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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [fan fiction] L'identité
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Dim 16 Aoû 2015 - 14:55
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flamme
Marshall Gurney
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Sujet du message: [fan fiction] L'identité
Coucou Elaine!

Tu as enclenché la vitesse supraluminique pour tes posts, Shocked mais je réussis à te suivre... Wink

Je n'ai pas relu ton ancienne version, mais je me souviens assez de ton histoire pour remarquer quelques modifications... J'apprécie beaucoup cette relecture, et j'aime beaucoup la prise de conscience que tu fais prendre aux divers protagonistes de ton histoire ( Flam , Joan , mais aussi Ezla ) face à leurs choix de vie, passés comme futurs... Master

L'un des passages qui m'a le plus marquée est d'ailleurs celui-là:

"Le risque et la satisfaction de la réussite ne l’avaient jamais autant comblé que l’amour qu’il avait connu en tant qu’esclave."

C'est si bien exprimé! L'essentiel tient en cette seule phrase...
Wow Hug Kiss Master Clap Good Best

Bravo Elaine, je suis très curieuse de découvrir la suite! jump jump jump
Et très heureuse que tu postes cette histoire ici, pour que d'autres fans puissent la découvrir! Secret

Bizz Vizz
Flamme
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Dim 16 Aoû 2015 - 14:55
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Dim 16 Aoû 2015 - 20:50
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Elaine
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Sujet du message: [fan fiction] L'identité
Bonsoir Flamme,

Merci Wow , cela fait bizarre parfois de modifier une histoire des mois après... horified

j'espère tenir le rythme !! et ne pas faire tourner la sauce...


Kiss bizz

Elaine flower



Curtis était sur ses gardes depuis plus de quatre heures, les discussions étaient violentes, la haine vis-à-vis des reptiliens si forte que sans leur protection Panathenon se serait fait lynché. Simon aurait apporté son concours mais les gens se méfiaient du « monstre en boîte ».Il avait sous-evalué la haine de cette communauté, ce qu’ils avaient vécu était au-delà de ce qu’il avait imaginé.
Il pouvait compter sur Ezzra , visiblement son ami avait une parole reconnue au sein des conseillers du chef et Malik était quelqu’un de fiable, plutôt réfléchi.. Sans lui ils n’auraient pas tenu aussi longtemps mais celui qui l’impressionnait le plus et réussissait à les faire douter fut Panathénon.. Ce savant reptilien n’était pas seulement intelligent mais habile et courageux, lorsqu’il proposa de créer une machine qui permettrait à chacun de savoir ce qui s’était passé, d’écrire la preuve des crimes pour permettre à tous de trouver l’apaisement , il comprit que la clé du problème était là, chacun voulait que cela s’arrête mais en respectant le souvenir de tous ceux qui avaient été sacrifiés dans cette guerre si sale. Il ne fallait pas effacer mais reconnaître et pardonner ce qui avait été fait. Réparer si possible. Curtis pensa à ses livres d’histoire du XXème siècle,
- Sur notre planète la mémoire a effacé la haine , donnez nous une chance !


Curtis proposa que la flotte interplanétaire ,qui allait arriver en renfort, serve de protection aux humains. Il voulait organiser une conférence de paix en zone frontalière. Il proposa de chercher les délégués reptiliens et d’intégrer Anthéa dans la zone de la police interplanétaire pour garantir les accords. Il décrit les moyens , évoqua d’autres cas où ce type de négociations avaient mis fin à des conflits de grande ampleur.

L’opposition changeait progressivement de nature : les conseillers s’attendaient à une attaque imminente, sans la venue des vaisseaux elle aurait déjà eu lieu et ne croyaient pas à des diplomates reptiliens.

La fatigue aidant, le chef finit par reporter la réunion au lendemain soir en promettant d’y convoquer les autres chefs auxquels il enverrait des messagers dès l’aurore. Il était donc temps de conclure. Curtis savait que cette réunion n’avait été qu’un galop d’essai de ce qui l’attendait à plus grande échelle, face aux autres chefs humains, mais aussi surtout face aux reptiliens qui se savaient en surnombre. Rien n’était gagné.

Il confia à Mala le soin de ramener Panathénon et Simon au vaisseau escorté par des hommes du village et leur demanda de se placer en alerte. John et Malik veillaient à partir de l’autre vaisseau.

Epuisé, le capitaine vit en lui Iris, sa colère, et l’incompréhension de Joan. Curtis lui devait une explication.

Il la connaissant suffisamment pour savoir qu’elle avait dû très mal prendre son initiative . La jeune femme brune qui les avait mariés était revenue et visiblement disait ses quatre vérités à son frère et Ezzra, le ton était monté. Il les rejoignit après avoir salué le chef, Ezzra était gêné, Malik les salua pour se défiler discrètement et disparut sous l’œil furibond de sa sœur. Curtis comprit qu’il allait aussi y avoir droit, mais elle ne le regardait même pas,
- Il ne mérite pas cette femme, si j’avais su, jamais je ne serais entrée dans votre mascarade !
- Joan est entraînée à ce genre de situations extrêmes, elle …mais Curtis ne put pas finir
- Curtis Newton, vous n’êtes pas un homme !Quand je pense que j’ai suivi aveuglément mon mari !
- Je n’ai pas l’habitude qu’on me parle ainsi, calmez vous, je vais lui parler
- Il est temps !
- Stina calme toi,tu exagères. Figure toi, au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, que la situation n’est pas en encore en notre faveur et nous avons manqué de nous faire massacrer !Sans Malik et cette astuce notre compte était bon.
- Tu ne lui as pas dit, n’est ce pas ?
- Je n’ai effectivement pas pu encore lui dire.
- Me dire quoi ?
- Ezzra est mon mari, il est écouté dans ce village et respecté, nous avons dû nous battre pour obtenir cette reconnaissance et depuis qu’on vous fait confiance la moitié de nos habitants nous rejette. Je veux qu’on respecte le père de mon enfant chez moi…
- Quoi ?!
- Stina, laisse moi lui parler, s’il te plaît. Sa femme le regardait d’un air sceptique, il la fixa avec insistance, elle le toisa fièrement et partit vers leur maison en méprisant Curtis.
- Votre femme ? !!!! dit le capitaine, sidéré. Il croyait bien connaître son ami, ce célibataire endurci qui le comprenait si bien quand ils parlaient mission. Il n’en revenait pas.
- Je vous raccompagne, l’histoire est un peu longue, capitaine.
Les deux hommes marchèrent ensemble dans la nuit, le silence était propice aux confidences. Curtis n’avait pas l’habitude de l’entendre parler de choses si personelles , même dans leurs anciennes missions il ne se souvenait pas de tels moments entre eux. Sa confiance le toucha. Ezzra assumait ses sentiments, se réjouissait comme un jeune homme d’avoir une descendance. Curtis écoutait attentivement son ami, qui était prêt à sacrifier sa carrière pour sa compagne.
Cette conversation le perturbait plus qu’il ne le montrait. Il découvrait l’amitié véritable, celle qui le rendait heureux pour Ezzra alors que lui même avait jusque là toujours imaginé qu’on perdait en crédibilité en cédant au mariage, qu’on retombait dans une vie sans exigence. Les choix de son ami ne correspondaient pas au colonel mais à ceux d’Ezzra Garnie. « Tu demandes quels progrès j’ai faits ? Je commence à être l’ami de moi-même. »Il commençait à voir sa vie sous un autre angle, curieusement certaines phrases résonnaient dans sa mémoire, pas seulement parce qu’il les avait lues mais parce qu’il en comprenait enfin le sens « Ce ne sont pas les années, ce ne sont pas les jours,
qui feront que nous aurons assez vécu, mais les qualités de notre âme »
Arrivés devant la maison qu’on lui avait attribuée, Ezzra lui tapota l’épaule d’un air ennuyé,
- Je sais que Stina est trop jeune pour moi mais c’est ma femme. Je la connais bien et vous pouvez compter sur moi, elle se rangera à nos côtés. Je vous dois bien cela mais j’aimerais vous parler de Joan si vous me le permettez .. en ami. Cela ne va peut-être pas vous faire plaisir.
- Je vous le demande Ezzra au contraire.
- Vous sous-estimez votre rôle auprès de Joan. Curtis ferma les yeux, acquiesça.
- J’espérais …
- qu’elle ferait sa vie avec un type normal , vous laissant dans son adoration platonique la place de choix ? Allons, vous n’êtes pas dans un film, c’est sa vie que vous mettez en jeu et je pense aussi la votre ! Elle nous a toujours donné le change, mais si j’ai bien compris ce que ma femme m’a dit, elle est à bout. Nous risquons de la perdre. Que serait notre équipe sans Joan ? L’aimer ce n’est pas remettre en cause ce que vous êtes.
Ezzra vit alors pour la première fois dans les yeux de Curtis une certaine fragilité. Il lui posa la main sur l’épaule, doucement. Le capitaine se resaisit.
- merci Ezzra, « Ezzra opina , ouvrit la porte de sa maison et prit congé.

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Dim 16 Aoû 2015 - 21:47
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flamme
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Sujet du message: [fan fiction] L'identité
Bonsoir Elaine!

Adorable Ezzra... Wow J'aime tant le rôle que tu lui donnes dans cette histoire, Good ainsi que le droit au bonheur que tu lui accordes, Best après tout son cheminement intérieur! Master
Il fait preuve d'une grande sagesse également, Angel sans être dépourvu d'humour... Wink


"Allons, vous n’êtes pas dans un film..." Mr. Green Il aurait même pu dire dans un DA... Laughing

"L’aimer ce n’est pas remettre en cause ce que vous êtes. " Unbelievable Nous on le sait depuis longtemps... Rolling Eyes


Lentement mais sûrement, Curtis réfléchit... Doubt Il doit faire face avec la vérité, et avec lui-même... Mad Embarrassed


J'ai hâte à la suite... Je me souviens... Wink flower Wow Kiss Hug Clap Master

Bizz Vizz
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Lun 17 Aoû 2015 - 18:15
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Elaine
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Sujet du message: [fan fiction] L'identité
Curtis sentait la fatigue et ne pouvait pas dormir, les quelques pas dans la rue l’aidèrent à mettre en ordre les choses, même si toutes ses réflexions l’amenaient dans une impasse : la situation du village était bloquée, il devait attendre , sa situation personnelle par contre il pouvait , non, devait la clarifier.
Il entra , doucement, il s’attendait à la trouver endormie mais une lumière brillait dans une pièce , il la rejoignit. Joan était recroquevillée dans le lit et lui tournait le dos. Il ne savait pas quoi faire, devait-il s’allonger à côté d’elle ? La laisser tranquille ? Il s’assit à côté d’elle, caressa ses cheveux, elle se ripa pour l’éviter.
- Je suis désolé Joan. Je ne sais pas quoi dire, la journée a été dure pour tout le monde.
Il voulut saisir sa main, elle la retira. Il voyait que les larmes coulaient, Ezzra avait raison , elle était à bout. Elle refusait de le voir .Il dut admettre qu’il n’avait jamais envisagé qu’elle puisse le rejeter, cela faisait si longtemps qu’elle l’épaulait fidèlement. Il fallait lui dire,
-j’ai beaucoup pensé à notre situation depuis ce matin
C’était tout ce qu’il avait trouvé ? Joan le regarda incrédule.
Il reprit la main, mais tint bon quand elle voulut enlever la sienne. Elle le regarda furieuse ,se redressa pour la dégager, il la tenait fermement et la fixait :
-lâchez moi , capitaine!!
Joan le toisa, distante, il lâcha sa main. C’était une fin de non recevoir, il baissa les yeux.
Il allait se lever pour partir, quand les mots d’Ezzra revinrent en lui : que serait-il sans elle ?
Il la regarda droit dans les yeux, elle évita son regard. Il déglutit. Il décida de rester, là assis, auprès d’elle, Anténor aimait la voir dormir , Curtis n’arrivait pas à trouver ses mots et c’est encore là qu’il se sentait le mieux. Tous ses arguments rationnels pour la protéger, éviter d’affronter la vérité, s’effondraient face à son refus. Les minutes s’écoulèrent .
Joan n’en pouvait plus, quand allait-il partir ? C’était intenable ….et le sommeil qui ne la libérait pas…
D’un geste vif elle remonta la couverture. Il n’y avait plus que de la colère chez Iris.
Curtis ne voulait pas être rejeté, tout d’un coup c’était clair. Allons, il venait à bout des plus grands criminels, ce n’était quand même pas une jolie blonde…ce constat d’impuissance le mit en rage.
Il décida de jouer le tout pour le tout en la plaquant contre lui, surprise, elle tenta de se débattre mais il était trop fort.. Elle tenta de le frapper. La force qu’il dégageait la submergeait, il la sentit faiblir et l’embrassa…Elle n’avait plus la force de lui résister.
Ils se répondaient si bien, elle sentait qu’elle était faite pour lui. Ils retrouvaient leurs souvenirs au fur et à mesure qu’ils se redécouvraient. Curieusement les identités se superposaient dans l’intimité du moment, elle pensait Anténor et voyait Curtis, il caressait Iris et aimait Joan. Ce fut un amour intense qui combla toutes les fragilités néées de leurs doubles identités. Enlacés, apaisés, heureux, finalement c’était simple. La colère avait disparu.
- Je ne t’ai pas laissé le choix, me pardonnes- tu ?
- Non. Il la regarda inquiet. Elle rit.
- Tout va bien ?
- Je suis donc officiellement mariée au capitaine Flam ? demanda-telle d’un air taquin . Il sourit et prit un air embêté.
- Je n’ai pas vraiment eu le choix ..ouille ! un coup bien senti dans le ventre lui fit resserer l’étau de ses bras, elle le regarda fièrement,
- Vous êtes un muffle , capitaine, sans ma conscience professionnelle..
- Vous êtes exemplaire, Joan, répondit-il amusé

Puis spontanément ils se turent tous les deux, savourant ce moment. Il eut ensuite un regard très doux, Iris le reconnaissait,
- Je t’aime Joan, je n’aurais pas dû le nier, je m’en rends compte.
- j’ai besoin de toi,

Il la serra plus fort, l’embrassant dans le cou, elle se blottit contre sa poitrine.

- Je suis là désormais.
Quelque chose la contrariait , il lui caressa la joue ;
- ce qu’on a vécu ensemble quand nous étions esclaves et ce que m’a dit Panathénon…
- Oui
- D’après Panathénon, la plupart des femmes sont stérilisées ou avortées, n’est-ce pas ?
- C’est possible, tout dépend quelle opération a été pratiquée. IL faut que tu passes un examen précis, ton souvenir est assez vague, non ?
- Je pensais juste à Stina…
Il la fixa alors d’une telle manière qu’elle sentit pour la première fois de sa vie qu’il l’aimait comme aucun ne l’avait aimée avant, ou bien il avait un autre nom et elle aussi. Elle sentit qu’elle en tirait une nouvelle force et qu’enfin le sommeil la gagnait. Il la regarda encore un peu, il avait compris, et s’endormit apaisé.




Alala, j'ai cogité et supprimé des choses..... Mad Wall

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Lun 17 Aoû 2015 - 22:00
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] L'identité
Coucou Elaine !

Ca y'est, je suis à jour !

Certes, tu as apporté quelques modifications par rapport au texte initial, mais cela ne change pas la trame du récit, ni ses enjeux, ni les idées que tu développes. C'est juste, par petites touches, une manière un peu différente d'exprimer certaines idées, de décrire certains passages. Cela correspond à mon souvenir de l'histoire, de ce que tu voulais amener. Chacun aussi reste dans le rôle que tu avais défini.

Je me souviens que tu avais mentionné ce qui était arrivé à Grag, il me semblait que tu reparlais de lui plus vite, mais je me mélange peut-être...

J'attends donc la suite de pied ferme (et d'oeil bien ouvert Wink )

Bizz vizz

Limeye
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Mar 18 Aoû 2015 - 12:57
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Elaine
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Sujet du message: [fan fiction] L'identité
coucou Limeye,

tu me rassures beaucoup, je n'ai rien changé, juste ...delayé Mr. Green

bizz vizz Kiss

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Mar 18 Aoû 2015 - 14:55
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] L'identité
On n'a pas de suite Crying Crying Crying

Cela dit, ça fait au moins 15 fois que je veux le faire, mais j'oublie à chaque passage... bravo pour ton avatar Clap Clap Clap Je le savais qu'une grande romantique se cachait derrière ton mauvais esprit Mort de Rire

bizz vizz

Limeye
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Mar 18 Aoû 2015 - 21:05
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Elaine
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Sujet du message: [fan fiction] L'identité
Coucou Limeye,

L'ancien m'avait déjà trahi...n'empêche que mon avatar va bien avec votre cadavre ! Mr. Green

Bizz Vizz

Elaine


Ezzra rentra chez lui , tout était éteint, d’habitude elle l’attendait et après une telle journée, cela lui aurait fait du bien. Les discussions avaient été éprouvantes, revoir un reptile avait aussi remué des choses en lui, il se doutait que pour Stina cela devait être pire. Il la revoyait , rejetée de son village, menée au pilori. La colère l’envahit . Il espérait que le projet de réconciliation du capitaine marche car pour l’instant remuer ces souvenirs était douloureux pour tous et destabilisant : personne n’avait envie de réaliser qu’il pouvait être un bourreau et une victime. D’habitude Stina était quelqu’un qui se maîtrisait, Joan avait dû lui dire quelque chose de terrible. Il se déshabilla, se coucha mais il la connaissait bien, elle ne dormait pas. Il attendit dans le noir qu’elle craque, sans se douter que Joan avait remué en elle un passé douloureux. Elle l’avait entendu se mettre au lit, d’un côté elle espérait qu’il vienne vers elle pour la rassurer, lui montrer qu’il la comprenait malgré sa réaction excessive, de l’autre elle avait besoin de sa tendresse. Elle pensait à la détresse de Joan, qui l’avait touchée plus qu’elle n’aurait voulu. Cela faisait longtemps maintenant, elle croyait avoir fait son deuil. Dire que ce n’était que le début de ce déballage. Elle revoyait Mina courir vers elle, joyeuse. Les larmes remontèrent avec son souvenir , Mina n’était plus, capturée et vendue. Stina essaya de refouler ses larmes mais elle avait besoin de lui :
- je peux venir ?
-bien sûr, qu’est-ce qui s’est passé avec toi ? Je ne te connais pas si explosive.
Elle se blottit dans ses bras, tremblante, étonné il constata qu’elle pleurait, il la serra très fort et la caressa doucement
-mais qu’est-ce que tu as ? Tu sais ce n’est pas si grave ta réaction, il s’en remettra et peut-être que tu leur as sauvé la mise, alors au contraire…
La protection qu’il lui procurait la fit craquer complètement. Il comprit que les confidences de Joan avaient sans doute déclenché quelque chose de plus profond. Il attendit jusqu’à ce qu’elle commence à se calmer,
- Joan ressemble à une amie, en fait ma sœur de lait, nous avons grandi ensemble, nous ne pouvions nous passer l’une de l’autre. Ils nous ont prises ensemble mais elle a été vendue à un habitant de la ville bien avant moi, les reptiles aiment les peaux claires, les cheveux blonds. Moi j’étais petite, brune, je ne coûtais pas aussi cher. Joan m’a dit ce qu’ils leur faisaient en ville pour pouvoir les revendre et éviter les métis, si je n’avais pas été à la campagne, on nous aurait enlevé notre enfant, Ezzra. Nos maîtres nous ont bien traité, finalement et mon propre frère les a tués devant moi.
-Tu ne pouvais pas savoir,
- cela m’a fait plaisir, Ezzra, j’ai eu du plaisir à voir leur mort et maintenant je réalise que c’était peut-être des gens bien. Je ne suis pas mieux qu’eux. Je veux que notre enfant grandisse sans connaître cette horreur, je veux en faire quelqu’un de bien.
-ce sera quelqu’un de bien , comme toi. Tu es une femme de bons sens Stina, cela m’a toujours frappé pour quelqu’un de ton âge, tu n’es pas responsable de tout, ce serait trop lourd à porter. Si le processus de paix marche, nous resterons encore un moment, mais je crois qu’il sera mieux pour nous de t’éloigner un temps de tout cela. Tu n’as jamais connu un monde en paix, comme le mien, il n’est pas parfait mais je crois que cela te ferait du bien de ne pas avoir de telles choses sur les épaules et de mener une vie sans soucis. Tu es jeune et tu as l’expérience d’une vie entière chez nous. C’est trop , il ne faut pas que tu te laisses abîmer par tout cela. Ce n’est pas bon pour une future maman, ni pour notre enfant.
Il caressa alors son ventre tendrement et l’embrassa. Elle reprenait son équilibre et ils se sentaient très proches. Ezzra voulut détendre l’atmosphère,
-allez, viens chez ton gros nounours.
-nounours ? qu’est-ce que c’est ? Il ne put s’empêcher de rire, Stina n’était vraiment pas du même monde.
-bon, un gros câlin et demain tu va parler au capitaine, finalement ce n’est pas lui le problème d’accord ?
- Quoi ? tête de mule ! Je ne comprends pas comment tu peux admirer un homme pareil.
- Tu verras, plus tard tu changeras d’avis.
- En tout cas il ne mettra pas les pieds ici, tu peux dire ce que tu veux.
-je sais, c’est toi qui l’invitera comme une grande.
-Ezzra !
-On verra, allez viens, fais pas ta revêche. » Il l’embrassa cette fois comme un mari et lui fit passer ses soucis et sa mauvaise humeur d’autant plus rapidement qu’ils en avaient besoin tous les deux.
***
A la cour du roi Attale c’était l’effervescence, il n’y avait plus de doute, Panathénon avait aidé les esclaves à rejoindre leur vaisseau et à décoller. Trois messagers avaient confirmé sa présence sur la frontière mais un autre vaisseau l’accompagnait, ce qui était plus inquiétant. Il aurait dû les écouter. Son conseil était dans une situation d’incohérence totale, il regrettait l’absence d’Anténor et du savant, que lui auraient –il dit? Il appréciait leurs points de vue et leur mesure. Les généraux étaient décidés à attaquer, devait-il les laisser comme lui conseillait Eleuthère, son nouveau premier ministre ? Il soupira. Il apposa son doigt sur la cire du cachet de l’ordre de mobilisation.
Curtis se réveilla, il n’était pas très sûr d’avoir entendu quelque chose, il réalisa alors qu’elle était dans ses bras et le regardait, elle aussi avait été réveillée. Ils se fixèrent, chacun sachant ce que cela signifiait , l’instant fut court et intense, le baiser fort et rapide. Déjà ils s’habillaient mais lorsque Joan enfila sa combinaison, elle entendit distinctement :
-Non, Joan, tu mets la tenue des femmes, ce n’est pas le moment de faire ta féministe. Tu vas les rejoindre, d’accord ! « Son ton impérieux ne lui plut pas, elle prit sur elle,
- Je suis un agent, je mettrais la tenue des femmes par-dessus, où est le problème ? Si jamais ils nous attaquent je serais beaucoup plus à l’aise pour me défendre. Il la regarda d’un air sceptique mais ne dit plus rien, il la connaissait.
Ils étaient déjà prêts à sortir, lorsqu’il s’arrêta devant la porte,
- Serais- tu capable de ne pas te mettre dans un guet-à-pens ?
- Je serais prudente, en générale c’est à cause de vous capitaine, qu’il m’arrive des bricoles !
- Agent Randall, vous êtes exaspérante !
- Flattée, capitaine,
- Je sais, dit -il en ouvrant la porte avec un sourire mais rapidement la situation le ramena à la dure réalité. L’horreur. L’attaque des reptiles avait commencé, le premier vaisseau était en feu ! Heureusement que le cyberlab était plus costaud, les projectiles enflammés ne faisaient qu’érafler sa carlingue. Le village commençait à brûler, les femmes et les enfants criaient, des guerriers tentant de les rassembler pour les mettre à l’abri en maîtrisant la panique. Il fallait se battre pour leur survie, il n’y avait pas à hésiter.
Ils saisirent rapidement la situation, retrouvèrent Ezzra, Malik et le chef Tantar, accompagné de quelques hommes sur la place du village.
- Nous allons prendre le cyberlabe, il faut que le rassemblement aille plus vite, c’est trop lent ! Joan va les assister avec Ezzra, Chef Tantar nous allons utiliser une arme radicale, transmettez la consigne suivante à vos hommes : dès qu’ils voient le vaisseau , il faut fuir le combat, sinon ils seront morts dans le feu !
- Entendu, mais les reptiles sont déjà presque ici, comment allez vous passer ?
C’est alors qu’ils entendirent le bruit familier des moteurs, le cyberlabe s’élevait doucement, aussitôt Joan, Curtis, Ezzela crièrent en chœur :
- Aux abris, courez ! Tout le monde alla vers l’autre bout du village
Le canon à proton cracha alors un déluge de feu sur les assaillants, ce n’était plus une bataille mais un massacre. Les hurlements des combattants exterminés , leur déroute dura à peine une demi –heure, le vaisseau les suivant jusqu’à la frontière mais la scène était insoutenable et semblait durer une éternité. Lorsque le jour commença à se lever, le nombre de corps de leurs ennemis qui jonchait le sol était impressionnant. La puissance du feu du vaisseau était enfin saisie par l’ensemble des habitants, ils étaient sous le choc, n’ayant jamais pu sortir presque indemnes des attaques des reptiles auparavant. D’habitude les disparus se comptaient par dizaines et chaque famille comptait un mort.
La guerre durait depuis si longtemps. Pour la première fois le combat avait tourné radicalement en leur faveur. Ces étrangers étaient puissants, Tantar comprit que s’ils venaient à plusieurs vaisseaux, ils avaient enfin une chance de tout arrêter. Ils s’attendaient à voir sortir un homme roux, mais Il était avec eux.
Lorsqu’ en sortirent ces créatures étranges, leurs préjugés les plus ancrés sur l’apparence s’écroulaient : ils devaient leur survie à des êtres qu’il avaient toujours considérés comme des monstres. Le reptile les regardait craintif mais comprit que son acte avait changé leur regard, même Mala saisit dans l’étonnement et le silence des habitants que quelque chose les avait ébranlés. C’était la première fois qu’ils n’étaient pas vaincus, soit par les rapts , soit par les combats, ils s’attendaient à une extermination des leurs et étaient survivants.
Tantar alla alors vers eux et s’inclina,
-merci, vous nous avez tous sauvés. Panathénon, je viendrais avec vous négocier la paix auprès du roi Attale.

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Jeu 20 Aoû 2015 - 12:31
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] L'identité
Hello Elaine !

Et bien quoi ? Pas de suite hier... toujours rien à mi-parcours d'aujourd'hui (version heure française...). Qu'est-ce donc ? C'est que nous commencions à nous habituer à nos petites doses quotidiennes Wink .

Quoi, je te mets la pression Devil ?

Je veux juste un peu de lecture... Chut

Belle journée !

Limeye
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Jeu 20 Aoû 2015 - 20:35
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Elaine
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Sujet du message: [fan fiction] L'identité
coucou Limeye,


mais NOOOOOOOOOOnn, la pression tu rigoles ?! Ashamed

Je suis blindée Mr. Green Mad

suffit de demander Wall

Bizz vizz
Elaine



Les cris de joie fusèrent , les gens se jetaient dans les bras les uns les autres mais lorsque certains hommes voulurent malmener des cadavres de reptiles, Curtis s’interposa avec son équipe. Aussitôt tous se figèrent, ils ne comprenaient plus sa réaction, il avait donc combattu avec eux !
Curtis aurait dû être furieux d’avoir permis ce massacre mais Anténor interférait : l’échec d’en arriver là était compensé par la joie de les avoir vaincu.
- Habitants, nous avons mis notre force de frappe à votre service pour vous sauver mais si vous voulez la paix, il faut respecter l’ennemi. Chef Tantar demandez leur de ramasser les corps, soigner les rares blessés et nous les ramènerons auprès de vos ennemis.
Il ne faut pas baisser la garde et protéger le village de la prochaine attaque.

- Vous croyez qu’ils vont revenir ?

- C’est certain, une telle humiliation ne pourra passer, c’est une espèce fière qui en domine deux autres et sacrifier les inférieurs ne lui fera rien, répondit Panathénon catégoriquement


Tantar acquiesca,

- Que conseillez-vous ? Panathénon regarda le capitaine, qui répondit

- Le village doit être entouré d’un cordon défensif, nous fabriquerons un produit ignifuge pour protéger les habitations du feu. Il faut se mettre d’accord sur le rôle de chacun, les femmes et les enfants doivent savoir où aller se protéger. Nous ne pourrons plus nous permettre la lenteur que j’ai vue ce matin.

-chef Tantar ?

Un messager étranger venait d’arriver, il annonçait l’arrivée de son chef et des guerriers de son village. Tantar échangea quelques mots avec lui et regarda Curtis, contrarié ;

- Nos alliés vont arriver et nous n’avons pas assez de logement après ces destructions. Que nous conseillez-vous capitaine ?

- Qu’ils aient des tentes à l’abri des maisons, il faut noter le nom de chaque combattant, savoir exactement combien nous sommes pour répartir les forces. Ezzra et moi vous aiderons pour la logistique,
Curtis et Ezzra se mirent en devoir d’expliquer les points à prévoir : au départ les mesures leur semblaient inutiles mais avec l’arrivée d’hommes de plus en plus nombreux, tous les habitants comprirent que cela garantissait leur sécurité. L’autorité naturelle de Curtis et sa force permirent de calmer d’entrée de jeu des comportements de guerriers, impatients et agressifs. Lorsque son équipe du vaisseau lui rendit compte de l’état des troupes, il les renvoya en inspections régulières sur zone. Il aurait fallu régulièrement se rendre dans l’espace détecter des vaisseaux de la police interplanétaire mais ils manquaient de temps. D’après ses estimations, encore trois jours à tenir.
Joan de son côté s’occupa d’apprendre aux femmes à se mettre avec leurs enfants en sécurité. En trois exercices d’entrainements l’évacuation était deux fois plus rapide. Joan essayait de les aider dans le quotidien, la cuisine, mais ne savait en pratique pas faire grand-chose avec leurs ustensiles. Stina comprit que Joan ne s’était jamais occupée d’une maison et n’avait pas été élevée dans ce but, Joan parlait de machines inconnues qui faisaient toutes les tâches les plus dures. L’ attitude très ironiques parmi les femmes changea toutefois dans le contexte de l’arrivée massive de guerriers venus les soutenir. Ces hommes, une fois installés, les armes prêtes, commençaient à les regarder et certains, au lieu d’aider aux travaux de fortifications, en profiter pour leur parler de façon trop directes à leur goût.
Un guerrier du sud prit même une très jeune fille par la taille pour amuser ses amis, qui faisaient le guêt. La petite se débattait de plus en plus. N’y tenant plus Joan se leva , regarda le guerrier sévèrement et tenta de saisir la main de la jeune captive. Le guerrier en profita pour ricaner davantage. Joan demanda à Stina de traduire :
-lachez là !
-je ne fais rien de mal, ma belle , tu veux participer ?
- Nos hommes vous ferons payer cet affront , cria une autre femme dans le fond, une autre partit prévenir les hommes.
Il était deux fois plus costaud qu’elle, Joan le toisa,
- Lachez- là.

Il voulut alors la prendre aussi mais elle réagit par une prise qui le fit hurler de douleur et lâcher la fille. Furieux de s’être fait avoir, il bondit pour la frapper mais elle l’évita rapidement et le saisit par le bras, le plaqua au sol , le genou dans le dos en lui tordant le bras. D’un coup latéral de la main elle l’assoma, sous les yeux sidérés des deux autres, l’un voulut l’attaquer mais derrière elle une voix impérieuse ordonna :

-assez ! C’était leur chef avec quelques hommes qui accompagnaient Curtis et Tantar, furieux. La tension était à son comble. Joan relâcha l’homme en se relevant, il était furieux mais ne dit rien.

Tantar la regardait d’un drôle d’air puis Curtis,

- Les femmes savent se battre chez vous ?
- Pas toutes, mais Joan oui, elle est comme Ezzra un agent du gouvernement. Elle sait se battre comme un homme.
- Chef Irion, que cela ne se reproduise pas, nous en reparlerons au conseil. Joan merci, d’avoir agi ainsi. Vous aviez raison capitaine, nous pouvons lui confier l’encadrement des femmes. Il est temps de réunir le conseil en urgence avant la fin du jour, femmes, vous vous chargerez du repas, nos alliés ont rapporté des provisions supplémentaires.

Curtis dut admettre que Tantar était un chef discret mais respecté par tous, il regarda Joan d’un air qu’elle connaissait bien« tu ne pouvais pas t’en empêcher hein ? « ce à quoi elle répondit radieuse,

-il fallait bien que quelqu’un soit là, non ?

Elle vit qu’il était très fier d’elle.

Le conseil rassemblait désormais beaucoup de monde, 18 chefs avaient répondus présents, chacun étant venu accompagné d’une 100 aine de guerriers, soit environ désormais deux milliers d’humains contre 10 fois plus de reptiles. L‘estimation n’était pas en leur faveur et ce n’était pas leur cohésion qui allait être leur force, Curtis se désespérait du chaos qui régnait depuis plus de deux heures. Ils avaient travaillé avec acharnement toute la journée et il était fatigué, énervé par le gaspillage de temps et d’énergie.
Il regardait Tantar, leurs regards se comprirent, le vieux chef l’incitait à trouver une solution. Il sortit avec Ezzra, intrigué mais sachant que ses inspirations subites étaient souvent géniales, se dirigea vers les femmes, et leur parla :
- J’ai besoin de trois d’entre vous, Joan, la jeune fille que le guerrier a molesté et la femme qui est venue nous trouver ; voulez vous bien m’accompagner pour parler aux hommes ?
- Que veux-tu faire, je croyais que nous n’avions pas le droit d’y aller
- En effet, mais cela fait deux heures qu’ils s’écoutent parler sans rien faire : j’ai besoin d’une interruption pleine de sens pour leur faire comprendre que l’urgence n’est pas de savoir qui est le meilleur mais comment vous protéger.
- Je vous accompagne, fit la jeune fille en s’avançant.
- Moi aussi.
- Très bien , faites moi confiance, c’est moi qui vous y emmène.

Curtis retourna alors en leur compagnie à l’intérieur de la maison du chef, la vue des femmes fit aussitôt régner le silence. Tantar joua le jeu,

- Etranger tu as enfreint nos règles en les connaissant, pourquoi ?
- Dans notre monde les femmes sont les égales des hommes mais là n’est pas le problème : pendant que vous bavassez à savoir qui doit mener la charge, les femmes , elles, ont travaillé, préparé les repas de tous, le logement sans poser de question, dans l’intérêt général. Pour que vous puissiez les défendre, et que faites vous ?
Regardez cette jeune fille, un des guerriers n’a rien trouvé de plus intelligent que de la taquiner, faisant perdre le temps de tout ceux qui ont dû la protéger. C’est une autre femme qui l’a défendue. Vous en êtes conscients ?
Si vous voulez avoir une chance de résister à cette armée plus nombreuse et plus organisée que nous , il va falloir mettre de côté votre fierté et travailler ensemble, pour la protection de tous. Nous n’avons pas droit à l’erreur.

Un silence gêné se fit, Curtis continua,

- Je propose que Tantar prenne la direction des chefs, chaque chef responsable d’un secteur pour centraliser nos informations quant à la localisation des troupes autour du village et sur la frontière. Nous, nous prendrons le vaisseau pour vous épauler.
Joan encadrera les femmes sous les ordres d’Ezzra , qui est son supérieur dans la police, je veux des hommes fiables pour lui obéir et protéger les femmes : j’ai ici dessiné un plan d’attaque pendant vos discours, si vous y voyez des faiblesses, transmettez les moi.

Il y eut des remous dans l’assemblée, Joan ressortit avec les deux femmes mais son discours avait porté ses fruits. L’étude du plan ne dura qu’un demi heure, les suggestions furent précises et chacun sortit en sachant quoi faire durant la nuit ou le lendemain en cas d’attaque. Un contingent d’hommes était de veille tout autour du village, Mala dans le cyberlabe avec John. Ezzra et Malik les relaieraient quatre heures plus tard, puis Curtis et le professeur.

Tout ceux qui n’étaient pas de veille se couchèrent afin de récupérer. Curtis rentra chez lui, pensée qui sur le moment lui fit une curieuse sensation, celle d’avoir une place, mais ce n’était pas le village, qui la lui donnait cette place, c’était elle. L’idée lui plu. Après s’être rafraîchi, il rejoignit Joan, qui ne dormait pas encore. Elle se blotti contre lui, tendrement, la journée avait été éreintante. En y pensant il réflechissait à son plan de contre-attaque , progressivement ses vieilles hantises envers Joan revenaient au galop. Elle sentit le changement de rythme de son cœur, le regarda et reconnu dans son regard un souvenir assez récent, dans une autre vie : il prenait son sens à la couleur des événements.
- Curtis, même si je vivais dans une bulle, tu aurais peur pour moi, n’est-ce pas ?
- Que veux-tu dire ?
- Je le vois dans tes yeux, tu as peur.
- Pas toi ?
- Oui et Non. Je suis dans tes bras, j’y suis bien, même si je risque quelque chose et que je sais que tu t’exposes encore plus, je garde l’espoir que nous en sortiront indemnes. Je ne voulais pas parler de la peur de demain, de nos risques, de l’adrénaline. Nous sommes entraînés à cela. Surtout toi, tu es courageux, imaginer que tu puisses avoir peur en t’ayant vu comme moi depuis tant d’années te battre, ce n’est pas cela.
- De quoi alors ?
- De ta peur viscérale
- Que veux-tu dire ?
- Je sens en toi, après avoir baissé la garde du parfait héro, une blessure si profonde, qu’elle ne peut être que très ancienne. Sinon tu m’aurais aimée de suite, tu ne te serais pas protégé.
- Joan, …
- Tu me fais penser à une amie, qui n’a jamais connu ses parents mais elle a toute sa vie couru après leur souvenir, sans épargner sa famille adoptive …C’est la naissance de sa propre fille qui lui a fait comprendre cette douleur inconsolable. Curtis l’ironie de la vie n’a pas de limites : j’ai compris cela quand tu es venu me retrouver hier soir, quand j’ai su que je ne pourrais sans doute jamais te donner un enfant.

- Il ne dit rien, la serra contre elle en tremblant, il avait l’impression d’être un petit garçon, jamais il n’aurait imaginé qu’une autre personne puisse le comprendre aussi bien. Il en tira un bien être qu’il n’avait jamais connu jusque là.

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Jeu 20 Aoû 2015 - 21:18
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] L'identité
merci, merci !

en plus, j'adore ce passage Wow Wow

et Joan joue un super rôle par rapport aux autres villages et aux chefs. Good

Bizz vizz

Limeye
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L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

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Ven 21 Aoû 2015 - 13:00
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Elaine
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Sujet du message: [fan fiction] L'identité
Merci Limeye !

Les choses se corsent maintenant....

Bizz, Elaine


-
Pendant ce temps Mala s’installa dans le vaisseau, John le rejoignit, après un survol d’une demi heure, constatèrent que tout était calme. Ils avaient décidé de déposer leur cargaison discrètement et attendirent que quelqu’un découvre les corps. L’archéologue et l’androïde avaient spontanément proposé de le faire, personne n’avait insisté pour les remplacer.
John avait bien compris qu’il y avait quelque chose entre la jolie blonde et le capitaine, dommage, rarement les belles filles sont aussi intelligentes et courageuses. Elle lui faisait penser à sa petite étudiante, kidnappée, elle aussi, sans doute placée et mariée de force comme Stina. Peut-être avait –elle eu autant de chance, était-elle tombée sur quelqu’un d’aussi bien qu’Ezzra? Il.Les occasions manquées de se consacrer à quelqu’un avaient désormais un goût amer à plus de 45 ans, l’exemple d’Ezzra le perturbait. devait être réaliste, pour lui ne comptait que son métier Il croyait avoir trouvé un équivalent et avait été surpris de voir à quel point il avait été séduit par cette jeunette. Bref il avait besoin de s’isoler pour réfléchir sur sa vie. Une guerre vous remet les idées en place, ramène à l’essentiel.
La présence de l’androïde l’intriguait, il trouvait cet être si humain :pouvait –il aussi se poser les mêmes questions, John sentait qu’il lui manquait aussi quelqu’un, mais il se trompait sur sa nature.
-Ca va Mala ?
- rien à l’horizon, je ne crois pas qu’ils vont attaquer cette nuit, je n’ai pas vu d’activité sur l’écran infra rouge. Ils ont récupéré les corps, ils leur consacreront sans doute un temps de recueil. Ils sont tous rassemblés autour. Si vous voulez vous reposer, j’ai l’habitude de veiller dans l’équipe, j’ai besoin de moins de sommeil qu’un humain.
- Je sais, vous l’avez déjà dit. J’admire votre manière de veiller sur le capitaine , Joan et Ezzra. Cela fait longtemps que vous vous connaissez ?
- oui, plusieurs années. Le capitaine je l’ai même élevé depuis sa naissance avec le professeur, et Crag. Dit –il avec un brin de fierté dans la voie et de tristesse en pensant à sa chère boîte de conserve exaspérante. Cette nuance n’échappa pas à John.
-Crag ?
-Un robot mais quand on le voit il est plus humain que certains hommes, je vous le jure.
-je veux bien vous croire. C’est lui qui vous manque, un ami fidèle ?
- Oui, mais si on le retrouve , vous ne lui dites pas, hein ? Il serait beaucoup trop fier.
Kaleb avait dû laisser le petit être , il avait changé de maîtres. On le conduisait aider des militaires pour défendre une frontière. Il connaissait sa force et il protégerait ceux qui lui faisaient confiance.

Eleuthère et Attale n’étaient plus d’accord, face au nombre de morts, le ministre, derrière lequel se rangeait la majorité des généraux, voulait rassembler toutes les forces disponibles et écraser la communauté humaine. Attale trouvait que le nombre effarant de pertes montrait l’inutilité d’une telle action, l’empereur voulait conclure un accord et arrêter cette boucherie. Le général Britannicus était l’un des rares qui soutenait le roi, les corps des morts avaient été rendus sans mutilations, les blessés avaient pu revenir et parlaient de négociations. Les humains voulaient aussi cet accord. La Cour sentait cette tension et l’ensemble de la ville attendait, inquiète de la décision de l’empereur : sa position était fragile si les généraux faisaient sécession avec le ministre.
Ils n’avaient pas apprécié que le ministre Eumènios soit si sévèrement emprisonnés et n’avaient pas beaucoup de respect pour Attale. Beaucoup de reptiliens avaient peur mais une autre moitié était persuadée que leurs forces seraient forcément victorieuses. Ils ignoraient que le peuple des Lézardions prenait conscience de son exploitation et menaçait de ne plus combattre, c’était la seule chose qui retenait les généraux pour se retourner contre le roi. Attale était le premier monarque à les avoir reconnus comme peuple reptilien, ils lui en restaient reconnaissant. La situation était donc bloquée pendant que chaque camp cherchait des alliés à convertir.

Ezzra se leva pour relayer Mala et John, Stina s’était aussi réveillée, elle était inquiète.
- Rendors toi, tu vois bien c’est calme dehors.
- J’ai un mauvais pressentiment Ezzra,
- La situation est sérieuse, nous sommes en guerre mais je suis habitué à cela, c’est mon métier, j’ai confiance. Lorsque nous rentrerons je partirai souvent Stina, crois tu pouvoir le supporter ?
Elle le regarda très sérieusement, se releva, assise sur le lit,
- Depuis que je suis petite je vois des femmes, des enfants et des parents être tués, enlevés, je ne me suis jamais habituée mais je sais continuer. Je le supporterai parce que je veux un autre monde pour notre enfant.
Elle se leva, se rapprocha de lui pour se blottir contre lui, il la serra dans ses bras et l’embrassa :
- Tu es aussi un bon petit soldat mais ménage toi, tu as porté beaucoup de choses hier, il faut te reposer.
- Je ne suis pas malade, je vais bien. Si tu promets de faire très attention je te promets de faire pareil.
- Tu es adorable.
- Oh, arrête de me chatouiller, ce n’est pas le moment !
- Je ne t’ai pas chatouillée, à quoi penses-tu ?
Il se regardèrent, Stina perplexe , s’écarta de lui et sentit de nouveau cette drôle de sensation intérieur : son regard s’illumina.
- Je crois qu’il a bougé pour la première fois ! C’est très léger, à peine un frisson .
- C’est encore un peu tôt, non ?
- Non, j’en suis sûre ! Elle l’embrassa alors joyeusement, puis prenant sa main, plus émue,
- Promets nous de revenir,
- Promis
Un bruit à la porte leur fit comprendre que Malik venait le chercher, Stina embrassa affectueusement son frère, puis ils rejoignirent Mala et John. Le silence nocturne était impressionnant mais la lune éclairait tout, instinctivement les deux hommes se dirent que ce n’était pas la bonne nuit pour la bataille.


Malik était fasciné par ce vaisseau, il admirait l’intelligence de ceux qui l’avaient conçu pour le peu qu’il en comprenait. L’évidence qu’une civilisation sans guerre progressait deux fois plus vite crevait les yeux quand on voyait le capitaine, Ezzra , mais surtout le professeur. Il sentait qu’il avait envie d’apprendre, enfin quelque chose qu’il ne subissait pas comme le combat mais il savait qu’il devait succéder à son père. Sauf si on retrouvait son frère, alors il pourrait peut-être mener une autre vie, ailleurs, apprendre et découvrir le savoir. Il espérait que sa sœur connaîtrait aussi cet autre monde pour que son neveu ou sa nièce ait un autre avenir.
- Malik, cela semble tranquille ce soir, tu ne crois pas ?
- Oui. Je ne crois pas qu’ils attaqueront de suite. Le capitaine a pris le créneau le plus risqué.
- Je le pense aussi, il l’a fait pour moi par rapport à Stina.
- Oui, vous fonctionnez comme une famille en somme.
- C’est vrai, chacun veille sur l’autre quand il le peut.
- Je ne te l’ai pas encore dit mais je suis content que tu sois devenu mon frère Ezzra. Tu as pris de gros risques en épousant ma sœur. Patrocle y tenait beaucoup, il aurait pu exiger un duel.
- Nous nous sommes expliqués grâce à ta sœur, Patrocle l’a sans doute écoutée.
- Stina le connaît depuis qu’elle est toute petite, nous formions une sacrée équipe avec mon frère.
- Ton frère ?
- Tarek, il a été pris comme beaucoup parmi nous. J’espère qu’il vit encore, c’est lui qui devrait diriger le village à la mort de mon père.
- J’ai connu un Tarek lors de ma capture.
- C’est un nom fréquent chez nous.
- Sans doute. Malik , je n’ai pas l’intention de rester dans ce village avec ta sœur, je veux lui montrer mon monde. En admettant qu’on arrive à conclure la paix avec les reptiliens,
il faudra des années jusqu’à ce que la situation se pacifie vraiment, je ne veux pas de cela pour ma femme et mon enfant.
- Je te crois, moi-même si je pouvais partir je n’hésiterai pas une seconde.
- Stina serait très heureuse de ne pas être seule à New York.
- Ce n’est pas cela, tant que Tarek n’est pas là , je dois veiller sur les miens.
- Je comprends.
- Ezzra, si mon père meurt et qu’il m’arrive quelque chose, il faut que tu saches que Stina te transmet de droit le village à diriger. Tu ne pourras plus partir, elle ne le fera plus à cause de l’enfant. Stina ne reniera pas son héritage jusqu’à la naissance.
- Elle m’a dit qu’elle voulait aussi autre chose.
- Vous n’aurez pas le choix, sauf si tu en parles avant à mon père. Il peut désigner quelqu’un. Dans notre loi c’est le chef de village précédent qui désigne l’héritier s’il n’y a aucun enfant. Les femmes ne peuvent diriger mais transmettre le pouvoir, tu es étranger, tu dirigeras pour ton fils. SI c’est une fille le conseil décidera du successeur.
- Je vois. J’y veillerai merci de me prévenir.

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Ven 21 Aoû 2015 - 15:49
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] L'identité
Merci Elaine pour cette suite !

Ezra se retrouve en situation délicate... ou pourrait s'y retrouver. Tout se passe comme s'il n'avait pas son mot à dire, mais son enfant sera ausi Terrien... les humains, là, ne devraient pas l'oulier.

Tu nous offriras un autre tiboutte ce soir ? Pour fêter le week-end, dis ? jump jump jump

bizz vizz

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Ven 21 Aoû 2015 - 20:17
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Sujet du message: [fan fiction] L'identité
ok!

Panathénon craignait encore un peu l’attitude des guerriers humains mais le professeur ne le quittait pas et les habitants le regardaient avec moins de mépris depuis qu’ils les avait sauvés.
Etait-il plus humain que reptile ? Lui-même n’aurait pas su le dire . Il sentait que sa voix les mettait en confiance, en particulier les enfants et les femmes, c’étaient sa peau et son physique le problème. Quelque fois il enviait le professeur Simon, même si les hommes le redoutaient aussi, ils s’y habituaient plus vite.
L’étude du vaisseau le passionnait, jamais il n’avait ingurgité autant de connaissances en si peu de temps. Jamais il ne s’était senti autant à sa place, utile. Pourtant ce sentiment l’intimidait tellement qu’il avait besoin d’être discret, redoutant de tout casser s’il s’exprimait ouvertement.
Il s’était donc concentré régulièrement sur l’appareil qui devait rendre la mémoire aux gens : ce travail lui avait permis de s’isoler au bon moment des autres membres de l’équipe. Ezzra lui avait donné les exemplaires de sa capture à étudier.

Ce fut Tantar qui le chercha dans l’antre qu’il s’était créée à proximité du vaisseau sans que quiconque ne s’en mèle. Tout le monde était bien trop occupé par les préparatifs de défense. Etonné de voir le chef du village chez lui, il le salua inquiet . Tantar n’était pas à l’aise face au métis mais il voulait s’en faire une opinion, Patrocle l’accompagnait à contre cœur.
- Panathénon, bonjour, je vous dérange ?
- Tantar, honoré de vous recevoir, non pas du tout, bienvenue dans mon laboratoire improvisé. Patrocle, n’est-ce pas ?
- Mmmh , grogna Patrocle sous le regard désapprobateur de Tantar. La vue des reptiles le répugnait toujours autant, une haine farouche l’habitait encore contre tous ceux qui lui avaient volé son avenir. Il ne serait plus le soutien de son meilleur ami maintenant, le pacte qu’ils avaient fait tous les trois avec Malik et Tarek était rompu. Stina ne serait pas sa femme mais celle d’un étranger, il aurait préféré qu’elle meure. Etait –il donc le seul à avoir de la mémoire, tenir à leurs traditions.
Ces reptiles détruisaient leur vie, il fallait les exterminer.
Il écoutait d’une oreille distraite l’entretien, ruminant son malaise face à une créature issue d’un mariage mixte. La mère avait dû être forcée, une esclave, sinon comment imaginer une telle union. La seule chose qui le troublait était son intelligence, il n’aurait jamais cru ces bêtes capables d’autres choses que de violence envers eux et il les avait aidés. Il aurait préféré pouvoir le tuer directement, comme les autres.
L’idée de considérer tous ceux qu’il avait massacrés et écorchés comme des êtres pensant et souffrant comme eux, lui était insupportable et même inimaginable.

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Ven 21 Aoû 2015 - 20:46
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Sujet du message: [fan fiction] L'identité
Tantar était un homme d’expérience, las de cette violence, toute issue possible vers la paix lui paraissait bonne à prendre. Panathénon lui rappelait quelqu’un, quand lui aussi avait connu l’esclavage jeune adolescent, une reptilienne renégate, esclave pour avoir aimé un homme esclave.Elle s'appelait Mitra. Elle lui avait permis de survivre aux durs travaux, elle lui disait qu’il lui rappelait son fils. Tantar se demandait si c’était sa mère, en tous cas ils avaient une apparence de métis très proche, le même grain de peau. Excepté la chaleur, elle avait le sang froid tandis que Panathénon avait leur sang, sa main était chaude.
L’idée d’aider en retour un individu qui aurait pu être le fils de Mitra, quelque part soulageait un peu sa conscience même si la colère et la douleur d'avoir perdu son fils Tarek l'avait longtemps dispensé d'avoir un quelconque scrupule. Le retour de STina avait changé beaucoup de choses, Ezzra et Curtis lui montraient la fierté d'être un homme d'honneur à nouveau.
Ce sentiment était si apaisant, comme si les violences vous ôtaient vraiment toute dignité.
A son âge il avait besoin de la retrouver.
La question qu'il voulait poser était délicate, le sujet tabou, d’habitude ces enfants naissaient de la violence. Panathénon les avait sauvés mais pouvait il avoir confiance en lui pour négocier avec ses ennemis ? Cherchait-il une vengeance de son côté?
- Panathénon vous êtes venu avec Curtis Newton, l’avait aidé à s’enfuir, c’est un humain, pourquoi ?
- Je n’ai jamais considéré les humains comme mes ennemis, mon intérêt c’est la science, la guerre est trop longue, Curtis veut l’arrêter.
- Pourquoi avez –vous massacré les vôtres pour nous sauver?
- Ce n’était pas les miens, les lézardions ne sont pas considérés comme les reptiliens dans notre société. Les métis non plus d’ailleurs. Il faut accepter quelques sacrifiés quand le but est noble, qu’est- ce que quelques centaines de morts face aux milliers mis en esclavages ou massacrés depuis plus de 20 ans ?
- Je peux vous poser une question personnelle ?
- Mon ascendance ? c’est drôle les reptiles aussi me posent toujours cette question. Il sourit jaune, regardant le mépris de Patrocle.
- Ma mère était reptile, mon père humain, son esclave. C’était interdit par la loi, il a été exécuté et elle asservie. J’ai été élevé par un couple reptilien sans enfants qui s’était porté volontaire. J’ai eu plus de chance que ma mère, qui travaillait dans les carrières de pierre de la frontière sud. Lorsque les humains ont fait des raids ils l’ont exterminée, comme si elle avait été esclavagiste.
- Votre mère l’avait sans doute forcé ! cria Patrocle, révulsé par l’histoire.
- Je n’en sais rien, je sais juste qu’elle l’a aimé et je me souviens du regard bienveillant de mon père. Je les ai à peine connu. A partir de mes 8 ans, il était devenu difficile de cacher mon origine. Mon éducation je la dois à mes seconds parents, qui m’ont toujours respecté, même si cela vous étonne.
- Non, Panathénon, je me permets de vous le demander car je dois la vie à une reptilienne moi aussi, elle vous ressemblait, son nom était Mitra.
- Ma mère s’appelait Euridia, elle était issue de la noblesse. D’autres reptiliennes ont aimé des humains.
- C’est répugnant ! cracha Patrocle
- Patrocle, si tu ne sais pas te maîtriser j’aurais dû demander à Ezzra ! Patrocle lui lança un regard haineux. Tantar l’avait forcé, il n’allait tout de même renier ses idées face à cette race !
- Panathénon je vous demande tout cela pour savoir si je peux vous faire confiance, vous nous avez sauvés, chez nous cela veut dire beaucoup et même pour mes guerriers les plus opposés aux vôtres. Nous avons une dette, je vous accompagnerais jusqu’à ce que notre dette soit quitte. Vous , métis êtes maltraités par les deux côtés, je m’engage à défendre vos droits.
- Je ne m’attendais pas à cela, vous n’y êtes pas obligés.
- Mitra m’y oblige.
- Je comprends, mon père m’y oblige aussi.
- Oui.
Les deux hommes se comprirent sans en dire davantage.

Dernière édition par Elaine le Dim 23 Aoû 2015 - 16:57; édité 1 fois
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