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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
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Mar 18 Fév 2014 - 12:35
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flamme
Marshall Gurney
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Limeye!

J'aime bien le diminutif affectueux que Salomé a employé pour s'informer d' Ezla ... Good

Je comprends que les projets du Président et d'Anders pour lui ne le tentent pas... Confused On dirait que ça va l'amener à se poser certaines questions plus vite qu'il le pensait, non? Question

Bizz et belle journée!
Flamme
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Mar 18 Fév 2014 - 12:35
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Mer 19 Fév 2014 - 08:49
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limeye
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Flamme,

oui, Ezra va devoir penser à ce qu'il va faire maintenant. Mais il en a déjà une petite idée... je reviendrai sur lui la semaine prochaine.

en attendant, aujourd'hui, Curtis se rend à Doban.

Bonne lecture et belle journée flower

Limeye


19 février. Doban

Curtis est parti tôt ce matin avec Otho pour rallier Ixiopolis. Ils n'y restent que le temps de récupérer Simon, puis prennent la navette rapide qui va les mener en trois heures à l'autre bout du premier continent, à Doban. Simon s'est arrangé pour qu'ils puissent rencontrer les autorités de la ville dans l'après-midi. La matinée du lendemain sera consacrée à une rencontre avec le professeur Brown et quelques autres scientifiques de l'Institut du Deuxième Continent. Ils pourront profiter de l'après-midi pour se rendre sur les lieux d'implantation possible du laboratoire.

Durant le voyage, ils consultent tous les trois les documents envoyés par les autorités sur le site même du grand campus universitaire de Doban.

- L'idéal serait un de ces terrains, dit Curtis en désignant un point du campus. Il est tout près de l'aéroport. Il y aurait peut-être moyen de s'arranger pour y laisser le Comète. Par contre, nous serions à l'opposé de l'Institut du Deuxième Continent.
- As-tu pris connaissance du dernier courrier envoyé par le ministère de la recherche ?, demande Simon.
- Oui. Et même s'ils nous laissent le choix final, en accord avec les autorités locales, ils sont favorables à une implantation dans la région d'Ixiopolis, un peu pour rééquilibrer les choses avec Doban, du moins, c'est ce que je peux lire entre les lignes, mais aussi parce que nous voulons aussi construire un laboratoire de recherche générale, pas uniquement consacré au deuxième continent. D'où l'intérêt alors d'être proche de la capitale, mais aussi de nous implanter dans une région peu peuplée où le travail est plus rare. D'une part, la construction-même du laboratoire fera travailler des entreprises locales, mais nous offririons aussi des débouchés pour des chercheurs de la région, explique Curtis à Otho.
- Hum, je vois, dit l'androïde avec sérieux. Et de toute façon, tu as l'intention de tenir compte aussi de l'avis de Joan.
- Bien entendu. Il y a trois critères principaux dont il faut tenir compte : le site lui-même pour ses commodités, sa facilité d'accès, sa proximité avec le deuxième continent, la possibilité d'y construire un hangar pour le Comète, et que cet endroit plaise à Joan.
- Alors, je me demande pourquoi tu nous emmènes à Doban aujourd'hui ?, grogne Otho. Le choix est déjà fait, à mon avis.
- Il y a de grandes chances qu'il soit en effet déjà fait, Otho, dit Curtis avec un léger sourire, mais je ne peux pas me permettre d'ignorer les responsables de l'Institut et les autorités de Doban. Ce serait "diplomatiquement" tout à fait incorrect. N'oublions pas que nous allons travailler en étroite coopération avec eux, que nous nous mettons à leur service. Si je peux expliquer notre choix final plus tard, pour l'heure, nous sommes encore en phase de prospection, c'est d'accord ?, ajoute-t-il autant à l'intention de Simon que d'Otho.
- C'est parfaitement clair, mon garçon, dit le cerveau volant.



19 février. Le soir. Doban

Après un après-midi très dense de discussions avec les autorités de Doban, Curtis n'est pas mécontent de pouvoir profiter d'une soirée agréable à l'hôtel. Otho est parti piquer une tête dans la piscine, lui appelle Joan pour lui donner quelques nouvelles.

- Alors, mon cœur ? Comment s'est passé cette journée ?
- Voyage très agréable, la navette est confortable et ultra-rapide. De la très haute technologie !
- Je suis étonnée que tu aies été impressionné ! Quand on connait la vitesse du Comète, la navette est une vraie tortue, pourtant !, rit-elle.
- Mais comparé au métro new-yorkais, elle est une antilope. Non, plus sérieusement, la journée a été constructive. Les autorités de Doban très disposées à notre égard, proposant plusieurs solutions d'implantation, en fonction de nos besoins. Ils ont particulièrement bien compris nos exigences, notamment quant au Comète.
- Doban est la solution idéale, Curtis, soupire Joan. Tu ne trouveras pas ailleurs d'aussi bonnes conditions pour construire le laboratoire.

Le jeune homme se penche un peu vers l'écran du transmetteur et dit en fronçant légèrement les sourcils :

- C'est peut-être la solution idéale sur le papier, mais pas forcément l'endroit où nous aurons envie de vivre. Et cela est aussi important pour moi que de trouver le lieu qui conviendra pour le laboratoire ET pour le Comète.

Elle sourit doucement.

- Il y a aura quand même un des critères qui pèse un petit peu plus que les autres, non ?
- Bien sûr. Ce critère, c'est toi, c'est nous. Donc, je prospecte. C'est tout. Et toi, comment s'est passé ta journée ?
- Hum... ma robe avance bien... elle devrait être terminée en début de semaine prochaine. Et sinon, la mer était absolument délicieuse ce matin... j'ai hâte d'y retourner ce soir !
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L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

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Mer 19 Fév 2014 - 23:15
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O-tho
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Limeye,

Moi moi ! Je sais ce que "Ez " a en tete...Accrocher un hamac dans le jardin de Salome! Mr. Green ...Et prendre une retraite bien meritee! Very Happy Wink

Et Curtis qui joue au politiquement correct...Il a raison, faut pas se mettre le village a dos! Surtout qu'ils seront tous au mariage! Mr. Green

O-tho

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Jeu 20 Fév 2014 - 08:55
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limeye
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Coucou les filles !

j'aime bien de temps en temps faire jouer du "politicaly correct" à Curtis. Et ça va continuer aujourd'hui...

j'ai repris un peu d'avance hier, et je vous prépare un chouette week-end ! Patience... Wink

bizz vizz ! Et belle journée flower

Limeye


20 février. Doban

La journée des Futurmen est encore bien remplie. Le matin, comme prévu, ils rencontrent nombre de responsables de l’Institut du Deuxième Continent, en fait, le professeur Brown a carrément organisé une réunion avec tous les chefs de service. C’est l’occasion notamment pour Curtis et Simon d’échanger avec d’éminents confrères, et tous deux y prennent vraiment plaisir. Même si Curtis perçoit bien qu’il n’y a pas qu’un souhait de coopérer, mais aussi l’espoir qu’il choisira le site de Doban pour implanter son laboratoire. Somme toute, cela lui paraît normal, et le contraire aurait été plutôt dommageable. Au moins, son projet n’est pas perçu comme une concurrence et c’est cela qu’il tenait avant tout à éviter.

Il conclut la réunion en précisant qu’il ne veut rien précipiter en ce qui concerne son choix d’implantation, qu’il est en pleine prospection et qu’il attend aussi les avis du Service d’Aménagement du Premier Continent, comme celui des responsables des différentes communes où ils se sont déjà rendus. Il laisse sous-entendre par ailleurs qu’il n’a pas terminé ses rencontres et ses visites et qu’il ne prendra pas tout de suite sa décision.

Si le jeune homme a tenu à prendre assez tôt des premiers contacts et à entamer ses recherches, c’était plus pour profiter de leur arrivée - remarquée - pour aborder ce projet sans tarder avec les autorités compétentes, mais pas pour prendre une décision à la va-vite. Il veut aussi pouvoir parler tranquillement de toute cela avec Joan, mais a bien l’intention d’attendre pour après le mariage pour le faire. Pour l’heure, elle a d’autres choses en tête, même si, il le sait, elle n’oublie pas cette question de leur installation prochaine.

Au cours de l’après-midi, accompagné par deux chercheurs de l’Institut et un secrétaire, ils visitent le campus de Doban, plus en détails que lors de leur séjour l’an passé. Encore une fois, Curtis, Simon et Otho sont admiratifs des conditions de travail, d’enseignement et de recherche dont disposent les professeurs comme les étudiants. Simon ne peut s’empêcher d’en faire la remarque à leurs guides :

- Nous avions déjà remarqué que vous prêtiez une grand attention à la recherche et à l’enseignement sur Ixio, et que vos bâtiments, comme tous d’ailleurs, répondent à des normes très strictes, mais je crois que tout chercheur et tout étudiant, en voyant votre campus, rêveraient de venir y travailler !
- Merci de votre remarque, professeur, dit la professeur Erika Müller, la responsable du département des pôles, depuis l’arrivée de nos aïeux sur Ixio, nous avons toujours mis la recherche et l’enseignement comme étant des priorités, avec le respect de notre planète et le bien-être de ses habitants. Cette exigence d’excellence nous permet aussi, année après année, de réaliser des améliorations substantielles sur les transports, les économies d’énergie, les normes anti-pollution… Les Ixiens ont un but : pouvoir assurer la vie des générations futures dans les meilleures conditions possibles et faire qu’Ixio demeure une planète "à part" dans toute la galaxie, un exemple aussi. Nous ne voulons pas vivre repliés sur nous-mêmes, mais nous ne voulons pas non plus que cet équilibre que nous avons pu instaurer entre nous, la planète, sa faune et sa flore, soit rompu. Et même si nous sommes prêts à collaborer avec des chercheurs d’autres planètes, nous entendons aussi pouvoir continuer à prendre soin de la nôtre.
- C’est une exigence que nous comprenons parfaitement et que je partage, dit Curtis. C’est aussi pour cette raison - même si ce n’est pas la seule - que nous sommes heureux de pouvoir venir travailler avec vous.
- Professeur Newton, quelque soit l’endroit que vous choisirez pour votre laboratoire, nous sommes enchantés de pouvoir mener des recherches, des explorations avec vous. J’espère, bien entendu, que vous choisirez Doban, mais le lieu est secondaire, au fond. Car les communications sont aujourd’hui très bonnes, les liaisons entre les villes aussi. Que vous vous installiez ailleurs ne sera absolument pas un obstacle.

Curtis opine simplement de la tête. Il admire déjà l’intelligence de cette femme, comme de beaucoup d’autres de ses collègues.

- Est-ce que vous aimeriez prévoir une exploration polaire ?, demande-t-elle. Les pôles font partie des zones les plus étudiées et les plus surveillées d’Ixio. Elles sont très riches, et participent à l’équilibre climatique de notre planète. C’est très important de les connaître.
- Ce serait en effet un projet passionnant, répond Curtis. Pour l’heure, nous n’avons mené qu’une seule expédition sur le deuxième continent, comme vous le savez, et nous pensions poursuivre plus en profondeur l’étude de la zone que nous avons déjà parcourue, mais à une autre saison. Nous n’avons pas encore réfléchi à d’autres projets.
- Pardonnez mon impatience, rit-elle légèrement, mais je comprends que vous ayez pour l’heure, d’autres préoccupations en tête.
- Et c’est pas peu dire, fait remarquer Otho en lançant un clin d’œil à son chef.

La visite les occupe tout l’après-midi et Curtis décide de rester dormir une nuit de plus à Doban, de ne rentrer sur Glenogan que le lendemain matin.
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Dernière édition par limeye le Ven 16 Mai 2014 - 04:16; édité 1 fois
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Jeu 20 Fév 2014 - 12:33
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flamme
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Limeye!

On voit bien ici une similitude entre la philosophie ixienne et la philosophie stagyane... Wink

Cher Mala , il n'a pas raté l'occasion d'en placer une... Mort de Rire Mais la porte était trop grande ouverte, je le comprends de ne pas avoir pu résister... Devil

Bonne journée!
Bizz Vizz
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Jeu 20 Fév 2014 - 14:08
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Frégo 80
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Coucou!

C'est vrai qu' Mala l'a bien placée cette remarque! Devil Laughing Naughty Good

A+

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Ven 21 Fév 2014 - 11:36
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limeye
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Coucou les filles !

vous allez voir que Mala est toujours redoutable...

bizz vizz et belle journée !

Limeye


21 février. Ael Vraz

Alors que Joan et Salomé sont reparties chez Soizic, que Ken est déjà à la plage pour jouer et que Victor s’occupe au jardin, Ezra s’installe au salon. Il veut prendre contact avec ses collègues de la police interplanétaire basés sur Ixio. Les accords de coopération entre Ixio et les Neuf Mondes, dans le cadre de l’Association des Mondes Amis, ont permis en effet l’installation d’une petite unité autonome de la police interplanétaire. Ezra connait de nom son responsable, le Général Brandt. L’homme est réputé, il est un peu plus jeune qu’Ezra.

Le colonel se présente à sa secrétaire et demande la possibilité d’un rendez-vous, à titre professionnel, pour la semaine suivante.

Curtis regagne Ael Vraz avec Otho dans l’après-midi, juste à l’heure pour aller à la plage, décrète Ken. Le jeune homme comprend qu’il ne va pas pouvoir manquer la baignade, et c’est avec plaisir qu’il les accompagne. Joan affiche un grand sourire, heureuse de le retrouver, et c’est main dans la main qu’ils s’engagent dans le chemin, à la suite du groupe d’enfants, partis devant avec Otho, bien content d’aller se dégourdir un peu après plusieurs heures de voyage et de discussions sérieuses avec son chef et le professeur. L’androïde regrette juste que la pause à la maison n’ait pas été plus longue pour pouvoir discuter avec Grag, le mettre au courant de leurs visites et rencontres, et savoir ce qu’ils ont fait durant leur absence.

En chemin, Curtis revient rapidement sur leur visite avec Joan, et alors qu’ils arrivent au bout de la petite route, Ken surgit derrière eux en poussant de grands cris :

- Ouh ! Les amoureux !

Les réflexes rapides de Curtis font que celui-ci l’attrape aussitôt, le saisit et le porte à bout de bras pendant quelques secondes avant de le faire retomber au sol et de le maintenir sous son genou tout en lui tenant fermement les poignets.

- Major, je crois que je viens d’interpeller un dangereux malfaiteur. A votre avis, doit-on lui passer les menottes ?
- Hum, jolie prise, Capitaine, et vos réflexes sont toujours aussi impressionnants. Mais je crois que j’ai une meilleure idée que les menottes pour votre prisonnier : le priver de goûter sera une peine à la hauteur de son infraction.
- Alors, je le libère…, dit Curtis avec le visage toujours très sérieux.

Ken tente de se débattre, se relève finalement une fois que Curtis l’a lâché, le t-shirt couvert de poussière.

- Pff, vous n’êtes pas drôles. On ne peut même pas vous faire une blague.
- Dis-moi, Ken, l’idée est venue de toi ou… ?
- Bah, elle m’a un peu été soufflée par Otho… disons qu’on a réfléchi à notre coup ensemble.
- Donc Otho sera privé de goûter lui aussi, décide Curtis.
- C’est une terrible punition, ajoute Joan, en désignant le panier qu’elle porte à bout de bras. Le goûter, c’étaient des crêpes que j’ai faites ce midi…
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Ven 21 Fév 2014 - 12:29
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Coucou Limeye!

O-tho est peut-être redoutable mais que dire de notre duo dynamique! Joan Flam Après une privation de crêpes Mala et Ken n'auront peut-être plus envie de les taquiner! Devil Laughing . Je sens qu'Ezra est en train de trouver un moyen de ne pas se retrouver aux oubliettes professionnelles de si tôt. N'en déplaise à Anders! Good Devil

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Ven 21 Fév 2014 - 13:06
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flamme
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J'ai bien ri de la riposte de Curtis à "l'attaque" de Ken! Et de sa petite mise en scène avec Joan! Je crois aussi que Ken et Mala ne récidiveront plus, la punition est effectivement terrible... ils vont s'en mordre les doigts... Mort de Rire

Je crois que ton "feeling" est le bon, Frégo! Ce cher Ezla n'est pas du genre à rester à rien faire... Mr. Green

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Ven 21 Fév 2014 - 19:02
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O-tho
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Coucou Limeye,

Bah il n'a pas honte dis donc Otho d'envoyer Ken faire ses blagues? Mr. Green
Bon c'est vrai qu'il ne faut pas trop le pousser non plus le Ken...

Et Ezra? Consultant pour la Police... entre 2 siestes dans son hamac? Wink

O-tho

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Sam 22 Fév 2014 - 10:31
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limeye
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Coucou les filles !

je me suis amusée en effet à remettre Ken et Mala en scène... quant à Ezla , il n'est en effet pas du genre à vouloir rester dans le hamac, même s'il est confortable... car pantoufler à la Présidence, même si intellectuellement, ça peut être intéressant, très peu pour lui...

voici le début du week-end dont je vous avais parlé. Je commence aussi à sérieusement réfléchir à la journée du mariage, je vais vraiment devoir me consacrer sérieusement à la prochaine quinzaine, car il y a beaucoup de choses à raconter !

belle journée à vous flower

Limeye


22 février. Ael Vraz

Blottie entre les bras de Curtis, Joan paresse au lit. Ces dernières journées ont été bien occupées, elle ne voit pas le temps passer, il leur reste deux semaines avant le mariage. La semaine prochaine, Curtis repartira pour la Terre, il va à nouveau s’absenter pour quelques jours, et après son court séjour à Doban, elle a bien l’intention de profiter des journées à venir avec lui. Soizic lui ayant assurée qu’elle n’a plus besoin que de deux matinées d’essayage, elles ont convenu que la jeune femme ne reviendra qu’en milieu de semaine.

La main chaude de Curtis descend sur son épaule, puis jusqu’au bas de son dos.

- Femme, quel est ton programme aujourd’hui ?
- Si cela n’embête pas mon fiancé, j’aimerais passer du temps avec lui…
- Cela ne m’ennuie pas du tout. Que veux-tu faire ?
- John nous prête son bateau pour deux jours. Je pensais qu’on aurait pu aller jusqu’à Ennis Glaz. La marée nous permet de quitter Glenogan en fin de matinée, nous y serions dans l’après-midi, en navigant tranquillement à la voile. On pourra dormir à la belle étoile là-bas, et revenir demain.
- Programme très tentant. Juste tous les deux ?
- Sans Ken, sans curieux, sans maman pour s’inquiéter…, précise-t-elle en se redressant légèrement et en le fixant droit dans les yeux.
- C’est de plus en plus tentant…, répond-il en laissant cette fois sa main remonter jusqu’à son sein.
- Alors, on peut flemmarder encore un peu au lit avant de préparer nos affaires. On partirait vers 11h.
- Si je traduis bien ton regard, le terme "flemmarder" n’est peut-être pas le plus approprié…

Elle rit, puis se penche vers lui pour l’embrasser.


22 février. 11H. Le port de Glenogan

John les attend près du quai. Son bateau est amarré dans la ria, et il a préparé la plate, la petite barque au fond légèrement arrondi, pour les y conduire.

- Veux-tu godiller, Joan ?
- Avec plaisir !, répond-elle en montant à bord, après avoir tendu leurs affaires à Curtis qui l’y avait précédée.

Elle s’empare de la rame, se cale debout à l’arrière de la plate et commence à tourner d’une manière bien particulière la rame, dans la dame prévue à cet effet. Intrigué, Curtis la regarde faire et se rend compte que le petit bateau avance relativement vite et que Joan le mène aisément entre les autres voiliers et bateaux de pêche accrochés à leurs bouées. Il fait déjà un peu chaud, mais il y a du vent. Il se réjouit de pouvoir mener le bateau à la voile.

- C’est une drôle de façon de ramer, constate-t-il avec curiosité.
- C’est une manière traditionnelle de le faire, précise John. Une des premières choses que l’on apprend aux enfants quand ils commencent à monter à bord d’un bateau !
- Jelle est redoutable à la godille, dit Joan. Quand on était gamin, on faisait des concours à traverser la rivière. Elle gagnait tout le temps, même devant les garçons. La force physique est importante, mais ce qui compte, c’est la régularité et de bien savoir faire le mouvement. Ca a l’air simple comme cela, mais c’est plus compliqué qu’il n’y paraît !

- Jelle faisait du bateau quand vous étiez petits ? Elle n’était pas malade ?, s’étonne franchement Curtis.
- C’est un peu comme en voiture : quand elle conduit, elle n’est pas malade. Par contre, ne lui demande pas de rester sagement derrière… là, tu peux être certain qu’elle va vomir. Et puis, il s’agissait juste de traverser la rivière, nous n’allions pas godiller en pleine mer non plus…
- Hum, je vois.
- Je me souviens d’une fois..., commence John alors qu’ils approchent de son voilier et qu’il s’apprête à saisir le cordage d’amarrage, pour aider Joan à approcher la plate.
- Le coup avec le grand des Morvan ?, termine Joan.
- Oui, ce coup-là. Il faudra que tu racontes cela à Curtis…, ajoute-t-il en clignant de l’œil et en montant à bord de son voilier.

Curtis lui tend leurs sacs, puis monte à son tour. John redescend dans la plate, aide Joan à enjamber le pont.

- Bon, Joan, je ne t’assomme pas avec les consignes de sécurité, tu les connais. Seule chose, je sais que je me rabâche à chaque fois, mais il y a eu déjà des accidents… n’oublie pas de mettre l’échelle si vous allez vous baigner en pleine mer…
- Aucun souci, John, dit-elle gravement. Merci beaucoup de nous confier ton bateau !
- De rien, autant qu’il sorte ! Un bateau, c’est heureux d’aller naviguer, pas de rester au port… Mon fils ne reviendra pas cet été, alors autant que vous en profitiez… A demain ! N’oublie pas la marée pour rentrer ! Enfin, si jamais vous vous attardiez, tu m’appelles et vous le laissez au mouillage à l’entrée de la ria. J’irai vous récupérer là-bas.
- Je veillerai à ce qu’on rentre en début de soirée. A demain !
- A demain, John, dit Curtis. Merci !
- A demain, les jeunes !, lance-t-il en repoussant fortement du pied contre le voilier, pour faire reculer la plate et il repose la rame dans sa dame et s’éloigne vers le quai.

Joan et Curtis rangent rapidement leurs affaires dans la petite cabine, Joan vérifie que la voile avant est bien dans son sac, prête à sortir si le vent le permet, puis elle décroche les attaches de la grand voile.

- On va sortir du port et de la ria au moteur, ce sera plus facile, tout en profitant de la marée descendante. On mettra les voiles quand on sera sorti.
- Ok, Capitaine, répond Curtis avec un léger sourire.

Elle démarre aisément le moteur, manœuvre avec souplesse pour sortir de l’alignement des bateaux. A cette heure, les bateaux des pêcheurs ne sont pas encore rentrés.

- Les pêcheurs ne vont pas tarder à remonter, j’aimerais autant que nous soyons sortis du chenal quand ils vont le faire. Il leur reste une heure à peu près pour cela, après, ils n’auront plus assez d’eau. Et ils sont toujours pressés de ramener le poisson ! Alors, autant ne pas être sur leur chemin…
- Hum, je comprends, dit Curtis. Tu as besoin que je t’aide ?
- Pas pour l’heure. Profite de la vue.
- J’y compte bien, tu es charmante avec la casquette d’Otho.
- Je ne parlais pas de cette vue-là, mais de la vue sur la ria, répond-elle avec malice.

En une vingtaine de minutes à peine, ils ont quitté la ria, et ont croisé les premiers petits chalutiers. Rapidement, Joan se dégage de la route des pêcheurs et file vers le large. Une fois qu’elle estime qu’ils sont tranquilles pour faire la manœuvre des voiles, elle met le moteur au ralenti, puis explique à Curtis comment la hisser. Il a déjà vu John et Joan le faire et ne s’en sort pas trop mal.

- Si tu veux qu’on aille plus vite, on pourra aussi mettre la petite voile avant, explique Joan, Mais là, déjà, je pense que c’est pas mal.
- Ca me va, dit-il en s’asseyant à ses côtés.

Joan coupe complètement le moteur, et prend la barre. Le bateau tourne un peu, elle choque la voile, et les voilà partis.

- Alors, raconte-moi cette histoire avec Jelle ?
- On avait… 11 ans, oui, c’était l’été de nos onze ans. Enfin, je ne les avais pas encore, et Jelle non plus, mais Davies oui. C’était à peu près à cette période, en fin de vacances. On avait déjà fait plusieurs concours, mais le fils aîné des Morvan, des gens qui habitent à Glenogan, mais sur la route d’Ixiopolis, pas loin du moulin à marée, est venu nous défier. Il avait deux ans de plus que nous, il était au lycée déjà, nous, pas encore, et il avait invité deux ou trois copains d’Ixiopolis pour quelques jours. Il faisait le "kéké", comme on dit, devant ses copains. Mais nous, on ne s’est pas démonté. Il a commis l’erreur de provoquer Jelle…
- Suprême erreur !, s’exclame Curtis.
- Tout à fait. Car Jelle lui a mis "un vent"… Tu aurais vu sa tête… il s’est fait moquer par tout le monde, même les pêcheurs ! Il était furieux…
- Ca n’a pas dégénéré ?
- Si, dit Joan d’un air sombre. Il nous l’a fait payer quand on est arrivé au lycée. Une fois, Davies s’est battu avec lui pour défendre Jelle. On s’est tous retrouvé puni, et heureusement, ça s’est arrêté comme ça. Il avait compris qu’il avait mieux à faire…
- Il habite toujours à Glenogan ?
- Non ! Il vit à Ixiopolis, je crois. Mais si on le recroise, il en rira ! Il était à l’âge où on se prend pour le roi du monde, puis on grandit…

Curtis n’ajoute rien, il se tourne vers le large, fixe l’horizon. Il aime quand Joan lui évoque ses souvenirs d’enfance, non seulement parce qu’il la découvre encore un peu plus dans ces moments-là, mais aussi parce qu’à travers ses souvenirs, il apprend à connaître un peu mieux Ixio et son cadre de vie.

- A quoi penses-tu ?, lui demande-t-elle au bout d’un moment, le voyant avec cet air si songeur.
- Tu tiens vraiment à le savoir ?, répond-il, sérieux, mais avec le regard qui pétille.
- Oui, dit-elle en souriant, un peu intriguée cependant.
- Et bien…, commence-t-il, en passant son bras par-dessus son épaule, à t’écouter, je t’imaginais avec Jelle, Davies, tes autres amis… j’imaginais ce que c’était que de vivre son enfance et son adolescence ici. Et… et j’imaginais notre enfant ici.

Elle cherche son regard, ne dit rien, s’appuie simplement sur son épaule.
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L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Dernière édition par limeye le Ven 16 Mai 2014 - 04:26; édité 2 fois
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Sam 22 Fév 2014 - 14:53
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Frégo 80
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Limeye!

L'histoire de Joan dans ton récit est très riche! Wow Ils ont tous l'air d'avoir eu un peu d'action au Lycée Mr. Green En tout cas, les proviseurs on l'air d'avoir de la poigne sur Ixio! Mr. Green C'est pas pour rien que la criminalité y est quasi inexistante! Mr. Green Good Comme monde idéal, c'est très reussi! Good

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Sam 22 Fév 2014 - 23:38
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flamme
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Limeye!

J'ai beaucoup aimé ce passage, cette évocation de la vie au bord de la mer, de la fibre "nautique" de ses habitants... J'ai appris plusieurs choses aujourd'hui, on voit qu'il n'y a pas que Joan et Victor qui ont l'habitude et les connaissances de la vie de marinier... Wink

Je n'ai pas besoin de te dire ce que j'ai pensé du dernier paragraphe, n'est-ce pas? Master Wow Kiss Hug flower Ni du nettoyage qu'il m'a occasionné? Mr. Green

Merci pour ce beau début de journée! Best Clap

Bizz
Flamme
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Dim 23 Fév 2014 - 09:44
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Frégo et Flamme !

oui, comme tu le soulignes, Frégo, l'enfance et l'adolescence de Joan ont été riches. Vous en aviez eu un aperçu l'an dernier, mais cette nouvelle saison me permet aussi d'évoquer parfois quelques autres anecdotes. Quant à la sévérité des équipes enseignantes, disons que cela fait partie d'un ensemble : le soin et l'importance que les Ixiens accordent à l'éducation se décline aussi non avec un contrôle strict des enfants, mais plutôt une attention qui leur est portée. Et grâce aussi au fait que chacun peut trouver sa place selon ses envies et ses capacité, sans être exclu, rejeté, fait que la criminalité est moindre. D'où une certaine rigueur, c'est vrai, mais dans le bon sens du terme. Rigueur, mais non rigidité...

Flamme, je savais que le kit de nettoyage servirait aujourd'hui, et pas seulement "en réel" Wink

voici la suite de leur petite expédition en mer. J'espère que vous aimerez !

bizz et bon dimanche flower

Limeye


23 février. Ennis Glaz

Il a beau avoir l’habitude de passer régulièrement la nuit à la belle étoile avec Joan, dans sa crique, ce réveil sur Ennis Glaz est différent pour Curtis. Pour une fois, il s’éveille avant elle, et avant que Calenda n’émerge sur l’horizon. La veille, ils étaient arrivés en milieu d’après-midi sur l’île, Joan avait amarré le petit voilier au mouillage, comme l’an passé. Ils avaient nagé un bon moment, dans la petite anse, puis avaient installé un campement sommaire sur le haut de la plage. Joan lui avait révélé quelques talents de boy-scout, qui n’avaient pas été sans lui rappeler le campement sur Titania, avant son enlèvement par Norton.

Après le repas, ils avaient fait une longue marche sur le sentier côtier, et avaient admiré le coucher de Calenda sans que rien, aucune terre, aucune pointe, ne gêne leur vue, rien que l’horizon infini de la mer.

Une fois encore, ces moments particuliers s’inscrivent dans sa mémoire, ajoutant jour après jour des souvenirs riches et heureux à tous ceux qui s’y trouvent déjà et qui sont liés à Joan.

Il sent que l’air est beaucoup plus frais que dans la crique. "Le fait d’être sur une île, en pleine mer, sans doute", pense-t-il. Il ajuste les couvertures sur les épaules de Joan, puis lève les yeux vers la voûte encore étoilée. Lui qui a fait des étoiles son univers quotidien s’étonne encore de ne pas ressentir l’irrépressible envie de retourner dans l’espace. Et pourtant, dans quelques jours, il remontera à bord du Comète pour rallier la Terre.

Il se demande un peu comment va se passer le voyage, notamment pour July, pour Jelle, si malade dès qu’elle monte dans le moindre véhicule. Le temps s’accélère pour les derniers préparatifs, et il sent une légère tension le gagner. Mais il veut profiter de ces moments que Joan a eu l’idée de provoquer, rien qu’eux deux, pour ces deux journées, tranquilles, avant son départ.

Joan dort toujours, il bouge légèrement pour se caler mieux contre elle, et tendrement, commence à la caresser. Il a envie de lui faire l’amour pour le lever du jour, se dit que ce serait une belle façon de débuter cette journée.

**


Après un petit déjeuner pris sur les rochers, sur une petite pointe, au soleil, Joan lui propose de tenter une promenade sur l’autre côté de l’île, face au continent. Ils cheminent en grande partie à l’ombre, mais ne vont pas très loin.

- Bon, on va rentrer. Le chemin est vraiment en mauvais état, dit Joan. Mais que veux-tu faire ? On repart pour un tour en bateau ou on mange ici ?
- C’était amusant de pique-niquer en mer hier, mais je t’avoue… que j’aime autant déjeuner à terre, je trouve cela plus simple.
- Ok, alors, on va retourner au bateau et on va nager un peu, ça te va ?
- Ca me va toujours quand tu fais ta belle sirène, dit-il en l’enlaçant amoureusement.

Elle lui sourit, se laisse aller à ce petit moment de tendresse. Après l’avoir longuement embrassé, elle lui dit :

- Tu sais que tu fais vraiment tout pour que j’accepte d’être ta femme ?

Il éclate de rire, enfouit son visage dans ses cheveux et lui répond :

- Et toi, comment pourrais-je te résister ?

Ils retournent vers l’anse et en arrivant, ils ont la surprise de voir un autre petit bateau s’approcher. Profitant du beau temps, d’autres amateurs de voile sont également de sortie. Ils sont prêts à accoster quand Curtis et Joan arrivent de dessous les arbres et s’avancent vers le quai. Joan vient les aider à la manœuvre, puis ils se saluent. Leur voilier est plus grand que celui de John, ils sont deux familles à bord, avec cinq enfants, dont deux auxquels Joan donne approximativement autour de 5-6 ans.

Elle aide les deux petits à prendre pied sur le quai, puis commence à discuter avec l’une des mamans.

- Merci de votre aide. C’est votre petit bateau, là ?
- Oui, dit Joan. Nous sommes arrivés hier.
- L’île n’est plus habitée, on se demandait… on vient là pour la première fois, c’était tentant de faire une sortie à la journée avec les enfants.
- Vous êtes partis d’où ?
- D’Ormanh.
- Oh, je vois. Ca vous fait une jolie traversée !

Ce petit village est situé plus au sud de Glenogan, en direction de l’estuaire du grand fleuve qui traverse Ixiopolis et sa plaine.

- Oui, on va sans doute dormir ici ce soir. Vous restez aussi ?
- Non, on a prévu de repartir cet après-midi. Nous rentrons à Glenogan ce soir.

L’un des hommes descend à son tour, il les a écoutés avec attention.

- C’est possible de rester là ?
- Le mouillage est bien abrité, dit Joan. Vous pouvez y passer la nuit sans souci. Par contre, si vous voulez vous promener, le chemin par ici est praticable sur une bonne distance, mais pas de l’autre côté, nous avons voulu y aller ce matin, mais nous avons dû faire demi-tour. Pour accéder aux anciennes maisons de pêcheurs, il faut passer par le chemin intérieur, mais en cette saison, les ronces et les fougères ont poussé… il faudrait avoir les jambes bien protégées.
- D’accord, merci pour les renseignements ! Je pense que de toute façon, les enfants vont vouloir se baigner. Mais c’est un joli terrain de jeu pour eux que de venir ici !

Joan sourit, elle est tout à fait d’accord. Elle se retourne vers Curtis, qui aide les autres enfants à descendre. Les deux familles préparent rapidement leurs affaires, et ils comprennent qu’ils vont tenter une promenade par l’intérieur pour trouver un endroit où manger.

Eux poursuivent leur programme, baignade puis repas, avant de reprendre la mer, sans avoir revu quiconque. Avant de partir cependant, Joan vérifie que l’autre voilier est bien amarré et qu’ils n’ont rien laissé de précieux en vue.

- On ne sait jamais, dit-elle…

Puis elle remonte à bord du voilier, remet le moteur juste le temps de s’éloigner un peu de l’île et en entame le tour pour revenir tranquillement vers Glenogan. Le vent souffle suffisamment pour hisser les deux voiles, et le petit voilier avance bien. Joan confie la barre à Curtis durant un moment, cela l’amuse de sentir les mouvements du bateau, de le guider selon les conseils de la jeune femme. Elle, elle optimise la position des voiles. Puis, voyant qu’il se débrouille bien, elle s’allonge sur le petit pont, profitant de l’ombre de la voile et se laisse bercer par la mer et le bateau.

Après cette courte sieste et comme il est encore tôt dans l'après-midi, Joan lui propose de s'arrêter, de jeter l'ancre et de se baigner en pleine mer.

- Tu vas voir, c'est génial !, dit-elle très enthousiaste. Et ici, les fonds sont si clairs. On va prendre les masques et les tubas, et tu ne verras plus la mer de la même façon !
- Je veux bien, répond-il.

Il la voit s'activer pendant qu'il tient toujours la barre, réduire les voiles, puis sortir leurs affaires de bain. Elle se change devant lui, ce qui n'est pas pour lui déplaire.

- Je reprends la barre le temps que tu te prépares toi aussi, et par contre, je te laisserai jeter l'ancre. Elle est un peu lourde à manier pour moi. Il n'a rien de spécial à faire, juste la laisser glisser dans l'eau. Là, il n'y a pas de champs d'algues, on ne risque pas de les abîmer.

Curtis exécute la manoeuvre, puis Joan lui demande de sortir la petite échelle en corde et de l'accrocher solidement sur le côté du bateau. Elle, elle attache la voile repliée, puis bloque la barre.

- Voilà, c'est parfait ! On n'a rien oublié... à part le fait que tu es toujours habillé... A moins que tu n'aies besoin de mon aide ?
- Tu veux nager ou tu as d'autres envie, Miss Randall ?, demande-t-il, amusé, en l'enlaçant.
- Allons nager ! Mais...
- ... je ne perds rien pour attendre, j'avais compris !

Curtis est cependant surpris que Joan ne réalise pas un plongeon depuis le pont du bateau. Elle lui en explique les raisons :

- Il fait chaud à naviguer, et en mer, l'eau est plus fraîche que sur la plage, on va descendre progressivement pour éviter l'hydrocution. Et puis, je veux vérifier aussi que l'échelle est bien fixée. Je descends la première, tu attendras que je te dise pour me suivre.
- Ok.

Il la rejoint peu après, lui aussi s'est équipé de masque et de tuba. Avant d'aller nager, elle lui explique pourquoi elle tient tant à vérifier l'échelle :

- John a raison d'insister, c'est arrivé qu'il y ait des accidents. Des gens sont partis en mer, n'ont pas réfléchi. Ils ont plongé du bateau, sans laisser personne à bord... sans avoir mis l'échelle. Va remonter à bord d'un bateau, même en étant sportif, sans point d'appui... il y a eu des morts, idiotes, comme cela.

Il opine, comprend. Et jette un regard vers le voilier. Le pont lui paraît haut, soudain, à hauteur de la mer, et il se dit que lui-même parviendrait peut-être à remonter, notamment en s'aidant au niveau de l'ancre, mais que ce serait tout de même difficile et compliqué. Mieux vaut prévoir.

Ils nagent un bon moment, découvrant les fonds magnifiques, dans lesquels joue la lumière sur le sable clair. Ils peuvent voir de nombreux poissons, surtout en s'approchant d'une zone rocheuse à une centaine de mètres du voilier. Et sur le fond clair, ils devinent des coquillages.

Quand ils retournent au voilier, Curtis se dit que Joan lui a encore fait découvrir quelque chose de magnifique de sa planète.

- Je reste étonné par le fait qu'il soit relativement aisé d'approcher les animaux sauvages, lui fait-il remarquer alors qu'il lui tient l'échelle pour qu'elle puisse remonter plus facilement à bord. Même les poissons ne semblent pas farouches.
- Ils sont peu chassés ou pêchés par l'homme. Certes, ici, il y a de la pêche côtière, mais peut-être aurons-nous l'occasion de le constater sur le deuxième continent, la faune sauvage ne côtoie pas l'homme. De ce fait, il est facile d'approcher les animaux. Pour eux, l'homme n'est pas un ennemi. Il y a des merveilleuses histoires de rencontres qui courent parmi tous ceux qui sont allés sur le deuxième continent ! Victor pourrait t'en raconter... oh, cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas être prudent...
- Bien entendu, dit-il en la rejoignant sur le pont et en prenant la serviette de bain qu'elle lui tend.

Joan renfile un t-shirt, mais garde le bas de son maillot et ses jambes nues. Curtis se rhabille, lui sort la bouteille d'eau encore fraîche de la glacière. Mais déjà, elle s'active, remet la voile en place, reprend la barre. Et ils repartent vers Glenogan, profitant de ces heures de toute fin d'après-midi que Joan aime tant.

Quand ils arrivent à Ael Vraz, le soir n'est plus très loin. Ils ont le visage marqué par leur sortie en mer, les yeux brillants de ce qu'ils ont vus et de la joie d'avoir été ensemble. Leurs amis les attendent sous la tonnelle, le repas est déjà entamé.

Alors que les étoiles s'allument une à une au-dessus du jardin, qu'Ezra, Curtis et Victor discutent tranquillement, Joan appuie sa tête sur l'épaule du jeune homme, qui machinalement, déplace son bras pour l'entourer. Elle est bien. Elle est heureuse. Lui aussi.
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Dim 23 Fév 2014 - 13:23
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Coucou Limeye!

Quelle merveilleuse journée... Wow J'ai fait un voyage palpitant en restant devant mon écran, c'était magique! Master Good Best Clap

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