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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
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Mar 28 Jan 2014 - 01:03
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O-tho
Captain Future
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Limeye,

Un bateau ah! Je vois ca d'ici tiens...et Hop que je te le bidouille pour qu'il avance plus vite, navigue en auto-pilote ou qu'il roule sur terre aussi ("ce serait plus pratique"...) Mr. Green Very Happy Wink

Pour la robe, tout n'est pas encore perdu Mr. Green ! Suggestion: Joan laisse entendre a Jelle car frustree que ce qu'elle a vu et essaye est Ok mais ne repond pas a ses attentes completement, et la Jelle de lui suggerer de la dessiner elle-meme! Apres tout elle ne l'a pas encore achetee non?

Bon mais de nouveau moi j'ecris pas... Mr. Green

O-tho

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Mar 28 Jan 2014 - 01:03
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Mar 28 Jan 2014 - 03:46
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flamme
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou les filles!

O-tho, tu as tout de même du potentiel pour les pirouettes d'auteur, à propos de la robe! Mr. Green Good

Je pense aussi que Curtis serait sûrement tenté d'apporter des modifications-améliorations à son bateau avant longtemps, quand même il s'agirait pour lui que de s'occuper un peu... Mad

Quant à Ken, son mode de vie américain (pour la bouffe) va être difficile à laisser tomber, je crois Laughing ...

Et j'ai bien aimé l'intervention de Curtis, sans aucun doute la plus efficace pour mettre un terme au râlage (français) et au chialage (québécois)! Clap

Bizz
Flamme
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Mar 28 Jan 2014 - 09:09
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limeye
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou les filles !

O-tho, j'aime beaucoup ta conclusion "moi j'écris pas..." d'ailleurs, et le défi ??? On attend ta version (smiley qui regarde sa montre)

je garde ta pirouette pour la robe à l'esprit, y'a peut-être moyen de me récupérer Very Happy

pour les bateaux qui roulent, cela existe déjà ! Dans les parcs à moules... en baie du Mont St Michel (mais sans doute ailleurs aussi).

j'avais oublié hier de vous envoyer quelques liens vers des photos, car le moulin à marée existe bel et bien (Pascal connait certainement !).

http://petitlien.fr/70ff

http://petitlien.fr/70fg

http://petitlien.fr/70fh

La dernière photo est petite, mais elle peut vous permettre de comprendre pourquoi j'ai choisi le nom de "rivière verte" pour Abain Uaine...

et voici aussi le récit du jour ! bonne lecture et bonne journée pour vous flower

Limeye


28 janvier. Ixiopolis

Joan et Curtis sont repartis ce matin-là pour Ixiopolis, laissant Ken aux bons soins de Victor, Salomé et Ezra. Ils ont rendez-vous en début d'après-midi au Service de l'Aménagement du Premier Continent. Ils arrivent un peu avant midi et retrouvent Simon et Otho au Comète. Joan comprend tout de suite aux questions de l'androïde qu'il s'ennuie de Grag, et espère que Curtis le laissera repartir avec eux. Le professeur propose à Joan de lui faire une prise de sang, et pendant que tous les trois déjeunent, il en fait l'analyse.

- On aura les résultats complets tout à l'heure, après le rendez-vous, dit-il. Il y a des petites choses qui prennent un peu de temps à s'afficher. Voulez-vous que nous vous accompagnions au rendez-vous, Curtis ?
- Oui, j'aimerais avoir votre avis et que vous suiviez le dossier du projet tous les deux aussi. Vos remarques me seront précieuses.

Ils passent une bonne partie de l'après-midi là-bas. Les deux fonctionnaires qui s'entretiennent avec eux comprennent aisément et rapidement les besoins du Capitaine. Très vite, quelques solutions se dessinent, notamment à Doban, mais aussi dans la péninsule occidentale. Curtis leur laisse des données concernant le projet et les deux hommes leur conseillent d'aller voir les lieux.

- C'est le mieux, malgré toutes les projections que l'on peut faire ici, Capitaine, dit l'un d'entre eux. C'est ainsi que vous vous rendrez le mieux compte des lieux, et de certains paramètres qu'on peut modéliser, c'est vrai, mais... la lumière, l'exposition, les alentours...
- Hum, oui, je comprends. Et bien, nous entamerons des visites prochainement.
- Vous pourrez aussi rencontrer les autorités locales, dont il faut l'accord, bien entendu.
- Combien d'autorisations faut-il demander ?, s'enquiert-il.
- A partir du moment où le projet est validé au niveau du ministère compétent (recherche, défense, enseignement, santé...), il doit l'être aussi par les autorités locales. Nous sommes aussi des relais entre les différentes parties, pour apporter des précisions, voire des modifications. Notre principale exigence porte bien entendu sur l'usage du foncier, mais nous vérifions aussi l'ensemble du projet, notamment en ce qui concerne les normes énergétiques.
- C'est à dire ?, demande Simon, vivement intéressé depuis le début de l'entretien.
- Les bâtiments doivent être totalement autonomes en énergie, l'eau qui en est rejetée doit être dépolluée. Pour un laboratoire, nous devons être très exigeants sur ce point, et vous très vigilants...
- J'imagine qu'il y a aussi des précautions à prendre concernant le matériel utilisé, les rejets éventuels dans l'atmosphère...
- Vous voulez mener des expériences dangereuses, Capitaine ?
- A priori, non, cela sera réservé à Tycho, lieu idéal s'il en est pour cela. Mais on ne sait jamais... Le but de ce laboratoire est avant tout d'être au service des Ixiens.
- Voici le dossier complet sur les normes, poursuit le deuxième en lui tendant une clé de données. Certaines ne concernent a priori pas votre projet, mais vous serez peut-être intéressés par les connaître. Il nous arrive parfois de devoir en effet utiliser des normes propres aux hôpitaux pour un laboratoire d'analyses médicales, par exemple.
- Je vois. Bien, Messieurs, merci de votre disponibilité. Je pense que nous avons fait le tour de la question pour le moment. Simon ?
- Non, rien de plus. Merci à vous.

Ils se saluent et regagnent rapidement le Comète. Joan en profite pour se changer pour la soirée, ils sont attendus chez Mary-Ann. Simon revient peu après du laboratoire pour leur annoncer qu'au vu des derniers résultats, Joan s'est débarrassée de la bactérie. Mais il préconise un suivi avec une nouvelle prise de sang d'ici une semaine.
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Dernière édition par limeye le Jeu 6 Fév 2014 - 09:46; édité 1 fois
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Mar 28 Jan 2014 - 12:22
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flamme
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Coucou Limeye!

Merci pour les liens! Je me disais aussi que tu devais avoir des images précises en tête en nous décrivant les paysages de la visite en bateau d'hier! C'était magique, cette petite randonnée nautique! Wow Clap

Curtis fait connaissance avec la bureaucratie ixienne... Les normes énergétiques semblent exigeantes, mais le résultat en vaut la peine! Les normes terriennes ne font pas le poids, j'en suis sûre... Confused

Bizz et bonne journée!
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Mar 28 Jan 2014 - 14:41
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Frégo 80
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Limeye!


"Vous voulez mener des expériences dangereuses Capitaine?" Shocked Neutral Ça ce serait vraiment une première sur Ixio! Décidément, il y a certaines choses où Curtis ne peut pas se refaire! Mr. Green Heureusement, on est à JIYD, et que les Ixiens savent cuisiner ceux qui amènes des projets! Mr. Green

A+

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Mer 29 Jan 2014 - 08:41
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limeye
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Coucou les filles !

Curtis est prudent, Frégo, les expériences dangereuses ce sera pour la Lune !

oui, Flamme, la rivière d'Abain Uaine existe vraiment, sous un autre nom bien entendu Wink

pour aujourd'hui, autres rendez-vous... je vous laisse découvrir !

belle journée flower

Limeye


29 janvier. Ixiopolis

Joan et Curtis quittent le Comète assez tôt ce matin-là. Ils ont un premier rendez-vous à 9h avec un médecin du service de psychiatrie de l'hôpital central d'Ixiopolis, là où July avait été admise après le décès de William. Joan se demande si, depuis, les pratiques ont évolué dans ce service. Non que sa mère y était mal suivie, mais simplement, son cas dépassait les compétences des médecins présents. Simon a proposé de les accompagner et c'est bien volontiers qu'elle a accepté. Elle va devoir prendre des décisions importantes pour sa mère et se sent soulagée du soutien de Curtis, mais aussi de Simon. Elle sait qu'il a accompagné Curtis à la clinique "White Butterfly" et qu'il a vu sa mère. Mais aussi qu'une seule visite peut suffire à Simon pour avoir une opinion sur son cas, d'autant qu'il a connaissance de son dossier médical. Elle fait entièrement confiance au cerveau volant.

Ils sont reçus très rapidement par un médecin que Joan ne connait pas, mais pour cause. A l'époque, elle était encore enfant et quand Ezra, Victor et Salomé avaient pris la décision de faire hospitaliser sa mère sur Terre, elle n'avait pas vu les médecins. Mais elle connait le nom de ceux qui l'avaient suivie à l'époque. Celui qui les reçoit n'était pas encore en poste. C'est un homme d'une bonne quarantaine d'années, qui leur explique qu'il se trouvait à Doban lorsque July Randall avait été admise dans leur service.

- J'ai consulté le dossier que vous m'aviez transmis, Miss Randall, dit-il. Le cas de votre maman est très particulier. C'est une dégénérescence neurologique, n'est-ce pas ?
- Oui, docteur, répond-elle. Le diagnostic a été assez ardu, et les traitements inexistants. Nous n'avons pu déterminer que récemment que sa perte de mémoire se serait produite tôt ou tard, mais que la disparition de mon père a provoqué un choc si violent pour elle que cela l'a profondément affectée.

Le médecin se tient le menton, pensif. Curtis a déjà le sentiment qu'il ne pourra pas faire grand-chose pour July Randall. Mais ce que le jeune homme veut faire comprendre, c'est qu'aucun d'entre eux ne s'attend à ce que l'on puisse guérir July. Simplement, qu'on accepte de la prendre en charge.

- Votre maman est toujours sur Terre à l'heure actuelle, n'est-ce pas ?
- Oui, elle est suivie par le docteur Montgomery, un très bon spécialiste. Je la sais entre de bonnes mains là-bas.
- Pourquoi voulez-vous donc la faire venir à Ixiopolis si vous estimez que la clinique qui la suit est des plus compétente ?, s'étonne-t-il.
- Parce que nous nous installons sur Ixio et que je souhaite pouvoir l'avoir près de moi, pouvoir lui rendre des visites aisément.
- Oh, je comprends, pardonnez-moi, je m'interrogeai un peu sur le sens de votre démarche. Malheureusement, je ne pense pas que notre service soit vraiment adapté pour elle. Nous ne suivons pas vraiment les pertes de mémoire. Bien sûr, quelques-uns de nos patients en souffrent, mais ils souffrent surtout de pathologies psychologiques.
- Oui, bien entendu, répond Joan un peu déçue.
- Je vais plutôt vous renvoyer vers un de mes collègues, en neurologie, qui officie à l'hôpital central de Doban. C'est un très bon spécialiste, et il vous conseillera mieux que moi.
- Merci, docteur.

En sortant, Curtis passe son bras autour de la taille de Joan. Il la sent triste et déçue de cette visite.

- Ma douce, garde confiance. Je ne suis pas étonné des réponses que nous avons eues ce matin. Elles étaient à prévoir, et le médecin que nous avons vu ne nous a pas menti. Leur confier ta mère aurait été une erreur, autant pour elle que pour eux. Même avec de la bonne volonté, ils n'auraient pas su quoi faire pour elle, et elle n'aurait pas bénéficié de soins adaptés comme elle en reçoit à New York.
- Tu crois vraiment ?
- Oui, bien entendu. Les gens que nous allons rencontrer cet après-midi semblent bien mieux à même de la suivre, mais restons prudents pour l'heure. Tout ce que je peux te dire, c'est que lorsqu'Ezra, Victor et Salomé ont pris la décision de la faire interner sur Terre, ils ont pris la bonne décision, n'est-ce pas Simon ?
- Je suis tout à fait d'accord avec toi, Curt, répond le cerveau qui plane auprès de Joan. Je n'ose imaginer comment serait ta maman si elle était restée ici. Elle n'aurait pas subi de maltraitances, cela est certain, mais... elle n'aurait pas conservé une certaine autonomie et ne serait peut-être pas en aussi bonne santé qu'elle l'est encore.

Joan soupire, s'appuie un instant contre l'épaule de Curtis qui la réconforte en la serrant un peu plus contre lui.

- Bien, dit-il, il est encore tôt. Que diriez-vous d'une petite promenade au jardin des plantes ? Il fait bon et Simon ne connaît pas encore cet endroit.
- C'est une bonne idée, sourit Joan. Nous irons déjeuner ensuite.

Ils se promènent alors un moment dans les allées, Simon admire les collections de plantes. Curtis n'est pas mécontent de son idée, car il sent Joan se détendre au fil de la promenade et elle retrouve même le sourire lorsqu'ils s'attablent dans un petit restaurant. Ils ne s'y attardent pas et se présentent pour 14H30 à leur second rendez-vous de la journée.

L'hôpital Pasteur se trouve à l'extérieur de la ville. C'est un établissement construit il y a une vingtaine d'années, en partie pour désengorger l'hôpital central et répartir les différents services entre les deux établissements. Le bâtiment, comme tous les bâtiments publics d'Ixiopolis, est construit de manière à capter le maximum d'énergie de Calenda, mais aussi à récupérer l'eau de pluie. Les différents services sont répartis en petites unités, l'ensemble de l'hôpital étant construit à flanc de colline, face au sud, et chaque unité se trouve sur un niveau différent. L'accès en est facilité par des escalators couverts ou par des escaliers qu'on peut emprunter tout simplement à pied. Chaque unité est suffisamment espacée pour que l'ensemble bénéficie de la lumière du jour. Un grand parc s'ouvre sur le devant. L'unité de soins où ils ont rendez-vous est au deuxième niveau, complètement sur la droite du bâtiment. Une pente douce permet d'accéder très facilement au parc. Cette première impression rassure Joan qui se dit que sa mère pourrait s'y promener facilement si tant est qu'elle y soit admise.

Ils sont reçus par deux jeunes médecins, un homme et une femme, ainsi que par une infirmière. D'emblée, ces trois personnes plaisent à Joan. Déjà, le fait qu'ils soient plusieurs lui montrent que le dossier de July a été bien étudié. C'est du moins son premier sentiment, qui se trouve vite confirmé par leurs échanges.

- Miss Randall, nous avons pris connaissance du dossier de votre maman avec beaucoup d'intérêt. Son cas est particulier, mais nous nous intéressons aussi aux cas particuliers, commence la docteur Mignot, une jeune femme brune coiffée d'un chignon un peu lâche, aux traits fins. Le docteur Parker, ainsi que deux de nos autres collègues, avions fait un constat, il y a deux ans, qu'il manquait sur Ixio une unité vraiment adaptée aux personnes atteintes de troubles de la mémoire. Il s'agit le plus souvent de personnes âgées, mais ces troubles peuvent aussi être liés à des maladies. Nous avons porté ce projet d'ouvrir ici, à Pasteur, ce service. Vous disiez dans le questionnaire que nous vous avions adressé que vous avez entendu parler de nous par une connaissance ?
- Oui, le père du gendre d'une commerçante de mon village est suivi par vos soins. Son cas est différent de celui de ma mère, mais...
- Mais cela n'est pas un souci, vous savez. Nous aimerions que vous nous expliquiez plus précisément les circonstances de la maladie de votre maman, son évolution, son comportement, votre ressenti aujourd'hui...

Joan commence à raconter, par moments, Curtis et Simon interviennent, précisent certaines choses. Le docteur Parker prend de nombreuses notes, les questions sont précises.

- Vous disiez qu'elle a eu quelques réactions ces derniers temps ?
- Oui, répond Joan avec un peu d'émotion dans la voix, et c'est finalement Curtis qui raconte ce qui s'est passé.
- Etre dans la nature lui fait du bien, selon vous ? Pardonnez cette question, mais vous viviez dans un village ? Elle avait un jardin autrefois ?
- Oui, nous habitions à Glenogan, dans un hameau, près de la mer. Elle prenait soin du jardin, il n'était pas très grand, mais elle aimait beaucoup réaliser des parterres de fleurs, tailler les arbustes. A la clinique, l'été dernier, nous avons favorisé pour elle le contact avec les plantes, lui faisant toucher les feuilles, respirer les fleurs, manger des framboises...
- Vous dîtes qu'elle semblait apprécier, comment pouvez-vous décrire cela, sur quoi se fondent vos impressions ?
- Elle avait un visage détendu, semblait apaisée. Elle ne manifestait aucune réticence à marcher.

Joan soupire, expliquer son ressenti n'est pas aisé. Souvent elle se demande si elle ne projette pas ses espérances et qu'en fait, l'état de sa mère ne change pas. Elle fait part de ses doutes aux médecins. La docteur Mignot sourit, la rassure.

- De ce que je perçois du cas de votre maman, tout se passe par des détails, des impressions fugaces. Mais c'est aussi par l'émotion, les sentiments que le "contact", si je peux employer ce mot, peut se produire.

Curtis intervient :

- Joan, tu devrais raconter ce qui s'est passé quand nous sommes allés la voir avec Victor et Salomé et que tu lui as parlé d'Ixio.

Joan le regarde un instant, et rapporte l'anecdote aux médecins. Tous trois écoutent avec beaucoup d'attentions.

- Miss Randall, sans vouloir vous donner trop d'espoirs, mais ce genre de réactions est très encourageant. Les connexions neurologiques de votre maman sont très abîmées au niveau de la mémoire, de la fixation des souvenirs, de la reconnaissance d'un environnement, des proches. Mais il lui reste quelques lueurs. Ce sont elles qu'il convient de maintenir, et il nous semble que c'est ce qui se fait dans la clinique où elle se trouve.

Simon confirme cette impression, qui correspond à ses propres conclusions.

- Nous allons nous mettre en contact dès à présent avec le docteur Montgomery, afin de voir comment nous pouvons procéder. Nous avons plusieurs places disponibles et elle pourrait être accueillie dès son transfert ici. La principale réserve que nous émettons - mais d'autres peuvent se présenter une fois que nous nous serons entretenus avec le docteur Montgomery - concerne le voyage pour l'amener jusqu'ici.

Curtis prend alors la parole et explique ce qu'il compte faire, précisant cependant qu'ils sont prêts à anticiper le voyage si nécessaire. L'idée que July assiste au mariage de sa fille leur paraît une très bonne initiative.

La docteur Mignot conclut l'entretien :

- Nous vous tiendrons au courant avant la fin de la semaine, au plus tard lundi prochain, de nos échanges avec le docteur Montgomery. Mais peut-être voudriez-vous visiter le service avant de repartir ? Madame Jacob peut vous accompagner, ajoute-t-elle en se tournant vers l'infirmière qui opine simplement.
- Ce serait avec plaisir, répond Joan, curieuse de découvrir un peu plus l'unité de soins.

La visite des lieux leur fait bonne impression, l'infirmière répond avec précision à leurs questions. Ils croisent aussi quelques patients, certains avec un proche.

Quand ils quittent l'hôpital, c'est la toute fin de journée. Joan se sent plus optimiste, mais fatiguée par leurs démarches, et Curtis lui propose de rester dormir encore ce soir à Ixiopolis et de ne rentrer que le lendemain à Glenogan.
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Mer 29 Jan 2014 - 12:32
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Frégo 80
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Coucou Limeye!

Merci pour cette dose de douceur et de tranquilité! Wow Kiss Il semble ça augure bien pour transférer July! Smile Ixio est vraiment un paradis. Les religions organisées pourraient plagier ton idée! Mr. Green

A+

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Mer 29 Jan 2014 - 12:37
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Frégo,

comme je vous l'avais dit l'an passé dans JiYD 1, que j'avais commencé à décrire Ixio, je disais que c'était pour moi le rêve d'un monde... j'ose imaginer qu'un jour les hommes ici seront devenus raisonnables, comme le sont les Ixiens, et qu'il sera possible d'inventer un art de vivre ensemble, sans conflits, sans destructions, au service des hommes.

on peut toujours rêver, n'est-ce pas ? C'est bien pour cela aussi que cette histoire s'appelle Just in your dreams Wink

belle journée !

bizz

Limeye
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Mer 29 Jan 2014 - 12:50
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flamme
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou les filles!

Oui, heureusement, ça semble très encourageant pour July! Il aurait été dommage qu'elle doive rester sur Terre, même si elle y était très bien soignée, elle aurait été loin des siens!

Oui, heureusement qu'on peut rêver... Et JIYD nous y aide à merveille! Master Good

Bonne journée!
Flamme
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Jeu 30 Jan 2014 - 09:47
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30 janvier. Petit matin

Le jour est encore loin, mais Joan a du mal à se rendormir. Elle repense aux deux rendez-vous de la veille, espère que Montgomery acceptera que sa mère fasse le voyage prochainement. Et qu'il jugera suffisamment sérieux le travail de ses collègues ixiens pour laisser partir sa patiente.

Curtis dort profondément à ses côtés et elle voudrait ne pas le réveiller. Les lumières de l'aéroport apportent une pâle clarté dans la cabine et elle voit les ombres dessiner son visage. Ces derniers temps, elle avait eu peu l'occasion de le regarder dormir, car la bactérie l'a beaucoup fatiguée et elle dort souvent d'un sommeil profond. Elle sait que c'est plus lui, qui, sur le matin, la regarde dormir que l'inverse.

Elle sent son coeur se gonfler d'amour en le regardant. "Dans quelques semaines, je serai sa femme. Sa femme ! Parfois, je me dis que tout cela n'est qu'un rêve, que ce n'est pas possible, qu'il a renoncé à tant de choses qui faisaient partie de sa vie pour... pour moi ! Juste pour moi. Moi qui ne suis que Joan Randall..."

La lumière dessine l'arrête de son nez, renvoie des reflets plus doux dans ses cheveux roux, souligne sa bouche. Le drap a glissé un peu, dégageant ses épaules, le haut de son torse. Elle se mordille la lèvre inférieure, puis ose, un baiser léger, si léger que c'en est plus un effleurement sur les lèvres du jeune homme. Plus elle se glisse contre lui, insiste un peu plus. Un soupir, il se couche sur le côté, tourné vers elle, grogne, la rapproche de lui.

- Je vais te rappeler que nous sommes en vacances, Miss Randall, et qu'il n'est pas besoin de remplacer Oog pour me faire me lever.
- Je ne voulais pas t'obliger à te lever, murmure-t-elle contre son oreille en l'entourant de ses bras.


30 janvier. Ael Vraz. Début d'après-midi

C'est l'heure du café, sous la tonnelle. Ken a filé chez les parents de Davies pour jouer avec les garçons, espérant pouvoir aller plus tôt à la plage avec eux que s'il faut attendre "la bonne heure" selon Joan. Profitant qu'ils ne sont plus qu'entre adultes, Ezra demande :

- Alors, racontez-nous un peu plus vos rendez-vous. Est-ce qu'une solution se dessine pour July ?
- Oui, parrain, je pense que nous pouvons avoir quelques espoirs pour la faire suivre à l'hôpital Pasteur. J'ai eu une bonne impression du personnel, des médecins, du lieu... Toi et Simon aussi, n'est-ce pas ?, répond Joan en se tournant vers Curtis qui acquiesce.
- En effet. Avant que nous n'y allions, Simon avait déjà pris des renseignements, des contacts. Lui aussi pense qu'elle y sera bien. Reste maintenant à convaincre Montgomery de la faire voyager.
- J'espère que ça ira avec juste Davies et Jelle pour veiller sur elle. D'autant qu'ils auront déjà les deux petites à surveiller, sans compter que Jelle sera sûrement malade...
- Si cela peut te rassurer, j'irai aussi, dit Curtis d'un ton sérieux. Les avertissements de Jelle concernant ma présence ab-so-lu-ment indispensable me semblent totalement exagérés.

Salomé sourit.

- Et pourtant, tu vas voir, Curtis, il y a tant de choses à penser ! Et durant quelques jours, nous ne pourrons compter ni sur Grag, ni sur Otho. Certes, nous aurons du renfort ensuite, mais...
- Enfin, ce n'est quand même pas comme si nous invitions la moitié de la galaxie...
- Tu sais que Jelle exagère toujours un peu, mais il y a cependant un fond de vérité dans ce qu'elle a dit, sourit Joan. J'ai le souvenir d'avoir couru partout durant les jours qui ont précédé leur mariage, pour des broutilles... aller chercher les nappes, racheter des verres parce qu'une caisse était tombée et qu'ils s'étaient cassés, préparer la décoration, lire et relire la liste des invités, et nombre d'allers-retours entre le village et ici... de mémoire, un jour, j'ai dû faire dix fois le trajet ! Mes pieds s'en souviennent encore...
- Je commence à me demander si on n'aurait pas dû faire un mariage juste nous deux. Genre, un matin, je t'enlève, les papiers dans la poche, bonjour monsieur l'officier d'état-civil, voulez-vous m'épouser Mademoiselle, oui, hop, c'est fait. Terminé. Basta. On n'en parle plus.
- Si Jelle t'entendait !, s'exclame Joan d'un air faussement horrifié. Tous les démons de l'espace te sembleraient doux comme des agneaux à côté d'elle ! Tu l'aurais privée d'assister au mariage de sa soeur ! Te rends-tu compte ?
- Oui, soupire Curtis. Et c'est bien parce que je me rends compte que ça aurait alors été encore pire que j'ai accepté finalement de me plier à une cérémonie conventionnelle.

Ezra murmure quelque chose qui leur fait tourner la tête :

- Avec vous deux, ça m'étonnerait que ce soit si conventionnel que ça...
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Ven 31 Jan 2014 - 01:55
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Coucou Limeye!

J'ai tellement aimé la première partie... Wow Malgré le petit côté grognon de Curtis, que Joan a habilement contourné! Naughty

Et la fin de la deuxième m'a bien fait rire, on dirait que Curtis a choisi le moindre de deux maux, le pire étant le courroux de Jelle! Mort de Rire

Quelque chose me dit aussi que la cérémonie ne sera pas si conventionnelle que ça... jump Clap flower Unbelievable

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Ven 31 Jan 2014 - 06:50
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Coucou Flamme, coucou les filles !

ah ça, tu as dû sortir ton kit de nettoyage... quant à savoir si Ezra a raison... réponse le 8 mars Very Happy !

voici le récit d'aujourd'hui. Vous allez voir ma pirouette d'auteur pour récupérer l'idée d'O-tho concernant la robe de Joan...

bizz et belle journée flower

Limeye


31 janvier. Glenogan


Salomé et Joan repartent voir ce matin-là Soizic Lantec, avec les deux modèles qui ont plu à la jeune femme. Elles passent une heure à discuter, Soizic assurant qu'il est possible de créer une nouvelle robe à partir du bas de l'une et du haut de l'autre, à condition de prévoir un petit ajustement sur les hanches. Elle prend les mesures précises de Joan, et lui promet de commencer à dessiner le patron pour le début de la semaine prochaine. Mais c’est en discutant ainsi que Soizic demande à Joan si elle dessine toujours.

- Oui, et ces derniers temps beaucoup plus qu’à une période, Soizic, pourquoi ?
- N’aurais-tu pas envie de dessiner ta robe ? A partir de ce que nous avons comme idées ?
- Je n’y avais pas songé… j’avoue que j’ai tellement en tête les soucis pour maman, que sans Salomé qui me cadre pour l’organisation du mariage, je laisserais passer beaucoup de choses.
- Je te propose une chose, tu me dis si ça te convient. Tu emmènes avec toi la modélisation de ta silhouette, grâce aux mesures que je viens de prendre, et tu fais des esquisses durant le week-end. Je fais de même de mon côté et nous en rediscutons lundi.
- Oh, c’est d’accord, Soizic ! Merci, quelle bonne idée !

Puis elles regardent ensemble des échantillons de tissu, pour que Soizic puisse passer rapidement sa commande.

Salomé lui donne ensuite les tailles de Narna et Aziliz, puis réessaye la robe qu'elle avait portée pour le mariage de Jelle et Davies. Soizic prend note de quelques modifications.

En revenant vers la maison, Joan fait cependant part d'une réflexion à sa mère :

- Maman, pourquoi ne te fais-tu pas faire une robe neuve ? N'aurais-tu pas envie de porter autre chose que pour le mariage de Jelle ? Elle était jolie ta robe, mais...
- Je n'ai pas l'habitude de gaspiller, Joan, tu sais. J’ai eu peu l’occasion de la remettre…
- Maman, moi, ça me ferait plaisir de t'offrir une autre robe. Ce serait mon cadeau. Jelle aura une robe juste pour l'occasion, les filles aussi et toi... toi, ce ne serait pas le cas ?
- Joan, je ne peux pas te laisser faire ça...
- Salomé, maman sera là, je l'espère, mais elle ne pourra pas se faire le plaisir de s'offrir une robe, de participer aux préparatifs, de me donner des conseils, de penser à mille et une choses... Toi, tu seras là, tu feras ton "travail" de maman. Alors, s'il te plait, laisse-moi te faire ce cadeau.
- Je veux bien, à condition qu'on trouve aussi quelque chose pour July. Elle ne porte que des vêtements du quotidien, je veux que ta mère aussi puisse être jolie.
- On en parlera avec Soizic la prochaine fois qu'on la verra, elle aura sûrement une idée. Elle n'aura pas le temps de lui faire une robe, mais elle pourra peut-être nous conseiller une boutique où nous pourrions l'emmener, ou alors... j'aurais dû en parler avec Mary-Ann, je l'appellerai pour avoir son avis. Et on demandera à Grag et Otho de nous accompagner pour nous aider, ils seront ravis !

Salomé soupire. Il est difficile de refuser de tels arguments. Non par coquetterie, mais pour faire plaisir à la jeune femme. Après tout, elle est sa mère...
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L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Dernière édition par limeye le Jeu 6 Fév 2014 - 10:04; édité 1 fois
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Ven 31 Jan 2014 - 07:17
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O-tho
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou LImeye,


Bravo! Tu vois que tu pouvais le faire! Mr. Green Bon maintenant faut qu'elle soit discrete Joan, faut pas que Curtis la surprenne a dessiner.... Wink

Et voui voui, moi aussi je doute que leur mariage soit conventionnel...Non non , on ne te met pas la pression la! Mr. Green

O-tho

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Ven 31 Jan 2014 - 13:24
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flamme
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou les filles!

Bravo pour ta pirouette, Limeye! Ça a très bien passé... Laughing

En plein dans le mille, O-tho! Faudra que Joan dessine en cachette... Run

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Sam 1 Fév 2014 - 10:35
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limeye
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou les filles !

ce n'est pas parce que je remodèle Et si... que je dois oublier de poster la suite de JiYD !

vous allez voir que Curtis fait son curieux en effet...

bizz et belle journée à vous, c'est grand soleil chez moi !

Limeye


1er février. Glenogan

Le deuxième mois des vacances d'été commence, et le village s'anime un peu plus. Plusieurs jeunes couples reviennent voir leurs parents, leurs amis à cette occasion, et c'est le cas de Mary-Ann et Jim, mais aussi de Franck et Rosie, le frère et la belle-sœur de Davies. Les parents de ces derniers les invitent d’ailleurs dès le lendemain à dîner.

Grag et Otho ont été ravis de se retrouver, et chacun rivalise pour aider au mieux Salomé et Victor, qui à la cuisine, qui au jardin. Grag comprend très vite que Salomé a l’intention d’organiser tout le repas de noce et qu’elle prépare déjà en conséquence quelques conserves pour l’occasion.

- L’avantage, confie-t-elle au grand robot, c’est qu’ils se marient à la belle saison. Il y aura encore beaucoup de fruits et de légumes frais. Mais cela veut dire beaucoup de travail la veille pour le repas… et le matin-même ! Surtout pour le dessert.
- Je pourrais travailler toute la nuit, tu sais, Salomé, pour les préparatifs, la rassure Grag.
- C’est vrai que je n’avais pas pensé à cela… Cela va vraiment être différent des préparatifs du mariage de Jelle ! Et encore, la mère de Davies m’avait beaucoup aidée…
- Hélas, tu ne peux pas compter sur Elaine, ni sur July, dit Grag avec tristesse. Mais je ferai au mieux pour les remplacer et être le plus efficace possible ! Et s’il faut, j’obligerai la boule de gomme à nous aider.
- Je crois que tu n’auras pas besoin de l’obliger, je pense qu’il sera enchanté de nous prêter main forte !
- Oui, mais il ne faudra vraiment pas lui confier quelque chose à cuire, avec lui, soit c’est cramé, soit c’est tout froid ! Il n’a jamais su se servir correctement d’un four et d’une casserole. S’il n’avait fallu compter que sur lui pour nourrir Curtis quand il était petit, il serait tout maigre et chétif.

Ces dernières remarques font vraiment sourire Salomé. Et elle essaye d’imaginer ce qu’a été l’enfance de Curtis entre ce grand robot et l’androïde, aussi généreux et aimants l’un que l’autre. Sans compter la veille attentive de Simon. Au fil des jours, et depuis qu’elle a l’occasion de les côtoyer, Salomé comprend de mieux en mieux pourquoi Joan lui dit souvent qu’ils sont tous les trois si humains.

Joan s’est installée comme à son habitude sous le pommier, avec plusieurs feuilles sur lesquelles elle a imprimé sa silhouette. Elle réalise quelques esquisses, prenant le temps de la réflexion. Elle entend un peu de bruit derrière elle, se retourne, et voit Curtis qui remonte vers elle. Elle cache précipitamment ses feuilles.

- Oh !, s’exclame-t-il. Je te dérange, je n’ai pas le droit de voir ce que tu dessines ?
- Non !, répond-elle en riant. C’est top secret !
- Bon, je m’en vais. Mais préviens Ken, il pourrait se mettre à fouiller dans tes affaires…
- Si personne ne lui dit que je prépare quelque chose, il n’en aura pas l’idée…
- Ce n’est pas faux… J’ai le droit de revenir pour t’enlever et t’emmener prendre un bain, au moins, tout à l’heure ?
- Tu as le droit, mais je pense que je saurai avant toi que c’est l’heure de la plage…
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