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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
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Mer 18 Déc 2013 - 02:23
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flamme
Marshall Gurney
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Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
chiche mais pas de censure alors!


Curtis était concentré sur son travail à son bureau, le bruit de l’écran l’agaçait un peu, n’y tenant plus il alla rejoindre Ken et Joan et leur demanda d’arrêter ce bruit, il était déjà 23h. Ken râla un peu mais s’exécuta, Joan semblait plus contrariée. Il retourna à son bureau , satisfait de pouvoir relire cette thèse sur les sondages de métaux lourds au pole Nord.
C’est alors que Joan entra, n’étant éclairé que par la lampe de bureau, il n’apercevait que sa silhouette mais vit aussitôt qu’elle ne portait pas grand-chose, un petit déshabillé en dentelle jaune et une plume dans la main. Elle s’approcha d’une démarche chaloupée sur ses hauts talons, le chatouillant de sa plume :
« alors rominet, on néglige d’attrapper son Titi ? » Amusé il voulait quand même encore un peu résister à ses avances, il se replongea dans son livre peu importe s’il n’arrivait pas à en déchiffrer 2 mots, dans le principe il savait que cela l’inspirerait davantage. Pas dupe Joan commença à le masser sur les épaules, lui enlever le haut de sa tenue. Il la regarda avec beaucoup d’exigence en retournant la chaise vers elle
- prête pour ta potion de mr.Hide ? fit-il en la posant sur ses genoux.
- Nan, tu ne le mérite pas ce soir, mais tu peux te racheter pour m’avoir négligée aussi longtemps.
-négligée ? Tu es dure là, mais tu es adorable dans cet ensemble, la plume m’inspire beaucoup.
-tu aimes ? je l’ai trouvée dans un magasin de farces et attrapes, en solde, c’est une tenue pour sortir d’un gâteau à une fête. Ils avaient même encore le système portatif pour faire le gâteau autour. C’est fou,non, tout ce qui existe
-j’adore les petits trous partout, cela donne juste envie de…
-Ah oui, en attendant tu es long à la détente mon cher, « elle n’eut pas le temps de terminer car il porta « son petit colis « jusqu’au lit où l’emballement de la situation les firent rapidement atteindre l’acme du plaisir.

Elaine

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Et bien voilà, il suffisait de demander... je savais bien que tu pouvais faire pire ;D

Limeye

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J'aime trop vos histoires, LOL Very Happy
Dur dur de passer apres vous....

Enfin, euh bon voila ce que le dernier defi m'a inspire....l'indulgence est encore de rigueur...

Joan bouillonnait d’impatience. Cela faisait plus d’une heure qu’elle observait, detaillait les invites, les serveurs, les musiciens les uns après les autres- et rien, pas la moindre piste...Et pourtant, d’apres l’appel anonyme recu l’apres-midi meme, le voleur, qui s’etait auto-proclame le Robin des Bois des bals costumes de la Haute Societe, allait encore frapper, et cette fois-ci a la soiree donnee par Acme Lodies (:-[), heritier richissime des peintures protoplastes Looney Tunes.

La fete battait son plein, la salle regorgeait de monde meme si dehors on se serait cru au pole nord avec la tempete de neige et des temperatures subliminales. Les serveurs distribuaient a boire aux invites ce qu’ils clamaient haut et fort etre la potion du Dr. Hyde. Joan soupira, les oreilles la grattaient, elle avait trop chaud dans son costume de Bugs Bunny, le seul qui restait a sa taille. Heureusement, qu’elle avait pu cacher son arme dans la carotte.
Elle repera Ezra de l’autre cote de la salle, deguise en Grosminet, dont la moustache se mit a fremir a l’approche d’un petit Titi aux formes feminines bien enrobees.
“Concentrez-vous Ezra, concentrez-vous, mais pas sur le Titi!!” gronda Joan mentalement. Son regard s’arreta un instant sur Elmer Fudd, dont les cheveux d’un roux flamboyant s’echappaient de son couvre-chef.
“Curieux, pensa- t’elle, je croyais qu’Elmer etait chauve….”

Soudain son attention fut attiree par un attroupement d’ou fusaient des rires et des cris d’admiration. Elle se faufila un chemin parmi la foule, bousculant au passage un invite deguise en Porky pig qui essayait de doubler Daffy duck. Toute l’attention de la foule s’etait portee vers Marvin le Martien. Les invites fascines le regardaient sortir d’un petit colis un nombre infini de farces et attrapes, qu’il lanca sur la foule. Tout se passa alors tres vite. Sons, couleurs et lumieres envahirent alors les invites, qui ne remarquerent pas la petite tornade qui en profita pour les detrousser. Son travail accompli, la tornade se changea en Tasmanian Devil avant de disparaitre dans un trou portatif, laisse a meme le sol par Marvin. Joan allait se lancer a sa poursuite quand elle se sentit brusquement projetee en arriere et se retrouva dans les bras d’Elmer.
“Surtout ne sautez pas dans le trou, Joan, vous congeleriez a l’exterieur!” lui cria-t’il.

Qu’importait le voleur, Curtis n’allait pas lacher son petit lapin…


O-tho

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bonsoir O-tho

[goodjob] au contraire, tu n'as pas à rougir, pas facile d'intégrer autant de personnages: chapeau!
J'adore la chute "Curtis n’allait pas lacher son petit lapin…"

[hello] à la prochaine, j'espère!

Elaine

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Allez, je me pince le nez et je plonge! Si je reste trop longtemps au fond de l’eau, remontez-moi!

Curtis soupira : « Enfin de retour sur Tycho après 6 mois de combats contre à peu près tout ce qui existe dans la piraterie interplanétaire! Cette dernière mutinerie sur Kélaburs, je la retiens! Cette prison est devenue une vraie passoire. C’est à croire que quelqu’un c’était amusé à y semer des trous portatifs. Anders recrute ses gardes chez Walt Disney ma parole! On devrait lui recommander d’envoyer ses hommes faire un stage aux studios Warner Bros. Sérieusement!»

Joan tenta de le calmer en lui caressant la nuque : « Allons, c’est terminé maintenant… Range un peu ton côté Yosémite Sam, tu veux? » Mais elle se dit intérieurement : « N’empêche que je le comprends. Je commence moi-même en avoir assez de jouer les cibles ou les armes de chantage. Je sens que le pas-si gentil petit Titi va devoir continuer encore un bout de temps à faire comme s’il avait pris sa potion de Mister Hyde ! »

Curtis l’attira plus près de lui et la serra dans ses bras. Elle arrivait toujours avec un simple geste ou une simple parole à le réconforter ou à lui redonner confiance. Son sens de l’humour était contagieux. Tous les deux étaient perdus dans leurs pensés respectives.
Curtis pouffa de rire en s’imaginant avec des cheveux longs, une moustache jusqu’à terre et ses pistolets dans chaque main, criant à Khalone de faire ses prières et le traitant de Marvin le Martien! Le même besoin de compenser un complexe d’infériorité avec des joujoux sortis tout droit d’un coli Acmé semble être présent!

Joan n’eut pas le temps de lui demander ce qui le faisait rire. Elle fut interrompue par un des fameux commentaires de Mala : « Tu sais Joan, ton côté Titi Hyde n’était pas mal mon plus! Je revois encore la tête qu’ont faite les pirates devant ta tête ébouriffée, tes yeux bleus fous et exorbités et tes griffes d’un pouce de long! T’étais à faire peur, surtout lorsque tu les as traités de « Méçants rominets! »... N’est-ce pas Capitaine? »
Pour une rare fois, Crag réagit au commentaire de sa chère boule de gomme avec un rire à l’Elmer G. Fudd.

Curtis devint rouge cramoisi. Il dut rassembler tout son courage pour demander à Joan : « Sans rire mon petit Titi, t’es sure que tu n’as pas bu quelque chose de douteux dans ce fameux magasin de farces et attrapes que nous avons visité avant notre mission? »

Devant ces mots, celle-ci reprit son attitude Titi Hyde : «Yosémite Newton, même si c’était le cas, t’es quand-même le premier à l’apprécier mon côté Titi Hyde! Même que… je vais te rafraichir la mémoire! » Sur ce, elle l’embrassa possessivement et l’emmena cavalièrement dans leur cabine. Curtis jeta à Mala et Crag un sourire qui criait l’impatience.

Simon n’émit qu’un seul commentaire : « Ils ne sont vraiment pas sérieux depuis que Curtis a ressorti cette vielle cassette des Looney Toons de la bibliothèque de son père il y a 6 mois. »

Dans la cabine du capitaine, on pouvait entendre des bruits d’objets cassés et les rires graves de Curtis ET de Joan. Curtis « Yosémite » Newton sorti de sa cabine les cheveux en bataille et griffé sur tout le corps : « WAOUH! Sacrée Titi! Une vraie bombe!!!

Vos commentaires sont les bienvenus.

Frégo ;D

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Coucou !

bravo Frego et O-tho !

C'est vraiment cool que vous jouiez le jeu, car vous avez des supers idées et c'est très drôle !

Frégo, j'adore la remarque de Simon ! Le coup de la cassette vidéo (VHS évidemment...), bien vu !

O-tho, je suis comme Elaine, j'adore la chute ! Et puis, je vois très bien la scène d'Ezra suivant des yeux le mignon petit Titi...

Félicitations à vous deux [goodjob]

on relance ? August a du retard... tu nous rattrapes, Speedy Gonzalès Wink ?

Limeye Smile

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Nouvelle liste :

personnalités : Zeus et Apollon (ça vous rappelle quelqu'un Wink ?).

les mots : hibernation / crocodile / pépite

à vous !

Limeye Smile

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Bonjour Limeye et bravo les modestes,

Je sens que Frego va nous les décoiffer nos héros!
on revient à un défi classique où j'ose vous provoquer ?
comme personnalité Tom Selleck (non, je plaisante) mais comme lieu Hawaï ;D

le Hula, streap teese , caleçon à fleurs ;D


cela vous inspire, je suis sûre que certaines vont nous épater
a plus [hello]

Elaine

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Mer 18 Déc 2013 - 02:23
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Mer 18 Déc 2013 - 02:28
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flamme
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Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Excellent !

donc :

Zeus / Apollon (séparément ou ensemble) / hibernation / crocodile / pépite / Hula (hop !) / streap teese / caleçon à fleurs / Hawaï

il manque deux mots !

Limeye Smile

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Non, je ne vous rattrape pas ! Je ne suis arrivée à rien avec Pompéi, avec le Taj Mahal ce fut brouillon, laborieux et totalement inintéressant (je parle de mon histoire, pas des vôtres, ne confondez pas !! ;D). Je passe passe et repasse mon tour, bugs bunny je n'essaie même pas !
En conséquence, je passe aussi mon tour pour le choix des mots et ohlala, la liste suivante [unconscious]

August

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ouais, condamnée à nous critiquer,

Elaine

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la punition est légère

August

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Ok, August, tu passes et repasses (tu veux ma pile de linge ?)

mais, tu aurais pu ajouter les deux mots qui nous manquent, histoire qu'on s'y colle ce soir quand même ?


bonne soirée ! bizzz

Limeye

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Je ne voulais pas bloquer, mais laisser le choix des mots à Frego et O-tho.

Zeus / Apollon (séparément ou ensemble) / hibernation / crocodile / pépite / Hula (hop !) / streap teese / caleçon à fleurs / Hawaï / circonflexe / zenithal

August

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Bonjour les filles,

On dirait que ma muse a encore frappe....Mais avec les mots choisis, c'est euh...s'exposer a....bref...lisez ci-dessous mon delire...

PS: pas de soucis August pour le choix des mots!

L’equipe des Futuremen avait ete recrutee pour enqueter sur la disparition d’une pepite sacree et mysterieuse. La legende racontait qu’elle avait ete forgee par Zeus lui-meme et investie de pouvoirs extraordinaires. Leur enquete les avaient menes sur Eutopia ou Joan les avait rejoints car elle connaissait bien le Professeur Raymond Olympe, un savant symboliste qui s’etait etabli sur cette planete.
Curtis et Joan etaient partis avec le Cosmolem pour consulter le Professeur quand un ennui mecanique les obligea a se poser sur une petite ile qui sentait si bon le paradis qu’ils se seraient crus a Hawaii. Si seulement, la comparaison s’etait arretee la….
L’ile semblait a priori deserte, le mot cle etant a priori, car a peine avaient-ils fait quelques pas sur la plage, qu’ils furent accueilis par des indigenes, qui leur demanderent de les suivre d’une maniere fort amicale. Arrives au village, ils furent recus royalement, les hommes, tous plus beaux les uns que les autres tels des Apollons se bousculaient pour offrir des colliers de coquillages a Joan, alors que Curtis se voyait offrir un calecon a fleurs en signe de bienvenue par l’ancetre de la tribu.
Par chance, expliqua l‘ancetre, ils etaient arrives le jour-meme ou toute la tribu fetait la renaissance de leur Dieu Zorb, dont la statue, mi-homme mi-crocodile tronait au centre du village. D’apres leur croyance, Zorb sortait de son hibernation une fois par annee lunaire, des que ses parties zenithales ( :-[) etaient eclairees par la lune rouge, pour assurer la prosperite et la fecondite de son peuple. Et evidemment, ils etaient invites a la ceremonie qui devait avoir lieu a la nuit tombee - il serait mal vu de refuser.

La ceremonie avait bien commence, rien ne differait vraiment de ce qu’ils avaient pu observer dans d’autres societies primitives- mets en abundance, musique exotique et danse tribale- jusqu’a ce que l’ancetre n’arrive avec un liquide verdatre dans une fiole circonflexe, qu’il ne distribua uniquement qu’a la gente masculine. D’un geste dramatique , il presenta la breuvage a Curtis qui fut bien oblige de boire. Avant que Joan ne puisse s’interroger sur l’effet de cette potion, Curtis se mit a remuer ses hanches comme s’il dansait le Hula Hoop. Comme en transe, il commenca a enlever un a un ses vetements au son grave des tam-tams. Joan avait du mal a avaler, elle passa sa langue sur ses levres seches, ses yeux ne quittant pas Curtis une seule seconde. Son torse luisait a la lumiere des torches et les muscles de ses cuisses se contractaient au rythme endiable de la musique. Curtis laissait ses mains descendre lentement le long de ses muscles abdominaux vers l’unique vetement restant, quand il s’ecroula brusquement sur le sol. Joan, frustree de ce strip tease interrompu, mit quelques secondes avant de reagir. L’ancetre, arrive pres de Curtis avant elle, posa sa main sur son bras pour la rassurer: “C’est toujours ce qui arrive la 1ere fois, pour les non-inities, mais l’effet soporifique disparait avec l’usage”.

Quand le reste de l’equipe les recupera le lendemain, Mala ne put s’empecher de se demander ce que pouvaient bien etre les fioles vertes que Joan essayait discretement de cacher dans sa ceinture….

O-tho...

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non problem O-tho,

les parties zénithales ... [rolllaugh]

c'est pas avec mon esprit carabin que je vais jouer à la choquée ;D

a très bientôt,

Elaine

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allez zou, finalement j'ai eu plus de mal que prévu...


Joan les avait appelé Zeus et Apollon, les deux poulains du ranch Newton était nés le matin même à l’aube. Curtis l’avait invitée à passer le WEnd à son ranch familial. Elle avait été très surprise car elle ignorait l’existence de cette propriété mais les parents le possédaient avant de partir en station orbital. Depuis le domaine était géré par la famille du contremaître de l’époque. Ils l’accueillirent à bras ouverts, lui préparant un déjeûner familial très chaleureux, mais elle avait à peine posé son sac que Curtis lui faisait visiter la ferme et baptiser les poulains. Ils marchaient maintenant aux limites de la propriété, se tenant pas la taille, tendrement. Il s’arrêta pourtant, la regardant droit dans les yeux « dois-je faire préparer une chambre supplémentaire ou non ?
- Je ne voudrais pas faire trop de travail… » répondit en rougissant Joan, il lui prit alors le menton et l’embrassa d’abord doucement puis intimement. Joan avait l’impression de sortir d’une longue période d’hibernation, enfin.
Le reste du WE se déroula comme dans un rêve, en rentrant à New York, la ville lui parut bien austère, Curtis était rentré sur Tycho. Elle était sur une affaire de trafic de faux papiers et de commerce de contre- façon : la perquisition des locaux leur avait fourni des caisses entières de peaux factices, crocodiles,lézard, visons, hermines. Les journées furent ennuyeuses et les nuits vides toute la semaine , jusqu’à ce qu’elle trouve une lettre de lui. Il lui donnait rendez vous à l’aéroport vendredi à 18h précises « un sac avec des affaires d’été » étant le seul indice. Où voulait-il aller ?
Joan ne comprit qu’une île du Pacifique les attendait qu’au bout d’une heure au dessus de l’Océan, il n’avait rien voulut lui dire. Elle brillait sous le soleil couchant comme une pépite, c’était magnifique, à l’atterrissage quatre danseuses de Hula leur enfilèrent les colliers de fleurs et un groom les accompagna à leur bungalow. La douceur de l’air, les odeurs fleuries, le paysage, la nuit tombée et le plateau repas commencèrent à attiser les sens de Joan. Curtis semblait rêver à son dernier projet scientifique, elle se leva donc de ses bras et choisit un vieux morceau de pop rock, « You can leave your hat on ».
Son air mutin, la chaise qu’elle déplaça en plein milieu du salon, sa manière de bouger et de rythmer son streap teese firent totalement oublier à Curtis sa théorie des univers, ils n’entendirent même pas le morceau de musique se terminer. Ils s’endormirent aussitôt après, mais la soif le fit se rendre dans la salle de bain. Amusé, il découvrit parmi les cadeaux d’invité de l’hôtel , un caleçon à fleur local. « je me demande si Joan me supporterait avec ce truc » et il retourna la rejoindre. Après le câlin matinal et le petit déjeûner copieux, ils sortirent visiter l’île, elle faisait partie de l’archipel américain d’Hawaï mais était beaucoup plus isolée. A part bronzer et faire l’amour il n’y avait pas grand-chose à faire, constata Joan ravie et étonnée que Curtis l’ait choisie.
Dans les boutiques, ils trouvèrent de tout et surtout n’importe quoi ; Joan dénicha un joli maillot bleu jusqu’à ce qu’elle réalise en l’essayant que la culotte déjà très petite faisait deux accent circonflexe inversés, les extrémités étant transparentes et autobronzantes. Curtis trouvait qu’il lui allait très bien, « autant être toute nue , alors
- Pas de problème pour moi ». leurs emplettes réalisées ils retournèrent à l’hôtel en soirée, après avoir dîné au restaurant.
Ils s’installèrent alors sur la plage, admirant l’astre lunaire zénithal « Quand je pense qu’ils sont là haut,on est bien, ici ,non ?
- Ne m’en parle pas, j’ai pas envie de rentrer, sauf dans notre chambre.
- J’ai finalement acheté le maillot, tu veux le voir ? » Ils se levèrent aussitôt, la lune leur avait donné des idées.

Elaine

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Mer 18 Déc 2013 - 02:33
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Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Bravo O-tho, c'est vraiment la meilleure pour caser zenithale pour l'instant... il m'a donné du mal aussi ce mot !

Et comme je me suis beaucoup amusée avec Bug's Bunny et toute la clique, je vous livre la suite... peut-être que vous finirez par savoir si c'est un garçon ou une fille d'ici quelques défis ;D. En attendant, vous allez voir que Curtis a bien du mal à lui trouver un prénom...


- Papa ! On est retourné au magasin de Farces et attrapes et cette fois, on a trouvé un crocodile en peluche. Promis, il ne fait pas de bruit, déclara Louisa avec beaucoup de sérieux.

Elle avait enlevé son déguisement de Grominet pour revenir en mousquetaire. Elle déplorait qu’il n’y en ait pas eus de pirates, mais se disait aussi que mousquetaire, ce n’était pas mal. Tous pour un et un pour tous ! Et surtout… tous derrière elle !

- C’est toujours mieux que le diplodocus couineur…
- Bon, alors, papa ! Ce petit frère ?
- Louisa… tu feras comment si c’est une petite sœur ?
- Une casse-pied ? Je préfère les garçons, au moins, j’arrive à les mener à la baguette !
- Encore un peu de patience…

Ken, Ezra et Grag avaient fait de leur mieux, mais les enfants n’avaient pas tenu plus de 5 heures dans le vaisseau. Ils les avaient fait manger, tenter une sieste, mais même la petite Eloïse, toujours déguisée en Titi, n’avait pas voulu la faire. Ken se demandait s’il ne fallait pas les placer en hibernation pour les quelques heures de travail qui restaient à Joan avant la naissance.

Otho tournait en rond, il commençait à agacer sérieusement Curtis. Lui-même venait de se faire jeter de la salle d’accouchement par l’infirmière en chef, car il avait commencé à faire un cours à Joan, déclinant tous les noms des Dieux et Déesses grecs pour tenter de trouver parmi eux un prénom digne de ce nom pour leur futur enfant.

- Athéna, si c’est une fille ?, qu’en dis-tu, ma douce ? C’est joli, Athéna.
- Ca fait un peu marque de caleçon à fleurs, excuse-moi…
- Zeus ?
- Ah non ! Il se prendrait pour le chef pirate et on aurait la guerre ouverte avec Louisa.
- Apollon, alors ?
- Tu es vraiment plus stupide qu’un accent circonflexe sur le mot abîme !!! Oublie les grecs ! Trouve autre chose. Tu as encore quelques heures devant toi, mais dépêche-toi !

Il la regarda un peu interloqué. Il faisait des tentatives d’humour, mais il devait bien reconnaître que ses pépites ne valaient pas celle d’Otho.

Il énuméra alors tous les noms des jolies îles qu’il connaissait : Eire, Eussa, Houat, Hoëdic, Oléron, Corsica, Gwada, Cuba, Tristan da Cunha – en précisant qu’il se contenterait de Tristan -. Ce à quoi Joan répondit entre deux contractions qu’Yseult était trop démodée… Il fit un détour par le Pacifique : Hawaï, Tahiti, Mururoa…

Ce fut à cette ultime proposition que l’infirmière, excédée, le flanqua à la porte.

- Il prend vraiment son temps, déclara Louisa. Il faut aider maman. C’est beaucoup trop long ! Il va battre le record d’Ewan !
- Je peux faire une suggestion, chef, proposa Otho, toujours serviable.

Curtis leva un sourcil, inquiet. Parfois, l’imagination d’Otho était telle qu’il pouvait craindre le pire. Mais il le laissa continuer :

- Je pourrais tenir compagnie à Joan, la faire rire en lui proposant un streep teese en faisant tourner un hula hop, je suis certain que ça ferait accélérer les choses !

Heureusement qu’Ezra arrivait à ce moment-là, car la boule de gomme faillit se faire envoyer sur une aurore zénithale.

Limeye

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Ezra et Joan, installés tranquillement dans le salon d'Ezra, feuilletaient des catalogues de voyage. Ils souhaitaient faire la surprise à Curtis d'un petit séjour de vacances, son anniversaire approchait et il avait bien besoin d'un petit changement d'air. Il avait vécu ces derniers temps des aventures épuisantes et il semblait fatigué,aussi bien physiquement que moralement. Il avait été kidnappé, plongé en hibernation, et pendant des semaines les ravisseurs avait tenté de lui extirper des informations sur le générateur zénithal, la dernière invention de Simon.
N'ayant pu le faire parler, ils avaient fini par se débarrasser de lui en le jetant dans un marécage infesté de crocodiles. Il avait dû se battre à mains nues contre deux sauriens affamés, et survécu à grand peine dans la jungle pendant plusieurs jours. Il avait dû trouver et fondre des pépites de minerai pour pouvoir fabriquer un émetteur radio et appeler son équipe à la rescousse.
Affaibli par le manque de nourriture et la jungle, son corps d'Apollon était amaigri et sa musculature très diminuée, et ce qui inquiétait surtout ses amis, son humeur était inhabituellement sombre. Joan et Ezra parcouraient depuis un moment déjà les catalogues, se disputant amicalement sur les destinations possibles. Joan penchait pour une croisière intersidérale sur un vaisseau de luxe, Ezra en tenait pour Hawaï et sans l'avouer, il pensait que la vue de jolies filles aux hanches balancées dans un hula hop pourrait apporter à Curtis un peu de la frivolité dont il avait bien besoin... Tentateur, Ezra montra à Joan la photo d'une plage Hawaïenne, le maitre nageur en caleçon à fleur fut sur le point de la faire renoncer à la croisière, mais l'affiche publicitaire à l'arrière-plan de la photo, vantant les charmes d'un cabaret de strip tease lui fit hausser très haut des sourcils circonflexes.

August

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Citation d'O-tho:

pouvaient bien etre les fioles vertes que Joan essayait discretement de cacher dans sa ceinture….



Ca fait penser à l'histoire jump-start où ils étaient passés dans un gaz vert avec exactement les mêmes effets, d'abord [naughty] puis [unconscious]
[goodjob]
August

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Bonjour August,

finalement tu nous es revenue :-* , je sais ce que c'est quand [wallbash] , je suis en cale sêche pour la succession et à cause de contre courant j'ai du mal à me reconcentrer sur le cadavre.

Ce n'est pas une compétition il faut que cela reste un plaisir et je suis ravie que tu t'y replonges, nous risquons de nous encroûter si personne n'apporte de nouvelles idées. Ton zénithal fallait la faire [naughty]

biz, à plus
Elaine

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Bonjour August,

j'admire comment tu arrives à faire court ! Pauvre Capitaine ! Il en a bavé quand même...

Bonjour Elaine,

ça va revenir ! Il faut te laisser le temps de "digérer" l'histoire "contre courant". Ca m'a fait la même chose après celle de Kahlon... tu me dis si tu veux que je continue, mais j'aimerai autant que tu reprennes un peu la main pour apporter ta vision aussi de l'histoire !

Bizz et bonne journée !

Limeye Smile

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Bonjour Limeye,

je vais reprendre la suite, tu as assez rédigé mais je vais me prendre le temps de le faire, ne t'inquiète pas! Ce serait dommage de se précipiter après tes passage.

Ok j'enchaine quitte à ne poster que ce soir ou demain. [hello]

Elaine

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Mer 18 Déc 2013 - 02:37
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Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Pas de nouveau défi ? C'est le week-end... ???

August

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t'as du culot!

Allez zou ! cocotte / tablier / oignons / petite pensée pour LImeye (c'est pas la scène de la soupe, mais non)

lieu: la cuisine d'un des héros ?

condition: préparer un repas ?

Je ne suis pas allée chercher loin, j'ai fait une super choucroute aux poissons avec plein de beurre blanc...et un bon riesling.


[hello]BOn dimanche!

NB: je suis dans la suite du cadavre...

Elaine

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Très bonne idée... même si j'ai de quoi occuper mon après-midi au boulot...

j'ajoute donc : classeur / photocopieuse / bouilloire (oui, j'ai ça aussi au boulot Very Happy)

une personnalité ?

les soeurs Tatin (tant qu'on y est)

A vous !

Limeye Smile

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Bonjour a toutes,

Si j'ai bien compris on a:

cocotte / tablier / oignons /classeur / photocopieuse / bouilloire
les soeurs Tatin
lieu: la cuisine d'un des héros ?
condition: préparer un repas ?

Euh..il manque quoi? Des mots?

Et Frego, ou en es tu? Y a pas de raison que je sois la seule a cogiter ;D

O-tho

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Bonjour à toutes. Je vais rajouter Recette de lendemain de veille et Chef d'oeuvre. J'essaie de vous donner un texte potable concernant le dernier défi.

A+

Frégo

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Bonsoir à toutes,

juste un petit rappel : au total 10 mots, voire douze [devil] ? Une fois qu'on les a on démarre! ;D
C'est plus drôle quand chacun corse la liste, pas de scrupules (décidément c'est la journée...)

Merci de participer car c'est comme des petits cadeaux au sapin quand on découvre un nouveau texte! J'chuis une vrai gamine ;D

cocotte / tablier / oignons /classeur / photocopieuse / bouilloire / Recette de lendemain de veille et Chef d'oeuvre = 8 manque 4 (O-tho + August)
les soeurs Tatin
lieu: la cuisine d'un des héros ?
condition: préparer un repas

Elaine

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cocotte / tablier / oignons /classeur / photocopieuse / bouilloire / Recette de lendemain de veille / Chef d'oeuvre /mythique /rubis = 10 manque 2 (O-tho)

les soeurs Tatin
lieu: la cuisine d'un des héros ?
condition: préparer un repas

Dans l'ordre ou pas ?
La cuisine est forcément celle d'un des héros ? Mission d'infiltration dans un restaurant, ça compte pas ?

August

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allez va pour un restaurant en infiltration...mais Limeye l'a déjà fait.

Elaine

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Bon alors je propose lutin et calendrier...

En resume:
cocotte / tablier / oignons /classeur / photocopieuse / bouilloire / Recette de lendemain de veille / Chef d'oeuvre /mythique /rubis/lutin/calendrier

les soeurs Tatin
lieu: la cuisine d'un des héros ? ou Mission d'infiltration dans un restaurant?
condition: préparer un repas


O-tho

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Bonjour à tous et à toutes,

Navrée de mon retard dans les défis. Je crois avoir retrouvée mon inspiration. Je fais dans le plus sombre cette fois-ci, espérant que ce ne sera pas trop mélo non-plus :

Joan le réveilla au beau milieu de la nuit par un hurlement effroyable. Il la secoua légèrement : « Joan, Joan, réveilles-toi! » Elle ouvrit brusquement les yeux et le regarda un instant comme s’il était sur le point de l’assassiner. Curtis avait même cru qu’il allait devoir esquiver un coup de poing. Elle répétait sans cesse : « Elles ont payé à ma place…, Elles ont payé à ma place! Elle reconnue finalement sa chambre, son lit et Curtis, enfin avec elle. Elle finit par se blottir contre lui, secouée par de violents sanglots.

Curtis la serra très fort contre lui en la berçant doucement. Il caressa doucement son dos et l’embrassa sur la tempe. Il tenta doucement de la raisonner : « Mon amour, tu ne dois rien te reprocher… ces femmes ont été les victimes du plus crapuleux trafiquant de personnes qui soit… et toi aussi!!! Partager leur sort n’aurait servi à rien ni à personne! Tu as accomplis l’essentiel : ce criminel, tu nous en as débarrassé! Et son réseau, tu l’as démantelé! Ce n’était pas ta faute si Traavis était un ennemi personnel de ton père et qu’il ait voulu se venger sur toi! »

« Oh Curtis, mes missions sont devenus de véritables règlements de comptes avec des tas de morts dans leurs sillons! Ou sont le service et la protection des citoyens des neufs mondes dans tout cela?! Traavis a littéralement fait exprès de se faire prendre; sinon, pourquoi aurait-il baptisé son vaisseau le Zénithal? Il savait qu’il n’en avait plus pour très longtemps à vivre. Et si tu avait vues ces femmes… avec leurs cheveux blonds et leurs corps en décomposition dans leurs capsules d’hibernation défectueuses. C’était atroce!!! Et Ezra qui est dans un état critique! »
Curtis continua de bercer doucement Joan et se demandait quoi dire et quoi faire de plus pour la réconforter et lui remonter le moral. Il est lui-même confronté au même dilemme concernant ses missions, y compris celles qu’ils ont partagé ensembles. Il commence à réaliser que l’approche du justicier qui sacrifie jusqu’à ses sentiments et son humanité ne tient plus la route.

Les menaces sont de plus en plus organisées et systémiques, leurs parades doivent l’être aussi. Il lui dit : « Ma courageuse dame, je me pose de plus en plus les mêmes questions que toi depuis un certain temps, depuis que je te connais pour tout t’avouer. Tout ce qui m’importe en cet instant est que toi tu sois vivante. Et tu… me fais sentir… vivant! », Termina-t-il en commençant à la caresser et l’embrasser doucement sur tout son corps. Joan répondit aux contacts de Curtis avec ardeur. Ils finirent par se rendormir l’un contre l’autre.

Le vidéo-transmetteur les réveilla vers 10 heures le lendemain matin. Joan se leva d’un bond, enfila sa robe de lui et se précipita pour répondre en pensant que c’était l’hôpital concernant l’état d’Ezra. À sa surprise, elle vit le visage d’Annie, l’assistante personnelle du Président Cartew. Son visage était en larmes. Joan s’en inquiéta : Annie n’a pas l’habitude de verser des larmes de crocodile. « Bon sang Annie, qu’est-ce qui se passe? Il faut que ce sois vraiment grave pour que vous soyez dans un état pareille! » Dans sa surprise, Joan oublia d’appeler Annie par son titre officiel.

« Lieutenant Randall, je ne sais pas à qui d’autre m’adresser. Le président Cartew a complètement perdu la raison. Il se prend pour Zeus et s’est enfermé dans la suite présidentielle avec sa femme. Je n’essaie même pas de songer à ce qu’il lui fait subir! Je les entends crier tous le deux. Le Général Anders est en vacances et de toute façon je n’ose pas convoquer l’État major. Ils n’attendent qu’un prétexte comme celui-là pour saisir le contrôle du Gouvernement! Je vous en prie, aidez-moi! Je vais également appeler le Capitaine Flam et son équipe. Ils sont sur terre si j’ai bonne mémoire. »
Joan marqua une pause avant de répondre. Elle se souvient encore avec un peu de rancune du cas ou Cartew et sa femme lui avaient demandé d’épouser ce prince dieu-sait-qui de dieu-sait-ou pour sceller un accord diplomatique bidon. Joan dût néanmoins admettre que, pour sa défense, le président, avec les années, était devenu plus en plus isolé politiquement, de plus en plus seul contre tous. Annie et sa femme étaient pratiquement ses seuls appuis. Quand on se croit seul contre tous, on finit par prendre de mauvaises décisions. Cartew a finalement craqué.

« C’est bien, Madame la Secrétaire, j’arrive dès que possible. Cependant, je ne peux pas passer outre comme ça ma hiérarchie sans que cela ait des conséquences. Si j’ai bonne mémoire, la Générale Watson remplace habituellement le Général Anders lorsqu’il est en vacances. Elle a prouvé par le passé qu’elle appuyait sans réserve la démocratie; et elle a toujours travaillé dans un esprit de service. Elle saura faire preuve de discrétion et faire appel à des agents discrets pour assurer un périmètre de sécurité. Je vous conjure de la prévenir également! »

« Je vais suivre votre conseil Lieutenant Randall. » Répondit Annie, son calme habituel retrouvé. Curtis vint la rejoindre : « Mon équipe vient également de me prévenir. Habillons-nous et allons-y ». Joan tenta de se remonter le moral en plaisantant un peu : « Oui, c’est urgent mais pas encore au point de te présenter à l’immeuble présidentiel torse nu en caleçon à fleurs! Des plans pour que Zeus Cartew te prenne pour Apollon et essaie de te tuer.» « Ce caleçon est for your eyes only darling! » Répondit Curtis.

Ils rejoignirent les futuremen et se rendirent au bureau d’Annie. La Générale Watson était présente en compagnie de trois agents triés sur le volet. Joan les connaissait de vu. Ezra parlait d’elles avec un profond respect. C’était les majors Riggs, Murtah et Di Leo. Elles lui firent un signe de tête. La générale Watson les accueillit : « Capitaine, Lieutenant Randall, merci d’être venus si vite. » Dit-elle en réprimant tout sous-entendu dans sa voix. Désolée que vous soyez mise encore à contribution de cette manière, à peine après avoir terminée cette sordide mission concernant Traavis, Lieutenant. J’espère que le Colonel Gurney s’en sortira. »

« Quelle est la situation avec le président et sa femme en ce moment? » Demanda Curtis. « Les cris ont cessé mais on entend de la musique hawaïenne assez rythmé. Ils ne répondent à aucune de nos requêtes d’entrer » Répondit Annie. « Je vais vous annoncer tous le deux de la manière habituelle, il retrouvera peut-être assez sa raison pour vous permettre d’entrer. » Ajouta-t-elle. « Parfait, nous allons entrer. Je suggère à tous de régler vos pistolets sur paralysie, si ce n’est déjà fait. » Ajouta Joan.
Annie frappa à la porte de la suite présidentielle : « Mr. Le Président, le Capitaine Flam et le lieutenant Randall sont arrivés. Dois-je les faire entrer? » « Faites Annie. » Répondit Cartew d’une voix posée, presque normale.

Curtis et Joan entrèrent avec prudence la suite. Un spectacle grotesque, même obscène se présenta à eux. Cartew, n’était vêtu que d’un pagne avec une couronne de lauriers sur la tête. Il était armé d’un bâton électrique qu’il avait vraisemblablement utilisé pour forcer sa femme à faire un striptease tout en dansant le Hula hop. Éléonore Carte était brûlée a plusieurs endroits et était mortifiée qu’on la voit ainsi. Cartew accueillit Joan avec une familiarité indécente : « Joan, ma jolie petite pépite, j’ai toujours rêvé d’un vrai spectacle de striptease, joint-toi à ma femme que je me rince enfin l’œil! » Joan eut à peine le temps d’éviter une décharge électrique. Curtis arrivait à peine à réprimer un mouvement de colère : « Monsieur le président reprenez vos esprits! » En voyant le capitaine, Cartew eu un nouvel accès de folie : « Pour toi Apollon, je suis ton maître : Zeus! » Curtis ne peut éviter le bâton électrique en pleine poitrine. Curtis s’écroula sur le sol. Horrifiée devant cette scène, Joan dégaina son arme et fit feu. Cartew tomba inconscient. Joan se précipita vers Curtis. Il respirait normalement et reprenait conscience.

Watson et son équipe s’occupaient des blessures d’Éléonore et d’évaluer l’État du président. Le professeur Simon avec l’aide de Crag et Mala put traiter immédiatement la folie du président en lui administrant immédiatement des électro choques. Il redevint lui-même mais anéanti par ce qu’il avait fait durant son épisode. Il se soumit à un ordre formel d’Annie de se reposer jusqu’à nouvel ordre. Étant élue à son poste, elle pouvait assurer la présidence par intérim pour un certain temps. Elle s’allierait le support de d’autres représentants élus, tous partis confondus, pour faire primer la démocratie. Elle se jura qu’un état policier ne naîtrait pas sans qu’on lui passe sur le corps. Elle se promit de se garder les services de la Générale Watson.

Le dernier mot de nos héros : « Eh bien, je pense qu’on a réellement besoin de vacances! » Déclara Curtis. « Chéri, n’importe ou sauf à Hawai! » Soupira Joan. Curtis l’enlaça : « Tes désirs son des ordres »

Finally!
Frégo

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Mer 18 Déc 2013 - 02:42
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flamme
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Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Bonjour a toutes!

Et bien Frego, c'est presque une mini-histoire, chapeau ! (et entre nous, insomnie ou autre fuseau horaire? ;D...)

Bon, moi la cuisine ca ne m'inspire qu'a moitie, comme Joan....Lisez plutot...C'est pese et emballe comme dirait Elaine...

“Ca sent le roussi et plutot deux fois qu’une!” Joan commencait a paniquer. D’un oeil elle regardait la fumee brune qui s’echappait de la casserole et de l’autre le sous-chef qui la toisait d’un regard noir et soupconneux….”Avec sa barbe blanche, ses joues et son chapeau rouges, on dirait plutot un lutin aux fourneaux!” Joan en aurait presque rit…Surtout qu’en prime, elle venait de s’apercevoir qu’il attendait patiemment devant la bouilloire, sous laquelle elle avait oublie de mettre le feu …

”Et dire que c’est tombe sur moi “ soupira t’elle…Elle etait en mission secrete dans le celebre restaurant des soeurs Tatin, pour enqueter sur la disparition de la mythique recette de la Cocotte aux Rubis. Les deux soeurs avaient retrouve le classeur, qui contenait la precieuse recette, vide a cote de la photocopieuse, et avaient aussitot prevenu la police. Evidemment, son superieur avait decrete que cette mission necessitait un doigte feminin, et Joan avait donc du se preter au jeu de l’apprenti cuisiniere, a son plus grand dam. Le probleme? Elle detestait cuisiner, mettez lui un tablier et elle restait paralysee sur place. Et pourquoi prendre des heures a preparer quelque chose qui serait mange en quelques minutes, hein? Elle preferait de loin etre du cote du degustateur!

Le sous-chef lui avait demande de preparer la recette de lendemain de veille, et le temps qu’elle regarde le calendrier pour calculer le lendemain du jour de la veille, les oignons qu’elle avait mis a dorer dans la casserole s’etaient mis a brunir. Nul doute que ce ne serait pas un chef-d’oeuvre…

O-tho

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Bonjour !

bravo Frégo, longue histoire (tu détiens le record de la longueur je crois Wink !), pleines d'idées et de rebondissements ! J'imagine bien Carthew avec le pagne et la couronne de lauriers...

O-tho, tu étais emballée par la cuisine pour avoir emballé et pesé ton histoire ;D !

Ca tient la route...

Je ne sais pas encore ce que je vais en faire de cette liste, je suis au petit déjeuner Wink

cela dit, je rends à César ce qui appartient à César, mais la mission d'infiltration, ce n'était pas de moi, mais d'August, et c'était plutôt dans un bar...

Bonne journée et à plus tard !

Limeye Smile

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Et voilà ma proposition... j'ai failli faire deux en un... c'est un peu ça... la chute aurait pu être meilleure, je pense... pas pu faire court non plus... j'ai détourné un peu le lutin... et je n'ai pas respecté l'unité de lieu puisqu'il y a deux endroits ! Mais l'unité de temps est là...

bonne lecture !

Limeye Smile


Par une belle journée d’été, 4 amis sont enfermés dans les sous-sols sombres de la grande bibliothèque interplanétaire de New York. Grâce au professeur Simon, ils ont pu accéder à des documents rarement montrés au grand public, et pour certains, il faut même aux chercheurs des autorisations spéciales pour pouvoir les consulter.
La jolie archiviste qui les accompagne se dit qu’elle embaucherait bien Grag pour lui descendre les lourds grimoires rangés sur les plus hautes étagères. Mais Otho n’est pas d’accord : il trouve plus agréable de faire monter sur l’escabeau la jolie jeune femme en question afin d’admirer ses belles jambes.
Une voix de jeune adolescent se fait entendre, obligeant l’androïde à se concentrer sur autre chose que les chevilles délicates de la jeune femme.
- Tu crois qu’on va y arriver, Otho ?
- Mais oui, petit, mais oui !
- Pour l’instant, on ne trouve rien d’intéressant. Même dans le livre des chefs d’œuvres de la cuisine française ! J’ai compulsé tous les volumes…
- Monsieur Otho !
- Oui, Miss Barnett ?
- Tenez, prenez ce classeur. Ce sont des recettes de desserts, recueillies auprès des descendants des sœurs Tatin. Elles étaient de fines cuisinières.
- Miss Barnett, se permet Grag, ce n’est pas à proprement une recette de dessert que nous cherchons…
- Pourtant, il n’y a rien de mieux qu’un dessert, je vous assure, pour faire fondre de plaisir !
- C'est-à-dire… que… enfin…
- Et bien Monsieur Grag ? Expliquez-vous ! Je suis là pour vous aider, vous savez. J’ai déjà eu des demandes particulières, vous pouvez parler sans crainte ! Et je suis soumise au secret professionnel. Je ne révèle jamais rien sur les recherches qui sont menées ici…
- Disons que… heu…
- Nous avons besoin d’un filtre d’amour, dit Otho qui en a assez de tourner autour du pot.
- Ah ? Et vous voulez marier qui ?
- Pour l’heure, on ne veut pas encore qu’ils se marient. On veut juste qu’ils arrêtent de se regarder les yeux dans les yeux et que… comment dire… ça devienne un peu physique, quoi, vous voyez ?
- Je vois parfaitement, Monsieur Otho ! Alors suivez-moi. J’ai peut-être ce qu’il vous faut, deux rangées plus loin.
Le jeune archiviste dépasse alors le rayonnage dans lequel travaillent Ken et Simon, elle attrape son escabeau, grimpe rapidement sous les yeux admiratifs d’Otho, se saisit d’un gros livre poussiéreux, écrit dans une langue rare du moyen-âge.
- Voilà, dit-elle. Allons à la photocopieuse, ce sera plus facile pour vous d’étudier cette recette.
- Et c’est ?
- Rien de moins que le filtre qui a ensorcelé Tristan et Yseut.
- Ils ont mal fini… vous croyez que c’est une bonne idée, demande Ken, un peu inquiet. On devrait peut-être juste les envoyer au cinéma voir un film X…
- Tu as de ces idées pour ton âge, petit !, dit la jeune femme.
- Je ne suis plus un gamin… je sais déjà beaucoup de choses…
- Je n’en doute pas ! Voilà, vous avez votre document. Bonne chance maintenant pour votre préparation !
- Merci encore de votre aide, Miss Barnett, la salue le professeur en quittant l’étage.
Toute la fine équipe se retrouve enfin dehors, Ken espère qu’ils n’auront pas perdu cette belle journée pour rien. Il aurait été plus agréable d’aller au parc d’attractions ! Mais Grag et Otho avaient raison : il était temps de faire bouger les lignes. La magie vaudou n’ayant pas donné les résultats escomptés, il fallait tenter autre chose.


Pendant ce temps, dans la cuisine de Joan :
- Tu crois qu’on va y arriver ? Je n’ai qu’une simple cocotte et une bouilloire d’un litre… ça va nous prendre du temps.
- J’ai apporté le matériel nécessaire, mais pour certaines choses, j’étais bien obligé de rester discret, sinon, j’aurais été assommé de questions par mes deux affreux.
- Tu crois qu’on a bien fait de leur confier Ken ?
- Aucun souci. Ils ont prévu de lui faire faire le mythique train fantôme. Il va adorer.
- Il fera des cauchemars toute la nuit…
Curtis est assis devant un assemblage complexe de matériel de chimie. Il est en train de doser avec soin différents éléments de leur préparation. Joan a fini d’éplucher les oignons de Madagascar et s’apprête à ajouter dans sa cocotte le verre de riesling et les herbes de Provence.
- Voilà, c’est bon.
Curtis regarde sa montre :
- Deux minutes de cuisson, je vérifierai la température et ce sera bon ! Il suffira d’ajouter la préparation chimique.
- Je peux enlever mon tablier ?
- Dans cinq minutes, tu pourras enlever autre chose aussi…
- Espèce d’obsédé !
- Par tes formes oui !
- En attendant, si je n’avais pas surveillé le calendrier, on était coincé !
- Pas de panique, il nous reste quelques heures de tranquillité. On a jusqu’à ce soir pour leur faire avaler notre préparation et ensuite, nous aurons à nouveau cinq semaines de paix !
- Il faudra bien leur dire la vérité un jour…
- Pour les entendre comploter derrière notre dos ? Je peux t’assurer, ma chérie, que nous sommes bien plus heureux ainsi. Pour vivre heureux, vivons cachés ! Et surtout, cachés de nos amis !
- Tu as quand même eu une drôle d’idée de leur appliquer cette recette de lendemain de veille…
- Ils restent ainsi dans l’ignorance de notre relation, et je t’assure que c’est mieux ainsi.
Ce faisant, Curtis lui prend la main et l’attire à lui. Alors qu’il commence à la lutiner, ils entendent soudain la porte de l’appartement s’ouvrir et Ken arrive tout joyeux.
- Toujours dérangés au meilleur moment, grogne Curtis. Tu vois que j’avais raison ! On va déjà faire avaler sa dose à Ken, puis on fera venir les deux affreux.
- File sur le balcon, que Ken ne te voit pas !
- Joan !
- Je suis à la cuisine !
- Tiens, j’ai acheté une bouteille d’un jus de fruits super bon et super cher ! Je l’ai payé rubis sur ongle, ou presque… C’est un cadeau pour toi ! Tu devrais en boire un verre tout de suite !
- Hum…
Joan reste un rien dubitative devant la bouteille en question. L’opercule en est ouvert… ça frôle l’arnaque !
- Viens plutôt goûter ma sauce !
- Tu fais un ragoût ?
- Oui. Dis-moi si c’est assez salé ?
- Hum… c’est parfait… oh Capitaine ! Bonjour, tu es là ? Je ne t’avais pas vu ? Tu viens goûter au ragoût toi aussi ?
- Oui.
Et il lance un étrange regard à Joan qui devine que ce n’est pas du tout au ragoût qu’il pense.
- Où sont Grag et Otho ? Tu les as perdus dans le train fantôme ?
- Non, ils m’attendent en bas.
- Alors, donne-leur un petit échantillon de ma sauce, ça leur donnera des forces pour faire tourner les manèges…
Et Ken fait demi-tour sans se poser plus de questions, et en ayant complètement oublié la motivation profonde de sa petite visite à Joan. Au point qu’il n’a même pas pensé à proposer au Capitaine de goûter au filtre…
- C’est quoi, ce truc qu’il a ramené, Ken ?
- Ca m’a l’air douteux… il a dû se faire avoir…
Curtis ouvre la bouteille, respire la vague odeur qui s’en dégage par le goulot.
- Bizarre… laisse cela dans un coin, on s’en occupera plus tard…
- Tu ne veux pas t’assurer d’abord que Grag et Otho sont hors d’état de nous nuire ?
- Tu as raison, je les appelle.
Mais avant qu’il ait pu le faire, le carillon de la porte d’entrée se fait entendre : les deux affreux débarquent : la sauce du ragoût leur a plu, et ils veulent plus qu’une simple dégustation !

Limeye

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Bonjour les filles,

Après vos bonnes histoires ce n'est pas facile de trouver surtout que la préparation d'un repas aujourd'hui c'est sacrément ironique pour quelqu'un qui a la gastro (pas drôle)


donc, vous l'aurez voulu, il n'y a pas grand chose qui console [devil] dans la vie...

Bonne journée





Joan était dans sa cuisine, elle voulait lui faire un déjeuner royal et elle était déjà en retard. La nuit avait été si merveilleuse qu’elle avait dormi comme une masse et dût enchaîner avec la préparation sans même prendre le temps de boire tout son café. Elle avait sorti la cocotte flambant neuve, enfilé son tablier et fit revenir les oignons tout en ouvrant le classeur de recettes. Les larmes lui vinrent rapidement aux yeux et si cela continuait elle devrait allumer l’ordinateur et la photocopieuse pour pouvoir sauver sa recette. La bouilloire sifflait pour préparer le bouillon de viande, les morceaux étaient revenus, un peu de vin rouge, le concentré de tomate, et elle souffla en le mettant au four. 2h30 de pause. C’est à ce moment que Curtis rentra et elle vit tout de suite qu’il avait des intentions très intéressées, « Alors ma beauté, tu nous prépares une recette de lendemain de veille dans cette tenue ? SI j’avais su je ne serai pas parti faire quelques petites courses. »
C’est alors qu’elle réalisa qu’à part le tablier, elle était presque nue et ses mains commençaient sérieusement à la perturber dans l’organisation de son repas. » Ta chute de rein est un chef d’œuvre, cela mijote combien de temps ton truc ? Elle le regarda et évidemment oublia complètement la réponse à la question, il l’embrassait déjà pour la faire fondre. Ce n’était finalement pas mythique le capitaine Flam, il existait et il ne manquait pas d’expérience, visiblement il n’avait pas seulement grandi sur la lune. Lorsque le four sonna le temps imparti, elle était lovée contre lui, et il se montrait encore très tendre, embrassant sa main où brillait le rubis qu’il lui avait offert la veille. »Tu sais qu’en lutin, tu dois être craquante, dommage que le calendrier ne s’y prête pas »proposa-t-il « n’empêche qu’avec tes idées on mourrait de faim, heureusement que l’estouffade est prête mais il n’y aura pas dessert !
-j’en ai apporté deux, un tarte Tatin et un moelleux chocolat .
-c’est un peu beaucoup pour deux, non ?
-c’est pour cela qu’il faut garder le rythme, on ne t’as pas appris cela à la police ? » fit-il en la bousculant sur le lit.

Elaine

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C'est sûr que pour soigner la gastro... rien ne vaut une petite histoire un rien délurée et dénudée [devil]

(je n'ose pas te mettre le smiley qui est sur ses toilettes, ce n'est pas charitable [angel] )

Cela dit... plus sérieusement, soigne-toi bien !

Bizz

Limeye Smile

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Mer 18 Déc 2013 - 04:00
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Frégo 80
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Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bravo les filles !

J'ai respecté l'ordre des mots, mais un peu triché puisque il n'y a pas à proprement parler de recette préparée comme le demandait la consigne.

Toi, ma cocotte, tu enlèves ton tablier et tu sors de ma cuisine ! Une femme entre deux âges piquait une belle colère, brandissant une tresse d'oignons comme une massue en direction d'une jeune femme blonde effarée, coiffée d'une toque de travers. La jeune femme quitta la cuisine et se précipita à la réception. Accroupie entre la photocopieuse et un classeur métallique, elle passa un appel discret sur son communicateur.
- Curtis, je suis obligée d'abandonner ma couverture, la chef de cuisine ne veut plus me voir, j'ai renversé la bouilloire sur le manuscrit de son livre "recettes des lendemains de veille". Je file me déguiser et je reviens essayer de me faire embaucher de nouveau. Nous devons absolument être dans la place quand Kahlon arrivera avec la délégation de Mercure. En travaillant en cuisine, ce sera un jeu d'enfant pour moi de droguer sa nourriture et vous pourrez le cueillir sans difficulté. Je vous contacte dès que je suis à nouveau dans la place. Joan, terminé.
Deux heures après, un très jeune homme postulait comme apprenti. La chef de cuisine, un peu cougar sur les bords, séduite par son extrême jeunesse, l'embaucha immédiatement. Il semblait si jeune que sa silhouette était encore frêle et sa voix était encore un peu aigue. La chef entreprit immédiatement de lui faire comprendre ses intenions, le couvrait de compliments, qualifiant sa découpe du persil de chef d'oeuvre et effleurant son dos et ses bras à chaque instant. Joan serrait les dents et prenait son mal en patience.
Tout le personnel du mythique restaurant "le repère des Tatins" se rassembla pour écouter le descriptif et l'organisation du repas officiel du soir. Tout le monde se mit au travail pour préparer la salle, dresser les nappes rubis, les verres, les assiettes. Les serveuses et apprentis s'agitaient dans la salle comme une troupe de lutins. La chef de cuisine continuait de serrer de près son nouvel apprenti et Joan excédée par ses minauderies se retenait à grand peine de lui écraser la tête contre le calendrier mural.

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Elaine


Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Merci August et Limeye.

Je ne rentre pas dans les détails en tout cas vous lire fait du bien et me montre que mon cerveau supplante le diktat des toilettes !

Mooncat a proposé un défi sur le post allemand,

Boîte de couture, Supernova, Martini Bianco, marron (chataîgne), rose, noeud carré (?? Noeud papillon), nappe, Strange-Quak (cela pourrait être du Quark, le truc qu'ils mangent tout le temps), Chemise de nuit, papillons de nuit, matériel à souder : j'ai demandé des explications, cela vous tente?

August , tu reviens en force ,

A +

Elaine

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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

et Bravo August pour les mots dans l'ordre !

Je n'ai même pas essayé...

Je suis forcément partante pour le défi de Mooncat ! Je vais essayer de respecter l'ordre, cette fois. Comme il n'y a pas de thématiques, ce sera peut-être plus facile...

Bizzz

Limeye

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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Elaine

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Salut les filles,

Mooncat a répondu très rapidement,

Boîte de couture, Supernova, Martini Bianco, châtaignier (l'arbre), rose, noeud carré (Noeud dans la corde), nappe, Strange-Quark (constituants élémentaires de la matière), Chemise de nuit, papillons de nuit ou papillon , l'étain à souder

allez

Elaine

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August

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Zitatok, on y va. Mais noeud carrés ? Je ne vois pas de quoi il retourne, et vous ?

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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

d'après la précision d'Elaine, je pense qu'il s'agit des noeuds dans le bois, dans une planche...

ou alors d'un noeud marin ?

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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Mooncat

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés
Zitat von: limeye

"d'après la précision d'Elaine, je pense qu'il s'agit des noeuds dans le bois, dans une planche...

ou alors d'un noeud marin ?"

noeud marin? Si, un noeud marin (sailing...), mais peut également être utilisé à d'autres fins.

Mooncat

Less is only more where more is no good (Frank Lloyd Wright)
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August
Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Zitaton ne peut pas plus clair, merci Mooncat !
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O-tho

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonjour a toutes,

Bon je me lance....Je n'ai meme pas essaye de respecter l'ordre, mais j'ai fait -un peu- plus long...
A Elaine, je te souhaite un prompt retablissement, c'est vicieux ces petits virus gastriques !

“Silence…Action…On tourne!”

Joan, alias Tatiana Papillon , s’empara de la corde a laquelle elle fit un noeud carre d’une main experte avant de la lancer sur le châtaignier pour y grimper. Souple et agile, elle rampa sur la plus solide des branches et se laissa glisser sur le balcon de la residence encore endormie.
“Coupez!”
“C’est pas trop tot” grogna Joan, maudissant le scenariste qui avait decide que son personnage porterait une legere chemise de nuit coquine sous un peignoir qui ne cachait pas grand chose non plus pour faire des acrobaties…
Joan soupira. C’etait encore tombe sur elle. Cette fois-ci, le service secret soupconnait Art Tishow, le celebre metteur en scene des films du heros legendaire “Al Supernova” d’etre le chef d’un traffic de drogues extremement dangereuses, qui venaient de deferler sur les 9 mondes. Surnommees “strange quark”, elles rendaient leurs utilisateurs tellement dependants, que ceux-ci etaient prets a tout pour s’en procurer. C’etait un tel fleau que le gouvernement avait decide d’employer les grands moyens, Futuremen y compris, pour restaurer la securite des citoyens. Evidemment, la meilleure facon de surveiller discretement les activites du criminel etait d’infiltrer son equipe, et qui mieux que Joan pour incarner une Supernova girl dans son dernier film..(le feminisme sous-jacent de Joan s’etait revolte a l’idee de voir ses talents etre encore utilises pour ce genre de role…Elle s’en etait d’ailleurs ouvertement exprimee a son superieur, le General Anders, menacant d’utiliser a bon escient sa bobine d’etain a souder sur lui s’il lui refilait une mission pareille la prochaine fois).
“Scene suivante! Silence…Action…On tourne!” cria a nouveau l’assistant.
Du balcon, Joan penetra par la fenetre laissee negligemment ouverte dans un salon qu’elle croyait inoccupe quand la lumiere se fit soudainement. Surprise elle se retourna pour se trouver nez-a nez avec le heros, Al Supernova- grand, beau et muscle ce qu’il fallait, et extrement seduisant dans son complet noir.
“Bonsoir, Mademoiselle?...” lui dit-il d’un air nonchalant, tout en la devorant des yeux.
“Papillon, Tatiana Papillon” repondit-elle d’une voix suave, tout en laissant glisser un doigt le long de sa cravate rose.
“Puis-je vous offrir quelque chose a boire?” ajouta-t’il en haussant un sourcil, le regard brilliant.
“Avec grand plaisir….Un Martini Bianco mélangé au shaker, pas à la cuillère…” repondit-elle en le regardant droit dans les yeux.
“Pas si vite!” cria l’intrus, qui, un pistolet a protons a la main, avait bondi de derriere les rideaux qui encadraient la fenetre. Pris dans son elan, il renversa la table, se prit les pieds dans la nappe qui trainait, se cogna contre une statue pour finir assomme sur le sol.
“Coupez! Mais quel imbecile!” s’enerva le metteur en scene.
Profitant du remue-menage, le hero avait rapidement emmene Joan par la main jusque dans la piece des accessoires, ou la petite chemise de nuit gisait maintenant dechiree au sol. Il n’avait pas pu se contenir, elle etait trop irresistible.
“Oh Curtis!” gemit Joan, sa bouche cherchant avidemment la sienne. Sa derniere pensee coherente fut qu’elle allait devoir sortir sa boite de couture pour reparer sa chemise de nuit, si c’etait encore possible….

O-tho
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Elaine

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bravo O-tho

merci pour tes voeux , vos histoires m'aident beaucoup à me changer les idées!

"feminisme sous-jacent de Joan s’etait revolte a l’idee de voir ses talents etre encore utilises pour ce genre de role…Elle s’en etait d’ailleurs ouvertement exprimee a son superieur, le General Anders, menacant d’utiliser a bon escient sa bobine d’etain a souder sur lui s’il lui refilait une mission pareille la prochaine fois,"

qu'est ce qu'elle aurait fait si ce n'était pas sous-jacent?

Elaine


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August

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Dans un village d'une petite colonie de Mars, un homme effeminé, sanglé dans un costume voyant à la coupe extravagante, flanqué d'une jolie terrienne à l'allure décidée, traverse une rue pour s'approcher d'une mercerie.
Les deux pénètrent dans la boutique, et pendant que la jeune femme regarde les articles exposés, l'homme s'adresse à la mercière et se présente avec forces gesticulations maniérées.
- Bonjour Madame, je suis Bianco Martini, votre mercerie m'a été recommandée par des amis. Je vais ouvrir une maison de couture, et je vais avoir besoin de beaucoup de fournitures. Plusieurs sortes de fournitures, même ... étranges, si vous voyez ?
Manifestement, la mercière ne voit pas du tout.
- Il est vrai que nous sommes loin de tout et nous manquons des articles à la mode. Je pense que vous pourriez avoir un vrai succès en vendant du linge de maison, des pyjamas, chemises de nuit, des serviettes.
L'homme s'évente avec son foulard bois de rose, pousse quelques soupirs mélodieux et proteste
-Mon dieu que ceci est donc compliqué, je n'entends rien à ces détails pratiques, je suis un artiste du stylisme moi, peu m'importent vos histoires de nappes et de boites à couture !
Il tourne théatralement les talons et sort de la boutique pendant que la jeune femme adresse un geste d'excuse à la mercière avant de rattraper son compagnon.
Quand elle arrive à sa hauteur, l'homme maugrée
- Je le retiens moi Kashew, mais qu'est ce qui m'a pris d'accepter cette mission !!
- Allons capitaine, vous savez bien que les contrebandiers des quark Strange se cachent dans le milieu de la mode, vous n'auriez pas été crédible pour cette enquête sans votre exquis déguisement, hum, mon joli papillon ?
L'espièglerie de la jeune femme lui arrache un sourire, c'est bien la première fois que quelqu'un l'appelle mon joli papillon.
Il est vrai qu'il est davantage coutumier des courses poursuite, des explosions de supernova, des bricolages à la souture à l'étain et de la fabrication de radeaux ou cabanes avec trois branches de chataignier et quelques noeuds carrés.
La jeune femme voit son sourire, décide d'améliorer encore son humeur et s'appuyant lourdement sur lui, les mains fermement posées sur ses reins, chuchote caressante :
- Allons mon cher Bianco, voyons le bon côté des choses, il nous reste à visiter un magasin de lingerie fine. Peut être pourrais je en profiter pour faire quelques achats ?
- Intéressante perspective, pensez vous quun artiste comme moi pourrait vous aider pour les essayages et retouches ?

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O-tho

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonjour August,

Eheheh, essayage et retouches hein? ...

Bravo!

O-tho


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limeye


Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Et voilà ma proposition... j'ai été inspirée par certaines scènes du DA concernant Mala... et j'ai respecté l'ordre !


Otho était assis tranquillement dans un fauteuil, la boîte à couture ouverte à ses côtés. Il lui fallait réparer une fois encore ses pantalons, déchirés lors d’une bataille avec Grag. Une fois sur deux, il se retrouvait en position d’infériorité et le robot parvenait toujours à le mettre en caleçon. Mais cette fois, il allait faire quelque chose de beaucoup plus solide ! La dernière fois, c’était Joan qui lui avait réparé son pantalon, et ça se voyait bien que c’était une fille délicate : elle avait utilisé du fil trop fin. Non, ce qu’il fallait à Otho, c’était du fil de pêche ! Incassable !

Il leva les yeux un instant, ils faisaient route vers une nouvelle supernova que le Capitaine avait décidé d’aller étudier d’un peu plus près. Au moins, espérait-il, il y aurait là un peu de mouvement. Parce que les récentes vacantes à Hawaï à siroter des Martini Bianco sous les châtaigniers, en regardant passer des jolies vahinés en colliers à fleurs et bikinis roses, à moins de ce se soit l’inverse (bikinis à fleurs et colliers de roses ?), ça n’était bon que pour le Capitaine. Eux, ils allaient finir par se rouiller…

Otho termina sa couture par de solides nœuds carrés, renfila son pantalon, et se dirigea vers la cuisine. Toute cette activité lui avait donné faim ! La table était déjà mise, la nappe à fleurs qui lui rappela encore une fois les vahinés était de sortie. Il souleva le couvercle de la cocotte, et découvrit que ce n’était pas Joan, ni Grag qui avaient préparé le repas. Mais que cela devait encore être une expérience du professeur, voulant découvrir les secrets des strange-quark. Dépité, il ouvrit le réfrigérateur et fouilla pour trouver quelque chose de mangeable.

A cet instant, la porte s’ouvrit derrière lui et il vit apparaître Joan dans une jolie petite chemise de nuit rose, avec de grosses fleurs jaunes et rouges, sur lesquels étaient posés des papillons d’un bleu lumineux. Et comme par hasard, les papillons en question couvraient tout juste la pointe de ses seins. "Encore un souvenir d’Hawaï, soupira-t-il. Il en a de la chance, le Capitaine !"

- Bonjour, Otho ! Tu vas bien ? Ah, tu as réussi à réparer ton pantalon ? J’allais te proposer de m’en occuper après un bon café.

- Merci, Joan, j’ai réussi… j’espère avoir réussi quelque chose de solide. Si ça ne tient pas, la prochaine fois, je n’aurai pas d’autres choix que l’étain à souder !

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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Elaine

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

bonjour August

tu m'as bluffé


Zitat von: August

"Dans un village d'une petite colonie de Mars, un homme effeminé, (...), l'homme s'adresse à la mercière et se présente avec forces gesticulations maniérées.
(...)
L'homme s'évente avec son foulard bois de rose, pousse quelques soupirs mélodieux."


Je me demande où il a appris les soupirs mélodieux... j'imaginerais bien les sarcasmes de boule de gomme


Zitat von: August

-" Intéressante perspective, pensez vous quun artiste comme moi pourrait vous aider pour les essayages et retouches ? "


Là par contre tu me rassures, mais sur des sous vêtements où sont les retouches?


Elaine


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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Ca pourrait être juste des touches...

quoi, j'ai mauvais esprit ?

c'est Elaine qui déteint sur moi

cela dit, bravo à Otho et August !

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

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Mer 18 Déc 2013 - 16:15
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Frégo 80
Marshall Gurney
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Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Nous avons posté en même temps et je crois que c'est encore le cas Cela faisait longtemps qu'otho n'était plus dans une histoire, très bonne idée!

La mienne est plus coquine même si notre utilisation des objets se rapproche...attention jeu de mot nul à la fin...

Joan était en train de réparer sa combinaison grâce la boîte à couture de voyage dans sa cabine du Cyberlabe. Pendant que le vaisseau filait en vol oscillatoire à travers l’espace pour observer la supernova elle ne risquait pas de visites intempestives des deux bestioles et de Mala, il était un peu voyeur parfois. Elle avait dû se déshabiller entièrement et était assise devant sa table, reprisant la longue fente avec un verre de Martini bianco sur la table pour se motiver. Elle détestait coudre et cela tombait toujours sur elle, comme la cuisine, parce qu’elle était une femme. Elle soupira , but une gorgée et regarda le poster qu’elle s’était fixé face à la couchette, un paysage au soleil d’automne. Une petite fille emmitouflée ramassait au pieds d’un chataîgnier les fruits. Les arbres au loin étaient dans les dégradés de roses, ocres et dorés,comme ces belles forêts du Canada.
Elle fit un nœud carré pour fixer le fils et commença la deuxième fente mais le vaisseau eut des accous , renversant le verre et la nappe de Martini sur Joan tombée au sol. Les secousses durèrent une éternité puis elle entendit des pas , Curtis rentra précipitamment « Joan venez voir c’est fabuleux, le professeur et moi avons identifié les strange-quark…que faites vous ?demanda-t-il en réalisant qu’elle était en petite culotte devant lui. Rougissante elle enfila sa chemise de nuit « je réparais ma combinaison et les secousses m’ont renversée » fit –elle avec aplomb en voulant passer devant lui outrée. » mais la vue d’un aussi joli papillon de nuit lui avait fait refermer la porte. Elle n’eut pas le temps de comprendre ce qu’il se passait, un baiser langoureux la fit fondre comme du fil d’étain à souder sous la flamme.

Elaine

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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Chuis morte de rire

excellente la chute !!!

on remet ça ?

j'espère que cela plaît à Mooncat, ce que l'on fait avec ses propositions ? (j'ose pas traduire, de peur de faire encore des erreurs... c'est pas mon jour pour l'allemand )

Limeye

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Nouvelle liste, Frégo nous rattrapera en route : y'a une malade qui a mauvais esprit mais qui a besoin de se soigner et de se remonter le moral, et une en vacances, mais qui va prendre le soleil... faut bien s'occuper, donc !


je propose :

écurie / malversation / joli coeur

personnalité : Néfertiti

à vous !

Limeye

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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Elaine

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

va pour un tour mais après plus personne ne pensera que je suis en arrêt de travail....

écurie / malversation / joli coeur

personnalité : Néfertiti

j'ajoute jungle / essaim / soutien -gorge

je vais beaucoup mieux

Elaine

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August

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés
Une en voie de guérison, deux en vacances, mais moi occupée la journée avec les neveux (et couche -tard O-tho : ni insomnie, ni autre fuseau horaire)

vous avez eu bien raison de changer de héros, toujours C et J... Bon évidemment, faire une histoire avec les deux bestioles, ca serait plus difficile.

écurie / malversation / joli coeur / néfertiti /jungle / essaim /soutien gorge /paroi /récurrent /roulette

combien de mots ? Dix ou douze ?
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O-tho

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Si on fait 12, j'ajoute sardine et serpilliere

Vous voulez une unite de lieu ou pas? Frego, ce serait a toi...

O-tho

PS: ravie de savoir que tu vas mieux Elaine, ca promet.... Moderator informieren Gespeichert
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Frégo
Gast

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Pourquoi pas le quartier général de la police interplanétaire comme unité de lieu.

Have Fun!

Frégo
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O-tho

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonjour a toutes,

“Il ne veut toujours pas parler !” grommela Ezra, tout en mordant dans son sandwich aux rillettes, lorsque Joan entra dans la piece d’ecoute attenant a la salle d’interrogation. Il etait revenu au quartier general, et cela faisait pres de 4 heures qu’il grillait Peter Roulette, un employe de banque jusque la modele, mais qui etait soupconne de malversation. Ezra suspectait qu’il n’etait qu’un pion dans un complot bien plus vaste, mais helas, l’inculpe restait aussi muet qu’une sardine.

“Euh…Joan, vous ne pourriez pas aider un tout petit peu ?…Je crois que c’est le moment d’employer les grands moyens, non, vous ne trouvez pas?...” ajouta Ezra tout en fuyant son regard.

“Ca y est, c’est recurrent, c’est encore tombe sur moi, faire le joli coeur pour delier les langues des prisonniers!” pesta Joan furieuse, alors qu’elle se dirigeait vers son bureau pour preparer sa mission.

“Attention elle revient !”. Aussitot un essaim d’agents se precipita dans la piece d’ecoute, tels des chevaux vers l’ecurie. Joan, vetue d’une –tres- courte robe legerement transparente au decollete genereux et qui lui collait au corps comme une seconde peau, venait de faire son entrée dans la salle, fiere et royale telle Nefertiti la reine d’Egypte. Le prisonnier stupefait et bouche-bee renversa le verre d’eau qu’il essayait tant bien que mal d’amener a sa bouche seche…

“Oh, laissez-moi prendre soin de ce petit debordement!” dit Joan d’une voix suave.

Elle ramassa la serpilliere et lui tournant le dos, se pencha jambes tendues pour eponger le sol, lui devoilant par le meme occasion la petite culotte coquine qui mettait en valeur son posterieur rebondi.
Agglutines derriere la paroi du miroir sans tain, ses collegues n’en perdaient pas une miette, les paris fusaient- parlera, parlera-pas..?

Elle alla ensuite s’asseoir en face de lui, et commenca l’interrogatoire tout en croisant et decroisant ses longues jambes galbees. Le prisonnier, tetanise, la sueur coulant sur son visage en feu, n’en menait pas large, tel le missionnaire pris au piege des cannibales de la jungle. Joan jubilait interieurement.

“Pensez a votre femme, vos enfants…” susurra –t’elle, tout en se penchant lentement vers le prisonnier, decouvrant ainsi l’arrondi de sa poitrine retenue par un petit soutien-gorge en dentelle delicate.

“C’etait quoi la question deja?” murmura le suspect…

O-tho
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August

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Excellentissiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiime


Zitat von: O-tho

“Attention elle revient !”. Aussitot un essaim d’agents se precipita dans la piece d’ecoute,
mortel l'image !


Zitat von: O-tho

“Pensez a votre femme, vos enfants…” susurra –t’elle, tout en se penchant lentement vers le prisonnier
Non là tout de suite, sa femme, c'est pas le truc auquel il a envie de penser


Zitat von: O-tho

“C’etait quoi la question deja?” murmura le suspect…

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Frégo
Gast
Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonjour à toutes et à tous,

Non O-tho, je ne suis pas insomniaque. Je suis à 6 fuseaux horaires à l’ouest (Toronto, Canada pour être plus exacte).

Auguste, chiche! Je vais faire une histoire avec les bestioles!

Limeye reconnut l’immeuble comme un endroit récurrent, où son maître Crag, Boule de gomme rose, l’ami à tête rouge et la chose flottante qui pense viennent pour rencontrer les mêmes vieux bonshommes pas drôles. L’ami vert avec la bosse sur le dos semble toujours savoir ce que Limeye pense car il reproduisit immédiatement les vieux bonshommes. Limeye sentait qu’il manquait quelqu’un : l’amie à tête jaune. L’ami à tête rouge était déçu. Il le sentait dans ses pensées.
Limeye décida de courir à la recherche la l’amie à tête jaune pour lui faire plaisir. L’ami vert le suivi en courant, prenant tour à tour la forme de l’amie jaune et l’ami rouge faisant le joli cœur. « Dites Capitaine, demandez à votre équipage de rattraper vos bestioles, ce n’est pas une écurie ici tout de même! » Lui remarqua le Général Anders. Le président Cartew prit l’air de quelqu’un en train de manger un sandwich aux sardines rancies.

Crag et Mala se précipitèrent à leur poursuite : « Limeye, Frégo, revenez ici! Ce fut une course effrenée dans tout l’immeuble de la police interplanétaire. Dans leur course ils reversèrent un vieux concierge qui passait sa serpillère. Tout ce cirque provoqua un essaim de commérages entre les agents qui en étaient témoins. « Cette fois ci, tout ce qu’on pourra confier comme mission à la lieutenant Randall sera de jouer les statues de Nefertiti dans la salle la plus profonde de son tombeau ! » S’esclaffèrent-ils dans un élan de malversation.

Les quatre compères ont finalement abouti dans le bureau d’Ezra Gurney et Joan Randall. Ezra les salua amicalement. En voyant Frégo se transformant tour à tour en Curtis et Joan et Limeye qui jappait frénétiquement il dit : « Désolé mes petits amis, Joan est en vacances en ce moment. » Sentant quand-même l’odeur de l’amie jaune, Limeye trouva le sac de vêtements de rechange partiellement ouvert de la jeune femme et y extirpa un de ses soutient-gorges. Et la course reprit de plus belle, Ezra à leur suite. « Eh, boîte de conserve, rattrape ton sale cabot! Il est en train de ficher en l’air en publique nos petites affaires! » « Je pourrait en dire autant de ton chewing gum à la menthe, boule de caoutchouc! »

Limeye se planta fièrement devant Curtis, faisant le beau avec le soutient gorge de Joan dans la gueule. Curtis devint aussi blanc que sa combinaison et commença à se frapper la tête sur la paroi du mûr du bureau présidentiel. Simon eut cette remarque flegmatique : Il y a-t-il des preneurs pour jouer à la roulette russe pour finir ça en beauté? »

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limeye


Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Hello !

O-tho, tu vas faire concurrence à Elaine... je ne sais pas si le suspect va parler... peut-être n'est-elle pas encore assez convaincante ? Mais que pense le Capitaine de ce genre de pratiques, hum ?

Bravo, Frégo, pour avoir utilisé les bestioles (le chihuahua du robot, désolée, je ne peux plus m'en empêcher depuis que je l'ai utilisée dans un précédent défi) ! Ca donne une vision originale et amusante !

Voici la mienne : les mots sont dans le désordre... mais ils sont tous là !


La nuit, le quartier général de la police interplanétaire restait animé, même si un silence plus marqué y régnait. L’agitation des essaims d’employés et de policiers s’était calmée, et certains étages étaient même aussi silencieux que les écuries d’Augias après le passage de Néfertiti.

Pourtant, au bout d’un long couloir désert, dans un petit bureau, éclairé d’une simple lampe, une jeune femme blonde travaillait encore sur un dossier complexe mêlant malversation financière, trafic de drogue, pillage des richesses amazoniennes. Cela devenait récurrent : les criminels étaient de plus en plus retors, il fallait déployer de plus en plus de moyens d’investigation pour en venir à bout. Et certains s’étaient même infiltrés au plus haut niveau. Des rumeurs laissaient entendre que les plus hautes autorités de l’Etat étaient corrompues. Mais ce n’était que des rumeurs, du moins l'espérait-elle.

Elle leva un temps les yeux de son dossier, s’avança vers la fenêtre. En face, à l’un des balcons de l’immeuble voisin, pendouillait, seule et abandonnée, une vieille serpillière. Elle soupira. Elle se sentait un peu comme elle. Isolée dans cette jungle, perdue au milieu des escrocs de tout poil, sans compter ces collègues dont il lui fallait se méfier. Entre ceux qui pouvaient être de mèche avec les criminels, et ceux qui se montraient trop entreprenants, il ne restait pas beaucoup de gens sur lesquels elle pouvait compter vraiment, depuis que le colonel Gurney avait pris sa retraite. Et celui sur lequel elle pouvait vraiment compter était une fois de plus reparti faire le fanfaron dans les étoiles.

"Plus insaisissable que la sardine du port de Marseille, ma cocotte", lui avait dit un jour une des secrétaires du général Anders qui avait l’air d’avoir bien connu le phénomène. Elle fronça les sourcils. Avait-elle raison ? Elle avait bien du mal à le croire. Coureur de jupons, lui ? Hum, plutôt rêveur émerveillé de découvrir d’autres mondes.

Elle allait se retourner pour regagner son bureau, lorsqu’elle sentit une présence derrière elle. Elle n’avait rien entendu. Aussitôt, elle se mit sur la défensive, se retourna vivement tout en pointant son pistolet sur l’intrus, appuyé nonchalamment à la paroi de son bureau, faisant le joli coeur.

Elle remit son pistolet dans son étui.

- Vous avez encore failli vous faire transformer en passoire, Capitaine. Vous devriez apprendre à vous faire annoncer… surtout en pleine nuit.
- J’ai une proposition à vous faire.
- Ah oui ? Une malhonnête, certainement, je nage en pleine malhonnêteté ! Cela ne me changera guère, dit-elle, amère.
- Pas du tout. Le Président m’a transmis le dossier sur lequel vous travaillez actuellement, cela lui tient à cœur. Et je vous propose de jouer à la roulette au gravium les différents protagonistes. J’en ai apporté une miniature. Et vous verrez que d’ici la fin de la nuit, votre enquête aura beaucoup avancé.

Elle remarqua alors un petit carton, posé à ses pieds. Il le prit et en sortit la mini-roulette, repoussa les papiers pour dégager le bureau, l’y installa. Au bout de quelques minutes, elle était en marche.

- Et que joue-t-on, Capitaine ?
- Cela va être un peu complexe, mais vous verrez, on trouvera le coupable, dit-il très sérieusement. Chaque protagoniste se verra désigner un numéro. Et vous, comme moi, nous allons jouer nos propres vêtements.

Elle le regarda, estomaquée : Etait-il devenu fou ?

- Je vous assure que ça fonctionne très bien. C’est ainsi qu’Otho et moi-même avons pu démanteler le gang d’Al Capone junior, il y a trois mois.

Elle soupira. Elle savait qu’il pouvait être redoutablement persévérant, et après tout, ce genre de jeu face à lui pouvait se révéler très amusant, voire… excitant.

Quelques heures plus tard, lorsque le général Halk Anders traversa la cour du quartier général, il leva machinalement les yeux vers l’étage de son service. Et fut bien étonné de voir pendouiller, à la fenêtre de la très sérieuse lieutenant Randall, un petit soutien gorge de dentelle rouge, affriolant, gai et un rien mutin, qui semblait faire de l’œil à la vieille serpillière rance de l’immeuble en face.

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O-tho


Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonjour Limeye,

Oops? Loin de moi l'idee de detroner Elaine...

Et ta partie de strip roulette , elle ne compte pas dis?...Bon c'est vrai elle est suggeree, mais quand meme....tu fais bien partie du club aussi!

et Frego, chapeau, pas facile d'utiliser les bestioles, de vraies pestes quand elles s'y mettent...

O-tho
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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonsoir O-tho !

No problemo, j'assume ! Les , les , les et aussi les !

A plus, je peaufine la fin de ma version de la comète...

Limeye

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Elaine

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonsoir les filles,

j'ai pris du retard, je vois qu'on parle de moi, j'ai rien fait, c'est pas moi, j'chuis innocente mais là franchement j' ai savouré

le coup du soutien gorge devant Curtis par Limeye (la bestiole, pas la fan)
l'interrogatoire sensuel

le coup du streap roulette me laisse un peu sur ma faim, j'adore l'idée mais finalement on ne sait pas ce qu'il enlève car un scientifique pareil devrait avoir bidouillé la machine, non (cf épisode des pierres)


Limeye on ne peut être romantique sans passer par la case ...S..E


Finalement, je me demande si je dois le faire ce défi ? je vais peut-être tout gâcher?

Elaine

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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Coucou Elaine,

je pense que tu dois le faire si la liste t'inspire ! Moi, j'ai bien aimé le lieu ! On n'y pense pas... tellement il était évident ! Mais c'était une très bonne idée.

si je n'ai pas raconté le streep-roulette, c'est parce que j'avais déjà casé tous les mots avant , sauf soutien-gorge que je gardais pour la fin (et pour le regard perplexe d'Anders).

Limeye

ps : Mooncat a relancé une autre liste !


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Mer 18 Déc 2013 - 16:45
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Frégo 80
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Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

rebonsoir,

c'est loin d'être aussi drôle mais j'ai respecté l'ordre et j'ai choisi l'équipe à la place de C et J,


4 juillet 3776 Bimillénaire de l’indépendance américaine, le quartier général de la police interplanétaire est en alerte rouge depuis 6 mois pour les festivités où les chefs d’Etats des neuf mondes sont invités. Karthew a tenu à y joindre les futuremen et lorsque le Cyberlabe atterrit sur l’aéroport de New york, l’équipe n’a jamais vu une telle effervescence. Tous les vaisseaux de la police avaient été briqués, alignés du plus ancien au plus récent,les équipes en grand uniforme étaient encore en train de régler les derniers détails. Une écurie pareille ne se voit tous les jours, Curtis savourait comme un gamin la vue qui s’offrait à lui. Le professeur lui-même était enthousiaste quand Mala malicieusement glissa à l’oreille de son chef « Tu en oublierais même Joan n’est-ce pas ? Tu avais promis de l’aider sur ce dossier des malversations ou était ce pour faire le joli cœur ?
-arrête veux-tu ? Bien sûr que j’ai transmis les pièces pouvant l’aider, ce rapport est fini depuis longtemps.Ne vois-tu donc pas devant quel vaisseau nous nous trouvons,là ? le Nefertiti ! le premier vaisseau qui a réussi la jonction avec Jupiter, regarde ce nez !
- Je vois surtout la jungle des journalistes droit devant !
- Quoi ? Ah, zut ! Passons rapidement.
Les futuremens allèrent d’un pas vif droit sur l’essaim de reporters affamés de scoop et d’interview , or le capitaine Flam se faisait trop rare pour rater le phénomène. Les flashs crépitaient, les questions fusaient de toute part et ils étaient encerclés. Curtis fait quelques gestes de la main pour les calmer et le silence se fit :
- Bonjour, je vous accorde 20 secondes, Mala tu comptes et pas une de plus, je suis attendu !
- Capitaine, est-ce -vrai que vous avez une liaison avec Myriam la vénusienne ?
- 5
- Quelle idiotie je ne connais même pas cette dame.
- Elle a vendu dernièrement son soutien gorge aux enchères pour plus de 30 000 $.
- N’avez-vous rien de plus intéressant comme question ?
- Avez-vous des enfants illégitimes ?
- Euh, c’est ça la question intéressante ?
- 10
- Etes vous homosexuel ?
- Sans commentaires
- 15
- Êtes –vous pour le développement durable ?
- 20
- Hein ? Bon , sans vouloir paraître discourtois j’ai des choses plus sérieuses à faire, bonne journée ! ET l'équipe continua en forçant le passage
- Tu avais raison la dernière fois quand nous avons rasé la paroi c’était bien plus amusant, les questions sont d’un niveau !
- Eh, oui Curtis les thèmes sont récurrents dans les journaux, il va falloir que tu sois un peu plus consensuel et que tu apprennes à te mettre au niveau de tes semblables, quand même.
- Hors de question, je ne joue plus à cette roulette là, quoi que je dise les journalistes interprètent tout !
- C’est sûr, comme cela vous savez comment c’est quand quelqu’un décide à votre place ce que vous faites, capitaine ! « fit Joan un rien contrariée. Il la trouva un peu agressive mais charmante dans son uniforme rouge d’apparat, contrairement à celui de d’habitude, elle portait la jupe droite qui était assez courte et elle avait de très jolies jambes.
- C’est quoi ça, des sardines ? demanda Mala en tripotant ses épaulettes.
- Oh, fais attention ! ce sont mes galons, idiot. Ce n’est pas drôle, est-ce que moi je fais des commentaires sur ta tenue de dysney parade ? « et elle tourna les talons furieuse.
- Mais qu’est-ce qui lui prend ?
- Bravo boulle de gomme, manquait plus que tu l’énerve aujourd’hui ! fit Crag, c’est toi qui va passer la serpillière demain « lui chuchota-t-il dans les oreilles lorsque Curtis essayait de rattrapper Joan pour l’excuser.

Elaine


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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Excellente, la tenue de Disney Parade

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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Elaine
Simon Wright

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés


Re re bonsoir,

Mooncat nous repropose une liste que je vous traduis en adaptant sa traduction, je crois que c'est mieux mais je vous laisse les deux versions

Schnalzen, Induktionsschleife, Altar, Sand, Nordlicht, Schwimmflossen, zartbitter, Freispiel, doppelseitiger Klebestreifen, Banane, sonnengelb
clapper de la langue, boucle d'induction, autel, sable, Aurores boréales, nageoire , noire/aigre-doux ?, jeux gratuits, ruban adhésif double face, banane , soleil jaune)

pour moi c'est : en gras le modifié

claquer la langue, tuyau d'induction (je pense aux filaments rouges sur les plaques, vous voyez), autel (de sacrifice ou à l'église), sable, aurore boréale, nageoire, je dirais amer car zartbitter c'est ce qui figure sur les tablettes de chocolat très noir / jeu gratuit ne me plaît pas, cela peut être jeu de plein air / ruban (adhésif) double face / banane , jaune soleil (la couleur)

kenkevouzenpensez?

Elaine

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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Il nous manque un lieu et une personnalité... si on respecte notre "code".

Vous avez une idée ? Moi, je sèche...

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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Elaine

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

le cyberlabe ?

Elaine


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limeye


Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Réussir à caser un autel et les jeux de plein air dans le Cyberlabe, ça va être un vrai défi, mais ça peut être rigolo

Ca marche

pour la personnalité, je propose : Beethoven, pour nos amis allemands !

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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O-tho

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonjour ou Bonsoir a toutes (vous vous reconnaitrez... ),

Pas facile ce coup-ci...J'ai eu du mal avec Autel, alors je m'en suis tiree avec une pirouette... Fair play non?...

C'est -court- et dans le desordre...

Joan lui caresssait doucement le visage. Il s’en etait fallu de peu cette fois-ci. Les Futuremen, accompagnes de Joan et Ezra etaient partis a la recherche du mecreant du moment, Autel Dunor, qui ecumait l’espace, detroussant les riches vaisseaux prives et qui semblait trop malin pour se faire apprehender.
Leur enquete les avait menes sur la planete Saar qui etait habitee par des etres mi-homme mi-poisson aux ecailles de couleur jaune soleil. L’equipe n’etait meme pas sortie du Cyberlabe, quand sans crier gare, pistolets a protons dans leur nageoires, ces etres belliqueux et cruels avaient attaque, semant panique et destruction sur leur passage. Crag avait du decoller en urgence avant qu'ils puissent faire l’inventaire des blesses et des degats.
Curtis, qui avait ete retrouve inconscient, la tete ensanglantee, gisait maintenant sur un lit de fortune a l’infirmerie. Ils avaient pare au plus presse: la perfusion tenait au ruban adhesif double face, et les electrodes etaient alimentees au tuyau d’induction.

“Il reprend connaissance!” cria Joan qui n’avait pas quitte son chevet.

Curtis ouvrit un oeil puis les deux avant de gemir en se tenant la tete. Aussitot, Joan lui fit boire un liquide au gout amer qui lui fit plisser le nez et claquer la langue, mais qui sembla le soulager rapidement.

“Oh les jolies aurores boreales!” lanca-t’il d’une petite voix aigue peu de temps après, son regard errant dans le vague. Joan l’observa quelque peu inquiete.

“Pom pom pom pom!” “Pom pom pom pom!” chanta t’il ensuire a tue-tete. Joan venait de reconnaitre la cinquieme de Beethoven. La, elle etait franchement inquiete.

“Je veux un banane pour mon gouter!” ajouta t’il la moue boudeuse, “et puis je veux aller a la place de jeu en plein air pour faire des chateaux dans le bac a sable! Na!”.

O-tho

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August

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

toujours un tour de retard

Quartier général de la police interplanétaire, bureau de Kashew, 12h30.
La secrétaire annonça l'arrivée du Capitaine Future et son équipe. Ezra et Joan se lèverent et les saluèrent chaleureusement. Kashew termina de donner des ordres au téléphone et s'avança en direction des nouveaux-venus.
- Je vous ai demandé de venir pour une affaire de malversation, c'est un problème récurrent mais qui prend cette fois une toute autre ampleur. Si vous le voulez bien, nous pourrions aller déjeuner avant de commencer notre réunion?
Bien qu'un peu surpris par cette entorse aux habitudes, Curtis ne vit pas de raisons de s'y opposer. A leur entrée dans le mess, les futuremen furent un peu assourdis par le brouhaha et la frénésie. Entre le banc de sardines et l'essaim d'abeilles, les membres de la police se comportaient comme des affamés, jouant des coudes pour atteindre les buffets. Curtis croisa les bras, et s'adossa à la paroi pour bien signifier son refus.
- Monsieur le Président, je regrette, pour ma part il n'est pas question que je pénètre dans cette jungle. J'ai l'impression que jouer à la roulette russe est moins risqué que d'essayer d'attraper une assiette ici.
Toujours à l'affut d'un bon repas, Ezra s'empressa de suggérer une visite à l'Ecurie de Pégase, un restaurant gastronomique du quartier.
Kashew dérogea au règlement en sortant sans garde du corps, secrètement ravi de cette petite escapade. De toute façon, il ne pouvait être plus en sécurité qu'avec l'équipe du capitaine future et les deux meilleurs agents de la police.
Le directeur du restaurant vint les saluer, conscient de la chance qu'il avait d'avoir comme client le président, espérant que les clients remarqueraient sa présence, comptant sur le bouche à oreille pour booster la réputation de son restaurant et devenir aussi connu que le buste de Néfertiti.
Il se répandit en compliments sur l'action du gouvernement et fit en pure perte le joli coeur pour Joan. Elle ne lui accordait pas plus d'attention qu'à une serpillière, réfléchissant désespérément à un prétexte pour détourner l'attention de Curtis. En effet, la serveuse penchée devant lui pour emplir son verre laissait dépasser beaucoup trop de la dentelle de son soutien-gorge.

Frego, j'aime beaucoup comment la bestiole se décrit les membres de l'équipe 'l'ami au sac à dos vert, l'amie à la tête jaune, l'ami qui vole et qui pense"

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Elaine

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

bonsoir les filles, pas facile celui là mais j'ai respecté toutes les règles, non?


Accroupie devant les cables dans une pièce de maintenance du Cyberlabe, Joan n’en pouvait plus, essayant désespérément de comprendre la notice technique , Ken prenait un malin plaisir à l’interrompre pour des broutilles, elle sentait à côté d’elle son regard malicieux. Lorsqu’il se mit à claquer de la langue, elle n’y tint plus :
« dehors où je te transforme en tuyau à induction Ken !.
- Pas de problème Joan, j’appelle ton chevalier blanc ?
- Ouh, t’as pas intérêt à continuer car…
- Car ?« fit une toute autre voix, plus âgée, plus tendre et amusée. « Ken va aider Mala à nettoyer le Cosmolem, cela te fera du bien si tu as besoin d’exercice physique
- Oh, non ,pas juste, je l’ai déjà fait la semaine dernière !
- Pas de discussion, allez, file !
- Merci Curtis, il me rendait folle. J’essayais juste de comprendre comment fonctionne ce générateur… »Elle se releva contrariée, elle aurait préféré se débrouiller toute seule. Il la regardait comme un professeur. Elle baissa la tête gênée.
- Vous n’êtes donc pas obligée de vous occuper de tout cela, reposez vous Joan ,il est tard.
- Oui Curtis.
Elle retourna dans sa cabine, dépitée, Curtis lui-même était fatigué et alla se reposer dans la sienne mais de drôles d’idées l’assaillirent . Joan était à l’autel, en petite lingerie fine, devant le curé, elle l’attendait sur une plage de sable fin. Lorsqu’il se réveilla, la tête lui tournait et une aurore boréale s’était dessinée devant ses yeux. Il décida de se lever prendre un grog pour se détendre, vu l’heure tout le monde dormait , il décida d’y aller rapidement sans se changer. Il était torse nu quand Joan arriva pour les mêmes raisons, elle aussi n’arrivait pas à dormir et portait un pyjashort plutôt court. Gêné de se faire surprendre tout les deux, Joan vit à la nageoire de son pyjama que Curtis n’était pas insensible à ses charmes. Son regard descendant ne passant pas inaperçu, il l’observa d’un drôle d’air quelques secondes. Ca y est se dit-elle amère, il va de nouveau trouver une excuse mais contre toute attente, il s’approcha d’un air très intéressé : »Si vous ne disparaissez pas dans votre chambre de suite, je risque de faire une bétise, Joan.
- Je vous en prie faites, capitaine « fit-elle mutine. Lorsque la porte s’ouvrit, ils avaient encore un peu chaud mais étaient plutôt épanouis.
- « nous devrions essayer en plein air la prochaine fois, j’aime bien sentir l’herbe me chatouiller. Dit Joan en lui faisant un clin d’œil avant de disparaitre dans sa cabine.

C’est alors qu’elle remarqua qu’un ourlet de sa nuisette s’était déchiré, n’ayant rien d’autre sous la main elle le répara avec de l’adhésif double face. Elle s’endormit presque aussitôt, oubliant un détail.

Un an et demi plus tard même lieu , même heure , même tenue, même personnages :
« tu l’as mis où bon sang ?
- Dans le frigo , pas dans le placard c’est un petit pot entamé à la banane, ça va le caler pour le reste de la nuit, c’est le décalage pour lui il est 4 heures de l’après midi !
- Fais le taire bon sang , il va réveiller tout le monde !Je vais devenir aussi sourd que Beethoven à ce rythme, il tient pas cela de moi en tout cas.
- Curtis, c’est un bébé, il a faim, c’est tout » Une fois la première cuiller donnée, le calme revint aussitôt,
- Je n’arrive pas à croire que cette purée jaune soleil soit aussi efficace, je vais me coucher, j’ai un travail moi.

Elaine

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O-tho

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonjour/bonsoir a toutes,

A August: j'aime bien la remarque du Capitaine a propos de la cafeteria de l'enfer!

A Elaine: hmm de nouveau en pleine forme!

"Joan vit à la nageoire de son pyjama que Curtis n’était pas insensible à ses charmes" quelle image...

Je crois bien que tu seras tres difficile a detroner....

O-tho
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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonjour à toutes !

je n'étais pas très inspirée... mais j'ai réussi à garder l'ordre des mots et à caser Ludwig... Le tout dans le Cyberlabe. Ca pourrait s'appeler : Les malheurs de Grag (genre Comtesse de Ségur ).

A plus !

Limeye

Joan était entrée dans l’infirmerie du vaisseau, avait avalé une gélule contre le mal de l’espace en claquant la langue, avant d’aller prendre la place de Grag aux commandes du Cyberlabe, aux côtés de Curtis, car après une série de manœuvres un peu scabreuses, tout l’équipage avait été bien secoué et Ken donnait des signes de faiblesse. Otho n’était pas en grande forme non plus. Quant à elle, elle était un petit peu malade, mais préférait ne rien dire. Etre aux côtés du Capitaine valait bien une petite nausée !

Grag s’était donc installé à la cuisine, devant la table à induction dont le tuyau avait été réparé par Otho la veille. Grag pesta : "il a encore inversé les couleurs, maudit chewing-gum ! Je vais être obligé de démonter tout ce bazar pour réussir à cuisiner correctement." Il fouilla dans un des compartiments du couloir, à la recherche des outils, mais fut surpris de découvrir dans un des placards un petit autel ressemblant aux lieux de prière que certains croyants ont chez eux. "Qu’est-ce que c’est encore que ce machin ?" Il regarda plus attentivement et vit deux petites poupées, l’une hérissée de fils couleur sable ocre, l’autre de fils rouges. "Boule de gomme aurait pu me prévenir qu’il l’avait planqué là, l’autel vaudou… j’ai failli tout balancer…". Il regarda un peu attendri les deux petites poupées et appuya sur un bouton. L’hymne à la joie de Beethoven se fit entendre et elles commencèrent à tourner. Grag soupira : "ce serait une si belle cérémonie… les voir descendre le grand escalier de la mairie de New York avec cette si jolie musique, les choristes de White Chapelle…"

- Grag !
- Oui, Capitaine ?
- On va traverser l’aurore boréale ! Tiens-toi prêt !
- Je regagne la cuisine, je m’accroche…

Il revint sur ses pas, les outils à la main. Il s’harnacha dans la cuisine, bien décidé à bricoler malgré les nouvelles manœuvres qui s’annonçaient. Après ce passage difficile, quelques sueurs froides un peu étonnantes pour un robot, il avait réussi à remettre dans le bon sens le tuyau d’induction. Il allait enfin pouvoir cuisiner. Il commença à préparer ses ingrédients, poissons, tomates, oignons. Et une purée de pommes de terre. Il allait se saisir d’une des truites saumonées aux belles nageoires rose-orangé qu’il avait placées dans un grand plat, quand celle-ci lui glissa des mains. C’était Oog qui lui avait fait une farce.

- Maudite bestiole ! Entre toi et ton maître, aujourd’hui, je suis servi !, dit-il d’un ton amer.
- Bon, tas d’ferrailles ! T’es en train de faire des jeux de plein air ou quoi ?, s’énervait Otho qui commençait à avoir l’estomac dans les talons.
- Si vous ne me mettiez pas des bâtons dans les boulons, le repas serait prêt depuis longtemps !

Simon entra à cet instant dans la cuisine :

- Grag, sais-tu où est le ruban adhésif, le double face. J’en ai besoin. Normalement, c’est toi qui l’as rangé la dernière fois…
- A côté de l’autel vaudou, Professeur, je l’ai aperçu dans le tiroir…
- L’autel vaudou ? Qu’est-ce que vous trafiquez encore…
- C’est pas moi, c’est Otho !

Simon ressortit en pestant. Déjà que ce n’était pas facile tous les jours, mais il lui arrivait parfois de regretter leur rencontre avec Joan : depuis, les deux plus qu’humains de l’équipe inventaient vraiment toutes sortes de bêtises. "Pire que Ken !", soupira Simon qui retourna à son laboratoire après un détour par le tiroir indiqué par Grag.

Grag se repencha sur sa recette, lorsqu’un arrêt brutal du vaisseau renversa tout par terre. Il se cogna la tête contre un placard, les petits morceaux d’oignons se répandirent dans la pièce comme une jolie pluie d’étoiles, Eek manqua d’être coupé en deux par un grand couteau, Ook reçut une tomate sur la tête qui lui fit un drôle de chapeau dégoulinant de jus. Et Grag se retrouva avec deux poissons sur les oreilles.

- Capitaine ! Préviens-moi quand tu t’arrêtes !
- Grag, viens vite au lieu de rouspéter ! Joan fait un malaise !

Le robot se débarrassa rapidement des poissons, oubliant les morceaux d’oignons collés sur son petit gilet, et se précipita dans le poste de pilotage. Curtis avait étendue Joan sur le sol, lui faisant du bouche à bouche pour la remettre d’aplomb. Otho contemplait la scène avec un petit air fier et malicieux qui n’échappa pas à l'oeil exercé du robot.

Il fit aussitôt demi-tour, retourna à la cuisine, prépara en un temps record un petit mélange de sa composition et revint aussitôt. Le Capitaine avait passé son bras sous la tête de Joan, la surélevant légèrement.

- Ca… ça va mieux… merci, Capitaine, dit-elle en lui lançant un de ses beaux regards langoureux.
- Tiens, Joan, dit Grag. Avale cela, ça va te redonner la banane !
- Je croyais qu’on disait redonner la pêche, tas de ferrailles !, rigolait Otho.
- Oh, toi ! Maudit bout de plastique dégénéré ! A cause de toi, tout mon repas est par terre ! Et il va falloir nettoyer la cuisine… y’a de la tomate plein les murs !
- Bah ! Ce sera l’occasion de la repeindre, dit Curtis. Je commençais à ne plus supporter ce jaune soleil que vous aviez choisi la dernière fois…

- C'était ce qu'on avait trouvé de plus proche de la couleur des cheveux de Joan, grommela Grag, complètement dépité, en retournant vers la cuisine. Et en y rentrant, il se dit qu'en effet, c'était beaucoup trop lumineux. "On devrait essayer le bleu de ses yeux, la prochaine fois".

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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August

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Pas inspirée, et pas essayé de respecter l'ordre des mots. Nageoires et Beethoven, ça a été vraiment laborieux pour les caser

Le cyberlab était en panne depuis plusieurs jours, posé sur le sable d'une plage de la planète Nua. Le tuyau d'induction avait été irrémédiablement grillé par le flux de particules à haute énergie émis par une tempête solaire de l'étoile de Nua. Comme le ruban adhésif double face, toute chose à un revers et les particules destructrices, en rencontrant l'atmosphère, produisaient aussi de superbes aurores boréales aux couleurs inhabituelles, bleu, jaune soleil, rouge vif.
Joan était appuyée contre la verrière du cockpit et regardait rêveusement la mer. Lorsque Curtis pénétra dans le cockpit, un verre de jus de banane à la main, il lui parut fatigué et amer. Elle lui demanda ce qui le tracassait, il claqua la langue et lui expliqua qu'il s'était fait avoir comme un bleu en achetant un inducteur avec un blindage anti-particules défaillant et qu'il ne voyait vraiment pas comment il allait pouvoir réparer.
- Et je l'ai acheté le jour où Ken s'est cassé la cheville aux jeux de plein air, j'aurais mieux fait de l'accompagner comme il me l'avait demandé, au lieu d'aller chez cet espèce d'escroc.
- Capitaine, vous savez bien que la qualité du matériel est souvent sacrifiée sur l'autel de la rentabilité. Ca fait sept heures que vous travaillez là-dessus, ca suffit pour aujourd'hui. Venez faire un tour sur la plage, je viens de voir plusieurs poissons volants. C'est désert ici, nous pourrions même prendre un bain de minuit.
Le regard de Curtis se perdit dans le vague, une expression un peu hagarde sur le visage. Joan se dit pleine d'espoir que son idée de bain de minuit allait se révèler payante. Le capitaine se mit à dessiner des formes en l'air avec ses mains, parlant pour lui même... poissons, des nageoires, des triangles, triangle mais c'est ça...
Il se tourna vers Joan, la saisit aux épaules et s'exclama "j'avais la solution sous les yeux, il suffit d'insérer un triangle entre le déphaseur et l'inducteur et c'est réparé !!". Ayant dit, il tourna les talons et détala comme un lapin vers la salle des machines.
Ahurie, Joan resta d'abord tétanisée sur place, puis sentant monter une insupportable frustration, préféra quitter le cockpit, marmonnant quelque chose d'incompréhensible au sujet de Beethoven qui aurait mieux fait d'écrire un "requiem pour mon bain de minuit".
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O-tho

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonjour a toutes,

August: Pas inspiree peut-etre...mais tu t'en tires tres bien! Et t'as ete tres futee pour caser Autel!

Limeye: j'aime beaucoup les povres malheurs de Crag qui se donne du mal et en a...L'autel vaudou, tres bien trouve!

Je crois que celui-la a ete dur pour tout le monde....On recommence en se facilitant la tache??

O-tho
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Elaine

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

bonjour les filles,

Je suis partante pour faire plus facile mais d'abord je traduis mon histoire sur le post allemand, je vous laisse choisir les mots, vu que mon mauvais esprit risque d'être tenté de corser la chose
a +

biz

Elaine

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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonjour à toutes !

je confirme : ce tirage était difficile ! August tu t'en sors bien, et bravo pour la chute !

la palme (pour ne pas dire la nageoire... ) revient quand même au mauvais esprit d'Elaine...

tout à fait partante pour démarrer le week-end avec une nouvelle série, je ne sais pas si ce sera plus facile ou pas... tu as peur de corser la chose, Elaine, et bien... voyons où va nous guider mon bon esprit !

corset (et oui, c'est ton corser qui m'y a fait penser !) / statistique / vilipender

à vous !

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

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Mer 18 Déc 2013 - 17:09
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Frégo 80
Marshall Gurney
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Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
August

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Oh ouiii, plus facile !!!

Statique /corset/vilipender/rideau/frelon/scrupule (en hommage au caillou dans la chaussure d'Elaine)
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Elaine

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Zitat bonjour les filles,

j'ai réussi à voler quelques minutes pour dire que quand même pour des histoires pas inspirées chez tout le monde, on est des bêtes de travail et comme ma nageoire cache la forêt (jai pas fait fait exprès, je vous assure mais fallait la placer , non?) je trouve que chacune a donné une sacré personnalité à son texte.

Je vous dis pas la traduction , merci pour le scrupule !
bravo

a plus

Elaine


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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Oups, j'avais mis "statistique" et non "statique". Mais on peut garder les deux mots...

Elaine, tu aurais pu nous en donner !

Du coup, la personnalité, ça va être à toi de la proposer !

Bizz et à plus tard !

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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Elaine

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

zetes sûres?

Statistique / statique/ corset/vilipender/rideau/frelon/scrupule

alors au choix, mais une femme (journée du 8 mars oblige)

Scarlett o'hara - Vivian Leigh / Marie Antoinette / Marie Curie/ Marilyn Monroe / Angelina Jolie

Votez! j'ai une préférence en gras, la scène du corset est trop bien dans le film, d'ailleurs s'il vous faut un lieu qu'on a pas fait ,

un cinéma?

biz, a plus

Elaine


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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Va pour le cinéma ! J'y ai pensé l'autre jour, et on avait déjà choisi un autre endroit (le siège de la police, je crois).

Et perso, j'aime bien toute la liste de femmes que tu as proposée ! Je rajouterai bien aussi Benoîte Groult (ça, c'est pour le côté journée de la femme), Ella Fitzgerald et La Passionaria.

Limeye

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Va pour le cinéma ! J'y ai pensé l'autre jour, et on avait déjà choisi un autre endroit (le siège de la police, je crois).

Et perso, j'aime bien toute la liste de femmes que tu as proposée ! Je rajouterai bien aussi Benoîte Groult (ça, c'est pour le côté journée de la femme), Ella Fitzgerald (pour THE voice) et La Passionaria (c'est mon côté révolutionnaire ).

Limeye

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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Elaine

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

bonsoir les filles,

Mooncat vous propose de poster sur le site allemand, s'il faut traduire je peux vous aider, sinon simplement poster en franais en expliquant d'une phrase en allemand que c'est le défi précédent, qu'en pensez vous? Sinon on peut fonctionner par messagerie interne , vous m'envoyez la version translate et je modifie les incohérence, car je dois vous avouer que traduire toutes les histoires intégralement me fait un peu peur. Donc si vous faites la partie qui m'évite de tout copier, je vous renvoie la version plus "naturelle"?

Elle a déjà pensé à un autre défi: Wassermühle (moulin à eau), Kunstfaser (fibre synthétique), Imprägnierspray (imperméabilisant), Rosenduft, Totale Mondfinsternis ( éclipse de lune totale), Blaumeise (mésange bleue), Steinmarder (fouine) , neonfarben, google auquels il faut ajouter deux choses de notre part : une personnalité ou un lieu ou autre

donc pour qu'on s'en sorte, le défi cinéma est le n°1, le défi Mooncat N°2, cela vous va?

A bientôt,

Elaine

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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Deux défis pour le prix d'un... sacré week-end !

Plus les traductions... je veux bien essayer, mais tout dépend du temps que j'aurai à y consacrer.

Plus une bataille qui s'annonce...

Allez, au boulot !

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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O-tho

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonjour a toutes,

Bon si on resumait un peu....

Defi 1:

Statistique / statique/ corset/vilipender/rideau/frelon/scrupule - manque 1 ou 3?
Personalite: laquelle? Y en a beaucoup de propose...
Lieu: cinema (=salle de cinema?)

Defi 2:
moulin à eau, fibre synthétique, imperméabilisant, parfum de rose?, éclipse de lune totale, mésange bleue, fouine , neon, google
Manque une personnalité ou un lieu ou autre

Few....

O-tho

PS: et Frego, elle nous concocte quoi pour le 1er defi allemand, hein?
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Frégo
Gast
Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Je ferai de mon mieux.

A+

Frégo (Qui ne connaît rien à le mécanique de sa propre voiture!)
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August

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonsoir les braves


Zitat von: O-tho

Defi 1:

Statistique / statique/ corset/vilipender/rideau/frelon/scrupule - manque 1 ou 3?
avec deux défis sur les bras, on peut bien alléger le nombre de mots, non ?


Zitat von: O-tho

Defi 2:
moulin à eau, fibre synthétique, imperméabilisant, parfum de rose?, éclipse de lune totale, mésange bleue, fouine , neon, google
Manque une personnalité ou un lieu ou autre

Si les alllemands n'ont pas mis de personalité ou de lieu, on pourrait bien faire pareil pour ce défi

J'avoue que ça m'arrange, le lieu et la personnalité me semblent souvent de trop dans les défis, ça pousse souvent à faire des acrobaties pour les caser, ça casse l'élan et à mon goût, ça n'apporte pas forcément grand chose.

Zitat von: O-tho

Few....

Alors là, bien d'accord !
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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

coucou !

pour le défi 1, on peut choisir la ou les personnalités qu'on veut, la liste est open.

pour le 2, on part juste avec les mots proposés ?

ça vous va ?

limeye

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Hello les girls !

Défi 1 ! Je n'ai pas fait dans l'ordre, j'ai pas casé Marie Antoinette, ni La Passionaria, mais j'ai rajouté quelques autres personnalités... et j'ai laissé parler mon côté


Parmi une foule impressionnante, notre équipe bien connue s’avançait – incognito - dans la file de spectateurs de la plus grande salle de cinéma de New York. Deux films étaient à l’affiche, la vie de Marie Curie sur un scénario de Benoîte Groult, et les aventures du Capitaine Flam.

Curtis aurait préféré voir le film sur Marie Curie, La bombe de l’univers. Mais tout le reste de l’équipe avait voté pour l’autre film et c’est avec un enthousiasme modéré et un peu statique qu’il s’installa dans la grande salle, entouré par Ken et Joan.

- Il y a quand même du vrai dans les statistiques, dit le professeur Simon. La vie d’un héros attire plus que celle d’une scientifique, même renommée.
- Et quand le héros est aussi un scientifique renommé ?
- Cela introduit un nouvel élément de calcul.

Et Simon se mit en situation de profonde réflexion. Grag et Otho commencèrent à digresser sur les acteurs choisis pour les interpréter.

- Tu as vu la tête qu’ils t’ont faite, tas de ferraille ? Tu ressembles vraiment à une boîte de conserve !
- Et toi, tu es tout plat ! Même pas de muscle !
- T’as vu que l’actrice qui joue Joan, elle n’a vraiment pas de muscles non plus… Angelina Jolie ! Dire qu’ils ont été obligés de lui faire porter un corset pour qu’on croit qu’elle avait un peu de poitrine. Elle n’a pas du tout la silhouette de Joan…

Ken qui avait beaucoup lu dans la presse people les articles liés au tournage intervint :

- Il paraît qu’ils avaient demandé à Marylin Monroe, mais elle était déjà prise sur un tournage racontant la vie de Kennedy avec Yves Montand. Moi, j’aurai bien aimé qu’ils demandent à Errol Flynn de jouer le Capitaine. Il en avait le talent.
- Et Olivia de Havilland pour jouer Joan ? Elle au moins, elle n’aurait pas eu besoin de corset…
- Le réalisateur a aussi demandé à Madonna, mais elle ne voulait pas… il paraît qu’elle ne voulait jouer qu’avec le vrai Curtis Newton ! Pas avec une gravure de mode…
- Moi, je trouve qu’il est plutôt pas mal l’acteur qui joue mon rôle, dit Curtis.
- Je préfère l’original, lui murmura Joan à l’oreille. Et j’espère que tu aurais eu quelques scrupules à jouer avec Madonna !
- Certainement ! Je n’aime pas du tout sa bouche, trop pulpeuse. Et elle n’a pas d’aussi jolis yeux que les tiens. Tu ne courais aucun risque, elle ne me fait pas du tout b…
- Chut ! Y’a des enfants dans la salle, enfin !

Curtis se renfrogna dans son siège. Il lui faisait un compliment et voilà qu’elle le vilipendait !

Le rideau se leva alors et le film commença.

Quand arriva la scène où Nurara, jouée par Vivian Leigh, faisait du charme à Curtis, les deux amoureux se regardèrent bizarrement. Le réalisateur avait choisi pour illustrer cette scène une chanson d’Ella Fitzgerald qui leur rappelait quelques souvenirs.

- Ils auraient pu choisir une autre bande son, glissa Joan à l’oreille de Curtis d’une voix un peu langoureuse. Nous gâcher cette chanson avec Nurara, quelle honte !
- C’est bien sur celle-là que…
- Oui, oui… dans le salon… l’été dernier… quand le frelon est venu nous déranger…
- Je me disais bien aussi, ça me rappelait quelque chose.

Malgré l’obscurité de la salle, Joan vit le regard de Curtis changer et elle devina qu’il se posait la même question qu’elle. Les fauteuils de la salle de cinéma valaient-ils ceux de son salon ?

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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O-tho

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonjour les filles,

Bon, ca c'est ma reponse au defi 1... et hop....

Assise entre Ken et Curtis, Joan etait tout excitee. Cela faisait tellement longtemps qu’elle avait envie de voir le film "Le Frelon Vert”, surtout parce qu’il avait ete tourne avec le nouveau systeme 3D/sensory-moteur non statique, qui faisait que le spectateur pouvait ressentir ce que les acteurs vivaient a l'ecran et ce en toute securite dans la salle de cinema. Curtis avait offert des glaces au chocolat que Ken et lui degustaient tout en attendant le debut de la seance. Joan avait refuse sans aucun scrupule , pas question d’etre distraite pendant le film ou de risquer une avalanche de chocolat collant parce qu’elle aurait oublie de la lecher. Ca non, elle voulait profiter pleinement du film!

Soudain le noir se fit et le rideau s’ouvrit. Le generique se fit entendre…

”Ahh ...la fameuse scene du corset!” Joan se delectait.
“Serre plus fort !“ vilipenda la celebre actrice Marie Curie qui jouait le role de la Pasionaria. Joan avait l’impression qu’on la serrait a la taille et aux seins, mais curieusement, l’effet etait loin d’etre desagreable.
Lorsque le heros de l’histoire enduisit de crème solaire les cuisses de La Pasionaria moulee dans un petit 2 pieces allechant, Joan aurait jure que c’etait sur ses cuisses que les mains du heros s’attardaient plus que necessaire.

“Je ne comprend pas” Joan etait perplexe “ on a deja passé la moitie du film et les statistiques montrent que le heros aurait du avoir deja embrasse l’heroine!”. Sa patience ne fut recompensee qu’a la scene finale quand les levres des 2 heros se joignirent enfin. Le coeur de Joan manqua un battement, elle sentit quelque chose d’incroyablement doux et chaud contre ses levres. Un frisson la parcourut et une douce chaleur l’envahit. Quelle incroyable technologie quand meme que ce nouveau systeme!

Quand les lumieres se rallumerent, tous se leverent. C’est alors que Ken remarqua tout haut
“C’est drole quand meme, Joan n’ a pas mange de glace mais elle a du chocolat partout!...”
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Elaine

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

bonjour les filles ,

en fait au départ je ne vous imposais pas deux défis, mais comme ils sont simultanés on peut envisager de les faire sur une semaine, non?

j'ai informé Mooncat que nous partions sur les deux sans rien ajouter, j'aimerais aussi avancer sur l'identité, là

bon dimanche!

j'ai posté en même temps que toi Otho, excellent le coup du chocolat à la chute finale! . Ton histoire est légère, originale : un vrai bol d'air!
:-

en remontant j'ai découvert l'histoire de Limeye, là aussi la barre est placée haut, le commentaire de Simon pourrait être authentique, c'est exactement çà. L'ambiance est tout autant allusive mais dans un autre registre, j'aime beaucoup l'idée que le film évoque des moments de leur vie intime.

comment je vais faire moi?

Elaine
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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

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Mer 18 Déc 2013 - 23:08
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Frégo 80
Marshall Gurney
Marshall Gurney

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Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Excellent Otho !!!

J'adore !!!

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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Elaine
Simon Wright

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés
bonjour les filles,

Selon les statistiques , Joan aurait dû rentrer dans ce pantalon, furieuse et vexée, elle décida de prendre le taureau par les cornes. Couchée sur le lit, statique, elle rentra le ventre et tira, tira jusqu’à fermer la ceinture. Elle respira un grand coup, elle était aussi étriquée que dans un corset.
Bon, maintenant il fallait se lever, elle retint sa respiration et bondit sur ses jambes.
- Ca y est tu es prête ?
- Oui, oui j’arrive, « elle espérait pouvoir tenir toute la soirée.
Elle passa alors dans le salon, Curtis l’attendait souriant, regarda son pantalon, mais ne dit rien.
Joan salua Mala et Crag, ravis de jouer les baby sitter.
- En général il se réveille à 10 h, un biberon suffit, d’accord ? Il est parfois un peu goinfre.
- Ne vous inquiétez pas, allez –y sinon vous serez en retard !
Ils sortirent rapidement, Joan sentait la ceinture lui couper le souffle.
Dans le taxi s’assoir fut une véritable torture, l’avantage c’est qu’elle n’entendait pas le chauffeur vilipender les autres conducteurs, trop concentrée sur sa respiration. Curtis s’inquiétait un peu
- Ça va ?
- Oui, oui , pour une fois qu’on sort ! Tu as vu j’ai remis mon ancien pantalon.
- Félicitation. N’insiste pas trop, sinon on fait demi-tour, fit-il d’un air malicieux.
Ils arrivèrent largement à l’heure, les publicités passaient encore avant le début du film. Entre la pub pour le chocolat fondant et le dernier film catastrophe qui voyait la conquête du système solaire par des frelons de 6m de haut, Curtis se demanda quel cerveau pouvait penser à des trucs pareils. Il détestait les choses décousues.Joan ne pensait qu’à son ventre et ouvrit deux boutons. Enfin le générique si connu mais si culte commença, le film était un très vieux classique sauvé de la disparition par des passionnés et adapté aux nouveaux écrans en 4 D. Autant en emporte le vent n’était pas à proprement parler un film dans l’air du temps, qu’il serait allé voir spontanément, mais Joan l’adorait et il avait voulu lui faire plaisir. La personnalité de Vivian Leigh lui sauta à la figure, quelle femme ! Joan quant à elle en pinçait pour Clark Gable. Lorsqu’il sortirent de la séance ils en furent surpris, Joan s’attendait à ce qu’il préfère Olivia de Haviland, plus intelligente, et lui pensait qu’elle en pincerait pour le romantique Aschley. Joan était blanche, proche du malaise, il décida malgré ses protestations de la ramener. Dans le taxi, Joan n’osait pas lui en avouer la raison, elle aimait tellement quand il s’occupait d’elle. Ce furent Mala et Crag qui s’étonnèrent d’être libérés si tôt et ils pestèrent un peu en partant pendant que Joan se dépêchait de se mettre à l’aise. Il la rejoignit ,inquiet, après avoir vérifié que le bébé était calme. Sans aucun scrupule pour lui avouer la vérité, elle se fit tendre pour le rassurer et de fil en aiguille, la tendresse céda le pas au désir. Alors qu’il la câlinait il remarqua des entailles profondes au niveau de la taille et des lignes rouges, il leva la tête vers elle, tout à coup sérieux. Elle rougit beaucoup , puis le regarda comme Marilyn , languissante, en lui tendant des menottes « arrêtez moi capitaine ! »

Elaine

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O-tho

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Alors la Elaine et Limeye, excellent!

Les compliments de Curtis..on comprend qu'il n'en fasse pas souvent ...

Et la chute de l'histoire d"Elaine... (neanmoins, ca sentirait le vecu? Le pantalon- pas la chute... Pour moi, c'etait comme on dit par la-bas, 9 months up and 9 months down.... ...)

Et quand on laisse parler son petit cote , ca donne quand meme des textes savoureux, non?
Ce n'est pas Elaine qui me contredira...

Alors August et Frego, on laisse aussi parler son petit cote ?

O-tho
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Frégo
Gast
Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonjour à toutes et à tous

J’ai deux défis de retard à rattraper! Voici celui avec le cyberlabe et Beethoven. Il m’est finalement venu une inspiration.

En tête du cortège funèbre, on pouvait apercevoir les « nageoires » familières du Cyberlabe. Le colonel Ezra Gurney et Crag avait conduits les dépouilles du Capitaine Flam , Mala, Simon, Joan Randall et même Ken Scott vers leur repos éternel : un des astéroïdes de la ceinture de Kuiper. Seuls Crag et les bestioles avaient survécu à cet affrontement avec Roc Athor et ses hommes sur le planète Venus. Limeye et Frego continuaient de batifoler comme s’ils étaient au jeu de plein air. Crag fit comme un claquement de langue : « Heureusement qu’on ne vous voit pas mes petites fripouilles! Vous pourriez alerter les soupçons de ces visages à double face, insultes au ruban adhésif du même nom! » chuchotta-t-il.

Les vaisseaux protocolaires se maintenaient en vol stationnaire pendant que le président Cartew et le Général Anders prononçaient leurs eulogies avec la « Sonate au Clair de Lune » de Beethoven comme musique de circonstance. « Rendons hommage au courage et au sacrifice du Capitaine Flam, de son équipe, du lieutenant Joan Randall et du jeune Ken Scott, sur l’autel de la Justice du Droit et de la Liberté. » Disait Cartew. « Que la mémoire de leurs combats et de leur jeunesse soit éternelle. Que leur mort ne reste pas impunie! » Enchaîna Anders.

« La Sonate au Clair de Lune! C’est vraiment ajouter l’insulte à l’injure! » Ezra bouillait intérieurement. Il ne pouvait pas s’empêcher d’être amer quand il voyait ce que son service et le gouvernement des neufs monde sont devenus : les piliers d’un système corrompu et inepte. « Vous pouvez toujours causer mes deux bananes pourries! Qu’est-ce que vous allez faire maintenant, hein? Maintenant qu’il n’y a plus personne pour se tuer à tâche pour couvrir votre incompétence et vos politiques de basse court! Il me tarde que ce cirque se termine! Je fais confiance à Roc Athor pour bien jouer son rôle. Il ne laissera rien au hasard pour s’assurer une retraite pour lui-même. »

Ezra reçût enfin l’ordre de procéder à l’action ultime de ces funérailles spatiales. « Crag, paré à faire feu avec les canons à Proton. » Fit-il. « Paré Colonel! » Répliqua Grag. « Feu! » Crag actionna la mise à feu. L’énergie passa dans les fils d’induction des canons. Un rayon jaune soleil surgit et fît éclater l’astéroïde. La luminosité du spectacle ressemblait à une aurore boréal.

« Général Anders, nous rentrons le Cyberlabe à la base de Tycho en signe de dernier respect envers le capitaine. Je vous ai remis tous les codes d’accès ce matin. Crag et moi prendrons le Férronia pour faire route sur Ixio. Adieu! » Fit Ezra d’un air résigné de circonstance. « Adieu Colonel, merci de votre entière collaboration concernant les codes du Cyberlabe et de Tycho. Profitez d’une retraite bien méritée sur Ixio. Et je compatis avec votre douleur face à la mort de votre filleule et du jeune garçon. » Fit Anders.
« Ne me remerciez pas Général Anders. Je suppose que j’aurais pu contester votre démarche mais tout. ceci n’a plus aucune importance pour moi à présent. » Fit Ezra.

Deux jours plus tard, dans un centre expérimental en banlieue d’Ixiopolis, faisant face à une plage au sable chaud, un homme aux cheveux noirs et aux yeux gris accueillit le Colonel Gurney . « Monsieur Harris Fulton? » Fit Ezra. Voici vos papiers d’identité pour vous, votre femme Marga, pour le jeune Kim Irish et pour votre androïde, Steve Austin. » Ils se regardèrent d’un air entendu : la mort pour le Capitaine Flam et son équipe, une vie d’être humain pour Harris, Marga, Kim et Steve . « Vous arrivez juste à temps pour les infos Ezra. On vient d’annoncer l’explosion du Cyberlab et de Tycho. Roc a fait un très joli spectacle de lui-même en portant le chapeau de cet attentat. Personne ne soupçonnera que les codes on été trafiqués pour provoquer cette explosion à distance. Vive l’iconoclasme! » Fit Harris (Alias Curtis) avec une point d’humour typique.
Frégo
P.S. : La solution au manque de connaissances techniques et scientifiques : Tout faire sauter!

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limeye
Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonjour Frego !

j'aime beaucoup ton histoire et ton post-scriptum m'a bien fait rire aussi

l'idée est super originale ! leur faire changer d'identité... et du coup, tu cases tous les mots sans que ça fasse tirer par les cheveux (ce qui nous arrive parfois, il faut bien l'avouer )

bonne fin de journée !

Limeye qui commence la sienne (enfin, la vraie, pas l'insomnie)

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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August
Area-Member

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Mala et Ezra se partageaient une boîte de pop-corn en attendant le début du film. Ils avaient initialement prévu un tour sur le voilier d'Ezra, mais la grève des agents portuaires les avaient empêché de quitter le port. Mala avait eu beau vilipender les grévistes, rien n'y avait fait, ils étaient resté en rideau sur les quais. Ezra lui avait donné une leçon de syndicalisme, lui expliquant que les agents avaient raison de vouloir faire évoluer leur situation, il n'est pas bon de rester statique. Curtis avait décliné avec beaucoup de regrets l'invitation à se joindre à eux pour la sortie en bateau, il voulait à tout prix avancer l'inventaire des artefacts ramenés de leur dernière expédition. Mala avait beaucoup insisté, arguant que rien ne pressait, mais Curtis semblait avoir des scrupules à laisser trainer ce travail en plan.
Ils s'étaient rabattus sur le cinéma, un film du 20ème siècle, avec Marylin Monroe à la recherche d'une mine d'or.
Subitement, trois évènements ordinaires et un remarquable se produirent consécutivement dans le cinéma. Les lumières s'éteignirent, des retardataires remontèrent la travée centrale à la recherche d'une place, et comme piqué par un frelon Mala poussa une exclamation étouffée en donnant un coup de coude à Ezra. Ezra recracha un pop-corn entier par le nez, ce qui selon les statistiques relève de l'exception. Pendant un moment il eut beaucoup de mal à respirer, les poumons comprimés comme dans un corset. Lorsqu'il eut fini d'hocqueter, il s'aperçut que Mala avait quitté sa place et se dirigeait en tapinois vers un siège situé cinq rangées devant. Il le vit donner une vigoureuse bourrade sur l'épaule d'un spectateur aux cheveux roux, assis à côté d'une femme blonde, et il l'entendit s'exclamer avec indignation :
- Ah je t'y prends l'affreux, t'avais trop de travail pour nous accompagner, hum ? Et c'est quoi votre programme après le cinéma, un petit cinq à sept à l'hôtel du coin ? Menteur ! Faux frère ! Je vais appeler Grag et Simon à la mutinerie.
L'homme se retourna vivement, Mala se ratatina tout aussi vite sur son fauteuil.
Il se confondit en excuses auprès de l'inconnu et regagna son siège.
- Mala tu es vraiment stupide, s'exclama Ezra qui pleurait de rire devant la mine piteuse de son ami.

Et ça finit en queue de poisson... Désolée
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limeye
Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonsoir August !

dommage qu'il n'y ait pas eu le mot "nageoire" pour ce défi, ta chute s'y serait bien prêtée...

désolée, je sais, elle est nulle, j'ai honte

Limeye

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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Elaine

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

bonsoir les filles

là franchement Limeye tu me donne les armes pour te battre avec mon mauvais esprit...je me retiens puisque je n'ai toujours pas compris cette histoire de texte caché ( voir post allemand, j'ai piqué ma crise!) quelque part je dois être une fille.

Frego l'enterrement et le changement d'identité , Marga très bon choix Merci

August c'est vrai à force de toutes écrire sur le grand roux et le blonde, cela fait réflechir. j'aime beaucoup la méprise associée au témoin!


biz,
Elaine

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O-tho

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonjour a toutes,

Frego, chapeau et ta solution finale

August, la reaction de Mala et sa meprise

Bon, ca c'est ma reponse au defi 2... phhhew...

“Mais il va nous lacher?” grogna le capitaine interieurement, il n’avait pas une minute tranquille avec Joan, Mala etait en forme et n'arretait pas de les titiller.

Leur mission venait de se terminer et toute l’equipe avait decide de rester pour quelques jours de vacances sur Euphoria, une planete connue pour sa douceur de vivre et son rejet de toute technologie excessive. Curtis avait organise un pique-nique afin d’admirer l’eclipse de lune totale qui devait avoir lieu le jour-meme, d’apres ses dernieres recherches sur google. La particularite d’Euphoria etait d’avoir 3 lunes, dont l’alignement donnait des eclipses d’une rare beaute, a condition d’utiliser des lunettes impermeabilisantes a cause des retombees neutronales, dangereuses pour la retine.

Ils avaient pose leur nappe en fibre synthetique a cote d’un moulin a eau, ce qui donnait un air champetre a leur petite excursion. La nature etait en fleur, l’on pouvait respirer le parfum de rose et l’on pouvait apercevoir une multitude de petits animaux batifoler, cela sentait le printemps.

“Eh mais, quel culot! “s’ecria Ken quand une mesange bleue lui vola la cerise qu’il s’appretait a gober.

“Eh Chef, je suis sur que Joan aimerait que tu lui fasses gouter des fraises a la crème Chantilly!”
susurra Mala en remuant les sourcils d’un air provocateur.

Les deux interesses n’eurent pas le temps de repondre car le ciel s’assombrit soudain. L’eclipse avait commence. Profitant de cette diversion, Curtis attrapa Joan par la main et se dirigea vers la foret avoisinante.

Pensant etre discrets, ils revinrent peu avant la fin de l’eclipse, mais Mala avait deja remarque leur disparition et affichait un large sourire. Joan, quelque peu mal a l’aise, se disait que non, il ne pouvait pas savoir qu’une fouine lui avait derobe sa petite culotte de couleur neon.

Mais Mala etait aux anges, il allait assener le coup de grace...le pull de Joan etait a l’envers…

O-tho

PS: pour Elaine, pour voir les textes caches, il suffit de poster dans le sujet de discussion (=in the thread), ce que tu as fait. Le hidden text etait "labarababa" ce qu'August peut confimer ...

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Elaine

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

alors Otho autant j'aime ton histoire, autant il m'a fallu lire deux fois le truc du texte caché pas caché pour comprendre, en tout cas merci beaucoup pour ton aide : [eek]j'ai compris!

barbitruc...

biz

Elaine
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August
Area-Member


Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Seule dans son appartement, Joan se prenait à songer avec plaisir au week-end à venir. Elle avait prévu de le passer à la campagne, et venait de donner rendez-vous à sa meilleure amie à leur repère habituel, le gite du moulin à eau, afin d'y observer l'éclipse totale de lune.
Sept mois auparavant, à la fin de ses trois d'ans à l'école des forces de l'ordre, elle avait demandé une affectation au département des agents secrets de la police interplanétaire. Elle aimait beaucoup sa nouvelle vie, elle avait vu plus de choses pendant ces sept mois que beaucoup de gens dans toute leur existence. Elle avait tous les accès spéciaux à google et aurait pu sans grande difficulté savoir si la femme du président lui achetait ou pas des caleçons en fibre synthétique vert fluo. Heureusement qu'elle n'avait pas un tempérament de fouine et ne cherchait pas d'informations scabreuses.
Elle n'avait connu qu'un échec lors d'une de ses recherches. Elle avait rencontré quelques semaines avant, sur Jupiter, un homme étrange, une espèce d'aventurier et elle ne cessait de penser à lui. Ce n'était pas un hors la loi puisque son chef, le Colonel Ezra était très ami avec lui. Ce n'était pas non plus un policier ni un agent secret, il se faisait appeler capitaine par les gens de son équipe. Malgré tous ses efforts, rien n'y avait fait, le réseau quadridimensionnel semblait n'avoir aucune données à son sujet. Quelqu'un de haut placé avait dû utiliser un sacré imperméabilisant pour réussir à protéger toutes les informations. Tout juste avait elle trouvé un court article vieux de plusieurs années, sur une bagarre dans une boite de nuit à Souhampton, une dizaine de jeunes femmes s'étaient battues pour un jeune homme, mais elle doutait que celà le concerne. Si les dates et l'âge pouvaient lui correspondre, la photo n'était vraiment pas claire et cette histoire ne lui semblait pas coller avec le personnage.

Si elle avait jusque là apprécié que plusieurs de ses collègues rendent hommage à ses charmes en se disputant ses faveurs, elle devait bien admettre que depuis le jour de cette rencontre, ils n'avaient plus aucune chance de la séduire. Elle en venait même à trouver leurs tentatives ridicules, comme la conduite du nouveau stagiaire qui bourdonnait sans cesse autour d'elle en lui sussurant des discours sirupeux où il la comparait à une mésange bleue, lui parlait du parfum des roses.

Coucou à Earthquake !
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limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Joli, August !

et beau clin d'oeil à l'histoire d'Earthy !

pôv' stagiaire, quand même

à +

Limeye

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
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August
Area-Member
Joan Randall

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Zitat von: limeye

"pôv' stagiaire, quand même"

Il n'a pas à se plaindre de son sort, c'est lui qui a failli hériter du caleçon fluo imperméabilisé.
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Elaine

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

bonsoir les filles

August tu devrais écrire plus long...d'ailleurs tu l'as déjà fait ( site F) : à quand?

donc voici mon texte, moyennement inspirée!


Ils avaient rendez –vous au moulin à eau attenant au restaurant, Ornans était une petite ville au charme suranné, les vieilles pierres, le calme et les fleurs. Sous le soleil les fibres synthétiques des parasols choquaient par leurs couleurs chatoyantes mais Joan adorait les contrastes. Curtis la rejoignit, en civil, et la prit par la taille pour la conduire au musée Courbet. Ils passèrent devant des galeries d’artistes, constatant que le génie inventif de certains ne décourageait pas d’autres du plus mauvais goût. Devant une vitrine un nuage vaporisé à l’ odeur très forte, chimique, sortait du magasin, inquiet Curtis se positionna pour éviter à Joan d’être aspergée, elle le regarda d’un air désapprobateur lorsqu’il compris qu’ un artiste passait à l’imperméabilisant ses pastels avant de les exposer.
« et Monsieur dit qu’il ne me surprotège pas ? hein ? Il la regarda de biais, elle craqua et se laissa embrasser. Devant le musée le soleil les incita à se mettre en terrasse pour prendre un café avant de s’enfermer dans le musée, sur la table traînait un journal, Curtis le prit entre les mains, surpris :
« -j’avais complètement oublié que c’était cette nuit l’éclipse totale de lune.
- C’est important pour Tycho ?
- Oui, nous ne voyons la terre qu’en contre jour, elle nous cache le soleil, l’impact des rayonnement sur nos appareils n’est plus le même.
- Pour une fois vous n’êtes pas sur la lune mais avec moi, » il la regarda en souriant,
- C’est vrai c’est trop rare, nous pourrions faire autre chose que de visiter ce musée , »dit –il très doucement en lui prenant la main, elle inclina la tête timidement, c’est alors qu’une mésange bleu vint sur leur table picorer une miette et repartit aussitôt. Etonnés ils sursautèrent et en rirent sur le trajet jusqu’à l’hôtel. Cette fois il l’accompagna jusqu’à sa chambre, commençant à l’embrasser dans le coup devant la porte quand elle ouvrait, continuant tendrement à la câliner jusqu’au lit quand quelqu’un toqua.
- Le service d’étage, Madame, « Joan se rhabilla un peu , se releva et alla ouvrir,
- Un message pour vous !
- Merci » elle allait refermer sans voir son interlocuteur quand elle remarqua les habits, elle fronça les sourcils et d’une voix implacable
- Mala , vieille fouine, tu es impossible , si tu révèle quoi que ce soit à quiconque , je m’arrange pour que Curtis te fasse vérifier tous les néons de la base! »
Elle referma la porte bruyamment, Curtis l’attendait détendu sur le lit,
- Un souci ? « elle lui donna le mot exaspérée,
« Limeye a eu deux chiots, le premier s’appelle Joan l’autre google, signé Crag »

Elaine
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August

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Zitat von: Elaine

"August tu devrais écrire plus long...d'ailleurs tu l'as déjà fait ( site F) : à quand?"

Moi ?? Mais non, site F j'ai juste traduit une fanfiction allemande et participé à un cadavre exquis. Je n'ai jamais écrit de trucs longs. Et désolée, c'est gentil, mais je n'ai vraiment pas d'histoires, de scénarios construits et compliqués comme Limeye et toi
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Jeu 19 Déc 2013 - 02:46
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flamme
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Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Zitat von: Elaine am 12. März 2013, 22:12:52 Uhr

donc voici mon texte, moyennement inspirée!



Il ne manque pas l'odeur de rose ?

Mais on s'y croirait, à cette petite sortie, le village, les bonnes et mauvaises peintures, Curtis qui lui évite d'être pulvérisée au solvant, la mésange, c'est mignon tout plein.

August

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Bon les filles, qui manque a l'appel du defi 2? Limeye et Frego? ;D
On procrastine? Wink

O-tho

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bonsoir à toutes !

juste pas du tout eu le temps de m'occuper du 2ème défi... J'essaye demain !

bonne soirée... nuit... journée... (au choix Wink )

Limeye Smile

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Beaucoup de boulot de mon côté aussi. J'essaierai de poster un peu plus tard aujourd'hui.

Frégo Wink

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J'ai mis du temps pour le défi 2, d'une part, j'avais du mal à voir ce que j'allais en faire, ensuite, je n'avais pas vraiment le temps de m'y consacrer et de me concentrer dessus avant ce soir.

C'est finalement le moulin à eau qui m'a donné la solution. Après ce défi, je ne pourrais plus renier mes origines (mais je ne le fais pas non plus Wink).

A plus !

Limeye Smile


Curtis regardait avec circonspection l'écran devant lui : il venait de recevoir un billet électronique l'invitant à se rendre dans un lieu complètement perdu, dont il pouvait voir la photo sur son écran. "On dirait un moulin à eau", se dit-il, avec la rivière derrière. Il lut un peu plus précisément le petit résumé qui accompagnait le billet et comprit qu'il s'agissait en fait d'un moulin à marée. "Rendez-vous là-bas le 6 juin". Dans trois jours, donc. Il était prêt à tenter l'aventure, d'autant que rien ne lui indiquait qui avait envoyé le message. C'était parti d'un bureau de poste lambda en Europe. Il ne connaissait personne vivant dans ce coin-là.

Il sortit de sa chambre pour informer son équipe qu'il allait effectuer un petit séjour sur Terre. Otho était en train de repriser son pantalon avec de la fibre synthétique. Grag vaporisait un imperméabilisant sur ses chaussures, en prévision d'une expédition dans le cratère où il ne pleut jamais.

- Tu seras de retour pour l'éclipse de lune, chef ?
- Non. Je la verrai depuis la Terre.

Et trois jours plus tard, il traversait, à pied, le petit pont qui faisait en fait partie intégrante du moulin à marée. Une mésange bleue vola devant lui, alors qu'il s'avançait sur la route qui traversait une forêt. L'ombre était agréable. Il n'y avait personne. Il s'engagea dans un petit sentier, derrière une chapelle de l'époque romane et alla s'installer sur un rocher, admirant le paysage et les lumières changeantes de cette fin d'après-midi. L'éclipse n'allait pas tarder à commencer. Il entendit un léger bruit derrière lui, mais ce n'était qu'un renard ou une fouine qui filait sous les branches. Les oiseaux s'étaient tus, un étrange silence régnait sur la ria, la forêt. Lentement, l'obscurité recouvrit le paysage devant lui, comme une nuit sans néon, sans étoiles. Même s'il connaissait bien le phénomène et savait que le soleil referait son apparition dans un bon quart d'heure, il ne put s'empêcher de frissonner. Il y avait toujours quelque chose de magique dans une éclipse, phénomène naturel, mais avec des relents de surnaturel. D'ailleurs, le lieu se prêtait aux légendes. Une forme indécise apparut soudain, comme un fantôme. Ou... une fée ? Il se demanda s'il n'avait pas des hallucinations. Non, c'était bien une silhouette blanche qui traversait le pont. La dame blanche... Puis il entendit une musique bizarre, mélange de violon, d'accordéon, mais aussi d'autres instruments qu'il n'avait jamais entendus. B&B (bombarde et biniou). Sur le pont, derrière la femme, couraient des petits lutins. Le pays des korrigans...

"C'est sûr, à mon retour, je regarderai sur google, c'est vraiment un drôle d'endroit pour un rendez-vous..."

Limeye

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t'es vendéenne c'est ça ;D (ça marche encore cette provoc là? )

Très "celtique", cela nous change de l'ambiance spatiale, bon bol d'air!Cela me donnerait presque une idée de nouvelle histoire, je trouve que Curtis choque pas du tout la dedans. Imagine Otho en lutin, Joan en dame blanche, CUrtis en seigneur celte et ken en roi Arthur. Ezzra ferait Merlin. ;D

Elaine

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Il reste plus que Frégo pour le deuxième défi, celui proposé par Mooncat.

Je relance une autre liste :

bouillotte / pompe à essence / tortillas

à vous !

Limeye Smile coincée entre la Vendée et la Normandie, hé oui !

ps : Elaine, méfie-toi, je suis capable de relancer un cadavre exquis avec l'idée que tu suggères... [work] . Et le professeur Simon... et Grag ? hum, y'a de l'idée... plus une belle princesse qui ferait de l'oeil au Capitaine, un chevalier servant pour Joan... un trésor à récupérer ou une formule magique à retrouver avant qu'elle ne détruise la Terre des siècles plus tard... un chat borgne qui les fait descendre dans des souterrains humides... un combat contre un loup-garou... et les légions romaines qui débarquent (heu... je crois que j'en fais un peu trop, là ;D

Limeye

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c'est sûr celui qui mange des tortillas à une station d'essence a besoin ensuite d'une bouillote pour passer le cap de la digestion ;D

donc je suis en forme: régime (diététique) , Streusselkueche ( héhé, tarte fleurie en français, on mange cela au petit déjeuner, pâte levée avec grains de beurre farinés parfum cannelle : léger, seulement 400 g de beurre dedans et dessus...)

http://static.ifood.tv/files/photos/Streuselkuchen.jpg

et indigestion. [idea]

bonne nuit!

Elaine

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bouillotte / pompe à essence / tortillas /régime (diététique) /Streusselkueche / indigestion

plus :

frénésie / giboulée / tabouret

August

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bouillotte / pompe à essence / tortillas /régime (diététique) /Streusselkueche / indigestion/frénésie / giboulée / tabouret

Ca fait 9...si on va a 10, je mets coussin.

On rajoute une personalite et un lieu ou on la fait libre ? Wink

O-tho

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Bonjour à toutes et à tous,

Si vous voulez un lieu pour le prochain défit je suggère la planète Vénus

Voici ma version du défi numéro 2 :

Joan était à son bureau, il était 22h. Sa lumière était éteinte et seul les néons de l’immeuble d’en face éclairaient son visage. Dans sa tête, ça tournait comme un moulin à eau. Elle songeait avec un mauvais pressentiment à cette nouvelle mission qu’Anders avait confiée à Ezra et à elle-même, presqu’en présentant ses condoléances. Dans 3 jours, ils devront, à bord du vaisseau Balkan, escorter une cargaison des pires criminels vers la planète-prison Cerberus.

Cette mission sentait tout sauf le parfum de rose. L’humeur d’Anders avait été sombre. Elle l’avait senti sous pression. Joan sentait qu’il aurait voulu attendre de renflouer ses effectifs avant d’organiser ce transfert. Il y avait une rumeur qui circulait que les prisonniers préparaient une mutinerie qui aurait lieu durant le voyage.

Mais garder ces prisonniers sur terre devenait dangereux. Le ministre de l’intérieur Swan le harcelait à ce propos tous les jours. La haine entre les deux hommes était palpable. Ezra ne portait pas Swan dans son cœur non plus. Quant à Joan, elle avait croisé le ministre à quelques reprises. Chaque fois il lui semblait qu’il l’avait dévisagée avec un mélange d’hostilité et concupiscence.

Joan avait consulté la liste des prisonniers. Kim Ivan, le redoutable pirate et plusieurs de ses comparses comme Molémos, Reluuq et Bora Boru seraient du voyage avec une centaine d’autres. Ça avait pris 4 ans au Capitaine Flam pour mettre fin aux activités de Kim Ivan. Cette affaire avait été un véritable bain de sang du côté des policiers comme celui des pirates. Il n’était pas difficile de s’imaginer la haine que ces prisonniers vouaient au Capitaine Flam. Celui-ci en ferait une syncope s’il n’était pas en mission à l’autre bout de la galaxie et s’il savait que c’était à elle et Ezra qu’on avait confié cette mission suicide d’escorter ces fauves.

Joan savait que tous pouvaient tuer gratuitement aussi facilement qu’écraser des moustiques. Ajouter la haine, le désespoir et la certitude de finir leurs jours sur la planète-tombeau, ça donne la certitude d’une sanglante tragédie. Si cette mutinerie avait lieu, elle y perdrait surement la vie ou elle souhaiterait la perdre. Elle savait pertinemment ce que les prisonniers feraient d’elle. Pourtant, Joan n’avait pas le choix. Elle ferait parti du voyage. Ezra est sa seule famille et elle était décidée à tout faire pour préserver sa vie. Et qui sait? S’ils arrivaient à mener ce voyage à son terme. Ils auront accompli les premiers devoirs du policier : Servir et protéger. Cela clouerait définitivement le bec du ministre et certaines méchantes langues de son entourage.

« Creusons-nous la cervelle. L’instigateur de cette mutinerie sera certainement Kim Ivan. Qu’est-ce je ferais si j’étais à sa place? » Elle échappa un petit rire nerveux. « Ce pirate en ferait une tête s’il savait que c’est moi, la petite fouine blonde, qui me prête à cet exercice! » Elle réfléchit à nouveau. « En tout cas, une chose est certaine. Je m’arrangerais pour connaître le vaisseau Balkan de fond en comble. Il me faut le les plans actuels du vaisseau mais aussi ceux du temps où ce vaisseau était un vaisseau de croisière et se nommait La Mésange Bleue. »

« Qu’en est-il de la possibilité des prisonniers de passer quelque chose avec eux? Ivan a beaucoup d’amis plus que désireux de l’aider. Hum…Ils n’auront que leurs uniformes faits de fibre synthétique traités avec un imperméabilisant. Dans une buanderie de prison, on peut trouver tous les produits chimiques requis pour « cuisiner un acide » et que cela passe inaperçu. Les prisonniers devront être fouillés juste avant de monter à bord. On leur fera enfiler des uniformes neufs par la même occasion pour plus de sureté. »

Joan s’installa devant son ordinateur et utilisa Google pour accéder aux renseignements concernant Le Balkan-La Mésange bleue. Anders lui avait donnés tous les codes d’accès à tous les renseignements qui pouvaient l’aider de près ou de loin à la préparation de ce voyage. Anders voulait leur donner à elle et Ezra le maximum de chance d’échapper à la mort. Mais à sa surprise et à sa colère, aucun des codes d’accès ne lui permettaient d’accéder aux renseignements concernant les vaisseaux. Joan pu néanmoins traquer qui avait eu accès à ce site le dernier. Elle vu avec fureur le nom de Swan figurer plusieurs fois à la suite de l’autre. De toute évidence, il avait verrouillé le site. De toute évidence, il voulait l’envoyer à la mort avec Ezra. Elle savait que ni elle, Ezra ou Anders ne pourraient le confronter la dessus, il évoquerait hypocritement les mesures extraordinaires de sécurité.

Dans un accès de rage, elle balaya du revers de la main tout ce qui se trouvait sur sa table de travail. Elle fut interrompue par la voix d’adolescent du petit préposé à l’entretient ménager : « Lieutenant, si vous ne déplissez pas votre front, vous aurez des rides avant 30 ans! »Joan tourna la tête vers Jennings, un jeune homme maigrichon avec des lunettes de fond de bouteille qui rasait les mûres, invisible, insignifiant.

Après une longue respiration elle lui répondit : « Désolée pour le désordre Jennings, vous n’avez pas besoin de cette tâche supplémentaire de ma part après ce que mes supérieurs vous servent comme pensums. » Il lui dit avec un clin d’œil : « Lieutenant, nous n’avez aucune idée de ce que j’ai en échange de ces pensums. Pendant qu’on ne me voit pas, moi, je vois tout et j’entends tout ici… Vous savez, il est bien imprudent Swan, quand il tape son nom d’utilisateur et ses codes d’accès. Je peux aussi vous donner de leçons de hacking si vous voulez. »

Joan resta interdite un moment et commenta : « Excellent service d’entretient ménager ici! Que voulez-vous en échange? » « Pas d’insultes Lieutenant. » Rétorqua Jennings. « Je veux juste que mon bel ange gardien reste en vie longtemps. Il y a assez de pourris comme Swan ici. Je veux continuer à être invisible et travailler en paix. J’ai toute ma famille à nourrir. Le monde est moins sombre depuis que je sais que vous êtes là. Vous… et le Colonel Gurney aussi. C’est lui qui m’a trouvé cet emploi. Soyez discrète sur mon « passetemps », je n’en demande pas plus. » « Marché conclu. » Répondit Joan, plus émue qu’elle voulait le laisser paraître.

Au bout d’une heure, Joan eu tous les plans du Balkan et de La Mésange bleue avec des emplacements que Swan avait désignés pour que les prisonniers gagnent les ponts supérieurs. Joan décrypta une série de correspondances entre Swan et Bora Boru (Comment! Cet escroc avait accès à un ordinateur!) Concernant ces plans. Si Kim Ivan avait des plans de son côté, il ne faisait pas parti de celui-ci et il n’était pas prévu qu’il reste en vie.

Elle décrypta aussi ses correspondance avec d’autre membres de la Police interplanétaire (manque d’effectifs mon œil!) qui auraient interceptés et abordés le Balkan juste après la mutinerie au signal de Bora Boru qui croyait qu’il aurait eu la vie sauve. Swan avait prévu la récupérer, elle, pour un traitement spécial comme celui qu’il avait donné au capitaine William Randall (Son père!) Ensuite, Il aurait détruit le Balkan , officiellement pour empêcher des pirates de sévir. Swan aurait pu avoir les mains libres pour évincer Anders et en utile, se saisir du gouvernement interplanétaire.

Joan alerta Ezra et Anders en urgence pour démanteler cette conspiration et arrêter Swan et ses comparses. Ils allongèrent la liste des partants pour Cerberus, qui fut retardé de deux semaines; le temps d’ajuster le protocole préventif, prévu par Joan.

La réplique truculente de Kim Ivan concernant cette tournure du voyage : « En tout cas Miss Randall, c’est très gentil à vous de permettre à l’ex-ministre Swan et ces charmants ripoux de voyager avec nous! Il y a une justice après tout! »

"Quand on regarde en arrière, notre vision est toujours claire et limpide." ;D

A+
Frégo.

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Bonjour Frégo !

[goodjob]

Trop bien ta réécriture de l'histoire ! Ca donne envie de lire la suite !

Tu n'aurais pas envie de la réécrire complètement ? En partant de cette base ? Et qu'ils se retrouvent quand même sur le Météore, mais avec Swan en plus dans les pattes ?

Si tu veux, je peux t'aider ! Qu'est-ce que tu en penses ?

Bizz

Limeye

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bonjour Frego


je vote pour la proposition de Limeye, si vous avez besoin d'aide je fais les coeur "capitaine ...." (générique)

on s'y croirait! tu pourrais lancer un cadavre exquis?

Bonne journée, biz

Elaine

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Alors la Frego Chapeau! [master]

C'est effectivement presque un mini-roman! Ca devient intimidant tout ca :-[

Et super de montrer Joan en "smarty pant" plutot que la nunuche de service, comme elle est parfois dans le dessin anime (elle est mieux dans le livre, mais bon, c'etait l'epoque..) et tout ca sans l'aide de Curtis!

Et puis, si elle leur donne de nouveaux uniformes, c'est fichu pour utiliser l'acide pour sortir de prison, alors pas de rebellion, mission accomplie et toc, elle leur en bouche un coin! ;D

Et si tu/vous re-ecrivez l'histoire, moi j'ajoute les smileys.... :P

O-tho

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Merci les filles pour vos commentaires. [blush]

Je prend éffectivement ma revanche sur Toei Animation concernant Joan dans mes récits (N'est-ce pas là ce que nous faisons toutes? [devil]). Elle avait des moments forts dans le dessin animé qui laissaient espérer mieux qu'un rôle de Nunuche. Durant les très rares moment où elle était presque l'égale de Curtis, j'avais aussi espéré que la situation romantique évolue aussi.

Limeye, Elaine, O-tho, je suis tentée de donner une suite à l'histoire mais je vais avoir besoin de beaucoup d'aide. Le Cadavre exquis me semblerait approprié pour commencer.

A+

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Jeu 19 Déc 2013 - 02:58
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flamme
Marshall Gurney
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Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Recoucou !

moi, je suis partante pour t'aider ! Je suis un peu en panne d'inspiration pour une vraie longue histoire, car j'ai plus des bribes d'idées, mais je n'arrive pas à faire tenir le tout ensemble, en dehors de l'histoire Just in Your Dreams pour laquelle j'ai les "matériaux" nécessaires.

ton petit scénario m'a déjà donné quelques idées, un peu [devil], je l'avoue... Wink

tu rouvres un post avec ton début et je vous enchaîne une petite suite dès que les tarés ici me laissent un peu de tranquillité (j'essaye vainement de m'atteler au défi suivant...).



Zitat von: Frégo am 18. März 2013, 11:28:41 Uhr


Je prend éffectivement ma revanche sur Toei Animation concernant Joan dans mes récits (N'est-ce pas là ce que nous faisons toutes? [devil]). Elle avait des moments forts dans le dessin animé qui laissaient espérer mieux qu'un rôle de Nunuche. Durant les très rares moment où elle était presque l'égale de Curtis, j'avais aussi espéré que la situation romantique évolue aussi.



Tout à fait ! On reste vraiment sur notre faim dans la version DA concernant Joan, et je suis d'accord avec toi, on s'attend aussi à ce que leur relation évolue quand elle se montre aussi intrépide, courageuse et efficace que lui. Pour rappel, dans Goldorak, Vénusia prend une part active au combat (même si côté [loveu], c'est pas terrible quand même).

A plus tard ! Bonne journée !

Limeye Smile

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Défi suivant ! Je vous préviens, Vénus m'a donné des idées [devil]... et à Otho aussi ;D


Otho se tordait de douleur sur le sol du couloir du Comète. Curtis contemplait son ami avec un air désabusé. Grag tentait de lui placer une bouillotte sur le ventre, pour calmer les spasmes qui lui brûlaient l’estomac.

- Quel idiot ! Il a voulu impressionner la serveuse de la pompe à essence en avalant une quantité astronomique de tortillas, et regarde le résultat, chef ! Il faut toujours qu’il se fasse remarquer !
- Grag, du calme, ce n’est pas drôle. Il est vraiment malade.
- Moi, je dis que c’est bien fait pour lui, il va falloir qu’il fasse un régime ! Et pas de bananes !

Simon intervint à ce moment-là, soulignant que la dernière fois que c’était arrivé, Otho avait avalé tant de parts de Streusselkueche, qu’il en avait fait une indigestion. Depuis, les tartes, salées et sucrées, lui étaient contre-indiquées.

- Bon, reprit Curtis. Quand il sera sur pied, on pourra repartir explorer les montagnes de Vénus. Activez-vous un peu !

Quelques heures plus tard, Otho avait retrouvé sa pleine forme, au point que Curtis se demandait s’il n’aurait pas mieux valu pour lui que l’androïde reste malade. Il tenait des propos des plus grivois, au sujet des monts de Vénus.

- Dis donc, Capitaine, tu en as parcouru beaucoup des monts de Vénus ?
- Otho, s’il te plaît…, un peu de tenue. Après l’indigestion de tortillas, si tu commences à penser aux filles, tu vas avoir des problèmes…
- Je suis en pleine forme, chef ! Je peux assurer à fond !

Grag leva les yeux au ciel. Quelle frénésie ! Son ami était vraiment incroyable. Néanmoins, avec ses questions, il avait attisé sa propre curiosité. C’est vrai, après tout, le Capitaine leur faisait des cachoteries et il aurait bien aimé savoir lui aussi comment de fois il avait vraiment découché. Evidemment, ce n’était pas le genre de questions à aborder devant Joan… cela Grag en était bien conscient. Mais heureusement, elle n’était pas avec eux. Enfin, heureusement… si ça se trouve, Vénus, ça aurait donné des idées au Capitaine et une petite promenade dans la montagne leur aurait été peut-être plus profitable que le filtre d’amour qui n’avait pas fonctionné ou l’autel vaudou qui avait des ratés.

Curtis poussa Otho devant lui, l’androïde sortit le premier du Comète et se prit une véritable giboulée sur la tête.

- Voilà de quoi calmer tes ardeurs, Otho !
- Chef, tu n’es vraiment pas gentil avec moi. Tu oublies que j’ai été malade hier !
- Pas du tout ! Et c’était de ta faute. Tu as fait le joli cœur devant la serveuse…
- Chef, c’était de sa faute à elle ! Elle me faisait des effets de jambes, assise sur son petit tabouret… tu n’aurais pas résisté toi non plus…
- Bien sûr que j’aurais résisté…
- Mon œil ! Et tu aurais fait comment pour lui résister, hein ? J’aimerai bien avoir ta recette !
- J’aurais évité les tortillas et les Streusselkueche. Déjà. Ensuite, je me serai concentré sur autre chose que ses jambes !

Otho regarda son chef d’un air circonspect. Il haussa les épaules et grommela.

- C’est sûr qu’en pensant au mont de Vénus de Joan, la serveuse, avec toi, elle n’avait aucune chance…

Limeye

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Bonjour les filles,

dites c'est la frénésie ! Je suis partante pour enchaîner un cadavre et t'aider Frego mais si vous pensez qu'à trois je complique les choses (spécialité tentante) je me retire ;D

Alors zou Frego, crée le post et j'enchaîne après Limeye (Prems, dos, tres vous vous souvenez à la maternelle? ;D )

On peut fonctionner par messagerie en parallèle!

biz, bon courage [happywave]

Elaine

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Je ne pense pas qu'on compliquerait les choses à écrire à deux, trois ou quatre ! Au contraire, c'est un défi et ça peut être rigolo. De toute façon, c'est en essayant qu'on verra ce qu'on peut faire !

Pour toi et moi, le plus dur sera peut-être de ne pas écrire de trop et de laisser le temps à Frégo de poster ;D !

bon, des furieux ce matin, ça donnait envie de [mag] et [akfourtyseven] et [smash] et pour finir [hammerpc] parce que ce crétin de pc m'a plantée !

Limeye

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Pour Frégo !

juste pour te dire que j'ai rédigé la suite, j'attends ton post pour la livraison !

bon milieu de journée ?

Limeye Smile qui s'y perd (je vais faire comme Salomé : je vais ouvrir deux calendriers avec les fuseaux horaires)

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Bonjour a toutes,

Voici ma reponse au defi....et hop, une petite visite culturelle ;D...
(a defaut des Monts de Venus auxquels Limeye a pense la 1ere... [goodjob] Wink )

Pourtant tout avait bien commence. Joan soupira. Elle avait pris un jour de conge pour aller au musee d’Art Terrien avec Ken, afin d’illustrer le devoir qu’il devait rendre sur le pantheon Greco-romain. Et Joan pensait aussi qu’un peu de culture ne ferait pas de mal a Ken: si elle ne savait pas dans le detail ce que les Futuremen lui apprenaient, elle doutait fort que l’Art soit au programme…”Rien de tel qu’une petite visite culturelle pour y remedier! “ pensa-t-elle toute guillerette.

Joan etait en train d’admirer la statue de la Venus de Milo et decrivait la beaute de ses courbes a Ken quand celui-ci l’interrompit:

“Belle…mouais…pas vraiment… Elle est plutot grasse la fille, elle aurait eu besoin d’un regime…et elle n’a meme pas de bras en plus!”.

“Et regarde le gros la! “s’esclaffa Ken de plus belle, en montrant du doigt une statue massive de Zeus” avec son bras leve, on dirait une pompe a essence!”

Joan haussa legerement son sourcil gauche, reconnaissant la un certain humour….“Hmm… l’initier a l’art, ca va etre plus difficile que prevu!…”.

Pleine d’espoir, elle decida que la peinture lui parlerait peut- etre plus et le traina devant “La naissance de Venus” un des chefs-d’oeuvre de Botticelli.
Hilare devant le tableau, Ken ne put s’empecher de glousser:

“Ah! Mais qu’est-ce qu’elle fait la debout dans une tortilla!... Et pourquoi il lui a fait les cheveux si longs, c’est dommage ca!...”.

Atterree, Joan regarda Ken s’arreter ensuite devant la Vénus d'Urbin de Titien, qui etait lascivement allongee, dans la nudite la plus totale, la tete sur un coussin. Avec un grand sourire, Ken remarqua:

“Moi si j’etais elle, je prendrais le petit chien comme bouillotte!...”.

Ce fut comme si une giboulee lui coulait le long du dos…Avec frenesie, Joan empoigna Ken, se disant qu’elle avait besoin d’un bon break a la cafeteria du musee. Ken, assis sur un tabouret et la bouche pleine de Streusselkueche, declara avec aplomb que c’etait sans aucun doute le meilleur moment de la visite du musee.

“Et tu vas t’etouffer a parler la bouche pleine!” gronda Joan.

“Ce sera plus plaisant qu’une indigestion culturelle!” repondit Ken en ricanant.

Joan n’en menait pas large, se jurant de parler a Curtis de l’influence pernicieuse de Mala sur ce pre-adolescent si receptif…

O-tho

PS: au cas ou, pour vous rafraichir la memoire sur les Venus..
http://fr.wikipedia.org/wiki/Venus_de_Milo
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Naissance_de_Vénus_(Botticelli)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vénus_d'Urbin

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O-tho et Limeye, bravo [master] [laughnot]

Otho : J'adore tes références et l'histoire est tellement rafraîchissante par son réalisme! Les filles d'outre atlantique vous placez la barre très haut!

Limeye, je n'ai pas commenté à midi car j'étais au boulot mais tes dialogues avec Mala sont toujours super.

Donc comment je fais moi ,hein, faut penser aux pov'filles qui sèchent!

Elaine

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ca y est , j'ai trouvé!

Curtis venait la chercher dans ce trou, ils étaient en couverture, pour démanteler un réseau illégal de vente d’antiquités volées. La seule épicerie du village avait encore la publicité peinte sur les murs, un vestige des années 1950 et dans la vitrine l’éclectisme incroyable des objets l’amusa beaucoup, des petites culottes en coton aux jouets pour enfants, du couteau suisse à la bouillotte. C’était aussi la seule station avec une pompe à essence à des kilomètres, il fit le plein pour la voiture de collection décapotable qu’il avait louée. Ils devaient passer pour des originaux, adeptes des vieux objets et ici ils avaient de quoi faire. C’était la mecque des collectionneurs et dans la bourgade il y avait plus d’antiquaires que de magasins d’alimentation. Il trouva Joan rapidement, charmante dans sa petite robe d’été rouge avec ses lunettes de marque de soleil en guise de serre tête et son sac français. Elle était attablée à une terrasse, sirotant un thé glacé. Il l’embrassa, s’assit à sa table et réalisant qu’il avait faim voulu se commander un léger repas.
- Désolée, la cuisine vient de fermer, nous n’avons plus que des tortillas, que je peux vous réchauffer.
- Rien d’autre ? fit-il d’un air déçu,
- Le salon de thé est ouvert, vous avez du choix en gâteaux, ils sont tous faits maison par ma grand-mère.
- Bien, Joan , je te prend quelque chose ?
- Non, merci, chéri, je suis au régime « fit-elle avec ironie, il tiqua sur le mot chéri, elle en faisait trop. Heureusement qu’Ezzela ou Ken n’étaient pas là.
Il revint donc avec trois gâteaux qui firent pâlir Joan d’envie ; le chien ! se dit-elle, il a fait exprès d’en prendre pour me faire céder.
-une part, chérie ? dit-il en insistant malicieusement. Elle le fusilla du regard et dû assister avec son thé 0 % à la dégustation lente du gâteau Forêt Noire,
- délicieux, tu es sûre, je ne te prive pas ? Elle fit non de la tête, il enchaîna sans aucun scrupule avec un drôle de gâteau, qu’elle ne connaissait pas mais il avait l’air de se régaler.
- qu’est-ce que c’est ?
- connaissais-pas mais ça cale, streusselkueche, je crois.
- streusselquoi ?
- tu en veux un bout ?
-non ,merci, moi je veux rester alerte, capitaine !
- pas de regret pour la part de gâteau aux trois chocolats ? Elle le toisa, tu verras mon coco, ce n’est pas moi qui vais me tordre d’indigestion, attends un peu.
Elle repéra le suspect et il comprit d’un coup d’œil qu’ils devaient régler pour se lever et le suivre.
Il termina sa part avec frénésie, Joan était sidérée par sa fringale. La filature était facile mais le temps s’en méla, une averse de giboulées soudaine tomba sur eux et annonça un orage d’une rare violence.
Les tabourets des terrasses roulaient jusqu’au milieu de la rue. Et bientôt la tempête leur fit perdre leur objectif.
Ils rentrèrent contrariés et trempés à l’hôtel. Un appel d’Ezzela leur apprit qu’ils étaient coupés du monde et seraient coincés deux jours.
Lorsque Curtis vit Joan sortir de la salle de bain, juste enveloppée d’une serviette, il se dit qu’il pouvait y avoir pire.
Il allongea son pied et elle trébucha, trop occupée à frotter ses cheveux dans la serviette. Il la rattrapa dans ses bras mais déséquilibré par son poids , ils tombèrent enlacés sur les coussins du lit.
IL lui sourit malicieusement : « tu vois il valait mieux prendre des forces avant de gravir le mont de Vénus».

Elaine

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Je aime beaucoup ;D !!!

Et en plus, il aurait pu manger une part de kouign aman, alors, là, je pense qu'il n'aurait pas du tout assuré après ;D

Par contre, t'as oublié Vénus... mais bon, on peut toujours imaginer que le trou à rats dans lequel ils sont allés se perdre était sur Vénus...

bizz

Limeye Smile

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merci,


mais il était où le mont de Vénus?

Il va falloir m'aider pour le prochain, chacun réécrit les mots à la suite, sinon j'en oublie chaque fois! :-[


j'ai corrigé, à l'arrache, un peu facile, je sais.


Tu sais que je n'ai jamais eu l'occasion de goûter un kouign aman? t'es choqué là, hein? je ne connais que les sablés au beurre salé, les tartes aux pommes tièdes au beurre salé, les glaces au caramel au beurre salé, c'est tout ce que l'on trouve de breton chez nous...avec les crustacés, les tartines de pain de seigle au beurre salé,


Pourtant ma meilleure amie est à moitié bretonne, mais sa maman ne cuisine pas!


Elle venait chez moi manger du streussel...


biz, [flower]

NB: partantes pour la suite?

Elaine

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Forcément partante pour une autre ! Me fais ch... au taf', j'ai mis de la zik et je forumise. Bon, j'ai quelques bricoles à faire, mais c'est pas violent non plus.

en même temps, le kouign aman, c'est comme tout, faut en manger un bon. C'est comme le chouchen. Y'en a, ce n'est bon qu'à déboucher la tuyauterie des salles de bain...

en fait Vénus, c'était Frégo qui l'avait proposé comme lieu...

donc début de nouvelle liste :

kouign aman (ben tiens !) / salle de bain / pot de fleurs

à vous ! j'ai fait avec ce que j'avais sous la main (ou presque)

Limeye Smile

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kouign aman / salle de bain / pot de fleurs

auquels j'ajoute:

aspirateur / poils de chat blancs / Dorie ( personnalité connue de Nemo, de Pixar, qui a des troubles de la mémoire immédiate) ou un personnage de ce dessin animé (Bruce me plaît beaucoup et je ne parle pas des requins anonymes ;D)

a plus!

A propos j'ai oublié de vous en parler , perdue dans ma traduction , j'ai proposé de traduire les meilleures de nos défis: kekvouenpensez ?
ce serait cette fois dans le post allemand: "seulement pour la bonne humeur, histoires courtes" Nur für die gute Stimmung/
Dites moi lesquelles, mais attention, je ne garantis pas la qualité de la traduction même si la machine recommence à fonctionner.

Elaine

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c'est une bonne idée... je peux essayer de traduire certaines des miennes, je t'envoie donc un brouillon que tu relis, ça te prendra moins de temps... je vois ce que je peux faire. Mais comme j'ai l'autre petite nouvelle déjà sur le feu de la traduction...

bizz

Limeye Smile

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Coucou les filles,

Alors en resumant le prochain defi pour Elaine ;D...

kouign aman / salle de bain / pot de fleurs/aspirateur / poils de chat blancs / Dorie ( personnalité connue de Nemo, de Pixar, qui a des troubles de la mémoire immédiate) ou un personnage de ce dessin animé (Bruce me plaît beaucoup et je ne parle pas des requins anonymes)

auquel j'ajoute nounours/hoquet /ebullition...ca fait 9...

En ce qui concerne ton offre de traduction Elaine je pense que c'est une tres bonne idee pour nos amis allemands, mais je ne pense pas t'etre d'une grande aide- en anglais oui, mais en allemand hmmm (lire a peu pres, le traduire :o ...ca fait trop longtemps)...


O-tho

PS: Je suis en spring break avec la marmaille et acces internet limite toute la semaine prochaine, alors ne m'en veuillez pas trop si je suis un peu absente... Wink- j'essairai de me rattraper le weekend prochain et je vous livrerai ce defi!

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Je reviens mettre mon grain de sel dans ce défi, il nous manque deux mots (si on enlève le personnage) et je ne vois pas du tout qui est Dorie, je n'ai jamais regardé Nemo et mon zozo non plus...

je vais essayer de faire avec cependant.

j'ajoute deux mots pour faire les dix :

kamikaze et rivière de diamants (oui, je sais, c'est une expression, bon...)

et là, je réfléchis et je vois ce que je peux faire d'ici une heure ou deux.

bizz

Limeye Smile

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Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

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Jeu 19 Déc 2013 - 03:08
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flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

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Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Voilà ! C'est très très long, c'est dans l'ordre, et j'ai même casé Dorie que je ne connais pas !


Joan rentrait chez elle légèrement soucieuse. Elle avait fait un grand détour en rentrant du travail pour passer dans une des rares boulangeries françaises de New York dans laquelle une de ses collègues lui avait assuré qu'elle trouverait des gâteaux délicieux. Mais il était tard et la vitrine n'offrait plus guère de choix, et c'est avec un étrange "gâteau" à la forme assez indescriptible, doré, un peu croustillant et ruisselant de beurre "salé", avait précisé la vendeuse avec un petit sourire entendu auquel Joan n'avait rien entendu, qu'elle était finalement repartie.
"Mettez votre four à chauffer à fond, pendant dix minutes, coupez-le, puis laisser réchauffer dans la chaleur résiduelle, c'est comme cela qu'il sera le meilleur !", lui avait-elle assuré.
Néanmoins, quand elle arriva chez elle et qu'elle souleva le couvercle en carton, elle eut encore un léger doute sur le choix qu'elle avait fait. Non seulement, la forme était étrange, mais en plus, le nom était imprononçable... kouign aman. "J'ai intérêt à m'entraîner, quand il va me demander comment ça s'appelle..., déjà, l'autre fois, Otho a failli me mettre dans l'embarras avec les Streusselkueche... " Et si Curtis attrapait une indigestion avec ce truc-là ? Pour une fois qu'il avait accepté de venir dîner ? Lui qui faisait toujours le farouche, le très occupé, le super-héros-qui-a-mieux-à-faire ?
Elle soupira. Dur, dur de lui mettre le grappin dessus... si en plus, elle se plantait avec le dessert... "Bon", se reprit-elle, "ma fille, tu as d'autres arguments que ce maudit kouign aman à faire valoir, alors va te préparer !"
Et elle fila dans la salle de bain.

Curtis arrivait, un peu fébrile, il traversa le hall de l'immeuble de Joan. C'était la première fois qu'il venait seul chez la jeune femme, les autres fois, il y avait toujours eu Ezra, ou son équipe, ou encore cette satanée Jelle qui ne manquait pas de lui envoyer des piques et de faire rougir Joan comme une pivoine. "Mais oui, elle me plaît, ta copine, mais bon... pff... si tu crois que c'est facile... j'ai jamais reçu de cours de drague, moi... juste appris à décoder plus vite qu'Enigma, à piloter les yeux fermés, à connaître par coeur toutes les cartes du ciel..."
Dans le couloir, il attendait l'ascenseur et pensif, s'abîmait dans la contemplation des grands pots de fleurs qui le décorait. La femme de ménage passait l'aspirateur, pestant contre une voisine qui laissait courir ses chats n'importe où.
- Ah, monsieur, si vous saviez... Je déteste les chats, je suis allergique. Et bien, la vieille bique du 24ème étage, elle laisse courir ses sales bêtes partout. Mais qui doit s'occuper des poils de chat blancs sur la moquette violette, hein ?
- C'est vrai que c'est bien embêtant, reconnut Curtis qui n'appréciait guère qu'on complique la vie des petites gens.
- Vous êtes pas un ami de cette vieille bique, au moins ?
- Non, non, moi je vais au 42ème étage...
- Ah oui, presque le 7ème ciel... hum...
Elle le toisa d'un oeil scrutateur, du haut de son petit mètre cinquante-cinq et demi, et il se demanda un peu ce qu'elle allait lui dire.
- Vous, vous avez une tête à aller à un rendez-vous amoureux !
- Argh, lui répondit-il avec un sourire plein de charme, je suis démasqué !
La femme rit.
- Allez, dites-moi qui c'est, j'ai une mémoire de Dorie, vous ne serez pas encore au 5ème étage, que j'aurai tout oublié. Pour vous dire, je ne sais toujours pas où j'ai planqué le gros nounours de mon petit-fils... impossible de remettre la main dessus !
Heureusement pour Curtis, la porte de l'ascenseur s'ouvrit à ce moment-là et il salua la femme en lui souhaitant une bonne fin de journée.
- Passez une belle soirée, monsieur ! La jolie et gentille blonde du 42ème mérite un gars sérieux ! Pas comme l'autre abruti qui la draguait en lui offrant des fleurs qui puent...
Curtis poussa un soupir lorsque les portes de l'ascenseur se refermèrent, il était à la limite de regretter de ne pas avoir pris l'escalier. Mais 42 étages, quand même...
Quand Joan lui ouvrit, il en eut presque le hoquet. "Oh Dieu, mais... mais qu'est-ce que... enfin, c'est quoi le truc qu'elle porte ? Hum ? Je parie qu'il y a des modistes qui osent appeler cela une robe... c'est pas une robe, c'est... une nuisette, non ?"
- Bonsoir Curt ! Oh, les jolies fleurs, dit Joan en lui prenant le bouquet des mains. J'adore les jonquilles ! Elles mettent du soleil dans une maison... Entre, ne reste pas sur le palier ! Surtout que je crains qu'un des chats de la voisine du 24ème ne soit caché à mon étage. J'ai trouvé une sacrée boule de poils tout à l'heure...
- Hum, j'ai entendu parler du chat en question par la femme de ménage en attendant l'ascenseur, répondit-il, heureux de la diversion qu'elle lui offrait pour tenter de reprendre ses esprits. Il avait le cerveau en ébullition devant les jambes que la courte robe de Joan lui dévoilait plus que de raison. "C'est pas possible qu'elle puisse s'assoir sans qu'on voit sa petite culotte, comment je vais faire pour ne pas y penser ? Elle est folle. Cette fille est folle. Mais moi, je suis fou d'elle. Un vrai kamikaze, ce soir. Je vais y perdre mon latin, ma géométrie dans l'espace, en oublier les codes de Tycho... "
Soudain, il se frappa le front. A propos d'oubli... oui, il avait pensé aux fleurs... mais il avait laissé sur la table du salon de Tycho la rivière de diamants qu'il voulait lui offrir... "Où avais-je la tête en partant tout à l'heure ? Je suis certain qu'Otho et Grag vont tomber dessus et je les vois déjà se moquer de moi à mon retour..."
- Ca va, Curt ?, s'inquiéta Joan devant son air un peu pâle et pour tout dire, un peu perdu.
- Oui, oui... juste... je suis désolé, Joan... je... j'avais prévu un cadeau pour ce soir... et... je suis un idiot... je... enfin...
Elle le regarda avec beaucoup de douceur, elle était à moins d'un mètre de lui et lui souriait si gentiment.
- Et bien, quoi ?
- Oh, je l'ai oublié, dit-il penaud en faisant un geste désespéré des mains.
- Curtis, ce n'est pas grave ! Pour tout t'avouer, je crains moi aussi d'avoir fait une erreur pour ce soir...
- Ah oui ?, demanda-t-il avec un peu d'espoir.
Elle soupira :
- Je crains que le dessert ne soit immangeable... un truc français, ah, non, paraît-il qu'il ne faut pas dire français, car ça vexerait le boulanger... comment elle m'a dit, la dame, déjà ? brezhonegerien ? J'ai rien compris à ses explications et je crois que... enfin... jette un oeil, tu me diras ce que tu en penses. J'ai des glaces au congélateur, dit-elle pour se rattraper.
Il souleva le paquet. Dubitatifs, ils se penchèrent tous deux au-dessus de l'étrange gâteau. Il pensa aux jeux de mots d'Otho, aux remarques de Jelle, aux vagues et lointains souvenirs de jeune homme de Simon, aux conseils farfelus de Grag et lui dit :
- Mon cadeau devait être le clou de ton entrée, il faudra te contenter de ma personne, quant à ton dessert... je pense que tu seras un bien meilleur dessert pour moi que ce truc-là !
Elle rit, lui sauta au cou, l'embrassa si passionnément qu'il en oublia aussitôt son grec, son latin, les formules mathématiques et les tables de trigonométrie. Mais l'essentiel était qu'il se souvenait parfaitement de quel côté du couloir était la porte de la chambre de Joan...


Pour faciliter le travail d'Elaine (voire des autres participantes), je remets les mots ici : kouign aman / salle de bain / pot de fleurs / aspirateur / poils de chat blancs / Dorie / nounours / hoquet / ébullition / kamikaze / rivière de diamant

Limeye

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tant que tu ne me demandes pas de la traduire ;D

Pour une fois que Curtis est drôle, je la trouve très rafraîchissante!Alors comme cela il pense à la petite culotte ;D enfin un mec ... [devil]

Par contre ma chère Limeye, i am schocked :o, tu ne connais pas Dorie, la référence!

http://www.dailymotion.com/video/xpx4wi_le-monde-de-nemo-bande-annonce-vf_s…

http://www.youtube.com/watch?v=CmyUkm2qlhA


http://www.dailymotion.com/video/xwkvqk_le-monde-de-nemo-3d-extrait-parler-…

J'adore!! ;D ce ne sont pas les meilleurs moments mais cela vaut le coup!
à choisir la crise d 'ado du petit poisson, les requins ( Je suis un gentil requin pas une machine à tuer, les poissons sont nos amis), Dorie qui oublie tout, la gamine horrible, le professeur raie, les mouettes, comme tu le vois, je l'ai regardé plusieurs fois. ;D

biz, à plus

Elaine

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comme les cloches sont parties à Rome et que les crécelles nous ont réveillés à 7h 15, le seul jour férié où on est réveillé aux aurores par des gamins déchaînés!Vous avez cette tradition aussi?


Le gazouilli de sa fille bébé l’avait toujours ému,maintenant elle avait presque deux ans et son petit charabia devenait de plus en plus compréhensible mais le touchait toujours autant. Il l’adorait, jamais il n’aurait imaginé qu’il soit si remué par un petit bout de chou pareil.Installé sur le canapé, il l’observait fasciné préparer un plat mystérieux devant sa cuisinière jouet. Joan avait pesté contre ce cadeau symbole d’une éducation sexiste où la femme se limite à son foyer mais ils avaient été forcé d’admettre que cela lui plaisait beaucoup et l’occupait bien. La vie de parents est aussi un apprentissage. Elaine concentrée parlait bas toute seule, remuait, mettait dans le four puis après avoir tout dressé sur un plateau, le regarda triomphante, marchant précautioneusement « Kouign aman ». Il fronca les sourcils,
-non, un gateau pour maman, ok ?
-non, kouign aman « fit la petite butée en se dirigeant vers la salle de bain où s’habillait sa mère.IL haussa les épaules, sa fille inventait vraiment des mots bizarres mais la porte de la salle de bain s’ouvrant brutalement, le joli petit plateau tomba par terre. Joan étonnée, vit le drame se créer.
Son cadeau s’écroulait , la petite Elaine en eut les larmes aux yeux, Joan la câlina, désolée, ramassa le petit pot de fleur, le gâteau en plastique et les couverts.
- Tu veux passer l’aspirateur ? Il y a plein de poils de chats blancs partout
- Ouiiiiiiiiiiii, l’aspirateur ! et Joan en soupirant de devoir jouer à la parfaite ménagère avec sa fille, brancha l’aspirateur qui depuis qu’elle était bébé la calmait toujours.
Curtis était toujours plié de rire en y pensant mais cela marchait, au bout de 3 minutes Elaine revint ravie, avec ses deux peluches favorites, Dorie, le poisson bleu et le nounours de sa mère. Elle avait juste encore le hoquet mais lorsqu’il fit :
« mamamia un requin ! » elle éclata d’un rire si dévastateur qu’elle lui sauta dessus. Ils se câlinèrent tendrement. La petite descendit tout d’un coup, elle avait une idée et retourna à sa dinette. Il la vit alors sortir une casserole, murmurer et mimer bizarrement quelque chose et arriva cette fois vers lui, tenant une drôle de mixture :
« j’ai fait de l’ébullition pour toi, papa »
-merci , ma puce, délicieux
-nan, faut pas manger, c’est chimiqué !
- ah, trop tard, papa kamikaze va mourir dans d’horribles souffrances « dit –il en s’effondrant sur le canapé, les yeux fermé.
- allez Elaine, au bain,
- oh, non , je joue avec papa !
- pas de discussion, papa est déjà mort de toute façon.
- d’accord, fit la petite lentement, regardant son père avec un dernier espoir. Il lui fit un clin d’œil et lui chuchota à l’oreille
- si tu vas dans ton bain, je te promets une rivière de diamants . Elle le regarda émerveillée,
- vrai ?
- une belle rivière de diamants chimiquée comme tu dis, tu pourras la faire plus tard,mais dis rien à ta mère si jamais cela déborde. Chiche ?
Elaine, complice se dépêcha d’aller vers la salle de bain, affirmant d’un air souverain
- C’est papa qui fait le bain ! »
- Mais vous ne me mettez pas de l’eau partout , hein ?
- Non, non, tu nous connais…
- Justement.

Elaine

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Bonjour Elaine !

J'adooooooooooooore !

Elle est très rafraîchissante et toute mignonne cette histoire !

Et tu as laissé de côté ton côté [devil] pour une fois Wink !

Limeye Smile

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en fait je suis quelqu'un de très sérieux... ;D

j'ai parfois envie d'une petite pause douceur..mais mon coté [devil] [motz] va revenir au galop!

biz!

Elaine

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Mooncat a proposé une nouvelle liste de mots sur le défi des Allemands. En voici la liste si cela vous inspire !

têtard / ciseau de couturière (ou de tailleur) / tringle à rideaux / tableau / crème / contre-productif / matière en suspension / tissu noir / bracelet

Il y a un mot que je n'arrive pas à traduire, c'est Wegweiser. Je trouve "panneau", mais je ne l'ai dans le dico... peut-être qu'Elaine, tu pourras traduire.

bonne fin de journée !

Limeye Smile

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Bonsoir Limeye et les autres!

Le mot allemand "Wegweiser" -> "panneau indicateur".....hier soir j'ai terminé mon histoire avec les mots.... [flower]
Maintenant c'est à vous!
[happywave]
Tachi

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Bonsoir Tachi !

merci pour la traduction, si j'avais réfléchi un peu plus, j'aurais pu la trouver... weg... le chemin...

j'ai lu ton histoire ! Je n'ose même pas imaginer ce que Joan veut faire avec la paire de ciseaux... :o

bonne soirée !

Limeye Smile

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Coucou les filles, me revoilu! Wink

Je me suis bien amusee avec vos histoires, entre le petit cote domestique d'Elaine et le cote coquin de Limeye...

Bon c'est court comme d'hab', et un peu dur dur l'inspiration... :-[

“Mais pourquoi j’ai dit oui….”

Joan soupira furieusement. Elle s’etait faite avoir de nouveau en beaute…Au lieu de jouer les kamikazes, elle s’etait retrouvee a assurer la protection rapprochee de la fille du Professeur Smort, un ami de Simon specialiste en points d’ebullition, qui avait recu des lettres de menaces. Suite a la demande de Simon , Curtis avait entrepris d ‘enqueter personellement sur cette affaire et avait demande a Joan de le seconder…Comment aurait-elle pu refuser, l’occasion de le revoir et de passer du temps aupres de lui etait trop tentante! Qui aurait cru que le “seconder”signifiait en realite jouer les gardes du corps sur la base de Tycho pour une allumeuse de 1ere categorie qui faisait les yeux doux au capitaine!

Joan avait surnomme la jeune fille Dorie, a cause de sa pretendue perte de memoire a court terme. Tout etait pretexte a aborder et accaparer l’attention Capitaine:

“Oh Capitaine, vous etes deja de retour? Je ne vous avais pas vu partir!”

Ou encore…“Dites moi Capitaine, ou en etes-vous dans votre enquete deja?”

“Oh Capitaine, voulez vous que je vous prepare une petite tasse de café avec une part de Kouign Aman tout chaud et bien tendre que je viens juste de sortir du four?”… le tout accompagne d’une voix suave et d’un regard langoureux… Et meme si Joan avait deja pris soin de s’occuper de son petit gouter…

“Et en plus, elle essaie de le seduire avec des mots culinaires savants!” grommela Joan.

La jeune fille passait aussi des heures a se pomponner dans la salle de bain tout en jouant a la fee du logis. Elle s’etait mise en tete d’ajouter sa touche feminine dans la base, ajoutant des pots de fleurs par-ci par-la et rearrangeant le mobilier. Ah si elle croyait que le capitaine allait se laisser prendre a ce petit jeu!

Quand Joan entendit le cyberlabe atterrir, elle se precipita vers le salon. Mais le spectacle qui s’offrit a sa vue la stupefia tellement qu’elle en eut le hoquet. Vetue d’une robe ultra courte en poils de chats blancs, Dorie passait l’aspirateur tout en ondulant son corps voluptueux au son d’une musique qu’elle seule semblait entendre. Des que le Capitaine entra dans le salon, elle arreta l’appareil menager, courut vers lui tout en s’ecriant:

“Oh Capitaine, vous etes deja de retour? Je ne vous avais pas vu partir! Dites moi Capitaine, ou en-etes vous dans votre enquete deja?”.

Mais le pire restait a venir…Tard le meme soir, alors que la base semblait s’etre endormie et que Joan esperait passer un peu de temps en tete-a-tete avec Curtis, Dorie revint en nuisette quasi-transparente, un petit nounours dans les bras, des larmes perlant de ses yeux telle une riviere de diamants:

“Dites Capitaine, vous croyez que je suis en securite ici? Vous etes sur que personne ne viendra me faire du mal?..”

C’en fut trop pour Joan, qui d’un pas rageur partit dans sa chambre. Quelques minutes plus tard, elle entendit des coups frappes a sa porte, et la voix doucereuse de Curtis:

“Viens ma belle, je t’ai prepare une petite tasse de café avec une part de Farz buan tout chaud et bien tendre avec des fraises de Plougastel”…

O-tho

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Bonjour Otho !

ravie de te relire ! J'espère que tu auras passé une bonne semaine !

voici ma réponse au défi de Mooncat. J'ai fait très long, car je voulais caser les mots dans l'ordre et quand même finir sur une touche rigolote. Amis des bêtes, non, n'appelez pas la SPA !

Limeye Smile


- C’est bon ? Tu en as chopé un ?
- Oui, oui… c’est un peu gluant, mais j’ai réussi. Personne ne nous a vus ?
- Non, non, Simon est à l’autre bout de la serre, sors vite !
Ken se glissa hors du laboratoire et rejoignit rapidement Otho. Dans un pot de confiture vide, tournait un têtard déjà bien développé.
- Tu aurais dû prendre un plus petit ! C’est déjà presque une grenouille !
- Fallait y aller à ma place !
- Je suis trop grand, Simon m’aurait repéré. Allez, zou, viens dans ma chambre, on a encore des préparatifs à faire.
- N’empêche, il a de la chance, le têtard : il est enfermé dans un pot de confiture de Jelle. Y’a pire…

Pendant ce temps, à New York, deux jeunes femmes s’activaient dans un appartement ensoleillé. La brune tenait de grands ciseaux de couturière à la main, taillant sans vergogne dans la longue robe à frou-frou que portait son amie.
- Totalement inutile, ces bouts de tissus, disait-elle. Il faut montrer tes jambes, ma Joan !
Debout sur une chaise, pour permettre à Jelle d’être à la bonne hauteur pour arranger sa robe du soir, Joan soupira.
- N’en fais pas trop non plus… c’est quand même le bal de l’ambassadeur !
- M’en fiche de l’ambassadeur, et d’ailleurs, depuis quand il t’intéresse, l’ambassadeur ? Moi, celui qui m’intéresse, c’est Curtis Newton ! Il a intérêt à être là… pour voir tes jambes !
- Je commence à me demander s’il ne va pas falloir finir dans une petite boutique chic et pas cher…
- Au lieu de douter de mes talents, tiens-moi donc ces bouts de frou-frou.
- Que veux-tu que j’en fasse ?
- J’en sais rien, mais ça m’encombre ! Tiens, accroche-les donc à ta tringle à rideaux !
Joan tendit le bras, la chaise tangua… elle tenta de garder l’équilibre, et se retrouva par terre, au milieu d’un impressionnant tas de frou-frou. Et un terrible déchirement de tissu se fit entendre, grincement qui provoqua une horrible grimace sur le visage de Jelle.
- Ah, c’est malin ! Mais fais attention ! Un peu plus et tu te plantais la paire de ciseaux dans le ventre ! Une hémorragie ! Il aurait plus manqué que ça pour que le tableau soit parfait !
- Jelle… arrête avec tes essais. J’en peux plus. Je déteste les soirées mondaines. Et Curtis aussi. Il n’ira pas, j’en suis certaine, répondit Joan, les larmes au bord des yeux en se relevant et en se frottant le genou.
- Stupid girl ! Tu veux que je te dise ce qu’il est en train de faire, Curtis ?
- Il est avec Simon dans le laboratoire de Tycho.
- Mais non ! Il se choisit un costume et est en train de glisser à sa boutonnière une rose rouge.
- Pourquoi rouge ?
- Le langage des fleurs, Joan… s’il vient avec une rose rouge, c’est tout bon ! Il finira dans ton lit ce soir !
Jelle se dirigea vers la salle de bain en grommelant. Elle revint avec un tube d’arnica.
- Tiens ! Masse ton genou avec, manquerait plus que tu aies un bleu.
Joan prit le tube, l’ouvrit, appuya dessus pour recueillir une noisette de crème et s’arrêta juste avant de s’en tartiner le genou.
- Eh bien, qu’est-ce que tu attends ?
- Ca pourrait être une bonne idée d’avoir un bleu au genou pour qu’il matte mes jambes…
- Stupid girl ! Et pourquoi pas un mini panneau indicateur avec une flèche vers le haut pour que son regard remonte vers tes cuisses ?
- Tu vas finir par dire des insanités, Jelle, méfie-toi.
- Grrr…
- Bon, ça devient totalement contre-productif cette affaire. J’abandonne la robe de mariée de mon arrière-arrière-arrière grand-mère. Désolée, mamie, mais je ne me vois pas rentrer dans ce désastre, ajouta-t-elle en retirant ce qui restait d’un long jupon couleur champagne en dentelle.
- Garde le bustier, il est splendide. Il montre tout sans rien dévoiler.
- Et je le porte avec quoi ?
- Ta longue jupe rouge, un peu espagnole.
- Je croyais que tu voulais que je montre mes jambes ? On va filer à la boutique de Mme Piky…
- T’as vu l’heure ? T’as plus le temps, ma vieille.

Une heure plus tard, dans le grand salon de l’ambassadeur, les invités se pressaient autour des buffets. Un jeune garçon au visage couvert de tâches de rousseur guettait avec inquiétude l’entrée du salon. Un grand jeune homme roux, au costume bien découpé qui laissait deviner une silhouette élancée et musclée, avec une rose rouge à la boutonnière, se tenait à ses côtés, tout autant anxieux. La seule différence était qu’il n’en laissait rien paraître.
- Tu ne veux pas un verre de coca, Ken ?
- Non, non, pas tout de suite, je n’ai pas soif.
- Vraiment ?
- Oui, oui, Curtis, je t’assure… dis, tu trouves pas qu’elle met du temps à venir, Joan ? Elle va manquer le discours…
- Peut-être qu’elle le fait exprès, justement, pour éviter le discours.
- Je suis sûr que Jelle l’aura mise en retard.
L'attention de Curtis fut soudain détournée par un mouvement de la foule, une légère ondulation. Comme il dominait de sa haute taille la plupart des invités, il vit ce qui avait éveillé leur curiosité. Il en eut le souffle coupé. Joan s’avançait vers eux, ses beaux cheveux coiffés légèrement en arrière, avec une tenue si séduisante que tous les hommes qu’elle croisait louchaient sur sa poitrine. Elle ne prêtait guère attention à ces regards, parfois admiratifs, parfois concupiscents, elle ne semblait voir qu’eux deux, et même plus précisément, que lui, ce qui le plongea dans un profond embarras.
- Bonsoir, Joan, réussit-il à prononcer après avoir dégluti deux ou trois fois.
- Joan ! Super ! On commençait à s’inquiéter !
- Bonsoir Ken, bonsoir Curtis, dit-elle en leur adressant un charmant sourire.
Elle venait de remarquer le petit bouton de rose rouge et eut une pensée pour Jelle.
- Joan, dit Ken pour engager la conversation car son Capitaine semblait atteint de son mutisme rédhibitoire dès qu’il était en présence de Joan, c’est quoi l’espèce de truc bizarre sur ton chemisier ?
- Ce n’est pas un chemisier, Ken, c’est un bustier, expliqua-t-elle d’un ton sérieux. Et ce que tu vois, c’est la dernière invention de Jelle, de la matière en suspension. En fait, elle a raté sa dernière tentative pour le teindre : à l’origine, il était d’un blanc ivoire, mais elle trouvait que ça n’allait pas du tout avec ma jupe et a voulu le teindre en noir. Ca a raté, mais elle a décrété que c’était un échec intéressant. Que ça donnait une sorte de "french touch" à ma tenue. J’avoue avoir des doutes… Qu’est-ce que vous en pensez, Capitaine ?
Curtis plongea la tête dans son verre, voulut boire une gorgée, mais il était vide et pesta intérieurement.
- Et bien… je dirais simplement qu’on fait parfois des miracles avec juste un bout de tissu noir… et quant à cette matière en suspension, je serai très curieux d’en relever un échantillon pour l’étudier sur Tycho.
Elle soupira, garda le sourire, mais une ombre de tristesse voilait son regard. "Indécrottable Capitaine ! La recherche, toujours la recherche ! Il ne peut pas penser un peu à autre chose ?", se dit-elle, amère.
Ken, percevant le désarroi de la jeune femme et l’embarras du jeune homme, se dit qu’il était temps de détendre l’atmosphère et de mettre à exécution le plan d’Otho. Il se tourna vers le buffet, comme pour y prendre quelque chose, pendant que Joan et Curtis restaient face à face, silencieux. Il ouvrit son sac, en sortit le précieux bocal, jeta un œil derrière lui, vit qu’on ne lui prêtait aucune attention, marmonna que si ça continuait, ils allaient passer la soirée à se regarder dans les yeux sans rien de plus, et ouvrit d’un geste sec et décidé le couvercle. Le têtard pas encore adulte sur Tycho était devenu une vraie grenouille, vieillissant de quelques heures en accéléré lors du voyage à bord du Cyberlabe. Elle bondit hors de sa petite prison parfumée à la mûre, atterrit sur la table du buffet, reprit son élan, trop heureuse de pouvoir faire son métier de petite grenouille, c'est-à-dire : sauter. Delà, devinant l’étendue de ses capacités musculaires, elle fit un bond plus haut et s’accrocha à la boutonnière de Curtis.
- Oh !, s’exclama Joan, comme elle est mignonne ! C’est votre nouvel animal de compagnie, Capitaine ?
Avant qu’il ait pu faire le moindre geste, la grenouille s’était emparée du bouton de rose et avait sauté sur l’épaule de Joan. Elle rit :
- Tu es bien audacieuse, petite coquine !, dit-elle en prenant délicatement la petite fleur.
Curtis soupira, jeta un regard noir à Ken qui aurait voulu disparaître sous la table, puis se tourna vers Joan. "Elle est vraiment une fille formidable ! N’importe laquelle des autres femmes présentes ici ce soir aurait hurlé ou se serait évanouie…"
Mais la grenouille rebondit, cette fois sur les cheveux de la jeune femme, puis sur l’autre épaule, enfin, se cala dans son bustier, ce qui fit rougir violemment et Joan, et Curtis, qui tentait toujours de la rattraper maladroitement.
- Désolé, Joan, vraiment, désolé… Ken, d’où sors-tu cette sale bête ? Ce n’est pas ça que je t’avais confié !
Ken ouvrit des yeux tout ronds. Il avait oublié le bracelet pour Joan.

Limeye

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Bonjour Limeye et ravie de te rrelire O-tho

j'en ferais bien un cadavre exquis Limeye [devil] [naughty] de ta petite longue histoire ;D faut dire que je viens de boire du château neuf du pape.... [animtwink]

***


- Ken c'est malin, téléphone à Mala et récupère ce que tu as oublié, illico! grogna t-il, puis vers Joan qui commençait à trouver le contact de la grenouille désagréable, il chuchota:
- Joan je crois qu'il va falloir enlever cette robe, sinon les invités risquent de remarquer quelque chose. SUivez moi vous pourrez régler ce problème dans une des pièces du fond, je connais bien la maison.
Malheureusement, toutes les portes avaient été sécurisées et des caméras filmaient en permanence les couloirs et les chambres. Il la regarda désolé,
- bon, je crois que nous n'avons pas le choix, à peine une petite demi heure pour trouver la voiture,
Heureusement, en à peine 5 mn ils trouvèrent le véhicule au vitres teintées, c'était une ancienne voiture du vingtième siècle. Joan en fut surprise, Curtis expliqua qu'elle stationnait depuis très longtemps dans la propriété la plus proche de la résidence.
Joan entra dans la voiture mais rapidement avec la grenouille, elle dut se rendre à l'évidence qu'elle n'arriverait pas à ouvrir seule sa robe. Elle dut lui demander de l'aide, gênée, mais pas trop mécontente quand même. Très vite il parvint à ouvrir la fermeture mais ce qu'il voyait ne l'incitait pas franchement à la refermer, il attrapa la grenouille et la jeta par la fenêtre, en pestant contre Ken. La ligne du dos de Joan le fascinait, il ne put s'empêcher de l'embrasser, Joan en frémit mais se blottit contre lui , lui offrant une vue à se damner de son décolleté.
Ken arrivait avec le paquet, il avait mis une demi 'heure, juste à temps avant l'ouverture officielle de la céérémonie. A sa grande surprise Joan et Curtis arrivaient après lui, ils avaient l'air plutôt contents et Ken se dit que franchement il était le dindon de la farce.

Elaine

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Tu veux qu'on en fasse un cadavre exquis plus long :o ?

J'avais 2-3 idées incasables pour ma version, notamment une chute avec le bracelet genre "je suis comme Olympia, Capitaine, je ne suis plus habillée que de mon bracelet" ! Et là, Curtis :o :o :o :o

Voire l'idée d'un complot qui éclatait pendant la réception, ou même l'arrivée impromptu d'un rival...

Bon choix que le Chateauneuf... Wink

Joyeuses Pâques !

Limeye Smile

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je plaisantais , juste un peu, mais si on essayait d'intégrer les défis en cadavre : mission impossible? ;D

Attends ce soir , je bois encore deux verres et je serai prête! [animtwink] Bon je sais c'est pas sérieux,

allez je vais retourner voir mon identité!

bizz

Elaine

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je me demande ce que va donner l'identité avec tes verres supplémentaires de Chateauneuf du Pape [beer]

sincèrement, si tu penses que ça peut servir à démarrer un petit cadavre exquis délire, je suis partante ! Mon côté "j'aime jouer !".

par contre, réussir à intégrer nos défis dans un cadavre exquis, je pense que c'est quasi-impossible. Certains peuvent s'enchaîner, mais je crois que ce serait un gros gros boulot, dont je doute de l'intérêt final.

Néanmoins, on peut y piocher de l'inspiration... Wink

A plus !

Limeye Smile

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Bonjour a toutes,

Limeye, chapeau, j'ai beaucoup aime ton histoire! Et la suite d'Elaine (mais ca ne compte pas comme une reponse au defi ca... Wink)

Voici donc ma reponse au defi de Mooncat...sans chateau neuf du pape (mais avec une petite sirah...).....Les joies des projets scolaires.... ;D

“…Et n’oubliez pas de finir votre devoir sur la metamorphose des amphibiens, c’est du lundi prochain! Je me rejouis a l’avance de voir vos creations!” rappella le professeur de Sciences Naturelles en effacant le tableau.

Ken se renfrogna. Pas la peine de le lui rappeler, il savait bien qu’il avait ce stupide projet a terminer. Quelle idee aussi d’avoir choisi de representer le cycle de developpement de la grenouille ! Pour couronner le tout, son binome avait tout de suite proclame qu’il serait la grenouille et lui forcement….Frustre, il avait alors demande a Joan de l’aider pour faire son costume de tetard.

Pendant que Ken se dirigeait vers l’appartement de Joan, celle-ci etait deja au travail, des ciseaux de couturiere a la main. Un peu plus tot ce matin-meme, elle etait allee dans une boutique specialisee en costumes de theatre. Le vendeur s’etait presente comme tres instruit sur la question et lui avait demande de le suivre tout en lui montrant un panneau indicateur annoncant les “Dernieres Nouveautes Extraordinaires”.

“Quelle etrange matiere!” s’etait exclamee Joan en tatant le tissu noir: il etait a la fois brillant, epais, visqueux et flexible.

“C’est la toute derniere mode pour les costumes de scene et cela se modele tres facilement!” avait replique le vendeur .

“Voila, j’ai fini et ca devrait ressembler a un tetard si je l’assemble correctement” s’enthousiasma Joan, toute fiere de sa trouvaille.

Et pour prouver ses dires, elle mit la matiere en suspension en l’accrochant a la tringle a rideau. Joan fut impressionnee, cela ressemblait vraiment a un tetard!

“Et si je l’essayais?” se dit-elle curieuse.

Quelle ne fut pas la surprise de Ken lorsqu’il penetra dans l’appartement, de voir Joan presque meconnaissable dans un costume noir qui ressemblait fort a un tetard. Il en aurait bien rigole s’il n’avait remarque l’air panique sur son visage.

“Ken aide-moi a retirer ce costume, je n’y arrive pas!” cria-t’elle affolee.

“Je n’arrive pas a le couper, et tirer sur le costume est contre-productif, il se resserre davantage!” s’exclama Ken, après plusieurs essais infructueux. Ken et Joan se regarderent alors en silence, une conclusion s’imposait. Ils allaient avoir besoin d’aide et serieusement …Ken prit la montre-bracelet de Joan et appella le Capitaine.

“J’ai bien reflechi, le seul moyen de l’enlever est d’appliquer une crème directement contre la peau sous le costume pour le decoller” annonca le Capitaine après avoir examine l’etrange tissu.

Tout en guidant Curtis vers sa chambre a coucher, Joan se demanda s’il lui restait assez de tissu pour faire un autre costume…

O-tho

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Jeu 19 Déc 2013 - 03:16
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bonjour O-tho,

à peine revenue et déjà productive, chapeau!J'ai opté pour un épisode nostalgique, j'espère l'avoir réussi...


***

Joan venait de se réveiller. Elle s’étira, heureuse d’entendre son souffle régulier à côté d’elle. La chambre avait un côté suranné , de vieux meubles, une odeur de cire ou de renfermé tenace. Elle avait voulu lui montrer cette vieille maison et pour une fois le temps d’un week end il avait tenu à l’accompagner, découvrir son histoire familiale. Cela l’avait surprise, leur relation était si inhabituelle, si discrète, mais Curtis n’était jamais prévisible. C’est ce qu’elle aimait. Le soleil traversait le vieux volet, des particules en suspension voletaient dans le rayon de lumière. Elle se souvint que cet endroit à l’aube était ce qu’elle préférait, elle sortit de la chambre vers l’étang, seule. Le soleil se levait et la lumière matinale jouait sur les plantes, les toiles d’araignées, l’air était très pur et l’étang scintillait : elle devinait les petits tétards qui nageaient en groupe près de cailloux , sous les demoiselles qui voletaient au dessus de la surface de l’eau brune. La fraîcheur la fit frissonner et l’idée d’un café chaud la ramena dans la maison.
Elle entra dans la cuisine, commença à ouvrir les volets de chacune des fenêtres, faisant entrer l’air frais progressivement. Le rebord des fenêtres était encombré, comme toujours, elle y retrouva les vieux ciseaux de couturière de sa grand-mère avec nostalgie, les petites statuettes d’animaux que seuls les personnes âgées et les petits enfants adorent. Elle sourit en voyant le petit chaton figé avec sa balle, comme sa mère détestait ces objets de collections kitchissimes ! Ce fut la tringle du rideau en lui tombant dessus qui brisa le biscuit de porcelaine de la jeune bergère par terre. Désolée elle ramassa les débris, les larmes lui vinrent aux yeux. Curtis entra à ce moment là, touché par ce tableau, il ramassa encore quelques éclats qu’il lui donna. Embarrassée , Joan se dépêcha de finir de préparer le café, Curtis vint derrière elle la prendre dans ses bras, la câliner. Elle se retourna et ils s’embrassèrent, savourant ce moment tranquillement.
Lorsqu’il sortit le lait, il vit une couche supérieure de crème .
- C’est du lait du paysan d’à côté, c’est du petit lait, tu verras c’est ce qu’il y a de meilleur.
- Je n’en ai jamais bu.
- Cela ne m’étonne pas avec ta base aseptisée.
- Oui, chercher du lait chez le paysan le matin serait contre productif depuis Tycho, fit-il ironique.
- Viens allons le boire dehors, la nature est magnifique maintenant, dans une demi heure ce ne sera plus pareil.
Ils sortirent avec le plateau et Curtis comprit pourquoi elle aimait tant cet endroit, le soleil créait à travers l’atmosphère des milliers de particules de matière en suspension illuminées, c’était magnifique. Même le tissu noir de la bâche qui recouvrait le canot scintillait sous les fils des arachnides. Les graminées créaient des bracelets de rosée matinale, qu’on devinait éphémères et le panneau indicateur de l’étang, en bois abîmé et délavé donnait à ce petit coin de paradis le charme de l’ancien temps. Ils étaient seuls au monde.
Il ferma les yeux en la tenant dans ses bras charmé et en silence ils restèrent là, jusqu’à ce que la chaleur bienveillante du soleil ne les dérange dans cette poésie.

Elaine

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Bonjour les filles !

et bien ma foi, c'est réussi ce matin !

Otho qui nous la fait créatif et Elaine poétique ! Avec le soleil qui illumine mon jardin, ça donne envie de buller Smile

bizz

Limeye Smile

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Je relance une autre liste, de saison [rabbit] !

lapin, oeuf, cloche

à vous !

Limeye Smile

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Bravo Elaine, c'etait tres reussi ce petit matin tendresse poetique!

J'imagine que Frego est bien occupee avec le defi des prisonniers pour nous pondre ceux la?? Et August?? ???

J'ajoute alors marmite, carte postale, epouvantail...

O-tho

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bonsoir Otho,

contente de te retrouver, merci, je verrais quel style je vais aborder la prochaine fois. je ne comprends pas j'ai pas les smileys...

Donc je rajoute voyage, remplacement, concours

bonne nuit!
biz

Elaine

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Zitat von: Elaine am 1. April 2013, 09:11:08 Uhr


Il ferma les yeux en la tenant dans ses bras charmé et en silence ils restèrent là, jusqu’à ce que la chaleur bienveillante du soleil ne les dérange dans cette poésie.



Ah, Elaine, c'est si romantique. [bussi]
Nous allemands préférerons évidemment le côté sombre, tragique.......mais ce n'est pas vrai... Wink
"Tief in uns allen sitzt ein kleiner Romantiker"....
[hello]
Tachi

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tu es adorable Tachi,

j'en ai commencé la traduction, [wallbash] je pourrais te l'envoyer ou je la poste tel quel demain? Pas facile là... [wallbash]

Je suis contente qu'elle t'ai plue, mais on sait que vous aimez les histoires romantiques ( Spacerancher) mais en ce moment c'est la période noire qui tranche avec nous.
Néanmoins on en fait aussi des gratinées parfois dans nos histoires :o

bonne nuit, bizz

Elaine

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Hello !

petit rappel pour la dernière liste à laquelle j'ajoute le dixième mot :


lapin / oeuf / cloche / marmite / carte postale / épouvantail / voyage / remplacement / concours / bestialité


au boulot Wink

Limeye Smile

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Coucou a toutes!

Bon voici ma reponse au defi...une histoire..plutot dure a avaler? ... ;D

“Mr et Mme Newton? Bienvenus a bord du “Cyrus”! Du a une erreur de reservation, nous avons du faire un remplacement de destination a la derniere minute, mais nous esperons que nos services vous donneront entiere satisfaction!" les accueillit l’hotesse avec un charmant sourire, avant de les guider vers leurs sieges.

Curtis et Joan prirent leur place a bord du petit vaisseau de croisiere tout en remerciant l’hotesse. Joan soupira- si seulement ils n’etaient pas en mission!

Joan s’etait retrouvee a pretendre etre la femme de Curtis, pour enqueter sur la curieuse disparition de couples de jeunes maries, dont le point commun etait d’avoir gagne un voyage de reve a un concours auquel personne ne se souvenait qu’ils aient participe.

Le voyage se passa sans histoires, l’hotesse etait aux petits soins, apportant sans cesse nourriture et rafraichissements. Arrives a destination, Joan ne put retenir in cri de surprise. Ce qu’elle decouvrit ressemblait a un petit paradis: une plage infinie de sable blanc fin, un ocean de couleur turquoise , le tout borde d’une jungle verte luxuriante… un vrai paysage de carte postale! Si seulement…

Le personel etait attentif, un sourire constant sur leurs levres devoilant de grandes dents blanches. Rien ne leur etait refuse. Repos et farniente etaient seulement au programme, il ne fallait surtout pas que les hotes se fatiguent! Ils se faisaient masser tous les matins, la nourriture etait riche, copieuse et abondante et ils etaient encourages a tout gouter. Joan ne put s’empecher de s’etonner qu’on lui apporte toujours des oeufs au petit-dejeuner.

“On dirait qu’ils veulent me faire grossir!” pouffa-t-elle.

Tout semblait se derouler dans une ambiance idyllique. Curtis et Joan commencaient a penser qu’ils avaient fait fausse route dans leur enquete quand Mala, qui avait reussi a s’inflitrer dans l’equipe des serveurs, les prit a part un soir.

“Il y a quelque chose qui cloche”dit-il mal a l’aise. “Tout le monde est excite et ne parle que du grand mechoui qui a lieu ce soir. Il y a une grande marmite qui est en train de bouillir sur la plage, et les restes squelettiques a cote de la statue qui ressemble a un epouvantail moi je vous dis que c’est pas du lapin!”

Curtis et Joan se regarderent avec horreur, comment un telle bestialite pouvait encore exister!

La police interplanataire fut avertie a temps et arriva avant que le festin ne put commencer.

Joan en frissonnait encore.

“Dire qu’ils nous invitaient a diner pour nous devorer!”

“Comment leur en vouloir, dans ce petit bikini, tu etais a croquer!” repliqua Curtis les yeux brillants…

O-tho

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Bonjour O-tho


Efficace! ;D

et ils n'ont pas consommé? OHhhhhhhhhhhhhhhh, décidément il comprend pas vite Curtis, j'aurais pas résisté là [devil]

biz,

Elaine

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Pâques m'a étrangement inspirée... pas pu faire court pour installer l'ambiance et les diverses péripéties.

Bonne lecture !

Et bravo à O-tho pour ce voyage-enquête très inspiré ! Finir au fond de la marmite :o alors qu'ils étaient en Cool, dur dur !

Bizz

Limeye


Joan essuya une larme de ses yeux en accrochant à une branche du sapin le dernier petit lapin en chocolat de la boîte. Elle avait voulu faire un peu d'humour pour égayer ce Noël, en s'imaginant déclarer à Curtis quand il dévorerait le lapinou en question que côté chaud lapin...

- Stupid girl !, pensa-t-elle. Te voilà bien avancée, toute seule sur Tycho...

Elle avait refusé toutes les invitations, supplications, prières de ses proches, elle ne voulait pas passer un Noël comme celui de l'an dernier, à voir toute sa famille s'embrasser, ses neveux et nièces ouvrir leurs cadeaux, et son beau-frère toujours aussi spirituel lui demander "mais quand est-ce que tu nous ramènes un fiancé, Joan ? Une jolie fille comme toi... des fois, je regrette presque d'avoir épousé ta soeur ! T'es plus mignonne qu'elle encore..."

Elle avait filé aux toilettes pour une soi-disant urgence pour laisser couler ses larmes.

Non, vraiment, elle ne voulait pas revivre cela, ni subir d'autres questions encore plus embarrassantes. Ezra et Ken avaient proposé qu'elle vienne avec eux, en Floride, au soleil, elle avait hésité... non, elle avait décidé qu'elle passerait ce Noël sur Tycho et pas ailleurs. Elle avait ses raisons, même si personne ne se trouvait sur la base.

Elle recula un peu, regarda l'ensemble du salon, qu'elle décorait soigneusement depuis plusieurs heures. Elle avait allumé les guirlandes lumineuses, l'étoile qu'elle avait accrochée en haut du sapin apportant une touche de douceur. Son sapin était un sapin unique au monde. Elle avait eu un peu de mal à le sortir du vaisseau, mais c'était surtout par sa décoration qu'il était unique : outre les petits lapins pour Curtis, elle avait accroché des boulons pour Eek, des oeufs de toutes les couleurs pour Otho et des bâtons de sucre d'orge pour Oog. Elle avait aussi déployé deux grandes guirlandes qui se croisaient au-dessus du sapin, l'une avec des découpes de cloches, l'autre des découpes d'étoiles. Et ce dans des tons harmonieux d'orange, rouge, et blanc.

Elle s'installa sur le canapé, son petit plateau repas posé devant elle. Elle n'avait pas beaucoup d'appétit, mais elle s'était préparé une cassolette de coquillages dans une petite marmite, un petit verre de blanc sec, mais juste un fond car elle ne voulait pas trop boire, une salade variée pleine de couleur et de gaieté, espérant ainsi se redonner le sourire, et un joli gâteau aux poires et au chocolat fin.

Son regard se porta sur le buffet, en face d'elle. Au-dessus, Grag avait accroché il y a longtemps un immense panneau sur lequel il punaisait des photos, des cartes postales de leurs nombreux voyages, autant de souvenirs qu'ils aimaient évoqué tous ensemble. Les forêts de Galathée, la mer rouge sang d'Hémérius, les beaux châteaux d'Emorki, et même celle qui la faisait toujours sourire, la photo d'Otho déguisé en épouvantail. Immanquablement, ses yeux se posèrent sur la carte de la petite île paradisiaque sur laquelle Curtis l'avait emmenée juste avant que toute l'équipe ne parte, il y a quinze mois. Elle ne pouvait pas oublier ses mots, pleins de tendresse et de sous-entendus, lui qui jusqu'alors ne lui avait jamais montré ses sentiments profonds : "Joan, on doit partir pour un long voyage, je ne sais pas quand nous reviendrons, ni même si nous reviendrons. Je veux passer quelques jours avec toi, je t'emmène dans un endroit où nous serons seuls au monde."

Ce voyage à l'autre bout de la galaxie allait bouleverser leur vie à tous, et elle, elle avait alors pris une décision importante. Ils avaient séjourné sur cette petite île, se baignant chaque jour dans une eau délicieuse, d'une couleur bleu turquoise, mangeant de délicieux poissons grillés et des fruits juteux et sucrés. Ils s'étaient aimé avec passion, et Joan avait longtemps rêvé de leurs folles étreintes, avant que d'autres rêves et quelques cauchemars ne viennent peupler ses nuits.

Anders avait tiqué quand elle lui avait annoncé quelques semaines plus tard, au début de la nouvelle année, qu'elle démissionnait. Il râlait car il ne voyait vraiment pas à qui confier son remplacement. Elle avait simplement haussé les épaules, elle se moquait bien désormais de l'avenir de son service. Elle avait mieux à faire, du moins, elle l'espérait encore secrètement. Fâcheux concours de circonstances que leur départ, à quelques semaines de Noël. Mais finalement, heureux concours de circonstances pour elle.

Elle mit un petit peu de musique, et se laissa bercer par les jolis chants de Noël, les airs de gospel et les petites notes qui emplissaient avec légèreté le salon silencieux de Tycho. Elle s'endormit sur le canapé, lovée sous une couverture.

Elle dormait si profondément, à croire que le Père Noël avait voulu lui offrir une nuit sereine, qu'elle n'entendit pas le toit du hangar de Tycho s'ouvrir, ni les petits pas rapides et excités d'Oog et Eek dans le couloir. Grag avait suivi rapidement les deux petits animaux, devinant qu'un intrus ou une intruse se trouvait dans la base. Le petit vaisseau de ligne posé dans le grand hangar n'était pas arrivé là par hasard. Mais Ook et Eeg semblaient plutôt joyeux, et Grag n'était pas particulièrement inquiet. Il entra dans le salon et poussa un long soupir : "Joan ! Oh, quelle belle surprise... ! C'est vrai, c'est Noël ! La pauvre, elle n'a pas supporté notre longue absence... Et... ?"

Grag fit aussitôt demi-tour. Curtis et Otho arrivaient à leur tour, intrigués. Grag laissa entrer son chef avec un clin d'oeil malicieux en direction d'Otho. Mais quand celui-ci voulut à son tour entrer dans la pièce, Grag l'attrapa par les épaules, le bâillonnant fermement.

"Attends un peu ! Laisse le chef entrer d'abord ! Joan est là ! Elle lui a même amené un joli cadeau !"

En grognant, Otho réussit à se dégager de l'étreinte de son ami, et il passa la tête par la porte entrebâillée. Eek avait sauté dans le sapin, il dévorait les boulons que Joan y avait accrochés, Ook n'était pas en reste côté bestialité et avait déjà sucé trois longs sucres d'orge. Mais ce qui retient l'attention d'Otho n'était pas leurs petits amis gourmands, mais Joan et Curtis penchés au-dessus d'un petit berceau.

Limeye

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Bonjour LImeye,

bien vu! J'aime beaucoup la fin, on l'a bientôt l'équipe! [baby] [jump] [goodjob] Très joli.

moi j'ai opté pour une version, fidèle à ma mauvaise réputation [devil], foutu pour foutu.... ;D

a plus, biz

attention :o

***Alors mon lapin, on s’ennuie ? fit l’hôtesse du bar, une belle fille blonde avec de splendides yeux bleus qui s’asseyait à côté de lui. Belles jambes, mensurations parfaites.
-tu m’offre un verre ? Un Martini, Tom ! Le marin lui sourit, malicieusement, elle lui dégagea la mèche rousse, qui cachait ses yeux gris.
- avec plaisir, tu t’appelle ?
- Priscilla, et toi beau roux ?
- Kalimero, ma puce, tu t’en doute !
-c’est une coquille qu’il te faut, alors.
Ezzra leva les yeux au ciel, posant le Martini , il partit aussitôt servir Mala pour le prévenir,avec un whisky.
- Tiens crâne d’œuf !
- Je vais lui sonner les cloches à la marmite en fonte moi !
- C’est pas mon problème, dégage du bar si tu cherches la bagarre !
Mala sortit aussitôt, furieux, faisant tomber deux cartes postales accrochées sur le mur du bar.IL rejoignit les forces de la police prêtes à intervenir à l’extérieur. Les groupes spéciaux étaient déjà répartis sur les toits. Ils devaient démasquer tout un réseau de revente d’élixir d’immortalité et avaient remonté la filière jusqu’à ce bar où le patron semblait impliqué. Ils attendaient la visite du revendeur, surnommé l’épouvantail car il était sans pitié. A la vue de Mala ils déclenchèrent l’assaut. Tous les clients furent arrêtés, l’épouvantail abattu par Crag et la vision du convoi qui les ramenait aux locaux de la police impressionnante.
Le marin et la belle blonde n’étaient pas du voyage, elle avait prévu son remplacement avec le concours d’Ezzra remarqua sa copine Catherine, personne ne savait où ils étaient. Pas folle la guèpe, se dit-elle.
EN effet Priscilla était passé à l’attaque, Kalimero n’avait plus aucune chance face à sa frustration sexuelle, elle se déshabillait avec bestialité.

Elaine

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Coucou !
De retour d'une longue mission sur planétoïde perdu dans la galaxie..
Je vous ramène une nouvelle membre pour votre équipe de foot [baby]. Profitez en, ça ne sera pas chaque fois ! Malhereusement, elle ne fera pas beaucoup d'usage, sauf si Curtis arrive à la remettre sur pied.
C'est un vieux défi, j'ai au moins 3 tours de retard

Une fois de plus en mission d'infiltration, Joan se retrouvait en jeune mère de famille pour arriver à entrer en contact avec la mafia du lait maternisé.
Plusieurs bébés avaient été gravement intoxiqués récemment et l'opinion publique grondait. Affublée d'un nourrisson animatronique plus vrai que nature (né des oeuvres de Curtis venu à sa rescousse, personne dans son entourage n'ayant eu l'esprit assez kamikaze pour accepter de prêter son enfant), elle écumait les crèches et les halte-garderies en prétendant chercher une place pour Dorie, sa fille de 3 mois, hantait les rayons poussettes, nounours et lait infantile, les parcs et aires de jeux, les cours de bébés nageurs et tous les
lieux se rapportant de près ou de loin aux enfants en bas âge. Elle parlait au maximum de gens, se faisait des connaissances, participait à des réunions tupperware.
Invitée à un brunch ludo-éducatif, elle était restée assez longtemps pour être sûre que personne dans l'assistance n'était impliqué dans les trafics, et avait tiré prétexte d'un hoquet mécanique de sa fille (la pauvre, elle me fait ça quand elle est fatiguée) pour prendre congé. Comme la maitresse de maison insistait pour qu'elle reste au moins jusqu'au kouign aman, elle avait brandi avec une feinte indignation un poil de chat blanc trouvé sur sa manche et avec une parfaite mauvaise foi, avait accusé son hôtesse de négligence "Et voilà, c'est quoi ça ! Un poil de chat ! Vous ne passez donc jamais l'aspirateur ? Dorie est allergique !".
Sous prétexte d'aller à la salle de bain laver Dorie de tout poil de chat, elle avait voulu s'éclipser discrètement, mais c'était sans compter le pot de fleur au coin du couloir. Regardant derrière elle pour voir si elle pouvait filer à l'anglaise, elle n'avait pas pris garde au pot, avait trébuché et Dorie s'était disloquée au sol. Joan se releva et vit catastrophée les invités se précipiter pour l'aider. Elle ramassa Dorie, qui laissait s'échapper de son ventre un chapelet de petits composants électroniques brillants comme une rivière de diamants, et prit ses jambes à son cou.
Grillée, elle était bel et bien grillée et il ne restait qu'à espérer que personne dans la mafia du lait maternisé n'entendrait parler de cette affaire.
Elle se demandait qui Carthew allait bien pouvoir choisir pour reprendre l'enquête.
Jetant un coup d'oeil à sa fille animatronique, elle vit qu'elle avait tellement surchauffé que les composants étaient entrés en ébullition. Joan eut un petit sourire, voilà qui lui ferait une excellent prétexte pour se rendre à hôpital pédiatrique de Tycho, où elle trouverait bien moyen de convaincre Curtis de jouer à l'infirmière et au docteur.

August

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Zitat von: limeye am 3. April 2013, 12:52:14 Uhr

Joan essuya une larme de ses yeux en accrochant à une branche du sapin le dernier petit lapin en chocolat de la boîte. Elle avait voulu faire un peu d'humour pour égayer ce Noël, en s'imaginant déclarer à Curtis quand il dévorerait le lapinou en question que côté chaud lapin...
- Stupid girl !, pensa-t-elle. Te voilà bien avancée, toute seule sur Tycho...

Elle recula un peu, regarda l'ensemble du salon, qu'elle décorait soigneusement depuis plusieurs heures. Elle avait allumé les guirlandes lumineuses, l'étoile qu'elle avait accrochée en haut du sapin apportant une touche de douceur. Son sapin était un sapin unique au monde. Elle avait eu un peu de mal à le sortir du vaisseau, mais c'était surtout par sa décoration qu'il était unique : outre les petits lapins pour Curtis, elle avait accroché des boulons pour Eek, des oeufs de toutes les couleurs pour Otho et des bâtons de sucre d'orge pour Oog. Elle avait aussi déployé deux grandes guirlandes qui se croisaient au-dessus du sapin, l'une avec des découpes de cloches, l'autre des découpes d'étoiles. Et ce dans des tons harmonieux d'orange, rouge, et blanc.



C'est trop mignon, le sapin décoré pour les absents.

August

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Bonjour a toutes!

August: contente de te revoir parmi nous et de lire ton humour a nouveau- Excellent! :P

Limeye: j'aime beaucoup l'atmosphere de ton histoire, triste et tendre a la fois

Elaine: ca chauffe aussi dans ton histoire ..[naughty]...ahhh te revoila en forme dis-donc! ;D

Je trouve vraiment incroyable comme la meme serie de mots peut inspirer autant d'histoires variees!


O-tho

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Jeu 19 Déc 2013 - 03:35
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Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Bonsoir à toutes,

ravie de te relire, August ! Tu vois qu'on s'est lancé dans quelques nouveaux défis... et que Mooncat nous en a proposé un aussi. Tu était partie sur une enquête ! Le faux bébé, j'imaginais très bien une sorte de poupée avec tout l'appareillage dedans, très drôle !

D'accord avec O-tho pour la variété de nos propositions.

D'ailleurs, nous pouvons relancer une liste...

Limeye Smile


retour de noce / prise électrique / nougat

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Bonsoir à toutes

ravie de te relire [goodjob]August:

retour de noce / prise électrique / nougat + patouille / larmes / peste

merci Otho pour ta lecture attentive! [animtwink] d'après Limeye j'aurais pu faire pire, vous trouvez? ;D

A propos nous avons pris nos habitudes sur le chat, si cela vous tente, dans le chat public en haut vous choisissez forume français; à bientôt,

au plaisir,

biz!

Elaine

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Bonjour/soir a toutes,

Alors on resume pour Elaine ... ;D

retour de noce / prise électrique / nougat + patouille ( ??? patrouille??? ou c'est du patois quelconque??) / larmes / peste

auxquels j'ajoute constellation/insurmontable

August et Frego a vous!

O-tho

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retour de noce / prise électrique / nougat + patouille ( patrouille??? ou c'est du patois quelconque??) / larmes / peste / constellation/insurmontable / insupportable / insurpassable

A Frego

Koissa "patouille" ??

August

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Bonjour August.

C'est fou ce qu'on peut trouver quand on cherche dans Google. Patouille est synonyme de caresse, chatouille un petit brin taquin, sensuel. Elaine a surement quelque chose derriere la tete avec ce mot la. ;D

Trululu! (Synonyme de a bientot)

Frego

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bonjour les filles

mdr même quand je suis l'innocence incarnée j'y arrive: quand j'ai écrit patouille, je pensais à une petite patte ("ôte tes patouilles de là") par exemple un gâteau au chocolat qu'on glace devant des enfants qui veulent toucher ; en vérifiant dans le Robert cet usage est une extension du 1er sens car cela vient bien de tripoter maladroitement , donc en rapport mais du coup de tripoter le gâteau à tripoter quelqu'un , y'a qu'un pas.
Mon père parlait l'argot et il m'en reste des traces dans l'usage de la langue, avec le français d'une région qui est souvent mauvais, cela donne ce genre de choses, désolée. Je suppose que personne ne connaît le pépin, cela m'a déjà posé problème même si c'est fréquent..

donc on peut remplacer par tripatouiller ou tripoter [angel] [devil] comme vous le voulez.

bizz, à plus


Elaine

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Coucou les filles,

Bon bah desolee Elaine, il semblerait en effet que ta reputation soit faite! :P
Et puis moi, j'ai suivi ce que Frego a relate pour concocter l'histoire ci-dessous...les mots m'ont inspire quelque chose de bien different cette fois-ci...

Apres huit mois d’absence il etait enfin revenu de cette mission de l’enfer. Amaigri, taciturne, ses yeux racontaient une histoire qu’il n’osait dire a haute voix. Avait-elle failli le perdre a jamais? Comment lui tendre la main pour le faire revenir dans son monde a elle, a eux?

Joan avait alors propose une excursion sur Esmeria, un petit joyau planetaire a l’ecart des grandes routes touristiques, esperant que la nature brute et sauvage lui redonne cette paix interieure qui lui faisait tant defaut.

Toute la journee, la grande equipe avait suivi leur guide a travers de magnifiques paysages, dejeunant au pied de chutes d’eau se perdant dans la brume, serpentant le long de chemins egares dans des prairies aux fleurs dorees. Le soir venu, le guide s’arreta pres d’un lac aux mille reflets irises et leur annonca qu’ils monteraient le campement ici pour la nuit.

“Quelle petite peste ce Limeye , il vient de manger la prise electrique de la pompe a matelas!” s’ecria Mala, qui se voyait deja dormir a meme le sol.

Autour du feu de camp, apres un bon repas copieux, Ken declara qu’il etait grand temps de faire griller des marshmallows, c’etait son moment prefere du camping, cela allait sans dire…

“ Euh…Y’en avait plus alors j’ai pris des nougats…” s’excusa Mala sous le regard consterne de Ken .

Joan n’avait pas quitte Curtis des yeux, esperant deceler sur son visage la moindre emotion, le moindre souffle de vie. Il regardait le lac sans vraiment le voir, perdu dans son tourment interieur. Meme les eternelles chamailleries de Crag et Mala ne l’atteignaient plus.

La voute celeste brillait de mille feux. D’une vois grave et chaude, le guide raconta la vie des etoiles, s’attardant tout specialement sur un amas plus brillant que les autres qui s’appelait la “Constellation de la mariee eternelle”. D’apres la legende, un homme et une femme s’etaient jures de s’aimer pour l’eternite, mais il avait du partir peu après leur retour de noce et n’etait jamais revenu; elle avait attendu son retour patiemment toute sa vie, et a la veille de sa mort, elle avait prie les Dieux de lui donner l’eternite des etoiles pour attendre son retour.
A la fin du recit, saisie d’une angoisse insurmontable, Joan sentit les larmes couler le long de ses joues et s’eloigna du cercle de ses amis pour se retrouver seule au bord du lac. Un bruit de pas la fit se retourner. Il l’avait suivie.
Leurs yeux se rencontrerent, intenses, pour ne plus se quitter. La tension devenait insupportable. Il tendit sa main vers elle, elle ferma les yeux, et sentit une patouille descendre le long de sa joue, caresser ses levres, glisser sur son cou. Elle sentit son souffle chaud sur ses levres. Il etait revenu vers elle! Ce fut sa derniere pensee coherente. Sa douceur, sa chaleur, son parfum le rendirent fou.
Tous deux savaient que cette nuit serait insurpassable…

O-tho

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Hello à toutes !

juste un petit passage vite fait pour l'instant pour saluer la belle histoire d'O-tho : je vois que cette sale bête de Limeye a encore fait des siennes ;D

Et concernant la patouille...

Ben, par chez moi, ça veut encore dire autre chose ;D !!!

on utilise ce mot-là quand les enfants jouent à faire des mélanges scabreux mais inventifs avec de l'eau, de la terre, des feuilles, enfin, tout ce qui peut leur tomber sous la main. On dit qu'ils font de la patouille...

comme quoi... Wink

à plus tard !

Limeye Smile

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BOnjour O-tho, [goodjob]

grâce à toi je vais me refaire une réputation de sagesse ;D , "insurpassable", comme cela à la sauvage? [devil]

Je n'ai pas encore d'idées claires, faut que je travaille aussi de temps en temps Wink donc à ce soir

bizz

Elaine

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bonsoir,

pas trop inspirée sur ce défi....j'ai hâte de vous lire!

biz [hello]


Curtis avait été sollicité comme témoin mais il ne s’imaginait pas que les festivités dureraient aussi longtemps ! Le retour de noce durait depuis 4 jours, Ezzra avait invité tous ses amis et collègues. Cela en faisait du monde, si au moins il avait pu profiter de la présence de Joan mais elle était monopolisée par Stina, Jelle et leurs bébés. Narna leur avait fait la peur de leur vie en reliant à une prise électrique la tétine d’Aziliz avec un cable pour qu’elle s’allume la nuit. A peine deux heures plus tard elle avait dévoré le nougat du gâteau et avait les patouilles pleines de sucre collant, Joan avait tellement dû frictionner les mains que Narna en eut les larmes aux yeux. Enfin avec la sieste tout le monde pouvait souffler, Joan lui avait accordé une heure royalement. Il fallut qu’une ancienne copine de lycée la reconnaisse et Curtis avait vu Joan, qui la traitait encore de peste deux mètres avant qu’elle ne l’embrasse, discuter des heures avec Caroline. C’est d’ailleurs ce que les invités faisaient tous, à part danser, manger, boire : ils parlaient, parlaient, parlaient. 200 personnes.
Curtis n’en pouvait plus et s’était un peu isolé dans un coin,dans le noir, confortablement assis dans un fauteuil : la tranquillité de Tycho et la vue des constellations lui manquaient. L’idée même de retourner auprès des invités était insurmontable, leur bruit lui était devenu insupportable et lorsqu’il entendit quelqu’un venir dans son dos, il ferma les yeux, il voulait faire croire à son assoupissement. La personne ne dit rien, il sentit deux mains lui caresser la nuque, il se détendit, s’abandonna en fermant les yeux. C’est alors qu’il sentit une odeur inconnue, réalisa que ce n’était pas le parfum de Joan. Caroline se penchait sur lui pour l’embrasser.
- allons je sais que je suis insurpassable dans mes massages, si on s’offrait du bon temps capitaine ?

Elaine

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Bonsoir ou bonjour Smile !

voilà ma réponse, mais c'est possible que je vous concocte une deuxième, cette série de mots étant propice à l'inspiration... j'ai gardé le sens d'Elaine pour le mot patouille, et oh miracle ! j'arrive à faire un peu plus court que pour les deux précédents ;D

pourtant, vu le thème, on pourrait penser que plus c'est long, plus c'est bon... [devil]

Limeye Smile


Les deux petites filles s'avançaient un peu intimidées dans le long couloir de l'hôtel, l'une portait un grand plateau avec tout le nécessaire pour le petit déjeuner, l'autre tenait avec précaution une cafetière électrique. La veille, elles avaient fêté le mariage de leur parrain et de leur marraine, et ce matin, comme le voulait la tradition pour le retour de noces, elles leur apportaient le petit déjeuner. La plus grande posa avec précaution le plateau et frappa à la porte de la chambe 214. Un instant plus tard, le parrain de la plus petite ouvrit la porte et leur adressa un grand sourire.

- Mais ce sont les plus jolies petites fées du monde qui nous apportent le déjeuner !
- Tonton, tu crois que tu vas pouvoir faire le café ? On a tout apporté, mais faut trouver une prise électrique, c'est maman qui l'a dit. Elle n'avait pas confiance en la qualité du café de l'hôtel...
- Entrez, mes puces, on va s'occuper de tout ça. Vous avez mangé, vous ?
- Bien sûr !, dit la plus petite.

La marraine de la plus grande ouvrit alors le tiroir de sa table de nuit et en sortit deux petits paquets de nougat.

- Bonjour, mes chéries, voici votre cadeau en échange du petit déjeuner !

Les deux petites filles sourirent et se saisirent des bonbons qu'elles se mirent à manger goulûment. Puis elles voulurent un croissant, goûter à la confiture et bien vite, le lit se retrouva plein de miettes.

- Ah, Narna ! Ote ta patouille de là, je n'ai pas encore pu goûter à cette confiture, dit Curtis.

Mais à les voir prendre autant de plaisir, Joan ne put s'empêcher de verser une petite larme d'émotion.

Pendant ce temps, dans le hall de l'hôtel, les invités de la noce attendaient que les mariés veuillent bien daigner les rejoindre. Clara tournait en rond, plus impatiente encore que Jelle.

- Tu crois qu'on peut leur demander combien de fois...
- Clara ! Heureusement que les filles sont montés et que Ken n'est plus un gamin ! Espèce de peste !
- Tu peux dire, Jelle, je suis certaine que tu meures d'envie de savoir !
- Pff, même pas vrai, répondit-elle en haussant les épaules.
- De toute façon, dit Grag, je parie un voyage vers la constellation du Lion que Jelle finira bien par savoir.
- A ta place, j'oserai même pas lancer ce genre de pari, lui répliqua Otho. T'es sûr de devoir payer le voyage.
- Ce n'est pas insurmontable, avec le Cyberlabe...
- Tout dépend avec qui tu paries... ça pourrait vite devenir un voyage insupportable.
- Bon, qu'est-ce qu'ils font ?, reprit Clara.
- Ca a dû être une une nuit de noce insurpassable, pouffa Suzy. Si ça se trouve, ils dorment encore et les filles restent à la porte.

A cet instant, la porte de l'ascenseur s'ouvrit et deux petites filles aux robes maculées de confiture en sortirent.

- A mon avis, c'est la machine à laver qui va trouver la nuit de noce insurpassable, grogna Jelle en constatant, amère, l'état des robes de ses filles.

Limeye

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Coucou Elaine,

on a posté en même temps... hé, j'ose pas imaginer la tête de Joan en entrant dans la petite pièce tranquille... si je peux oser ?

Limeye Wink

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Et oui, j'ai osé ! Wink J'ai même réussi à recaser les mots, mais dans le désordre, cette fois...


"Oh, pu... la peste ! La garce de chez garce ! C'te salope ! Elle est vraiment insupportable !" Jelle avait eu le nez fin, une fois de plus, en voyant Caroline s'éclipser subrepticement sur les talons de Curtis. Elle se doutait bien qu'elle mijotait quelque chose d'absolument insurpassable. Mais avant d'intervenir, Jelle jeta un nouveau coup d'oeil dans la salle, ouf, Joan était occupée avec Ken qui dévorait des quantités impressionnantes de nougat, à croire qu'il faisait un concours insurmontable avec Otho. "Surtout, continue à bien l'occuper, mon Ken, moi, j'ai à m'occuper de Caroline !"

Mais Narna arriva à cet instant, les larmes plein les yeux parce que Grag était monopolisé par deux autres petites filles. "Et MERDE !", pensa Jelle.

- Va voir papa, ma chérie, il est plus près que moi de Grag, il va t'arranger ça, ne t'inquiète pas.
- Mais, maman !!!!

"Elle va me pleurer toute la voie lactée et ses constellations, flûte, zut et reflûte !"

Jelle agita le bras, un rien désespérée, pour tenter d'attirer l'attention de son mari, mais il était en pleine discussion avec un collègue d'Ezra, et manifestait visiblement plus d'intérêt pour la qualité des différents whiskies proposés que pour les chagrins de sa fille.

Jelle vit heureusement le professeur Simon s'approcher d'elle.

- Un souci, Jelle ?
- Oui, enfin, non, deux. Un gros, dans la pièce derrière dont je vais m'occuper, et un petit, là, entre mes pattes. Grag ne s'occupe pas assez de Narna, ça ne va pas du tout. Si je ne peux pas compter sur lui pour le retour de noce... ça ne va plus du tout !
- Et le gros souci, c'est quoi ?
- Ca s'appelle Caroline et c'est en train de peloter Curtis ! J'ai perdu du temps avec Narna, il me faut une arme.
- Une arme, Jelle ?
- Oui, ça va saigner. Cette peste, je savais bien qu'elle tenterait des patouilles sur le Capitaine, elle louchait dessus depuis un moment, j'ai l'oeil, moi, je suis pas en train de goûter à tous les whiskies du bar, ni en train de m'enfiler des quantités astronomiques de nougat !
- Jelle, je m'occupe de Narna si tu veux.
- Ah, merci, professeur, faut vraiment que j'intervienne avant que ça dérape à côté. Et surtout, veillez bien à ce que Joan ne vienne pas par ici !

Jelle repartit alors vers la pièce suspecte, entrebâilla la porte, s'étonna du calme qui y régnait. Elle s'attendait à pire. Elle s'y glissa, attendit un peu pour habituer ses yeux à l'obscurité puis s'avança dans la pièce. Elle butta contre deux longues jambes, jura, se rattrapa comme elle put à une grande lampe qui vacilla et dont le fil se trouva arraché de la prise électrique.

- Jelle, moins de bruit ! J'ai mal au crâne !
- Curtis, bon sang, mais où es-tu passé ?

Il grogna et entrouvrit le rideau noir qui couvrait la fenêtre derrière lui.

Jelle le trouva toujours dans son fauteuil, toujours décent. Caroline, par contre, était allongée par terre, un de ses bas noué autour de ses poignets, l'autre autour de sa bouche.

Devant l'air ahuri de Jelle, Curtis répondit simplement :

- Elle faisait vraiment trop de bruit...

Limeye

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J'avais dit que ça m'inspirait cette série... Vous vous rappelez de la fan-fiction qui raconte le mariage de Joan avec un de ses collègues, Curtis témoin de la mariée ? Oui ? Non ? En voilà une suite (désolée, j'ai pas pu faire court). Par contre, je ne me souvenais plus du prénom de la cousine de Joan... j'ai brodé. L'histoire récente d'Elaine avec la veille maison familiale m'a aussi inspirée... Par contre, ce n'est pas dans l'ordre.

Limeye Smile


Un timide rayon de soleil se glissait à travers les petites fentes des vieux volets de bois, dessinant sur le sol de la chambre de jolies formes lumineuses. Le sol était jonché de vêtements épars. Un lourd ronflement se faisait entendre dans la pièce, couvrant les gazouillis des premiers oiseaux et le chant rare de la petite mésange qui, chaque matin, venait se poser sur la rambarde ouvragée en fer forgé.

Joan ouvrit les yeux, elle se sentait comme dans une brume. Un bras pesait lourd en travers de son ventre, elle le repoussa doucement. Le propriétaire du bras émit juste un vague grognement et recommença à ronfler. Souplement, elle se glissa hors du lit, mais ses muscles avaient bien du mal à lui répondre. Son regard se porta sur le plancher de sa chambre d’enfant, la belle pièce mansardée, aux poutres apparentes, où elle dormait à chacun de ses séjours ici. Les larmes lui vinrent aux yeux quand elle constata le désastre à ses pieds. Sa robe de mariée jetée dans un coin, le costume du marié en vrac par-dessus, ses jolis dessous en dentelle qu’il avait sauvagement arrachés, et oh… elle se pencha pour ramasser la petite jarretière à fleurs qu’elle avait trouvée si jolie… elle était en lambeaux. Elle ferma les yeux, elle ne voulait surtout pas se rappeler la manière dont il la lui avait enlevée.

Elle se retourna, regarda l’homme toujours endormi, dans son lit. Elle fronça du nez. Elle détestait son odeur. Et soudain, tout cela lui parut insurmontable. Elle se leva alors, s’habilla rapidement d’un simple chemisier et d’un pantalon de toile, enfila une paire de ballerines et se glissa dans le couloir. Son mari n’avait pas du tout réagi à son départ. Elle referma la porte sans bruit et descendit de deux étages, pour gagner la cuisine d’où sortait une bonne odeur de café.

"Maman est déjà levée, c’est certain", soupira-t-elle en se demandant bien quelle tête elle faisait ce matin et ce que sa mère en dirait. Elle respira un grand coup, prête à affronter le regard maternel et s’apprêta à pousser la porte, lorsque la voix un peu aigüe de sa chère cousine se fit entendre.

- Oh tante, j’ai passé une nuit de folie ! Quel homme, le témoin de Joan ! Wahou ! Doué pour les patouilles les plus coquines, ma foi ! Je ne sais pas si la mariée a aussi bien dormi que moi, en tout cas, moi, je remettrais bien ça !
- Eh bien, Cary, tu n’as jamais été farouche, mais quand même !, répondait sa mère d’une voix faussement choquée.

Madame Randall en avait vu d’autres, et le récit des exploits de la nuit de sa nièce ne l’impressionnait guère. Joan resta figée à la porte. Cary poursuivait :

- Mais le plus drôle, tante, si tu savais... il m'a appelée Joan toute la nuit !, s'esclaffa-t-elle.

Trop. C’était trop, oui, c’était vraiment trop. Elle tourna les talons, incapable d’en entendre plus. Cette petite peste de Cary lui infligeait un tourment supplémentaire insupportable. Elle sortit par une petite porte, longea le grand jardin, s’enfonça sous les arbres et s’approcha de l’étang, si calme dans la belle lumière du matin.

"Qu’ai-je fait ? Oh mon dieu, qu’ai-je fait ?" La tête entre les mains, elle regardait sans le voir le paysage devant ses yeux, - paysage qu’elle aimait tant !, mais qui ce matin-là, ne lui offrait aucun réconfort.

Curtis espérait se la jouer discret. Le rire de Cary au réveil lui assénant qu’elle ne s’appelait pas Joan l’avait totalement dégrisé, néanmoins, il avait besoin d’un bon café. Il voulait éviter de se retrouver avec la moitié de la famille, les discussions des uns et des autres, ce matin-là, non… pas possible. Il soupira "Heureusement que toute l’équipe est à bord du Cyberlabe, je les entends déjà me gratifier de leurs commentaires… et s’inquiéter de Joan." Il secoua la tête, penser à Joan était vraiment trop douloureux. Il gagna le rez-de-chaussée de la grande maison familiale des Randall, évitant soigneusement le premier étage où toute la famille et les nombreux invités allaient se rassembler très vite. La veille, il avait repéré une cuisine d’été, face au jardin, et se dit que c’était l’endroit idéal pour trouver ce qu’il lui fallait : un bon litre de café. Il y serait certainement tranquille. En effet, aucun bruit. Il entra sans crainte, mais faillit faire demi-tour. Il y avait déjà quelqu’un. La vieille dame se retourna et lui adressa un sourire bienveillant. C’était la grand-mère de Joan.

- Bonjour, jeune homme ! Oh, vous, vous avez besoin d’un bon café !
- Heu, hum, bonjour Madame Randall, fit-il poliment. Vous avez raison… ce n’est pas de refus, ajouta-t-il.

Il vit la vieille femme débrancher sa cafetière d’un autre âge de sa prise électrique, elle déposa un grand bol devant lui et le servit. Il s’assit, pas très frais.

- Buvez ça ! Ca vous fera du bien. Il va vous falloir être en forme pour le retour de noce. En tant que témoin de la mariée, on s’attend à ce que vous soyez d’aplomb aujourd’hui !
- Oui, oui, murmura-t-il.

Elle s’assit à son tour, lui proposa quelques tartines qu’il refusa poliment, le regarda un peu intriguée, le nez dans son café. "A quoi pense-t-il, cet homme-là ? Ma petite-fille m’en a toujours parlé d’une telle manière que j’ai toujours imaginé que ce serait lui qu’elle épouserait un jour… J’espère qu’il n’est pas en train de regretter… et qu’elle, elle ne va pas regretter non plus. Il m’a pourtant bien semblé que c’était elle que j’ai aperçue en train de se faufiler sous les grands arbres tout à l’heure… Hum, tout cela ne me dit rien qui vaille…"

- Il a une drôle d’odeur votre café, Madame Randall, si je peux me permettre…
- Légèrement parfumé au nougat, jeune homme, c’est le meilleur remède que je connaisse pour les lendemains de fête difficiles. Ca vous remet les idées en place.
- J’en ai bien besoin, je vous dirai si c’est efficace sur moi.
- Je ne vois pas pourquoi ça ne le serait pas, vous êtes un homme comme les autres !

Curtis fit une étrange grimace. Pas tout à fait… et pourtant si, il pouvait ressentir les mêmes sentiments qu’un autre homme, la tristesse, le dégoût de soi, le vide insondable de la perte, la jalousie brûlante. Et cet amour fou, si fou…

- Allez donc faire un tour dehors, à cette heure, tout est encore calme, et l’air frais, le soleil levant, vous feront du bien.
- Vous avez raison, merci pour le café !
- De rien, jeune homme.

Elle le regarda sortir, l’air grave. Mais son visage ridé s’éclaira d’un léger sourire quand elle le vit suivre exactement le même chemin que la petite silhouette qu’elle avait aperçue un peu plus tôt.

Il chemina sans but, traversa le jardin, longea l’allée de roses anciennes dont le parfum lui infligea une nouvelle blessure : c’était une de ces roses qui ornait la chevelure de Joan, la veille. Il marcha plus vite pour gagner l’abri des grands arbres, disparut dans un sentier qui serpentait et se retrouva bien vite face à l’étang. Là où il se trouvait, il pouvait encore être aperçu de la grande terrasse et ne le voulait pas. Il s’éloigna un peu plus, devina un sentier entre des roseaux, se dit que cela menait certainement à un petit endroit tranquille où il pourrait s’installer un moment pour faire le point. Il déboucha en effet sur une minuscule bande de sable, faillit faire demi-tour pour la deuxième fois de la matinée, mais pour la deuxième fois de la matinée, il était déjà trop tard. ELLE l’avait vu. Il déglutit, totalement figé par son regard perdu, son visage baigné de larmes. Il ne savait vraiment pas quoi faire. Il ne s’attendait vraiment pas à la voir dès maintenant. Ce n’était pas du tout là qu’il imaginait trouver une jeune mariée, le lendemain de sa nuit de noce. Nuit de noce, rien que ces mots dans son esprit le brûlèrent comme la marque d’un fer rouge.

- Oh, Curtis…, murmura-t-elle d’une voix si désespérée qu’il ne put résister et s’avança, s’assit à ses côtés.

Elle enfouit aussitôt sa tête contre son épaule, il referma ses bras sur elle en ce geste qui leur était si familier, mais désormais interdit.

- C’était horrible, horrible… je… je ne pourrai pas… pas une autre nuit comme ça… je… non…

Ses sanglots lui déchiraient le cœur. Et dire qu’il avait accepté cette mascarade ! Lui qui s’était juré de toujours veiller sur elle… il lui avait sauvé maintes fois la vie, - elle aussi -, avait poursuivi Zaro jusque sur Styx pour la récupérer, traverser des galaxies pour l’arracher aux griffes de Kahlon, elle avait parcouru des constellations à ses côtés pour le plaisir de la découverte, et là… il était un misérable. Oui, il se sentait misérable. Le plus misérable des hommes. Il ne pouvait rien faire, rien… plus rien faire pour elle. Même pas pour lui, non, il ne pensait même pas à lui à cet instant, juste à elle… Le corps fragile entre ses bras, le parfum si léger de ses cheveux, la douceur de sa main sur sa taille, non… non… il devait bien y avoir une solution !

Il avait fermé les yeux de rage, les rouvrit en entendant un cri d’oiseau, là-bas, à l’autre bout de l’étang. Le calme du lieu, sa beauté, le jour levant, chaque jour, le même spectacle ici… chaque jour… la même chose… mais oui, bien sûr ! Il y avait une solution !

- Joan, lui dit-il doucement, je peux faire quelque chose. Mais c’est très risqué. J’ai toujours refusé cette solution pour moi-même, alors que j’aurais pu être tenté de le faire pour sauver mes propres parents, je me suis toujours interdit de changer mon futur. C’est une solution insurpassable, mais pour toi, je peux la tenter.

Elle releva son joli petit visage, le regarda à la fois intriguée et pleine d’une nouvelle espérance. Elle le scruta un long moment, et soudain, elle comprit. Elle acquiesça simplement, incapable de parler.

- Alors, allons, vite au vaisseau, avant que quiconque remarque notre absence.


**

Un timide rayon de soleil se glissait à travers les petites fentes des vieux volets de bois, dessinant sur le sol de la chambre de jolies formes lumineuses. Le sol était jonché de vêtements épars. Joan ouvrit les yeux. Elle avait été réveillée par le doux gazouillis des premiers oiseaux et le chant rare de la petite mésange qui chaque matin, venait se poser sur la rambarde ouvragée en fer forgé. Elle sourit en voyant le tas de vêtements au sol, le pantalon du marié, ses jolis petits dessous en dentelle qu’il avait enlevés si délicatement, sa robe… posée avec soin sur le grand fauteuil Louis XV. Elle retint un petit rire en voyant le verre à dents sur la coiffeuse, avec la rose qui s’était emmêlée dans ses cheveux quand il avait voulu l’ôter. Qu’ils avaient ri quand elle s’était penchée vers lui pour l’aider, ce qui ne l’avait pas aidé du tout ! Car elle lui avait alors révélé plus que la simple naissance de sa poitrine, et qu’il s’était senti de plus en plus embarrassé. Et que dire de son trouble quand il avait découvert sa jarretière… Curtis… son regard avait été si sombre à cet instant !

Plus encore que lorsqu’ils s’étaient dit oui.

*****************

Bon, à vous, maintenant ;D

Rappel des mots :

retour de noce / prise électrique / nougat / patouille / larmes / peste / constellation / insurmontable / insupportable / insurpassable

Limeye

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bonjour Limeye,

et ben pour un bon café c'est un bon café: merci! :-* [goodjob] J'aime beaucoup Jelle en mission sauvetage mais je croyais que tu prendrais Joan pour attaquer....Hier soir j'étais pas très connectée. [unconscious],
ta version du mariage de Joan me plaît évidemment plus que celle de Carlyse. [eyeheart]
Bon repos!

biz

Eline

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