Captain Future    Fans Forum Index du Forum
Captain Future Fans Forum
The definitive Captain Future forum for the fans community all over the world !
FAQ Rechercher Membres Groupes S’enregistrer Connexion
Captain Future Fans Forum Index du Forum
Captain Future Fans Forum Index du Forum Captain Future Fans Forum
Captain Future Fans Forum Index du Forum FAN CLUB
Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [Fanfic] Capitaine Keiichi, le champion de l'espace part 2
Sujet précédent :: Sujet suivant
Poster un nouveau sujet     Répondre au sujet
Avez vosu lu cette deuxieme partie jusqu'au bout?²
Oui.
20%
20% [ 1 ]
Non.
40%
40% [ 2 ]
Peut-être.
20%
20% [ 1 ]
Obiwan Kenobi.
20%
20% [ 1 ]
Total des votes : 5
Sam 22 Avr 2017 - 16:29
Auteur Message
ceroxon
Space Soldier
Space Soldier

Hors ligne

Inscrit le: 09 Avr 2017
Messages: 9
Répondre en citant
Sujet du message: [Fanfic] Capitaine Keiichi, le champion de l'espace part 2
Une station de télévision a décidée de produire un film intitulé « Le Champion de l’Espace ». Se servant de ce film comme couverture, un homme d’affaire peu scrupuleux, Toshiyuki Aoshima, monte un complot dans le but de s’emparer des richesses de la planète Siki. L’un des lieux du tournage. Sur demande de la présidente Sayoko, le Capitaine Keiichi et sa famille se sont introduits parmi les comédiens, pour jouer leurs propres rôles dans le film. Le premier accrochage avec Aoshima a eu lieu près de la mer de feu, sur la planète Deneph où sont actuellement tournées les premières scènes. Urd est intercepté par Kin Skippo, un des hommes d’Aoshima qui lui tire dessus, alors qu’elle, tentait de protéger, à son insu, Belldandy, qui accompagne le film pour veiller au respect de la vérité historique et sans savoir que certains acteurs sont le Capitaine Keiichi et ses sœurs. Pour le moment, le sort de Urd demeure inconnu. Megumi, elle, est prise au piège dans un tiroir dont elle ne peut sortir sans attirer l’attention de Ted Box, tueur sans pitié engagé par Aoshima. Quand au Capitaine Keiichi et à Skuld, ils sont en train de fuir précipitamment avec toute l’équipe du tournage qui s’est approché trop près de la mer de feu qui est entré en éruption.

Les membres du film continuaient de fuir tandis que Keiichi organisait au mieux cette évacuation d’urgence, aidés par Skuld mais de façon limité. Malgré la gravité de la situation, Skuld devait toujours donner l’impression d’être un simple automate sans grande intelligence. Personne ne devait découvrir qu’elle était la vraie Skuld.

Heureusement, tout le monde était parti juste à temps et avait rejoint la navette qui les ramènerait au « Perseus ».

« Il ne manque plus personne. Parfait, nous repartons » déclara le réalisateur.

Tandis que Megumi était piégée, elle commençait à s’inquiéter. Il était peu probable que Ted Box ouvre le tiroir, mais celui-ci serait sûrement ouvert tôt ou tard par Aoshima si Box décidait d’attendre ici le retour de son patron.

Soudain, une voix retentit dans le vaisseau.

« La mer de feu est entré en éruption, les membres de l’équipe sont en danger. »

« Venez les gars. Il faut aller prêter main forte au patron. » Déclara Box en quittant la pièce, accompagné de deux comparses.

« J’ai eu de la chance. Filons avant que quelqu’un d’autre vienne. » Pensa Megumi tandis qu’elle retournait dans le conduit de ventilation d’où elle était venue.

Avant de partir, elle subtilisa néanmoins une des paires de lunettes de la boite, pour un futur examen.

Dans la navette qui ramenait l’équipe de tournage, alors que chacun se remettait de ses émotions, ce fut Jim Willard qui prit la parole le premier.

« Eh bien, à un cheveux prêt nous étions brûlés vifs. »

« Exact. Pour une fois la poltronnerie de monsieur Sakima aura servit à quelque chose » renchérit Jeff Lewis en posant une main amicale sur l’épaule de Keiichi.

« Pas si poltron que ça. Je trouve même qu’il s’est montré plein d’initiative, durant l’évacuation » déclara Aoshima en tournant un regard suspicieux vers Keiichi.

Cette remarque inquiéta le Capitaine Keiichi. Le financier avait il des soupçons à son égard?

« C’est…. C’est la peur qui m’a donné de ailes. » Répondit timidement le garçon.

Lorsque la navette fût de retour au vaisseau, une autre mauvaise surprise l’attendait.

En effet, Belldandy, qui était censé être retourné sur Terre un peu plus tôt, suite à un faux message de Urd, descendait du Perseus et se dirigeait vers Lewis, manifestement furieuse.

« Monsieur Lewis. Sachez que je me laisserais plus prendre à vos manigances. » Déclara t’elle.

« Que voulez vous dire ? » s’étonna le réalisateur, exaspéré par une dure journée.

« Je parle de votre faux message me rappelant sur Terre. » rétorqua Bell.

Lewis bien sûr, avait compris le sens de ce que Belldandy voulait dire. Mais il n’était en aucune façon responsable de cette histoire de faux message et n’avait ni envie de s’expliquer ni de s’en mêler.

« Chère mademoiselle, je n’y suis pour rien et j’ai bien d’autres souci sans me préoccuper de celui-là. Ne m’importunez plus avec ça. » Répondit il poliment mais d’un ton ferme avant d’ajouter en direction de son équipe « Bon. Nous en avons fini avec Deneph, en route pour la planète Bama. »

Keiichi, pour sa part, était contrarié mais admiratif.

« Elle a éventé mon piège, la fine mouche » pensa t’il.

C’est alors qu’un spectacle plus inquiétant vin au regard de Keiichi : il voyait Kin Skipo parler avec Aoshima alors qu’il était toujours sans nouvelle de Urd et que le vaisseau s’apprêtait à quitter Deneph.

Le Capitaine se précipita dans sa cabine pour voir si sa sœur n’était pas rentrée un peu plus tôt. Sa sœur n’était pas là. Plus tard, il était dans la salle des accessoires, auprès de Skuld et Megumi.

« J’ai passé tout le vaisseau au peigne fin sans trouver la moindre trace de Urd. » dit-il.

« Nous avons cherché nous aussi. Résultat négatif. » Ajouta Megumi.

« Qu’a-t-il bien pu lui arriver? Kin Skipo est revenu seul. Urd aurait-elle prit sa place? Espérons le, mais alors où est le vrai Skipo? Et si jamais, Urd était…. » Bredouilla Keiichi.

« Ainsi tu l’as perdue de vue presque tout du long. Je ne te félicite pas Skipo » dit une voix émanant d’un appareil sur le côté.

« J’ai installé un micro dans le conduit d’aération de la chambre d’Aoshima. » expliqua le cerveau.

« Fantastique » convint Keiichi.

Au même moment dans le bureau d’Aoshima.

« Quand je pense que t’es laissé semer par cette jolie fille » déclara le milliardaire.

« Rizza Piano est intervenue. Voilà la raison. » Expliqua Skipo.

« Quoi? Tu parles de cette beauté sauvage qui joue le rôle de Urd? » S’étonna Aoshima.

« C’est une espionne j’en suis sûr. Elle m’a suivi discrètement pour m’observer pensant que je ne l’avais pas remarqué. »

« Et ensuite que s’est il passé? Où est Rizza Piano maintenant? »

« Ne vous inquiétez pas à son sujet patron. Nous en sommes venu aux mains et dans la bagarre j’ai été contraint de l’abattre avec le pistolet. Elle est tombée raide devant moi. J’ai pris son pouls pour m’assurer qu’il ne battait plus et j’ai ensuite camouflé le corps dans la forêt derrière un buisson, pour ne pas laisser de trace. » Répondit Skipo.

Le visage d’Aoshima devint blanc comme un fantôme.

« QUOI ? TU L’AS TUEE ? J’AVAIS EXPRESSEMENT INTERDIT CE GENRE DE CHOSES !!! » S’écria t’il pris d’un accès de rage.

« Urd? Urd est morte? » S’inquiéta Megumi.

« Je suis sceptique. Urd n’a pas de pouls et manifestement le tir de Skipo ne l’a pas désintégré, ni laisser une grave blessure, sinon il n’aurait pas pris la peine de prendre son pouls. De plus le fait qu’il n’est pas senti de pouls est normal concernant Urd, sa physiologie fait qu’elle n’a pas de pouls a proprement parlé. » Répondit Keiichi qui parvenait mal à cacher son inquiétude.

« Tu penses que Skipo est en fait Urd, déguisée ? » demanda Megumi avec espoir.

« J’ai bien peur que non. Sinon elle nous aurait contactée avant tout pour nous prévenir. ».

« Attention décollage immédiat. Attention décollage immédiat. » Déclara une voix qui retentit à travers tout le vaisseau.

« Espérons que Urd va bien Capitaine. Parce que si jamais il lui est arrivé, je peux t’assurer que cet individu n’aura jamais la chance de passer en justice pour répondre de ce meurtre. » Déclara Skuld d’un ton sinistre.

Keiichi ne répondit pas. Il espérait que les choses ne tourneraient jamais ainsi et que tout cela resterait parole en l’air.

« Sois patiente. Si Urd va bien, elle nous avertira à la première occasion. Ne fais rien de compromettant entre temps. » Demanda Keiichi, inquiet mais moins prompt à la colère que sa sœur robotique.

« Grâce à ta bêtise, il nous manque une actrice pour le rôle de Urd. Cela risque d’éveiller les soupçons. Sans même parler de cette tragédie, tu peux te féliciter de nous avoir fourré dans de beaux draps Skipo » maugréa Aoshima, quelque peu calmé.

« Vous auriez peut-être mieux fait de confier cette mission de surveillance à Ted Box » répondit Kin Skipo.

« Hé, minute, petit. J’étais en train d’acheter une caisse complète de paires de lunettes spéciale en toute discrétion à ce moment là. » S’énerva Box.

« Des lunettes spéciales? Pour faire quoi? » Demanda le Sigoonien.

« Tu essayes encore d’apprendre ce que je prépare, n’est-ce pas ? Je te l’ai déjà dit et je te le répète maintenant, toi et Ted Box ne saurez aucun détail de mon plan tant que nous n’aurons pas atteint Siki. Je ne suis pas fou. Tant que je suis le seul à connaître les détails du plan, il n’y a aucun danger pour qu’il soit découvert. » Dit le milliardaire.

« Voici une des paire de lunette dont ils sont en train de parler. » dit Megumi en tendant la paire à Keiichi.

Keiichi observa la paire un instant et la posa sur son nez.

« Ce sont des lunettes pour voir parfaitement en l’absence de lumière. A quoi cela va-t-il bien servir ? » Dit il, étonné.

« En tout cas, il faut renforcer la surveillance de la fille, surtout dans les jours qui viennent. Sans la tuer bien sûr. Ted, je peux te faire confiance pour ça? Pas de bavure? Une morte me suffit largement » demanda Aoshima.

« Pas de souci patron. Par contre je m’étonne de votre attitude. Pourquoi ne pas s’en débarrasser? Un regrettable accident? » Demanda le Romacien.

« J’ai quatre raisons. Premièrement, je ne suis pas un assassin. Je suis sûrement un salaud mais je n’ai jamais tué personne et je n’ai pas l’intention de commencer juste pour me faciliter les choses. Deuxièmement, avec la disparition de Rizza Piano, le staff est nerveux. Si jamais il se produit encore une disparition, le tournage risque d’être arrêté avant que le plan soit exécuté. Troisièmement, cette fille me plaît bien. Je dirais même qu’elle me plaît énormément. C’est vraiment dommage qu’on ne se soit pas rencontré dans d’autres circonstances elle et moi. Enfin, et je crois que tu seras d’accord avec cette raison, elle a beau me plaire, je la trouve louche. Ce serait une espionne infiltrée que ça ne m’étonnerait pas. Ce qui s’est passé avec Skipo confirme cette hypothèse. Donc on ne peut pas la faire disparaître. Cela mettrait la patrouille interplanétaire au courant et il n’en est pas question avant que le plan soit terminé. A ce moment là, ça n’aura plus d’importance, donc surveille la, mais rien de plus. Et surtout ne te fais pas remarquer. » Expliqua Aoshima.

Ted Box n’argumenta pas. Si ça n’en avait tenu qu’à lui, la fille serait morte à l’heure actuelle. Cependant c’était Aoshima le patron qui le payait, donc il devait s’accommoder de ses scrupules de conscience et de ses caprices de milliardaire. Il était payé assez cher pour ça.

« Comme vous voudrez. Cependant à mon avis il y’a d’autres espions à bord. » Soupira Box.

« Oui, Sakima ne m’inspire pas confiance » convint Aoshima.

« Cette lavette ? Un espion ? C’est inconcevable » objecta Skipo.

« Je ne serais pas si affirmatif. Il partageait la chambre de Rizza Piano » ajouta Box.

« Vous ne trouvez pas que l’atmosphère est irrespirable ici ? L’aérateur est peut-être en dérangement. » Dit Aoshima, changeant brutalement de sujet.

« Catastrophe. J’ai oublié de remettre en route les pales du ventilateur. » Se lamenta Megumi.

Bien entendu, en ouvrant le panneau, Aoshima, Skipo et Box virent que manifestement le ventilateur était éteint. Quelqu’un d’ordinaire n’ayant rien à cacher, ne se serait pas poser de question outre mesure, mais les lunettes que Aoshima portait n’étaient pas un simple terminal informatique. Elles étaient conçues pour percevoir et analyser leur environnement, avec une intelligence artificielle incorporée, afin d’informer directement leu porteur de tout ce qui pourrait être anormal. Présentement, ces lunettes avaient détecté le micro. Aoshima vit donc s’afficher sur son écran oculaire « micro-espion ». De là, il n’eut aucun mal à le trouver malgré sa petite taille.

« Non mais, c’est pas vrai !!! Un micro espion » s’exclama t’il en le grillant avec son briquet.

« Pas de doutes. Ce vaisseau est truffé d’espions. Maintenant il s’agit de déterminer qui ils sont. » S’écria Aoshima.

« Je suis désolé. Ils nous ont démasqué par ma faute, et tout ce que j’ai découvert contre Aoshima, ce sont ces paires de lunettes » déplora Megumi.

« Ne te désole pas Megumi, à partir de maintenant, nous passons à l’action. » rétorqua Keiichi.

« Aurais-tu déjà un plan ? » demanda le cerveau.

« Oui. Pour savoir ce que complote Toshiyuki Aoshima nous allons le faire parler grâce au sondeur de pensée que nous avons mis au point. »

« Au moins je ne devrais pas avoir de problème pour le construire, vu le nombre de pièce détachée qui traîne un peu partout. Avec l’aide de Skuld je devrais pouvoir fabriquer les éléments manquants ».

« Je vous aiderais avec joie. J’en ai assez de patienter ici à ne rien faire et vous laisser prendre tout les risques » confirma Skuld.

Tandis qu’il regagnait sa cabine, Keiichi aperçut Kin Skipo qui entrait dedans.

« Que vient-il faire dans ma cabine ? » pensa le Capitaine.

Suivant Skipo, il l’assomma d’un coup de poing bien placé par derrière. Il pourrait toujours fournir une explication plus tard.

L’extraterrestre s’effondra au sol, une petite bouteille roula hors de sa poche. Machinalement, Keiichi alla ramasser la bouteille pour l’examiner et une expression de haine passa sur son visage.

« Du démaquillant. Urd n’en a pas besoin. Alors ce type est vraiment Kin Skipo ? Il doit penser que je suis un espion déguisé, comme Urd et il a sans doute voulu me démasquer. Mon dieu, mais alors Urd est peut-être vraiment morte ? » Pensa Keiichi avec inquiétude.

Avant qu’il eût le temps de prendre une décision, Belldandy passa à son tour dans le couloir.

« Eh bien que se passe t’il? » demanda la jeune fille aux cheveux châtains.

Keiichi était coincé cette fois. Si Belldandy racontai ce qu’elle venait de voir, sa couverture serait éventée. Tant pis, il devait tout lui raconter maintenant. Cette fois, il ne pouvait plus reculer.

« Bell. C’est moi, Keiichi Morisato, le vrai. Akitoshi Sakima n’existe pas. Je vous en supplie croyez moi. » Déclara le Capitaine craignant que Belldandy refuse de le croire.

« Je le sais. Donc maintenant je n’ai plus besoin de faire semblant de ne pas vous avoir reconnu Keiichi san? » Demanda poliment l’agent interplanétaire.

Keiichi était abasourdi. Tout du long Belldandy avait su qui il était et avait jouer la comédie?

« Comment m’avez vous reconnu Bell? » demanda Keiichi partiellement soulagé.

« Mais enfin Keiichi san, je vous reconnaîtrais toujours quelque soit votre déguisement, ou votre absence de déguisement. Même si un démon vous transformait en lézard ou en véhicule, je vous reconnaîtrais au premier coup d'oeil. J’ai bien compris que vous étiez en mission secrète, même si j’ignore laquelle. Il est impensable que vous soyez venu ici juste pour le plaisir de participer à ce film grotesque. Je vous connais bien. » Répondit Belldandy en prenant enfin tendrement Keiichi dans ses bras.

« Maintenant que nous pouvons parler franchement, dites moi ce qui se passe je vous prie. Pourquoi ne m’avez vous rien dit dans les studios ? »

« J’essaye de démonter un complot mener par Toshiyuki Aoshima à l’encontre des Lorelei. Apparemment Aoshima se méfie de moi et je crois qu’il vient d’envoyer Kin Skipo pour me démasquer. Je l’ai surpris en train d’entrer discrètement dans ma cabine avec une bouteille de démaquillant. Je ne vous ai rien dit pour vous protéger Bell. Cependant maintenant je n’ai plus le choix. Alors je vous met en garde, Aoshima se méfie de vous aussi et vous fait surveiller. Skipo vous suivait sur Deneph et Urd et lui ont eu une altercation, il est possible que Urd soit…. Que Urd soit morte. J4ai encore un très léger espoir cependant. Il faut que vous soyez prudente Bell, Aoshima a ordonné à Ted Box de vous surveiller. C’est un tueur impitoyable. Aoshima lui a donné l’ordre de ne pas vous faire de mal mais après que vous ayez faillit être victime une fois de ce soi-disant accident l’autre jour, quand vous avez manqué d’être écrasé, je ne suis pas sûr que Box soit vraiment à l’écoute des ordres qu’il reçoit ».

Avant que Bell puisse dire quoi que ce soit, Jim Willard et Ted Box arrivaient.

« Que se passe t’il ? C’est quoi tout ce bruit ? » Demanda Box.

« Mademoiselle que signifie tout ceci ? » demanda Willard à Belldandy en voyant Skipo étendu par terre.

« C’est…. C’est moi qui l’ai assommé. Quand je suis entré ici, il était là, dans l’ombre et comme je ne l’ai pas reconnu je l’ai frappé par réflexe. Je suis vraiment désolé mais pourquoi était-il ici? »

« Je confirme. Je venais voir Rizza Piano et j’ai assisté de loin à toute la scène. Je me suis précipité puis vous êtes arrivé » confirma Belldandy.

Ted Box savait très bien pourquoi Skipo était venu. Pour démasquer « Akitoshi » et apparemment, le plan s’était retourné contre lui. Il valait mieux accepter l’explication de « Akitoshi » ou quelque soit son vrai nom, qui était, relativement, vraisemblable quoique louche.

« Il venait voir Rizza Piano lui aussi. Vu comment il en a parlé tantôt il est fan, c’est sûrement pourquoi il était venu dans sa loge » répondit Ted Box n’ayant pas eu le temps de penser à un mensonge plus crédible.

« Bon, on tirera ça au clair plus tard. Pour le moment monsieur Skipo va manifestement rester KO encore un moment. Box, s’il te plaît, aide moi à l’emmener à l’infirmerie. Espérons qu’il aura juste une migraine. » Conclut Jim Willard avant d’ajouter « Au fait, à propos de Rizza Piano, je la cherche partout et je ne ‘lai pas trouvé. L’auriez vous vu par hasard? »

« Non, je ne l’ai pas vu et ce n’est pas mon problème d’ailleurs. » répondit Ted Box sans amabilité, tandis qu’il prenait Skipo par les épaules pour l’emmener.

Tout le monde partit, laissant Keiichi seul avec ses pensées. Un peu plus tard, Jeff Lewis fit une annonce :

« Comme je viens de vous l’apprendre, Rizza Piano manque à l’appel. Espérons qu’il ne lui soit rien arrivé quand nous étions sur Deneph. Heureusement, nous n’aurons pas besoin d’elle pour pouvoir tourner les scènes sur Bama. Si elle n’a toujours pas pris contact quand nous arriverons sur Siki, nous contacterons le studio sur Terre pour qu’il nous envoie une remplaçante en urgence. En attendant, je demande à chacun de rester professionnel malgré les évènements récents. »

« A propos des prises de vues au fond de la mer de Bama, elles sont maintenues tel quel? Pas de changement? » Demanda Aoshima.

« Aucun changement à ce sujet. Tous les acteurs seront revêtus d’une combinaison de plongée. »

« Euh, excusez moi, mais moi aussi je dois aller au fond de l’eau comme tout le monde? » demanda Keiichi, qui espérait que ce ne soit pas nécessaire et qu’il puisse rester à bord pour espionner Aoshima.

« Euh…. Oui mon garçon tu iras au fond de l’eau. A propos, encore merci pour ton « héroïsme » sur Deneph mais je ne veux plus entendre de plainte de ta part, ni à ton sujet. Ma patience est à bout » répondit fermement Jeff Lewis.

Un peu plus tard, lors d’une réunion secrète avec Belldandy, Keiichi fit part de ses intentions.

« Nous nous posons demain sur la planète Bama. Aoshima ne semble pas vouloir assister au tournage, ce sera le moment d’agir. ».

« Le sondeur de pensée est prêt à fonctionner. Voici l’objet en question » dit Megumi en indiquant une petite boite métallique munit d’un cadran et de boutons.

« Parfait. Je m’arrangerais pour m’échapper du lieu du tournage Meg, et je viendrais t’aider à le faire fonctionner. » Répondit le Capitaine.

« Moi aussi j’arriverais bien à filer à l’Anglaise avec vous Keiichi san » dit Bell.

« Je préfèrerais l’éviter. Premièrement, Ted Box a reçut pour mission de vous surveiller. Faites en autant et assurez vous qu’il ne revienne pas à bord sans prévenir. Deuxièmement, vous savez aussi bien que moi pour y’être déjà allé, que els abords de la mer de Bama peuvent être très dangereux. Moi je peux me rendre invisible assez longtemps, mais pas vous ».

« Je tiens absolument à vous aider Keiichi san. » insista l’agent de la patrouille galactique.

« Oh mais vous m’aider toujours beaucoup Bell. Il est vrai que vous avez rarement les rôles les plus glorieux mais ils sont tout aussi utiles. Je vous demande de surveiller Ted Box pour s’assurer qu’il ne fera rien et de me couvrir auprès de l’équipe de tournage, si mon absence était remarquée. Dans les deux cas ça m’aide énormément. En tout cas ça m’aidera beaucoup plus que votre présence ici à bord. Que feriez vous ici, concrètement? M’aider à poser le sondeur de pensée sur la tête d’Aoshima? Pour cela il y’a déjà le professeur. En revanche, Megumi ne peut pas surveiller Ted Box ou me couvrir si mon absence est découverte ».

Belldandy soupira mais ne pouvait contrer les arguments de Keiichi qui étaient parfaitement justifié.

« Je reconnais que vous avez raison. Très bien, je ferais comme vous dites » convint Belldandy.

« Je m’inquiète de plus en plus pour Urd. Si elle allait bien elle nous aurait déjà contacté. » Soupira Skuld.

« Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. Elle a peut-être été gravement blessé et est en phase de régénération. Ca peut-être long comme tu le sais » répondit Keiichi qui essayait de rassurer sa grande soeur.

« J’admire ton optimisme. Sa régénération ne marche que pour certaines blessures, jusqu’à un certain point. Elle ne peut pas régénérer des organes ou survire si elle perd trop de sang » se lamenta le robot fille.

« Nous devons tous garder espoir. C’est un devoir. » Conclut le Capitaine qui parvenait difficilement à masquer son inquiétude grandissante, lui aussi.

Le « Perseus » était maintenant en vue de la planète Bama. Une planète presque entièrement recouverte par la mer. Le tournage prendra place dans le cadre de l’affaire des « 5 mines de Gravium ». Le Capitane Keiichi et l’équipe du tournage y tourneront des scènes de combat contre des créatures aquatiques rencontrées à cette occasion.

« Il n’y a que de l’eau. Où allons nous nous poser ? » Demanda Lura Lind qui regardait la planète par l’un des hublots.

« Il y a quelques îles dans l’hémisphère nord, » corrigea Jim Willard. Là où vivent les humains de Bama. Cependant, nous n’allons pas là-bas, nous allons directement au fond de la mer ma chère Laura ».

« Au fond de la mer ? C’est une blague ? » S’étonna Keiichi sur un ton faussement inquiet.

« Ne t’inquiètes pas petit, notre vaisseau est amphibie. Nous amerrirons près d’une cité aquatique. » Le rassura Lewis.

L’instant suivant, l’équipe se rassembla dans la salle près du sas de sortie, où 4 grands paniers avec des combinaisons avaient étés installés.

« Vous trouverez vos tenues de plongées dans les paniers. Votre nom est inscrit sur celle qui vous est réservée, vous ne pouvez pas vous tromper. » Déclara Willard à l’ensemble de la troupe.

Chacun enfila sa combinaison grise et son casque. Il y’a des siècles que de telles combinaisons n’utilisaient plus de bouteilles d’oxygène, trop lourde, trop encombrante et qui nécessitait une maintenance trop conséquente. Au lieu de quoi, elles avaient dorénavant un petit « purificateur », au niveau du casque. Le « purificateur » en question convertissait l’eau extérieure en une atmosphère équilibrée et respirable à l’intérieur du casque. Les poids de plongée, eux, avaient été remplacés, depuis plus longtemps encore par le contrôleur de masse universel, utilisé pour se mouvoir sur des planètes à gravité différentes.

Quelques minutes plus tard, le vaisseau se posait près d’une zone habitée et Jeff Lewis ouvrit la marche, après que l’eau est pénétrée dans le sas.

« Par ici. Restez groupés, et suivez les lumières. Rappelez-vous, il est dangereux de s’éloigner. » Hurla l’infatigable réalisateur dans le communicateur de son casque.

Lewis et Willard montrèrent le chemin à travers la forêt sous-marine de polypes, ils illuminèrent la route par des projecteurs de krypton attachés à leurs ceintures. Derrière eux les techniciens traînaient des luges de métal plates sur lesquelles étaient accrochées d’énormes caméras et le reste de l’équipement nécessaire.

Keiichi remarqua Skuld, gisant sur l’une des luges et sourit intérieurement. L’eau ne pouvait la gêner puisque la fille robot ne respirait pas et que son corps pouvait supporter le contact de l’eau salée. Il imagina qu’elle devait ruminer de ne pouvoir se promener en liberté.

« Faites attention aux Squalodon, les garçons. » Jeff Lewis avertit les hommes armés qui les accompagnaient. « On m’a dit que c’étaient les plus dangereuses bêtes de cet océan. »

Le Squalodon est une sorte de poisson géant. Il est un peu plus long qu’un grand requin blanc terrien en terme de longueur mais il est surtout beaucoup plus gros dans son ensemble. Il est capable de « gober » littéralement un être humain comme une gros poisson gobe un asticot. Sa particularité principale étant qu’il se déplace, non pas en nageant, mais en « sautant » au fond de la mer, propulsé par ses deux puissants « bras » avant. Il peut ainsi faire des « bonds » d’une vingtaine de mètres en un instant.

L’étrange caravane avançait à travers le crépuscule des profondeurs. Dans leurs combinaisons de plongée et casques rutilants, la troupe ressemblait à des lucioles dans l’obscurité.

Leurs pieds s’enfonçaient de plusieurs centimètres dans la vase à chaque pas. Ils étaient tous attentifs à l’étrange forêt de polypes, un labyrinthe d’algues blanches et vertes en perpétuelle croissance. Des bancs de poissons dorés apparurent d’un seul coup devant eux. Puis un grand calme inquiétant s’abattit sur la forêt.

« Regardez ! Il y a un couple d’Uruzarus! » La voix beuglante de Jim Willard les avertit brusquement.

L’Uruzarus est une sorte de dragon vert foncé de 8 mètres de long avec des tentacules au cou. Contrairement au Squalodon, ils peuvent être apprivoisés et ne sont pas particulièrement agressif sauf si ils sont dressés pour cela.

Pris de peur, les hommes levèrent leurs pistolets à Protons qui fonctionnaient aussi bien sous l’eau que dans l’atmosphère ou dans le vide. Deux des énormes reptiles qui ressemblaient à des dinosaures nageaient vers eux en ligne droite.

« Attendez, il y a quelque chose sur le dos de ces créatures! » cria Keiichi.

Deux hommes aquatiques montaient les reptiles et s’approchaient de la troupe cinématographique, apparemment ils avaient été attirés par la lumière. Les deux cavaliers descendirent de leurs montures et les rejoignirent.

« Mon dieu, ces choses sont à moitié humaines et à moitié poissons », s’exclama, mal à l’aise, Lura Lind.

« Ils sont simplement le résultat d’une extrême adaptation évolutive à l’habitat Baméen, déclara Belldandy Landore.

Les êtres aquatiques étaient chauves et la couleur de leur peau s’étendait du rose au violet avec quelques protubérances. Ils avaient de grandes oreilles en éventail et des yeux verts foncés sans iris à la surface desquels se reflétait la lumière des colonnes de feu. Cependant, leur principal signe distinctif, était que, au lieu d’avoir un nez et une bouche, ils avaient des branchies qui s’ouvraient et se fermaient en filtrant l’oxygène contenu dans l’eau de leur environnement. Ils portaient des vêtements faits de fibres marines, tissées avec des fils de métal.

Le réalisateur actionna un commutateur sur sa ceinture, et sa voix fut ainsi déviée vers un résonateur qui permettait la transmission des ondes sonores dans l’eau. Il expliqua alors aux hommes aquatiques la raison de leur présence et demanda leur aide pour gagner la ville où ils avaient rendez-vous. Un des hommes aquatiques répondit rapidement, sa voix leur semblait étouffée à travers les eaux.

« Nous allons vous conduire. Soyez sur vos gardes. Un Squalodon a été aperçut dans la forêt d’algues depuis quelques temps. » Prévint il.

Les deux hommes aquatiques continuèrent leur chemin sur leurs montures, et quand la troupe d’humains sortit de la forêt de polypes à l’entrée de la cité sous-marine, ils furent accueillis chaleureusement par des centaines de gens du peuple aquatique.

La métropole sous-marine apparaissait fantastique, même aux yeux du Capitaine Keiichi qui l’avait pourtant déjà vu auparavant lorsqu’il y’avait été emprisonné. Aux yeux des autres, le spectacle était inimaginable. Les immeubles cubiques, pyramidaux et de nombreuses autres formes géométriques de la cité, avaient été construits avec de lourds rochers rapportés du fond de l’océan et lissés. A plusieurs endroits, de gigantesques flammes, produite par la combustion d’un gaz souterrain, illuminaient et réchauffaient la ville entière dans ces profondeurs abyssales où s’était développé un très haut niveau de technologie. Les fenêtres et toits de ces structures étaient fermés par des barreaux de métal pour empêcher l’intrusion de créatures indésirables.

De ces rues bizarres, arrivèrent par cavalcades des hommes, des femmes et des enfants aquatiques. Ils tourbillonnaient et plongeaient excités en agitant leurs mains et leurs pieds palmés tout autour des humains qui, dans leurs lourdes combinaisons de plongée, semblaient raides et maladroits en comparaison. Beaucoup de ces êtres aquatiques montaient des Uruzarus apprivoisés.

“Sakima. Akitoshi Sakima! » Appela le réalisateur. « Prends ta place ici. Mets en route l’automate de Skuld, Jim. Carson, tu marches à côté de lui. Nous allons filmer votre entrée dans cette ville”.

Répondant à l’ordre, Jim Willard toucha l’une des manettes inutiles sur le dos de Skuld et immédiatement celle-ci se mit à avancer avec raideur, droit devant elle à travers les eaux tel l’automate qu’elle était supposée être. Keiichi Morisato resta à ses côtés, avançant doucement vers la cité de lumière.

Certains hommes aquatiques, ne comprenant pas que la scène était factice, s’approchèrent avec avidité de Keiichi et Skuld. Cela fit une scène remarquable.

“C’est bien, » s’exclama Jeff Lewis, ravi. « Fais semblant de les saluer, Sakima ».

Keiichi obéit. Mais Skuld, censé être stupide et n’ayant pas reçut l’ordre de stopper sa marche, continua à marcher droit devant lui, vers l’un des Uruzarus apprivoisés.

Le dinosaure marin grogna, apeuré à la vue du robot qui s’approchait. Sa tête protubérante s’élança et se saisit du bras métallique de Skuld. Celle-ci lança un coup de poing de son autre bras qui repoussa la tête au loin. La créature s’enfonça dans les eaux.

“Super,” exulta le réalisateur. “Cette petite scène était accidentelle mais ça fera un beau combat. Arrête l’automate, Jim. Maintenant Sakima, la prochaine scène va te montrer sortant de la cité vers la forêt. Tu t’es reposé et les gentils hommes aquatiques t’ont parlé d’un vaisseau spatial caché dans la forêt de polypes. Tu penses que tu pourrais peut-être l’utiliser pour partir d’ici, donc tu pars à sa recherche.”

Le Capitaine Keiichi écoutait, entrevoyant la chance qu’il attendait de s’éclipser et de retourner discrètement au « Perseus ».

Il obéit aux ordres de Lewis et alors que les caméras se préparaient il sortit de la cité vers la forêt de polypes. Il se déplaçait maintenant

La forêt de polypes. Il se déplaçait maintenant sans gêne. Curieuses, les créatures aquatiques nagèrent avec lui jusqu’à l’orée de la forêt où elles n’osaient pénétrer, de crainte de croiser le Squalodon qu’elles voyaient de temps à autres.

Aussitôt qu’il fût hors de vue, le Capitaine Keiichi plongea à travers la forêt sous-marine dans la direction du Perseus.

Un ordre de Lewis lui parvint par le récepteur radio de son casque.

“Akitoshi, reviens ici”.

« Je suis perdu, j’ai tourné tout autour d’ici et je ne sais plus où vous êtes. » répondit il en simulant un hurlement de terreur.

« Non mais quel idiot !!! Dites moi que je rêve!!! Jim, prends deux hommes et va le chercher. » Hurla Jeff Lewis d’une voix furieuse.

Le Capitaine Keiichi plongea plus loin dans la forêt d’algues sombres, remplies de bancs de poissons, dérivants autour d’énormes coquilles vides désertées par leurs mollusques habituels. Cependant, Keiichi ne faisait pas attention au paysage, ses pensées étaient tournées vers la dangereuse tâche qui l’attendait. Il devait entrer sur le “Perseus » sans être vu afin que lui et Megumi puissent atteindre Toshiyuki Aoshima et utiliser le convertisseur de pensées. Et il n’avait pas beaucoup de temps.”

Le Capitaine eut brusquement un mouvement de recul alors qu’une masse géante et blanche en forme de boule bondit hors des bosquets d’algues devant lui. Elle était énorme, avec des yeux grands comme des assiettes qui le fixaient alors que la boule chargeait droit vers lui.
Avec un frisson d’horreur, il reconnut la bête comme étant un Squalodon. Il n’y avait aucune possibilité de s’enfuir. Et il n’avait pas la possibilité d’intervertir sans risque les batteries de son pistolet à Protons, même si la bête lui en avait laissé le temps.

“Je vais aller le chercher de mon côté. On le retrouvera plus vite, vous finirez de tourner plus vite, et on pourra rentrer pour enlever cette fichue combinaison » déclara Ted Box sur un ton qui ne laissait aucune possibilité de contestation.

Belldandy comprit immédiatement quand « Akitoshi Sakima », terrifié, se déclara perdu dans la forêt sous-marine. Keiichi san lui avait dit qu’il utiliserait ce genre de subterfuge pour retourner sur le « Perseus », où lui et Megumi testeraient leur convertisseur de pensées sur Aoshima.

Cependant, si Box partait à la recherche du Capitaine, ce ne serait peut-être pas pour l’aider à retrouver son chemin, mais plutôt pour s’assurer qu’il ne revienne jamais. Elle décida de suivre Box, après tout, elle-même ne craignait rien puisque Aoshima avait expressément ordonné à Ted Box de ne pas la tuer. Elle pouvait donc le suivre sans risque et s’assurer ainsi qu’il ne mettrait pas la vie de Keiichi san en danger.

De leur côté, Jim Willard et un des gardes armés étaient entrés dans la forêt de polypes là où avait disparu Keiichi. Ils sortirent des bosquets sous-marins quelques minutes plus tard, marchant avec peine dans la vase.

“On ne l’a pas trouvé, Jeff. Il est probablement en train de tourner en rond. » Reporta Willard

« Et ces hommes aquatiques semblent tellement effrayés par cette partie de la forêt qu’ils refuseront de le chercher pour nous, » murmura Lewis avant d’ajouter « Bien, il n’est pas en danger pour l’instant, son purificateur contient assez d’énergie pour plusieurs heures. Toi et tes hommes, vous continuez à le chercher, Jim. Nous, nous continuons les autres scènes jusqu’à ce que vous le rameniez ici.”

Et le réalisateur donna ses instructions pour le tournage des scènes à l’intérieur de la flamboyante et singulière cité sous-marine du peuple aquatique. Les projecteurs au krypton et les grosses caméras furent transportés dans la cité. Les sympathiques créatures aquatiques, hautement intriguées et amusées par tout ce qui se passait, s’agitèrent autour des rayons lumineux des projecteurs. Skuld fut placée au centre de la scène, et l’un des techniciens actionna ses manettes de contrôle. Immédiatement Skuld répondit comme l’automate qu’elle imitait en agitant les bras avec raideur pour accueillir Lura Lind qui arrivait sur la scène.

Pendant ce temps, Belldandy avait suivi Ted Box à la lisière de la forêt sous-marine.

“Je vais vous aider à chercher Sakima”, offrit-elle. « Je connais un peu ces forêts sous-marines. »

« Avec plaisir. J’avoue que de la compagnie dans ces eaux sombres me rassurera » répondit Ted Box à la surprise et à la frayeur de Belldandy.


« Très bien, nous allons nous séparer et fouiller tout ce secteur de la forêt, dit Jim Willard. Laissez vos radios branchées sur la même onde et continuez d’appeler Sakima. Tôt ou tard, nous aurons une réponse.”

Le jeune assistant réalisateur, anxieux, ajouta un avertissement.

“Bell, Box, n’allez pas trop loin. Cela pourrait être dangereux et Sakima n’en vaut pas la peine. »

Belldandy sourit en elle-même en pénétrant dans la forêt de polypes. Comme ils seraient stupéfiés, tous ces gens, s’ils connaissaient la véritable identité du timide et peureux Akitoshi Sakima pour lequel ils affichaient un tel mépris.

Elle prétendit continuer les recherches en déambulant à travers la clairière brune de ces étranges développements de polypes. La petite lampe au krypton qu’elle portait à la ceinture de sa combinaison de plongée lui fournissait comme aux autres un éclairage limité, mais elle pouvait distinguer les lumières des autres à proximité. Elle entendit, dans son récepteur radio, l’appel de Jim Willard et des autres vers l’égaré « Sakima ». Elle-même l’appela, pour maintenir les apparences. Mais en réalité, elle cherchait surtout à s’assurer que Box ne s’éloignait pas et trouve Keiichi san par accident. Belldandy Landore était hors de vue de Willard, dans la dense forêt sous-marine. Mais de l’autre côté, Ted Box persistait à rester dans le sillage de sa lampe. Indubitablement, le Romacien n’essayait pas de la semer.

« Alors ? Qui surveille qui maintenant ? » Pensa malicieusement l’agent de la patrouille galactique.

Il n’avait fait aucune tentative d’attaque. Elle ne craignait pas un tel assaut, puisqu’elle était en alerte et avait son pistolet à Protons à la ceinture, sans compter qu’elle savait très bien se battre à main nue, même si de telles attaques eurent étés rendues inefficaces sous l’eau.

Le Romacien s’éloignait de plus en plus de Willard ainsi que de la cité. Elle était maintenant hors de vue des lumières de la ville ainsi que de celles de Willard, et savait qu’elle était maintenant seule avec le tueur. Cette pensée commençait à la rendre anxieuse, d’autant que l’appel de Willard diminuait, indiquant qu’elle se trouvait hors du périmètre d’action de la radio à ondes courtes dans cette eau trouble et riche en métaux.

Ted Box se dépêchait à travers la sombre forêt sous-marine. Le Perseus était au moins à deux kilomètres de là, et elle avait perdu presque une heure dans ses prétendues recherches et surtout à essayer de suivre le Romacien. Elle devait se faire attention si elle ne voulait pas le perdre de vue.

Des bancs de poissons dorés la dépassèrent à travers les algues mouvantes. Les tentacules d’un polype s’enroulèrent autour d’elle une fois, elle s’en défit sans difficultés mais trébucha dans la vase.

Elle perdit l’équilibre quand brusquement une énorme forme rouge émergea des eaux sombres devant elle. Alors elle se mit à rire d’elle-même. C’était seulement l’une de ces gros et inoffensives « tortue Baméennes » qui sortait de son terrier, pour un de ses perpétuels voyages vers les eaux de la surface, afin de se nourrir.

Elle se demanda si le convertisseur de pensées de Keiichi allait fonctionner. C’était une technologie encore expérimentale. Elle avait une foi illimitée dans les capacités scientifiques de Skuld et Megumi, ainsi que du savoir faire de Keiichi, pourtant, arracher les secrets d’un homme dans son cerveau….

Soudain Belldandy Landore s’arrêta, inquiète. L’air de son casque devenait lourd et pollué.

« Le respirateur doit être presque à court d’énergie. Mais ? Comment ? Il doit tenir encore plusieurs heures, et en cas de manque d’énergie un signal ce serait actionné depuis un long moment et….,

« Quelque chose ne va pas? » demanda Ted Box, qui souriait dans son casque, sachant que Belldandy ne pouvait pas voir ses lèvres.

« Mon purificateur. Il est presque à court d’énergie et…. » Bredouilla Belldandy avec une inquiétude croissante.

« Oh ? Vraiment ? Reposer vous ici alors, pour économiser votre air. Moi je retourne chercher un autre purificateur. Je reviens bientôt, c’est promis. » Répondit le Romacien.

« Non. Attendez je…. »

C’est alors qu’elle eût un éclair de compréhension : Ted Box ne reviendrait jamais, pas avant qu’elle soit morte en tout cas.

« Ted Box. Il a fait ça avant que nous ne quittions le vaisseau. Il a décidé de passer outre les ordres d’Aoshima et de se débarrasser de moi. »

MODE FLASHBACK ON

« Epargner une espionne de la patrouille galactique parce que elle est jolie et parce que vous avez des scrupules? Patron vous êtes trop naïf et votre luxure est votre point faible. Désolé, mais je vais nous en débarrasser définitivement. Ce sera d’ailleurs un plaisir car je déteste les flics. Jolie ou pas. » Avait décidé Ted Box.

MODE FLASHBACK OFF

Maintenant elle comprenait avec clarté et effroi pourquoi le Romacien avait voulu s’absenter. Ce n’était pas pour partir après le Capitaine Keiichi, mais pour vérifier si elle le surveillait et se débarrasser d’elle le cas échéant…. Et elle était tombée dans le piège. Si elle était restée auprès de l’équipe de tournage, ils auraient sans doute pu lui venir en aide. Ici dans cette eau sombre hors de portée de la radio personne ne viendrait et elle ne pourrait arriver à temps ni au vaisseau, ni à la ville aquatique.

C’est pour ça que Box ne l’avait pas attaquée, au risque qu’elle se défende. Il n’en avait nul besoin. Tout ce qu’il avait à faire était d’attendre jusqu’à ce que le purificateur s’épuise et qu’elle meure d’asphyxie. Il l’avait entraînée au loin et s’était arrange pour qu’elle ne le perde pas de vue pour s’assurer que cela marcherait.

Les pensées de Belldandy étaient déjà alourdies par le manque d’air pur. Depuis que le processus d’oxygénation et de purification avait cessé, elle respirait l’air contenu dans sa combinaison encore et encore. Dans quelques minutes, elle perdrait conscience et périrait d’asphyxie. Elle appela désespérément Keiichi san. Il n’y eut aucune réponse. Il était hors du rayon d’action de sa radio, loin devant.

“Je n’arriverai pas jusqu’au vaisseau », pensa-t-elle éperdument. « Et c’est pourtant ma seule chance.”

Le Perseus était toujours à plus d’un kilomètre au loin dans la forêt sous-marine. Ici seule, elle n’avait aucun espoir de survie. Et elle n’arriverait jamais à le rejoindre. Belldandy Landore regardait la mort en face. Elle périrait dans quelques instants, à moins de trouver de l’air. Trouver de l’air ici au fond de l’océan? Poser la question ressemblait à une mauvaise plaisanterie. Et pourtant, dans son esprit vacillant surgit soudain un souvenir de sa dernière visite sur Bama, lors de l’affaire des 5 mines de Gravium. Il y’avait effectivement une grotte avec de l’air à proximité. Un coup de chance incroyable…. Sa dernière chance.

Belldandy se retourna et s’enfonça à nouveau dans la forêt d’algues par le chemin qu’elle avait emprunté. Sa tête tournait à cause du manque d’oxygène, et le sang pulsait dans ses tempes. Elle faisait tourner sa lampe, cherchant désespérément. Puis elle vit ce qu’elle cherchait. C’était le terrier de la tortue qu’elle avait dépassé peu de temps auparavant, duquel la créature avait surgi.

Ce n’était rien de plus qu’un large tunnel dans le sol de la mer. Ce sombre passage étroit semblait terrifiant à pénétrer. Mais Belldandy savait que c’était sa dernière chance de tenir un peu plus longtemps.

Le tunnel que la grosse tortue avait creusé s’enfonçait loin à travers la vase puis sous un corail mou. Il plongeait sous ce corail sur six mètres, puis tournait brusquement et restait horizontal cette fois, pour ensuite remonter. Les hallucinations commençaient à se manifester. Elles ne dureraient guère cependant. Il lui sembla que la tortue était revenue et tournait maintenant autour d’elle. C’est alors qu’elle perdit connaissance.

La fuite ne le sauverait pas, le Capitaine Keiichi l’avait compris tout de suite, alors que le Squalodon fonçait sur lui. Cet énorme monstre blanc, ovale comme un ballon de rugby avec ses deux bras avant et sa bouche de Piranha était capable de se « bondir » dans les eaux bien plus vite que ne pouvait nager le plus rapide des hommes. Il ne pouvait pas non plus tuer la créature. Sa seule arme était son pistolet à sa ceinture, mais malheureusement sans batterie énergétique elle était aussi inoffensive qu’un jouet pour enfant.

Keiichi agit plus par instinct que par stratégie. Le Squalodon s’apprêtait déjà à sauter vers lui tel un tigre blanc. La créature l’écraserait sous son poids et le dévorerait en trois bouchées. Quatre tout au plus. Le Capitaine bondit en arrière contre le tronc visqueux de l’un des grands arbres à polypes.

« Cela devrait rendre la tâche plus difficile à ce monstre pour m’atteindre », pensa-t-il. « Si seulement on était à l’air libre je pourrais intervertir mes batteries! » Il enrageait de désespoir.

« L’instant d’après la masse du Squalodon s’écrasait stupidement contre l’arbre à Polype, brisant plusieurs branches au passage et faisant tomber le Capitaine Keiichi par la force de l’impact. C’est alors que Keiichi vit sa chance. Il ramassa une des branches avant que le Squalodon se prépare à bondir, et, toujours avec l’arbre entre eux, frappa dans l’œil gauche du monstre marin. Il savait pertinemment que malgré la solidité de la branche, il n’avait aucun espoir pour qu’elle puisse infliger une blessure quelconque au Squalodon, compte tenu du peu de force physique que Keiichi pouvait déployer sous l’eau. Toutefois, il avait espéré que la surprise pousserait la créature à être prudente et battre en retraite devant cette proie inconnue.

Effectivement. Dans la nature, même les animaux les plus puissant optent généralement pour la prudence quand ils sont face à un animal inconnu. C’est pourquoi malgré leur force, lions et tigres sont rarement mangeur d’hommes, bien que parfois, la faim, ou une blessure à la mâchoire qui les empêche de chasser leurs proies habituelles, puissent les pousser à intégrer l’homme dans leur régime alimentaire. Par exemple, au début du 20 ème siècle, la « Tigresse de Champawat » fit près de 430 victimes avant d’être abattue. Il y’a bien sûr des exceptions. Le crocodile Australien, par exemple, dévore tout ce dont il se sent capable de dévorer si il a faim, sans souci de prudence.

Le Capitaine Keiichi eut de la chance cette fois, tandis que la bête bondit dans les ténèbres au loin.

« J’ai eu de la chance. Cela aurait fait une superbe scène pour le film de Jeff Lewis. Maintenant filons avant que cet animal décide de revenir pour tourner une autre séquence ».

Bientôt il parvint en vue du Perseus scintillant de toutes ses lumières. Keiichi contourna précautionneusement le vaisseau à l’arrêt pour l’approcher par l’arrière, jusqu’à ce qu’il arrive devant le petit sas d’ouverture d’urgence. Celui-ci avait été ouvert tantôt par Megumi comme convenu. Il n’eut aucun mal à entrer, et là, à l’abri des regards, Keiichi enleva rapidement sa combinaison de plongée trempée, et rejoignit à grand pas sa sœur adoptive qui l’attendait.

Megumi tenait un petit appareil cubique duquel sortaient deux câbles isolés qui se finissaient par des ventouses plates.

« As-tu préparé le tube de gaz que nous avions prévu? » demanda Keiichi dans un rapide murmure, sans plus de formalités.

Le cerveau lui tendit un tube argenté possédant une manette à l’une des extrémités.

“Oui, avec l’aide de Skuld la nuit dernière ça a été facile. Nous avons réalisé le gaz soporifique à partir du carburant des moteurs et des produits d’entretien de la salle des accessoires. Aoshima est dans ses quartiers maintenant avec Kin Skippo. Mais il y’a un garde à l’extérieur.

« Tu as apporté le convertisseur de pensées, dit rapidement le Capitaine Futur. Rappelle-toi, je ne dois pas être vu ou toute la supercherie sera fichue. »

“Pourquoi ne pas te rendre invisible avec l’appareil à ta ceinture? Ce sera plus simple non? » Demanda Megumi

« Effectivement mais je préfère garder cette possibilité pour plus tard lorsque je devrais retourner auprès de l’équipe de tournage. » répondit Keiichi.

Même si l’essentiel du personnel était à l’extérieur du vaisseau avec l’équipe de tournage, Keiichi et Megumi prirent d’infinies précautions afin de ne pas être aperçus de quiconque. Ils parcoururent les corridors peu utilisés de l’arrière du vaisseau vers le pont médian. Il se cacha dans un coin pour observer le couloir central. Il y’avait un garde, un grand Terrien costaud à la solde d’Aoshima, qui faisait le guet devant la porte de son employeur. Le Capitaine Keiichi se releva et arma le tube de gaz silencieusement. Il actionna la manette brièvement. Un léger nuage de gaz quasiment incolore s’en échappa et parvint au visage du garde, qui s’effondra rapidement sur le sol.

Keiichi traversa alors le corridor, Megumi à ses côtés. Il écouta à la porte un moment. Un vague murmure de voix provenait de l’intérieur. Le Capitaine appliqua l’extrémité du tube de gaz sur la serrure. Il actionna la manette, l’abaissant au maximum afin que toute la charge de gaz comprimé remplisse la pièce. Il entendit le début d’une exclamation de stupeur puis le bruit sourd d’un corps qui tomba. Aussitôt Megumi utilisa les faisceaux magnétiques au bout de ses bras pour débloquer la serrure de l’intérieur. La porte s’ouvrit alors sans peine. Keiichi entra alors en traînant rapidement le corps inanimé du garde à l’intérieur avec lui, au cas ou quelqu’un viendrait à passer dans le couloir.

Toshiyuki Aoshima gisait inconscient sur son bureau. Le gaz soporifique avait déjà été évacué par le système de ventilation réparé, mais il avait eut le temps d’agir.

« Referme la porte à clef s’il te plaît Meg » dit Keiichi en se penchant sur le corps prostré d’Aoshima avec le convertisseur de pensées.

Soigneusement, il apposa les deux petites ventouses d’induction de l’appareil sur la tête du Milliardaire, de telle manière que chacune reposait sur ses tempes. Il vérifia les câbles reliant les ventouses à la machine. Puis il actionna une touche et prudemment tourna un bouton sur le panneau frontal de l’appareil.

Le sondeur de pensée est une invention récente, mise au point à partir de la machine à échanger les esprits auquel le Capitaine Keiichi fût confronté lors de l’affaire des 5 mines de Gravium. Pour simplifier, la pensée humaine est comparable à un courant électrique circulant dans des « câbles » chimiques et actionnant tel ou tel « sous programme » ou « souvenir » stockés dans des microcristaux un peu particulier contenu dans le cerveau. Le bout des ventouses de l’appareil contient des micros fibres qui pénètrent ce cerveau et capte ce courant. L’appareil le traduit ensuite en un langage compréhensible par un observateur extérieur. Malheureusement, cet appareil est encore expérimental et il n’est pas possible de chercher l’information souhaitée.

Keiichi activa l’appareil, et aussitôt, Aoshima se mit à « parler » à travers l’appareil.

« Les crêpes que faisaient mon père étaient les meilleures de tout l’univers. »

« Hein? » s’étonna Keiichi.

« Apparemment il pense à son enfance. Patience, nous devrions bientôt avoir des informations plus récentes. » Dit Megumi.

« Siki, beaucoup d’or et de diamant. Les Lorelei ne veulent pas vendre une concession minière. Ce n’est pas grave. Je peux trouver de l’or et des diamants ailleurs. Je suis multimilliardaire. Accumuler l’argent ne m’amuse plus. Les Lorelei, elles ont vécues sur Terre autrefois avant de migrer vers Siki. Comment ont-elles pu voyager dans l’espace alors qu’elles n’utilisent pas ce genre de technologie? Encore un mystère. Les Lorelei sont à l’origine de la légende des Sirènes. Les Lorelei, les Sirènes possèdent « l’or du Rhin ». Qu’est-ce que « l’or du Rhin »? »

« Nous y voila. » murmura Keiichi.

« « L’or du Rhin ». Un célèbre Opéra de Wagner…. Nous savons déjà que les Lorelei ont le pouvoir de projeter des illusions et une voix enchanteresse qui peut hypnotiser les humains. Je ne sais pas ce qu’est « l’or du Rhin » mais je ne crois pas que cela soit juste un Opéra. Les Lorelei disent que « l’or du Rhin » peut terrasser une armée entière sans tuer ni verser le sang…. mais elles ne veulent pas dire ce que c’est. L’anneau. La légende parle d’un anneau qui donne l’autorité à celui qui le possède. Un anneau fait avec « l’or du Rhin ». D’après mes experts, il s’agit sûrement d’un moyen de contrôle télépathique, sûrement à l’échelle planétaire. Les humains n’ont pas de capacités télépathiques développées. Si « L’or du Rhin » peut renforcer l’esprit et donner l’autorité, alors je m’en emparerais. Je m’en emparerais pour moi et pour l’humanité. Pour cela je dois d’abord en déterminer la nature exacte en poussant les Lorelei à s’en servir. » Déclara Aoshima.

« Au moins nous savons qu’il ne convoite pas l’or et les diamants mais cette arme des Lorelei. Qu’en penses-tu Meg? C’est quoi « l’or du Rhin »? Je suis d’accord avec lui quand il dit que ça n’a sûrement rien à voir avec du théâtre, même si les Lorelei sont les meilleures chanteuses de la galaxie. » Demanda Keiichi.

« Absolument aucune idée. Je connais moi aussi cet opéra, mais rien de plus. » Répondit le cerveau.

Mais la voix monotone qui rapportait les pensées d’Aoshima dévia sur un autre sujet, elle relata des manigances financières pour lesquelles ils n’avaient pas le moindre intérêt.

Le Capitaine Futur se sentait frustré. Leur convertisseur de pensées ne pouvait réaliser aucune sélection, il ne sondait seulement que le réseau synaptique complexe du cerveau, un petit peu à la fois, et rapportait impartialement ce qui s’y trouvait. Cependant il n’eût pas à regretter son attente lorsqu’il entendit à nouveau quelque chose d’intéressant.

« Il n’y a qu’un moyen de forcer les Lorelei. Un moyen auquel personne d’autre n’a encore pensé, la faille dans le traité avec Siki. »

Keiichi écoutait consciencieusement. Mais à nouveau, les pensées d’Aoshima s’envolèrent vers d’autres sujets.

« Une fois que j’aurai le contrôle de « l’or du Rhin », je serai de loin l’homme le plus puissant du monde. Et alors… »

Le Capitaine Keiichi émit une exclamation de rage.

« Nous avions presque attrapé le secret de ce qu’il prépare. »

« Nous aurons le reste, sois patient, » dit calmement Megumi.

Le convertisseur de pensées parlait à nouveau.

« Je dois prendre soin de ce Akitoshi Sakima, il doit arriver sans encombre sur Siki. Akitoshi Sakima, j’ai fait des recherches sur le réseau. Trois personnes portent actuellement ce nom, aucune n’est acteur et aucune n’a l’âge. Il est sûrement un espion. Je pense même qu’il s’agit du véritable Capitaine Keiichi en personne. »

« Il m’a démasqué » dit Keiichi en grinçant des dents.

« Le plan tout entier sera plus facile à mettre en place si nous pouvons l’utiliser. »

« M’utiliser? Moi? Et comment? » Dit le capitaine, stupéfait.

Mais la suite des pensées traduites du Milliardaire ne révéla rien à ce sujet non plus. Elle parla d’autres sujets sans intérêt, les désirs et aspirations d’Aoshima. Le moment le plus pénible vint lorsque Keiichi fût contraint d’apprendre quelles étaient les préférences d’Aoshima en matière de femmes, surtout ses préférences « au lit ». C’était extrêmement gênant, mais c’est la colère plus que la honte qui s’empara de Keiichi quand le financier se mit à associer Belldandy à ses désirs en question. Le Capitaine devait lutter intérieurement pour ne pas réveiller Aoshima et lui casser la figure sur le champ.

« Belldandy. Une très belle femme, compétente, intelligente d’après son dossier. Quand tout sera fini, elle sera mon prochain objectif dans la vie. Belle femme, Rizza Piano. C’est vraiment triste, je ne voulais pas ça. Pourvu que ce n’était pas la vraie Urd. Je suis fan de Urd. Kin Skippo n’est qu’un imbécile tragiquement gaffeur. Mais Belldandy doit rester sauve, même si c’est sûrement une espionne de la patrouille. Je la protégerais. Ted Box la surveille et lui évitera tout désagrément. Son idée de saboter son purificateur est excellente. Quand il sera à court d’énergie, il émettra un signal sonore et Belldandy sera forcée de retourner au vaisseau, là où elle ne pourra pas gêner Rosson. Elle ne gênera pas et sera sauve.”

C’est à ce moment là que Keiichi fût pris de panique. Sa façon de penser était différente de celle d’Aoshima.

Pour Aoshima le calcul était :

Belldandy + (Ted Box + argent + ordre de sécurité) = Belldandy surveillée et protégée.

Pour Keiichi le calcul était :

Belldandy + (Tueur impitoyable qui a fait de la prison a cause de la patrouille galactique à laquelle appartient Belldandy + argent + ordre de sécurité) = Belldandy morte dans un regrettable, inexplicable et tragique « accident ».

« Bon sang, s’exclama-t-il d’une voix rauque. Bell est peut-être en train de mourir en ce moment même. Ces salauds ont trafiqué le purificateur de sa combinaison. »

Il se précipita vers la porte.

« Megumi, on a plus le temps de sonder Aoshima. Je dois retrouver Belldandy au plus vite. Tu dois m’aider à repartir par le sas d’urgence. » S’écria Keiichi.

Il fonça dans le couloir, Megumi planant derrière lui. Possédé par une épouvantable terreur, il se montra imprudent mais la chance était avec lui et ils ne rencontrèrent personne sur leur route.

Dans le sas d’urgence, Keiichi prit rapidement un purificateur. Il vérifia soigneusement qu’il était plein d’énergie, puis replaça la batterie énergétique de l’un de ses pistolets à Protons, au cas ou le Squalodon de tantôt reviendrait, et enfila sa propre combinaison. Il pénétra dans le sas puis plongea dans les eaux brunes. Une froide terreur lui enserrait le coeur mais stimulait ses muscles, il entama une course folle et désespérée à travers les étranges bosquets de la forêt de polypes.

“Si elle est morte, si elle est morte, je veillerais à ce que Ted Box n’ai plus jamais l’occasion de faire de mal à personne. J’y veillerais de mes propres mains et dans l’heure qui suit. Puis j’userais de tous les moyens à ma disposition pour arracher de force les secrets d’Aoshima tout de suite, je dévoilerais tout dans une conférence de presse au monde entier et je veillerais à ce qu’il finisse dans une prison. Et une prison normale, pas une prison spéciale pour VIP. Tant pis pour ma dignité, tant pis pour mon avenir, tant pis si les gens sont déçus ou pour les conséquences politiques, tant pis si je ne peux plus être le Capitaine Keiichi après ça, et même tant pis si je dois aller en prison dans la foulée. Je deviendrais Keiichi Morisato, un jeune homme comme les autres et tant pis si la galaxie doit se trouver un autre sauveur dans l’avenir. » Se jura t’il intérieurement avec une colère et une haine qu’il n’avait jamais ressenti.

Il se dirigea vers la cité sous-marine des créatures aquatiques là où il avait quitté Bell avec la troupe de cinéma. Sans se soucier des dangers des profondeurs, il prit le chemin le plus rapide.

Avant que le Capitaine Keiichi n’eût parcouru la moitié de la distance, il reprit brusquement espoir grâce à un faible appel dans le petit récepteur installé dans son casque.

“Bell est-ce vous? » hurla-t-il désespérément. « Est-ce que vous allez bien? »

La faible voix de la jeune femme piégée lui parvint.

« Oui, s’exclama-t-elle, » en tremblant de bonheur en reconnaissant sa voix. « Mon purificateur est à court d’oxygène. Je suis dans la grotte où nous avions été capture autrefois. C’était la seule chance que j’avais.”

“Bell, restez où vous êtes, j’arrive. Ne vous arrêtez pas de parler, comme ça je peux savoir où vous vous trouvez. » Promit Keiichi, son coeur vibrant de soulagement.

Il traça son chemin à travers le labyrinthe d’algues en se remémorant la dernière fois où il était venu et en suivant ses appels fréquents. Leurs radios de courte distance, ne fonctionnant que sur quelques centaines de mètres, rendaient sa voix beaucoup plus forte quand il se rapprochait et tout de suite plus faible quand il s’éloignait d’elle. Ainsi, le Capitaine se fraya un chemin à travers les bosquets sous-marins bruns, jusqu’à ce qu’il trouve l’entrée de la grotte. Sans hésiter, il plongea profondément dans la gueule noire du tunnel, puis escalada et enfin émergea dans la caverne.

Avec la lumière de la lampe au krypton de Bell, il perçut l’intérieur de cette poche d’air emprisonné sous le sol de l’océan. Belldandy était assise dans la caverne. Dans un coin, une énorme « Tortue Baméenne » gardait ses petits d’un air protecteur. Les yeux perçants de la grosse créature inoffensive observaient Keiichi et Bell avec appréhension.

Le garçon retira son casque et prit dans ses bras la jeune fille frissonnante. Il n’avait jamais vu Belldandy dans un état aussi proche du soulagement.

« Que s’est il passé? » demanda Keiichi.

« Apparemment, Ted Box avait saboté mon purificateur. J’étais trop loin pour atteindre le vaisseau ou la ville aquatique, mais je me suis souvenue de cette grotte. Quand je suis entré dans le tunnel, j’étais à court d’oxygène, je commençais à avoir des hallucinations. J’ai même eu l’impression que cette tortue me poussait. J’ai finit par m’évanouir dans l’eau. Heureusement le courant m’a porté sur le rivage et le choc a du décrocher mon casque. Quand je me suis réveillé, cette tortue m’observait. Je venais de sortir d’un cauchemar, et pourtant c’était presque devenu drôle quand j’ai vu qu’elle protégeait ses petits. Elle était aussi effrayée que je l’avais été. J’ai éclaté de rire”.

« Je crois que je n’avais encore jamais eu aussi peur pour vous Bell. Laissez moi une minute. J’ai besoin de récupérer moi aussi. »

Il fixa à sa combinaison la réserve d’oxygène pleine qu’il avait apportée, et ils quittèrent la grotte….. Au grand soulagement de la tortue.

Quand ils émergèrent finalement de la forêt sous-marine en vue de la troupe cinématographique aux abords de la cité, Jeff Lewis leur fit signe.

“Ainsi vous avez retrouvé Sakima, Mademoiselle Landore. Il était temps, on commençait à s’inquiéter pour vous.”

« Il tournait en rond à cinq cent mètres d’ici seulement, dans la forêt, » mentit Belldandy avec une voix faussement exaspérée.

« J’ai vécu une aventure terrible. Je ne retrouvais plus mon chemin dans cet horrible endroit. » Dit Keiichi qui tremblait sincèrement de peur en pensant à ce qui avait faillit arriver à Bell.

« Arrête de gémir, Sakima », dit Lewis brusquement. « Tu nous as déjà gâché assez de temps comme ça. Nous devons finir ces scènes. Va par-là avec l’automate.”

Et ils tournèrent à nouveau les scènes que voulait le réalisateur, Skuld se mouvant avec la raideur d’un pantin à côté de Keiichi, aux abords de l’étonnante cité.

« Formidable, ce sera la première fois que l’on verra toutes ces choses dans un film, » exulta Jeff Lewis qui souriait enfin alors qu’ils terminaient la dernière scène. « Avec ceci en plus des scènes de Deneph et des prises finales que nous ferons sur Siki, « Le Champion de l’Espace » fera un tabac. »

Jim Willard et Ted Box émergèrent alors de la forêt de polypes.

« Nous n’avons pas réussi à trouver Sakima. Pire ; il semblerait que Mademoiselle Landore se soit perdue elle aussi », rapporta le Romacien.

Ted box s’arrêta soudainement, pris de stupeur en apercevant Belldandy.

“Rassurez-vous. Mademoiselle Landore est ici avec monsieur Sakima qu’elle a retrouvé en votre absence” répondit Lewis.

« Bon, très bien les gars. Ce n’est pas qu’on s’ennuie mais on a tous eu une dure journée. Nous retournons au vaisseau. » Aboya le réalisateur à sa troupe.

Le Capitaine Keiichi connaissait la raison de la surprise de Ted Box. Le Romacien ne comprenait pas comment Belldandy avait réussi à survivre sans air. Le Capitaine tremblait d’une colère froide envers le tueur. Il se jura à lui même que quand cette histoire serait finit, Ted Box retournerait en prison. Définitivement cette fois.

La troupe traversa la forêt sous-marine sans incident vers le Perseus, accompagnés une partie du chemin par un essaim virevoltant d’êtres aquatiques. Mais en rentrant dans le vaisseau, ils trouvèrent beaucoup d’agitation. Toshiyuki Aoshima et Kin Skipo étaient en grande conversation avec le capitaine.

“Il y a eu un mystérieux attentat sur la personne de Monsieur Aoshima et d’un de ses gardes pendant que vous étiez dehors, » dit le capitaine à Jeff Lewis. « Nous n’arrivons pas à comprendre qui l’a perpétré ni pourquoi puisque rien ne semble avoir été volé. »

Le regard d’Aoshima tomba sur le visage de Belldandy lorsque celle-ci retira son casque. Et lui et le Sigoonien se figèrent de surprise pendant un moment.

Ils avaient d’abord soupçonné Belldandy d’avoir perpétré « l’attentat », croyant qu’elle était rentré au vaisseau beaucoup plus tôt suite au signal de son purificateur. Alors pourquoi rentrait elle seulement maintenant?

Plus tard, Ted Box expliqua ce qui s’était passé à son employeur. Aoshima fut furieux.

« TU AS TENTE DE LA TUER ?! JE T’AVAIS EXPRESSEMENT ORDONNER DE LA SURVEILLER ET STRICTEMENT INTERDIT DE LUI FAIRE DU MAL !! » Hurla Aoshima qui prit, de colère, saisit Ted Box par sa chemise au niveau du cou.

« Dites donc patron, vous devriez me remercier de prendre les décisions vous n’osez pas prendre vous-même. Cette fille est une espionne, il faut s’en débarrasser, pas faire joujou avec, même pour ses beaux yeux » répondit le Romacien.

C’en était trop. Ne pouvant plus se contenir Aoshima repoussa le tueur qui tomba au sol.

« A l’avenir, tu apprendras à obéir aux ordres de celui qui te paye. » dit le financier avec arrogance en regardant Ted Box de haut.

« Et vous vous apprendrez que l’argent ne vous autorise pas tout. » dit le tueur en dégainant son arme.

Heureusement pour le milliardaire, Rosson et un autre garde furent assez rapide pour se jeter sur le Romacien et le maintenir au sol.

« Dis donc Box. Serais tu subitement devenu stupide? Que comptais tu faire à l’instant? » Demanda Aoshima, nullement effrayé

« Non patron. Je suis peut-être trop colérique pour mon propre bien mais je n’aurais pas tiré sur vous, juste sur ce pot de fleur pour vous faire peur. Je ne suis pas stupide, si je tuais tous ceux qui me manque de respect j’aurais moi-même été tué depuis longtemps. Revenons en plutôt à la fille et à Sakima. Dans cette affaire, ils ne sont vraiment pas net, tous les deux. » Répondit Box.

« Explique toi, et sois convaincant je te le conseille. »

« Voyez-vous patron, cette fille a non seulement échappé à la mort mais elle a en plus « retrouvé » Sakima qui s’était « perdu » dans la nature pendant plus de deux heures. »

« Quoi ? Il a été absent au moins deux heures ? » Répondit Aoshima qui commençait à comprendre ce qui s’était passé.

« C’est exact patron. Ensuite elle a repris sa place et…. » Poursuivit Ted Box.

« Ca suffit. J’en ai assez entendu. Hum…. Voilà qui est intéressant. Vous deux, raccompagnez Box à sa cabine. Il a besoin de retrouver son calme. » Ordonna Aoshima.

Quand le Romacien eut quitté la pièce l’instant d’après avec Rosson et son acolyte, Kin Skipo prit la parole.

« Patron, c’est de la folie. Malgré ce qu’il a dit Box allait bel et bien vous abattre, et vous voulez le garder ? Ca saute aux yeux que ce type vous hait et cherchera à se venger plus tard. Il faut vous en débarrasser maintenant, sans attendre. »

« Ne t’inquiètes pas Skipo. Je n’en ai pas encore fini avec lui. Le moment venu je veillerais à ce qu’il soit rejugé pour ses crimes. J’ai des amis sur Romac qui seront ravis de me rendre un petit service et de faire réexaminer son dossier. »

« A propos patron, je voulais vous parler d’autre chose. » dit Skipo sur un ton quelque peu apeuré.

« Quoi donc ? »

« Vous m’avez dit tantôt que vous pensiez que Sakima était en réalité le véritable Capitaine Keiichi. » dit le Sigoonien.

« Ce qui vient de se passer confirme cette intuition, d’autant que, d’après mes sources au gouvernement, le Capitaine Keiichi est actuellement en mission secrète. »

« C’est bien ce qui m’inquiète. Des espions, Rizza Piano, un agent de la patrouille galactique, ce qui vous est arrivé en notre absence, le Capitaine Keiichi, et maintenant même Ted Box qui se retourne contre nous. Je ne sais pas quel est votre plan mais est-ce que ça vaut vraiment tous ces risques ? Si on exclut la mort de Rizza Piano, dans le cadre d’une « légitime défense » nous n’avons encore rien fait. Il n’est pas trop tard pour renoncer, terminer ce film normalement, rentrer chez nous et passer à autre chose. » Dit Kin Skipo en essayant d’être persuasif.

Aoshima réfléchit un instant.

« Non. J’y ai pensé aussi mais l’enjeu est trop important et vaut les risques qui sont pris. » Répondit Aoshima.

« Même avec le Capitaine Keiichi impliqué? »

« Le Capitaine Keiichi ne me fait pas peur. Je n’ai pas l’intention d’aller me battre avec lui à coup de pistolet à Protons. Si il veut se mesurer à moi, il le fera sur mon terrain : celui de la finance, des procès et de la politique » déclara le milliardaire.

« Même avec la présidente Sayoko qui le soutient ? » demanda l’extraterrestre.

« Pas d’inquiétudes de ce côté-là non plus. Moi et Sayoko avons un deal. Elle ne se mêle pas de mes affaires, je ne me mêle pas de sa politique. Si elle veut continuer à être présidente et à « faire le bien » autour d’elle, elle doit d’abord penser à sa réélection, et elle ne sera pas réélue si je décide de soutenir ses ennemis politiques ».

« Et nous autres patrons? »

« Ne t’inquiète pas pour ça Skipo. Je ne suis pas un ingrat ni un traître. Mes amis, sont tes amis. Si tu m’aides, je te soutiendrais quoi qu’il arrive. Toi et les autres. C’est d’ailleurs pour ce poste de gouverneur que tu participes à tout ça si je me souviens bien. Ne t’inquiètes pas de la prison. Si tout rate et que nous sommes découverts, notre procès durera pendant 20 ans et se terminera par un non lieu. Je te le garantis. » Déclara Aoshima d’un ton ferme.

« Vous avez vraiment tant de pouvoir que ça ? »

« Evidemment. Quand on est riche, une des premières choses à faire c’est de se faire des amis et j’ai beaucoup d’amis dans différents milieux. »

« Donc on continue. Très bien. Y’a-t-il autre chose que je devrais savoir pour le moment. »

« Non rien d’autres. Va donc te reposer. Vous autres Sigoonien avez les nerfs un peu trop sensible. On a tous eu une dure journée. Une bonne nuit de sommeil te fera du bien. » Dit le milliardaire.

Sur ce, Skipo quitta la pièce, regagnant sa cabine, laissant Aoshima à ses pensées.

Peu après, le vaisseau décollait pour la dernière étape de son voyage : Siki, la planète des prodiges.

Qu’est-ce que « l’or du Rhin » ? Est-ce une arme télépathique comme le pense Toshiyuki Aoshima ? Ou bien est-ce autre chose ? Le Capitaine Keiichi réussira t’il à empêcher le milliardaire de s’emparer de cette arme? Et qu’est-il advenu de Urd? Est-elle vraiment morte?

Back to top
Sam 22 Avr 2017 - 16:29
Auteur Message
Publicité

Sujet du message: Publicité
PublicitéSupprimer les publicités ?
Back to top
Jeu 27 Avr 2017 - 02:01
Auteur Message
Frégo 80
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 08 Déc 2013
Messages: 511
Localisation: Toronto, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [Fanfic] Capitaine Keiichi, le champion de l'espace part 2
Salut Ceroxon!


J'aime de plus en plus ta reconstruction de cette aventure. Tu maries bien tes variantes avec la version Toei et celle de la pulp fiction. Continues, c'est très intéressant.


A+


Frégo  Cool
_________________
La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Back to top
Jeu 27 Avr 2017 - 07:37
Auteur Message
ceroxon
Space Soldier
Space Soldier

Hors ligne

Inscrit le: 09 Avr 2017
Messages: 9
Répondre en citant
Sujet du message: [Fanfic] Capitaine Keiichi, le champion de l'espace part 2
Frégo 80 a écrit:
Salut Ceroxon!


J'aime de plus en plus ta reconstruction de cette aventure. Tu maries bien tes variantes avec la version Toei et celle de la pulp fiction. Continues, c'est très intéressant.


A+


Frégo  Cool


Merci, ça fait plaisir un compliment. En remerciement je poste tout de suite la partie 3.

Back to top
Ven 28 Avr 2017 - 00:44
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 789
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [Fanfic] Capitaine Keiichi, le champion de l'espace part 2
Bonjour Ceroxon!

Comme Frégo, j'ai aimé retrouver des éléments empruntés au pulp... Good

L'élément nouveauté apporté par les personnages se développe peu à peu, mais pour l'instant, l'histoire ressemble encore beaucoup à celle d'Hamilton... Peut-être cela deviendra-t-il plus présent dans la partie 3? Je vais la lire à tête reposée, ça demande un certain temps pour passer à travers chaque post... Wink

A +

Flamme
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Aujourd’hui à 01:23
Auteur Message
Contenu Sponsorisé

Sujet du message: [Fanfic] Capitaine Keiichi, le champion de l'espace part 2
Back to top
Page 1 sur 1
Sauter vers:  
Montrer les messages depuis:
Back to top
Poster un nouveau sujet     Répondre au sujet
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure