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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [fan fiction] Le clonage n'est pas une fin en soi (proverbe martien)
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Dim 22 Déc 2013 - 02:15
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flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

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Inscrit le: 05 Déc 2013
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Sujet du message: [fan fiction] Le clonage n'est pas une fin en soi (proverbe martien)
Bonjour / bonsoir tout le monde !

C'est Flamme qui m'a donné l'idée (comme si j'avais besoin d'une excuse... ;D )

Je n'ai pas encore tout rédigé, mais j'espère surtout... vous faire rire ;D

Limeye Smile


Kahlon se frottait les mains en contemplant, satisfait, sa dernière diabolique invention. Il avait réussi à mettre au point une machine capable de cloner n'importe quel être vivant. Il l'avait testée avec des animaux, tout était au point. Restait à le faire avec un humain. Ensuite... ensuite, il pourrait ainsi cloner toute une armée de mercenaires, parmi les plus cruels et sanguinaires que le monde ait vu naître et, à la tête de cette armée, il s'emparerait des Neuf Mondes. Personne ne pourrait s'opposer à lui, et surtout pas, son redoutable adversaire, Capitaine Flam.

- Je veux vous voir à genoux, Capitaine ! Ma première victime sera votre douce Joan ! Je lui réserve un sort si... particulier...

Il ricana méchamment. A cet instant, Saturnia entra dans la pièce. Fascinée par le génie de son cruel amant, elle le regardait d'un air langoureux.

- Monsieur... Vous avez réussi ?
- Et oui, Saturnia. Tu vois cette grenouille ?
- Oui ?
- Et bien, je suis parvenu à la faire se reproduire sans qu'il y ait d'altération de ses qualités, de ses capacités.
- Oh monsieur, vous êtes un génie !
- Ah, Saturnia... pas de compliments précipités. Je dois d'abord tester la machine avec un humain.
- Il faut un cobaye ?
- Oui... j'ai ma petite idée à ce sujet. Viens. Nous allons préparer un enlèvement. Est-ce que Grandes Oreilles et Caméléon sont là ?
- Oui, monsieur. Je venais vous prévenir de leur retour.
- Parfait. Rejoignons-les, ma belle, pour préparer la phase suivante de notre plan.


**

Ce soir-là, Jelle Ashton s'activait encore dans sa cuisine. Les filles étaient couchées, elle leur avait lu pour la 256ème fois (elle tenait rigoureusement les comptes) l'histoire de Eek le chien lunaire sauvant son copain Oog des griffes d'un dangereux morsicus. Histoire inventée de toute pièce par Grag pour faire plaisir aux filles. Résultat des courses : elles ne voulaient plus entendre parler de la Petite poule rousse, ni de la Belle au bois dormant. Et depuis 256 soirs, Jelle lisait l'histoire de Eek sauvant son copain Oog des griffes du dangereux morsicus. Si vous voulez, elle peut vous la raconter. Elle la connait par coeur.

La belle jeune femme brune soupira, jeta un oeil au dehors. Tout était calme. Ce début de printemps était vraiment agréable, dommage que son mari, Davies, soit parti en mission pour au moins six semaines sur Europe. Déjà deux semaines qu'il était absent et il lui manquait terriblement. Elle arrivait à gérer les filles (en dehors de l'histoire de Eek sauvant son copain Oog etc...) et de quelques caprices pour ne pas manger de soupe de potiron de la part de Narna - il fallait lui raconter que les potirons avaient poussé dans la serre de Tycho, que c'était Grag qui les avait cultivés pour qu'elle daigne vouloir y goûter. C'était-y pas dommage d'en arriver à raconter de tels mensonges aux enfants, alors que les potirons en question avaient poussé dans SON jardin... Enfin, bref, tout allait bien.

Par la fenêtre, elle voyait se lever un beau croissant de Lune et songea à Joan et à Curtis, installés bien tranquillement sur Tycho. Jelle était soulagée que Joan ait enfin pris une décision, et demandé un congé spécial pour suivre une formation en botanique. Au moins, elle courrait moins de risques qu'à la police interplanétaire, surtout depuis qu'Ezra avait pris sa retraite. Jelle ne comptait guère sur le remplaçant d'Ezra pour veiller sur son amie, bien au contraire : c'était une espèce de beau brun aux yeux verts. Elle détestait les beaux bruns aux yeux verts. Un truc à elle, fallait pas chercher plus loin. Elle préférait les gars aux cheveux châtains et aux yeux noisette, avec le nez légèrement en trompette. Enfin, surtout un. Non. Seulement un. Les autres... que de pâles imitations.

Mais voilà, Curtis avait flairé l'embrouille et lui avait proposé de passer quelques temps sur Tycho, lui non plus ne "sentait" pas le nouveau chef de service de Joan. Jelle n'avait pas tout compris au curriculum vitae du bonhomme, mais elle était méfiante. Trop beau pour être honnête, s'était-elle dit la seule fois où elle l'avait rencontré. Heureusement que Curtis était intervenu. La façon dont il déshabillait Joan du regard déplaisait fortement à Jelle. Il ne manquerait plus qu'il lui mette le grappin dessus ! Il ne voyait donc pas qu'elle était déjà prise ?

Elle fut distraite de ses pensées par un léger mouvement sous les arbres. Elle sourit : peut-être était-ce le jeune cerf qui venait de temps en temps explorer son jardin. Les filles l'avaient surnommé bambinette, car elles étaient persuadées que c'était une fille. Jelle n'avait pas été vérifié. Elle reporta son attention sur la vaisselle qui restait à ranger et n'entendit pas le léger déclic de la porte du cellier. Une main puissante la saisit à la gorge, la baîllonna aussitôt et la dernière chose dont elle eut conscience fut une violente odeur de chloroforme. Elle retomba inanimée entre les bras de son ravisseur.

Limeye
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[laughnot] cloner Jelle , là Curtis il ne peut que céder à Joan, sans parler de l'aspect pratique : la copine, la maman, la babysitter, la bobonne, la cuisinière, l'amante: donc il en faut minimum 6 ;D

dans le cas Joan, une sur terre qui travaille, une qui attend le guerrier, une sur la lune qui accepte de rester ( et attend le guerrier) ,une qui part avec sans écouter, deux de réserve pour les accidents : 6

ce ne sera pas une histoire courte Limeye, [rolllaugh] t'y arriveras pas!! ;D

Elaine

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tu vas voir combien il y en aura... Wink

Limeye Smile


- Marraine ! Marraine !

Joan fixait, effarée, le petit visage ruisselant de larmes de Narna qui s'affichait sur l'écran du vidéo-transmetteur du bureau de Curtis, sur Tycho.

- Ma chérie, calme-toi, qu'est-ce qui se passe ?
- On... sniff... on est toutes seules !!! Maman... (re) sniff... maman n'est pas là...

Joan jeta un oeil à sa montre. A Vancouver, il était plus de 9h30 du matin. Où donc était passée Jelle ?

- Elle est peut-être dans le jardin ?
- Non, marraine... j'ai été voir... et... elle ne dort pas non plus... la table du petit déjeuner n'est pas mise...

Joan leva les yeux vers Curtis, qui la fixait, les sourcils froncés, inquiet lui aussi.

- Ma chérie, ne panique pas. Nous allons venir.

Curtis avait acquiescé à la question muette dans les yeux de Joan. Elle reprit :

- Nous ne serons là que dans une heure environ. Tu sais dans quel placard maman range vos céréales ?
- Oui..., dit la petite en s'essuyant les yeux.
- Bien. Tu sais ouvrir le réfrigérateur et la bouteille de lait ?
- Oui.
- Bon, tu prépares un bol pour ta soeur et pour toi. Tu prends des gâteaux secs aussi.
- Maman ne veut pas qu'on mange des gâteaux le matin. Elle veut qu'on mange du pain.
- Oui, mais là, faut le couteau etc... donc, moi, pour une fois, je vous autorise à prendre quelques gâteaux en plus de vos céréales. Et des compotes, est-ce qu'il y en a ?
- Oui, maman a fait un grand pot hier.
- Bon, ça, tu vas le trouver aussi ?
- Oui.
- Bien. Pendant que vous mangez, nous, on fera la route. J'entends déjà Grag qui fait tourner les moteurs du Cyberlabe. Quand vous aurez fini, tu prends un livre et tu le regardes avec Aziliz, ou vous jouez à la poupée dans ta chambre, d'accord ?
- D'accord. Mais Aziliz elle a toujours sa couche de la nuit...
- Bon, elle va la garder une heure de plus, c'est pas grave. On la changera en arrivant, ne t'inquiète pas.
- Elle dit que ça la gratte...
- Narna, ne pleure plus, ne pleure pas. On arrive. Tu as bien compris ce qu'il faut faire ?
- Oui, marraine...
- Je t'embrasse ma chérie, on part. A tout de suite.

Et elle coupe l'écran, pose ses deux coudes sur le bureau et se prend la tête entre les mains. Curtis s'approche, l'entoure de ses bras.

- Il est sûrement arrivé quelque chose à Jelle. Jamais elle n'aurait laissé les filles toutes seules... Curt, qu'est-ce qui a pu lui arriver ?
- Viens, on va voir ce qui se passe. L'équipe nous attend, le vaisseau est prêt à décoller. Ne perdons pas de temps. On ne peut pas laisser les petites seules plus longtemps.


**

Très vite, toute l'équipe comprit qu'il y avait en effet quelque chose d'anormal. A peine arrivés chez les Ashton, ils s'occupèrent chacun des premières urgences. Grag parvint non sans mal à ce que Narna lui lâche la jambe pour s'occuper de changer la couche d'Aziliz. Otho prit le relais dans la cuisine pour ranger ce que les petites avaient laissé traîner. Joan consola le mieux possible Narna, qui retrouva le sourire grâce à Eek et Oog (sans morsicus). Curtis et Simon entamèrent des recherches autour de la maison, dans le quartier.

Mais l'aide de Joan fut rapidement nécessaire et elle confia Narna à Grag, ravi de s'occuper des deux petites, mais très inquiet pour leur mère. Avec Curtis, Joan fit le tour de la maison, minutieusement.

- Il lui est arrivé quelque chose, Curtis. Non seulement, elle n'aurait jamais laissé les filles seules sans prévenir quelqu'un, des voisins ou nous.
- Qu'est-ce qui a pu l'amener à s'absenter comme ça ?
- Je ne sais pas, vraiment pas... Une chose m'intrigue aussi, son lit n'est pas défait, elle n'a pas dormi ici cette nuit...
- Tu es certaine de cela ? Elle ne se serait pas levée tôt, aurait tout rangé et serait sortie ?
- Pas sans préparer la table du petit déjeuner. Elle la dresse toujours la veille, c'est une des dernières choses qu'elle fait avant d'aller se coucher. Or là, rien n'était prêt.

Curtis réfléchissait, se demandant s'il fallait alerter la police locale pour lancer un avis de recherche ou attendre encore un peu. Quand il posa la question à Joan pour avoir son avis, il se dit qu'il aurait mieux fait de se taire.

- Curt ! Tu penses qu'elle a été enlevée ?
- C'est une supposition... ou alors un accident... soit on attend encore un peu pour voir si elle fait sa réapparition, soit on alerte tout de suite. On n'a rien trouvé de probant. Aucune trace d'effraction, aucun signe suspect hormis ceux que tu soulèves et qui seront de maigres indices pour la police...
- Maigres ! Mais ce sont des signes importants quand on connait Jelle !
- Oui, oui, bien sûr. Nous, nous la connaissons, mais le flic du coin, ça m'étonnerait... Et désolé de te le dire, ma chérie, mais il va trouver cela maigre comme indice.

Joan soupira, dépitée. Elle se tordait les mains, l'inquiétude la rongeait.

- Appelle la police quand même... Si c'est un accident... Il faudrait appeler l'hôpital aussi...

Il n'ajouta rien, se dirigea vers le bureau pour utiliser le transmetteur. Il ne voulait pas dire à Joan que Simon et lui avaient déjà contacté discrètement l'hôpital de la ville et qu'aucune Jelle Ashton n'y avait été admise au cours des dernières heures. Pour lui, Jelle avait disparu.

Les heures qui suivirent furent difficilement supportables pour toute l'équipe. La police était arrivée, le lieutenant chargé de l'enquête était une espèce de boule courte sur pattes, rougeoyant, qui suait abondamment, passait son temps à soulever son képi pour s'éponger le front. Son adjoint était un mollasson qui baîllait toutes les trente secondes, quant à son adjointe, c'était une espèce de vamp qui avait visiblement des vues sur le Capitaine.

Ils passèrent eux aussi la maison au peigne fin, l'adjointe se permettant de fouiller dans la chambre de Jelle et de faire des commentaires sur les dessous de la jeune femme, au point que Joan faillit piquer une crise. Sans l'intervention de Curtis, elle aurait arraché les yeux de la pouffiasse. L'adjoint se permit des remarques désobligeantes sur le fait qu'Otho avait rangé la cuisine et nettoyé les plans de travail : "comment voulez-vous qu'on retrouve des empreintes digitales, après ça ?"

Même Simon avait failli s'énerver quand les trois enquêteurs en avaient conclu qu'il n'y avait rien à faire, à part attendre. Ce fut un soulagement pour tous lorsqu'ils repartirent, en milieu d'après-midi. Joan s'écroula dans le canapé, vaincue, épuisée, sur les nerfs. La dernière remarque d'Otho l'avait achevée :

- La seule chose qu'elle a de bien, l'adjointe, c'est son petit cul !
- Otho, un peu de respect pour les femmes, je te prie, l'avait réprimandé Curtis qui avait jeté un regard intéressé aux formes de l'adjointe en question.

Joan les avait foudroyés du regard, se demandant si elle n'allait pas retourner illico à New York pour retrouver son nouveau chef si séduisant. Enfin, pas tout à fait illico. Seulement quand ils auraient retrouvé Jelle. Et ce n'était pas sur la police locale qu'ils allaient pouvoir compter. Une fois de plus, ils devraient se débrouiller seuls.

Limeye

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Citation de: Elaine am 12. August 2013, 07:54:24 Uhr

ce ne sera pas une histoire courte Limeye, [rolllaugh] t'y arriveras pas!! ;D


mais si, mais si... enfin, une mi-longue, quoi ;D

Limeye

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Coucou!


Citation de: Elaine am 12. August 2013, 07:54:24 Uhr

ce ne sera pas une histoire courte Limeye, [rolllaugh] t'y arriveras pas!! ;D



[rolllaugh] Moi non plus, je n'y crois pas... Je dirais même que ce début de titre m'a semblé incongru, quand j'ai lu dans quoi tu nous lançais! ;D

C'est vraiment la spécialité de Kahlone, la torture psychologique... [smhair] Et cloner Jelle, c'est la torture psychologique au sommet de son art... ;D Joan n'a aucune chance! Pas plus que Curtis! ;D

Je crois que je vais passer du gril au congélo... Il m'a toujours donné froid dans le dos, Kahlone... [smhair] Mais peut-être réussiras-tu l'exploit de le rendre comique ou même sympathique, le début de ton histoire est vraiment bâti sur l'humour... Un peu comme "L'attaque des clones" d'August et Pascal...

Je commence à soupçonner (pas réaliser, non pas encore) à quel point tu peux avoir d'idées à la minute, et faire feu de tout bois, de toute brindille... Et ce n'est sûrement que la pointe de l'iceberg...

J'attends la suite avec impatience et curiosité! [jump] [jump]

Bizz,
Flamme
[hello]

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Hello! ;D

Ah, je ne sais pas mais, ce clonage de Jelle va peut-être être l'entreprise que Khalone va vraiment regretter. Parce que c'est lui qui devra supporter 2 Jelles, peut-être 3, 4, 5... ;D en premier! [devil] Ce n'est pas pour rien qu'on appelle Jelle, l'Inclonable! Le clonage n'est pas une fin en soi? Bien au contraire! Cette histoire pourrait ne pas avoir de fin! :o


A+

Frégo

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Coucou les filles !

je pense - j'espère - que vous allez beaucoup rire... moi, en tout cas, je m'amuse bien à inventer cette courte histoire (si, si, j'insiste).

je pense que tout méchant fait forcément une erreur dans sa vie. Celle de Kahlon est en effet d'avoir choisi Jelle comme cobaye... mais pour l'heure, il ne s'en rend pas encore compte...

oui, je l'avoue, l'histoire rappelle beaucoup celle d'August et Pascal, histoire qui m'avait fait hurler de rire au point que tout le monde se demandait à la maison ce qui m'arrivait... et en effet, je m'en inspire un peu, du moins dans l'esprit. Je n'avais pas encore écrit une histoire avec cette question du clonage, je ne suis pas certaine de réitérer après ;D

désolée ;D

Limeye Smile

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Eh hop, un premier "tiboutte" (je vais le garder celui-là, je aime beaucoup Wink comme disait mon fils quand il était petit Wink) pour ce soir... je suis en plein dedans, même le chien se demande pourquoi je ris toute seule, si, si... ;D

Limeye Smile


Lorsqu'elle rouvrit les yeux, Jelle se demanda où elle était. Elle tenta de bouger, mais en fut incapable et se rendit compte qu'elle était ligotée et bâillonnée, sur un lit, dans une petite pièce simple, propre et claire. Ses liens avaient été faits avec soin : elle ne pouvait s'en défaire, mais ils ne la blessaient pas. Sa première pensée fut pour ses filles. Où étaient les petites ? Les avait-on enlevées elles aussi ?
Puis toutes sortes de questions lui passèrent par la tête : où était-elle ? Qu'allait-on lui faire ? Qui l'avait enlevée ? Voulait-on demander une rançon ? Etait-ce pour lui arracher des secrets bien gardés ? La recette du bœuf bourguignon ? Ou exiger qu'elle remette en main propre des graines d'une plante très rare qui poussait dans son jardin et qui avait des vertus aphrodisiaques (mais chut, fallait pas le dire, même Davies n'était pas au courant) ?

Elle n'attendit pas bien longtemps les réponses, car la porte de ce qu'elle pouvait qualifier de chambre s'ouvrit. Elle ouvrit des yeux ronds en voyant entrer le sordide individu, et se demanda bien pourquoi on l'avait bâillonnée : elle aurait été incapable de dire un mot durant au moins une minute.

- Alors, Madame Ashton, vous voilà réveillée ? J'espère que votre nuit aura été agréable...

Jelle tenta de répondre, mais face à son regard tour à tour surpris, puis en colère, Kahlon éclata de rire.

- Allons, ma chère, ne traînons pas. J'ai un projet important à réaliser, et vous allez m'aider. Cela vous surprend ? Oui, j'ai besoin de vous, Madame Ashton... pour le plus grand, le plus beau, le plus merveilleux des projets... conquérir le monde, devenir le maître du monde.

Jelle ferma les yeux quelques secondes. Elle était entre les mains de Kahlon ! Ca n'allait pas du tout. Il avait dû se tromper. D'habitude, c'était Joan qu'il faisait prisonnière, juste pour le plaisir de voir Curtis se précipiter à son secours. D'habitude, dans les histoires normales, c'est la belle héroïne courageuse et intrépide qui se fait sauver par le beau héros fort, musclé et intelligent qui-ne-tue-jamais-personne. Et ils s'embrassent à la fin (enfin, parfois, faut attendre un peu pour avoir la version complète - de l'histoire). D'habitude, dans les histoires normales, ce n'est pas la copine de l'héroïne qui se fait enlever. D'habitude.

Mais Jelle comprit très vite qu'elle n'était pas dans une histoire normale. Avec Kahlon, il fallait s'attendre à tout. Et surtout au pire.

Les complices de Kahlon entrèrent à ce moment-là, la soulevèrent comme un vulgaire paquet de linge sale, et l'emmenèrent jusqu'au laboratoire. Ils l'installèrent dans une étrange machine, lui défirent ses liens avec soin, mais ce fut pour qu'elle se retrouve aussitôt à nouveau attachée, ses chevilles et ses poignets étaient chacun immobilisés par des sortes de menottes. Elle avait toujours son bâillon sur la bouche.

- Tout est prêt, monsieur.

La voix suave de Saturnia avait résonné.

"Tiens", se dit Jelle, "elle est toujours avec lui, celle-là ? Elle n'en a pas trouvé un autre ? Il va finir par lui arriver des bricoles, à cette fille, à force de traîner avec une ordure comme Kahlon. Elle mériterait mieux. Elle devrait aller faire un tour au quartier général de la police interplanétaire, jolie comme elle est, elle devrait attirer l'attention du nouveau chef de Joan. Au moins, comme ça..."

Mais elle n'eut pas le temps d'imaginer la suite improbable de la romance entre Saturnia et le colonel P. B. (toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existés serait purement fortuite et bien involontaire, veuillez m'excuser). Kahlon s'était approché d'elle et la fixait de ses petits yeux sournois. Il lui enleva soigneusement son bâillon, et ce faisant, elle eut le temps de jeter un œil à la montre du semi-martien. Il était 9h passées. Un frisson la parcourut, les filles devaient être réveillées. Elles allaient avoir faim. Et la couche d'Aziliz allait sûrement déborder. Est-ce que Narna réussirait à prévenir quelqu'un ? La voisine si elle n'était pas déjà partie au travail ? Pourrait-elle appeler Joan ?

Kahlon se méprit sur le frisson de la jeune femme et ricana :

- Vous avez peur, Madame Ashton, n'est-ce pas ? Je vais vous rassurer : vous ne sentirez rien du tout. Il ne vous sera fait aucun mal. Ce n'est pas à vous, que j'ai envie de faire mal. Je préfère réserver cela aux jolies blondes aux yeux bleus, si vous voyez de qui je veux parler...
- Kahlon, espèce de ragondin puant ! Si vous osez toucher à Joan, vous savez ce qui vous attend ! Le Capitaine Flam ne vous laissera aucun repos !

Kahlon se rejeta en arrière et éclata de son rire démoniaque.

- Laissez-moi rire, Madame Ashton, laissez-moi rire.
- C'est ce que je suis en train de faire, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué.
- Vous n'êtes pas curieuse de savoir ce qui vous attend ?
- Pourquoi je vous poserai la question ? Vous n’allez pas tarder à me le dire…
- J’aime votre répondant, Madame Asthon ! Il ne doit pas s’ennuyer avec vous, votre mari !
- C’est d’ailleurs pour cela que c’est mon mari. Mais j’imagine que ce n’est pas pour parler de ma vie de couple que je suis là, n’est-ce pas ?
- En effet. J’avais besoin d’un cobaye et j’ai pensé que vous en feriez un excellent !
- Un cobaye ? Non, mais, est-ce que j’ai une tête de hamster ?

Kahlon ricana. Elle lui plaisait vraiment beaucoup, cette jolie brunette. Il commençait à se demander s’il n’allait pas changer de copine.

- Oui, vous allez m’aider à tester cette machine. Je vais vous cloner.
- Me quoi ?
- Vous clonez.
- Vous…

Jelle était stupéfaite. Est-ce qu’elle avait bien entendu ? Il allait la multiplier ? Il y aurait plusieurs Jelle Ashton sur Terre ? Mon Dieu, mais avait-il seulement la moindre idée de ce qu’il allait faire ?


**

Kahlon ne lui avait pas menti sur un point : Jelle ne ressentit aucune douleur durant les deux heures suivantes que durèrent la manipulation, tout au plus, un léger picotement, lorsque les ondes la traversèrent. Mais quand elle vit toutes les copies d’elle-même sortir les unes après les autres de dessous une espèce de cloche, elle se dit qu’elle allait avoir le vertige. Elle fut incapable de compter combien il y en avait, elle perdait vite le fil, car elles bougeaient tout le temps. "Pas possible que je m’agite comme ça à longueur de journée", se dit-elle. "N’importe qui me connaissant saura tout de suite que ce sont des fausses. Enfin… j’espère."

Les unes après les autres, les copies furent habillées, coiffées et passèrent toutes une série d’examens. Plusieurs furent recalées, car elles avaient un défaut trop évident. Kahlon multipliait les copies. Jelle eut, à un moment donné, l’impression que la photocopieuse s’était emballée. Elle n’osait pas demander ce qu’il advenait des "recalées". Même si elles n’étaient pas elle… ça lui donnait froid dans le dos.

Enfin, la voix de Saturnia brisa l’étrange ronronnement des machines.

- Monsieur, il faudrait peut-être arrêter. Je crois que nous en avons assez. Plusieurs sont tout à fait capables de remplacer la vraie.
- Oui, oui, Saturnia…, répondit-il le souffle un peu court, totalement obsédé par ce qu’il venait de réussir. Nous allons pouvoir passer à la phase suivante. Laquelle est la plus ressemblante ?
Saturnia observa soigneusement Jelle toujours allongée dans l’appareil. Puis elle détailla chacune de ses copies, pour finalement porter son choix sur la quatrième en partant de la gauche.
- Parfait, alors, allez jouer votre rôle, maintenant !, ordonna-t-il à la jeune femme brune.

Jelle vit disparaître sa copie avec un étrange pressentiment. Quelle était donc la prochaine idée de Kahlon ?

Limeye

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[bigeek] [bigeek] [bigeek] [bigeek] [bigeek] Pas une, pas deux, pas trois, ni même six... un nombre impressionnant de Jelle! [wallbash] [unconscious] [smhair] [motz] [smash] [bash]
Kahlon est VRAIMENT diabolique...

je pense que tout méchant fait forcément une erreur dans sa vie. Celle de Kahlon est en effet d'avoir choisi Jelle comme cobaye... mais pour l'heure, il ne s'en rend pas encore compte...

Saturnia a probablement une meilleure intuition que Kahlon là-dessus... pour qu'elle lui fasse penser d'arrêter.... [rolllaugh] [rolllaugh] [rolllaugh] Sa démesure le perdra... :P

Mais elle n'eut pas le temps d'imaginer la suite improbable de la romance entre Saturnia et le colonel P. B. (toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existés serait purement fortuite et bien involontaire, veuillez m'excuser).

Celle-là, j'y crois pas! Surtout que le colonel P.B. est un brun aux yeux verts... [suspicous]

je suis en plein dedans, même le chien se demande pourquoi je ris toute seule, si, si... ;D

Celle-là, j'y crois! Moi, personne ne s'est rien demandé parce que j'étais seule à la maison, mais dans le cas contraire, ça n'aurait pas été la première fois que toute la maisonnée serait venue voir pourquoi je riais! ;D

Je crois aussi que tu as réussi un tour de force humoristique sans précédent: me faire trouver une histoire avec Kahlon drôle ;D :P [laughnot] [globelaugh] [gonenuts] [rolllaugh] [rollsmile]

Et je crois qu'il y a quelqu'un d'autre qu'il ne faudrait pas cloner, Limeye: toi! Parce que nous risquerions toutes de rester vissées à nos écrans pour le restant de nos jours, si tous tes clones sont aussi littérairement prolifiques que toi! [work] [work] [work] [work] [work]

Flamme, tordue de rire à en pleurer, avec un mal de mâchoire
;D ;D ;D ;D ;D

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Coucou Flamme, coucou à toutes,

en fait, au lieu de tenter de justifier ma prolifération littéraire par mes insomnies, j'aurais dû d'emblée vous dire que j'avais deux clones à la maison, un par ordinateur ;D

cela dit, c'est vrai que réussir à faire rire dans une histoire avec Kahlon, c'était un vrai défi. C'est pour cela que lorsque tu as écrit qu'il n'y avait qu'une Jelle et qu'il ne fallait pas la cloner, l'idée m'est tout de suite venue... d'imaginer Kahlon face à Jelle. Et voici donc ce que cela donne ! Pour le meilleur, je ne sais pas, mais pour le rire, oui... ;D

dans ce petit passage, il y a un clin d'oeil à l'un de tes défis, Flamme, je pense que vous allez toutes et tous très vite repérer lequel... je n'ai pas pu m'empêcher Very Happy

bizz

Limeye Smile


Quand, en fin d’après-midi, Curtis vit revenir une Jelle toute pimpante, il se demandait s’il ne rêvait pas. Elle arrivait, comme si de rien n’était. Incapable de fournir la moindre explication, la question de sa disparition passa vite au second plan de leurs préoccupations tant les filles faisaient la fête à leur mère et réciproquement. La fin de journée se passa normalement, et comme il était tard, toute l’équipe accepta bien volontiers de passer la soirée et la nuit avec elles trois, et de ne repartir sur la Lune que le lendemain matin.

Otho se proposa pour prévenir la police locale que Jelle avait été retrouvée, sous prétexte que si c’était son chef qui s’en chargeait et qu’il se retrouvait avec l’adjointe hyper-sexy au téléphone, Joan allait faire une scène. Et que côté scène… ils avaient eu leur dose.

Joan ne releva pas la pique d’Otho, car bien vite, certains petits détails allaient l’intriguer. D’abord, Jelle leur proposa des œufs et des pâtes à manger. Il fallait qu’elle ait été très perturbée pour proposer ce genre de repas foutoir. Ensuite, les pâtes étaient trop cuites et les œufs, pas assez. Enfin, quand les filles lui demandèrent de lui lire l’histoire de Eek sauvant Oog des griffes d’un dangereux morsicus, elle s’exclama :

- Oh, oui, j’adore cette histoire et ça fait longtemps que je ne vous l’ai pas lue…

Une fois son amie partie avec ses filles à l’étage, Joan s’approcha de Curtis et lui fit part de ses réflexions :

- Tu ne la trouves pas bizarre ?
- Un peu perturbée, on dirait… et surtout, incapable de nous fournir la moindre explication sur son absence ! Elle a disparu au mieux une dizaine d’heures, peut-être plus si, comme tu le soupçonnes, elle n’a pas dormi ici hier soir, c’est vraiment étrange. Et Davies qui est absent…
- Oui… il vaut mieux ne rien lui dire pour l’instant. Pas la peine de l’inquiéter puisqu’on l’a retrouvée.
- Je te signale quand même que c’est elle qui est revenue…
- Oui, oui. Mais sinon, tu n’as rien remarqué d’étrange ?
- Je me demande si…
- Si quoi ?, insista Joan devant son hésitation.
- Et bien… tu vas me dire que c’est une supposition stupide, mais enfin, avec elle, on peut s’attendre à tout, y compris à la chose la plus stupide qui soit.
- C'est-à-dire ?
- Et si elle avait un amant ? Qu’elle avait découché ?

Joan le regarda avec des grands yeux tout ronds. Il aurait pu lui dire qu’il était prêt à arrêter toutes les missions dangereuses, la recherche aussi, pour se mettre à élever des chèvres et faire du macramé, qu’elle aurait été moins surprise.

- Est-ce que tu peux me répéter ce que tu viens de dire ?
- Oui, je sais, ma douce, c’est stupide mais… je t’ai dit : et si elle avait un amant ?
- C’est bon, j’avais compris.
- Tu m’as juste demandé de répéter…, dit-il d’un air piteux.
- Impossible, Curt. Jelle est la seule femme au monde incapable de tromper son compagnon.
- La seule ? Même toi… ?
- Oh, ça va, hein…
- Excuse-moi, reprenons nos réflexions. Tu me disais que tu la trouvais bizarre ? Qu’est-ce que tu as remarqué ?
- Et bien, dit Joan plus calmement, tu as vu ce qu’elle nous a fait à manger ?
- Je t’avoue que j’ai été surpris. D’habitude, même quand on débarque à l’improviste, elle sort toutes ses casseroles, ouvre des bocaux, ça mijote, ça sent délicieusement bon… et on ressort de table le ventre plus que plein. Là, je t’avoue que j’ai un petit creux…
- Mange donc une pomme, ça te calera.
- Une vraie ?
- Oui, Jelle n’a que des vraies ici. Pas des pommes aphrodisiaques, désolée, mon chéri, mais elle et Davies n’ont pas besoin de ça…
- Hem, bon, reprenons… c’est juste le repas qui te fait tiquer ?
- Non. Elle était enchantée de lire cette stupide histoire aux filles. Même Grag commence à regretter de l’avoir inventée. Et puis elle s’est trompée : elle la lit tous les soirs depuis 256 jours. Je le sais, je l’ai vu dans son petit carnet du jour, quand j’ai cherché des indices dans sa chambre.
- En tout cas, les filles étaient ravies !

Joan resta silencieuse un moment, ne relevant pas la remarque de Curtis. Il la regarda, se dit que même sans être aphrodisiaque, cette histoire de pommes commençait à lui donner des idées… mais Joan interrompit le fil de ses pensées qui commençaient à prendre une tournure dangereuse.

- Et si… si quelqu’un l’avait enlevée et lui avait fait subir un traitement qui lui avait fait perdre une partie de ses capacités, un peu de sa mémoire… ou qu’elle avait eu comme un accident de neurones ?

Curtis soupira.

- On demandera à Simon de l’ausculter demain. On verra bien. Allons dormir, cette journée m’a mis sur les rotules, et toi aussi.

Limeye

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en fait, au lieu de tenter de justifier ma prolifération littéraire par mes insomnies, j'aurais dû d'emblée vous dire que j'avais deux clones à la maison, un par ordinateur ;D

J'aurais dû y penser... maintenant, tout s'explique! ;D

Pour le meilleur, je ne sais pas, mais pour le rire, oui... ;D

Ce jeu de mot vient de faire ma journée! Super bien placé! [goodjob]

Pas des pommes aphrodisiaques, désolée, mon chéri, mais elle et Davies n’ont pas besoin de ça…

Joan et Curtis non plus, j'espère... :o Auraient-ils développé une dépendance? ;D

Joan interrompit le fil de ses pensées qui commençaient à prendre une tournure dangereuse.

C'est dommage d'avoir interrompu ça... [devil]

Cette histoire est aussi unique que Jelle, je raffole de toutes ces tournures humoristiques! [rolllaugh]

Bizz
Flamme
:P

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Citation de: flamme am 13. August 2013, 13:30:11 Uhr

C'est dommage d'avoir interrompu ça... [devil]
Cette histoire est aussi unique que Jelle, je raffole de toutes ces tournures humoristiques! [rolllaugh]




"Ca" a été interrompu, mais pas pour longtemps, comme vous allez pouvoir le lire bientôt...

quand à l'humour... c'est tellement rafraîchissant de pousser les caractéristiques des uns et des autres à l'extrême, de jouer là-dessus...

bizz

Limeye Smile


Mais dans la nuit…

- Monsieur ! Monsieur ! Il y a un problème !

Khalon se dégagea un peu difficilement de l’étreinte torride de Saturnia en entendant la voix affolée de Grandes Oreilles. Il s’habilla rapidement, ignorant les grognements de sa belle maîtresse, qui finalement, se leva aussi et les suivit.

- Qu’est-ce qui se passe, Grandes Oreilles ?, demanda-t-il dans le couloir qui menait au laboratoire. Un problème avec Madame Ashton ?
- Pas du tout, elle dort comme un bébé. Elle a juste tenu quelques propos bizarres à propos d’un morsicus, au moment de s’endormir, un peu comme si elle avait récité bêtement un poème, mais enfin… non, le problème vient du clone que nous avons envoyé à sa place.
- Pourquoi ?
- Le capteur nous signale qu’elle est en fin de vie…
- Quoi ? Déjà ?
- Oui… c’est le problème avec le clonage, vous savez bien… les clones vieillissent souvent prématurément…
- Il faut en envoyer une autre à sa place, vite. Heureusement, c’est la nuit. On va procéder à l’échange discrètement.
- Vous savez que les capteurs nous ont révélé que le Capitaine Flam et son équipe étaient là-bas…
- Oui, oui, et la jolie blonde aussi… hé, hé… ça me donne une idée…
- Kahlon !
- Quoi, Saturnia ! Monsieur, d’abord !
- Monsieur…, reprit-elle d’un air contrit, je n’aime pas tellement votre regard quand vous pensez à Joan Randall…
- Désolé, très chère, mais il vous faudra bien accepter l’idée qu’un jour, je la mette dans mon lit. J’ai un petit faible pour cette jolie blonde… et estimez-vous heureuse ! Je lui ferai subir des choses que je ne me permettrais pas avec vous !

Outrée, Saturnia tourna les talons et repartit, ne voulant plus rien dire et surtout pas révéler qu’elle aussi avait remarqué ce vieillissement précoce sur les clones et qu’elle avait peut-être une explication. Après tout, le génie, c’était Kahlon, pas elle.

Kahlon s’empressa de réveiller une autre clone de Jelle, la confia à Caméléon et à Grandes Oreilles et tous deux filèrent jusque chez les Ashton pour procéder à l’échange. Ce ne serait pas chose facile, car ils savaient tous deux que le robot serait certainement en train de veiller, sans compter que l’androïde ne dormirait aussi certainement que d’une oreille. Ils prirent le maximum de précautions, parvinrent à entrer dans la maison sans se faire remarquer, tentant d’ignorer les soupirs éperdus qu’ils entendirent en passant près de la chambre d’amis où dormaient le Capitaine et la jolie blonde. Mais Grandes Oreilles ne put s'empêcher de faire une remarque à son compagnon : "Ca a l'air encore plus torride et imaginatif qu'entre Saturnia et Kahlon", ricana-t-il avant d'entrer dans la chambre de Jelle et de se dire qu’il était grand temps qu’ils interviennent : la clone était réduite à l’état de squelette. Ils enlevèrent le corps avec précaution, laissèrent l’autre clone à la place et sortirent sans bruit, portant un grand sac.
Ils quittèrent la maison sans se faire repérer, mais alors qu’ils allaient franchir le petit portillon menant vers la rue, un grognement mauvais se fit entendre.

- Qu’est-ce que c’est ?, murmura Caméléon, transi de peur.
- Je ne sais pas… attends, j’écoute mieux.

Ils se turent, n’entendirent rien de plus, puis firent un nouveau pas. Le grognement mauvais reprit. Et soudain, une poigne terrible leur tomba dessus.

- Je vous tiens, mes lascars !, hurla une voix furieusement menaçante. Bravo Eek !
- Grandes Oreilles !, couina Caméléon. C’était le stupide chihuahua lunaire de ce stupide robot !
- Comment t’as dit, espèce d’arc-en-ciel ambulant ?, vociféra Otho. Répète un peu pour voir comment tu traites mon copain ?
- Heu… non, non… j’ai rien dit… vous avez mal entendu…
- Je préfère ça, dit Otho en lui envoyant le flash puissant d’une lampe dans la figure. Ici, y’a que moi qui ai le droit de dire qu’il est stupide.

A cet instant, Curtis ouvrit la fenêtre de la chambre, et cria :

- Qu’est-ce qui se passe ? C’est quoi ce boucan ? Grag ! Otho ! Ce n’est pas l’heure de vous disputer, mais celle de dormir !
- Mon œil que tu dormais, chef !, répondit l’androïde. Excuse-moi, mais je ne voulais pas te déranger au moment suprême avec Joan, quand j’ai entendu grogner Eek ! Et tu devrais t’habiller et rappliquer ici vite fait, car tu vas être plutôt content de ce qu’on a trouvé.

Un peu ébouriffé (vous imaginez bien, hein ?), Curtis arriva quelques instants plus tard dans le jardin. Joan, en joli petit déshabillé rose, se pencha par la fenêtre, au risque d’affoler les voisins qui avaient été réveillés par les cris et commençaient à se pencher eux aussi aux fenêtres.

La deuxième fausse Jelle sortit à la suite du Capitaine, toute habillée car elle n’avait pas encore eu le temps de se mettre en tenue de nuit : quand Caméléon et Grandes Oreilles l’avaient abandonnée dans la chambre de son originale, elle avait commencé par sortir toutes les jolies chemises de nuit et petites tenues des tiroirs, et les regardait avec envie les unes après les autres, hésitant au point qu’elle s’était lancée dans un "pouf pouf terre" des plus compliqués pour réussir à se déterminer.

- Caméléon et Grandes Oreilles, tiens donc…, dit Curtis, soudain parfaitement réveillé et ayant totalement repris le contrôle de lui-même. Qu’est-ce que vous venez faire par ici ?
- On ne dira rien !
- Ca, c’est ce qu’on va voir, répliqua Otho, toujours mauvais.
- Qu’est-ce que j’en fais, chef ?, demanda Grag qui les tenait toujours à bout de bras, par le col, comme s’il s’était agi de vulgaires marionnettes.
- Tu vas les faire parler. Oog, viens par là. Va chatouiller Grandes Oreilles, qu'on rigole cinq minutes. Et vous, Caméléon, je vous préviens, si vous ne nous dites pas dans trente secondes ce que vous êtes venus faire ici, je demande à Grag de lâcher son fauve. Il a des petits crocs très affûtés, vraiment très affûtés.
- Je dirai tout !, lâcha Caméléon. Pitié, pas le chihuahua !
- Pas la tortue qui chatouille non plus !, gémit Grandes Oreilles. C'est Kahlon qui est derrière tout ça, nous si on n'obéit pas...
- Ca, ce n'est pas vraiment une révélation, dit Curtis en fronçant les sourcils. Je me serai douté que Kahlon était derrière un mauvais coup rien qu'en vous voyant ! Alors vous êtes toujours au service de ce méprisable personnage ! Vous n'avez pas honte ?
- Si... un peu, dit Caméléon d'un air contrit.
- Bon, alors, qu'est-ce que vous venez faire là ?
- On devait enlever Joan et son amie !, répondit Grandes Oreilles.
- Rien que ça ? Et pour en faire quoi ?
- On ne sait pas... On sait juste que Kahlon voulait mettre Joan dans son lit, mais on ne sait pas pour quoi faire avec... des trucs qu'il ne fait pas avec Saturnia, c'est tout ce qu'il a laissé entendre, poursuivit Caméléon qui avait bien compris la manoeuvre.

Surtout, il fallait continuer à faire croire que la clone était la vraie Madame Ashton. Ne pas laisser planer le moindre doute.

Curtis serra les poings de rage en entendant les dernières paroles de Caméléon. Kahlon était un être vil, un pervers. S'il s'en prenait à Joan... il secoua la tête, il préférait ne pas imaginer ce qu'il adviendrait. Il jeta un regard en arrière, vers la maison, vit le joli petit visage un peu inquiet et surtout interrogatif de Joan, toujours penchée à la fenêtre dans ce joli déshabillé rose qui... heu... Bon, un peu de sérieux, Curtis Newton. Tu iras t'occuper du déshabillé rose et de ta copine dans cinq minutes. Avant, il faut que tu t'occupes des deux zigotos que Grag tient toujours à bout de bras. Il va finir par fatiguer. Ou rester coincé.

C'est alors qu'il remarqua le grand sac poubelle, aux pieds de Caméléon. L'arc-en-ciel acrobate l'avait lâché quand Grag s'était saisi de lui.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? Ne me faites pas croire que vous suivez une formation d'éboueurs ? Otho ! Ouvre donc qu'on voit ce qu'ils emportaient de si précieux avec eux...
- Non, non, Capitaine ! C'est... c'est juste mes vêtements de rechange, y'a rien là-dedans qui puisse vous intéresser, lâcha Grandes Oreilles qui commençait à paniquer.

Curtis le fixa, de plus en plus soupçonneux. Il avait hâte de retourner se coucher, de retrouver Joan qui heu... , bref, il fallait en avoir le coeur net et vite fait. Otho se pencha pour prendre le sac et dit :

- C'est lourd ! Aide-moi, chef !

Tous deux s'en saisirent, remarquèrent son poids, et l'ouvrirent. Leur sang se glaça d'horreur en découvrant les restes humains qui s'y trouvaient. Et qui portaient l'une des chemises de nuit de Jelle.

Limeye

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dernier "tiboutte" pour aujourd'hui... Wink


Curtis avait le nez plongé dans son café, ses traits étaient tirés, ses yeux explosés de fatigue. La fin de nuit avait été tout, sauf torride. Le début par contre... du coup, il n'avait pas du tout dormi, et cela se voyait.

Après avoir découvert le cadavre, ils avaient aussitôt appelé Simon à la rescousse, ils avaient évacué tout le monde vers le Cyberlabe, placé Grandes Oreilles et Caméléon dans des petites pièces qui faisaient office de cellule. Ils avaient emmené les filles, endormies. Heureusement. Il n'aurait plus manqué qu'elles se réveillent... Puis ils avaient procédé à des analyses poussées, Simon et lui. Pour finalement découvrir au bout de plusieurs heures que le cadavre avait le même ADN que Jelle. Mais que Jelle était toujours bien vivante avec eux. Vivante, et très calme. Elle ne disait quasiment pas un mot, elle avait regardé d'un air un béat - et limite nunuche - l'intérieur du vaisseau, la cabine où Joan l'avait installée. Curtis n'y avait prêté qu'une attention limitée, il avait d'autres choses à faire. Mais là, face à son bol de café fumant, ce genre de petits détails lui revenaient à l'esprit. Comment Jelle pouvait-elle être vivante et morte à la fois ?

Il n'y avait qu'une explication possible, car on ne lui connaissait pas de sœur jumelle (encore heureux, songea-t-il, un exemplaire, ça nous suffit largement). Jelle avait été clonée. Mais qui était la vraie ? La morte ? La vivante ? Comment le savoir ?

Joan entra à ce moment-là dans la petite cuisine du vaisseau, s'assit à côté de lui et posa tendrement sa tête contre son épaule. Elle, elle avait pu dormir un peu, mais il voyait à son visage qu'elle était inquiète et secouée. Il ne lui avait pas encore tout dit. Il passa son bras par-dessus son épaule, l'attira un peu plus près de lui, savourant ce petit moment de tendresse matinal, qui lui fit un bien fou. Puis il songea que la pire chose de la nuit avait peut-être été qu'il n'avait pas pu s'occuper de son petit déshabillé rose que... qu'elle... enfin...

Pense à autre chose, Curtis Newton !

Joan releva doucement la tête, le fixa et lui dit :

- Dis-moi la vérité, Curt, à quoi penses-tu ? Qu'est-ce qui te tracasse ?

Il faillit lui répondre le déshabillé rose, mais se retint. Il était temps de redevenir un peu sérieux dans cette histoire.

- Joan, il est arrivé quelque chose de difficilement compréhensible, et je pense, de terrible. Le corps qui se trouvait dans le sac poubelle possède le même ADN que Jelle.
- Quoi ? Mais Jelle est avec nous !
- Oui... enfin, s'il s'agit bien d'elle ?
- Que veux-tu dire par-là ?
- Je crains que Jelle n'ait été clonée. Ce serait bien un coup de Kahlon d'avoir fait ça. Il va falloir qu'on interroge sérieusement les deux zigotos qui lui font office d'hommes de main.
- Se pourrait-il que la Jelle qui est là... avec nous... soit un clone et... et... que la vraie...

Joan secoua ses boucles blondes, la douleur se lisait sur son visage, les larmes commençaient à couler :

- et que la vraie soit... morte ?
- Je n'en sais rien, ma douce. Tout ce que je peux te dire, c'est qu'outre interroger les complices de Kahlon, nous allons aussi procéder à une analyse de la Jelle qui se trouve avec nous.
- Mais vous allez trouver le même ADN ?
- C'est ce que je veux vérifier. Avant d'émettre toute hypothèse négative.
- Il va falloir s'occuper des filles.
- Je vais demander à Grag de t'aider, je n'ai pas besoin de lui dans le laboratoire pour l'instant. Et Otho va commencer les interrogatoires.
- Tu crois qu'ils vont parler ?
- Avec la menace que ce soit Oog et Eek qui s'occupent d'eux, oui.

Joan frissonna. Curtis était obligé d'employer les grands moyens. Elle savait qu'il détestait cela, mais pour faire parler des prisonniers, rien ne valait l'usage d'Oog et Eek. Ils étaient plus efficaces que tous les supplices chinois des siècles passés.

Limeye

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Hello !

j'essaye de tenir le rythme... de faire que cette histoire soit toujours drôle. nouveau "tiboutte". Rien ne vaut une petite dispute pour bien commencer la journée, n'est-ce pas Wink ?

bizz

Limeye Smile


Si la nuit avait finalement été tout sauf torride (sauf le début) pour le Capitaine, la matinée fut efficace. Il s'avéra rapidement que la Jelle qui était avec eux avait le même ADN que la vraie, mais que c'était une fausse. Elle était totalement stupide. Et avant même que Grandes Oreilles et Caméléon n'aient parlé, Joan en conclut que la morte aussi était une fausse. Les détails qu'elle avait relevés depuis deux jours le lui faisaient croire fortement. Curtis se rassurait aussi avec cela. Si Kahlon avait mis au point un système de clonage, il n'en était qu'à des essais. La vraie était donc toujours vivante, ce que finirent par confirmer les deux prisonniers.

Ces deux-là révélèrent aussi le lieu où Kahlon avait installé son laboratoire, et Curtis envisageait une intervention d'envergure. Il fallait que Kahlon cesse totalement de nuire. Il avait causé assez de dégâts comme cela, et multiplier Jelle n'était pas le moindre. Mais ils ne pouvaient intervenir en ayant les filles dans les pattes, et il n'était pas question de les laisser sous la surveillance de Grag : il allait avoir besoin du robot pour contrer Kahlon. Il tenta donc de trouver une solution à l'amiable avec Joan :

- Joan, on va attaquer le repère de Kahlon, détruire sa terrible machine, le faire prisonnier et récupérer Jelle. Il est temps de l'arrêter !
- Oui, il faut absolument sauver Jelle !
- Je suis bien conscient que c'est la première de nos tâches, et je te jure que je ferai tout mon possible pour y arriver. Toute l'équipe est fin prête, mais nous ne pouvons pas intervenir avec les filles dans le Cyberlabe et j'ai pensé...
- ... qu'il fallait que je reste à la maison pour les garder, c'est ça ? Que je fasse la nounou ? Parce que c'est trop dangereux pour moi ? Hein ? Avoue ?
- Et bien… enfin… heu…
- C’est toujours pareil, avec toi ! Je ne suis bonne qu’au lit !
- J’ai jamais dit ça !
- Ah oui ? Mais je me demande bien à quoi je sers d’autre ? Je vais finir par retourner à New York et reprendre du service, si c’est ça ! Parce que là-bas, au moins, je ne sers pas qu’au lit !
- QUOI ?!?!?
- Non mais, qu’est-ce que tu crois, Curtis Newton ? Que tu es le seul à pouvoir m’amener au septième ciel ? Quand je vois que le ciel s’arrête au ras des pâquerettes…

Elle était furieuse. Elle se laissait emporter une fois de plus par la colère, face à cette attitude machiste qui était le seul défaut qu’elle pouvait trouver à Curtis. Et comme toujours, elle en disait mille fois plus que ce qu’elle pensait vraiment. Et dix mille fois plus que ce qu’elle avait fait. Elle finit par taper du pied, croiser les bras sur sa poitrine et lui tourner le dos en fronçant les sourcils.

Curtis passa par toutes sortes d’émotions. S’il était bien une chose qu’il ne voulait pas, c’était que Joan retourne à New York et se retrouve seule dans le même bureau que le remplaçant d’Ezra, le colonel P. B. Limite s’il n’était pas aussi dangereux que Kahlon, mais dans un autre genre. Curtis ressentit colère, étonnement, stupéfaction, incrédulité, doute profond, perte totale de confiance en ses capacités viriles, pour finalement se retrouver à devoir effectuer une magnifique manœuvre de rétro-pédalage (il est très fort pour ça, c’est Grag qui lui a appris).

- Ok, Joan, tu viens avec nous. A condition qu’Ezra puisse se charger des filles… et vite. Je ne veux pas laisser Kahlon continuer à mettre au point sa machine, ni s’échapper, et je veux surtout sauver la vie de Jelle. C’est le plus urgent, n’oublie pas. C’est pour ça que j’ai pensé que tu pouvais garder les filles, pour gagner du temps. Et chaque minute qui passe peut être critique pour Jelle.

Joan se retourna vers lui, le visage couvert de larmes. A croire qu’ils savaient parfaitement l’un comme l’autre comment jouer sur la corde sensible qui leur faisait perdre les pédales.

- Oh, Curt !

Et elle finit dans ses bras (ça faisait longtemps, donc je me suis dit que ça ne pouvait pas faire de mal d’avoir une petite scène tendre).

- Pardonne-moi, j’ai vraiment cru que tu faisais encore ton macho de base…
- Mais non, ma seule préoccupation, c’est la vie de Jelle (et arrêter Kahlon – mais ça, il préféra ne pas le redire). Bon, appelle Ezra qu’on voit s’il peut rappliquer illico.
- Oui, oui… Curt…
- Oui ?
- Laisse-moi t’embrasser pour me faire pardonner… c’est totalement faux, ce que j’ai dit…
- Bon, d’accord, mais ce n’est pas l’heure de se réconcilier sur l’oreiller. Donc, juste un petit bisou. Pour le reste, on verra ça ce soir, Miss Randall.

Limeye

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;D là le rythme des nuits est plus efficace [jump] [devil] [rollsmile]

Elaine

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_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

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Dim 22 Déc 2013 - 02:15
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Dim 22 Déc 2013 - 02:24
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flamme
Marshall Gurney
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Sujet du message: [fan fiction] Le clonage n'est pas une fin en soi (proverbe martien)
Et pas que la nuit, j'ai presque terminé la rédaction, j'en suis à écrire la touche finale.

j'avais dit que ce ne serait pas une histoire longue, du moins, selon ma production ;D

cela dit, Elaine, je pense que tu vas beaucoup aimé le passage suivant, même sans [baby]

Limeye Smile

- Où est le chef ?, demanda Otho à Grag.
- Il était à prendre son petit déjeuner, mais j’ai entendu qu’il se disputait avec Joan. Ils ont mal dormi, ça s’entendait. Pourquoi tu voulais le voir ?
- Pour lui dire qu’Ezra sera là dans dix minutes. J’ai pas attendu qu’il prenne une décision, je me suis dit qu’on allait avoir besoin du colonel pour garder les filles, car toi, tu serais occupé avec nous. Désolé, mon vieux, mais j’ai pris l’initiative de changer de nounou… le temps qu’on retrouve leur mère.
- Bon, ça va. C’est pour la bonne cause. Et Ezra est tout à fait capable.
- En même temps, faudrait pas que nos recherches durent trop longtemps… il pourrait fatiguer plus vite que toi.
- Oui. On va faire vite. Va prévenir le chef de cette bonne nouvelle, gomme balloune, je fais chauffer les moteurs !

Otho fila jusqu’à la cuisine, ouvrit la porte sans frapper, la referma aussitôt… en criant simplement :

- Chef ! Joan ! La prochaine fois, vous mettez le verrou ! Je vous rappelle qu’il y a deux petites filles à bord ! Cela dit, elles n’y seront plus que pour dix minutes, puisqu’Ezra arrive… j’ai pris les devants en l’appelant cette nuit ! On va pouvoir partir ! Au cas où z’auriez pas remarqué, Grag fait déjà chauffer les moteurs, donc ce serait peut-être bien que chacun retrouve vite fait sa place dans le cockpit ! Bon, je disais ça, hein… j’dis ça, j’dis rien !

Je vous laisse imaginer l’état de nos deux tourtereaux dans la cuisine… pour mémoire, c’était juste pour un petit bisou, hein…

Et revenons donc à des choses plus sérieuses…

Limeye

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[bthumbup] [naughty] [jump] [devil] c'est ce que j'appelle de l'ambiance ! ;D

[jrabbit] j'adore ;D

Elaine

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Tu vois, je t'avais dit...

un "tiboutte" ? Allez, peut-être même deux... avec un clin d'oeil à Alex et le titre de sa première histoire "man hat immer ein Wahl" Wink

[goodnight]

Limeye Smile


Kahlon ressentait une sorte d’ivresse. Il avait enfin trouvé ce qui n’allait pas et faisait vieillir prématurément les clones. Les dernières copies qu’il avait fait sortir de la machine auraient une espérance de vie beaucoup plus longues, au moins quelques mois. Mais cela lui suffisait pour cloner les mercenaires : une fois qu’il serait le maître du monde, il n’en aurait plus besoin. Car son pire ennemi, le Capitaine Flam, aurait péri. Et que la blonde Joan serait dans son lit. Il se frotta les mains, satisfait, regarda Saturnia d’un air lubrique en se disant qu’il s’offrirait bien un petit moment de détente.

Il commença par détacher Jelle qui avait fini par s’endormir, bercée par le ronronnement de la machine.

- Debout, Madame Ashton, lui dit-il, nous allons vous ramener dans votre chambre ! Je crois que nous en avons terminé avec vous…

Jelle grogna. Elle détestait être réveillée en plein rêve. Surtout quand elle rêvait de son mari. Elle se redressa dans la machine, passa la main dans ses cheveux, qui commençaient à s’emmêler car elle n’avait rien pour les coiffer.

- Dites, Saturnia, vous n’auriez pas un peigne et une brosse à me prêter ?
- Et pourquoi pas des rubans, tant que vous y êtes ?
- Justement, j’allais aussi vous en demander…, s’il vous plait, ajouta-t-elle avec ce charmant sourire auquel personne ne résistait (à part peut-être Joan et Curtis).

Saturnia soupira, et pendant qu’elle la raccompagnait jusqu’à sa petite chambre, elle s’arrêta près d’une salle de bain et lui fournit le nécessaire pour ses cheveux.

- Merci bien, vous êtes bien aimable, Saturnia. Dites-moi, vous avez des projets ?
- Comment ça ?
- Oui, je sais, je fais un peu ma paparazzi de base, c’est pour la rubrique "people" de mon magazine préféré. Si je pouvais annoncer un scoop, ce serait chouette !
- Qu’est-ce que vous entendez par projet ?
- Quitter Kahlon. Vous avez un faible pour les bruns. Je connais un beau brun qui vous plairait certainement…

Saturnia commença à regarder Jelle avec intérêt. Depuis que Kahlon menaçait régulièrement de la tromper avec Joan, elle songeait de plus en plus à le faire cocu. Mais elle n’avait aucune envie de se "taper" Grandes Oreilles ou Caméléon. Elle voulait un homme, un vrai !

- Ca dépend… qu’est-ce qu’il fait ?
- Avec lui, vous passeriez de l’autre côté de la barrière. Ancien pilote de chasse, il est maintenant colonel de police. Ne me demandez pas comment il est parvenu à ce poste, je n’ai jamais bien compris ce qu’il avait réussi à faire pour cela.
- Un flic ?
- Eh, alors ? Il n’y a pas de sot métier.
- Bien sûr…
- Bon, si vous voulez, je peux vous arranger un rendez-vous.
- Et… il aime les filles aux cheveux verts ?
- Ca s’accorderait bien avec ses yeux.
- Oh, il a les yeux verts ?, dit-elle d’un air rêveur.
- Oui. Bon, au pire, en vous teignant en blonde, vous auriez plus de chance, mais enfin… il faut parfois faire quelques menus sacrifices pour parvenir à ses fins.
- Vous êtes la sagesse-même, Madame Ashton.
- Appelez-moi Jelle. Il n’y a que l’autre animal là-bas, dans son laboratoire à m’appeler Madame Ashton.
- D’accord, Jelle. Moi, c’est Saturnia.
- Je sais. Bon, maintenant que j’ai de quoi me coiffer, vous n’auriez pas quelque chose de bon à manger par là ?
- J’ai entendu dire que vous saviez bien cuisiner.
- Oh, si peu. Juste quelques recettes de ma mère et de ma grand-mère.

Saturnia décida alors d’emmener Jelle plutôt vers la cuisine que vers sa chambre, afin de passer un moment agréable avec elle, alors que Kahlon était encore en train de s’occuper des clones. Et elle préférait ne pas savoir ce qu’il faisait avec. Désormais, elle était décidée : elle allait changer de vie. "On a toujours le choix", se dit-elle. "Le tout est de savoir prendre sa chance quand elle passe."

Limeye

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;D allez fais toi plaisir et à nous aussi!

"Merci bien, vous êtes bien aimable, Saturnia. Dites-moi, vous avez des projets ?
- Comment ça ?
- Oui, je sais, je fais un peu ma paparazzi de base, c’est pour la rubrique "people" de mon magazine préféré. Si je pouvais annoncer un scoop, ce serait chouette "

[bthumbup] [rolllaugh] [rolllaugh] [rolllaugh] [rolllaugh]

décidément aujourd'hui tu nous gâtes!

Elaine

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Ben tu vois... même deux pour le prix d'un, un petit "tiboutte" et un plus long ensuite. Par contre, pour la toute fin, j'ai été dérangée, je n'ai pas pu la finir. Faudra attendre demain.

Limeye Smile


Cela faisait un petit moment que Jelle et Saturnia étaient en cuisine, à papoter et à préparer toutes sortes de petits plats. Jelle se sentait presque dans son élément, même si la cuisine manquait sérieusement de matériel. Néanmoins, elle était habituée à faire avec peu. Très vite, elle oublia que Saturnia avait participé à son clonage, qu'elle était la maîtresse et complice de Kahlon. Seule ombre au tableau - mais elle n'en fit guère la remarque à Saturnia - son inquiétude pour ses filles.

La première clone qui les rejoignit la surpris, puis elle finit par ne plus leur porter attention. Elles étaient six à participer à l'élaboration d'un repas digne de ce nom, avec Jelle et Saturnia. Ca commençait aussi à ressembler à une réunion Tupperware, quand soudain, les alarmes du repaire se déclenchèrent.
Saturnia se pencha par la fenêtre et vit atterrir le Cyberlabe.

- Le Capitaine Flam !, s'écria-t-elle. Il faut que je rejoigne Kahlon !
- Saturnia, lui dit Jelle (la vraie) posément. Ne recommencez pas les mêmes erreurs que par le passé ! Voyez ce que cet homme a fait de vous ! Une criminelle ! Vous méritez mieux que cet infâme personnage.
- Vous avez raison, Jelle.
- J'ai toujours raison, répondirent sept voix à l'unisson.


**

Le Capitaine Flam se dit qu'il n'était pas prêt d'oublier cette journée. Après une nuit difficile (difficile surtout d'oublier la nuisette rose de Joan), un interrogatoire un peu laborieux, une dispute, une course contre la montre (mais ça, il était habitué, ça ne lui faisait plus rien), il se retrouvait maintenant face à son pire ennemi. L'homme le plus dangereux des Neuf Mondes. Le plus diabolique, le plus machiavélique être qu'il ait jamais rencontré.

Sauf que cet homme n'était plus que l'ombre de lui-même.

Pour une fois, il n'y avait pas eu de combat, ni même de piège. Joan aurait pu rentrer dans le laboratoire secret de Kahlon sans qu’elle courre le moindre risque. Et il aurait tout aussi bien pu se passer de la petite discussion autour du "trop dangereux pour toi, c'est moi qui vais chercher Jelle (et arrêter Kahlon)" et du "non, je viens avec toi, c'est mon amie". Et que de toute façon, Joan n'en avait fait qu'à sa tête et qu'elle était avec lui quand ils entrèrent dans la pièce où Jelle avait été clonée.
Ils n'avaient donc rencontré aucune résistance, hormis ces sirènes hurlantes qui leur déchiraient les oreilles - heureusement que Eek avait vite trouvé le compteur électrique et avait commencé à grignoter les fils adéquats. Il avait ouvert prudemment la porte, les pistolets à protons à la main, Otho assurant la couverture, Joan derrière lui, et Grag prêt à sauver tout le monde en cas de nécessité.

Le spectacle qui s’offrit alors à leurs yeux était à la fois fascinant, effrayant et surprenant. Une multitude de Jelle s’activaient autour de Kahlon, toutes plus ou moins bien réussies (il se dit en une fraction de seconde grâce à son cerveau qui réfléchit super vite – sauf quand il s’agit de Joan – qu’il pouvait d’emblée en éliminer la moitié). Elles parlaient, parlaient, parlaient… le semi-martien était devenu comme fou. Il tentait vainement de les arrêter, mais c’était impossible. L’une d’elle notamment – et un temps, ils crurent que c’était la vraie car elle était plus vraie que nature – tendait le doigt vers lui et lui assénait :

- J’ai toujours raison, Kahlon ! Je vous avais prévenu ! Vous n’avez pas voulu m’écouter, et bien maintenant, vous voyez ce que vous avez fait ? Des dizaines de Jelle ! Vous ne croyez pas qu’une seule était suffisante ?

Kahlon s’arrachait les cheveux par poignée. Il était déjà à moitié chauve.

- Taisez-vous ! Mais taisez-vous !, hurlait-il comme un damné.
- Impossible ! Je vous l’avais dit !, reprit une autre (très vraisemblable aussi). Me faire taire est impossible. Seul mon mari y arrive, mais je ne vous dirai pas comment, espèce de sale cochon !

A cet instant, Kahlon remarqua que la porte du laboratoire était ouverte, que la grande silhouette musclée de son pire ennemi s’y encadrait, mais il se dit que peut-être pour une fois, cet homme serait son sauveur.

- Capitaine Flam !, s’exclama-t-il fou de joie en se précipitant vers lui. SAUVEZ-MOI ! Elles sont folles ! Ces femmes sont folles !
- Je vous signale qu’elles ne sont qu’une… mais que vous l’avez multipliée à vos risques et périls ! C’est bien fait pour vous, Kahlon ! Otho, passe-lui les menottes et va l’enfermer à triple tour dans le vaisseau.
- Oh, merci, Capitaine, merci ! Vous êtes trop bon avec moi… surtout… surtout… débarrassez-moi de ces furies !
- Il est temps de reconnaître vos erreurs, Kahlon ! Et en effet, ça va être à nous de réparer vos dégâts ! Stupide personnage… je vous croyais plus intelligent que ça !
- Chef, se permit d’intervenir Otho. Tu vas avoir besoin de notre aide à tous. Ce n’est pas prudent de laisser ce zigoto tout seul, même enfermé à triple tour, dans le Cyberlabe, avec ses deux complices à proximité. Sans compter qu’on n’a pas encore mis la main sur Saturnia.
- Tu as raison, Otho.
- Non, c’est moi qui ai toujours raison ! s’écrièrent plusieurs voix.

Curtis se retourna légèrement vers la pièce, leva un sourcil pour regarder un peu étonné l’ensemble des clones. Il feint d’ignorer la remarque, reporta son regard vers Otho, puis sourit et regarda à nouveau les clones :

- Mesdames, je vais avoir besoin de quelques volontaires pour accompagner nos amis et leur tenir compagnie. Lesquelles seraient enchantées de s’en charger ?

Aussitôt une dizaine de mains se levèrent. Curtis en conclut que ces femmes étaient des fausses Jelle. Et il vit partir Otho, accompagné des clones, traînant un Kahlon suppliant, qui ne cessait de répéter : "Tout mais pas ça, Capitaine ! Ayez pitié !"

- Comment pourrais-je avoir pitié de toi, quand je pense à ce que tu voulais faire de Joan !, siffla Curtis entre ses dents.
- Curt ?

La voix légèrement inquiète de Joan lui fit oublier toute envie de vengeance. Le plus dur restait à faire : retrouver la vraie Jelle.

- Oui, ma chérie ?
- Comment… comment on va faire ? Où est la vraie ?

A cet instant, on entendit un petit chœur répondre en provenance du couloir :

- La vraie, c’est moi.

Sept Jelle arrivaient, en compagnie de Saturnia.

- Saturnia ! Vous aussi, je vous arrête ! Pour complicité !
- Capitaine ! J’ai été aveuglée par l’amour ! Vous savez ce que c’est qu’une passion dévorante, n’est-ce pas ?, dit-elle en lui lançant un de ses beaux regards auxquels tout homme avait bien du mal à échapper.
- Hem…
- Je vous jure que je me repentirai ! Je vous révèlerai tout des projets de Kahlon ! Ses complices, les lieux où il a laissé les trésors qu’il a volés, ceux où il a enfermé ses victimes, des prisonniers… mais par pitié, laissez-moi refaire ma vie… Je ne veux plus rien avoir à faire avec cette engeance ! Je veux qu’on me donne ma chance !
- Bon, bon, Saturnia, on verra ça plus tard. Et il est possible en effet que je vous laisse libre, à condition que vous nous aidiez !
- Tout ce que vous voulez, Capitaine ! Vous pouvez tout me demander ! Je ferai tout ce que vous voulez !
- Hem ?

Un peu de sérieux, Curtis Newton, pas de second degré s'il te plaît, c'est réservé à Jelle. Et à propos de Jelle, justement, ce serait bien que tu t'en occupes.

- Bon, Saturnia, pouvez-vous nous dire quelle Jelle est la vraie ?
- Et bien, dit-elle en se retournant.

Et soudain, elle fut incapable d'identifier la vraie. Elles étaient toutes habillées pareil, bougeaient pareil, parlaient pareil... étaient coiffées pareil, avaient la même trace de farine sur le nez... parmi les sept Jelle qui étaient passées en cuisine, elle ne savait plus laquelle était la vraie. Elle eut cependant un éclair de génie, contrairement à Kahlon.

- Ne les laissez pas se mélanger, Capitaine ! La vraie était avec moi dans la cuisine ! C'est une de celles-ci !
- OK, bon, on enferme les autres dans le laboratoire pour l'instant.
- Et on en fera quoi, chef ?
- On verra ça plus tard. De toute façon, elles doivent avoir une espérance de vie limitée, même si Kahlon a réussi à modifier son programme.
- Oui, il n'avait pas bien réglé certains paramètres. Je m'en suis rendue compte, dit Saturnia, seulement, il ne voulait pas m'écouter.
- Et il a bien fait, finalement.
- Il ne veut jamais écouter les femmes, sauf au lit. Et encore..., soupira Saturnia. La preuve : il a continué à multiplier Jelle alors que c'était une erreur de l'avoir choisie comme cobaye.
- Capitaine, se permit d'intervenir une des Jelles de la cuisine, cette femme tient des propos très sensés. Il faut la laisser libre.
- D'autant qu'on lui a trouvé une porte de sortie honorable, ajouta une autre.
- Ah oui ?
- Oui, compléta une troisième. Et ça devrait faire votre affaire, d'ailleurs.

Une quatrième s'approcha de lui et lui murmura à l'oreille pour que Joan n'entende pas :

- J'ai suggéré de l'envoyer à New York, s'occuper d'un certain colonel B., si vous voyez de qui je veux parler...

Rien qu'à l'évocation de cet éventuel rival, la mâchoire de Curtis se durcit, il serra les poings puis reprit difficilement le contrôle de lui-même.

- Hum, je vois, je vois. Pourquoi pas, après tout... Bon, on verra ça plus tard. Maintenant, il faut que vous me disiez laquelle d'entre vous est la vraie.

Et un beau choeur de sept voix répondit :

- C'est moi !

Limeye

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


;D merci! [goodnight] j'ai pensé à toi ( festival celtique!)

Elaine

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Coucou les filles!

C'est pas croyable comme ça va vite... Quelques heures d'absence, et voilà que j'ai un "méchant gros boutte" à rattraper! [outahere] Un autre clone, Limeye? [work] [work] [work]

C'est incroyable, je n'arrive même plus à prendre Kahlone au sérieux... [laughnot ] Et Jelle qui est en train de jeter Saturnia dans les bras du colonel P.B., ancien pilote de chasse... [knuddeln] Sans compter Otho "gomme balloune" qui n'ose plus entrer dans la cuisine... :o

C'est to-ta-le-ment GÉNIAL, cette histoire, Limeye! Du délire et du rire ultra-concentré! [rolllaugh]

[master] [master] [chinese] [chinese] [respekt] [respekt]

Flamme
Wink

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Coucou Flamme,

ça pour délirer... je me suis lâchée ! Par contre, mon clone insomniaque n'a pas réussi encore à finir l'histoire... pourtant, l'épilogue n'est pas loin !

je m'y mets dès que je peux, mais aujourd'hui, j'ai du taf'. Et c'est pas la clone travailleuse qui me remplace, elle est en panne (dommage).

j'avoue que je suggérerai bien à Alex de faire la même chose que moi pour Nurara... avec Peter, s'il me lit, ça lui donnera peut-être des idées... histoire que dans 'Meuterei', tout le monde retrouve sa moitié (mais il peut développer plein d'épisodes palpitants avant Wink ) et que sa Nurara trouve un compagnon digne de ce nom...

bizz et à plus tard pour la fin !

Limeye Smile

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Coucou!

C'est vrai que Nurara et Peter ensemble, c'est une super idée pour laisser Joan et Curtis ensemble! Very Happy À moins qu'Alex n'ait envie de faire une inversion de couples, on verra bien! [suspicous]

C'est dommage pour toi que le clone insomniaque soit plus en forme que le clone qui travaille... l'inverse serait mieux, non? Wink

Passe une belle journée!

Bizz
Flamme
[hello]

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Bon, croyez-le si vous voulez mais pour un pont de 16 août, ici, ils sont déchaînés. Du coup, mon clone prend du retard... enfin, j'ai quand même un tiboutte à vous mettre sous la dents... la toute fin est proche dès que j'ai un moment, mais là, même avec quatre mains, j'peux pas :'(

bizz

Limeye Smile


Lorsque Davies rentra chez lui un mois plus tard, il fut étonné que sa femme et ses deux filles ne soient pas à l'attendre à l'aéroport, mais que ce soit Otho, Simon et Ezra qui soient venus le chercher. Un peu inquiet, il s'avança vers eux. A leur mine, il se demanda ce qui avait bien pu arriver. Ils n'avaient pas l'air tristes, ni même heureux, surtout très embêtés. Ils devisèrent sur le chemin du retour.

- Colonel, Professeur, Otho ! Bonjour, je suis heureux de vous voir, mais je suis surpris aussi..
- Bonjour, Davies, dit Ezra. Heureux de te revoir.
- Bonjour, Davies, poursuivit Otho, as-tu fait bon voyage ?
- Oui, merci. Mais que faites-vous là ?
- Nous sommes venus te chercher, parce que ce n'était pas possible pour Jelle et les enfants de le faire. Les filles sont avec tes beaux-parents, nous te rassurons tout de suite, elles vont bien.
- Ah, vous m'avez fait peur un moment... En vous voyant, j'ai cru qu'il était arrivé quelque chose...
- Il est en effet arrivé quelque chose, Davies, mais enfin, ce n'est pas forcément très grave. Attends-toi cependant à un choc.
- Comment ça ? La maison a brûlé ? Narna s'est peint le visage avec de l'encre indélébile ? Jelle a eu un accident ?

Otho et Ezra échangèrent un regard.

- C'est cela, Jelle a eu un accident ?
- Et bien..., commença le colonel.
- On peut dire les choses ainsi, Davies, termina Simon. Mais elle est en vie, elle n'est pas blessée, elle va tout à fait bien.
- En fait, professeur, pardonnez-moi, mais vous faites erreur, dit Ezra.
- Oui, continua Otho, il vaudrait mieux dire : elles sont en vie, elles ne sont pas blessées et elles vont tout à fait bien.
- Quoi ? Expliquez-moi, je ne comprends plus rien...
- Et bien, Jelle a été clonée.
- Clonée ?

Le jeune homme ouvrait des yeux ronds.

- Oui, par Kahlon, qui voulait devenir le maître du monde. Il avait besoin d'un cobaye, il a choisi Jelle en pensant dans le même temps réussir à faire Joan prisonnière pour assouvir avec elle ses plus bas instincts, et... et donc, il a cloné Jelle pour faire des essais.
- Mais il est fou !
- En tout cas, il l'est vraiment devenu. On l'a fait enfermé avec plusieurs copies de ta femme, il n'a pas supporté. Il a voulu se pendre, les gardiens sont intervenus juste à temps. Depuis, il est à l'hôpital psychiatrique, dans le quartier des fous dangereux. Complètement shooté.
- Et Jelle ?
- Et bien... tu vas voir.

Et à cet instant, Otho ouvrit la porte du jardin, laissa entrer le jeune homme chez lui. Simon suivait, et Ezra referma la porte. Assises dans le jardin, quatre Jelle le regardaient et l'attendaient, en compagnie de Joan, Curtis et Grag.

Limeye

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Coucou!

Hou, hou, hou... Personne n'a réussi à deviner qui est la vraie Jelle, on dirait! ;D

J'imagine que seul Davies peut réussir cet exploit... Mais peut-être n'aura-t-il pas à le faire, si Jelle a simplement décidé de garder ses clones et de les utiliser comme nous le ferions si on était à sa place? J'avoue que je serais tentée de faire la même chose! Very Happy Reste juste à Davies à digérer la nouvelle qu'il devient polygame... [bigeek] Kahlone n'a pas supporté, lui... [rolllaugh]

Et Nurara? A-t-elle commencé la conquête du colonel P.B? [naughty] [devil]

Je grille d'impatience de voir ce que tu as imaginé!

Bizz
Flamme, de très bonne humeur!
Wink

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Coucou!

Je vois d'ici les 4 Jelles réagir quand elles verront Davies. Les 3 clones vont vouloir lui sauter dessus et la vraie va s'interposer en disant:- Celui-là il est à moi les cocottes! >Sad ;D.

Vivement la suite! [jump] [jump] [jump]

Frégo Cool ;D

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Un petit bout pour commencer à répondre à vos interrogations, mais je n'arrive pas à écrire la toute fin ! J'ai trop d'idées ;D

Limeye Smile


Davies n'eut pas le temps de réagir que quatre Jelle se pendirent à son cou, se disputant presque le droit de l'embrasser la première. Figé, il ne savait plus quoi faire. Une fois un semblant de calme revenu, Curtis commença le récit de toute l'histoire.

- Parmi les sept qui se trouvaient avec Saturnia, et nous étions certains que la vraie se trouvait parmi elles, nous sommes parvenus à en éliminer trois à coups sûrs. Bien entendu, elles sont sous surveillance médicale. Au mieux, d'ici six mois, de toute façon, les clones devraient mourir, victimes d'un vieillissement prématuré. Mais en attendant... on a fait au mieux.
- Comment avez-vous éliminé les trois ?
- Et bien... l'une d'elle n'a pas été malade lors d'un vol avec le Cyberlabe, elle trouvait même cela génial.
- A coup sûr, celle-là était fausse, dit Davies qui commençait à trouver l'histoire drôle, maintenant qu'il savait que toute sa petite famille - même agrandie - était saine et sauve.
- C'est ce que nous en avons conclu. La suivante n'a pas reconnu ses parents, ni même les filles. Et elle ne s’est pas extasiée quand Joan a annoncé qu’elle était enceinte – ce qui est faux, ouf. Mais on a prêché le faux pour avoir le vrai… ou plutôt pour retrouver la vraie, poursuivit Curtis.
- Enfin, la troisième ne râlait jamais. Mais celle-là, on a encore un doute. On ne peut pas dire à coup sûr que c'était très probant, ajouta Joan.
- Hum, je vois... Et ces quatre-là ?
- Impossible de les départager, poursuivit Joan. On va avoir besoin de ton aide. Il n'y a que toi qui vas pouvoir faire la différence.
- Désolé, Davies, dit Curtis. On aurait vraiment voulu t'épargner cela mais...

Il fit un geste désespéré de la main.

- ... il va falloir que tu règles cela dans l'intimité.

Davies regarda tour à tour les quatre Jelle qui restaient en lice. Bien sûr, il restait la solution d'attendre quelques mois qu'elles s'éliminent d'elles-mêmes, mais enfin...

- Bien, dit-il, je vois ce qui me reste à faire. On va tirer à la courte-paille pour déterminer laquelle aura l'honneur d'être la première.
- J'ai toujours été la première, dit l'une. Je ne vois pas pourquoi je devrais laisser les autres passer avant moi.
- Non, c'est moi, d'abord.
- Courte-paille, on a dit, dit Davies calmement.

Et les quatre Jelle ne dirent plus rien.

Au bout de deux nuits, deux avaient été éliminées par Davies. Sans aucun doute possible. L'une, il ne la reconnaissait vraiment pas dans l'intimité. Trop sage. Pas inventive, surtout après une absence de sa part de six semaines. Il la laissa de côté très vite. L'autre... de ce point de vue, tout allait bien. Il commençait même à avoir de sérieux doutes. Il eut alors l'idée de lui faire faire un tour de jardin et de lui parler d'une certaine plante... cette Jelle-là ne réagit pas du tout, contrairement aux deux autres qui restaient et qui lui firent une petite scène d'anthologie. Du genre :

- Que sais-tu à propos de cette plante ? Comment as-tu appris que je l'utilisais ? Es-tu certain que je ne vais pas me tromper sur les dosages ? etc...

Il fallait alors éliminer la dernière, c'était le plus difficile. Ces deux Jelle restantes savaient parfaitement cuisiner, savaient parfaitement répondre du tac au tac au Capitaine Flam, connaissaient par cœur l'histoire de Eek sauvant son copain Oog des griffes d'un dangereux morsicus. Et tout un tas d'autres choses que la vraie Jelle faisait, connaissait, aimait.

Limeye

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je vous préviens, je suis déchaînée... Alors, encore un tiboutte avant la toute fin (normalement)

;D


Un après-midi, Davies se retrouva à nouveau avec toute l'équipe à discuter, en l'absence des deux Jelle.

- Franchement, commença-t-il, je n'arrive pas à faire la différence. On dirait des sœurs jumelles. Et la fausse ne veut pas reconnaître qu’elle n’est qu’une copie.
- On a tout essayé, Davies, soupira Joan. Si toi, en dernier recours, tu ne fais pas la différence… tu vas devoir être polygame pendant quelques mois…
- Il y a pire comme situation, mais j’avoue que cela devient fatigant et que c’en serait presque un motif de divorce…
- Tu ne vas pas aller jusque-là !, s’exclama Joan effarée.
- Non, non, bien sûr… je pense aux filles, à leur équilibre… je ne me vois pas vivre sans Jelle ! Mais pas vivre avec deux Jelle non plus…
- Que pouvons-nous faire alors ? Si on isole la vraie, elle sera terriblement en colère… et toi, te retrouver avec la fausse…, dit Curtis dont le cerveau était sacrément mis à contribution depuis quelques semaines et qui commençait à sérieusement chauffer.

Il allait être temps pour le Capitaine de s’offrir de vraies vacances, et pas des copies de vacances.

- Nous avons pensé à beaucoup de choses, l’idée du vol dans le Cyberlabe était la plus géniale, je trouve, poursuivit Davies, mais dommage, ça n’en a éliminé qu’une… Aussi, j’avais une autre idée.
- Ah ?, demandèrent Joan et Curtis, vivement intéressés.
- Oui, on ne leur a fait faire quasiment que des choses que Jelle aime. Ou mises dans des situations plutôt favorables, hormis justement le vol spatial. Mais on n’a pas pensé à la mettre face à quelque chose ou quelqu’un qu’elle déteste. Seulement… seulement, Curtis, je suis désolé, mais il va te falloir accepter ma proposition. Tu pourras éventuellement t’absenter, bien sûr.
- Hum, et qu’est-ce que c’est ?
- Je pensais inviter le nouveau chef de Joan pour un court séjour. Oh, juste pour prendre le café, même, ça devrait suffire. La vraie Jelle le déteste. Bon, on n’est pas certain que ça marche, mais…

Joan déclara avant même que Curtis puisse répondre :

- Je pense que c’est une excellente idée ! Sa réaction face au colonel B. sera sans équivoque ! C’est même une idée géniale !

L’enthousiasme de Joan décupla le malaise de Curtis. Il allait devoir se retrouver face à ce type, beau comme un dieu grec, aux yeux verts, au sourire enjôleur, au visage aux traits parfaits et… d’après ce qu’il en avait appris, assurant comme un singe bonobo au lit. Tout cela ne serait rien, bien entendu, si Joan… Il soupira et pensa en lui-même "pourvu qu’elle s’habille soft…". Puis il se dit aussi qu’il allait veiller à ce qu’Otho ne soit pas dans les parages. Ou du moins, pas trop près. Sinon, il risquait vraiment de souffrir…

Limeye

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Coucou les filles!

GÉ-NI-AL, cette idée de la confrontation de Jelle avec le colonel P.B.! [jump] [jump] [jump] [jump]

Je meurs d'impatience de voir la réaction de la vraie.... sans compter celle de Joan, Curtis et... Nurara? ;D

Le voilà tout à coup bien humble, notre Curtis, de se comparer ainsi à ce cher colonel P.B.... [verytired] C'est quoi ce sentiment d'infériorité, là? [unconscious]

On a beau être prévenues que tu es déchaînée, Limeye, je crois qu'on va vraiment être terrassées de rire par la fin de ton récit! Je suis déjà bien préparée, d'ailleurs...

Jamais plus je ne verrai Jelle de la même façon! [rolllaugh]

Bizz
Flamme, dont la rate est très bien dilatée depuis le début de cette histoire!
Very Happy

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Dim 22 Déc 2013 - 02:26
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flamme
Marshall Gurney
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Sujet du message: [fan fiction] Le clonage n'est pas une fin en soi (proverbe martien)
Excuses à deux balles, mais : boulot + bouffe avec des copains = rentrée tard = fin seulement maintenant.

et pi dodo Very Happy

Limeye Smile


Le colonel P. B. se montra enchanté de venir prêter main forte (pour ne pas dire qu’il était tenté de faire douces caresses) à son adjointe, qui semblait en si fâcheuse position. Qu’elle n’ait pas réussi à résoudre un problème crucial avec la participation du Capitaine Flam était surprenant. Mais il s’en frottait les mains d’avance. Damner le pion au Capitaine, faire mieux que lui… était purement jouissif. S’il pouvait détourner Joan par la même occasion et lui montrer où était son intérêt (lui-même étant très intéressé…).

Bon, c’est vrai, depuis qu’il avait rencontré cette fabuleuse femme aux cheveux bleus (Saturnia a raté sa couleur : jaune + vert, ça a donné du bleu…), il commençait à oublier Joan, mais cet appel au secours lui avait remis en mémoire la belle blonde. La si douce amie du Capitaine pourrait bien changer de bras s’il savait bien manœuvrer. Et il pourrait toujours garder la grande bleue comme roue de secours.

Aussi se rendit-il tout guilleret chez les amis de Joan.

Au grand dam de Curtis, cette dernière avait revêtu une délicieuse petite robe d’été très courte et bien échancrée. Et elle lui jetait de temps en temps de tels regards provocateurs qu’il se demandait s’il n’allait pas regagner Tycho illico. Il avait toujours combattu jusqu’au bout, même quand la situation semblait désespérée. Il n’avait rien lâché, même quand il avait été transformé en homme marin, par Wrackar. Même quand il s’était retrouvé à flotter dans l’espace, fuyant Kahlon. Mais face à P.B…, il avait beau tourné cette question en tous sens, il trouvait encore moins de réponse que pour avouer ses sentiments à Joan. Que cette douce période (pourtant fort mouvementée psychologiquement et sentimentalement parlant) lui paraissait lointaine… La jalousie était un poison dont il se serait bien passé de goûter les effets.

Son regard croisa celui de Davies, compréhensif. Et il se dit que c’était cela, la vraie amitié : être capable de prendre tous les risques, même celui de voir Joan repartir avec le bellâtre, pour aider un ami. Sûr que Davies (et Jelle) lui revaudrait cela. Et il reprit courage, prêt à faire face à cette terrifiante situation : Joan allait revoir son ex-(amant) supérieur hiérarchique. Oui, le regard de Davies lui redonna confiance : il était certain que Jelle, la vraie, allait réagir. Du moins, il espérait que les deux Jelle ne réagiraient pas de la même manière. Oh, ils avaient bien gardé le secret concernant la visite du colonel. Pas question que cela en vienne aux oreilles de Jelle (vraie et fausse). Il fallait que leur attitude soit tout à fait naturelle. Sinon, il faudrait trouver autre chose. Et plus personne, même Simon, n’avait d’idée.

P.B. entra, le sourire extra-brite aux lèvres, roulant des biscottos sous un t-shirt bien moulant (et je ne vous parle pas du pantalon). A côté de lui, tous les Mister Monde des vingt dernières années pouvaient aller se rhabiller (si, si). Curtis se recroquevillait sur sa chaise, la mâchoire serrée, prêt à lui sauter dessus ou à prendre ses jambes à son cou (il ne savait pas encore très bien quelle case cocher). Joan… SA ravissante Joan, dans cette délicieuse petite robe qu’IL lui avait offerte… SA Joan s’avançait vers P.B quand… telle une tornade, deux femmes identiques se ruèrent sur lui. L’une pour l’inviter aussitôt à entrer et à partager un morceau de tarte aux pommes, le tirant par un bras, et l’autre… pour le tirer par l’autre bras, mais dans l’autre sens. Il se retrouva aussitôt écartelé, à devoir faire face à une vraie furie qui était littéralement sortie de ses gonds en le voyant apparaître. Elle l’avait lâché, mais c’était pour mieux mettre son poing gauche sur sa hanche, le menacer du doigt et l’assassiner du regard en vitupérant :

- Dehors, espèce de malotru ! Je ne veux pas vous voir chez MOI ! Qu’est-ce que vous venez faire ici, d’abord, hein ? Je vous préviens, je lâche le chien si vous osez faire un pas de plus dans MON jardin ! Et si vous osez jeter le moindre regard à MA copine, je vous crève les yeux ! DEHORS !

Le colonel s’excusa en bafouillant, arguant qu’on avait fait appel à lui pour une mission délicate, que, oui, bien sûr, il allait s’en aller, la queue entre les jambes et que, non, non, surtout pas, il ne regarderait plus jamais Joan avec ce regard qui déshabille et tant pis pour le petit déshabillé rouge qu’il lui voulait lui offrir que…

Les yeux de la vraie Jelle lançaient des éclairs. Mais elle était victorieuse : le colonel P. B. avait fait demi-tour et repartait, la fausse Jelle sur les talons, totalement "in love".

- Comme qui dirait que grâce à moi, on s’est débarrassé de beaucoup de gens encombrants : Kahlon est vraiment devenu fou, Saturnia s’est reconvertie et a refait sa vie, le colonel P. B. repart avec une excellente cuisinière qui va lui faire de si bons petits plats qu’il va en perdre ses tablettes de chocolat et devenir obèse, et mes clones ont enfin débarrassé le plancher. Je vais juste avoir deux-trois petites choses à régler avec Davies, mais je lui pardonne d’avance : même moi, je commençais à m’habituer à ma sœur jumelle.



FIN

Limeye

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
[rolllaugh] [rolllaugh] [rolllaugh]

Le colonel P. B. se montra enchanté de venir prêter main forte

Plutôt prêter main douce, d'après moi.... [devil]

C'est tellement hilarant de voir Curtis craindre ce rival trop parfait! [smhair]

Mais c'est à Jelle (la vraie) que va mon coup de cœur: elle seule semblait être de taille à protéger Joan contre ce Casanova beau parleur! [motz] [twak] [bash] Je pense qu'il a compris, maintenant! ;D

Ton dernier paragraphe est d'un naturel désarmant (et hilarant à coup sûr)... [rolllaugh] J'espère que tu sauras te passer de ta sœur jumelle... [laughnot]

bizz et chapeau pour l'originalité, y'a pas à dire! [master] [goodjob] [respekt]
Flamme Very Happy

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Merci Flamme !

tu dis que tu auras peut-être du mal à retrouver la vraie Jelle, moi, je me demande si j'arriverais encore à prendre Kahlon au sérieux (même dans Meuterei, et pourtant [badhairday] [smhair] )

bizz

Limeye Smile

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Coucou!

Pour moi, Kahlone est VRAIMENT un personnage à part... [smhair] Même si j'ai bien ri de le voir devenir fou, pour moi il conserve toujours un côté diabolique, c'est ancré au plus profond de lui-même, je crois!

Flamme
:P

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