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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
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Mer 1 Jan 2014 - 11:46
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limeye
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou à toutes et tous !

j'en connais certaines qui vont être bien surprises, mais... avez-vous seulement réussi à croire que j'allais laisser nos héros avec tant de projets sans les écrire, hum ?

au fil des dernières semaines, alors que j'écrivais leurs derniers jours de décembre, me venait à l'esprit qu'il y aurait eu matière à écrire au moins trois années : celle précédant la chronique que j'ai rédigée sur futurefans.de tout au long de 2013, et qui aurait pu s'appeler Just in Your Dreams, année 0 : Le temps des incertitudes (mais pour cela, voir le DA, et les premiers romans d'Hamilton), celle que j'ai rédigée donc et dont le sous-titre pourrait être L'heure des choix, et maintenant, qui s'ouvre devant eux (et devant nous), Le temps des certitudes et qui contrebalancerait l'an 0.

heu, vous suivez Neutral Mr. Green

pour les lectrices et lecteurs qui n'ont pas lu l'an 1, heu... trop compliqué à résumer en quelques lignes ! L'histoire est encore lisible sur futurefans.de pour quelques jours... sinon, si jamais vous voulez la lire, je verrai à la publier sous pdf ici-même, mais bon, seulement si vous vous manifestez pour cela Wink

donc voici la suite ! C'est mon petit cadeau pour ce jour de Nouvel An !

bizz vizz et reprenez place sur le trampogrill... jump

Limeye


1er janvier. New York


- C’était une merveilleuse soirée et nuit d’anniversaire, ma douce, murmure Curtis à l’oreille de Joan, alors qu’il la devine en train de s’éveiller.

Il s’écarte légèrement car il veut la voir ouvrir les yeux, il veut profiter de cette étoile qui s’y allume et lui sourire, lire la joie dans ses yeux, le bonheur de le savoir là, à ses côtés. Il veut goûter à ce bonheur simple, d’être là, avec elle.

- Hummm…, bonjour mon cœur. Et bonne année !, dit-elle en entourant son cou de ses bras.

Ils restent blottis un moment l’un contre l’autre, puis il lui demande :

- Veux-tu déjeuner ? As-tu prévu ou faut-il que je sorte ?
- J’ai prévu… tu as juste le café à faire et le placard à ouvrir.
- Je m’en occupe.

Joan s’étire, soupire, la rue est étonnement calme, un soleil un peu voilé entre timidement par la fenêtre. Son regard fait le tour de la pièce. Les jours où elle s’éveillera ici sont désormais comptés. Et c’est la dernière fois qu’ils passent le nouvel an ici, dans cet appartement. Mais cela ne lui pèse guère. Aurait-elle imaginé tout cela, à la même époque, il y a un an ? Et plus encore, il y a deux ans… Elle sourit en repensant à la surprise qu’il lui avait faite l’an passé, de l’emmener à Vancouver pour ses trois jours de congés. Mais là, c’est un autre programme qui les attend, à commencer par un rendez-vous avec le Président Carthew demain matin. Elle se demande comment Anders a pris les choses, sa lettre de démission. Elle se dit qu’il doit bien se demander ce qui lui a pris… à moins que Carthew n’ait laissé entendre certaines choses les concernant Curtis et elle, ce qui permettrait au général de mieux comprendre sa décision.

Elle chasse bien vite ses pensées de son esprit en voyant Curtis arriver avec un plateau garni.

- Et un petit déjeuner au lit, en plus !, dit-elle en riant.
- Profite, demain, ce sera une autre histoire…
- Oui, je profite !

Et ils s’installent confortablement.

- Tu as une miette, là, dit-il en l’embrassant sur le coin de la lèvre, après avoir reposé le plateau par terre.
- Ah ?
- Hum, oui, et puis une autre ici…, ajoute-t-il en plongeant dans son décolleté.
- Et pas plus bas, tant que tu y es ?
- Peut-être qu’une est allée se nicher dans ton nombril. Tu veux que je vérifie ?

Elle rit, et cette chasse à la miette se transforme en joyeux chahut. C’est un appel sur le vidéo-transmetteur qui les arrête un instant.

- Tu ne vas pas prendre l’appel…, dit Curtis, un peu essoufflé.
- Nan, nan…
- Ah ?
- C’est sûrement Anders… pour ses vœux. Aucun intérêt.
- C’est peut-être Jelle et Ken… et Ezra…
- Il est trop tôt !
- Tu crois ?
- J’en suis certaine !

Et elle l’empêche de continuer à poser des questions en l’embrassant fougueusement.

**


C’était en effet le général Anders qui adressait ses vœux à toutes ses équipes, avec le même message que les années passées.

- On va faire un tour ?, propose Joan, en sortant de la salle de bain.
- Si tu veux…

Et les voilà partis, bras dessus, bras dessous, vers Central Park dont ils arpentent les chemins recouverts d’une fine pellicule de neige.

- Tu crois vraiment que nous pourrons partir sur Ixio la semaine prochaine ?
- Le Comète est prêt, tes parents veulent rentrer assez vite pour le jardin… à moins que tu n’aies à faire à New York ?
- Crois-tu vraiment que ce sont mes deux derniers jours de travail à partir de demain ?
- J’en suis presque certain.
- Je te trouve bien sûr de toi… tu sais qu’Anders a le droit de me faire rester jusqu’à ce qu’il trouve un ou une remplaçant(e) ?
- Je sais. Mais je sais aussi qu’il a intérêt à te lâcher puisque tu veux partir. Je n’ai pas envie de le mettre en difficulté, mais il a vraiment fait preuve de légèreté sur Venus, Joan, pour ne pas dire de négligence. Je ne te l’ai pas encore dit, mais j’ai été en contact avec ton collègue, Bart.
- Il t’a envoyé son rapport ?
- Non, parce qu’il n’en a pas le droit, et compte tenu de la façon dont ça s’est passé, lui comme toi devez respecter la procédure, sous peine de mettre toute l’instruction en difficulté. Mais il m’a fait part de certaines de ses réflexions. Cela faisait longtemps qu’il alertait ses supérieurs de la situation, sans compter les plaintes déposées. Il estime qu’il aurait fallu intervenir au moins six à huit mois plus tôt.
- Hum. Je ne sais pas si cela sera suffisant pour faire plier Anders…
- Tu doutes de moi ?
- Non, mais…
- Mais quoi, ma douce ?
- Curt, même si je suis enchantée de partir sur Ixio, que j’ai hâte de revoir Glenogan, d’aller à la plage, de passer du temps dans le jardin, de revoir mes amis là-bas, de t’emmener dans d’autres endroits que nous n’avions pas eu le temps de te faire découvrir, enfin, plein de choses…

Elle s’arrête de marcher et le fixe :

- Ca me fait bizarre de me dire que j’arrête le travail, là, d’un coup.
- Tu crois que tu vas manquer d’occupations dans les prochains mois ?
- Pas du tout ! Seulement… seulement, ça fait presque six ans que je travaille là, j’ai toujours voulu faire ce métier, suivre les traces de mon père, seconder Ezra, voyager, travailler à ma petite place à la protection de la démocratie des Neuf Mondes et… et, je vais complètement changer de vie, sans avoir encore vraiment eu le temps de me faire à cette idée. Toi, tu as eu plus de temps pour penser à tout cela, quand tu es revenu.
- Je comprends… et c’est aussi pour cela que je veux que tu prennes des vacances. Des vraies vacances, pour te faire à cette idée. Une fois que nous serons sur Ixio, je suis persuadé que la police interplanétaire te paraîtra bien lointaine.

Elle réfléchit un instant, puis lui sourit doucement :

- Tu as raison.
- Hum, ça me rappelle quelqu’un…

Et son air amusé la fait éclater de rire.

- Si Jelle était là…
- Elle te dirait que tu t’embêtes bien avec ces drôles d’idées et se demanderait bien où est passée sa petite fonceuse de sœur
- Tu es terrible !
- Pourquoi ?
- Parce que tu as terriblement raison ! Et que tu me connais aussi bien qu’elle et que tu arrives toujours à trouver les mots qu’il faut pour me remettre en chemin !
- Et toi ? Tu crois que tu ne me connais pas aussi bien que je te connais ? Tu crois que tu ne me devines pas ?

Elle se blottit contre lui, heureuse.

- Curt…
- Oui ?
- Je t’aime !
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Mer 1 Jan 2014 - 11:46
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Mer 1 Jan 2014 - 16:22
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flamme
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou!

Ooooooohhhhhh, Limeye, quelle belle surprise!
Unbelievable Unbelievable Master Master Best Best Clap Clap

Je ne m'y attendais pas, je n'osais pas! Quelle belle façon de débuter 2014! Good Tu es un Angel !

Je ne reprends pas place sur le trampogril, je ne le quitte plus... que pour aller sur le grilpoline! jump jump jump jump

Le "kit" de ramassage-nettoyage-resolidification est également prêt... toujours à portée de main! Wow



Bizz Vizz
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Mer 1 Jan 2014 - 18:41
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limeye
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
De rien Wink !

Mais je voulais garder la surprise jusqu'au bout, je me suis cependant demandée si l'une d'entre vous tilterait avec le "FIN... DE L'AN UN". Je vois que la surprise a été totale pour toi !

j'ai repris un peu d'avance pour cette histoire, je me replonge dans Et si... j'ai un tiboutte à livrer.

bizz vizz et grillpoline bien jump !

Limeye
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Jeu 2 Jan 2014 - 09:39
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limeye
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
2 janvier. New York. 10H. Bureau du président Carthew

James Carthew peut compter sur les doigts d’une seule main les fois où le Capitaine Futur lui a demandé rendez-vous. Depuis que le jeune homme s’est engagé auprès de lui à lui apporter son soutien dans des affaires difficiles, que ce soit pour tirer au clair des mystères scientifiques ou que ce soit pour contrer des ennemis de la démocratie, c’est toujours lui qui l’a appelé, ou presque. Il ne se demande cependant pas bien longtemps ce dont Curtis Newton veut lui faire part, car dès que sa secrétaire l’a informé de la demande de rendez-vous de la part du Capitaine, il s’est douté, du moins en partie, de la teneur de leur échange. Il avait été informé, la semaine précédente, par le général Anders de la demande de démission de la Major Randall. Anders était totalement surpris et estomaqué.

- Je sais que cela n’a pas été facile pour elle sur Venus, Président, mais… Avec Gurney qui ne pourra plus reprendre du service actif… comment je vais faire dans le service ? Je ne peux pas accepter sa démission comme cela… Il me faut au moins un remplaçant sur les deux absents !, avait-il confié au Président.

James Carthew avait rassuré le général, sans rien dévoiler cependant de la situation personnelle de la Major. Et il se doute que les échanges qu’il va avoir d’ici un petit quart d’heure avec le Capitaine Futur vont aussi avoir un lien avec elle et avec sa démission. Ni Anders, ni lui-même ne sont en mesure de la refuser. Elle a plus de cinq ans de travail et de missions à son actif. Il regrette profondément ce qui s’est passé dans l’affaire vénusienne, les difficultés qu’elle a rencontrées, mais il se doute aussi que ce n’est pas la seule raison qui lui fait quitter le service. Est-ce parce qu’elle ne pourra plus, légalement, repartir en mission avec son compagnon ? James Carthew commence à se demander s’il ne serait pas possible de faire exception pour eux deux."Hum, en même temps", songe-t-il, "depuis quand sont-ils ensemble ? Cela fait bien… trois ans ? Quatre ans ? qu’ils ont l’occasion de se côtoyer. Si leur relation remonte à aussi loin, alors cela fait un moment qu’ils travaillent en dehors du règlement. Et cependant, nous n’avons pas eu à nous en plaindre, loin de là… Mais faire exception, même pour le Capitaine Futur, n’est-ce pas ouvrir une boîte de Pandore qu’il sera alors bien difficile de refermer ? Pourrions-nous continuer à refuser à d’autres agents de travailler en couple ?"

Absorbé par ses pensées, James Carthew va cependant bien vite comprendre que faire une exception ne résoudrait en rien son problème, et encore moins celui du général Anders. Car ce n’est pas uniquement le Capitaine Futur qu’Amy fait entrer dans son bureau, mais aussi la Major Randall.

- Bonjour, Président et tous nos vœux pour cette nouvelle année.
- Bonjour à vous, Major, Capitaine. Merci et je vous souhaite également une belle et heureuse année. Venez, prenez place, dit-il en leur désignant les fauteuils du coin salon de son bureau. Que me vaut votre visite ?
- Je veux vous faire part de beaucoup de choses, Président, de beaucoup de décisions, et de leurs conséquences. Mais permettez-nous de vous transmettre tout d’abord quelques nouvelles du colonel Gurney. Il va mieux, mais est encore assez faible. Il devrait rentrer sur New York dans quelques jours. J’ignore ce qu’en diront les médecins, mais je pense qu’il ne pourra pas reprendre du service avant plusieurs semaines, commence Curtis.
- Vous l’avez vu récemment ?
- Il était avec nous, chez mes amis et parents, pour les fêtes, répond Joan, à Vancouver.
- Hum, je vois, répond James Carthew, qui se souvient d’avoir croisé déjà une ou deux fois Jelle et Davies Ashton, lors de retours de mission de Joan et d’Ezra.
- Monsieur le Président, vous n’êtes pas sans savoir que j’ai adressé ma lettre de démission au général Anders ?
- En effet, Major, et cela l’a fort surpris… pour ne pas dire décontenancé.
- Je voulais vous préciser que j’ai fait cette demande pour des raisons personnelles. Je ne voudrais pas que vous-même ou le général pensiez que je souhaite quitter le service à cause de ce qui est survenu sur Venus. Cela a joué cependant dans ma décision, mais ce n’en est pas la raison principale. La raison principale est qu’aujourd’hui… nous ne voulons plus vivre cachés, finit-elle en jetant un coup d’œil à Curtis.
- Nous connaissons le règlement, Monsieur le Président, poursuit Curtis, et nous ne voulons pas être en porte à faux avec lui. Nous savons pertinemment que nous ne pourrons pas continuer à travailler ensemble. Mais comme vous l’a dit Joan, ce n’est pas la seule raison, loin s’en faut. La raison principale est aussi qu’aujourd’hui, nous voulons donner la priorité à notre vie personnelle.

James Carthew lève un sourcil, un peu étonné. Que la Major Randall veuille mener une autre vie, voire songer à une vie de famille, lui paraît assez logique, mais que le Capitaine - comme elle aussi - emploie le pluriel pour lui faire part de changements à venir est plus étonnant.

- Qu’entendez-vous exactement par là, Capitaine ? Je ne vous demande bien entendu pas de me faire part de décisions uniquement privées, mais…
- Ce que je veux dire par là, c’est tout simplement que j’ai pris la décision moi aussi d’arrêter les missions telles que vous me les aviez confiées jusqu’à présent. Je pourrai, à l’occasion, revenir vous prêter main forte. Mais je veux aussi me consacrer à d’autres projets, et ces dernières années, j’ai eu peu l’occasion de le faire.
- Vous voulez continuer des recherches ?
- En effet. Et réaliser plus d’explorations.

James Carthew s’enfonce dans son fauteuil, pensif.

- Il est vrai que maintenant que nous sommes débarrassés du danger que représentait Ul Quorn…, une des plus grandes menaces pour notre Système Solaire, notre démocratie et l’Alliance des Mondes Amis a disparu…
- C’est en effet le cas. Président, j’ai bien conscience qu’il y aura toujours des illuminés, des fous, des dictateurs en puissance à vouloir saper les fondements de notre système, mais je ne voudrais pas non plus devenir l’unique recours. Or ces derniers temps, vous m’aviez aussi confié des missions parce que vos services ne pouvaient plus les assurer. Non que vos agents soient incompétents, mais ils manquaient parfois de soutien, de formations. Refonder le système de défense et de police serait une bonne chose, je pense.
- Capitaine, je partage votre avis, et c’est une mission que j’ai confiée au Général Anders ces derniers mois. L’affaire de Venus nous a cruellement révélé ces manques. Mais j’aurais aimé pouvoir compter sur des hommes et des femmes de valeur et de compétences comme vous deux pour réaliser ces changements.
- Nul n’est irremplaçable, Président, dit doucement Joan. Beaucoup de mes collègues attendent des changements dans l’organisation des services, le déroulement des missions. Vous pourrez compter sur eux.
- Puis-je en savoir plus sur vos projets ?, demande James Carthew.
- Nous souhaitons rejoindre Ixio, dit Curtis avec fermeté. Je souhaite prendre rapidement contact avec les autorités ixiennes, afin de voir avec elles qu’elles sont les possibilités d’installer un laboratoire comme celui de Tycho sur leur planète afin de pouvoir travailler là-bas.
- Vous voulez vous mettre au service des Ixiens ?, s’étonne James Carthew.
- D’un point de vue scientifique, oui. Cette planète demeure en grande partie encore inexplorée, et vous pouvez mesurer combien leur mode de vie me plaît et correspond à mes aspirations, tant personnelles, qu’intellectuelles, voire… déontologiques, si je peux exprimer les choses ainsi. De plus, Joan est originaire de cette planète et garde de nombreuses attaches là-bas. C’est important pour moi de pouvoir lui offrir un lieu de vie où je la saurai heureuse.
- Et bien…, commence James Carthew qui ne sait pas trop quoi ajouter.

Il ne se voit tout simplement pas refuser la demande de la Major Randall, et encore moins discuter des raisons qui font abandonner son rôle de justicier et de soutien à sa propre personne au Capitaine Futur. Il poursuit cependant, après quelques secondes de silence :

- J’accepte vos raisons, Major, Capitaine, je dirais même que je peux les comprendre. Certaines charges sont parfois lourdes à porter, et il arrive que l’on ait envie de mener une autre vie. Je peux comprendre aussi que vous souhaitiez non rompre vos engagements, car cela serait contraire à ce que vous avez toujours fait, mais en modifier la teneur. Je veillerai à ce que le général Anders accepte votre démission au plus vite, Major. Vous avez eu des soucis de santé, récemment, ai-je appris ?
- En effet, Monsieur le Président, je suis revenue malade de Venus. Le professeur Wright m’a fait des examens assez poussés, et il n’est pas certain encore que la bactérie dont j’ai été victime soit totalement éradiquée.
- Si j’accepte votre démission aujourd’hui, Major, vous pourriez récupérer aussi.
- Je ne veux pas vous obliger…

James Carthew fait un petit signe et sourit, puis se lève, mettant ainsi fin à la partie plus protocolaire de leur entretien. Curtis et Joan se lèvent à leur tour.

- Capitaine, Major, ce n’est plus le Président qui vous parle, mais juste James Carthew. Soyez assurés qu’Anders acceptera la situation. Quant à moi, je ne peux que vous assurez de ma compréhension concernant vos choix de vie. Et je vous souhaite non seulement de réussir dans vos nouveaux projets, ce dont je ne doute guère, mais aussi tout simplement de trouver le bonheur et l’épanouissement que vous recherchez.
- Merci, Monsieur, répond Curtis, qui a bien compris qu’il pouvait laisser tomber le « Président ».

Et après quelques salutations d’usage, Curtis et Joan ressortent du bureau présidentiel, non sans avoir aussi salué Amy. Après cet entretien, Joan regagne son bureau, Curtis, quant à lui, rentre à l’appartement. Il prend le temps de contacter Simon, pour organiser leur prochain départ.
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Jeu 2 Jan 2014 - 15:56
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Coucou Limeye!

Et voilà, l'étape est franchie... J'aime beaucoup le James Carthew compréhensif, juste et équitable dont il est question ici... J'ai toujours eu de la difficulté avec cette image de politicien corrompu qu'il avait parfois, dans certains récits!

Je pense qu'Anders aura plus de difficultés à accepter les faits, mais il reconnaîtra sûrement qu'il n'a pas le choix... Wink

Il va sûrement se passer plein de choses cette année, j'ai ben hâte de découvrir tout ce que tu nous mijotes!
jump jump jump

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Jeu 2 Jan 2014 - 16:24
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Flamme !

je vais faire au mieux côté "cuisine" de JiYD... pour l'heure, j'ai bien avancé sur l'autre récit... mais il va falloir que je me replonge dans celui-ci, après la cuisine cette fois, la vraie Wink

bizz vizz

Limeye
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Jeu 2 Jan 2014 - 18:04
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Frégo 80
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Limeye!

C'est vrai que dans certains récits, nous avions donné un côté sombre et même un peu corrompu à James Carthew. C'est bien d'avoir pu le ramener sous un aspect plus intègre et humain. Quelques fois c'est tentant de développer son aspect débordé, épuisé, soucieux et isolé décrit par Hamilton et d'extrapoler à ce sujet. Le pouvoir corrompt, dit-on. Sad

J'ai moi aussi hâte voir comment ce récit va évoluer! Good Master Clap jump

A+

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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

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Jeu 2 Jan 2014 - 20:09
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Coucou Frégo !

oui, pour cette histoire, j'ai voulu me rapprocher du James Carthew décrit par le DA. Et c'était aussi, aujourd'hui, l'occasion de montrer l'homme derrière le président... je pensais que c'était important.

je vais essayer de faire au mieux pour l'évolution de l'histoire ! La trame des prochains jours est en place, mais il faut que je puisse écrire... et Et si... m'a pris du temps aujourd'hui, car les idées étaient là !

bizz vizz

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Ven 3 Jan 2014 - 09:53
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limeye
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou à toutes et tous !

après Carthew, c'est le tour d'Anders pour aujourd'hui... je n'ai pas terminé de rédiger la fin de cette journée très particulière pour Joan, je livrerai donc la suite plus tard !

bizz vizz !

Limeye


3 janvier. New York. 11H


- Major Randall ?
- Oui ?
- Le général Anders souhaite vous voir. Pouvez-vous venir dès maintenant ?
- Bien entendu.

Joan quitte son bureau et quelques minutes plus tard, elle entre dans celui du général, l'homme qui est encore son supérieur hiérarchique.

- Bonjour, Major.
- Bonjour, mon général, permettez-moi de vous offrir mes meilleurs voeux.
- Merci, pour vous aussi. Asseyez-vous, je vous prie.

Joan prend place dans l'un des trois fauteuils qui font face au bureau du général. Anders semble calme, mais son regard reste vif, observateur.

- Major, je viens d'avoir un entretien avec le Président Carthew. J'ai aussi pris connaissance, la semaine passée, de votre lettre de démission. Je voulais parler de tout cela avec vous.
- Je le comprends, mon général. C'est aussi pour cela que j'ai demandé, dès hier, dès ma reprise de service à vous rencontrer. Je suppose que ma demande vous a surpris.
- Plus que surpris, Major, je ne vous le cache pas. Elle m'ennuie, mais...

Il fait un geste vague, mais ne termine pas sa phrase. Au contraire, il poursuit :

- Pouvez-vous m'expliquer vos motivations ? Nous avons besoin de vous, ne serait-ce que pour les procès à venir concernant l'affaire vénusienne.
- Je peux tout à fait témoigner, même en redevenant une civile, en tant qu'ancienne agent ayant participé à l'enquête. Cela n'est pas antinomique.
- Certes, non... Mais votre témoignage aurait plus de poids...
- Les juges savent peser les arguments, général, et j'imagine que ce sera la Haute Cour des Neuf Mondes qui jugera de cette affaire, étant donné sa gravité...
- En effet, c'est la juridiction qui a été désignée pour l'instruction. Mais pour l'heure, je n'ai pas idée des dates des procès. Ce sera long, je veux dire, il y aura plusieurs procès.
- Oui, je me doute. Je viendrai témoigner à chaque fois que je serai citée, n'ayez crainte.

Anders se cale dans son fauteuil, porte un doigt à ses lèvres comme s'il voulait réfléchir. Mais Joan sait qu'il a parfaitement préparé leur rencontre.

- Alors, expliquez-moi ce courrier, Major.
- Je souhaite quitter la police interplanétaire pour des raisons personnelles, mon général, et non pour des raisons professionnelles. Sachez que même si l'enquête sur Venus a été difficile, sans de puissantes motivations personnelles, je serais demeurée à mon poste. Mais aujourd'hui, j'aspire à d'autres choses et ce n'est pas en restant à mon poste que je peux les réaliser.

Anders lève un sourcil, un peu intrigué. Lors de son entretien avec le Président, en tout début de matinée, celui-ci lui a simplement demandé d'accepter immédiatement la démission de la Major Randall. En tout et pour tout, ils n'ont parlé que deux minutes de son cas, le reste de l'entretien étant consacré à de nombreuses autres questions de sécurité. Anders a simplement compris que le Président ne lui laissait pas le choix en ce qui concerne la Major, et qu'il ne lui laissait pas non plus le temps de réorganiser le service en l'absence de Gurney. Il va devoir faire face à deux défections, et pas des moindres. Heureusement qu'il peut compter sur de bons agents, mais le service sera réduit et cela l'ennuie.

- Major, je peux comprendre que vous ayez des projets... personnels, mais...
- Mais ?, demande Joan en croisant les mains sur ses genoux et à cet instant seulement, Anders remarque la bague qu'elle porte désormais à sa main gauche.

Il s'arrête à nouveau de parler, sans mesurer que le silence se prolonge. Joan n'ose le relancer, attend patiemment. Elle ignore la teneur des propos du Président à Anders la concernant, et ne veut pas faire d'impair. Elle aimerait ne pas avoir à en dire plus, non par goût du secret, mais parce qu'elle n'a pas envie d'avoir à se lancer dans de grandes explications et justifications concernant sa relation avec Curtis, ou plutôt... avec le Capitaine Futur. Finalement Anders, dans un soupir, termine :

- J'accepte votre démission, Major. Et elle est effective. Je vous demande simplement de libérer votre bureau de vos affaires personnelles et de mettre de l'ordre dans vos dossiers, si cela est nécessaire, de manière à ce que vos collègues puissent prendre votre suite aisément.
- Je vais y veiller, mon général, je vous remercie de votre compréhension.
- Ca a été un plaisir de travailler avec vous, Major, dit-il en se levant un peu pesamment. Vous étiez un bon élément, vous allez nous manquer. Mais je vous souhaite de la réussite dans vos projets futurs.
- Merci, mon général, moi aussi, j'ai été heureuse de travailler sous vos ordres. Je vous remercie aussi de la confiance que vous m'avez toujours accordée, même si je sais que je vous ai parfois mis en difficulté dans certaines missions. J'ai toujours eu le désir de justice à l'esprit.
- Je le sais, et c'est aussi pour cela que vous nous étiez précieuse. Allons, pas de sentimentalisme !, s'exclame-t-il avec un léger sourire. J'espère que vous ne manquerez pas de venir me saluer à l'occasion...
- Je le ferai, mon général. Bonne continuation.

Elle le salue, puis quitte le bureau pour rejoindre rapidement le sien. C'est seulement en y entrant qu'elle prend conscience que ce sont ses dernières heures ici. Elle s'assoit à son bureau, regarde la petite pièce, puis celui, inoccupé d'Ezra en face du sien. Elle sait qu'Ezra a mis de l'ordre dans ses dossiers, avant de partir pour Venus. Elle-même n'a guère de tri à faire. Par conscience professionnelle, elle jette cependant un oeil dans quelques fichiers, mais les referme bien vite. Elle n'a rien à ajouter qui pourrait aider ses collègues, d'autant qu'elle n'a suivi aucune affaire depuis qu'Anders leur a confié l'enquête sur Venus à Ezra et elle-même. Elle sort dans le couloir, va chercher un carton dans le bureau de la secrétaire de l'étage, et commence à vider ses tiroirs. Elle n'a pas grand chose à récupérer, quelques souvenirs personnels, un petit album avec des photos d'une fête de service il y a trois ans, la poupée créole qu'Ezra lui a ramenée l'an dernier, et bien entendu, la photo offerte par Jelle. Elle prend aussi la pierre ponce qu'elle avait ramenée en souvenir de Jupiter et qui lui servait de presse-papiers. Enfin, dans le placard, elle récupère son sac avec ses affaires pour les départs en urgence. Il est 13h, elle a terminé.

Elle mange rapidement un morceau à la cantine, l'endroit est assez calme, car il est déjà tard et de plus, beaucoup d'agents sont encore en congés. Elle aperçoit Elisabeth, sa collègue, qui déjeune seule et lui fait signe. Elle va s'attabler avec plaisir avec elle.

- Alors, Joan, comment ça va ?
- Ca va, Elisabeth. Et toi ?
- Bien. Tu as passé de bonnes fêtes ? Tu as récupéré ?
- Pas forcément totalement, j'ai attrapé une bactérie sur Venus et je crains qu'elle ne soit pas encore totalement éradiquée. Je vais devoir faire des examens complémentaires.
- Oh, mince, alors !

Joan hausse légèrement les épaules, commence son repas.

- Joan, il faudrait qu'on se voit, j'ai mis le nez dans un dossier, Billy est en congés jusqu'à lundi, mais...

La jeune femme s'arrête. Le regard de Joan est étrange. Cette dernière repose doucement ses couverts, croise les mains et fixe sa collègue droit dans les yeux.

- Elisabeth, c'est mon dernier jour ici.
- Hein ? Qu'est-ce que tu racontes ?
- J'ai posé ma démission. J'ai repris hier, mais je ne voulais rien vous dire tant que je n'avais pas vu Anders, ce qui n'a été possible que ce matin, puisqu'il n'était pas là hier. Il vient de l'accepter et m'a simplement demandé de mettre de l'ordre dans les dossiers que j'avais en commun avec vous, en fait, trois fois rien d'autant que je n'ai mis le nez dans aucun depuis avant mon départ avec Ezra pour Venus. Je viens de faire mes cartons.

Elisabeth s'est laissée aller contre le dossier de sa chaise, ouvrant de grands yeux d'incompréhension.

- Elisabeth, je sais que cela est très soudain et surprenant pour vous tous, mais c'est une décision mûrement réfléchie pour moi. J'ai d'autres projets, qui sont incompatibles avec mon métier. J'ai pu ces derniers mois concilier certaines aspirations avec mon métier, mais ce n'est plus possible aujourd'hui, alors j'ai choisi. Ce qui m'attend me tient trop à coeur pour que je le néglige. C'est quelque chose que je voulais depuis très longtemps.

Elisabeth hoche doucement la tête. Elle aussi remarque la bague au doigt de Joan, et lui revient à l'esprit certaines rumeurs qui avaient circulé un temps, il y a bien deux ans ou presque, lorsque Joan et Ezra étaient revenus de cette incroyable aventure sur le Météore.

- Tu as quelqu'un dans ta vie, Joan ? C'est cela ?, demande doucement Elisabeth.

Joan opine, sans dire un mot. Sa collègue sourit, de ce joli sourire chaleureux qui manquera à Joan.

- Alors, tu as raison. Je suis certaine que tu fais le bon choix. Je te souhaite bonne chance. Tu passes me faire un dernier coucou avant de partir, au moins ?
- Promis, dit Joan en reprenant son repas, alors qu'Elisabeth se lève pour quitter la cantine.
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L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
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Ven 3 Jan 2014 - 12:10
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Limeye!

J'ai bien aimé comment l'entretien avec Anders s'est terminé! Un peu bourru "sur les bords" , ayant un peu de difficulté à exprimer ce qu'il ressent, mais capable de comprendre les raisons de Joan en voyant sa bague... et de lui souhaiter sincèrement bonne chance! Good

La conversation avec Elisabeth aussi m'a plu, je suis d'accord avec elle, Joan a fait le bon choix.... mais moi, je ne suis pas impartiale... Mr. Green

Bizz Vizz et bonne journée!
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Ven 3 Jan 2014 - 12:46
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Flamme,

sincèrement, toi, tu hésiterais entre Curtis et Anders ?

Je crois pas Mr. Green

bon, j'avance pas sur celle-là, mais sur l'autre oui... A plus donc pour leur fin de journée ! D'ici peu, je m'y remets !

bizz vizz

Limeye
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Ven 3 Jan 2014 - 17:34
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Et voilà leur fin de journée !

NB : si certain(e)s veulent la recette de la soupe au haddock, je peux vous l'envoyer Wink


3 janvier. New York. 18H30

Lorsqu'elle entre dans l'ascenseur qui mène à son étage, Joan pousse un léger soupir. Voilà, c'est terminé. C'est son dernier retour à la maison avant le grand départ pour Ixio. La nouvelle de son départ a fait le tour du service comme une traînée de poudre et elle a dû passer voir chacun de ses collègues présents, expliquer tout en cachant l'essentiel, promettre de revenir, encourager... Le carton sous le bras, elle a quitté avec un pincement au coeur l'immeuble gouvernemental pour se diriger vers son appartement.

Quand elle ouvre la porte, elle entend aussitôt une musique joyeuse, Curtis a eu le bon goût de mettre Ella Fitzgerald. Une odeur de cuisine lui parvient et titille agréablement ses narines. La lumière, l'atmosphère chaude et accueillante de son appartement lui font du bien. Elle pose le carton dans l'entrée, ôte son manteau, son écharpe et son bonnet, ses chaussures et avant même d'avoir pu se retourner, elle sent deux mains entourer sa taille, la retourner avec fermeté. Un regard suffit à Curtis pour deviner son émotion, voire une légère tristesse et il l'embrasse avec douceur. Elle prolonge leur étreinte, elle ressent le besoin d'un petit réconfort tendre et câlin pour se remettre de cette fin de journée un peu difficile.

- Tu as cuisiné ?, demande-t-elle au bout d'un moment. Ca sent bon !
- Oui, je t'ai préparé une soupe au haddock. C'est délicieux, mais c'est long à préparer. J'ai pensé que ça te plairait pour ce soir, et avec le froid qu'il fait, ça te ferait du bien aussi.
- Très bonne idée... ça t'embête si j'appelle Jelle ?
- Pas du tout, vas-y. Il me reste quelques petites choses à ajouter, et la vaisselle à faire. Et de toute façon, il faut qu'on voit avec tes parents quand est-ce qu'ils rentrent exactement.

Elle hoche la tête, s'appuie un instant encore contre son épaule, puis entre dans le salon et va s'installer devant le vidéo-transmetteur. C'est à travers son échange avec Jelle que Curtis prendra connaissance des petits aléas de sa journée.

- Bonjour, ma Jelle !
- Bonjour, ma Joan ! Ca va ? Oh dis, t'as l'air un peu tristoune... Tu as un souci ? Curtis...
- Curtis va très bien, répond Joan avec un sourire. Non, c'est juste que c'était mon dernier jour de travail et ça me fait un peu bizarre.
- Vraiment le dernier ?, s'étonne Jelle.
- Oui. Nous avons rencontré le Président Carthew hier et il est intervenu auprès d'Anders pour que celui-ci accepte ma démission sans délai. J'ai vu Anders ce matin, puis j'ai passé l'après-midi à faire le tour du service, pour dire au revoir aux collègues qui étaient présents. Et me voilà donc...
- Je ne pensais pas qu'il t'aurait lâchée si vite... c'est génial, Joan ! Vous allez pouvoir emmener papa et maman avec vous sur Ixio ! Je suis contente pour vous ! Vous allez pouvoir prendre des vacances là-bas, petits veinards et vous faire chouchouter par maman !

L'enthousiasme de Jelle a tôt fait d'effacer la petite tristesse de Joan, sans compter les attentions de Curtis qu'elle entend s'activer en cuisine, puis mettre la table.

- Quand est-ce que papa et maman arrivent à New York ?
- Tout le monde va rentrer demain. Ils n'ont pas pu avoir de billets pour dimanche. Ezra a un rendez-vous dès lundi matin de bonne heure à l'hôpital militaire pour des examens. Le médecin lui a dit qu'il en avait pour la matinée.
- Bien. On attendra avec lui. Et j'espère qu'il pourra venir avec nous sur Ixio, que les médecins lui autoriseront le voyage...
- S'il dit qu'il sera pris en charge par le professeur Simon, je pense qu'ils accepteront, dit Jelle avec son habituel bon sens. Vous avez besoin de retourner sur Tycho avant de partir ou pas ?
- Je ne sais pas exactement... Toute l'équipe s'y trouve et prépare le Comète pour le vol, mais... attends, je demande à Curt.

Curtis qui a tout entendu, entre dans le salon et vient saluer Jelle.

- Bonsoir Jelle, j'ai entendu ta question, je te réponds rapidement car je surveille quelque chose sur le feu... Si c'est possible, je ferai bien un arrêt sur Tycho, de quelques heures avant qu'on ne prenne la direction d'Ixio. D'une part pour préparer quelques affaires personnelles, mais aussi pour que Simon puisse refaire une analyse de sang à Joan, et que l'on puisse emmener son traitement si nécessaire.
- Ok, ça ne posera aucun problème à papa et maman. Je crois qu'ils seront ravis de visiter Tycho !
- Ce sera avec plaisir, répond Curtis, qui retourne aussitôt en cuisine.
- Ken va bien, sinon ?, demande Joan.
- Oui, ça va. Mais il s'inquiète un peu... il va falloir que vous lui en disiez plus sur vos projets, car il se demande comment les choses vont s'organiser. Mais je crois qu'il accepte plutôt bien le fait de retourner un peu à l'internat à la rentrée.
- Bon, tant mieux alors. Oui, on parlera tranquillement avec lui. Bon, je vais te laisser ma Jelle, car Curtis m'a préparé un menu délicieux, ça sent divinement bon et j'ai hâte d'y goûter !
- Ok, ma Joan, mais ça m'étonnerait qu'il rivalise avec moi pour les petits plats !
- Détrompe-toi ! Il se débrouille très bien !
- Alors, ça va. Je peux te confier à lui en toute tranquillité !

Joan sourit une dernière fois à son amie en la saluant, puis coupe la communication et va s'installer à table.

- Ca sent vraiment très bon ! Comment tu as fait ça ?
- Ce n'est pas compliqué, mais un peu long... il faut cuire le poisson dans un bouillon d'oignons, faire une purée, puis nettoyer le poisson, enlever la peau, les arêtes, en faire des petits morceaux qu'on incorpore au reste du bouillon filtré, ajouter la purée, un peu de crème ou de beurre, du poivre, quelques épices...
- Il faudra donner la recette à maman, elle aime beaucoup les soupes de poisson.

Après le repas, il la regarde, un peu inquiet.

- Tu as l'air crevée, ma douce. On dirait que tu n'as pas dormi depuis plusieurs jours... tu as des cernes sous les yeux. Il est temps qu'on te refasse une analyse, je ne suis pas serein.
- Tu sais, ces deux journées ont été nerveusement assez éprouvantes pour moi, même si elles se sont finalement bien passées...
- Va t'allonger, je m'occupe de tout ranger, j'appelle Simon et je te rejoins.

Mais quand il arrive une petite demi-heure plus tard dans la chambre, il la trouve profondément endormie.
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Ven 3 Jan 2014 - 18:33
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Limeye!

Il faudra que je mette à faire de la soupe au poisson moi aussi! Ça réchauffe et en courages les petites attentions! Mr. Green Wow Kiss Naughty

A+

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Ven 3 Jan 2014 - 20:46
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Coucou Frégo !

celle-là, je te la conseille particulièrement Wink ! Mais c'est un vrai repas à elle toute seule, il ne faut rien prévoir après, sauf le dessert...

j'aime bien faire avoir à Curtis des petites attentions comme cela pour sa douce. Je trouve cela trop mignon et apaisant ! J'ai pu reprendre quelques jours d'avance. Donc la suite : demain !

bizz vizz

Liimeye
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Ven 3 Jan 2014 - 22:22
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Sujet du message: [chronique et fan fiction] : Just in Your Dreams
Coucou Limeye!

Juste à imaginer l'odeur et le goût de cette soupe de poisson a suffi pour me mettre en appétit! On s'en va bientôt manger, heureusement... Mais j'aimerais bien essayer cette recette!

C'est dommage, Curtis n'a pas été dédommagé pour toutes ses petites attentions... Je suis sûre qu'il n'attendait rien en retour, mais moi, oui! Du moins, une petite description... Devil Mr. Green

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