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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [fan fiction] Etoile filante (deuxième partie)
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Dim 22 Déc 2013 - 15:27
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] Etoile filante (deuxième partie)
Flamme :


Il a décidé de passer à la vitesse supersonique, Curtis? Farce à part, j'imagine qu'il n'a que de bonnes intentions... Joan n'est pas prête, il devra prendre son mal en patience... Wink

A +
Flamme

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Limeye :

Il va bien devoir prendre les devants (comme elle à l'endroit, heu vous suivez ??? ;D )

allez, je ne résiste pas, je vous en donne encore un petit bout avant de regagner mon lit !

Limeye Smile
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Dim 22 Déc 2013 - 15:27
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Dim 22 Déc 2013 - 15:28
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] Etoile filante (deuxième partie)
En arrivant chez lui, Curtis hésite à prendre un comprimé, comme il en a donné un à sa mère la veille. Mais il se dit que s'il est appelé par l'hôpital, en pleine nuit, il vaut mieux qu'il soit capable de s'y rendre. Epuisé par la tension des dernières heures, il prend juste le temps de se doucher, puis finit par s'écrouler, vaincu par la fatigue, sur son lit. Il va dormir profondément, et n'entendra pas Joan entrer discrètement dans l'appartement, vers 3h du matin.

Elle entre d'abord dans la cuisine, se sert un grand verre d'eau, puis pose sa veste sur l'une des chaises. Dans le petit salon, meublé de façon plutôt spartiate, elle repère le canapé, une couverture jetée là. "Quelqu'un a dormi là, hier. Hum, peut-être Curtis, il avait laissé sa chambre à sa mère." Elle cherche la salle de bain, les toilettes, trouve la chambre. Elle reste silencieuse, debout à la porte, le regarde dormir. Cela fait longtemps qu'elle n'a pas regardé un homme dormir. Malgré le profond sommeil, son visage n'est pas serein, il porte les marques de l'inquiétude des derniers jours, et de la crainte pour sa jeune sœur. Le cœur de Joan se serre, elle ne connaît encore aucun des membres de la fratrie Newton, n'a vu que sa mère. Depuis qu'il lui a parlé de sa famille, à bord du Comète, elle a envie de les connaître. Mais verra-t-elle jamais Mathilde vivante ?

Un instant, elle hésite, elle aimerait se coucher à côté de lui, elle sent qu'elle en a envie. Quelque chose la retient. Le souvenir de Sam. Depuis sa mort, elle ne s'est autorisé que quelques courtes aventures, des amants de passage. Aucune relation "sérieuse". Mais depuis deux mois, celle qui a causé la mort de Sam est sous les verrous et paie pour son crime. Même si elle n'a pas appuyé sur la gâchette, Joan sait que Betty Lincoln a tué Sam Kovick. Sam qui a mis fin à ses jours pour avoir aimé, trop aimé, la belle brune aux yeux de braise, mais au cœur froid. Sam qui a été le premier amant de Joan, un de ses meilleurs amis aussi, son plus proche confident après Grag, Otho et Simon.

Curtis Newton ne ressemble en rien à Sam. Plus grand, roux, Sam était blond, plus musclé, plus carré aussi, Sam était plutôt longiligne et assez maigre. Mais il est une chose au moins qu'ils ont en commun : avec l'un, comme avec l'autre, elle peut rire. Et se sentir complice. Et puis... oui, et puis, elle se sent vraiment attirée par Curtis Newton.

Elle fait finalement demi-tour, regagne le salon, ôte son pantalon et son petit chemisier, les pose sur la même chaise que sa veste, se couche sous la couverture, sur le canapé, et s'endort aussitôt.
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Dim 22 Déc 2013 - 15:29
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] Etoile filante (deuxième partie)
Limeye :

Bizarre, y'a pas eu de protestations parce que j'avais coupé à cet endroit-là ;D.

La suite, avant de me faire lyncher Wink

Belle journée !

Limeye Smile

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Quand les premiers rayons du soleil le tirent du sommeil, vers 6h du matin, Curtis en est presqu’étonné. Il n’a pas été réveillé de la nuit, l’hôpital ne l’a pas appelé. Il saisit son téléphone, doute de l’avoir machinalement éteint. Mais non, aucun appel. Mathilde est toujours vivante. Il se lève, se dit qu’il a besoin d’un bon café. Quand il entre dans le salon, il reste interdit : Joan est là, endormie, sur le canapé. La couverture a glissé et dévoile son épaule et la bretelle de son soutien-gorge. Troublé, il n’ose pas faire le moindre geste. C’est bien la première fois qu’une fille qui lui plaît dort sous le même toit que lui sans dormir dans son lit. Mais il se dit l’instant d’après qu’ils ont bien d’autres soucis en tête. Il referme la porte et gagne la cuisine, prépare le café.

Réveillée par l’odeur, la jeune femme bâille, s’étire, hésite à se lever. La fatigue se fait sentir aussi pour elle, même si elle est habituée à puiser dans ses réserves. Elle regarde sa montre, il est tôt, mais elle ne veut pas tarder à rejoindre ses amis, à bord du Comète, pour reprendre les recherches avec Simon. Elle aussi en arrive aux mêmes conclusions que Curtis : Mathilde est toujours vivante. Ils ont peut-être encore un peu de temps devant eux pour trouver, et pour la sauver. Résolument, Joan repousse la couverture, se lève, se rhabille rapidement et rejoint Curtis dans la cuisine. Aujourd’hui, elle trouvera. Pour Mathilde.

- Bonjour Joan, ça va ? Tu as pu dormir quand même ? Ce n’est pas ce que j’ai de plus confortable, le canapé…
- Bonjour Curtis, oui ça va. Tu sais, j’ai dormi sur plus dur que ça !

Il la regarde un peu étonné :

- Ah bon ?
- Oui. Tu n’as jamais fait des randonnées à la dure ?
- Bien sûr que si… il m’est arrivé de partir en vadrouille avec Matthew et des copains, oui, et de dormir à la belle étoile. Mais on avait un minimum de confort…
- Tu n’as donc jamais dormi sur un tas de cailloux avec pour oreiller l’épaule de Grag ?
- Ca non !, répond-il en riant.

L’entendre rire fait du bien à Joan. La journée va être dure pour tout le monde, et elle est contente qu’il ait pu dormir et que les traits de son visage soient moins tirés que la veille.

- Je n’ai pas grand-chose à t’offrir à manger, après le lit de secours, je n’ai que du café, de la confiture et des biscottes. Tu vas finir par douter de mes talents de cuisinier…
- Ne t’inquiète pas, si j’ai faim dans la matinée, j’en connais un qui sera ravi de me servir un deuxième petit déjeuner. De toute façon, je ne veux pas perdre de temps. Je vais rejoindre l’équipe au vaisseau et continuer les recherches avec Simon. Je t’appellerai dès qu’on aura trouvé.
- Tu penses que vous allez trouver aujourd’hui ?
- Il le faut, Curt.

Il hoche simplement la tête, se relève et dépose sa tasse vide dans l’évier. Il ne veut pas lui montrer son émotion. Entre la force qui se dégage d’elle quand elle affirme pouvoir trouver une solution dans les heures à venir, cette volonté farouche d’y parvenir, coûte que coûte, et le fait qu’elle l’ait appelé pour la première fois par son diminutif. Et puis sa présence, ici, avec lui, ce matin-là. Ca commence à faire beaucoup. "Je ne suis qu’un homme après tout..."

Elle se lève à son tour, passe dans le salon, il entend quelques instants plus tard sa voix : elle appelle Simon. Une fois la conversation terminée, elle reprend sa veste et lui dit simplement :

- A plus tard, Curtis, courage. Ne perds pas espoir.

Et elle va pour sortir. Il la suit et avant de lui ouvrir la porte, il la regarde intensément. Il veut y croire, pour Mathilde et Patrick et pour tous les autres malades, mais pas seulement. A nouveau, Joan sent son cœur battre plus fort. Difficile d’échapper à ses yeux gris qui lui semblent plus sombres d’un coup, comme s’ils se chargeaient d’autre chose. Autre chose qu’elle ne veut pas nommer.

- Joan, dit-il dans un souffle en faisant glisser sa main le long d’une des mèches de ses cheveux.

Elle sent qu’elle est prête à basculer, à se jeter dans ses bras. Qu’il a besoin d’elle autant qu’elle a envie de lui, qu’il a envie d’elle autant qu’elle a besoin de lui. Sauf qu’il y a des enfants entre la vie et la mort. Elle va chercher très loin en elle la force d’échapper à son regard, mais il a quand même le temps de déposer un baiser léger sur ses lèvres. Elle tourne aussitôt les talons et file, poussée par une émotion trop forte.
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Dim 22 Déc 2013 - 15:30
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] Etoile filante (deuxième partie)
Elaine :

Zitat von: limeye am 17. April 2013, 09:02:06 Uhr

Bizarre, y'a pas eu de protestations parce que j'avais coupé à cet endroit-là ;D.

La suite, avant de me faire lyncher Wink

[/quote


Bonjour Limeye,

tu sais qu'il y a des gens qui dorment en Europe? ;D c'est bien par ce que j'ai mon café que j'ai remarqué un truc pas logique : Te lyncher parce que tu écris!????

reposes toi bien, mais attention tu n'écris pas que pour les quebecqoises... >Sad (jalouse)

Bizz, :-* [hello]

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Limeye :

MDR ;D

et bien, voilà... tu seras servie Wink Suffisait de demander ;D

Limeye Smile
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Dim 22 Déc 2013 - 15:31
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] Etoile filante (deuxième partie)
- Simon, bonjour !
- Ah, Joan ! Te voilà ! Comment vas-tu ?
- Dis-moi où tu en es. J’ai eu le directeur de l’hôpital à l’instant, ils ont eu 5 décès cette nuit. Il faut qu’on trouve aujourd’hui, Simon, il faut qu’on trouve.
- J’ai une piste, Joan, viens voir.

Deux heures plus tard, la bactérie tueuse est identifiée. Elle se trouvait dans du lait. Des stocks de lait distribués autour d’Ottawa, dans plusieurs supermarchés. Du lait que Mathilde a bu au petit déjeuner et Patrick au goûter, mais pas leur père, qui, le matin suivant, en a ouvert une autre bouteille, non contaminée, et qu’il a prise dans l’un des packs que Curtis et sa femme avaient ramenés la veille des courses. Parce que Roger Newton est peut-être un excellent cardiologue, mais qu’il a la tête en l’air dès qu’il n’est plus au travail et qu’il fait rarement attention à ce qui se trouve dans le réfrigérateur. Du lait que le petit Eddy non plus n’a pas bu, et qui n’a pas été utilisé pour lui faire une purée ce jour-là. Mais du lait que de nombreuses autres personnes ont consommé.

Joan alerte aussitôt l’hôpital, puis les autorités. Les stocks sont retirés, la coopérative inspectée. Toute la chaîne des contrôles se met rapidement en place. Pendant ce temps, Joan et Simon travaillent sans relâche pour mettre au point un contrepoison.

Au bout de quelques heures, Joan se redresse, passe la main dans ses cheveux, regarde Simon :

- Je crois qu’on a réussi, Simon.
- Il va falloir le tester sur les malades maintenant, c’est la seule solution.
- Plusieurs sont dans un état très grave et j’espère…

Simon la regarde et demande doucement :

- Tu espères quoi ?
- Que la sœur de Curtis est toujours vivante.
- Va, Joan, ne tarde pas alors. Il faut la sauver.

Elle retourne à l’hôpital avec les premières précieuses doses, pendant que Simon, Grag et Otho se lancent dans la production à grande échelle. C’est le milieu de l’après-midi.

**


En fin de matinée, Curtis et ses parents se sont retrouvés à l’hôpital. Matthew a réussi à joindre son collègue. Mathilde a survécu à la nuit, mais elle est dans un état critique. Elaine et Roger sont autorisés à rester auprès de leur fille. Curtis a pu voir sa sœur, quelques minutes. Quand il ressort de la chambre, il se demande si c’est la dernière fois qu’il la voit vivante. Son visage est marqué par l’épreuve. Il va s’asseoir dans la salle d’attente, avec quelques autres personnes, la plupart ont à affronter le même défi que lui. Il se sent seul, se dit qu’ils ont beau être six enfants, il est le seul présent, le seul à pouvoir être présent. Il jette un œil à son téléphone. Aucune nouvelle de Joan et Simon. Puis prend sa tête entre ses mains, ferme les yeux, cache son visage. Une main se pose sur son épaule, c’est Solange.

- Bonjour Curt.
- Salut Solange.
- Comment va ta sœur ?
- Entre la vie et la mort. Les médecins n’ont plus beaucoup d’espoir. Patrick résiste mieux, mais… Et ton frère ?
- Pas mieux que ta sœur. On sort un peu ? J’ai besoin de prendre l’air.

Il accepte, ils font le tour du bâtiment principal, puis reviennent. Quand ils arrivent dans la salle, la mère de Solange est effondrée, son père la soutient au mieux. La jeune femme se précipite vers eux.

- Papa, maman ! Qu’est-ce que… ?
- Ils viennent de nous dire… Jimmy n’en a plus que pour quelques heures… au mieux… mon Dieu…

Solange sert fort sa mère dans ses bras, puis la lâche. Curtis est resté un peu en arrière, à lui aussi, on a annoncé la même nouvelle, pour Mathilde, ce matin. Solange se retourne, le voit, debout dans le couloir. Elle va vers lui, le visage baigné de larmes, lui tape des poings sur la poitrine en disant :

- Jim… Jim…va mourir, Curtis ! Et personne ne fait rien ! Personne !

Il sait que c’est faux, que sa peine se transforme en colère face à l’inacceptable, qu’elle est en train de craquer nerveusement. Il retient fermement ses mains, cherche son regard et dit :

- C’est faux, Solange, je peux t’assurer que les médecins et les chercheurs font tout leur possible…
- Non ! Non !

Et elle s’effondre contre son épaule. Doucement, il la serre contre lui pour tenter de la calmer. Il ne voit pas Joan arriver au bout du couloir, Joan qui vient de déposer les échantillons de contrepoison aux médecins. Il ne voit pas le visage de Joan devenir pâle, se refermer. Il ne la voit pas respirer un grand coup, marcher plus posément. Et quand Solange relève la tête, le regarde et pose ses mains sur son visage, il ne perçoit pas non plus que le cœur de la jeune femme saigne d’une blessure qu’elle s’était jurée de ne plus jamais ressentir.
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Dim 22 Déc 2013 - 15:33
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] Etoile filante (deuxième partie)
Elaine :


:'( pov Joan, tu nous la " curtise"? ?

vite! [jump] [jump] [jump] [jump] [eyeheart] [idea] [devil] [naughty] [work] [sm]


bizz

----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Flamme :

Cré Elaine,

quel jeu de mots impressionnant! [bigeek] [master] Ça fait bien démarrer ma journée, devant mon déjeuner... [rolllaugh]

Limeye, j'ai trouvé très émouvants les passages où Joan regarde Curtis dormir, les souvenirs qu'elle a de Sam, quand Curtis la regarde dormir, et le dernier paragraphe... Trop romantique... Mais jamais trop pour moi!

Bizz
Flamme
[flower]

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Limeye :

Ah, celle-là, on n'y avait pas encore pensé ;D

ben tiens... Wink

Limeye Smile
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Dim 22 Déc 2013 - 15:34
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Sujet du message: [fan fiction] Etoile filante (deuxième partie)
Après quelques pas, Joan est restée immobile, dans le couloir. Elle le cherchait pour lui annoncer la bonne nouvelle, lui redonner de l’espoir pour Mathilde et pour Patrick. Et elle le voit, avec cette jeune femme entre les bras, qu’il serre doucement contre lui, cette jeune femme qui le regarde avec détresse et amour. Elle va pour faire demi-tour, quand une voix l’appelle :

- Professeur Randall !

Elle se retourne, laisse de côté ses propres émotions et regarde le médecin et l’infirmier qui l’ont interpellée.

- Oui, docteur ?
- Nous avons injecté les premières doses, la petite Newton en a reçu une, c’était un des cas les plus désespérés. Combien de temps à votre avis avant que cela n’agisse ?
- Je l’ignore. Surtout pour des cas graves. Le professeur Wright et mon équipe se sont lancés dans la production à grande échelle, mais ils tiendront compte aussi de l’évolution des malades traités. Des réactions sont toujours possibles, mais pour l’heure, nous devons parer au plus pressé, n’est-ce pas ?
- Bien entendu. Vous avez prévenu le professeur Boltrek ?
- Je m’apprêtais à aller lui rendre visite. Tenez-moi au courant de la moindre évolution, dans un sens comme dans un autre.
- Bien entendu. A plus tard, professeur.
- A plus tard, docteur.

Joan repart alors vers les ascenseurs quand cette fois, c’est la voix de Curtis qui la fait se retourner.

- Joan !

Elle le regarde, le visage fermé, sérieuse. Un peu comme dans la mine.

- On vient de trouver, Curtis. La bactérie était dans du lait, comme on le soupçonnait un peu avec Simon depuis hier. On cherchait dans les produits laitiers, yaourts, crèmes… c’est le lait. On vient de mettre au point un contrepoison, j’ai apporté les premières doses et ta sœur en a reçu une. Je ne peux rien te dire de plus pour l’instant, je ne sais pas encore comment il va agir. Il faut encore attendre.

Elle voit le soulagement se dessiner sur son visage. Et aussi l’admiration. Et cela lui fait mal, encore.

- Joan… je savais… que vous trouveriez, Simon et toi, j’en étais certain… merci… merci… je…
- Ne dis rien, reste avec les tiens. Tous les tiens, ajoute-t-elle en jetant un regard en arrière, devinant la silhouette de Solange.

Il fronce les sourcils, comprend soudain. Elle l’a vu, avec Solange, l’instant d’avant, ce n’est pas possible autrement. Elle n’aurait pas ce visage fermé et dur si elle ne les avait pas vus. Elle ne serait pas non plus passée sans lui parler. L’ascenseur s’ouvre, elle termine :

- Je retourne au vaisseau, Simon, Grag et Otho ont besoin de mon aide. Au revoir.

Mais il n’a pas l’intention de la laisser partir ainsi, et s’engouffre lui aussi dans l’ascenseur. "Trois grammes de folie", lui a dit sa mère.

- Joan ! Je sais que tu as à faire, que vous n’arrêtez pas depuis que vous êtes ici, que tu as beaucoup donné… mais ce n’est pas une raison pour me faire une tête pareille !
- Laisse-moi, Curtis Newton. Laisse-moi tranquille ! Et va au diable !
- Non, je n’irai pas au diable. Parce que tu vas m’écouter ! Solange est une ex-amie, son frère est dans un état presqu’aussi critique que ma sœur. Mais elle n’a plus la force de tenir le coup. Les médecins venaient d’apprendre à sa famille qu’il ne restait plus d’espoir. Elle a simplement cherché du soutien !
- Ah oui ? Elle a une façon bien spéciale de chercher du soutien ! Et toi de lui en donner !
- Elle a peut-être encore des sentiments pour moi, mais pas moi ! Et ne me dis pas que tu es en train de me faire une crise de jalousie !

Elle le regarde, furieuse. "Non mais, pour qui il se prend, ce grand gaillard ! Jalouse ? MOI ?" Elle va pour dire quelque chose, mais il est plus rapide qu’elle :

- Joan… est-ce que moi, je devrais être jaloux d’un certain Sam ? Hein ? Est-ce que je ne pourrais pas me poser des questions aussi ? Alors tu n’as aucune raison de t’en poser sur mes ex, et celle-là en particulier !

A cet instant, la porte de l’ascenseur se rouvre, ils sont arrivés au rez-de-chaussée. Joan veut sortir, mais il la retient encore par le bras, et dit plus calmement cette fois :

- Joan… depuis quand le passé doit-il hypothéquer l’avenir ?

Elle soupire, se dégage doucement :

- On est tous à bout de nerfs, Curt. Retourne avec tes parents, ta sœur, ton frère. Ils ont encore besoin de toi. On parlera de tout cela plus tard.

Puis elle sort et avant que la porte ne se referme, il la voit s’éloigner, bien droite, d’un pas décidé, vers la sortie. Quand il regagne l’étage, il jette un œil par les grandes fenêtres du bout du couloir et voit décoller le Cosmolem en direction de l’aéroport.
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Dim 22 Déc 2013 - 15:34
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Sujet du message: [fan fiction] Etoile filante (deuxième partie)
Flamme :

Soupir.... Jaloux tous les deux.. Que j'aime cette histoire, délicieusement différente de la relation inverse...

J'anticipe la suite...

Bizz
Flamme
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Dim 22 Déc 2013 - 15:36
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Sujet du message: [fan fiction] Etoile filante (deuxième partie)
Cinquième partie

Joan pose le Cosmolem aux côtés du Comète, mais y reste quelques minutes de plus que d’habitude avant d’en sortir. Tout se bouscule en elle et elle sent aussi la fatigue des derniers jours lui tomber sur les épaules. Pourtant, elle doit fournir un dernier effort : aider Grag, Otho et Simon à produire le médicament en grande quantité. Après… après seulement, elle pourra se reposer et faire le point. Elle se décide finalement à sortir du petit vaisseau et se dirige vers l’escalier. Otho l’attend en haut des marches, soucieux.

- Ca va, chef ?
- Oui, Otho, je suis arrivée à temps. Il n’y a pas eu d’autres décès depuis ce matin, ils ont fait les premières injections aux malades les plus atteints. Rien n’est encore gagné, il faut que l’antidote agisse, et nous devons rester en alerte. Il faut en produire en grande quantité, mais j’ai transmis les indications nécessaires à Boltrek et son laboratoire va aussi travailler en ce sens, mais il faudra peut-être y apporter des modifications en fonction de la réaction des malades.

Tout en parlant, elle gagne le laboratoire et transmet les dernières informations à Simon. Il s’est tourné vers elle et sans qu’il ait eu besoin de faire la moindre remarque, elle le devine inquiet à son sujet. Grag et Otho ont échangé un regard derrière elle, elle l’a senti aussi.

- Chef, dit Grag. Tu as l’air épuisée. Il faut que tu te reposes, nous avons fait le plus dur. Nous n’avons pas besoin de toi pour faire de la production en série.
- Grag a raison, dit Simon avant qu’elle n’ait eu le temps de protester.

Puis il fait un petit signe aux deux amis, qui comprennent et sortent du laboratoire. Il est temps que Simon parle un peu avec leur protégée.

- Joan, qu’est-ce qui ne va pas ? Ne me dis pas que c’est la pression des derniers jours qui retombe, je ne te croirais pas. Il y a autre chose qui te soucie.

Joan reste silencieuse, un peu butée. Elle ne sait pas si elle a vraiment envie de parler de Curtis, de Sam, de ce qui lui arrive, avec Simon, en tout cas, à ce moment précis.

- Je crois que je vais aller me reposer un peu, Simon. Vous avez raison, tous les trois, j’en ai besoin.
- Joan. Ca ne suffira pas le repos. Dis-moi ce qui ne va pas.

Elle regarde celui qui a tant pris soin d’elle au cours des années passées, depuis la mort de ses parents. Celui qui l’a élevée, qui lui a tout appris. Celui qui sait tout d’elle, qu’il s’agisse de Sam, ou de ses aventures passées. Celui qui, elle le sait, a déjà une idée précise de ce qui lui arrive, de ce que provoque en elle Curtis Newton. Le seul qui, peut-être, lui fera accepter d’ouvrir une autre page dans sa vie.

- Simon…, les larmes roulent sur ses joues.
- Joan, mon enfant. Ne parle pas si tu n’y arrives pas. Les mots viendront en leur heure.
- Simon… je ne sais plus… où j’en suis.
- Ne pleure pas. Il t’arrive la plus belle chose dont on puisse rêver et que nous espérions tous pour toi. Va dormir, repose-toi et si tout va bien… Curtis et toi pourrez peut-être penser un peu à vous, maintenant.

Simon émet un étrange petit bruit et ajoute :

- Joan… n’oublie pas…
- Oublier quoi, Simon ?
- Je sais que la situation est difficile, mais… tu as le droit d’être heureuse, aussi.

Elle regarde Simon gravement, puis lui sourit. Son premier sourire depuis des heures. Elle se relève et avant de sortir du laboratoire, elle dépose un léger baiser sur la petite vitre qui recouvre le cerveau du professeur.

- Merci de toujours me rappeler l’essentiel, Simon.

Puis elle gagne sa cabine. Elle enlève sa veste, jette un regard à son lit qui l’attend, mais se décide pour une douche avant de s’y allonger. Elle en ressent vraiment le besoin. A peine séchée, elle se glisse entre ses draps et dort jusqu’au soir.

Quand elle se relève, le vaisseau est calme, silencieux. Elle passe au laboratoire, il est désert, mais elle comprend que ses amis ont bien travaillé. Dans le cockpit, Grag l’attend :

- Simon et Otho sont partis il y a un quart d’heure pour livrer les dernières préparations qu’on a faites. Simon voulait aussi rencontrer le professeur Boltrek et le médecin chef. Ils ne nous ont signalé aucun décès, et certains malades sont sortis du coma. C’est le cas pour le frère de Curtis, Simon a demandé de ses nouvelles, ainsi que des nouvelles de la petite Mathilde. Elle est hors de danger, mais son état est encore préoccupant.
- Alors, c’est bien. Bravo à vous tous.
- Joan, Simon m’a laissé un message pour toi : il a dit qu’il n’avait pas besoin de toi pour les prochaines heures, mais que toi, tu avais besoin de t’occuper de toi. Et que je devais y veiller, et surtout veiller à ce que tu ne retournes pas à l’hôpital.

Joan sourit :

- J’ai quand même le droit de sortir de mon vaisseau, non ?
- Oh, oui ! Bien sûr, je n’ai reçu aucun ordre pour t’en empêcher ! J’avais juste le message à te faire passer…

Elle s’approche de Grag, et un peu comme avec Simon quelques heures plus tôt, mais d’une autre manière, elle lui tapote le crâne avec tendresse.

- A plus tard, Grag. J’ai ma montre si vous avez besoin de moi…
- A plus tard, Joan. Tu n’as qu’une chose à faire : prendre soin de toi.

**


Un téléphone bipe sur une table de nuit. Un bras s’étend, décroche.

- Oui ?
- Curtis, c’est Stéphany. Où es-tu ?
- Chez moi.
- Mathilde est sortie du coma.

Il soupire, soulagé.

- Et Patrick ?
- Son état s’améliore au fil des heures. Il va rester sous surveillance, mais Laëtitia a pu le voir, et il va déjà beaucoup mieux !
- Tu m’étonnes…
- Maman va passer la nuit avec Mathilde, tu pourras aller demain matin ?
- Oui, bien sûr.
- Tu récupères là ?
- J’en ai besoin. Bonne soirée, Steph.
- Tu devrais plutôt me dire bonne nuit, petit frère ! Il est près de minuit…

Il sourit en raccrochant car tout en parlant avec sa sœur, il n'a pas quitté Joan des yeux. Joan qui est allongée sur lui et le regarde de ses yeux bleus magnifiques dans lesquels brille une étoile.

- Où en étions-nous, ma douce ?
- Juste qu'il y a certaines compétences dont je n'ai aucune envie de parler avec tes ex, mais que je préfère découvrir par moi-même...
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L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

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Dim 22 Déc 2013 - 15:37
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] Etoile filante (deuxième partie)
Otho :


Coucou Limeye,

Ahh, il a bien fallu qu'elle lui ressorte son commentaire sur ses ex et ses competences, elle a de l'humour la chef!! :P
En tout cas, elle se pose des questions moins longtemps que lui quand il est chef...Il lui aura fallu a elle quelques mois pour lui tomber dessus tandis que lui...je compte pas les annees...
Petite question: comment elle fait pour entrer dans son appart a 3h du mat? ??? Elle a les cles (j'ai rate quelque chose?) ou il a laisse ouvert...plutot sur de lui alors le coco..... ;D

O-tho

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Flamme :


Elle sait bien comment prendre soin d'elle, notre chère Joan: je suis sûre que Grag ne pensait pas à tout ce que cela pouvait impliquer quand il lui a dit ça... [loveu]

J'apprécie énormément le fait qu'elle ne tergiverse pas (pas d'temps à parde, comme je dis souvent: pas de temps à perdre en meilleur français). Nos héros sont beaucoup plus humains et "normaux", ce qui les rend à mon avis plus attachants encore...

J'imagine les compétences que Joan va découvrir.... [devil]

Bizz
Flamme

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Limeye :

Coucou O-Tho et Flamme,

oui, la chef a de l'humour, elle n'a pas oublié pour cela qu'elle a grandi avec Otho et Grag ! Sans compter que Simon a parfois de belles sorties spirituelles Very Happy

rentrer dans l'appartement de quelqu'un quand on est une as du codage et du décodage ne pose aucun souci... et encore moins quand le quelqu'un en question vous a laissé le code avant de vous quitter Wink

oui, elle va plus en vite en besogne que Curtis dans la version "à l'endroit". Mais ça ne veut pas dire que ça va rendre les choses simples pour autant... (là, je laisse planer le suspens [devil])

quant à Grag, détrompe-toi, Flamme, il savait très bien ce que sa chef allait faire et pour tout dire, il l'espérait vraiment ;D !

je vous livre la suite, ça vous fera de la lecture pour vos petits déjeuners respectifs, à commencer par Elaine, je suppose...

bizz

Limeye Smile
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Dim 22 Déc 2013 - 15:38
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] Etoile filante (deuxième partie)
- 18 à 21. Toujours avantage à Patrick et Laëtitia, glisse Alicia à l’oreille de sa petite sœur, assise sur la grande terrasse de la maison de Manitoulin.

Mathilde inscrit le chiffre sur un petit carnet. Elle est encore un peu faible, elle a quitté l’hôpital trois jours plus tôt. Toute la famille est revenue au bord du Lac Huron, les uns pour se reposer, les autres pour évacuer ce qui a failli être un véritable cauchemar. Une autre, aussi pour découvrir l’endroit. Les deux plus jeunes de la famille Newton ont inventé un nouveau jeu. Ou plutôt, en ont ajouté un à la liste des jeux que seuls des enfants de cet âge peuvent trouver drôles.

- Papa est moins bon depuis deux jours. Il est 16h, il n’est pas allé à la pêche et pourtant, il n’a que deux gages, dit Alicia.
- C’est parce qu’il fait bien attention à remettre le lait au frais, réplique Mathilde.
- Ce n’est pas de sa faute si tu as bu du lait avarié.
- Je sais, je disais ça pour rire. 18 - 22 !
- T’es sûre ?
- Oui. Tu regardais ailleurs. Heureusement que je suis là pour les surveiller.
- Le problème, c’est que Curtis se débrouille toujours pour aller faire un tour avec Joan. Je suis sûre qu’en fait, ils ont plus d’avance que Patrick et Laëtitia.
- De toute façon, reprend Mathilde, ils ont droit à un bonus. Eux, ils mettent la langue.
- Qu’est-ce que vous êtes en train de comploter toutes les deux ?, demande Elaine Newton en arrivant avec les affaires de plage. C’est l’heure du bain ! Tu veux te baigner aujourd’hui, ma puce ?
- Oh, oui, maman, j’en ai assez de rester à la maison…
- Alors, file mettre ton maillot, et toi aussi, Alicia !

Les deux plus jeunes rentrent dans la maison, pour en ressortir cinq minutes plus tard, prêtes pour la baignade. Entre temps, Elaine Newton a jeté un regard curieux au bloc de papier sur lequel Mathilde tient un compte étrange. La première colonne porte la lettre P. Elle devine qu’il s’agit du compte des gages que les filles imposent à leur père durant les vacances. "Limite décevant, Roger, mon chéri, aujourd’hui…". La deuxième porte deux lettres P et L, la troisième C et J, elles affichent un étrange décompte de chiffres, avec des plus et des moins. "Qu’est-ce qu’elles ont encore inventé ?"

**


L'après-midi s'étire sur le lac, c'est l'heure la plus agréable de la journée. Le soleil a entamé sa course vers le soir, et ses rayons ne brûlent plus. Petit à petit, tout semble s'apaiser.

- On fait des brochettes, ce soir, maman ?, propose Patrick.
- Si tu t'en occupes, oui !, répond sa mère en souriant.
- Pas de problème, c'est rapide à faire. Avec une salade de tomates...
- Et des chips !, s'exclame Mathilde.
- Tu n'as pas le droit de manger ce genre de choses encore pendant un moment, Mathilde, intervient Roger, qui pour une fois, a rejoint toute sa smala sur la plage.
- Papa ! Tu as deux gages à faire aujourd'hui !
- Ah oui ? Alors, je t'écoute...
- Le premier, c'est de ne pas m'interdire de manger des chips ! Le deuxième...
- Le deuxième, c'est moi qui le donne !, s'écrie Alicia. Sinon, c'est de la triche !

Mathilde regarde sa grande soeur d'un air un rien désespéré. Amusée, Joan qui est assise un peu plus loin assiste avec plaisir aux nombreux échanges entre les frères et soeurs, et leurs parents. Curtis l'enlace :

- Elles sont incorrigibles. Et tu vas voir qu'Alicia va craquer. Mathilde est la petite dernière, la chouchou de tout le monde et elle nous mène tous par le bout du nez. Et après ce qui lui est arrivé, tu vas voir qu'elle va en rajouter !
- J'adore les voir faire, tu sais ?
- Ca ne t'effraye pas ?
- Curt, j'ai toujours regretté de n'avoir ni frère, ni soeur. Longtemps, je me suis imaginé que la vie d'orpheline aurait été plus facile à affronter si nous avions été deux. J'ai bien été obligée d'accepter de grandir seule, même si j'ai eu la chance d'être très bien entourée. Alors pouvoir profiter d'une famille comme la tienne, c'est un vrai cadeau.
- J'ai assez de frères et soeurs pour pouvoir partager, tu sais, lui dit-il en souriant.

Elle se retourne vers lui, le regarde avec tendresse. Puis se penche vers lui et l'embrasse.

- Egalité !, hurle Alicia.

Mathilde se retourne vivement, car elle était encore en train de titiller son père.

- Parfait. Un compte rond. 28 à 28. Quels seront les vainqueurs ce soir ? On ouvre les paris !

Curtis s'est écarté de Joan, fronce les sourcils en direction de ses soeurs.

- Qu'est-ce que c'est que votre histoire, là ?
- Une histoire de paris, murmure Joan. Ca, ça plairait à Otho...

FIN

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Dim 22 Déc 2013 - 15:39
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] Etoile filante (deuxième partie)
Otho :


Coucou Limeye,

Quuuoiiii!! C'est deja fini!! Sniff...

" ..Mais ça ne veut pas dire que ça va rendre les choses simples pour autant... (là, je laisse planer le suspens )"..Hmm ca veut dire qu'il y aura un tome 3? Une collection de "short stories" ...avec Angst et suspense? ;D

"Une histoire de paris, murmure Joan. Ca, ça plairait à Otho." ah ca oui :P, on ne peut pas le changer lui!

Alors au plaisir de lire la suite,

O-tho

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Flamme :

Mais non, ce n'est sûrement pas fini, comme Limeye l'avait laissé entendre quand je lui avais dit la même chose à la fin de la première partie, je lui fais confiance pour ça... Il y a encore beaucoup trop de choses non précisées, et beaucoup d'aventures à venir, certainement... Et je ne lâche pas mon idée des leçons de tir ni des cours de cuisine... [naughty]

Pour les paris, je suis certaine que Grag apprécierait aussi... Ces deux-là avec les enfants, il y aurait de quoi rendre Curtis et Joan fous! [rollsmile] [unconscious]

Flamme
;D

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Limeye :

Coucou les filles !

j'ai commencé une suite en Irlande, mais que je laisse de côté pour l'instant, car j'ai en tête l'histoire que je cherche à écrire depuis longtemps, à savoir le tome 5 de la Joan's story. Le 6 et le 7 étant prêts (il me faudra sans doute faire un peu de relecture pour que les enchaînements collent bien, mais ça, c'est pas un souci).

l'Irlande m'aura donc bien inspirée, et j'ai aussi quelques belles (enfin, j'espère) idées pour Just in Your Dream.

je vais souffler un peu et vous lire tranquillement au fil de la journée !

bises à vous toutes !

Limeye Smile
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