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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
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Mer 5 Mar 2014 - 13:43
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flamme
Marshall Gurney
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Limeye!

Tu m'as encore fait ressentir un tas d'émotions à la lecture de cette journée, avec une sensation prolongée d'attendrissement et de joie! Wow

J'ai bien aimé avoir un aperçu du menu, ça met déjà l'eau à la bouche... mais quel contrat, faire à manger pour au moins 30 personnes, d'après mes comptes, et j'en ai probablement oublié... Shocked Salomé et Jelle auront vraiment besoin de l'aide de Grag !

Est-ce que Jelle va donner son avis sur la lingerie que Joan compte porter? Mr. Green Laughing Je ne vois rien d'autre qui soit top secret et presqu'aussi important! Mort de Rire

J'aime l'échafaudage de complots... Jelle va se retrouver mêlée à chacun, ça promet! Best Clap

C'est si drôle de voir les pensées de Grag revenir à ses préoccupations culinaires, Mala ne peut le concurrencer sur ce terrain... Good

J'ai vraiment sauté de joie à l'arrivée de Kim, jump je parie que le petit garçon qui l'a guidé a été bien impressionné ... Youpi Les réflexions de Carie et Henry sont à se tordre, de même que la réaction de Kim devant tout ce monde... Lui aussi va faire connaissance avec tout le village, Curtis devrait le prévenir... Mr. Green Laughing Mort de Rire

Quant à Salomé... elle m'a fait fondre d'attendrissement, je vais devoir faire un peu de ménage à cause d'elle... Mr. Green

Bizz Vizz
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Mer 5 Mar 2014 - 13:43
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Jeu 6 Mar 2014 - 11:06
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limeye
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
coucou les filles,

je passe vite fait pour livrer la dose quotidienne... merci pour vos avis, je reviendrais dessus plus tard, je manque de temps (et pourtant, je suis en vacances... qu'est-ce que ce sera à la retraite Mort de Rire )

bizz vizz !

Limeye


6 mars. Ael Vraz

C’est finalement seulement en fin de matinée que Joan et Jelle parviennent ce matin-là à s’isoler à nouveau. Joan a caché dans la maison de la grand-mère de Jelle plusieurs paquets, pour qu’ils échappent à la curiosité de Ken, Otho, Grag et Curtis, les deux premiers étant les pires.

- C’est pratique d’avoir deux maisons, sourit Jelle. Je suis persuadée qu’ils n’ont pas pensé que tu avais pu mettre certaines choses ici !
- C’était le plus sûr… déjà que Curtis avait essayé de voir les croquis de ma robe… que j’ai pu, heureusement, vite confier à Soizic, mais ça m’a donné l’idée, du coup, de mettre quelques petites choses à l’abri…
- Bien, et donc, que veux-tu me montrer ?
- Ceci, dit-elle en ouvrant deux boîtes.
- Oh, oh… joli…, s’émerveille Jelle. Et donc ?
- A ton avis ? Laquelle des deux ?
- Tu veux vraiment mon avis ?
- Oui.
- Tout dépend de ta robe…
- Ah, ma Jelle… tu es incroyable ! Tu ne peux pas essayer d’imaginer…, dit Joan en levant les yeux au plafond.
- Non, je ne peux pas.

Joan secoue ses boucles blondes. Que c’est dur ! De vouloir faire une surprise, quand tous les invités la cuisinent depuis des jours…

- C’est quoi, dans l’autre paquet, là, dit Jelle en s’en emparant sans attendre la réponse de Joan.
- Non, n’ouvre p…

Mais c’est trop tard, et Jelle découvre la paire de chaussures de Joan. La jeune femme brune reste pensive une minute, Joan ne dit plus rien. Puis Jelle déclare simplement :

- Celle-ci, en désignant ce que Joan tient encore dans sa main gauche.

**


Depuis qu’ils sont revenus à Glenogan, Curtis a l’impression que tout s’agite, parfois un peu sans raison valable, mais aussi que ça ne cesse de comploter. Entre Otho et Grag, mais cela n’a rien d’étonnant, avec ou sans Ken, entre Ezra et Victor, et que finalement, celle qui complote le plus est bien Jelle. Et avec tout le monde. Il se dit qu’il va être temps lui aussi de s’y mettre, car pour l’heure, personne ne l’a convié au moindre complot. Pas même Joan. Son choix se porte sur Davies, qui ne ménage pas sa peine pour aider à droite à gauche tout en s’occupant de ses filles, car malheureusement pour Narna, Grag et Otho sont trop occupés ailleurs pour jouer vraiment avec elle. Mais Ken est là et a veillé à l’intégrer au groupe des copains du hameau, même si elle est la plus petite de la bande. Elle trouve très drôle de participer aux jeux des grands.

Curtis réussit à trouver un moment de tranquillité pour discuter avec Davies, et celui-ci est enchanté de pouvoir l’aider à réaliser ce que le jeune homme souhaite faire. Ils concluent leur arrangement avec un "pas un mot à quiconque, et surtout pas à Jelle, ni à Joan !"

Le plus étonnant dans toute cette histoire, c’est qu’aucun des "complots" ne sera éventé avant le jour J.

**


Même s’il y a encore à faire, Jelle, organisatrice en chef, rappelle que la séance de plage est obligatoire dans le programme. Et elle a raison, car tous sont heureux aussi de pouvoir s’y détendre et tout simplement, profiter de ces beaux jours d’été. Les orages de la semaine précédente ont rendu l’air très agréable et les températures ne sont plus aussi élevées, pour le plus grand bonheur des cuisinières.

Alors que tout leur groupe s’installe, on entend soudain de grands cris provenir de la dune. Trois silhouettes descendent le petit chemin et se dirigent à grands pas vers eux. Joan ouvre des yeux tout ronds, pour le plus grand bonheur de Jelle. Suzy, John et Clara sont là.

- Mais, je rêve ! Non, mais je rêve !, s’exclame Joan folle de joie.

Elle se tourne vers Curtis, tout aussi surpris qu’elle.

- Ils avaient dit qu’ils ne pourraient pas venir… les cachotiers !

Puis elle court vers ses amis et les embrassent en riant.

- Alors, ça te plait comme surprise de noces ?
- Ah ça oui… j’étais tellement déçue quand vous m’aviez dit qu’il n’était pas possible pour vous d’avoir des congés à cette période…
- Et le pire, c’est que tu as marché à fond… on est très content de notre coup !
- Vous pouvez être fiers de vous !, dit Curtis qui a suivi Joan pour les saluer.
- Alors, Capitaine ! Le trouillomètre à zéro ? Prêt à fuir juste avant l’heure fatidique ?, plaisante Suzy.
- Au contraire. Je dois être une des personnes les plus calmes de toute la bande que tu vois là-bas, hormis Aziliz. Quant à la fuite… je dirais que je suis plus déterminé que jamais, précise-t-il en enlaçant Joan.
- J’espère que vous avez amené vos maillots, poursuit Joan. La baignade fait partie des moments de détente…

Jelle s’avance à son tour pour saluer leurs amis, qu’elle avait informés sitôt qu’elle avait eu connaissance de la date du mariage. Ensemble, ils avaient convenu de garder la surprise pour leur venue. Ils rejoignent tout le groupe et font connaissance avec une partie de la "famille" qu’ils ne connaissent pas : Carie et Henry, et Kim Ivan.

A un moment, en regardant tout ce petit monde, Salomé se demande d’une part où elle va loger les trois nouveaux arrivants, mais aussi, s’il ne va pas falloir qu’elle prévoit plus pour le repas de noce… elle espère que Jelle ne leur a pas réservé d’autres surprises du même genre.
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L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
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Jeu 6 Mar 2014 - 14:02
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flamme
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Limeye!

C'est vraiment le festival des complots, ça donne toute une ambiance... Neutral Mr. Green Même toi, Limeye, tu y trempes jusqu'au cou! Chut Tu as gardé des secrets que Jelle a pu voir ou découvrir de force, pour les chaussures... Secret Et nous, on ne sait rien de plus, le gril est toujours aussi chaud, la toile de trampoline toujours aussi bien tendue! jump jump jump jump

C'est aussi le festival des surprises... Cette coquine de Jelle sait y faire, ça faisait plaisir de voir la joie de Joan en revoyant ses amis! Best Clap Youpi

Pauvre Salomé, je crois qu'elle s'inquiète à tort pour le repas de noce, elle avait sûrement déjà prévu large... Je me disais bien aussi, que mon estimation de 30 personnes à nourrir ne tiendrait pas la route, que j'en avais sûrement oublié... Question J'avais oublié d'inclure les invités-surprises! horified

Je crois que Joan va devoir enlever tous ses paquets de la maison de Mamik, il y aura sûrement des occupants avant longtemps! A-t-elle une autre cachette comme solution de rechange? Un cabanon? Mort de Rire

Le complot qui pique le plus ma curiosité, c'est celui de Curtis et de Davies... avec celui de Grag et Mala !

Bizz Vizz
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Jeu 6 Mar 2014 - 17:03
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Jelle finit toujours par savoir ce qu'elle veut savoir! Mr. Green Ce qui n'est pas une mauvaise chose, car elle va faire écran pour que personne d'autre ne sache la couleur de cette robe! Devil C'est vrai qu'elles vont avoir à débarasser la maison de Mamik vite fait! Run

A+

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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

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Ven 7 Mar 2014 - 11:54
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limeye
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Hello les filles !

je pense que tu as raison, Frégo ! Jelle va faire écran à la curiosité de Grag et Mala ! Et pas besoin de planquer les petites affaires de Joan ailleurs... elles sont désormais sous bonne garde !

j'ai fait plus court pour la veille de la noce... et je vous souhaite une bonne journée !

bizz vizz

Limeye


7 mars. Ael Vraz

De l'aube jusqu'au soir ou presque, cette veille de noce est marquée par les derniers préparatifs. Dès la fin du petit déjeuner, Salomé, sa fille et Grag ont investi la cuisine. Au-dehors, ça s'active tout autant à installer les tables, les chaises, à placer la décoration qui ne risque pas de souffrir de la légère rosée matinale. Sur la table du salon, Carie, Henry et Victor, empilent la vaisselle qui sera nécessaire pour le lendemain.

Davies, qui se souvient d'une activité similaire pour son propre mariage, dirige la petite équipe qui oeuvre dans le jardin et qui se compose de Kim, John, Suzy et Clara. Ken a pour mission de jouer avec Narna, ce qui est tout aussi important que les autres postes. Joan et Curtis ne sont nulle part en particulier, et partout à la fois, pour donner un avis, sur tout et n'importe quoi. De la composition d'une sauce, à la disposition d'une lampe, du choix d'une paire de chaussures, au nombre de bouteilles à mettre au frais. Ils assurent aussi plusieurs va-et-vient entre la maison des Morgon et celle de Mamik.

En fin de journée, tout est prêt, ou presque. Simon et Otho abandonnent leurs amis juste après que l'androïde ait pu s'offrir un petit plongeon, pour se rendre à Ixiopolis et être prêts à accompagner July le lendemain. Simon rassure encore une fois Joan juste avant de partir.

Si les soirs précédents, le repas a quelque peu duré, chacun profitant de la détente qu'offrait l'heure agréable de la soirée, ce soir-là, Jelle et sa mère houspillent les uns et les autres pour les obliger à se coucher tôt. Joan aurait aimé s'offrir une petite promenade jusqu'à la crique, mais Jelle et Curtis parviennent à l'en dissuader.

Jelle s'étonnera simplement d'un petit sourire de connivence entre son mari et son futur beau-frère, mais sans parvenir à l'élucider.
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Ven 7 Mar 2014 - 13:18
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flamme
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Limeye!

Quelle ruche, en pleine activité du lever au coucher du soleil, fallait s'y attendre...

Ken avait vraiment un rôle très important à jouer... Mort de Rire

Il se passe quelque chose dans la crique, j'en mettrais ma main à couper... Neutral

Vivement demain! Tout mon arsenal à lectures limeyesques est prêt... Wow Kiss Hug
jump jump jump jump jump jump jump jump jump jump

Bizz Vizz
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Ven 7 Mar 2014 - 13:26
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limeye
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Flamme,

j'ai réussi à avancer enfin un peu ce matin. J'arrive à la description du repas !

quant à ton arsenal, je l'imagine briqué comme un sou neuf Mort de Rire

bizz vizz

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Sam 8 Mar 2014 - 09:56
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limeye
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Bonjour à toutes (et tous) !

malgré une semaine de vacances bien occupée (vous le croyez, ça ?), je suis parvenue à finir la rédaction de cette journée. Je vais vous la livrer en plusieurs fois, parce que c'est long ! Par contre, je ne sais pas en combien de fois Mr. Green . J'espère que vous aimerez !

belle journée... de mariage Wow

Limeye



8 mars. Ael Vraz


- Bonjour Miss Randall, murmure Curtis à l’oreille de Joan, en déposant un léger baiser dans son cou.
- Bonjour mon amour…
- C’est la dernière fois que je peux t’appeler ainsi… au réveil.

Elle lui sourit.

- Quelle heure est-il ?
- 7h dans deux minutes. Tu voulais que je te réveille tôt…
- Ca s’agite en bas, non ?
- Je pense que ta mère doit déjà être debout, et il me semble que j’ai entendu la porte du jardin s’ouvrir… Jelle doit être arrivée aussi.
- Eh bien, je pense que nous ne pouvons pas faire autre chose que les rejoindre…, répond-elle avant de l’embrasser longuement.



8 mars. Glenogan. 10h

Curtis, Ken et Ezra sont parmi les premiers arrivés à la Maison Commune. Le jeune homme tenait à y être de bonne heure pour accueillir July. Il est en train de discuter avec la première officier, quand Ken vient le prévenir que la mère de Joan est là. Simon vient au-devant de lui :

- Tout va bien pour l’instant, mon garçon. Comme nous l’avait dit le docteur Parker, elle a bien supporté son arrivée, même s’ils ont eu quelques soucis liés au décalage horaire, mais on s’y attendait.
- Parfait, on va la conduire tout de suite à la salle de cérémonie, on est les premiers arrivés.

Pendant ce temps, Jelle, Salomé et Soizic finissent d’habiller Joan.

- Tu en as fait des cachotteries, Joan, dit Jelle, mais ça valait le coup… Vous avez réalisé une merveille, Soizic !
- Ah, tu dis ça pour me faire rougir !
- Mais non… j’ai toujours raison. Et Joan est la plus belle mariée qu’on ait vue à Glenogan depuis…
-  … depuis toi !, termine Joan en riant.
- Ah, ne bouge pas ! Cette satanée fleur ne veut pas tenir… voilà… Il faut absolument que tu me laisses entrer dans la salle AVANT toi, que je puisse capter le regard de Curtis sur toi… je ne veux pas louper ça !
- De toute façon, je dois être la dernière à entrer, tu sais bien, sourit Joan avec malice.
- Papa t’attendra sur la route, à l’entrée du village, on a tout prévu.

Soizic fait se tourner Joan vers la grande glace qui orne l’un de ses murs et lui demande :

- Alors, Joan ? Est-ce que ça va ?
- C’est… c’est parfait. Maman, tu as encore fait quelque chose d’admirable avec mes cheveux.
- Cette couleur de roses te va si bien… il aurait été dommage de ne pas en profiter.
- Quelle heure est-il ?, demande-t-elle ensuite, un peu soucieuse.
- 10H30 bientôt, lui répond Jelle. On est dans les temps.

A ce moment, le téléphone de Joan émet un léger bip. C’est un court message de Curtis.

- Maman est bien arrivée, dit Joan. A priori, tout s’est bien passé pour elle. J’espère que ça va aller…
- Il n’y a pas de raison qu’il y ait un souci, Joan, dit doucement Salomé. Allons, il va être temps de partir nous aussi… Tu préviens Davies, Jelle ?

La jeune femme opine et appelle son mari, chargé de venir les récupérer chez Soizic. La tradition veut que la future mariée entre à pied dans le village, et soit devancée par tous les enfants qui auront voulu se rassembler et qui l’escortent ainsi jusqu’à la Maison Commune où les adultes les attendent.

Davies quitte Ael Vraz avec Victor et Narna. Tous les autres invités sont déjà en route pour Glenogan. A la Maison Commune, Curtis voit arriver petit à petit tous les habitants, qui prennent place à l’extérieur de la salle de cérémonie, là où sera donné le vin d’honneur. Il sent de nombreux regards posés sur lui, souvent un peu curieux, un peu admiratifs aussi. Certains savent qui il est, ou plutôt qui il a été. Un peu nerveux, il jette machinalement de fréquents regards à sa montre sous l’œil amusé d’Ezra. L’arrivée de sa tante, de son oncle et de leurs amis le rassérène un peu.

Alors que la famille et les proches s’installent dans la salle, on entend soudain de grands cris de joie provenir de l’extérieur. Curtis comprend que Joan va arriver et soudain, il se sent très calme. L’attente se termine, la pression retombe. Par les grandes baies vitrées ouvertes, il voit passer une ribambelle d’enfants, tenant chacun des petits bouquets de fleurs. Puis Jelle, Davies et Salomé entrent dans la pièce. Il remarque aussitôt que la jeune femme brune se place judicieusement et prend déjà quelques photos, alors que Salomé s’installe à côté de July. Mathilde s’est assise de l’autre côté, et elle sourit à Salomé, lui faisant comprendre que pour l’heure, tout va bien.

A l’extérieur de la Maison Commune, sur les marches, Joan, Victor et Narna attendent.
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Sam 8 Mar 2014 - 10:13
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limeye
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8 mars. Glenogan. 11h

La première officier demande à tous de s’asseoir, hormis Curtis et elle-même. Seule Jelle a obtenu de rester debout pour faire quelques photos. Elle fait ensuite un signe discret à l’une des deux membres du Conseil Communal, chargés de l’assister pour la cérémonie. La femme sort de la salle, et s’avance vers Joan et son père.

- C’est à vous…

Joan baisse les yeux un instant, les relève pour fixer dans sa mémoire la couleur du ciel au-dessus de Glenogan, comme elle l’a fixée près de cinq ans plus tôt, sur Jupiter. Elle sent la main de Victor se glisser doucement sous son bras, alors elle se tourne vers lui. Ils échangent un sourire. Joan respire un grand coup, redresse ses épaules. Victor se penche vers Narna et la petite fille comprend qu’elle peut commencer à monter le petit escalier.

Dans la salle, Jelle sourit de fierté en voyant sa fille entrer en marchant lentement, comme on lui a dit de le faire. Elle porte entre les mains un joli bouquet de fleurs jaunes, qui s’harmonise avec la couleur de sa robe. Dans ses cheveux bruns, Salomé a glissé une belle marguerite. La petite fille se sent comme une princesse. Elle vient prendre place devant la table de cérémonie. Elle est la témoin mineure des deux mariés. Car sur Ixio, pour chaque mariage, s’il y a bien entendu des témoins pour chacun des mariés, le couple qui s’unit le fait aussi devant un enfant, dans l’esprit de penser aux générations futures. C’est une façon, symbolique, pour les Ixiens, de rappeler que dans les engagements figure toujours le souci de ceux qui viendront après.

Un silence chargé d’émotion et d’impatience accueille la future mariée et son père. On entend seulement les petits déclics de l’appareil photo de Jelle. Elle a pu saisir le premier regard de Curtis sur Joan. A cet instant, Jelle a le sentiment qu’ils sont seuls au monde et elle sent son cœur se gonfler d’une joie bien particulière.

Curtis ne s'attendait à rien de précis en ce qui concerne la robe de Joan. Il se doutait simplement qu'elle n'aurait sans doute pas suivi la tradition de la robe de mariée blanche. Mais une fois encore, il se dit que Joan le surprend, et le surprend agréablement, par sa simplicité. Oui, cette robe est simple, mais elle met si bien en valeur ses formes harmonieuses, sans compter la coiffure que Salomé a réalisée qui fait ressortir son joli petit visage. Les quelques roses, d'un rose assez soutenu, soulignent la couleur blond doré des cheveux de la jeune femme. Sa robe, de ce beau gris perle très doux, épouse parfaitement ses formes. Courte sur le devant, dévoilant ses jolis genoux, elle se compose d'un pan qui s'accroche sur le côté, au niveau de la ceinture, et l'entoure sur l'arrière. Comme si elle avait voulu s'enrouler dans le tissu. Il ne découvrira que plus tard exactement comment ce pan s'attache, et ce qu'il cache. Le haut de la robe est un bustier à la coupe plutôt classique, qui laisse ses épaules dénudées, et se lace dans le dos. Un liséré rose, en harmonie avec la couleur des fleurs de ses cheveux, a été cousu le long du pan de tissu, et le lacet du bustier est de la même teinte. Joan tient dans ses mains un petit bouquet de roses, mais de différents tons, allant du blanc au rose le plus foncé, presque fushia. Elle porte comme bijoux un collier en argent avec une perle de nacre, des boucles d'oreilles également en nacre. Il ne lui connaissait pas cette parure, mais apprendra par Jelle, au cours de la journée, que ces bijoux appartenaient à la mère de William et que Joan ne les avait jamais portés, qu'elle s'était toujours réservée de le faire pour la première fois pour le jour de son mariage.

Joan s’approche de la table et vient prendre place à côté de Curtis. Le regard du jeune homme se fait si sombre en la voyant qu’elle sent ses genoux trembler légèrement, puis le visage de Curtis s’éclaire d’un fin sourire auquel elle répond par ce sourire éclatant qui illumine son visage.

Victor a rejoint Salomé, et lui prend la main. Ils vont marier leur deuxième fille.

- Bien, dit la première officier, nous allons commencer. Chers administrés, chers amis, nous sommes réunis, ce jour, pour célébrer l’union de Joan Mary Randall, née à Ixiopolis, le 24 mars 2…, et de Curtis Simon Newton, né à Newport, le 4 octobre 2… Les témoins de la future mariée sont Madame Jelle Asthon et le Colonel Ezra Gurney. Ceux du mariés sont Madame Carie Delmer et le professeur Simon Wright. L’enfant témoin est Narna Asthon. Je vais vous demander à tous de vous lever.

L’assemblée obéit. La première officier poursuit :

- Je vais vous donner la lecture des articles de loi régissant le mariage sur Ixio.

Une fois qu’elle a terminé, elle demande :

- Maintenant, et avant de célébrer l’engagement lui-même, je vais vous demander à tous ici présents, que ce soit dans cette salle ou au-dehors, si quelqu’un parmi vous à une déclaration à faire. Parlez maintenant ou taisez-vous à jamais.

En général, c’est le silence qui répond, mais là, trois voix bien différentes se font entendre :

- Nous ! Nous avons quelque chose à dire.

A côté de Joan, Jelle a reculé de trois pas pour se retrouver à la même hauteur que Grag et Otho, qui eux, ont quitté le rang où ils étaient assis.

Curtis et Joan échangent un regard interrogatif et légèrement inquiet. La première officier s’étonne aussi, mais leur donne la parole. Otho déclare :

- Nous voulons dire une seule chose.

Et les trois complices prononcent un seul mot, dans un unisson parfait :

- Enfin !

Toute la salle éclate de rire, libérant ainsi l’émotion qui montait. Joan rit aussi, appuie un instant sa tête sur l’épaule de Curtis, puis, ne tenant plus son bouquet que d’une seule main, elle pince la joue de Jelle qui s’est remise à sa place.

La première officier sourit, attendant patiemment que les rires se calment.

- Et bien, je pense que maintenant, nous allons pouvoir poursuivre. Merci à vous. Vous pouvez vous rasseoir, hormis les futurs mariés et leurs témoins. Monsieur Curtis Newton, vous allez vous engager solennellement devant nous tous ici présents, pour prendre pour épouse, Miss Joan Randall. Acceptez-vous qu’elle devienne votre femme en conformité avec la loi ixienne ?
- Oui.
- Miss Joan Randall, vous allez vous engager solennellement devant nous tous ici présents, pour prendre pour époux, Monsieur Curtis Newton. Acceptez-vous qu’il devienne votre mari en conformité avec la loi ixienne ?
- Oui.
- Vous êtes désormais mari et femme, unis selon la loi ixienne, devant notre communauté. Nous allons procéder à l’échange des anneaux.

Ken se lève alors et s’approche de Curtis et Joan en souriant. C’est à lui que Curtis a confié la précieuse petite boîte. Joan devine sa fierté à jouer un rôle durant leur cérémonie. L’adolescent tend l’écrin à Curtis, puis retourne s’asseoir. Curtis l'ouvre et passe au doigt de Joan l’alliance qu’il a choisie pour eux, un anneau fin en argent bleuté, de cette variété que l’on trouve sur Jupiter. Le bijoutier qui les a fabriqués est un véritable artiste, minutieux, précis, qui est parvenu à graver leurs initiales au sein d’une étoile. Il faut de bons yeux pour les voir, mais Joan remarque instantanément le détail et sourit. Puis c’est à son tour de passer l’anneau au doigt de Curtis. A cet instant, elle sent une nouvelle émotion la submerger. Et fort heureusement, la première officier déclare :

- Maintenant, vous pouvez embrasser la mariée.

Et Curtis se penche vers elle, plonge son regard dans le sien, perçoit l’eau qui lui monte au bord des cils et il l’embrasse, d’abord légèrement, puis plus profondément. Jelle a saisi son appareil photo, ne voulant pas manquer le baiser qu’elle imagine plutôt bref, mais elle se trompe. Curtis a passé sa main derrière la taille de Joan, elle a posé la sienne sur son épaule, tenant toujours son bouquet. Il pense : "Vous vouliez que je l’embrasse, et bien… profitez !" Comme le baiser se prolonge, que les larmes de Joan ruissellent sur ses joues, on entend quelques rires légers, un sifflement poussé par Otho, des soupirs. Salomé essuie une larme elle aussi, Suzy et John échangent un regard complice, Clara se retient d’applaudir, Kim sourit, vraiment amusé.

Puis Curtis se décide à abandonner Joan. Elle le regarde et il lève doucement la main pour essuyer sa joue. A cet instant, il a complètement oublié qu’ils se trouvent devant tout un village rassemblé.

La première officier reprend :

- Je vais vous demander de bien vouloir signer le document, ici, puis ce sera à vous, Mesdames, Messieurs les témoins, et à toi aussi, Narna, de le faire.

Chacun s’exécute. Tous pensent que la cérémonie se termine, mais la première officier précise :

- Chers amis, chers concitoyens, avant de vous inviter à passer au-dehors pour le vin d’honneur, il est ici une personne qui souhaitait achever cette cérémonie par la lecture d’un petit texte. Madame Jelle Ashton, si vous voulez bien prendre ma place…

Jelle, après avoir apposé sa signature au bout du document, fait le tour de la table et sourit aux deux mariés qui la regardent avec étonnement. Joan devine qu’elle mijote quelque chose, mais se demande bien quoi. Et elle se demande aussi si Jelle a prévu de la faire pleurer plusieurs fois au cours de la journée…

"Chers amis, Curtis, Joan, je vous rassure, ce ne sera pas long et nous pourrons bientôt tous profiter de ce qui nous attend au-dehors, et vous pourrez aussi en profiter pour féliciter les mariés. Mais voilà, je voulais rappeler certaines réalités et offrir aussi à Joan et Curtis, ma sœur et désormais mon frère, quelques mots pour exprimer ma joie, mon plaisir à être là aujourd’hui, et l’honneur qu’ils m’ont fait d’avoir été leur témoin. Vous l’avez compris, vous le saviez, cela faisait un certain temps, pour ne pas dire un temps certain, que j’attendais ce jour.

Chers amis, Curtis et Joan étaient faits pour se rencontrer. Ils sont nés sont le même signe des étoiles, et même s’il a fallu quelques aléas, quelques méandres, et bien des aventures, nous sommes enfin arrivés à ce jour. Mais ne croyez pas que c’est la fin ! C’est juste une étape. Parce que maintenant, il va falloir songer à autre chose…

Oh, oui, je sais, j’arrive avec mes gros sabots, mais… ne seriez-vous pas d’accord avec moi, vous tous, pour dire qu’un bébé serait maintenant le bienvenu ? Ne me répondez pas, tous les deux, que cela ne me regarde pas, car je dirais : et si, ça me regarde ! Je suis sœur, je veux être tante. Débrouillez-vous, mais je passe commande !"

Quelques rires fusent, Curtis lève les yeux vers le plafond, Joan rougit légèrement. Jelle continue, après une courte pause :

"Je voudrais vous citer deux petites phrases que j’ai retrouvées. Et qui, me semble-t-il, parleront bien pour finir cette cérémonie :

Faut jamais rester de glace, quand on sent un signal
Faut pas rire de la menace qu’engendre un idéal
*

Alors, voilà, Curtis, tu as mis bien du temps à répondre au signal, mais te voilà devant un idéal : celui de vivre ici, sur Ixio, notre planète bien-aimée, avec Joan. Ta bien-aimée. Prends soin d’elles, pour construire le meilleur. N’oublions jamais… le meilleur reste à venir…

Et toi, Joan, ma sœur, un lien de plus est tissé. Nul ne pourra le briser. Le bonheur a un prix, tu le connais… et le meilleur reste à venir, j'en suis certaine."

Elle termine en repliant soigneusement son papier, sur lequel elle avait écrit son petit texte, puis fait le tour de la table, pour recevoir Joan qui la serre fort entre ses bras.

- Incroyable frangine !, lui souffle Joan à l'oreille.
- Toi aussi... tu es une incroyable frangine ! Epouser Capitaine Futur, c'est quand même incroyable, non ?


* Véronique Sanson "Il a tout ce que j'aime"
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Sam 8 Mar 2014 - 10:21
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limeye
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Le vin d'honneur est l'occasion pour chacun de féliciter les jeunes mariés, et Curtis se dit qu'il n'a jamais serré autant de mains, ni dû retenir autant de noms et de visages. Heureusement, plusieurs ne lui sont pas inconnus. Ken dévore, au point que Salomé lui fait remarquer qu'il n'aura plus faim pour le repas ensuite, ce qu'il réfute.

Si Grag et Otho, ainsi que Simon, sont désormais plus ou moins connus des habitants de Glenogan, Kim fait figure d'attraction. Sans oublier le grand rire aigu de Suzy qui fuse régulièrement. Pendant longtemps, on se souviendra de ce mariage, non par le nombre d'invités, somme toute modeste, mais par leurs particularités.

Plusieurs personnes s'enquièrent de July auprès de Joan, Salomé ou Victor, voire de Jelle. Curtis remarque que bien des gens sont touchés de la revoir, et il peut déceler aussi bien des éclats de tristesse dans les yeux de ceux qui l'ont côtoyée autrefois. Il entend quelques mots touchants et ne s'étonnera pas, au fil des mois à venir, d'apprendre que July a reçu la visite d'un tel ou d'une telle, lors d'un déplacement à Ixiopolis.

- Curtis, je commence à comprendre ce qui te plait ici, lui dit Carie, à un moment où elle peut s'approcher de son neveu et parler un instant avec lui, alors que Joan salue encore des connaissances. Je viens d'entendre Salomé parler avec des proches, qui demandaient des nouvelles de July et se sont dits heureux de la revoir et d'apprendre qu'elle serait ici désormais.
- Lorsque je suis venu pour la première fois, l'an passé, que Joan m'avait présenté notamment à Anita et Peter, les instituteurs du village, qui sont invités ce midi, nous avions croisé plusieurs habitants. J'avais déjà été frappé par leur ouverture et leur intérêt pour July, pour Joan. Ils demandaient aussi des nouvelles de Jelle. Tante, la solidarité n'est pas un vain mot sur Ixio. Cette population a reconstruit un mode de vie où les mots de respect et de souci de l'autre prennent vraiment tout leur sens. Ils montrent autant d'intérêt et de soin pour leurs proches, leur entourage, que leur planète. Ici, July sera bien. Elle sera bien prise en charge.
- Crois-tu qu'elle va reconnaître des gens ?
- Je l'ignore. Mais il faudra être attentif, une fois à Ael Vraz.
- Je crois que tes parents seraient heureux de te savoir ici. Cette planète et ses habitants leur plairaient, j'en suis certaine.
- Moi aussi, tante.

Ils sont interrompus à cet instant, par Ezra qui prend la parole au-dessus du brouhaha.

- Chers amis, en tant que parrain et témoin de la mariée, je voulais vous remercier pour votre présence à tous. Mais l'heure est venue pour nous maintenant de nous retirer et de poursuivre cette journée en famille. Si, personnellement, j'étais évidemment très ému d'être aux côtés de Joan et Curtis aujourd'hui, je suis aussi très heureux de vous avoir revus et vous remercie encore pour votre gentillesse et votre participation. Si Joan n'a jamais cessé de porter Ixio dans son coeur et d'avoir des pensées pour vous tous, Curtis est désormais habitant d'Ixio et portera autant d'attention à votre planète que n'importe lequel d'entre vous. Encore merci à vous et bonne journée !

Un tonnerre d'applaudissements suit ce petit discours, et très rapidement, les invités de la noce quittent la Maison Commune pour se rendre, en petits groupes, à pied, jusqu'à Ael Vraz. Joan remercie encore la première officier, puis elle glisse son bras sous celui de Curtis et lui dit :

- On va les rejoindre, mais avant... avant, je veux aller voir quelqu'un.
- Hum, je crois que je devine. Alors, allons-y.
- Où est Jelle ? J'aimerais qu'elle vienne aussi.
- Elle est en train de récupérer tes fleurs... tous les enfants t'en ont offert ! Comme si le jardin de Salomé n'était pas assez fleuri, sourit-il.

Joan et Curtis rejoignent rapidement Jelle, échangent aussi quelques mots avec Victor et Salomé.

- Je vous attends, dit Davies, avec Victor, pour rentrer à la maison. Allez-y.

Quelques minutes plus tard, Jelle, Curtis et Joan traversent les allées du petit cimetière et vont se recueillir sur la tombe de Mamik. Les deux jeunes femmes la fleurissent avec plusieurs jolis petits bouquets offerts par les enfants.

Et Joan retire une des roses, un peu foncée, de son propre bouquet.

- Nous ne pouvions pas ne pas venir, Mamik, dit Jelle. Tu vois, aujourd'hui, c'est un jour spécial. Ta deuxième petite-fille, ta petite blonde, s'est mariée. Nous savons que tu es avec nous. Mais nous aussi, nous voulions te faire savoir que nous étions avec toi. Je t'amènerai Narna et Aziliz dans quelques jours, quand toute l'agitation sera retombée, avant de rentrer sur Terre. Je te laisse imaginer ce qu'a été le voyage aller pour moi, mais je pouvais bien faire cela, n'est-ce pas ? Car regarde comme ils sont beaux, nos amoureux du jour !

Debout devant la tombe, Curtis tient Joan par les épaules. Mais il regarde aussi en direction de la plaque des péris en mer, là où figure le nom de William Randall.


8 mars. Ael Vraz. 13h

Lorsqu'ils arrivent à Ael Vraz, ils sont accueillis par Ken qui s'écrit :

- Enfin ! Il commençait à faire faim !
- Après tout ce que tu as dévoré au vin d'honneur ? Tu as encore faim ?, s'étonne Jelle avec malice.
- Bien sûr ! C'étaient que des petits canapés... bon, Ezra surveille ses bouteilles. Il paraît qu'elles sont bien fraîches et qu'on attend plus que vous pour y goûter !

Tous les invités sont en effet arrivés, et ont pris place autour des grandes tables. Davies, Kim et Ezra font la navette avec le cellier pour apporter les bouteilles de champagne. Les premiers verres se remplissent. Grag parvient à faire abandonner sa cuisine durant quelques minutes à Salomé, pour le premier toast. C'est Kim qui s'en charge.

- Je ne sais pas s'il est prévu que chacun y aille de son petit discours, entame l'ancien chef pirate, mais je tenais à simplement féliciter les jeunes mariés et à leur souhaiter une belle et longue vie ! Capitaine, vous avez choisi la plus jolie et la plus courageuse des officiers de la police interplanétaire ! A votre santé et à votre bonheur !

Et il descend d'une traite la moitié de son verre, affiche un air appréciateur et lance :

- Colonel ! Il faudra me donner le nom de votre fournisseur !

Un grand éclat de rire général ponctue cette remarque, puis Jelle claque dans ses mains en déclarant :

- A table !
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Dernière édition par limeye le Sam 17 Mai 2014 - 02:30; édité 2 fois
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Sam 8 Mar 2014 - 10:29
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Et voici le dernier passage !


Le repas dure presque jusqu'à la fin de l'après-midi. Au moment du dessert, Jelle se dit qu'une pièce montée, ça aurait eu de l'allure... mais que sa mère a eu raison de miser sur les glaces : c'était tellement copieux, que tout le monde apprécie les petites portions fruitées. Grag et Otho n'ont pas chômé pour le service, ce que Jelle a beaucoup apprécié, car cela a permis à sa mère de participer au repas sans pour autant passer son temps à la cuisine.

Sur une suggestion de Suzy, plus de la moitié des invités prennent la direction de la plage. Joan profite de ce moment plus calme pour s'installer auprès de Mathilde et revenir vers sa mère. July n'a pas eu de réactions en revoyant Ael Vraz, et la maison de ses amis. Elle n'a manifesté aucun signe de reconnaissance vis-à-vis de sa fille.

- Comment ça va, Mathilde ?
- Bien, la fin de repas s'est bien passée, aucun souci, Madame Newton.

Joan sourit. Elle n'a pas encore l'habitude de son nouveau nom.

- Elle fatigue ou ça va encore ?
- Ca va encore, dit Mathilde en jetant un oeil à sa montre.

A cet instant, Curtis s'approche. Il pose sa main sur l'épaule de Joan et lui dit :

- Et si on lui faisait faire le tour du jardin ? Ca lui ferait du bien de marcher un peu avant de remonter en voiture.

Salomé, qui était assise aux côtés de son amie, approuve. Joan fait lever sa mère. Et tous les trois guident July vers le haut du terrain. Simon les regarde s'éloigner, puis plane vers la cuisine où Otho et Grag s'affairent en se houspillant à qui mieux mieux.

- Otho, on ne va pas tarder à repartir. Pour ramener July à Ixiopolis.
- Bien, professeur.

Si Henry a accompagné toute la joyeuse troupe à la plage, Carie est restée pour aider à ranger et à préparer la soirée.

- Ca se passe bien, Simon ?, s'enquiert-elle.
- Oui, pour l'instant. Joan, Curtis et Salomé font faire un petit tour de jardin à July, et nous partirons après.
- Elle n'a pas eu de réaction, n'est-ce pas ?
- Non.

Au-dehors, Joan guide sa mère vers le fond du jardin. En chemin, ils longent les framboisiers. Il y avait des petits fruits rouges au repas, pour décorer les glaces, cueillies à la fraîche par les petites mains de Ken et Narna. Alors qu'ils marchent tranquillement, soudain July s'arrête, tend la main vers une branche encore chargée de petits fruits mûrs, trop haute pour que Narna ait pu les cueillir. Et elle en prend une pour la porter à sa bouche. Joan s'est arrêtée, Salomé sent son coeur cesser de battre. Curtis observe, très attentif. Le visage de July se tourne vers eux, son regard les fixe tour à tour, rapidement, avant de s'éteindre à nouveau.

Salomé porte les mains à son visage, bouleversée pour avoir croisé une seconde le regard vivant de son amie. Joan retient avec peine un violent tremblement. Le jeune homme se retourne vers la maison, fait signe à sa tante qui enlevait les nappes salies et en remettait d'autres pour la collation du soir. Peter, qui est resté lui aussi alors qu'Anita est allée à la plage, a saisi rapidement qu'il se passait quelque chose et il traverse à grands pas la pelouse, suivi de près par Carie.

- Peter, aidez Salomé, s'il vous plait, lui demande Curtis d'un ton plus ferme qu'il ne l'aurait voulu, mais marqué par l'urgence et l'émotion. Tante, on va ramener July vers la maison.

Carie passe aussitôt son bras sous celui de la mère de Joan, et la ramène doucement vers le bas du jardin. Victor s'est levé, inquiet et remonte vers le jardin à son tour, rejoignant Peter qui soutient Salomé.

- Qu'est-ce... ?
- Comme à New-York, Victor, dit Curtis, avant que nous ne partions.

Victor comprend aussitôt et entoure la taille de Salomé qui ne peut retenir ses larmes. Curtis se retourne alors vers Joan qui se tient bien droite, figée.

- Viens, ma douce. Viens.
- Curt... oh, Curt ! Elle... tu as vu ? Elle nous a vus ! Vraiment vus !

Il la prend dans ses bras, la serre fortement, mais brièvement contre lui.

- Oui, j'ai vu, ma douce. Et c'était plus marqué encore qu'à New York. Soyons heureux de cet instant. Mais viens, maintenant, il faut s'occuper de Salomé. Elle est en train de craquer, et Jelle n'est pas là.
- Oui, oui, tu as raison, dit Joan en se reprenant.

Près des tables, Mathilde est debout, avec Simon à ses côtés et Otho. Ils aident Carie à ramener July à sa chaise. Alors que Peter en a rapproché une pour Salomé, dans laquelle elle s'assoit d'un coup. Joan s'installe auprès de sa mère adoptive, qui se laisse complètement aller sur son épaule.

- Oh, ma petite fille... ma petite fille... Si je m'attendais...
- Maman... maman... ça va aller...

Victor s'est assis de l'autre côté, pose la main sur l'épaule de Salomé. Lui aussi a les larmes aux yeux en regardant Joan.

**


Peter a été chercher Jelle qui est remontée bien vite de la plage avec Davies, laissant leurs filles sous la surveillance de leurs amis, et confiant en particulier Aziliz à Anita et Mary-Ann.

- Ca va, maman ?, s'inquiète Jelle.
- Oui, oui. Oh, je vous inquiète tous, là... mais, mais ça va...

Jelle jette un regard à Joan, devine que son soeur est elle aussi secouée et se dit qu'elle demandera un peu plus tard quelques détails à Curtis ou à son père.

- Tu ne veux pas t'allonger un peu, maman ?
- Je...
- Allez, si, profite que c'est calme et que la bande de furieux est à la plage. Il faut que tu sois en forme pour ce soir, allons !

Et Jelle parvient à décider sa mère à se reposer un moment.

Passé ce moment d'émotions, Simon rappelle l'infirmier et peu après, ils partent pour Ixiopolis. Curtis se dit qu'il va falloir ménager Salomé dans les prochains jours. Elle a tant donné depuis plusieurs semaines que la réaction de July a été l'élément déclencheur d'une violente émotion.

Le retour des adeptes de la plage, loin de se douter de ce qui est survenu, donne le signal des festivités du soir. Et alors que Suzy, Clara, Carie et Jelle disposent de grands saladiers garnis de salades de crudités ou de salades de fruits sur les tables, pour ceux qui auraient encore un petit creux - comme Ken, par exemple -, Ezra rouvre quelques bouteilles.

Le jour décline, même si le ciel reste clair encore un bon moment. Otho et Simon sont de retour et le professeur fait savoir à Joan que tout s'est bien passé. Il a parlé un moment avec le docteur Parker et ce dernier l'a assuré qu'il allait porter une attention toute particulière à July durant les prochaines heures. Le retour du professeur rassure Joan.

Les conversations vont bon train, Jelle reprend quelques photos, puis soudain, se souvient qu'elle n'en a pas fini avec ses complots. Elle en a encore un, ou plutôt une petite surprise, en réserve.

**


Jelle fait un signe discret à Ezra. Celui-ci rentre dans la maison, revient avec une bouteille de champagne bien fraîche et deux verres. Il l'ouvre, remplit les verres, repose la bouteille, puis s'avance vers Joan et Curtis.

- Maintenant, ça va encore être à vous de jouer, dit-il avec malice.

Curtis le regarde avec circonspection. Jelle s'approche aussi et dit :

- Oui, il va falloir ouvrir le bal. On a choisi la chanson pour vous...
- Je crains le pire, gémit Curtis.
- Moi aussi, dit Joan entre les dents.

Mais quand elle entend les premières notes, elle pousse un soupir de soulagement. C'était peut-être un complot entre Ezra et Jelle, mais un gentil complot.

http://www.youtube.com/watch?v=kGeCeK85sUg
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Sam 8 Mar 2014 - 17:10
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flamme
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Limeye!

J'ai dû me laisser le temps de revenir ici, en un seul morceau, et encore... les mots me manquent... Wow Kiss Hug

Quelle merveilleuse journée! Tant d'émotions diverses réunies, c'était magique! Master Clap flower

Mille bravos à l'auteure! Master Master Master

Grosses bises,
Flamme
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Sam 8 Mar 2014 - 20:49
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Plusieurs moments forts dans cette journée du 8 Mars! Wow Naughty Hug . J'ai adoré la chanson pour l'ouverture du bal et aussi le moment de lucidité de July ponctué par la cueillete d'un petit fruit qu'elle a porté volontairement à sa bouche! Good Mais mon meilleur moment était le "Enfin!" de Simon, Grag et Mala ! Laughing Devil Naughty Globlaugh

Vizz!

Frégo Smoke
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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

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Dim 9 Mar 2014 - 08:10
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O-tho
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Limeye,

Quelles emotions tout au long de cette journee! Comme tu sais si bien les raconter! J ai adore! Good Master

Bon maintenant on passe aux choses serieuses...La nuit de noce.... Mr. Green Naughty Wow

O-tho

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Dim 9 Mar 2014 - 09:13
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou les filles !

contente que cette journée bien particulière vous ai plu... n'est-ce pas que les trois comploteurs étaient drôles avec leur "enfin !". Mais Frégo, ce n'est pas Simon qui était avec Grag et Mala , mais Jelle !

je vous livre maintenant le récit de la nuit de noce, que j'avais reporté à aujourd'hui, timing oblige et parce qu'hier, il y avait déjà beaucoup à dire...

c'est plus court qu'hier, mais j'espère autant savoureux Wink

bizz vizz

Limeye

9 mars. Ael Vraz. Entre minuit et 1h du matin

La nuit est là, mais à part Aziliz, personne ne semble avoir sommeil. Et la petite fille s'est endormie sans problème, dans la chambre de ses grands-parents, nullement gênée par la musique et le bruit des conversations qui viennent du dehors. Tous les voisins les ont rejoints pour le "bal", ainsi que quelques autres connaissances du village. Les enfants ne sont pas les derniers à occuper l'espace dégagé dans la cour. Les tables ont été enlevées, hormis deux, disposées à chaque extrémité de la cour, et sur lesquelles trônent encore des bouteilles, des verres, et des petits gâteaux que les voisines ont préparés.

Salomé a récupéré du choc de la fin d'après-midi, pas question pour elle de gâcher la fête en étant trop émotive. Les conversations vont bon train, Joan parvient à passer quelques moments avec chacun.

Mais depuis quelques temps, elle sent le regard de Curtis sur elle, même s'il se trouve assis, à discuter avec sa tante, John et un autre voisin. Il sait, pour en avoir parlé avec Davies, que l'aube verra debout encore une partie des présents. Que Jelle, notamment, est bien partie pour faire une nuit blanche et qu'il peut compter sur Suzy, John et Clara pour l'accompagner. Lui aussi a bien l'intention de voir l'aube, mais pas ici. Et surtout, de la voir avec Joan. Et seulement avec Joan.

Laissant courir la conversation, il se lève et traverse la cour d'un pas tranquille. Pour qui le connaît, et Otho et Grag sont les premiers à le remarquer, il cache sous une apparente nonchalance une profonde détermination. Il rejoint Joan, debout, un verre vide à la main, en grande conversation avec Mary-Ann, Jelle et Suzy.

- Madame Newton, lui murmure-t-il à l'oreille, ceci s'appelle un enlèvement, et vous n'avez pas le droit de protester.

Et il lui ôte sans hâte le verre des mains, le dépose sur la table derrière Suzy, puis la fait basculer et la porte dans ses bras. Joan pousse un petit cri de surprise, se retient en lui passant les bras autour du cou.

Et c'est sous des cris de joie, des applaudissements et quelques sifflements émis par Otho et Ken, qu'ils gagnent ainsi le portillon, puis disparaissent aux yeux de leurs amis.

- Tu as l'intention de m'emmener où comme ça ?, demande Joan.
- Pas loin. Et d'ailleurs, je le regrette, mais tu vas devoir marcher un peu.

Et il la repose à terre après avoir dépassé les dernières maisons du hameau. Derrière eux, la musique tourne toujours et la fête continue. Elle ne met pas longtemps à deviner qu'il l'entraîne vers sa crique et se dit qu'il ne pouvait trouver meilleur endroit pour leur nuit de noces. Non seulement parce que c'est "son" endroit, qui devient le "leur". Mais aussi parce qu'ils y seront tranquilles.

Mais en arrivant sur le sable de la plage minuscule, elle ne peut retenir un cri de surprise. Il y a apporté tout le nécessaire pour la nuit, couverture, serviettes de bain, et sans qu'elle l'ait vu, il a déniché dans le creux d'un rocher, en haut de la falaise, juste après avoir quitté le sentier côtier, une bouteille de champagne bien fraîche, déposée par Davies qui s'était absenté un peu plus tôt sans que personne - pas même sa femme - ne le remarque.

- Quand as-tu apporté tout cela ici ? Tu n'as pas eu le temps de faire cela aujourd'hui... sauf ce matin ?
- J'ai fait cela hier, avec Davies. Mais je te rassure, il n'est pas venu jusqu'ici. Je sais combien tu tiens à ce que cet endroit reste "secret", et d'ailleurs, il a refusé d'y descendre. Mais il m'a aidé à apporter ce que j'estimais nécessaire pour la nuit, et à le faire discrètement. Je pense que notre soeur va se creuser les méninges pendant un bon moment après nous avoir vus disparaître...
- Je suis certaine qu'elle a déjà une petite idée de l'endroit où tu m'as emmenée, mais ce qui est vraiment sûr, c'est qu'elle va cuisiner Davies si jamais elle apprend qu'il t'a aidé !

Il sourit, l'enlace.

- Alors, Madame Newton, par quoi voulez-vous commencer ? Champagne ? Bain ? Câlin ?
- Les trois à la fois !

Curtis éclate de rire :

- Petite gourmande ! Mais chiche...

Il commence par l'embrasser longuement, puis la fait tourner, pour qu'elle lui présente son dos, et délace le corset.

- T'ai-je dit que ta robe était ravissante ? J'ai félicité Soizic, mais toi...
- Au moins quinze fois depuis ce matin. Après, j'ai perdu le compte..., dit-elle en se retournant vers lui et en faisant tomber sa veste, puis en laissant ses doigts courir sous sa chemise.
- Tu m'as fait des cachotteries pendant des semaines, et notamment au sujet de petits bouts de chiffons sans intérêt. Mais étant donné que tu n'en portes pas en haut, j'imagine qu'il va falloir que j'aille explorer plus bas pour les trouver...
- Je crois en effet que tu peux remettre en avant tes talents d'explorateur...
- Hum... mais avant, je pense que tu mérites ceci, dit-il en déposant une série de petits baisers dans son cou.

Puis il s'agenouille devant elle, cherche un temps comment défaire le bas de sa robe, avec ce pan de tissu dont il ne sait trop que faire. Cela amuse un peu Joan, mais elle sent aussi le désir monter, à ses mains qui la parcourent. Finalement, Curtis trouve la petite attache, et soulevant le pan de tissu, il découvre ce qu'elle lui a si soigneusement caché et que seules Jelle et Salomé ont vu. Une ravissante petite jarretière blanche et rose, qui ceint le haut de sa cuisse droite.

En déposant un baiser sur l'une des petites fleurs qui y sont brodées, Curtis lui dit :

- Quel dommage que tu ne portes cela qu'une fois...
- Qu'est-ce qui m'empêcherait de la remettre ?
- La tradition, non ?
- On peut y faire quelques entorses, à la tradition...
- Quand ça t'arrange..., répond-il alors que toute la robe de Joan vient de tomber à ses pieds.
- Non... non... quand ça t'arrange !

Puis il lève les yeux vers elle, croise son regard espiègle et amoureux.

- Tu m'as bien parlé de champagne, tout à l'heure, non ?
- Bien sûr...

Curtis se relève, fouille dans un panier d'où il ressort deux coupes, et ouvre la bouteille. Puis il tend l'une des coupes à Joan, ils croisent les bras pour boire leur première gorgée en se regardant au fond des yeux.

- Et maintenant, je suis certain que tu vas vouloir plonger tes ravissants petits pieds dans la mer...
- Pas toi ?, demande-t-elle en l'obligeant à tenir son verre, afin de lui ôter son pantalon.

C'est une mer calme, qui étire lentement ses petites vagues sur le sable, qui les accueille. Sans exagérer, Curtis se dit qu'ils avaient bien besoin de se rafraîchir un peu, ne serait-ce que pour dissiper les vapeurs d'alcool. Mais Joan ressort bien vite, récupère leurs verres, et revient dans l'eau en les portant avec précaution.

- Voilà, le bain, le champagne...
- ... et maintenant, le câlin, c'est bien ce que tu avais demandé, suggère-t-il en la soulevant et en la maintenant contre lui de son bras libre.
- Parfaitement. Tu es vraiment un mari parfait, dit-elle juste avant de l'embrasser et de le laisser l'emporter.

**


Au petit matin, dans l'aube naissante, une vague viendra déposer sur le sable sec un petit bouton de rose échappé de la coiffure de Joan.
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