans cette direction, on peut trouver Ceis, leur capitale planétaire, mais les divas ne permettent à personne de s’approcher de leurs cités. Elles essayent même de nous empêcher de travailler dans les mines de diamants du nord. »

« Chica dit la vérité, » dit Jos Vakos. « Nous avons tous fait le chemin jusqu’ici quand nous avons entendu parler des gisements d’or et de diamants, mais ces satanés sirènes font tout ce qu’elles peuvent pour nous faire déguerpir de peur. Elles projettent des illusions dans nos esprits, mais ne vous inquiétez pas. Ca ne dure pas. Plus on reste, plus le cerveau humain semble développer une résistance. Après quelques semaines on ne les voit presque plus. »

Le Capitaine Keiichi était intrigué par la voix de la blonde échevelée qu’ils appelaient Chica. Il observa intensément la jeune fille portant une blouse bleue et sentant l’huile de moteur et reconnut Chihiro Fujimi. Chihiro aperçut également Keiichi à l’arrière de la troupe de cinéma et lui fit un léger clin d’oeil. Puis la mâchoire du colonel s’affaissa quand elle vit Belldandy Landore.

“Les sirène nous menacent constamment, elles veulent nous forcer à quitter Siki, » se plaignit Jos Vakos. « Elles nous répètent régulièrement que si nous ne partons pas elles lâcheront un mystérieux « or du Rhin » sur nous. On a fait des recherches et on a tous bien rit en voyant que c’était une vieille pièce de théâtre. Pour nous ce ne sont que des balivernes. Elles ne disent même pas de quoi il s’agit quand on leur demande.

Quelqu’un dans la foule bigarrée cria :

“Il y en a deux qui arrivent justement. »

« Des Lorelei ? » s’exclama Jeff Lewis. « Je veux leur parler.”

A travers la foule amassée autour du Perseus, chevauchaient deux silhouettes qui étaient encore plus étranges que les montures qui les portaient. Les deux Lorelei étaient des femmes mais elles ne ressemblaient à aucune autre race des planètes connue de la galaxie, pas même aux êtres aquatiques de Bama. Leur corps était recouvert d’une peau blanche et lisse et elles ne portaient aucun vêtement. Leur visage était fin, avec des yeux un peu plus ronds que ceux d’un humain et teinté d’un bleu profond sans iris, ainsi que des oreilles triangulaires. Elles avaient une longue chevelure blanche et au bout de leur bras, des nageoires suffisamment fine et souples pour enserrer des objets. Elle n’avait pas de jambes mais une queue de poisson.

Leurs montures étaient comme de grands serpents de mer blancs avec quelques anneaux noirs. Ces serpents se déplaçaient en ondulant sur le sol à une vitesse stupéfiante.

« La poiscaille est venue voir ce qui se passe, » grommela Jos Vakos.

Le Capitaine Keiichi s’aperçut que l’attitude de la foule envers les deux Lorelei était un mélange de haine et de mépris. Mais les Lorelei y semblaient insensibles. Elles se tenaient allongées sur leurs montures et inspectaient attentivement le Perseus et ceux qu’il avait apportés. Puis l’une des deux s’adressa à sa compagne en chuchotant dans leur dialecte.

Le Capitaine Keiichi qui restait dans l’anonymat derrière les membres de la troupe comprenait ce langage. Il savait être le seul de toute cette assemblée à le pouvoir, et aussi quasiment le seul étranger qui ait jamais été assez proche des Lorelei pour apprendre leur difficile langage.

Pour être précis, Keiichi était incapable de parler le langage des Lorelei, celui-ci étant basé sur une gamme des sons que la langue humaine ne pouvait reproduire.

Par chance, l’essentiel de leur langage était perceptible par l’oreille de Keiichi, même si certains sons, entraient dans une gamme situés au dessus de ce que ses tympans pouvaient percevoir.

« Il en arrive plus chaque semaine, » dit la Lorelei à sa compagne. « Plus de machines interdites et plus de métaux.”

“Ca ne peux plus durer, » murmura la seconde. « Même si nous devons pour cela réveiller le vieux pouvoir, cela doit cesser. »

Jeff Lewis parla aux Lorelei dans la langue interplanétaire que toutes les races comprenaient.

“Nous venons en amis”, dit-il sincèrement. « Et nous aimerions visiter l’une de vos cités afin de tourner un film. »

La première Lorelei répondit instantanément, dans le même langage basique.

“Vous ne pouvez pas venir. »

« Mais nous ne vous voulons pas de mal, » protesta Lewis. « Cela ne prendra que quelques jours. »

“C’est interdit”, répliqua froidement la Lorelei. « Vous avez l’air sincère, mais si nous commençons à faire des exceptions, nous n’en finirons jamais. Aucun étranger ne peut apporter de métal ou des machines dans nos cités. Nous vous demandons de quitter notre monde.”

“Ah ! Dites à cette diva de déguerpir elle-même, » interrompit Jos Vakos. « Elles viennent toujours rôder aux alentours pour exiger que nous partions. »

Les Lorelei tournèrent leurs yeux bleus sans iris vers le Terrien.

« Il est vrai que nous ne tuons pas. Mais nous pouvons répandre sur vous l’or du Rhin qui vous apportera la ruine sans verser le sang. Vous avez été avertis à temps alors partez.”

Puis les deux Lorelei firent tourner leurs montures et s’éloignèrent de la foule hilare pour disparaître dans le brouillard.

Le visage carré de Jeff Lewis exprima une forte déception.

“Et voilà nos chances de filmer de vraies scènes Loreleian pour “Le Champion de l’Espace » anéanties. »

“Rien n’est perdu Jeff. Les poupées mannequins des Lorelei, nous pouvons très bien les utiliser pour filmer une ou deux séquences. » Déclara Jim Willard.

“Ne vous inquiétez pas Lewis. J’ai une idée pour les forcer à coopérer,” dit rapidement Toshiyuki.

« Vraiment monsieur Aoshima? » s’exclama Jeff en retrouvant espoir.

« Oui. Suivez moi, je vais vous expliquer » répondit le milliardaire en s’en allant avec Lura Lind à son bras.

La plupart des acteurs, techniciens et officiers de navigation suivirent Jos Vakos et ses amis pour visiter Planet Town.

Le Capitaine Keiichi s’approcha discrètement de Belldandy Landore pour lui parler.

« Cette jeune fille habillée en mécanicienne, c’était Chihiro, j’en suis sûre » déclara t’il.

« Je me disais bien qu’elle me rappelait quelqu’un, mais je n’avais pas idée que Chihiro était impliquée elle aussi. »

Comme si elle avait lu leur pensée, Chihiro se retourna et leur adressa un clin d’œil complice.

“Bell, allez m’attendre dans le “Space Goddess” qui se trouve là bas s’il vous plaît.” Dit Keiichi en indiquant la direction du vaisseau camouflé.

« D’accord Capitaine » répondit Belldandy en suivant le souhait de Keiichi.

Dans le vaisseau, Aoshima était en pleine conversation avec Jeff Lewis et quelques autres personnes.

« Ne me croyez pas si vous voulez mais il n’y a qu’un seul membre dans toute l’équipe à pouvoir convaincre les Lorelei » déclara Aoshima.

« Et de qui s’agit il ? » demanda le réalisateur.

« Du Capitaine Keiichi. Les Lorelei l’ont toujours considéré comme un héros et comme un ami »

C’est à ce moment là que Keiichi comprit comment Aoshima avait l’intention de l’utiliser comme il en avait exprimé inconsciemment l‘intention lorsque Keiichi avait utilisé le détecteur de pensée sur lui lorsqu’ils étaient sur Bama.

« Je crois que je comprends. Akitoshi va se déguiser en Capitaine Keiichi et ira discuter avec ses « amies » Lorelei pour els convaincre de nous laisser faire el tournage. C’est bien ça? »

« C’est exactement ça. » confirma le milliardaire.

« Je…. Je suis désolée mais pas question. Elles me tueront sur le champ si elles se rendent compte de la supercherie. » Balbutia Keiichi.

« Tu n’as aucune raison de t’inquiéter quoi qu’il arrive. Les Lorelei ne feraient pas de mal à un fauve en train de les dévorer. » Répliqua Aoshima qui ne se laissait plus abuser par la comédie de « Akitoshi », ayant deviné qu’il s’agissait en fait du véritable Capitaine Keiichi.

Keiichi réalisa que s’il persistait dans son refus, il ne pourrait maintenir l’illusion de son rôle. Il devait accepter puis s’arranger pour que sa mission échoue. Et il savait comment faire.

“Bien, si vous êtes sûrs qu’il n’y a aucun danger, je le ferai, dit-il finalement. Mais je n’aime pas cette idée.”

Aoshima sourit intérieurement. L’idée d’avoir réussit à forcé la main du Capitaine Keiichi, un homme pour lequel il éprouvait une certaine jalousie, flattait sa vanité. Effectivement. Aoshima avait travaillé dur pendant des années pour gagner argent, gloire et prestige. Pourtant il n’avait pas la réputation d’un grand meneur d’homme, mais celle d’un riche capricieux. Tandis que Keiichi, lui, un inconnu sorti un beau jour de nulle part, avait été propulsé « héros de la galaxie » en quelques semaines depuis que son existence était connue. Paradoxalement il éprouvait un certain respect et même une certaine gratitude, pour le Capitaine, qui avait plusieurs fois sauvé la galaxie et donc indirectement lui-même. Cependant, il voulait s’assurer que son plan se déroulerait comme prévu et que son adversaire ne puisse rien faire avant que le plan ne soit exécuté et que les Lorelei aient utilisés « l’or du Rhin ».

« Rassure toi Sakima. Pour être sûr qu’il n’arrivera rien, Rosson et un de ses collègues t’accompagneront. »

Keiichi était mal à l’aise. Avec deux sbires d’Aoshima auprès de lui, il aurait bien du mal à saboter la mission. Mais il faudrait bien qu’il y arrive. Il ne pouvait pas refuser leur présence après avoir fait part de sa peur d’y aller.

« Remet ton costume immédiatement Sakima, » dit Lewis excité. « Je fais revenir la troupe, comme ça on pourra vous rejoindre avec les navette camions d’ici quelques heures. »

Peu après, Kin Skipo était en pleine conversation avec Aoshima.

« Et si j’allais leur parler, moi, aux Lorelei ? En temps que représentant de ma planète, et n’étant pas humain, elles devraient êtres plus enclins à me recevoir et je pourrais ainsi soutenir Sakima dans sa démarche. » Proposa le Sigoonien.

« Non. Tu iras avec l’équipe de tournage. Ton titre de délégué sera plus utile là-bas. » Répondit le milliardaire après un instant de réflexion.

« Qu’est-ce que vous voulez dire ? Je ne saisis pas. » S’étonna Skipo.

« Tu comprendras sur place. »

Dans la salle des accessoires, l’esprit robotique de Skuld était mis à rude épreuve. Son inquiétude sur le sort de sa sœur croissait d’heure en heure. L’ennui, et l’impossibilité de pouvoir agir, n’arrangeaient pas les choses.

« Urd, boule de gomme, je t’interdis de mourir sans mon autorisation. » pensait-elle. Par moment, elle se demandait si son cerveau électronique ne lui jouait pas des tours lorsqu’il lui semblait entendre :

« C’est moi que tu appelle boule de gomme, tas de ferraille? » répondait l’image de Urd dans son esprit.

Elle essayait d’imaginer tous les scénarios possibles. Comment Urd avait pu se régénérer dans la jungle, contacter le gouverneur Eiri et prendre un vaisseau en partance pour Siki. Peut-être sa soeur était elle déjà en ville, cachée quelque part, observant et attendant son heure. Où peut-être était elle encore bloqué sur Deneph. Et si la mer de feu était entrée en éruption près de l’endroit où Skipo l’avait jeté?

Quand de sombres pensées l’assaillait, elle essayait de chasser la peut et l’inquiétude par la colère et la haine. Elle imaginait la tête du Sigoonien et les horreurs qu’elle lui ferait subir si jamais Urd était vraiment morte.

Keiichi était retourné sur le « Space-Goddess » pour parler à Bell et Chihiro.

“Félicitation pour le déguisement Chihiro. Dans cette tenue de mécanicienne tu es méconnaissable ».

« Je n’ai pas grand mérite car ce n’est pas vraiment un déguisement. Quand j’étais plus jeune, je tenais une boutique de vente de pièce détachée et de réparation de petits astronefs privés. J’adorais cette vie, malheureusement, je ne gagnais pas très bien ma vie. J’ai tout misé dans une course de vaisseau que j’ai faillit gagner. Si j’avais réussi, j’aurais eu beaucoup de sponsor et ma vie aurait été très différente. Au lieu de quoi, j’ai été contrainte de vendre mon magasin. Avec l’argent j’ai fait l’école militaire. J’ai pu monter assez vite dans la hiérarchie, devenant colonel en moins de 5 ans. Je me plais assez bien ici en fait. Ca me rappelle des souvenirs » expliqua Chihiro avec nostalgie.

Dans le vaisseau, Sigel et Banpei était arrivé en voyant Keiichi. Sigel prit la forme de sa mère, puis celle de Skuld, tandis que Banpei observait son amie métamorphe avec plus ou moins d’affection selon la forme qu’elle adoptait.

« Sigel n’a pas arrêté de se métamorphoser en Skuld et Urd durant tout le trajet, et Banpei de jouer avec elle » déclara la colonel.

« Leurs mères adoptive leur manque j’imagine » dit Keiichi avec compassion pour les deux « enfants » du vaisseau.

« Keiichi san, qu’est-ce que Aoshima a raconté pendant votre réunion? » demanda Belldandy.

« Il s’est mis en tête que en me faisant passer pour le Capitaine Keiichi, j’aille jouer au diplomate auprès des Lorelei. »

« Ce Aoshima est l’homme le plus sournois et retors que j’ai jamais vu. » s’exclama Bell.

« Et drôlement intelligent aussi. Il trouvera sûrement le moyen de rester ici sans éveiller les soupçons des Lorelei » ajouta Chihiro.

« Je n’ai pas la moindre intention de convaincre les Lorelei de quoi que ce soit. Le problème c’est que Aoshima me fait accompagner par Rosson, son homme de main et un autre garde. Je dois y’aller »

« Il faut aussi découvrir quel est son plan pour forcer les Lorelei à utiliser cet « or du Rhin » dont vous m’avez parlé. A ce propos, j’ai du mal à saisir. Quelque soit cet « Or du Rhin » ça ne va sûrement pas nous faire plaisir, et Aoshima veut prendre un risque avec lui-même? Surprenant. » S’interrogea Chihiro.

« Je crois que lorsqu’il sera sûr que les Lorelei utiliseront cette arme, ou quoi que ce puisse être, il se mettra bien à l’abri quelque part d’où il pourra observer. » répondit Keiichi.

« Je comprends. Je vais veiller à ne pas lâcher la troupe d’une semelle. En attendant, je place la patrouille galactique en état d’alerte. Nous ne pouvons pas intervenir, mais si cela devient nécessaire, nous serons prêt » dit la vieille amie du Capitaine.

« Bonne idée Colonel. Essayez aussi de contacter Skuld et Megumi pour vous coordonner. Elles sont dans la salle des accessoires de la troupe de cinéma, se faisant passer pour des robots sans intelligence. »

En attendant, Aoshima consultait de nombreux rapports concernant les derniers contacts avec les Lorelei quand Ted Box, accompagné de Jos Vakos et de quelques mineurs entra dans la pièce.

« Ah, mes amis, merci à vous d’être venu, je vous attendais avec impatience » dit le milliardaire sur un ton enjoué.

« Je vous les ai amenés comme vous me l’aviez demandé, patron. Ils travaillent tous dans l’une des mine de diamant au Nord » dit le Romacien.

« D’après ce que j’ai compris, messieurs, vous avez des difficultés avec les Lorelei. Elle semblent plutôt obstinées, si je ne me trompe» demanda le milliardaire.

« Ah. C’est le moins qu’on puisse dire. Elles se font de plus en plus pressantes pour nous faire partir. Leurs illusions nous affectent de moins en moins, mais cela gène encore le travail. La nuit elles émettent des sons hyper stridents qui portent sur des kilomètres et qui nous empêchent de nous reposer la nuit. Elles dirigent des troupeaux entiers de toutes sortes d’animaux pour dévorer els récoltes et mille autres problèmes. Les ars envisagent de plus en plus d’aller directement dans leur capitale pour leur apprendre à ne pas se mêler de nos affaires. Vous avez une idée pour arranger ça ? » Répondit Jos Vakos.

« Oui. Je vous obtiendrais une concession minière par tout les moyens » déclara Aoshima.

« C’est vrai ce que vous nous dites ? » demanda Box qui espérait bien avoir une bonne part dans l’affaire.

« Absolument vrai. J’ai cru comprendre que ici il n’y a rien qui soit « illégal » et que la patrouille galactique n’a rien à y redire. Alors si vous acceptez de coopérer avec moi, je veillerais à ce que vous en retiriez un énorme bénéfice. » Déclara le milliardaire.

« Cela va sans dire monsieur. Nous ferons comme vous nous ordonnerez de le faire. Pas vrai les gars ? » Demanda Jos Vakos à l’attention des autres mineurs.

Une ovation générale répondit à cette question.

« Dans ce cas, suivez au doigt et à l’œil, les instructions que vous donnera Ted Box. »

« Vous pouvez me faire confiance, je reviendrais au rapport » dit le tueur en quittant la salle avec les mineurs, laissant Aoshima seul avec Rosson et un autre homme.

« Rosson, Codell, j’ai une tâche importante à vous confier. » déclara l’homme d’affaire.

« Les deux hommes prirent place devant leur patron, prêt à l’écouter. »

« Voilà, j’ai tout lieu de pense que Akitoshi Sakima est en réalité le véritable Capitaine Keiichi. »

« Ca alors. Je n’en reviens pas. Vous en êtes vraiment sûr? » Demanda Rosson avec étonnement.

« Absolument. Je me suis arrangé pour qu’il aille voir les Lorelei et tentent de els apaiser. Bien sûr, je n’imagine pas une seconde qu’il le fera vraiment. Je vous charge simplement de l’accompagner, de le surveiller, et de veiller à ce qu’il joue son rôle, malgré lui, sous vos yeux. Comme ça plus tard, vous pourrez témoigner que le Capitaine Keiichi en personne est allé faire une offre de médiation aux Lorelei et qu’elles ont refusées. Votre témoignage sera très utile le moment venu. Si je peux dire à toute la galaxie que le Capitaine Keiichi était présent et à tenter de gagner la paix sur ma demande, cela prouvera ma bonne foi. Ce n’est pas absolument indispensable, mais ça simplifiera beaucoup les choses dans le futur. Est-ce que je peux compter sur vous ? Récemment certains de mes hommes ont désobéi aux ordres et faillit tout compromettre ».

« Pas de souci patron. Vous pouvez compter sur nous. Pas vrai Burt ? » Répondit Rosson.

« C’est ok pour moi patron » répondit simplement le dénommé Burt.

Aoshima sourit, inconscient que le micro trouvé il y’a quelques jours avait été remplacé et que quelqu’un l’espionnait en ce moment même.

Peu après avoir quitté le Space-Goddess et être retourné auprès de la troupe de cinéma, Keiichi dût la quitter presque aussitôt, Jeff Lewis lui emboîtait le pas.

« Sakima, pour une fois, montre toi à la hauteur. Vas-y mon garçon et bonne chance » déclara le réalisateur, totalement inconscient du complot auquel il était mêlé.

Rosson et l’autre homme, Burt Codell, l’attendaient dans une voiture flottant légèrement au dessus du sol grâce au contrôleur d’anti-gravité incorporé dans la carrosserie. Tous les deux portaient des pistolets à Protons à leur ceinture.

Tandis que la voiture s’éloignait, Jeff Lewis se retourna vers le staff du tournage.

« Ecoutez moi tous. Nous partons dans quelques minutes sur les lieux du tournage. Nous attendrons là bas les résultats de l’entrevue de Sakima avec les Lorelei. Allez rassemblez vos affaires ».

A ce moment là, « Chica » vint trouver Lewis.

« Monsieur, je suis sûre que vous avez besoin des services d’un bon guide pour vous accompagner. » dit la « blonde » déguisée.

Après quelques minutes de tractations, le réalisateur accepta. Un bon guide serait effectivement utile, d’autant que Chica ne demandait pas de salaire mais juste la permission d’assister au lieu du tournage et de demander quelques autographes dont notamment celui de Lura Lind, sa « star préférée » à ce qu’elle disait. Il n’aimait pas les étrangers sur le lieu du tournage, mais la jeune fille avait promis de se tenir tranquille et de ne pas les gêner lors des prises de vue.

Le véritable objectif de Chihiro était de rester avec la troupe.

Pendant ce temps, Belldandy essayait de retourner dans la salle des accessoires, mais en chemin elle vit quelque chose d’étrange. Ted Box et plusieurs hommes chargeaient les caisses apportées tantôt sur le vaisseau et partaient dans la même direction que Rosson et Keiichi.

L’instant d’après, Belldandy entrait dans la salle où l’attendait Megumi et Skuld.

« A-t-on des nouvelles de Urd ? » demanda Skuld avec empressement.

« Non, toujours pas » répondit amèrement Belldandy avant d’ajouter « Par contre Sigel et Banpei vont bien, même si vous leur manquez ».

La pensée de Banpei qui s’ennuyait de sa « maman » réchauffait un peu le « cœur » de Skuld.

« J’ai vu Ted Box et plusieurs hommes sortant d’ici. Que transportait il exactement? » Demanda l’agent interstellaire.

« A priori, il s’agissait des paires de lunettes apportée par Ted Box, ainsi que des déguisement des Lorelei et une autre caisse apportée tantôt que je ne pouvais pas examiner sans la forcer » répondit Megumi.

« Des lunettes, des déguisements, et quelque chose d’inconnu…. Que comptent ils faire selon vous ? »

« Je ne peux pas le dire, mais j’imagine qu’ils s’apprêtent à passer à l’action. » répondit Megumi avec une certaine inquiétude.

« Il faut trouver un moyen de le dire à Keiichi san. Je les aie vu prendre la même direction que lui. »

« D’accord, je me charge de l’avertir. » dit le cerveau.

Rosson, et Keiichi et Burt approchaient des immeubles métalliques de Planet Town, à plus d’un kilomètre de là. Même l’après-midi, les établissements de boissons et de jeux le long des rues sordides étaient très animés. Les bruits de roulettes quantiques, de bagarres et la froide clameur des juke-boxes, retentissaient tout le long de la rue principale qu’ils traversaient.

« Nous allons devoir traverser la mine de diamant pour atteindre la cité Loreleian. Un conseil accroche toi Sakima » déclara Burt.

Keiichi était écoeuré. Il ne blâmait pas les pacifiques Lorelei de détester l’incursion de ces grossiers chercheurs d’or et la horde de négociants, joueurs, harpies et criminels qui les suivaient. Là où certains aurait vu une brave ville de courageux mineurs ayant le goût de l’aventure, le Capitaine voyait un cloaque de parasites et de pillards sans scrupules, qui n’avaient que faire des paisibles Lorelei et ne cherchaient qu’à s’accaparer les richesses de leur planète, prétextant que les Lorelei étaient primitives et n’avait que faire de l’or et des diamants. Et le qui était pire, ces machines que haïssaient tant les femmes aquatiques. La venue des étrangers avait apporté des appareils mécaniques, des métaux et des vaisseaux polluants et bruyants, dont le travail d’extraction détruisait sans honte les paysages de ce monde qui était toujours resté délibérément semi primitif.

Pendant ce temps, tandis que al troupe était sur le point de quitter le spatioport, Willard vint trouver Lewis.

« JEFF !! JEFF ! » S’écria l’assistant.

« Qu’est-ce qu’il y’a encore ? » demanda Lewis, résigné et lassé d’avoir encore un nouveau problème qui semblait se présenter.

« Les mannequins sosies des Lorelei ainsi que le robot représentant Megumi ont disparus » expliqua Willard.

« QUOI ? Je te conseille de les retrouver et vite. » Répondit le réalisateur, furieux.

« Mais je vous assure que je les aient déjà cherchés partout » gémit l’assistant.

« Quelle barbe. C’est à ce demander ce que j’ai fait au ciel. Impossible de poursuivre le film sans les poupées mannequins. Il ne me reste plus qu’à attendre le résultat de l’entrevue de Sakima. Je ne suis pas rassuré. » Se lamenta Lewis.

Aoshima observait de loin, l’air stressé. Tout le plan reposait sur ce qui allait se passer dans l’heure suivante, ce n’était pas le moment d’avoir une surprise. Il allait être déçu. Lura Lind vint le trouver pour l’informer de ce qu’un des techniciens lui avait dit tantôt.

« Monsieur Aoshima. Monsieur Aoshima » dit l’actrice essoufflée avant d’ajouter tandis que le milliardaire se retournait dans sa direction.

Quand Lura fût devant Aoshima elle conclut ce qu’elle voulait dire.

« Kin Skipo reste introuvable. »

« Tu es sûre ? » demanda le milliardaire qui n’aimait pas cette nouvelle.

Pendant ce temps, le trio composé de Burt, Rosson et Keiichi traversait rapidement cette ville agitée et se dirigèrent vers le nord à travers les brumes et les marécages de la vallée. Ils dépassèrent bien vite les falaises rocailleuses au fond desquelles ils pouvaient apercevoir des douzaines de prospecteurs travaillant avec des pics, des haches et de puissantes perceuses.

Le Capitaine Keiichi savait qu’il s’agissait des gisements de diamants dont la découverte avait drainé sur Siki les plus coriaces aventuriers de l’espèce humaine, ainsi que certains de ses pires criminels. Les prospecteurs avaient revendiqué leurs droits avec une complète indifférence face aux protestations des Lorelei. Et tous devaient protéger leurs propriétés avec leurs Pistolets à Protons, puisque la Patrouille, suivant le traité, était interdite sur Siki. Ainsi il n’y avait aucune loi hormis celle de la force et de la violence.

Le groupe émergea de la vallée marécageuse et se dirigeait maintenant vers le nord ; ils parcoururent la plaine d’herbe blanche recouverte de nuages de brouillard. Ils avançaient dans le silence, dans une blancheur aveuglante, ils ne voyaient rien d’autre que les rares bosquets blancs des immenses lycopodes qui émergeaient comme des géants vaporeux et fantomatiques. Burt déterminait la direction à l’aide d’un gyrocompas de poche qu’il avait apporté.

“Nous devrions bientôt arrivé à la cité Loreleian, je n’en suis pas fâché » dit Rosson.

« Moi non plus. OH REGARDEZ ! » S’écria Burt, son visage rustre avait pâli en désignant sauvagement quelque chose devant.

Le Capitaine Keiichi regarda vivement devant lui, et sentit son sang se glacer à la vue de l’incroyable chose qui avait surgit brusquement du brouillard. Un troupeau d’énormes monstres gris courrait vers eux dans la brume. Les créatures étaient aussi grosses que des Mammouths auquel elle ressemblait, si ce n’est que leurs yeux bleus, au lieu d’être enfoncé dans leur crâne se tenait au bout de tentacules sortant au dessus de chacune de leur défenses.

Rosson et Burt voyaient également quelque chose mais différemment. Pour Rosson, c’était une horde de serpents géants, tandis que Burt, lui, voyait un raz de marée.

Espérant convaincre Rosson de faire demi-tour, Keiichi repris son rôle de jeune homme peureux.

« Oh mon dieu des monstres ! Faites demi-tour ! Vite vite, je vous en supplie! » Bredouilla t’il « apeuré ».

Rosson, cependant, était un dur qui ne se laissait pas impressionner. Il dégaina son pistolet et tira dans le troupeau qui continuait sa charge.

« Les rayons ne les affectent pas. » déclara t’il, commençant, malgré tout, à prendre peur.

« AU SECOURS ! DEMI-TOUR ! JE NE VEUX PAS MOURIR ! » s’écria « Akitoshi Sakima ».

« Du calme Sakima, ce n’est qu’un mirage » dit Rosson qui parvenait difficilement à lutter contre son instinct qui lui ordonnait de se jeter sur le côté.

Burt, pour sa part, ne réussit pas à contrôler davantage ses nerfs lorsque le troupeau fût à moins de quelques mètres et vira brusquement sur la droite, percutant un rocher bien réel.

Rosson, Keiichi et Brut furent éjectés brutalement de la voiture qui acheva d’aller s’écraser au loin, rendue inutilisable.

« Je vous l’avais bien dit. Pas la moindre trace des monstres. Nous avons étés victime d’une illusion. » déclara Rosson en se relevant.

« Ca suffit, je n’en peux plus. Je rentre, » bredouilla Keiichi, dubitativement.

« Il n’en est pas question Sakima. Tu viens avec nous, » grommela Rosson, connaissant très bien la véritable identité de Sakima et les motifs derrière la comédie qu’il était en train de jouer.

« Ces illusions ne peuvent pas nous blesser. Et les Lorelei elles-mêmes sont inoffensives. Ajouta le Terrien, faisant mine d’ignorer ce qu’il savait.

Plus haut, le groupe de Lorelei qui avait provoqué ces illusions observait les étrangers. Aucune expression ne trahissait leurs visages impassibles.

Les efforts de Keiichi pour rechigner à sa mission avaient échouées. Le coriace Terrien insistait pour continuer. Le brouillard commençait à s’éclaircir au fur et à mesure qu’ils approchaient de Ceis. C’était en fait un brouillard artificiel crée par les Lorelei pour cacher leur cité à la vue des étrangers. Ils en sortirent bientôt, en vue d’un paysage de plaines blanches qui s’étiraient au lointain. Les trois s’arrêtèrent d’un coup. A cinq cent mètres devant, s’élevait un îlot de tours octogonales de pierres délavées. Ceis, la capitale des Lorelei!

“N’avancez pas plus loin, étranger” déclara la voix d’une Lorelei dans leur dos.

Le trio se retourna, observant le groupe de femmes aquatiques.

« Je ne vous le répèterai pas. Ne vous approchez pas de notre cité. » répéta sur un ton neutre mais ferme la Lorelei qui semblait être la chef.

« A toi d’expliquer Keiichi » dit Rosson qui devait faire semblant de croire que Sakima était Keiichi (tout en sachant qu’il était vraiment le capitaine).

« Vous ne me reconnaissez pas ? C’est moi le Capitaine Keiichi. Vous m’aviez dit que vous m’accueillerez toujours avec plaisir sur votre planète » répondit le garçon en essayant de paraître aussi peu convaincant que possible, dans l’espoir d’éveiller la méfiance des Lorelei.

Effectivement, si les femmes aquatiques étaient presque indiscernables les unes des autres aux yeux des humains, l’inverse était vrai aussi. Les Lorelei trouvait que tous les humains se ressemblaient et le Capitaine Keiichi n’avait pas une apparence particulièrement notable. Cela n’était donc pas surprenant qu’elles ne le reconnaissent pas de prime abord. La « chef » Lorelei se retourna vers ses semblables, qui se concertèrent un instant, avant de se tourner vers Keiichi. Elle se mit alors à sourire avant de parler dans un étrange langage qu’une oreille non exercée ne pouvait comprendre.

« Elles me disent combien elles sont honorées par ma visite. C’est l’occasion de stimuler leur méfiance sans me trahir auprès de mes deux « anges gardiens » » pensa Keiichi.

« Excuse moi mais j’ai tout oublié de votre langue » répondit le Capitaine à la Lorelei.

La femme aquatique fronça ses sourcils, et répondit dans le langage universel.

« Vous m’étonnez, Capitaine. La dernière fois que vous êtes venus, vous compreniez très bien notre langue. »

La chef se tourna à nouveau vers ses sœurs qui se concertèrent à nouveau.

« Mes excuses, mais je dois d’abord m’assurer si vous êtes le Capitaine Keiichi ou non. Tendez bien les oreilles » dit la chef.

La femme aquatique commença à émettre une mélodie compliquée imperceptible à l’oreille humaine car composée de sons à très basses et à très haute fréquence.

En fait, les sons que les Lorelei émettent agissent sur le cerveau des différentes créatures en stimulant certaines zones, ce qui provoque des hallucinations, c’est pourquoi les visions diffèrent d’un individu à l’autre. Cependant elles peuvent aussi stimulées d’autres zones du cerveau, ce qui a pour effet de provoquer des troubles semblables à l’ivresse quoi que passager. Il devient alors très difficile de leur mentir dans cet état. Cependant, l’effet de leur voix s’estompe avec le temps car le cerveau développe des résistances. De plus il est presque impossible d’agir sur un esprit en état de colère, qui est alors peu réceptif.

Keiichi sentait sa volonté vaciller. Il essayait bien de résister, mais en temps qu’humain, il n’avait aucun pouvoir mental.

« Maintenant dites moi qui vous êtes » dit la Lorelei d’une voix qui semblait lointaine.

« Ne réponds pas elle essaye de t’hypnotiser » hurla Rosson qui comprenait bien ce qui se passait en voyant le regard perdu de Keiichi.

« Je suis le Capitaine Keiichi. J’ai pris le nom de Akitoshi Sakima pour donner le change à mes adversaires »

Burt et Rosson, comprenant qu’il ne serait plus possible de feindre l’ignorance dorénavant, ni de forcer Keiichi à jouer le rôle que Aoshima voulait lui imposer, sortirent leurs pistolets à Protons, sans que les Lorelei y prêtent attention.

« C’est donc bien vous Capitaine. Mes excuses mais votre comportement me semblait tellement étrange. » dit la chef en souriant poliment.

Tandis que Keiichi reprenait l’ensemble de ses esprits, il n’eut pas le temps de sortir son Pistolet à Protons avant que Rosson pose le sien sur sa tempe.

« Ainsi donc tu es bel et bien le véritable Capitaine Keiichi. Le patron avait vu juste. » dit Rob Rosson.

« Très réussi ta mystification. Tu es vraiment un grand acteur. Tu avais réussi à tous nous berner…. Tous, sauf le patron. » ajouta Burt Codell.

« Bon. Au point où on en est, je crois que le plan du patron, quel qu’il soit, se passera mieux si tu meurs ici. La galaxie va devoir baisser le rideau sur le « champion de l’espace ». Celui du film comme le vrai. Désolé, ça n’a rien de personnel » déclara Rosson sur le point de tirer.

Avant que le Terrien puisse appuyer sur la gâchette ou que Keiichi puisse tenter un quelconque geste désespéré, un faisceau à Proton frappa la main de Rosson qui hurla sous l’effet de la brûlure.

Sans avoir le temps de voir qui avait tiré, Keiichi neutralisa son adversaire, pris au dépourvu, par une habile prise de judo suivit d’une frappe calibrée à la base du crâne pour l’assommer.

Burt Codell n’eût pas le temps de se servir de son arme non plus, l’inconnu qui avait tiré sur Rosson s’était jeté sur Burt et lui avait fait subir un sort analogue à celui de son collègue.

Keiichi fût stupéfié quand son mystérieux sauveur se retourna, montrant son crâne protubérant à peau rose avec son visage de vipère.

« Kin Skipo ?! Mais…. » balbutia Keiichi incrédule.

Avant qu’il eût le temps de terminer sa phrase, Skipo prit la parole.

« Ouille, j’ai un de ces torticolis » dit-il en se massant le cou, puis la gorge.

Ce fût l’éclair de compréhension dans le cerveau du Capitaine qui éclata de joie et de soulagement.

« URD !!!! » s’écria t’il en prenant sa sœur dans ses bras, malgré son apparence de Sigoonien, à la stupéfaction des Lorelei qui ne comprenaient pas ce qui se passaient sous leurs yeux.

En effet. Se masser le cou, puis la gorge, en déclarant avoir un torticolis, était un des nombreux signe de reconnaissance que Urd avait mis au point avec Keiichi pour qu’il puisse la reconnaître quand elle était déguisée mais qu’elle était en présence de quelqu’un d’autre.

« Urd. Je suis si soulagé. Je commençais à désespérer. Mais comment…. »

« Je m’étais caché dans le coffre de la voiture quand j’ai su que tu partais, seul, avec ces deux gars. Grâce à un micro espion placé chez Aoshima, je savais qu’ils connaissaient ta véritable identité. J’ai préféré venir avec vous, au cas où. Je n’aime pas que mon petit frère se promène seul dans la nature, avec des types qui pourraient tout à coup décider de le tuer. Ceci dit, quand il y’a eu cet accident avec la voiture tout à l’heure, ça m’a vraiment fait mal au cou » déclara la métamorphe en se massant à nouveau.

« Mais? Comment as-tu pris la place de Skipo? Je croyais que…. Qu’est-il arrivé au vrai Kin Skipo ? » bredouilla le Capitaine.

MODE FLASHBACK ON

Il est impossible d’éviter un rayon laser ou un faisceau à Protons une fois que le tir est parti, à moins que vous puissiez vous déplacer plus vite que la lumière. Cependant, Urd, par ses réflexes surhumains, avait glissé sous le rayon et fait trébucher le Sigoonien un instant avant qu’il tire. Une fois au corps à corps, il avait reçu « le baiser de Urd » et s’était évanoui de joie, (
avec une grosse trace de rouge à lèvres sur la bouche), tant la décharge d’euphorisant, secrété par la glande dans la gorge de Urd, qu’elle lui avait administré à travers son baiser, était importante.

« POUAH !!! Par moment je préfèrerais que mes parents m’aient dotés d’un dard à venin pour administrer ce produit avec une piqûre, plutôt que par un baiser. Embrasser cette tête de vipère, Beurk. » avait elle dit en s’essuyant la bouche avec dégoût.

MODE FASHBACK OFF

« Ensuite j’ai prévenue notre vieille connaissance, la gouverneur Eiri de Deneph et je l’ai informé de ce qui se passait. Le problème c’est que je ne pouvais pas laisser partir Skipo, ni l’abandonner dans la jungle, ni le faire arrêter, car en temps que délégué représentant de sa planète, il jouit de l’immunité diplomatique. Comme il était sous l’effet de l’euphorisant pour encore plusieurs heures, la gouverneur a eue une excellente idée. Skipo a été conduit à l’hôpital et placer en coma artificiel « pour pouvoir être soigné ». Il y restera encore 3 semaines. Quand il se réveillera, soit il recevra des excuses officielles du gouvernement de Deneph pour n’avoir pas su le soigner correctement compte tenu de sa physiologie inhabituelle, soit il devra s’expliquer avec la patrouille galactique car nnous aurosn démontré ses magouilles entre temps. En attendant, il ne préviendra personne de ce qui lui est arrivé. » expliqua Urd.

« Très bien joué. Il faudra remercier la gouverneur plus tard. Mais dit moi, pourquoi ne m’as tu pas prévenue plus tôt que c’était toi? » demanda le petit frère de Urd.

« J’ai essayé bien sûr. Sitôt revenue et après avoir fait un rapport à Aoshima, je suis allé te voir à ta cabine, mais avant que je puisse te dire quoi que ce soit, j’ai été frappé par derrière. Je me suis réveillée à l’infirmerie, où on m’a dit que « cet idiot de Sakima avait prit peur et m’avait assommée » » expliqua Urd avec une légère pointe de colère.

« Désolé pour ça. Je croyais que c’était vraiment Kin Skipo et qu’il venait pour me voir sans maquillage, et que c’est pour cette raison qu’il avait une bouteille de démaquillant avec lui. Qu’est-ce que tu faisais avec ça d’ailleurs ? Depuis quand tu utilises du démaquillant ? »

« Je n’en utilise pas, mais effectivement, j’avais dit à Aoshima que je « prouverais » que tu n’étais pas un espion, en essayant de te « démaquiller » pendant que tu dormais. Quand je suis venu à ta cabine, j’avais encore ce produit inutile dans ma poche. »

« Alors c’est moi qui ai tout compris de travers » s’excusa Keiichi en se frappant la tête.

« Après ça, Aoshima m’a traité de « crétin gaffeur » et m’a ordonné de te laisser tranquille. Je n’ai donc plus essayé de t’approcher directement. Comme je craignais d’être surveillée, j’ai préféré faire silence radio, c’est pour ça que je ne t’ai pas contacté par communicateur. » ajouta la fille à peau brune avant de poursuivre son récit.

« J’ai à nouveau tenté de te joindre quand nous étions sur Bama. J’ai quitté l’équipe de tournage pendant que personne ne faisait attention à moi et j’ai adapté ma morphologie pour devenir une « femme poisson », combinée à ma souplesse et ma force plus grande que celle d’un humain, ainsi qu’à ma vision améliorée et le fait que je n’ai pas besoin de respirer, je pouvais nager très vite dans ces eaux sombres, cependant la chance était contre moi. Je t’ai vu aux prises avec un Squalodon. Je me suis précipité mais avant de pouvoir vous atteindre, tu l’as mis en fuite et il est venu dans ma direction. Il a essayé de me dévorer, mais après que j’ai esquivé ses attaques plusieurs minutes il a fini par renoncer. Les lèvres de ce gros poisson sur mon corps magnifique. Brrr. Comme je me suis dit que tu étais sans doute déjà retourné au vaisseau, j’ai décidé de partir surveiller Bell à la place. Heureusement pour elle. Je l’ai retrouvé seule, en train de tituber. J’ai bien compris qu’elle avait un problème d’air mais je ne pouvais pas l’aider car je n’avais pas de « purificateur » avec moi. Je me suis souvenu alors qu’il y’avait cette grotte rempli d’air où nous avions déjà été fait prisonnier dans les environs, et Bell semblait être en train de s’y rendre. Elle y’est presque parvenue mais en entrant dans le tunnel elle s’est effondrée. Je l’ai emmenée en vitesse dans la grotte puis j’ai enlevé son casque pour qu’elle puisse respirer, avant d’aller chercher un purificateur. J’ai mis pas mal de temps à pouvoir m’en procurer un mais je savais au moins que Bell ne courait aucun danger. Quand je suis revenu elle n’était plus là, mais d’après les traces dans la vase j’ai compris que quelqu’un était venu la chercher. La seule chose que j’ai vue d’autre, c’était une grosse tortue qui m’observait. »

« Merci Urd, tu as sauvé Bell. C’est moi qui suis venu la chercher après avoir appris que Ted Box avait saboté son purificateur. » soupira Keiichi.

« La suite est plus simple. Nous sommes arrivés sur Siki, j’ai continué d’espionner Aoshima après avoir placé un micro. C’est comme ça que j’ai appris que tu venais ici avec Rosson et Codell, auxquels Aoshima avait révélé ses soupçons à ton égard. Avant que je parte, Aoshima s’était assuré l’appui de certains des mineurs pour quelque chose de manifestement déplaisant » répondit Urd.

« Je me sens beaucoup mieux maintenant que je sais que tu vas bien. Tu as pu espionné Aoshima. Quel est son plan ? » demanda le Capitaine Keiichi

« Malheureusement je n’ai eu aucune information. Il ne m’a rien dit si ce n’est de suivre les ordres. Je lui ai proposé de venir avec toi à cette rencontre avec les Lorelei, mais il a préféré que je parte avec l’équipe du film en disant que je serais plus utile avec eux. »

« Maintenant, il faudrait plutôt aller parler aux Lorelei. Elles aimeraient sûrement comprendre ce qui se passe » répondit Urd.

En effet, les femmes aquatiques ne savaient quoi penser de ce qui venait de se dérouler sous leurs yeux, ni la teneur de la conversation entre le Capitaine et cet homme au visage de serpent. Keiichi leur expliqua en deux mots.

« Quelqu’un a monté un complot contre vous. Je vais vous expliquer tout ça en détail. » dit brièvement le Capitaine.

« Nous parlerons plus à l’aise au sein de la cité. Suivez moi » répondit la chef Lorelei, qui se présenta comme s’appelant « S’theen »

Contrairement à ce que beaucoup pense, les Lorelei ne sont pas un peuple exclusivement aquatique, mais semi aquatique. Elles aiment autant la vie en bord de mer qu’au fond de l’eau. Les plus aventurières d’entre elles remontent les fleuves et même certaines explorent les Terres intérieures de Siki en se déplaçant à l’aide de gigantesques serpents capables voyager sur de longues distances.

Ceis, la capitale des Lorelei, est une grande ville de bord de mer, comparable à Venise sur Terre. Une partie est à terre, l’autre est immergée, avec des canaux pour circuler entre. La ville est absolument non métallique. Les technologies des Lorelei sont du même niveau que celui des races interstellaires tout en excluant le métal. Verre spéciaux, chimie, taille de la pierre, aquaculture, utilisation des cristaux. Les moyens de communications sont basés sur la vibration à travers des cristaux plutôt que sur le courant électrique, qui serait très dangereux dans un monde semi aquatique. Bien que faite essentiellement en pierre, en verre spécial, en cristal et en corail, la ville n’est pas transparente ni grise mais au contraire très colorée, comparable à un arc en ciel. Ces particularités font de Ceis une ville aussi étrange que belle. Bien qu’étant la Capitale, la ville ne compte que 24 000 habitantes environ. La population totale des Lorelei sur leur unique planète est de 4 millions. Seules des femelles vivent dans Ceis. Les mâles vivent dans d’autres cités sous marines, avec des dômes transparents.

Avec « S’theen » et les autres, le Capitaine Keiichi et Urd eurent tôt fait de franchir les portes ouvertes de la métropole et parcoururent les rues pavées vers la tour centrale qui était aussi la plus grande. Dans les rues, les Lorelei observaient, médusées le spectacle de deux étrangers qui portaient à travers leur cité deux autres hommes inconscients. Une petite foule de jeune se forma et les suivit.

Keiichi était venu dans cette cité auparavant. Ceis était extrêmement relaxante, car les chants apaisant des Lorelei emplissaientt la cité, sans pour autant provoquer une cacophonie quelconque. C’était plutôt un bruit de fond relaxant. Il y’avait cependant des machines faite dans un étrange mélange de coquillages et de corail mais elle ne produisait pas de bruit assourdissant. S’theen les conduisit dans un hall octogonal immense qui formait le rez-de-chaussée de la tour centrale. Le Conseil municipal de Ceis, composé d’une douzaine de personne, présidée par la plus ancienne Lorelei de la ville était réuni, délibérant solennellement.

Dans la culture Lorelei, il n’y a pas d’autorité suprême placé au dessus du niveau d’une ville. Chaque cité est indépendante des autres et administre son territoire librement. Les lois changent d’une ville à l’autre mais sont globalement les mêmes. Les lois communes à toute la population sont enseignées à chaque individu depuis son plus jeune âge.

Les Lorelei respectent l’ancienneté et l’expérience. Plus une Lorelei est ancienne, plus elle peut avoir une haute fonction sociale (mais ce n’est pas une obligation). Cependant, les fonctions sociales de haut niveau sont généralement partagée par les plus anciennes Lorelei, ainsi que par des plus jeunes afin que l’avis de toutes, et non pas seulement celui des anciennes, soit pris en compte. Concrètement, si Loakh’lun peut être considéré comme « la sage », S’theen, qui est deux fois plus jeune, peut-être perçue comme « la chef ». Néanmoins, S’theen se range généralement à l’avis de Loakh’lun qui a une plus grande expérience, donc plus souvent raison, ce qui confère à la doyenne de Ceis plus de pouvoir qu’elle n’en dispose théoriquement.

Ceis est la plus ancienne ville de la planète, et Loakh’lun la plus ancienne Lorelei de Ceis.

Autre particularité : il n’y a pas de nom standard pour les Lorelei. Aucune Lorelei ne porte le même nom qu’une autre, sauf coïncidence très rare, même si certains noms se ressemblent beaucoup.

La doyenne de la ville, fixait Keiichi Morisato de ses grands yeux bleus.

« Le Capitaine est revenu », s’exclama-t-elle. « Que ce jour soit béni, pour notre cité. Puisque vous seuls, parmi tous les peuples étrangers, êtes les bienvenus ici, mes amis.”

“Merci, Loakh’lun », répondit sincèrement Keiichi. Le Capitaine se souvenait bien de la « vieille » femme qui venait d’être nommée à la tête du conseil lors de sa précédente visite. « J’aurais aimé venir avec de meilleures nouvelles que celles que j’apporte. »

L’ancienne Lorelei scrutait le visage de Keiichi. Elle ressentait quelque chose chaque fois qu’elle le voyait, sans savoir quoi exactement. « La joie de revoir un ami » se disait-elle.

Loakh’lun était un peu différente de la plupart des autre Lorelei, cela étant dût à son âge de plusieurs siècles, (les Lorelei ayant une espérance de vie qui oscille entre 450 et 600 ans, Loakh’lun, pour sa part, est âgée de 608 ans, ce qui est inhabituel sans être exceptionnel). Le bout de ses nageoires était teinté de bleu et quelque peu strié au lieu d’être arrondi. Elle était aussi un peu plus grande. Son visage était cependant aussi lisse que les Lorelei plus jeune, les rides étant inconnu de la biologie de ce peuple et remplacé par un changement progressif au bout des nageoires.

« Il a dit qu’un vaisseau spatial était arrivé aujourd’hui sur notre planète, avec des hommes qui complotent pour nous forcer à utiliser « l’or du Rhin » », expliqua S’theen à la doyenne du Conseil.

Le Capitaine Keiichi les informa rapidement de l’existence du mystérieux projet d’Aoshima pour pousser les Lorelei à se servir de leur arme.

Loakh’lun écoutait, totalement imperturbable.
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« Dois-je comprendre que ce « Aoshima » est en train de se livrer à toutes sortes d’actions néfastes, afin de nous forcer à utiliser notre arme la plus formidable contre lui-même et son propre peuple ? »

« Aussi étrange que ça puisse paraître, c’est exactement cela » répondit Keiichi.

Pour avoir vécu longtemps sur Terre, les Lorelei étaient parfaitement consciente de la folie et de l’absurdité dont les humains sont capables, même si elles parvenaient rarement à la comprendre.

« Nous sommes un peuple paisible qui refuse la violence. Autrefois nous nous serions néanmoins battu si il avait fallu nous y résoudre. Cependant depuis que nous avons émigré sur cette planète, notre esprit a changé. L’eau de cet océan nous a changé. Nous ne somme plus psychiquement capable de nous battre, mais cela a renforcé nos pouvoirs d’illusions » Expliqua Loakh’Lun.

« Alors comment allez-vous pouvoir vous défendre? » protesta Urd. « Vos pouvoirs d’illusions sont très bien pour effrayer les gens, mais ils ne feront pas le poids contre un véritable assaut d’hommes armés, si la situation évolue ainsi. »

« Je connais vos traditions pacifistes, mais vous devrez les oublier et combattre si nécessaire pour protéger votre peuple », dit Keiichi aux Lorelei.

« Ce n’est pas une question de tradition Capitaine. C’est simplement que notre esprit n’est plus capable d’appréhender la violence. Nous comprenons mais nous ne pouvons pas. C’est comme si on nous demandait de voler dans le ciel. Nous savons ce que sont des ailes, mais même si nous pouvons sauter hors d l’eau, jamais une Lorelei ne volera parmi les nuages. Il en est de même pour le recours à la violence. Il n’y a même pas de loi chez nous qui sanctionnerait quelqu’un qui commettrait un meurtre, tout comme il n’y a pas de loi qui interdise à quelqu’un de se transformer en oiseau : ce serait totalement absurde d’édicter une telle loi puisque nous ne pourrions pas le faire même si nous le voulions. Cependant ne craignez rien, nous protégerons notre monde si cela devient nécessaire. Si ce Aoshima nous force à utiliser « l’or du Rhin », il ne tardera pas à prendre conscience de l’absurdité de sa folie ». répliqua la vieille Loakh’lun. « Mais même là, nous ne prendrons aucune vie. « l’or du Rhin » ne tue pas ni ne verse le sang. »

« Aoshima parlait d’une arme télépathique. Est-ce une forme de contrôle mental? Quelque chose en rapport avec vos pouvoirs d’illusions ou d’hypnose? » demanda Keiichi.

Les Lorelei semblèrent troublés par cette question, elles se concertèrent un instant, puis Loakh’lun reprit la parole.

« Capitaine, vous êtes le seul homme, avec votre famille, à qui nous fassions confiance. Si nous vous montrons ce qu’est « l’or du Rhin » et qu’il ne devienne pas nécessaire de nous en servir, ai-je votre parole que vous ne révélerez jamais ce secret à personne ? » demanda la doyenne de Ceis.

« Vous avez ma parole » dit Keiichi.

Urd s’abstint de faire une quelconque promesse puisque personne ne lui demandait, cependant elle se jura intérieurement de ne rien révéler non plus, sauf si elle le jugeait nécessaire.

« Alors suivez moi, je vais vous montrer. » dit Loakh’lun, suivit des membres du conseil municipal.

Ils sortirent du hall et elle les mena dans une petite pièce gardée. Keiichi et Urd suivaient, dubitatifs. Il y avait un piédestal en pierre lourde dans la petite salle, ses côtés étaient recouverts d’une écriture taillée à même la roche. Sur le piédestal il y avait une boîte en verre qui contenait une poudre dorée.

Loakh’Lun fit un geste solennel vers la « boite en verre ».

“Voici « l’or du Rhin ». Avec lui, il y a maintenant quelques 2000 ans, les mères des mères de nos mères, repoussèrent des envahisseurs en moins d’une heure pour la première fois. Cela se passait à l’époque où nous vivions encore sur Terre, près d’un fleuve appelé « le Rhin », d’où son nom et à cause de sa couleur dorée. Nous l’avons toujours préservé, afin de pouvoir nous en servir à nouveau si nécessaire. Cela s’avéra nécessaire il y’a 300 ans, lorsque nous fûmes attaqués par des créatures aquatiques très agressives venues d’une autre planète. Sitôt l’or du Rhin utilisé, la guerre se termina en moins d’une heure. Je m’en souviens encore”.

« C’est quoi ce truc ? On dirait juste de la poudre d’or » s’étonna Urd.

“Qu’est-ce que cette poudre a de si terrible?” demanda Keiichi surpris.

« Vous connaissez notre langue Capitaine, alors lisez ce qui est gravé dans la pierre. Vous comprendrez mieux que si je vous raconte. » répondit Loakh’lun, paisiblement.

Keiichi se mit à lire les écritures, écrites à une époque où les humains ne savaient pas encore écrire. Il déchiffra silencieusement l’inscription grâce à la connaissance des hiéroglyphes qu’il avait acquise la dernière fois qu’il était venu sur Siki.

Quand il eût terminé, il se retourna vers la doyenne du conseil.

“Vous n’allez pas vous servir de ça. Ce serait un désastre au-delà de toute imagination.” Déclara t’il apeuré.

« Nous le savons bien Capitaine. C’est pourquoi nous gardons cette arme si secrète. Nous savons que certains fous, ce « Aoshima » dans le cas présent, feraient tout pour s’emparer de « l’or du Rhin ». Oh bien sûr, si nous l’utilisions, notre monde serait définitivement en paix, à l’abri de tout étranger malveillant. Mais imaginez ce qui se passerait si « l’or du Rhin » atteignait d’autres mondes ? Nous ne voulons de mal à personne, et surtout pas à des civilisations non impliquées dans nos problèmes. C’est pourquoi nous répugnons tant à utiliser cette arme qui nous offrirait pourtant la paix. » répondit Loakh’lun avec résignation avant d’ajouter. « Autrefois, sur Terre, nous avions un autre pouvoir qui nous aurait permis de faire partir les étrangers sans mal, mais hélas il ne fonctionne pas sur Siki. Cette planète est merveilleuse, mais elle a pris beaucoup de nous. Nos dernières traces de violence, notre pouvoir sur l’eau. Cependant le prix valait d’être payé. »

Avant que Keiichi ait pu demander à Loakh’lun de quel pouvoir sur l’eau elle parlait, sa sœur lui posa une question.

« Capitaine, peut on vraiment causer un désastre aussi grand que tu sembles le craindre sans prendre la vie ou même blesser? Je ne comprends pas » demanda Urd qui ne comprenait pas l’ancienne écriture.

« Cette poudre dorée peut le faire », répondit Keiichi, bouleversé. Il pria à nouveau Loakh’lun. “Vous ne devez pas utiliser cette chose, quoiqu’il arrive. Pensez aux terribles conséquences”.

Ils furent interrompus à ce moment là par un bruit de voix excitées provenant du hall du conseil. S’theen accourut dans la petite pièce.

“Un autre membre de la famille du Capitaine est arrivé! » s’exclama-t-elle très empressée. « Celle qui ne ressemble pas à un homme et qui glisse dans les airs. »

“C’est Megumi!” cria Keiichi. “Mais que vient-elle faire ici ? Quelque chose a dû se passer. »

Il courut vers le hall, Urd et les autres le suivirent.

Au centre de la grande salle, attendait calmement le Cerveau, suspendu dans les airs, ses yeux magnétiques cherchaient son petit frère adoptif. Elle le vit alors, et elle vit aussi Urd, toujours sous l’apparence de Kin Skipo derrière lui.

“Kin Skipo”, s’exclama le Cerveau. « Que fait-il ici avec toi ?”

« Ce n’est pas Kin Skipo, mais Urd, » répondit promptement Keiichi. « Je t’expliquerai plus tard. Meg, pourquoi es-tu venue ? Que se passe-t-il ?”

« Je suis venu t’avertir, » répondit rapidement Megumi. « Ted Box et une équipe de mineurs sont en chemin. Ils vont arriver sous peu. Ils transportent des costumes de Lorelei, les lunettes que nous avions aperçus et autre chose que je n’ai pas pu examiner. »

« Et qu’en est il des membres de l’équipe de tournage? »

« Il me semble qu’ils ont eux aussi décidé de venir ici ».

Keiichi réfléchit quelques instants.

(Ted Box + mineurs sans scrupules + costume de Lorelei + Lunettes spéciales + ?) + équipe de tournage = (Ted Box déguisé en Lorelei + Lunettes spéciales + ?) + Equipe de tournage

(Ted Box déguisé en Lorelei + Lunettes spéciales + ?) + équipe de tournage = Equipe de tournage + piège

Equipe de tournage + piège = Mort probable plusieurs membres équipe de tournage.

A partir de là, la conclusion finale devint limpide dans l’esprit du Capitaine.

“QUE JE SUIS STUPIDE!!!! TOUT EST CLAIR MAINTENANT !!!! » s’écria le Capitaine Keiichi avant d’ajouter « toute les pièces du puzzle était sous mes yeux et je n’ai rien vu jusqu’au dernier moment. »

« Que veux-tu dire Capitaine ? » demanda Urd.

« Pas le temps d’expliquer. Il faut se porter au secours de l’équipe de tournage, et tout de suite !!! »

Il se rua vers les portes.

« Meg, Urd, dépêchez-vous.! Il est peut-être déjà trop tard mais nous devons essayer de les arrêter!”

« Accompagnons les S’theen» décida Loakh’lun en suivant le Capitaine.

Pendant ce temps, Jeff Lewis et son équipe arrivèrent à quelques kilomètres de Ceis, toujours perdu dans la brume.

« Nous allons attendre ici le retour de Sakima, d’ici là, sortez le matériel et installez les ventilateurs. On y voit à peine dans cette purée de poix » déclara Lewis, totalement inconscient de ce qui allait se produire dans quelques instants.

Skuld, pour sa part, était à la limite même de sa patience robotique. Entre l’ennui de en rien faire et son inquiétude grandissante pour Urd, elle était sur le point d’entrer en action à la première occasion qui se présenterait.

La troupe commença à s’installer, quand un homme s’effondra devant Lura Lind.

« Les Lorelei, il y’en a partout regardez!!! » s’écria l’actrice qui apercevait vaguement mais suffisamment des silhouettes blanches dans la brume.

« METTEZ VOUS TOUS A L’ABRI !!! » hurla Chihiro.

C’est alors qu’une volée de flèche noire sembla s’abattre sur la troupe de cinéma. Plusieurs hommes tombaient à terre, blessés.

Chihiro se plaça derrière un rocher et dégaina son pistolet à Proton avant de tirer en visant du mieux qu’elle pouvait. Contrairement aux fausses Lorelei, elle n’avait pas de lunette spéciale pour voir dans la brume. Cependant elle voyait quand même suffisamment bien pour pouvoir tirer avec une fréquence choquante plutôt que mortelle, l’une des « Lorelei » s’écroula.

« C’est impossible !!!», s’exclama Belldandy Landore. « Je croyais que les Lorelei n’avaient jamais attaqué personne jusqu’à présent. »

« Mais instantanément les autres « Lorelei » reculèrent dans le brouillard. Et l’attaque de ces « femmes invisibles » continua, leurs flèches frappèrent encore plus de personnes.

Le groupe céda à la panique. Dans le brouillard, les navettes camions étaient rentrés les uns dans les autres, les chauffeurs s’étaient retournés dans celui de tête qui était le plus grand, le mieux protéger et qui était encore intact. que conduisait et qui s’était bloqué quand celui-ci avait été tué. Et Lura Lind devint hystérique face au carnage.

“Ce ne sont pas des Lorelei, » comprit Skuld en pensant aux costumes volés dans la salle des accessoires.

La fille robot n’eut pas le temps de terminer sa réflexion. La panique qui s’était emparée de la troupe faisait des ravages.

Chihiro était la seule à posséder une arme. Il ne pouvait palus l’utiliser maintenant car il ne voyait aucune cible. Les attaquants s’étaient dissimulés dans le brouillard et continuaient de faire pleuvoir des flèches sur la troupe.

“C’est le moment pour l’automate de revenir à la vie, » pensa Skuld. Et elle passa à l’acte. Elle surgit de la navette camion comme un ouragan et entama son avancée en puissantes enjambées vers les criminels dissimulés dans le brouillard. Ses yeux électroniques repérant parfaitement leur rayonnement infrarouge et leur position. Quad elle f$ut en bonne position, elle déploya son arsenal. Des petits missiles à tête chercheuses avec assez de force de frappes et de gaz soporifiques pour endormir un troupeau de Mamouth Oranean.

« Arrêtez cet automate, » hurla Jeff Lewis dans le vacarme. « Il doit avoir dégringolé et quelque chose a actionné ses commandes. Il devient fou.”

Au milieu de cette panique, personne ne songea vraiment à aller arrêter le robot, encore moins à se mettre en travers de son chemin. Chacun ne songeait qu’à se mettre à l’abri dans la grande navette camion cuirassé et à filer d’ici au plus vite.

D’ailleurs Skuld avait déjà foncé dans le brouillard. Les flèches se brisaient sur son corps de métal souple sans la blesser le moins du monde.

Si les fausses Lorelei pensaient pouvori se cacher dans le brouillard, elles furent vite détrompées. Les missiles éclataient à proximité mettant systématiquement hors d’état de nuire les attaquants, les uns à la suite des autres. Pour ceux qui étaient encore debout, Skuld se ejta sur eux. Heureusement elle n’avait pas jugés utiles d’utiliser la force léthale. Sans quoi, c’eût été un vrai bain de sang que seul le brouillard aurait caché à la vue du spectateur sensible. La sœur-robot de Keiichi pouvait envoyer une décharge électrique dans le cœur d’un adversaire, à la manière d’un vieux pistolet électrique du 21 ème siècle, ou appuyer sur une région sensible du corps, au niveau du cœur ou des épaules pour les plus chanceux, entres les jambes pour les autres, ou, au pire, casser des bras et des jambes comme des brindilles. De son expérience, c’était généralement suffisant pour mettre quelqu’un hors de combat sans le tuer. Elle continua encore un moment, mais après avoir neutralisé 8 hommes, les autres assaillants comprirent qu’il valait mieux battre en retraite. De toute façon leur mission était accomplie et aucun n’était assez idiot pour vouloir se frotter à un robot enragé dans le brouillard.

Skuld entendit Jeff Lewis hurler dans le vacarme.

« Faites démarrer la navette camion ! Retournons à Planet Town!”

La filel robot aurait adoré rester chasser les embusqués jusqu’au dernier, mais elle préférait rester auprès de Bell et Chihiro en cas de besoin. Elle retourna donc rapidement auprès de la troupe, dans la salle des accessoires. Personne ne se soucierait d’elle avant quelques temps. De toute façon, personne ne l’avait vu agir dans le brouillard, et Lewis mettrait son retour sur le compte d’une personne ayant suivit ses ordres dans la confusion, faute d’une meilleure explication. La grande navette camion avait fait demi-tour et la troupe, en proie à la panique, rentrait vers le sud avec ses blessés, mais, curieusement, aucun mort.

Avec les nouvelles que le Cerveau avait rapportées dans la cité Loreleian, le Capitaine Keiichi eut le pressentiment d’un désastre.

« Nous devons rejoindre la troupe du film et les obliger à repartir à Planet Town, cria-t-il en fonçant vers la porte. Ils foncent vers le danger et la mort.”

S’theen et Loakh’lun entraînèrent d’autres Lorelei avec elles tandis qu’elles sortaient de l’énorme tour de pierres dans la lumière du jour embrumée.

“Nous allons avec vous,” s’exclama Loakh’lun. « Vous irez plus vite sur nos kurus. »

Les kurus étaient les grands animaux ressemblant à des serpents géants que les Lorelei utilisaient comme montures pour se déplacer profondément dans les terres. Plusieurs d’entre eux étaient attachés et déjà scellés à l’extérieur de la tour du Conseil.
Le Capitaine Keiichi et Urd en avaient déjà monté auparavant. Ils bondirent en selle en même temps que les Lorelei. Un instant plus tard, les Kurus ondulaient dans les canaux de Ceis, puis sur la Terre ferme. Le Cerveau suivait leur course en planant à vive allure à leurs côtés.

Compte tenu de la distance et de la vitesse des serpents, il ne fallut que quelques minutes pour rejoindre le lieu de l’attaque. Entre temps, les Lorelei avaient stoppé le mécanisme de leur ville qui créait du brouillard et celui-ci s’était presque dissipé. Quand ils arrivèrent sur place, Keiichi ne put que constater que tout fût terminé.

« Trop tard. » se lamenta le Capitaine.

Les navettes camions détruites achevaient de brûler tandis que les fausses Lorelei que Skuld avait assommées gisaient sur le sol, inconscientes.

« Que l’océan mère les prennent en miséricorde, nos pauvres amies » murmura Loakh’lun, attristées par ce qu’elle croyait être la mort de quelques unes de ses sœurs.

« Non, de cela au moins, n’ayez crainte. Aucune des vôtres n’est morte. Regardez » déclara Keiichi en ouvrant la fermeture éclair d’une des fausses Lorelei et révélant le visage d’un être humain

« Cet homme, je l’avais vu dans la cabine d’Aoshima » dit Urd en reconnaissant le visage.

« Il n’est pas mort, et à voir ces cratères, je reconnais la grâce et la subtilité de Skuld » soupira Keiichi qui, observant les alentours, ne vit les corps d’aucun membre de l‘équipe de tournage.

Tandis qu’il laissait les Lorelei à leurs réflexions, Keiichi remarqua quelque chose de curieux à propos des armes des attaquants.

« Des lances harpons à tête contondante On ne les trouve que sur Bama. Ils sont conçu pour le dressage d’Uruzarus mais ne peuvent tuer » pensa t’il, partiellement rassuré qu’il n’y ai pas eu de victimes, même si il n’était pas sûr de comprendre pourquoi des armes qui ne peuvent pas tuer avait été utilisées.

C’est alors qu’il comprit. Il aurait été difficile de faire croire que les pacifiques Lorelei étaient subitement passées du pacifisme et de l’isolement, à la folie meurtrière. En revanche l’usage d’arme qui ne tue pas et l’absence de mort, renforçait l’idée qu’elles s’étaient décidées à attaquer.

« Capitaine, qu’est-ce que tout cela signifie ? Je ne comprends pas. » demanda Loakh’lun.

« Aoshima a monté un complot pour faire croire que vous autre, Lorelei, aviez attaqué, non pas des mineurs sans foi ni loi, mais la troupe de cinéma d’un film très populaire. »

Loakh’lun et S’theen ne savaient pas ce qu’était une « troupe de cinéma » ou « un film très populaire », mais elles comprenaient très bien les mots « complot », « faire croire » et surtout « attaquer ».

« Pour quelle raison ? » demanda S’theen.

« Le gouvernement terrien a signé avec vous un traité de non-ingérence. Cependant, si il croyait que vous vous êtes attaqués à des gens innocents, il serait forcé de dénoncer le traité et d’intervenir. Il enverrait la patrouille galactique sur votre planète pour rétablir l’ordre, et en prendrait le contrôle, que vous le vouliez ou non. »

Les yeux jusque là impassible de Loakh’lun et de S’theen s’écarquillèrent en comprenant la gravité de la situation.

« Ce n‘est pas possible !! » s’écria Loakh’lun, stupéfaite mais sans colère.

« C’est dans cette optique que Aoshima a agit. Vous auriez été acculées, et auriez sûrement utilisé « l’or du Rhin » comme il veut vous forcer à le faire. »

Loakh’lun ferma les yeux et soupira, résignée.

« Hé bien je crois que son plan a fonctionné, sauf sur un point : nous n’attendrons pas l’arrivée de la patrouille galactique pour agir. Cela ne ferait que d’innocentes victimes supplémentaires. ».

« Oui. L’heure est venu d’utiliser « l’or du Rhin » » conclut S’theen.

« Je vous en prie réfléchissez encore, vous allez déclencher une vraie catastrophe. » implora le Capitaine Keiichi.

« Nous n’avons plus le choix. Comme je viens de le dire, attendre la patrouille ne fera que des victimes supplémentaires. Si les étrangers refusent de s’en aller, alors cette planète sera leur dernière demeure. Croyez bien que nous le regrettons. » répondit Loakh’lun avec tristesse.

« Si nous avons toujours refusé tout contact avec l’humanité, et par la suite, avec les peuples des autres planètes de la galaxie c’était bien pour éviter ce genre de choses. » ajouta S’theen.

« Laissez moi encore un peu de temps. Je peux peut-être convaincre les mineurs de partir, et la patrouille galactique de ne pas intervenir. Nous avons maintenant des preuves contre Aoshima. »

S’theen et Loakh’lun se concertèrent un instant dans leur étrange langage.

« Vous avez jusqu’à l’aube, le temps que nous retournions à Ceis, que nous préparions « l’or du Rhin » et que nous arrivions à la ville des humains où nous le relâcherons, quoiqu’il arrive. S’il vous plaît, allez prévenir les autres peuples de la galaxie de ne plus approcher Siki pour leur propre survie. C’est sûrement la dernière fois que nous nous voyons Capitaine. J’en suis désolée, mais partez vous aussi. Partez, pendant que vous le pouvez encore. » déclara l’ancienne avec amitié et avec fermeté.

Le Capitaine Keiichi comprit qu’aucune supplication ne changerait la terrible détermination des Lorelei, la situation avait atteint le point de non retour.

« Nous retournons à Planet Town pour les avertir alors, » dit-il. « Si je peux leur faire comprendre ils quitteront tous Siki. »

Sur ce, les deux Lorelei remontèrent sur leurs Kurus et s’en allèrent, Loakh’lun regarda une dernière fois le visage du Capitaine Keiichi et ressentit comme toujours ce sentiment mystérieux.

Keiichi appela Urd et le cerveau.

“Nous devons rejoindre Planet Town aussi vite que possible. Sur cette planète la nuit ne dure que quelques heures ». Il remonta sur le Kuru, et Urd suivit son exemple, les Lorelei leurs avaient laissé les deux montures.

“Capitaine, tu es sûr que cette poussière dorée est aussi terrible qu’elles prétendent?”

« Je suis affirmatif Urd. Si ce que j’ai lu dans la pierre est vrai, alors cela pourrait devenir la plus terrible catastrophe qui ce sera jamais abattu sur la galaxie toute entière, et je n’exagère absolument pas. Il faut faire évacuer tout le monde de cette planète au plus vite et interdire à tout vaisseau d’approcher ».

Pendant ce temps, fans sa cabine de luxe Aoshima exultait.

« AHAH AHAH AHAH !!! Tout a marché à merveille. Il ne me reste plus qu’à attendre le retour du Capitaine Keiichi et des autres, à relater cet incident au gouvernement, et à prévenir la patrouille galactique. » déclara le milliardaire à Box.

« A votre place je patienterais avant de prévenir qui que ce soit. Nous sommes toujours sans nouvelles de Rob Rosson, et Kin Skipo demeure introuvable. » répondit le tueur.

« Pas grave, nous raconterons aux autorités que Skipo était parmi les témoins de l’incident. Vrai ou non, il confirmera quand on le retrouvera ».

« D’après vous le témoignage d’un représentant d’une planète étrangère, qui n’a aucun lien avec Siki, donnera encore plus de poids à vos affirmations auprès des hautes autorités? » demanda Ted Box.

« Exactement. »

« Alors j’ai une suggestion à vous proposer. » déclara le Romacien.

« Quoi donc ? » demanda Aoshima.

« Je propose d’aller rassembler les mineurs et que nous menions une action punitive contre les sirènes de la capitale. Ce sera facile. Ils n’attendent qu’un prétexte et leurs armes suffiront à les exterminer toutes en moins d’une heure. Ensuite vous préviendrez les autorités, et plaiderez n’y être pour rien. Nous mettrons la patrouille galactique devant le fait accompli. Les Lorelei ne seront plus là pour contester quoi que ce soit, et la patrouille mettra tous ces mineurs aux arrêts pour avoir perpétré ce massacre, ou au moins elle les déportera de force pour pouvoir rétablir l’ordre. Vous vous octroierez après une concession minière. Il n’y aura pas besoin de partager l’or et les diamants » expliqua le tueur avec un sourire sanguinaire.

C’est à ce moment que Aoshima fût saisit d’effroi. Il avait fait croire à Ted Box qu’il s’intéressait aux ressources minières de Siki, alors qu’il s’en fichait. Ce qu’il voulait c’est que les Lorelei utilisent leur arme télépathique pour pouvoir l’étudier, et ultérieurement, s’en emparer. Il avait veillé au mieux à ce que personne ne soit tué, et à l’exception de la pauvre Rizza Piano, il y’était parvenu. Or maintenant ce monstre sans scrupule, qu’il avait engagé pour exécuter quelques basses besognes, allait tout gâcher. De plus, si il attaquait les Lorelei maintenant, elles utiliseraient sûrement leur arme immédiatement, alors qu’il était encore sur la planète.

Aoshima ne se souciait pas de ce qui arriverait aux mineurs criminels de Planet Town. Les Lorelei les avaient prévenus plusieurs fois qu’elles utiliseraient « l’or du Rhin » et ces brutes sans foi ni loi avaient délibérément ignorés leurs avertissements. Tant pis pour eux. Il avait engagé quelques un d’entre eux et il comptait, non pas leur octroyer une concession minière, mais les mettre à l’abri quand il s’en irait. Il les dédommagerait grassement avec plus d’argent qu’il n’en aurait obtenu dans les mines d’or et de diamants. Ainsi sa parole serait sauve. Il mettrait aussi la troupe de cinéma en sécurité et veillerait à ce que chaque technicien, acteur, garde et autre, y trouve son compte. C’était sa manière de faire. Il gardait ainsi la conscience tranquille et pouvait se regarder dans un miroir en y voyant l’image d’un homme d’honneur.

Mais surtout, l’idée d’un massacre, perpétré sur les Lorelei, à la voix si belle, provoquait un haut le cœur chez le milliardaire.

Il ordonna à Box de n’en rien faire, sans fournir d’explications, et pour s’assurer que le Romacien ne prendrait plus d’initiative malheureuse, il lui signa immédiatement un gros chèque. Aoshima avait toujours réglé ses problèmes avec de l’argent, pensant que, pourvu que le chèque soit assez gros, il arrangeait toujours tout. Le fait est qu’il avait raison dans le cas de Ted Box. Le tueur mit l’attitude de son patron sur le compte d’un caprice de plus, qui, après tout, ne le concernait pas. Il préférait penser à ce qu’il ferait, avec la fortune qu’il tenait dans sa main, plutôt que de se préoccuper des lubies de son, bientôt, ex-employeur.

Ceci dit, Aoshima avait sous-estimé la brutalité et la stupidité dont les mineurs étaient capables. Jos Vakos était en train d’exhorter la foule à mener cette action punitive, en représailles à ce qui était arrivé lors de « l’attaque des Lorelei » (à laquelle il avait lui-même participé).

« Plusieurs des nôtres ont étés blessés et d’autres sont portés disparus. Il y’a trop longtemps que nous supportons les jérémiades de ces sirènes, qui maintenant nous attaque, sous prétexte que nous extrayons de l’or et des diamants, dont elles n’ont que faire. Ce n’est pourtant pas comme si nous allions les déranger chez elle dans leur cité que je sache. Alors montrons leur qu’on ne peut pas s’en prendre à nous sans qu’il y’ait des conséquences. Ca ne peut plus continuer !!! » beugla le terrien aux traits simiesques.

La foule de mineurs cupides et arrogants n’était guère plus morale que Vakos de toute façon. C’était un ramassis de pillards sans pitié qui ne comprenait que la violence, et comme les Lorelei en étaient dépourvues, ils se croyaient tout permis. Les quelques rares mineurs ayant une once d’intégrité préféraient se tenir à l’écart, que d’être mêlé à ce rassemblement, où la testostérone était en train de grimper en flèche.

Aoshima était présent lui aussi. Il commençait à s’inquiéter, la situation lui échappait complètement. Il aurait bien voulu monter sur l’estrade à côté de Vakos, et ramener la foule à la raison mais un sentiment de peur, parfaitement légitime, s’était emparé de lui.

Inversement, Lura Lind, qui se tenait au bras d’Aoshima se sentait de plus en plus en sécurité. L’actrice avait eu la peur de sa vie lors de « l’attaque » des Lorelei. Elle estimait avoir eu une chance inouïe d’en réchapper, sans savoir qu’elle n’avait jamais été vraiment en danger. Maintenant, voir cette foule d’hommes forts et armés prêt à se battre et à triompher de « la menace Lorelei » avait tout pour la rassurer et même la réjouir, au point de perdre tout sens commun. Elle passait de la terreur la plus abjecte à la vindicte la plus impitoyable. Elle ne pensait plus de façon rationnelle.

Quand à la troupe de cinéma, les avis étaient partagés. Quelques un se réjouissaient, mais la plupart auraient préférés être ailleurs. La seule exception notable était Jeff Lewis qui, en dépit de la situation explosive et de la bataille qui se préparait, songeait encore à son film et se demandait bien comment il allait pouvoir tourner les dernières séquences.

Jim Willard, lui ne savait pas quoi penser.

C’est alors que Keiichi, Urd, toujours déguisée en Kin Skipo et la professeur arrivèrent en bord de ville sur le dos des Kurus. Ils eurent soin cependant de descendre de leur monture avant d’être trop près. Ils devaient convaincre les mineurs de quitter la ville immédiatement pour leur propre bien. Si on les apercevait sur des montures des Lorelei, ils auraient bien plus de mal à les convaincre.

« On dirait que nous arrivons juste à temps » déclara Urd en entendant les cris de la foule au loin.

« Pas tant que ça, il ne reste qu’une demi-heure avant l’aube. » rétorqua Keiichi.

C’est alors qu’il vit arrivé Belldandy et Skuld qui courraient vers lui, manifestement avec d’importantes nouvelles.

« Bell, Skuld, tout va bien ? »

« Oui, nous allons bien mais…. Kin Skipo ? Que fait-il avec vous Keiichi san ? » s’étonna Belldandy.

Avant que Keiichi ait put répondre, Skuld avait déjà saisi « Skipo » par les épaules.

« Toi, si jamais ma petite sœur es morte, je vais te…. » commença la fille robot, prise d’une frénésie vengeresse.

Grâce à sa souplesse légendaire, la métamorphe se dégagea.

« Calme toi tas de ferraille! C’est moi ta petite sœur ».

« Urd, c’est vraiment toi? » s’écria Skuld, folle de joie. Puis le robot reprit vite contenance. « Toi, satanée boule de gomme, pourquoi ne nous as-tu pas dit que tu étais saine et sauve? »

« Ce n’est pas le moment de fêter les retrouvailles. Que se passe t’il ici ? » demanda le Capitaine Keiichi.

« Aoshima a demandé l’intervention de la patrouille galactique et donner des ordres pour s’apprêter à quitter la planète en toute urgence. Jos Vakos est en train de monter les mineurs pour une expédition punitive. Moi, j’ai dit au colonel Chihiro de prévenir la patrouille des planètes de ne surtout pas intervenir pendant les prochaines heures, le temps de vous prévenir et de déjouer les plans d’Aoshima. »

« Bravo Bell, excellente initiative. Comment se comporte la foule ? »

« Je crois que vous aurez besoin d’utiliser vos armes pour vous faire entendre » déclara Bell.

Ils se précipitèrent alors tous en direction de la foule.

« ETES VOUS TOUS EN POSSESSION D’UNE ARME ? » hurla Vakos à la foule.

« OUI !!! » lui répondirent els mineurs prêts à se battre.

« ALORS COURRONS EXTERMINER CETTE POISCAILLE DE MALHEUR !!! »

« OUI !!! »

« ATTENDEZ !!! » cria le Capitaine Keiichi en surplombant la foule depuis position un peu plus élevée pour que Keiichi puisse le voir.

« Akitoshi et Kin Skipo » s’étonna Jeff Lewis. Nous croyons que vous étiez mort.

Aoshima, qui avait déjà deviné que « Akitoshi » n’allait plus jouer la comédie, s’inquiétait encore plus maintenant. Où étaient Rosson et Codell ? Que leur était il arrivés ? Quand donc le capitaine du vaisseau allait il appeler pour le prévenir que le Perseus était prêt au décollage ?

« Ecoutez moi, les Lorelei ont décidées de se servir de leur arme ultime dès les premiers rayons de l’aube. Une catastrophe épouvantable aura lieu si vous ne quittez pas cette planète. Alors fuyez immédiatement. » déclara le Capitaine Keiichi.

Ses propos furent accueillis par un éclat de rire généralisé. « Les Lorelei ? Une arme ultime ? Quoi donc ? La « berceuse toute-puissante » peut-être ? Où alors le plus horrible de tous les monstres fantômes inoffensifs ? Ces sirènes primitives n’ont aucune arme digne de ce nom. Nous pouvons toutes les descendre avec nos pistolets à Protons en moins d’une heure. » cria Jos Vakos.

En dehors d’Aoshima, il n’y a que Jeff Lewis et Jim Willard qui ne riait pas, stupéfié par le cran dont ce « trouillard de Sakima » était en train de faire preuve.

Ce fût Lura Lind qui prit la parole en riant.

« Ne faites pas attention à lui, ce type n’est qu’un pauvre acteur minable engagé pour jouer le rôle du Capitaine Keiichi à cause d’une très vague ressemblance. Il n’est même pas capable de jouer son rôle correctement, ne faites pas attention à lui, il est juste terrorisé et il veut s’enfuir. » dit l’actrice qui n’était toujours pas sorti de son état second.

« Oh que si je suis le véritable Capitaine Keiichi et je vais le prouver. Megumi montre toi s’il te plaît. »

L’instant suivant, le professeur Megumi apparût devant la foule, médusée.

« Le professeur Megumi, c’est bien elle. Il n’y a pas d’erreur. L’autre est donc le véritable Capitaine Keiichi » s’écria un des mineurs.

« C’est une chance inespéré. Le véritable Capitaine Keiichi. Je rêve de l’abattre depuis des années pour entrer dans l’histoire. L’occasion est trop belle » déclara Ted Box en sortant son arme.

Avant qu’il ait pu tirer cependant, « Kin Skipo » qui s’était introduit dans la foule pour empêcher ce genre de chose se jeta sur lui et le mit à terre.

« Mais qu’est-ce qui te prend ? » dit le Romacien, étonné.

« Je ne suis pas Kin Skipo, mais Urd, la grande soeur préférée du Capitaine Keiichi », déclara Urd en reprenant sa forme de belle fille à la peau brune.

« QU’EST-CE QUE C’EST QUE CETTE HISTOIRE DE GRANDE SŒUR PREFEREE ?! » Hurla Skuld, qui avait parfaitement entendu et qui apparaissait à la foule à son tour.

« Impossible. Je rêve. » murmura Jim Willard.

« Quand je pense que nous avions comme acteur le véritable Capitaine Keiichi et sa famille !!! » ajouta Jeff Lewis qui voyait déjà son film entré dans l’histoire grâce à cette révélation.

Lura Lind, quand à elle, reprenant brutalement conscience de la situation se pressa au bras d’Aoshima. Dire comment elle avait traité « ce minable petit acteur de Sakima qui n’avait rien en commun avec le Capitaine » alors qu’il s’agissait du véritable Capitaine Keiichi qu’elle avait toujours trouvé magnifique et dont elle était « la plus grande fan ».

« Maintenant revenez à la raison. Vous avez tous été manipulé par cet escroc. Toshiyuki Aoshima. C’est lui qui a tout fomenté pour pousser les Lorelei à utiliser leur arme, sans se soucier de votre sécurité. » expliqua Keiichi.

Aoshima était maintenant sur le point de s’évanouir sous l’effet d’un mélange de stress et de peur. Mais quand donc le Capitaine du Perseus allait il appeler pour qu’il puisse fuir ? Etait il encore temps d’ailleurs ?

« Ne l’écoutez pas, je vous jure qu’il se trompe » déclara t’il, sans grand espoir de convaincre qui que ce soit.

« Aoshima dit vrai. Peu importe que ce soit le vrai Capitaine Keiichi ou un acteur. On s’en fiche. Exterminons les sirènes et l’or et les diamants seront à nous » renchérit Vakos qui savait très bien ce à quoi les mineurs s‘intéressaient vraiment.

Cette horde de bandit sans scrupules, totalement aveuglé par les idées de richesses, approuva joyeusement.

Cependant, à ce moment précis, un nuage apparut à l’horizon. Les Lorelei arrivaient sur leurs serpents géants, prêtes à utiliser « l’or du Rhin ». S’theen et Loakh’lun étaient en tête.

Malgré tous les efforts du Capitaine, le moment critique approche irrémédiablement. Que va-t-il advenir de Keiichi et de sa famille ?

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Jeu 27 Avr 2017 - 08:32
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Jeu 27 Avr 2017 - 12:02
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Frégo 80
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Sujet du message: [fanfic] Capitaine Keiichi, le champion de l'espace. Part 3.
Salut Ceroxon!


Le milliardaire qui se retrouve dans une situation où sa fortune ne vaut plus rien, est le thème qui a toujours retenu mon attention dans cet épisode de la série. Ton explication de la position pacifique des Loralei est aussi très intéressante. Bonne chance pour la côte conclusion!


A+


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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

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Ven 28 Avr 2017 - 02:17
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Sujet du message: [fanfic] Capitaine Keiichi, le champion de l'espace. Part 3.
Bonsoir Ceroxon!

Je me demande si l'or du Rhin va ressembler aux cendres sacrées, et quel sera son effet...

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Flamme
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