Captain Future    Fans Forum Index du Forum
Captain Future Fans Forum
The definitive Captain Future forum for the fans community all over the world !
FAQ Rechercher Membres Groupes S’enregistrer Connexion
Captain Future Fans Forum Index du Forum
Captain Future Fans Forum Index du Forum Captain Future Fans Forum
Captain Future Fans Forum Index du Forum FAN CLUB
Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Sujet précédent :: Sujet suivant
Poster un nouveau sujet     Répondre au sujet
Lun 16 Déc 2013 - 05:43
Auteur Message
Frégo 80
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 08 Déc 2013
Messages: 458
Localisation: Toronto, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Bonjour à tous.

Cette idée d'histoires courtes avec mots imposés a été proposé par Élaine sur le forum français du site Future Fans. Je vous propose donc une anthologie de toutes ces histoires avec les commentaires. Ce sont des histoires écrite par Élaine, Limeye, August, O-tho, flamme et moi même, Frégo 80. Je vous invite à les découvrir ou les redécouvrir. Bonne Lecture.

Frégo Cool

****

Ecrire une histoire avec des mots imposés


Comme dans le forum allemand j'ai envie de proposer aux fans français une rédaction avec mots à placer ,chacun propose et dès qu'on arrive à dix on démarre des histoire, cela vous convient?

Proposition : chaton / pizza /

Elaine

--------------------------------------------------------------------------------

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonne idée ! Mais dix mots, c'est pas mal !

j'ajoute : super-nova et couette !

rien à voir avec la pizza, justement...

on se limite par contre pour la longueur du texte ?

Limeye frigorifiée

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
--------------------------------------------------------------------------------

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Et si on ajoutait une chimère ? ou une gorgone? Un bon monstre quoi, bien hideux.

Elaine glacée ( chez nous c'est la pluie verglaçante, une vraie patinoire. Tiens,çà aussi des patins, pourquoi pas? )

ou des charentaises? le capitaine en charentaisesvon

Elaine

--------------------------------------------------------------------------------

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Très bon, la gorgone !

j'ajoute ostéopathe, histoire de bien compliquer les choses...

et aussi : parasol.

Limeye

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
--------------------------------------------------------------------------------


Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Donc si je résume bien :

chaton, pizza, couette, super-nova, gorgone, parasol, osthéopathe , callipyge ( ), on garde les charentaises? Sinon palmes (pour nager), un truc pour les pieds...comme Prévert, j'aime bien les pieds.

Elaine

--------------------------------------------------------------------------------
limeye

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Ou charentaises, peu importe... je te laisse choisir. Il nous en manque un, non ?

Tu parlais de patins aussi...

par contre, j'ajoute un défi : l'histoire doit se dérouler dans un lieu unique et sur une durée n'excédant pas 24h (comme Molière).

on part sur combien de mots ?

Prévert... si je dois finir un jour sur une île déserte, j'emmène forcément Prévert avec moi.

Limeye qui a gagné un peu de rab' grâce à Youtube et au générique de CF (et maintenant, il veut Albator aussi)


Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
--------------------------------------------------------------------------------

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Ok pour l'unité de temps et de lieu, on rajoute un nom propre, un personnage connu?

Elaine

--------------------------------------------------------------------------------

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Va pour un personnage connu... Prévert ?

D'ailleurs, là, je m'écoute Montand... puisqu'on en parlait !

Limeye

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).



Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bon, je me lance alors ? On dit ok pour Prévert (au pire, je change) ? J'ai fait le plus court possible, mais pas trop pour que ça tienne la route... en tout cas, c'est très drôle à faire, et ça me donne une idée que je soumettrai demain (si j'ai le temps).


Le Comète était en approche d'une étrange super-nova. Sa forme faisait penser à celle d'un pin parasol. L'énergie qui s'en dégageait était énorme. Tout l'équipage avait été contraint de porter des lunettes spéciales pour ne pas avoir les yeux brûlés par sa lumière.

Ils avaient été contraints de faire route cette étoile, et surtout contraints d'emmener avec eux une soi-disant princesse qu'il fallait protéger jusqu'à sa planète, au nom qui faisait beaucoup rire Ken, Pizza Romana. Le jeune garçon se demandait si on y mangeait aussi bien que dans le petit restaurant italien où Joan l'emmenait parfois. Cela ne faisait pas vraiment rire la princesse, Kinola. Cette dernière se révéla très vite être une véritable gorgone orchidoclaste. Elle ne cessait d'asticoter le Capitaine, de lui faire les yeux doux, et cela faisait bouillir de rage Joan. Curtis feignait l'indifférence, mais l'ambiance à bord était tendue.

Curtis avait beau avoir interdit l'entrée du poste de pilotage à Kinola, celle-ci trouvait toujours le moyen de le coincer dans les couloirs, de l'aguicher avec ses belles formes callipyges, si possible sous les yeux de Joan, juste histoire de susciter des crises de jalousie. Joan avait fini par rejoindre leur cabine, d'un air boudeur, après avoir failli marcher sur la queue du chaton que Ken avait adopté et dont il ne voulait pas se séparer. Elle se glissa sous la couette, refusant d'adresser le moindre mot à Curtis, qui haussa les épaules et retourna à son poste.

Le chaton, effrayé, avait filé dans la salle de repos du vaisseau, où il retrouva Eek et Oog. Ce dernier pour le consoler se mit à se transformer en fleur, en pomme, en charentaise. Ce fut cette forme-là qui plut le plus au petit animal, qui s'y glissa et finalement, s'y endormit.

Le calme semblait être revenu à bord, il ne restait plus que l'équipe des Futurmen à piloter, et cela détendit le Capitaine : "enfin tranquilles, on se retrouve entre nous. Les filles, elles sont bien gentilles, mais qu'est-ce qu'elles nous pompent ! Et maintenant, Joan qui fait la tronche, ça ne va pas être facile de la décoincer...". "Tu devrais essayer certaines manipulations dont t'a fait la démonstration le docteur Grimochenko, tu sais, l'ostéopathe ukrainien qu'on a rencontré sur Uranus, chef !", suggéra Otho, toujours prêt à aider son Capitaine quand Joan lui posait un souci. "Bonne idée, Otho, j'y vais de ce pas".

En passant devant la cabine de Ken, il y jeta un oeil pour s'assurer que le garçon dormait bien et ne jouait pas durant des heures à des jeux vidéos. Il fut très étonné : Ken s'était endormi en lisant Jacques Prévert.


Limeye

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
_________________
La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Back to top
Lun 16 Déc 2013 - 05:43
Auteur Message
Publicité

Sujet du message: Publicité
PublicitéSupprimer les publicités ?
Back to top
Lun 16 Déc 2013 - 11:42
Auteur Message
Frégo 80
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 08 Déc 2013
Messages: 458
Localisation: Toronto, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Excellent ! Très drôle . Je vais tabler dans un autre registre..

Elaine

--------------------------------------------------------------------------------
Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Curtis la massait doucement sous le parasol , le temps était magnifique, parfait pour se baigner. Joan était ravie de ces vacances, détendue elle lui lisait ses poèmes préférés de Prévert. Ils étaient enfin comme un couple normal, sans soucis. Ils se baladaient le long des plages, se régalaient de pizzas . Ce matin ils avaient visité la villa Pisani et admiré les Vénus callipyges du parc. Ils avaient eu tellement chaud pendant la sieste, qu’ils avaient regardé Vacances romaines avec Audrey Hepburn, mais lors de la séquence de la Bocca della verita, il s’était cru obligé de lui expliquer la superstition : tout menteur qui mettait sa main dans la bouche de cette Gorgone la perdait à jamais. Elle l’avait étouffé avec la couette et lui avait fait perdre le fils de l’histoire en testant sur lui les caresses expertes d’un ancien petit ami osthéopathe. Ils auraient bien fait l’amour plus longtemps mais le professeur les avaient interrompus pour avertir Curtis qu’une nouvelle super nova était apparu sur les écrans vers le Centaure. Ils étaient alors partis se baigner et en passant dans les ruelles ombragées, iIs s'étaient attardés un peu pour choisir quelques cadeaux pour leurs amis. Joan trouva un petit chaton électronique qui feulait pour interdire l’entrée aux visiteurs indésirables , elle était sûre que ça plairait à Ken, qui traversait sa crise d’adolescence. Curtis la fit éclater de rire en proposant des charentaises pour Ezzra qui partait bientôt à la retraite, ils étaient tout simplement heureux.

Elaine


Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bravo !

Et encore plus courte que la mienne,



Limeye

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
--------------------------------------------------------------------------------
August

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés


Pff, les charentaises me donnent du mal ! Je ne sais vraiment pas où les caser !

--------------------------------------------------------------------------------
Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Super , je suis si contente que tu participes! Je suis sûre que les charentaises peuvent servir à des tas de choses.

Vite, donnes nous à manger.

Elaine


Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

Bonjour August !

je suis contente aussi que tu relèves le défi ! Je suis certaine que tu vas réussir à caser les charentaises... il y a moultes possibilités !

au plaisir de lire ta version ! bonne journée !

Limeye

Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti (Gandalf le gris / Tolkien).
--------------------------------------------------------------------------------
August

Re: Ecrire une histoire avec des mots imposés

A l'intérieur du musée intergalactique, la chaleur de cette fin d'après-midi d'été est presque aussi étouffante qu'à l'extérieur. Les rares visiteurs soupirent d'envie en regardant par les fenêtres le jardin, la buvette, les parasols, les verres embués. Un chaton écrasé de chaleur dort profondément sur un carton de pizza, et à voir le bien-être évident du petit animal, on pourrait le croire endormi sur une couette moelleuse après une séance de relaxation chez le plus doux des ostéopathes.
Dans la section paléontologie, deux gardiens de musée semblent attendre les visiteurs. Les visiteurs, ou plutôt l'absence de visiteurs, car dès que le dernier promeneur a quitté la salle, un des gardiens s'approche vivement d'une vitrine contenant une petite gorgone fossile. Il s'empare du fossile et à l'aide d'une petite foreuse en prélève rapidement un échantillon, puis remet le tout en place. Sa collègue, tout en faisant le guet, soulève son képi, fourrage dans ses cheveux blonds et se tournant vers lui :
"Curtis, que faisons nous maintenant ? Puisque vous avez l'échantillon, nous n'avons plus rien à faire ici. Simon va pouvoir vérifier si les rayonnement des supernova sont enregistrés par les gorgones comme les variations du climat par les arbres".
Empochant prestement l'échantillon, son compagnon sourit et lui répond :
"Joan, je me suis toujours demandé ce que cela faisait de porter un uniforme, et ma foi, celui des gardiens de ce musée n'est pas plus mal qu'un autre. Malheureusement, il est temps de nous en aller, la sécurité pourrait s'apercevoir de notre présence". Ils se dirigent vers la sortie, passant avec regret devant les riches collections du musée sans pouvoir en profiter. Les charentaises de l'empereur de Cérès, des bijoux étranges décrits comme provenant de Jelle, la cité disparue, une corne de licorne de la planète Japet, un oeuf d'Oogosaurus forment un véritable inventaire à la Prévert.
Joan, intriguée par la remarque du capitaine ne peut s'empêcher de demander "si vous avez toujours voulu porter un uniforme, pourquoi ne vous êtes vous pas engagé dans l'armée ?"
Curtis s'arrête et, baissant la voix :
"J'aimerais que ceci reste entre nous, je dois vous avouer que quand j'étais jeune, j'ai eu un problème ... pour faire simple disons que je me suis battu dans un casino et ça m'a valu un un casier judiciaire". Une profonde surprise se peint sur le joli visage de la gardienne d'un jour et Curtis la trouve adorable ainsi. La lumière rasante de la fin d'après-midi, jouant avec les ombres, dessine sa silhouette menue contre le mur, juste entre deux imposantes statues callipyges.

Si vous voulez demandez pourquoi ils pillent un musée, je suis au supplice de vous décevoir mais je n'ai l'explication, ils n'ont pas voulu me le dire

August
_________________
La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Back to top
Mar 17 Déc 2013 - 01:41
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Bonjour August

Excellent le capitaine qui pille un musée.
Tu devrais écrire !!!! Merci pour les citations, mais c'est vrai qu'en uniforme il la ferait sans doute craquer plus vite, non?

En fait on aurait pu faire pire comme liste, non?

On en propose une autre?

Elaine

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Allez, on recommence !

citronnier/ valise

August

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bonsoir August et Elaine !

Ah, mais, ça ne va pas du tout, ça ! Moi, je veux savoir pourquoi ils pillent un musée !!!

On pourrait presque partir de cette petite histoire pour faire un cadavre exquis, mais bon, restons-en à une deuxième liste !

je propose crevette et légo (pour faire plaisir à mon fils

à vous pour la suite !

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Chiche !

Je suis ravie que cela reprenne

citronnier / valise / crevette / lego / ..... je propose chocolat / jarretières en dentelle

Un nom propre ? Sigmund Freud

Elaine

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ca promet, les jarretières en dentelles...

Va pour Freud !

J'ajoute : calendrier.

A vous pour les autres, j'avoue que je les attends avec impatience, car j'ai déjà une petite idée de scénario en tête

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bonjour Limeye et August,

moi aussi je commence à cogiter, donc on attend le 10 ème mot :

citronnier / valise / crevette / lego / chocolat / jarretières en dentelle / Sigmund Freud / calendrier

il en manque deux? !Pas d'idée

Elaine

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

passage exprès pour suggérer Stalagmite (je suis en plein dedans !)

ça va compliquer les choses avec le citronnier, mais bon...

à plus pour une petite suite de l'héritier ! j'avance, j'avance... ils ne sont pas encore dans la panade totale mais le piège se referme, héhé

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Mar 17 Déc 2013 - 01:45
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Attention,
ce n'est pas une bonne journée, , j'ai donc opté pour la distraction et vous verrez Joan dans son côté...


Joan était épuisée, elle rentra dans son petit appartement newyorkais totalement déprimée et toute seule. Elle soupira en posant sa valise dans l’entrée et vit que le calendrier était encore sur le mois précédent, les citronniers de février sur la côté d’azur. Petit souvenir de vacances. Elle soupira. Le frigo était vide, elle s’était achetée des crevettes marinées chez le traiteur asiatique d’en bas. Dehors il faisait nuit et froid, manger toute seule face à la télévision était franchement déprimant, elle prit le dernier livre qu’elle avait entamé Pourquoi grimper sur la montagne ? L’auteur s’y extasiait sur les beautés des chaînes mondiales, les sensations des alpinistes. De splendides photographies l’accompagnaient dans les tons bleus, blancs, des couleurs incroyables grâce à la réverbération des lumières du soleil sur les surfaces, les glaciers, à travers les grottes, les crevasses où perchés sur les stalagmites l’homme se dépassait et semblait minuscule. L’auteur plaçait cette ambition dans la lignée des grands penseurs, philosophes et même des psychanalystes comme Sigmund Freud avaient leur mot à dire. Joan soupira, les images d’accord mais de la psychanalyse de sportif à deux dollars pas maintenant. Elle connaissait un meilleur moyen, le chocolat et un bon petit irish coffee. Cela la fera dormir. Elle alla se coucher , mit son pyjama une pièce, ses grosses chaussettes et se recroquevilla dans son lit. Elle était déjà en train de s’endormir quand quelqu’un sonna, elle mit sa robe de chambre en maugréant et ouvrit brutalement la porte : Curtis était dans l’encadrement, visiblement amusé.
« J’étais sûr que vous aviez un long rapport à faire après cette mission, j’ai pensé passer vous soutenir le moral. Vous dormiez déjà. Il est 20h 30 !?
-Oui, désolée , mais entrez je n’ai pas envie que quelqu’un d’autre me voie ainsi. Je n’ai pas grand-chose à vous proposer. « Elle avait honte de sa tenue, mais tant pis il aurait droit à son côté authentique, il aurait pu la prévenir.
« j’ai ce qu’il faut pour me faire pardonner de vous avoir lâchement abandonnée » Il montra une bouteille de champagne et une petite boîte. Etonnée, elle prit la petite boîte.
« Vous devriez essayer, je n’étais pas sûr de la taille. « Fit-il avec un air qu’elle ne lui avait jamais vu, elle enleva le nœud et ouvrit : un splendide collier reposait sur des jarretières en dentelles de Calais blanches. Cela la réveilla tout d’un coup , elle le regarda en souriant et fila dans sa chambre. Lorsqu’elle revint , elle ne portait que le collier, les jarretières blanches, des talons hauts sous un kimono ouvert.

Elaine

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ca a dû te détendre de l'écrire !

Je aime beaucoup

Rien que d'imaginer la tête de Curtis quand Joan a ouvert la porte !!!

Du coup, on part juste avec 9 mots ? Ou alors, j'en trouve un qui me plait dans ton histoire et je l'ajoute. Je vais me compliquer la vie, mais je choisis traiteur !

Et je vais cogiter.

A plus tard !

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
au fait, t'as oublié légo

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Voici donc la mienne ! Le traiteur m'a posé quelques soucis, mais bon, je m'en suis débrouillée...



Curtis se demandait bien où il était. Il avançait dans un tunnel sombre, un peu frais, dans les parois étaient construites en lego. Il n’en distinguait pas le plafond, ni la fin. Il n’avait pas d’autre choix que d’avancer. Son unique petite lampe torche lui permettait seulement de distinguer quelques vagues formes. Puis, sans que rien ne l’annonce, il se retrouva dans une salle plus vaste : une caverne dont cette fois, il put mesurer approximativement la hauteur. L’endroit était aussi plus humide. De magnifiques stalagmites la décoraient. Etrangement, il n’y avait pas de stalactites. Au centre de la caverne, il y avait un petit lac souterrain. Et de l’autre côté semblait se dessiner une issue. Il n’allait pas avoir d’autre choix que mettre les pieds dans l’eau pour traverser.

Dès qu’il entra dans l’eau, la surface se mit à scintiller doucement, comme si des petites étoiles s’allumaient. Ce n’était pas le reflet de sa lampe. Cette vision lui fit penser aux yeux de Joan. Mais où était Joan en ce moment ?

Il poussa un léger soupir. Il se rappelait l’avoir accompagnée à l’aéroport quelques jours plus tôt, alors qu’elle partait en vacances pour une île perdue du Pacifique. Il avait trouvé sa valise bien légère, mais n’avait pas osé imaginer ce qu’elle pouvait bien contenir. Sans doute une jolie collection de maillots de bain ? Quel idiot ! Et dire qu’elle lui avait proposé de l’accompagner. Mais il avait regardé tristement son calendrier : il n’avait pas le choix, il s’était engagé pour participer à un séminaire en Italie, où des questions très importantes pour l’avenir de l’humanité allaient être abordées. En tant qu’explorateur, scientifique et accessoirement combattant, son avis était attendu.

Il maugréa. Il continua d’avancer et se rendit compte que les petites lumières étaient en fait de minuscules crevettes, qui, un peu comme le plancton, devenaient lumineuses dès qu’il y avait un mouvement en surface. Enfin, il gagna l’autre rive et s’engagea sans hésiter dans l’unique passage qui s’offrait à lui. Très vite, il distingua une lumière. Enfin, le jour ! Il allait se sortir de cet endroit bizarre. D’ailleurs, il ne se souvenait même plus très bien comment il était arrivé là. Etait-ce l’effet d’un de ces plats pimentés avec d’étranges épices qu’il avait goûté après la dernière réunion ? Ils avaient choisi de bons traiteurs, les organisateurs du séminaire. Mais la soif commençait à le tenailler. Il aurait dû boire un peu dans la caverne. C’était certainement une eau de source d’une pureté incroyable.

Il arriva alors dans un vaste parc. Après l’humidité et la fraîcheur du souterrain et de la caverne, les rayons du soleil lui firent du bien. Il éteignit sa lampe et regarda tranquillement autour de lui. L’endroit était désert, mais très hospitalier. L’air était parfumé d’odeurs suaves et agréables, fleurs exotiques, vanille, mangue. Il avança dans une allée plantée de grands citronniers qui portaient d’étranges fruits : des jarretières en dentelles. Il se gratta la tête et se dit que quelque chose n’allait pas.

- Des jarretières en dentelles, dites-vous ? Accrochés à des citronniers ? Oh, mais c’est très intéressant. Continuez monsieur Newton, cette analyse va nous en révéler beaucoup sur votre inconscient.

Il tourna la tête. Il fronça les sourcils en regardant l’homme assis à quelques mètres de lui : ce psychanalyse qui ressemblait étrangement à Sigmund Freud et qui dégustait avec délectation un carré de chocolat suisse.

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bravo,
mais je fais amende honorable, je vais rajouter le lego...


Joan était épuisée, elle rentra dans son petit appartement newyorkais totalement déprimée et toute seule. Elle soupira en posant sa valise dans l’entrée et vit que le calendrier était encore sur le mois précédent, les citronniers de février sur la côté d’azur. Petit souvenir de vacances. Elle soupira. Le frigo était vide, elle s’était achetée des crevettes marinées chez le traiteur asiatique d’en bas. Dehors il faisait nuit et froid, manger toute seule face à la télévision était franchement déprimant, elle prit le dernier livre qu’elle avait entamé Pourquoi grimper sur la montagne ? Où l’auteur s’extasiait sur les beautés des chaînes mondiales, les sensations des alpinistes. De splendides photographies l’accompagnaient dans les tons bleus, blancs, des couleurs incroyables grâce à la réverbération des lumières du soleil sur les surfaces, les glaciers, à travers les grottes, les crevasses où perchés sur les stalagmites l’homme se dépassait et semblait minuscule, comme un petit lego. L’auteur plaçait cette ambition dans la lignée des grands penseurs, philosophes et même des psychanalystes comme Sigmund Freud avaient leur mot à dire. Joan soupira, les images d’accord mais de la psychanalyse de sportif à deux dollars pas maintenant. Elle connaissait un meilleur moyen, le chocolat et un bon petit irish coffee. Cela la fera dormir. Elle alla se coucher , mit son pyjama une pièce, ses grosses chaussettes et se recroquevilla dans son lit. Elle était déjà en train de s’endormir quand quelqu’un sonna, elle mit sa robe de chambre en maugréant et ouvrit brutalement la porte : Curtis était dans l’encadrement, visiblement amusé.
« J’étais sûr que vous aviez un long rapport à faire après cette mission, j’ai pensé passer vous soutenir le moral. Vous dormiez déjà. Il est 20h 30 !?
-Oui, désolée , mais entrez je n’ai pas envie que quelqu’un d’autre me voie ainsi. Je n’ai pas grand-chose à vous proposer. « Elle avait honte de sa tenue, mais tant pis il aurait droit à son côté authentique, il aurait pu la prévenir.
« j’ai ce qu’il faut pour me faire pardonner de vous avoir lâchement abandonnée » Il montra une bouteille de champagne et une petite boîte. Etonnée, elle prit la petite boîte.
« Vous devriez essayer, je n’étais pas sûr de la taille. « Fit-il avec un air qu’elle ne lui avait jamais vu, elle enleva le nœud et ouvrit : un splendide collier reposait sur des jarretières en dentelles de Calais blanches. Cela la réveilla tout d’un coup , elle le regarda en souriant et fila dans sa chambre. Lorsqu’elle revint , elle ne portait que le collier, les jarretières blanches, des talons hauts sous un kimono ouvert.

Elaine

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Mar 17 Déc 2013 - 01:51
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Bonjour Elaine !

bien pour le légo !

j'en propose une autre pour le début du week-end !

couteau / rose et comme personnalité connue : Che Guevara !

bon début de journée

Limeye

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Et August ?


Je me demande ce qu'elle va lui faire faire au capitaine...Je continue de relever le défi.

couteau, rose, Che Guevara , tu veux la guerre civile ?! Ok , vélo, dragon, yukulele

Je recommence à titiller , cela va beaucoup mieux

Elaine

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
J'espère qu'August aura le temps de réfléchir pour la deuxième salve

mais je voulais lancer le défi d'une troisième pour le week-end, même si je pense ici pouvoir mettre le nez dehors quand même

contente que ça aille mieux pour toi. On attend les suites

bises !

Limeye

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

j'ajoute dent et musaraigne

ce qui nous fait :

couteau / rose / vélo / dragon / yukulele / dent / musaraigne

et comme personnalité : Che Guevara

il nous en manque deux ! A vous pour compléter la liste !

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
eh oh ! Vous allez trop vite pour moi !
J'ai un tour de retard, et pour le défi présent je rajoute quiche et sauterelle

August

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bonjour August !

va pour quiche et sauterelle. Il nous manquait un mot "gastronomique" de toute façon

mais tu vois, on t'attend pour la "deuxième salve". On n'a pas avancé du tout dans notre petit jeu, je me débats avec la fin de mon "héritier", j'espère avancer dessus dans la journée de manière claire et sans trop galérer. Mais il y a vraiment un personnage qui me pose problème... et pourtant, il est essentiel !!!

bonne journée !

Limeye

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bonsoir !

Donc je récapépète depuis le bédut: couteau / rose / vélo / dragon / yukulele / dent / musaraigne / Che guevara / quiche/ sauterelle

Ok! Attention j'ai osé(à la fin)


Joan avait du mal à croire ce qu’elle voyait , Curtis avait accepté de l’accompagner cet après midi faire une ballade en vélo. Le capitaine flam sur un vélo cela faisait aussi bizarre qu’un dragon qui faisait du yukulele. Elle s’amusait beaucoup de le voir pester sur la lenteur de ce moyen de locomotion, il ne comprenait pas du tout ce qu’il y avait d’agréable à être lent. Ken n’arrêtait pas de le taquiner en tournant autour de lui et finalement s’en suivit une course entre les deux qui termina dans un fossé . Elle soupira, des gamins incapables de savourer le temps des choses mais lorsqu’elle vit Ken plein de sang, elle courut vers lui. Son tee shirt blanc avec la tête de Che Guevara était maculé, mais heureusement pas de fracture , il rigolait parce qu’il avait perdu une dent. Cela lui donnait un air de garnement totalement immature et Curtis qui au départ s’en voulait de l’avoir entraîné trouvait finalement que cela correspondait encore mieux à son caractère.
Ils décidèrent de s’installer dans l’herbe, Joan avait prévu un pique nique. Elle déposa la couverture, déballa la quiche, prit le couteau pour la couper, les salades, la vaisselle et tout le monde savoura ce moment de détente. Curtis s’allongea sur l’herbe à côté d’elle, il ferma les yeux. Joan aurait eu envie de l’embrasser s’il n’y avait pas Ken. Heureusement une sauterelle passa devant lui et il ne put résister à la tentation de l’attraper. Ils étaient enfin seuls, Curtis rouvrit les yeux et se redressa un peu sur le côté, il la prit contre lui et elle se retrouva allongée à ses côtés. Il l’embrassait très doucement quand ils furent de nouveau interrompu par Ken « hé , regardez ce que j’ai trouvé !Une musaraigne morte, génial, je vais l’apporter au prof de science nat ! » Joan redescendit rapidement sa robe, Curtis soupira, il avait très envie de descendre vers la vallée des roses.

Elaine

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Excellent et même pas choquée !

Il manque le couteau (avec la vaisselle, je suppose ?). Et le coup de la musaraigne morte, j'adore ! Je vois bien la scène avec Ken qui se ramène en tenant la musaraigne par la queue et les deux autres en train de...

Je ne promets rien, mais je vais voir si je peux proposer ma version pour ce soir. J'essaye d'abord de "boucler" mon héritier.

Bon début de soirée !

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Mar 17 Déc 2013 - 01:57
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
En retard !

Laissant Ken s'affairer sur la terrasse avec ses legos, marmonnant qu'il faisait la plus belle tour du monde, Joan se rendit au verger pour cueillir quelques fruits aux citronniers. Des crevettes au citron, une glace au chocolat, voilà qui ferait l'affaire pour le dîner d'anniversaire de Mala. Il ne fallait pas non plus que ce soit trop réussi, sous peine de se voir reléguée aux fourneaux pendant toutes les missions. Toute sa vie tournait autour de la recherche d'équilibres délicats, empoisonnant ses jours et ses nuits de
spéculations et cauchemars. Si elle se montrait trop forte au combat, Curtis ne verrait plus la nécessité de prendre soin d'elle. Pas assez et il la laisserait sur terre. Trop bonne cuisinière et elle ne serait plus que ça, pas assez et elle devrait essuyer des moqueries sur le thème de pas-bonne-à-marier. Trop féminine et pomponnée, elle serait la cible de sarcasmes de Mala au sujet de jarretières en dentelle, pas assez et Ezra l'accablerait de quolibets sur sa négligence.
Elle avait tenté lors de ses dernières vacances de trouver de l'aide dans la psychanalyse, mais les bouquins de Sigmund Freud étaient bien assomants et n'avaient guère quitté sa valise.
En revenant du verger, elle se retint charitablement de pouffer de rire devant l'espèce de stalagmite bancale confectionnée par Ken. Elle jeta un coup oeil au calendrier, plus que trois jours avant le dîner. Résignée à y passer encore une après-midi, elle s'attaqua à sa 7ème répétition du repas, à la recherche du dosage de la glace idéale : parfumée mais un rien trop sucrée, onctueuse mais un poil granuleuse.

August

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bonsoir Limeye et AUgust

"Il manque le couteau (avec la vaisselle, je suppose ?)" Je l'ai modifié, décidément je n'arrive plus à retenir 10 mots... merci!


August la version psy franchement je savoure, mais c'est pas aussi typiquement féminin?

Allez à vos plumes,

Elaine

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bonsoir !

Bravo August ! Elle le mitonne sacrément son petit repas à Mala...

Voici ma version du troisième défi ! Je me demande même si je ne vais pas vous en proposer deux, car j'ai quelques idées rigolotes que je n'ai pas pu mettre dans celle-ci !

Bon début de soirée !

Limeye


Joan, une rose entre les dents, debout sur une table, regardait avec anxiété Curtis attablé face à un homme sale, mal rasé, dont les dents étaient de vrais chicots. Il tenait une sorte de mégot entre les lèvres. Leurs regards étaient fiévreux et concentrés. Ils étaient en train de lutter au couteau. Le but du jeu était d'aller le plus vite possible en faisant passer la lame entre les doigts écartés de leur main gauche. Le perdant serait celui qui se blesserait le premier ou qui irait moins vite que son adversaire. Le gagnant... partirait avec elle.

Elle se demandait bien quelle idée ils avaient eu de venir passer le début de la nouvelle année du Dragon dans ce quartier cosmopolite de Guangzhou. Ils s'étaient perdus dans les ruelles, en essayant les nouveaux modèles de vélos dont les Chinois étaient friands. Mais une bande peu recommandable les avaient arrêtés et traînés jusque dans ce repaire de crapules venus du monde entier. Mexicains sous leurs sombreros dégustant des gambas grillées, Russes descendant des verres de vodka en riant grassement, et même une femme à la nationalité douteuse qui mimait Marylin jouant du yukulele dans Certains l'aiment chaud.

A propos de chaud, justement, elle avait de plus en plus chaud. La sueur perlait de son front quand elle jeta un regard en direction du bar. De grandes affiches de révolutionnaires célèbres semblaient lui faire de l'oeil, Zappata sur son cheval, Lénine et sa barbichette, Che Guevara et son regard sombre.

Curtis se disait que le jeu avait assez duré. Il était temps de déguerpir. Il sentait la tension monter au fil des minutes. Il se dit qu'il allait peut-être impressionné tout le public, mais il était hors de question de laisser Joan aux mains de cette fripouille. L'homme avait été très rapide et le regardait d'un air mauvais. Il fit pire que lui : il ferma les yeux et lança le couteau à une telle vitesse entre ses doigts qu'il surprit même Joan, pourtant habituée à sa rapidité.

Le silence se fit. Il rouvrit les yeux et défia son adversaire. Celui-ci lança le couteau au sol, tuant d'un coup sec une musaraigne qui avait eu le malheur de vouloir traverser la pièce, poursuivie par une espèce de chat sauvage. Il cracha son mégot et dit, grand seigneur : la sauterelle à la rose est à vous, Capitaine !

Curtis se releva, aida Joan à descendre de la table. Ils sortirent dans un silence de mort.

Une fois dans la rue, ils retrouvèrent leurs vélos : un moment, il s'était dit qu'on les leur aurait sûrement volés. Il regarda Joan et lui dit :

- Bon, on se le trouve ce petit restaurant français où ils font de délicieuses quiches lorraines ? Je pense qu'on s'est trompé de quartier...

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bonsoir Limeye,,

la seconde version c'est que l'autre type gagne? La pauvre femme objet!
C'est très chouette de voir à quel point nos histoires sont différentes! je m'amuse beaucoup même si j'ai pris le moins de risques...
Allez lâche-toi!

repartantes?

Elaine

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Forcément repartante ! Je trouve ce petit jeu vraiment amusant !

Voici ma deuxième version, je vous préviens, c'est coquin ! Je m'étais lancée le défi à moi-même d'essayer de faire une version érotique avec une de nos séries de mots. Je me suis dit que cette série ne comportant pas de mot comme "jarretières" était le plus adapté, justement ! J'avoue par contre ne pas avoir fait dans l'original pour caser le Che, quoique... Wink
Quant à la chute, je l'espère... savoureuse


Curtis sentait le feu prendre ses reins, comme le souffle chaud du dragon. Il caressait doucement les cheveux de Joan comme s'il avait joué du yukulele avec. Qu'elle était belle et aguichante, sa petite sauterelle, au nez aussi doux que celui d'une musaraigne, avec son t-shirt hyper moulant sur lequel s'étalait le portrait de Che Guevara. Il se disait que le Che avait bien de la chance de cacher ses jolis seins ronds. Mais ce petit t-shirt moulant était en train de leur poser un grave problème. C'était la nouvelle mode : les t-shirts se fermaient désormais avec des fermetures éclair dans le dos, or les dents de celle-ci s'étaient coincés. Et impossible de l'enlever. Il avait pourtant sacrément envie de lui sauter dessus... Il fouilla dans la poche de sa chemise, déjà tombée sur le sol pour saisir son couteau et faire sauter les crans. Le t-shirt se retrouva lacéré de haut en bas, il n'avait pas fait dans la dentelle... Joan poussa un soupir de soulagement. Elle avait aussi chaud que si elle avait tenté l'ascension du Menez Hom ou du Mont Mézenc en vélo par un plein après-midi d'été. Elle se retourna vivement, offrant un spectacle des plus affriolants au Capitaine. Mais il n'eut guère le temps de l'admirer, car déjà elle l'embrassait avidement. Il fit glisser sa courte jupe, découvrant une fine petite culotte aux motifs en dentelle, comme de jolies roses. Elle lui murmura tendrement qu'elle voulait essayer la position de la quiche lorraine...

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Oh lé oh lé
? la position de la quiche lorraine!! précise !

Allez je propose violon / mode d'emploi /nutella ( ton histoire m'a donné des idées...)

Elaine

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
excellente, l'excursion dans les bas-fonds !!

August

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Coucou vous deux !

pour Elaine : aucune idée de ce qu'est la position de la quiche lorraine, faut demander à Joan... fallait bien que je la case quelque part, la quiche !

pour August, merci ! J'avais bien la scène en tête, c'était assez facile de caser les mots, même sauterelle et musaraigne...


donc pour le prochain défi : violon / mode d'emploi / nutella.

j'ajoute : mohican / vague (le nom, pas l'adjectif) / poudrier

à vous ! bonne journée !

Limeye qui commence aussi à réfléchir au défi des chansons...

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Mar 17 Déc 2013 - 02:03
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
toujours en retard d'un tour.

Restaurant Au dragon rose
20:15 - installés à une table, un homme et une femme devisent en dégustant une part de quiche.
20:25 - le serveur leur apportant la suite du repas entend l'homme expliquer à sa compagne que la chaine alimentaire est ininterrompue du microbe au dragon de Komodo. "Tenez Joan, par exemple, les sauterelles grignotent les roses et sont elles-même mangées par les musaraignes". Le serveur surprend un soupir de lassitude de la jeune femme.
21:22 - sa curiosité aiguisée comme un couteau, le serveur n'a cessé d'écouter la conversation, encore que le terme monologue soit plus approprié. L'homme a ainsi successivement décrit à sa voisine les similarités de conception entre les vélos et les yukuleles (les deux composés de deux formes arrondies, des rayons en métal et des cordes en métal), la vie privée de Che Guevara et lui a même prodigué des conseils de prudence sur les risques encourus lorsqu'on s'approche d'un cyclotron en fonctionnement.
21:23 - l'homme consent enfin à se taire, règle l'addition et tout en aidant sa partenaire à enfiler son manteau, tente de l'embrasser dans le cou.
21:23:05 et 4 dixième : Joan se retourne brusquement, mord sans pitié la joue de son cavalier en y laissant une profonde marque de dent.
21:23:14 - elle quitte le dragon rose, s'éloigne rapidement et appelle une de ses amies, lui raconte sa soirée et termine la conversation par "Autant pour ma petite escapade. Je ne pouvais pas deviner que ce beau gosse se révèlerait aussi barbant". Puis elle passe un autre appel :
- Curtis ? Peux tu venir me récupérer, ma soirée entre copines vient juste de finir. Oui oui, plus tôt, je t'expliquerai.

J'avais bien envie que Joan retrouve Mala (ou Curtis) avec une morsure sur la joue, mais ça nous aurait amené trop loin dans les explications sur la fidélité et la confiance mutuelle

August

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

en tout cas ton retard vaut le détour! j'adore!!Grâce à ce petit jeu on peut totalement les dévergonder!
J'ai hâte de voir tes propositions!

Elaine

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bien vu, August ! Un beau jeu de trucage, on s'y croyait !

Tu as des propositions pour le défi suivant ? A toi aussi de nous trouver la personnalité !

A plus !

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

violon / mode d'emploi / nutella/ mohican / vague (le nom, pas l'adjectif) / poudrier
je propose barricade et pour la personnalité, le capitaine Némo.
Il en manque deux

August

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Dans la section allemande, je crois qu'ils ont déjà joué à ce jeu. On pourrait reprendre leurs propositions la prochaine fois, ou leur proposer de jouer avec nous

August

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bonsoir August,

c'est bien parce que je l'ai vu sur le site allemand que je l'ai proposé en français (je l'ai dit en intro), mais visiblement cela ne les a pas inspiré longtemps sur leur site. Crois tu qu'ils seraient partants?
Personnellement en allemand j'aurais plus de mal.

On n'a pas de jouet, je propose barbie !Une plante ou un endroit?

Elaine

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

en Allemand moi non plus, mais on se débrouille pour lire eux le français et nous l'allemand.
Va pour barbie, et un endroit ? Un souterrain, non ?

August

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bonjour!

Ton souterrain m'a fait penser à Dysneyland (je ne sais pas pourquoi, je n'y ai jamais mis les pieds) ou un parc d'attraction? SInon une piscine?
Une ancienne mine de charbon?
A plus

Elaine

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bonjour vous deux !

je passe vite fait, juste pour dire que je suis partante pour la mine de charbon (ça fait deux mots, mais bon...)

à plus dans la journée !

Limeye

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Mar 17 Déc 2013 - 02:07
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
ok, va pour la mine de charbon!

Elaine

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bon, voici une tentative !


Joan regardait l’espèce de Barbie se repoudrer le nez. Cette fille avait osé s’incruster chez elle, enfiler l’une de ses robes les plus sexy qu’elle s’était offerte deux semaines plus tôt, même pas en soldes, et même passer ses bijoux.

Attachée par des liens très serrés, elle ne pouvait bouger. Mais si elle était tout aussi étroitement bâillonnée, ses yeux lançaient des éclairs. Elle s’était fait avoir par cette donzelle, bloquée par une barricade de chantier. Mais ce qui mettait le plus en colère Joan n’était finalement pas que cette fille prenne sa robe, ses bijoux. Non, c’était qu’ainsi vêtue et maquillée, avec simplement une coiffure beaucoup trop alambiquée pour elle, cette fille lui ressemblait diablement.

- Vous allez voir, ma jolie ! Une danse aux sons des violons et votre héros sera à mes pieds ! Mon patron, le nouveau Capitaine Nemo de l’espace, m’a demandé de venir à bout de ce dernier des Mohicans qui ne cesse de lui mettre des bâtons dans les roues autour de ce projet de mine de charbon.

Elle referma le poudrier et lui lança un sourire carnassier : encore une différence avec elle, jamais Joan ne sourirait comme cela. Mais c’était un maigre réconfort. La fille attrapa le petit sac à main assorti à son manteau et lui adressa un petit signe de la main :

- Tchao, baby !

Joan passa plusieurs minutes à tenter de se défaire de ses liens, rien à faire. Elle était si solidement attachée aux pieds de son lit, qu’elle ne pouvait même pas envisager de gagner le salon pour lancer un appel au secours. Allait-elle mourir de faim ? de soif ? Elle se dit qu’Ezra s’inquièterait de son absence, demain au bureau, et viendrait la trouver. Mais… si cette fille réussissait sa sombre machination, Curtis était en danger et cela l’inquiétait bien plus. Elle finit par s’assoupir, jusqu’à ce qu’un bruit et une voix la réveille.

- Joan ! Joan !

Elle sentit les larmes lui monter aux yeux : c’était Curtis ! La fille avait échoué ! Il entra dans la chambre et la regarda avec stupeur. Il ne perdit pas une minute à la détacher et elle lui sauta au cou, une vague de soulagement et de bonheur la submergea.

- Tu es vivant !
- Bien sûr !
- Tu n’as pas croisé une espèce de vamp…
- Oh, si. Une blondasse qui essayait de se faire passer pour toi ? Elle n’avait aucune chance de me duper : elle ne connaît pas le mode d’emploi de Capitaine Futur, toi si.
- Comment cela ?
- Jamais tu ne m’aurais choisi une crêpe au nutella en dessert : tu sais que je déteste cela.

Limeye

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

zut, le coup de la barbie tu viens de me le souffler devant le nez,( mais j'aime beaucoup le coup du nutella!
Je fais dans le correct ou non? Je REFLECHIS
A plus si j'arrive!

Elaine

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

c'est venu tout seul ! J'ai rien oublié j'espère???

Février. Le carnaval de Venise attirait foule, les touristes se massaient pour admirer les masques élégants, les belles robes, de ceux qui avaient eu le courage de parader. Un air de violon et l’éclairage de la lagune rendait la place Saint Marc fascinante. L’équipe des futuremen s’y était infiltré, Curtis avait enfilé la tenue d’un Mohican, en Indien Joan le trouvait sacrément sexy et elle avait du mal à suivre des yeux le capitaine Nemo, qu’ils soupçonnaient d’être Kahlon. A ses côtés une barbie en chair et en os, robe moulante et perruque blonde. La foule devenait plus compacte et ils les perdirent au passage des barricades du défilé. Malat déguisé en cowboy les rejoignit, mais ils avaient disparus, c’est alors que Curtis remarqua que le char qui venait de passer les avaient sans doute embarqués : Il se précipita avec Mala et entra dans la porte de derrière. Joan ne pouvait pas escalader la barricade à cause de sa tenue et décida d’aller vers la fin du défilé. Le char où ils étaient entrés représentait une vague sur laquelle une sirène lançait des bonbons, c’est alors qu’un indien assomma dans le bateau le capitaine Nemo tandis que barbie essayait de descendre. Joan lui lança son poudrier en plein front, Barbie s’effondra, en perdit ses cheveux et le cowboy la récupéra : le public applaudit. Tous les touristes pensaient que c’était une animation du carnaval.
Le soir toute l’équipe fit relâche, l’opération était un succès, Kahlon et Saturnia allaient sans doute être transférés dans les mines de charbon de Keruberus pour de nombreuses années. Curtis et Joan avaient décidé de s’offrir un week end en amoureux mais cela commençait mal, Joan n’arrivait pas à défaire le corset de son costume XVIIIème.
« Mais arrête de bouger, enfin, je ne pourrais jamais défaire ces attaches !
-elles sont particulières, regarde le mode d’emploi Crag a mis plus d’une heure à me le fermer !
-mais pourquoi as-tu mis un costume pareil ? Voilà c’est fait.
-Ouf, bon maintenant j’aurais bien envie de me changer les idées. "fit-elle d'un air mutin
-"Tu n’as pas faim ? J’ai fait monter un dessert de circonstance, des crèpes.
- Des crèpes ? dans un hôtel trois étoiles ?
-c’était le seul moyen d’avoir du Nutella… »dit-il en la regardant d’un air coquin.

Elaine

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Excellent le carnaval de Venise !

par contre, j'étais persuadée que tu leur aurais fait faire autre chose avec le nutella

bon, à August, maintenant

Limeye

ps : tu n'as rien oublié

Limeye

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
ben si, c'est pour cela qu'il a du nutella, je dois l'écrire?

Elaine

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Mar 17 Déc 2013 - 02:13
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Me dis pas qu'il ose la tartiner de nutella ???

En essayant la position de la quiche lorraine ???

Ca va mal finir, ces histoires

Limeye

ps : ou pire, c'est elle qui le tartine

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

pourquoi ce serait pire si c'était elle,?

Elaine

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

parce qu'il est chatouilleux ;D

Limeye

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

où çà?
comme ce soir je suis déchaînée, je propose une nouvelle tournée: champagne / pilule contraceptive/ panthère (le motif ou l'animal?!)....
A vous,
Elaine

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
allez, on repart pour un tour... mais en attendant aussi avec impatience la version d'August pour le "tirage" précédent.

Puisqu'il en a été question cet après-midi, je propose chatouille / menthe

et comme personnalité : la reine d'Angleterre

à vous !

Limeye

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bonsoir Limeye,
la reine d'Angleterre c'est pour nous faire un James Bond?

On a le choix de l'époque de la reine où c'est Elisabeth II (comme tu le vois mon imagination défie le temps.. On prend la fonction ou le nom d'une reine?

Donc champagne / pilule contraceptive/ panthère (le motif ou l'animal?!) / chatouille / menthe

Elaine

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

je n'avais pas pensé à James Bond...

on a tout à fait le choix concernant la reine ! C'est plus la "fonction" à laquelle j'ai pensé, qu'à l'une d'entre elles en particulier. Ca peut être Elisabeth I ou II ou Marie Stuart ou... bref, peu importe ! On peut donc jouer sur un voyage dans le passé si l'inspiration nous guide en ce sens !

pour panthère, je dirais de même... menthe aussi, ça peut être la plante, le sirop, la couleur...

on ajoute quoi ? Je suis dans les "starting block" pour cette histoire, j'ai déjà quelques idées, mais sans les autres mots, difficile de se lancer.

à plus !

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

A bord du cyberlab, Ken était en train de faire ses devoirs. Comme le vol était calme et sans anicroche, l'équipe avait pu brancher le pilotage automatique et se trouvait réunie au grand complet autour de Ken.
Mala s'emparant du cahier de textes lut à haute voix .
- Rédiger un texte comprenant obligatoirement les mots : violon, mode d'emploi, Nutella, mohican, vague, poudrier, barricade, le capitaine Némo, Barbie, mine de charbon.
Curtis haussa un sourcil
- En voilà une idée saugrenue, il faut être quand même loufoque pour donner des devoirs pareils ! Déjà faudrait-il savoir de quoi il est question ! En tout cas, moi, je ne sais même pas qui sont Nutella et Barbie.
Sentant qu'avec un peu de comédie il pourrait refiler la corvée de la rédaction aux autres, Ken éclata en sanglots bruyants.
- Bon allez calme toi, commençons par voir ce que nous apprend la base de données.
Après quelques recherches, Joan suggéra d'utiliser les mots mohican, barbie et capitaine Némo pour raconter un bal costumé. Ken dans un long reniflement protesta que sa copine Elaine avait déjà utilisé une idée similaire. Evidemment, c'était logique, et il fallait trouver autre chose. Oui, autre chose, quelque chose de cohérent, élégant, ordonné et subtil, autant dire le graal. Après plusieurs tentatives avortées au sujet d'un poudrier rempli de nutella, d'un Mohican faisant du surf sur les vagues et rencontrant le Nautilus du capitaine Némo, ils renoncèrent.
Et si les cerveaux les plus brillants de la galaxie ne purent mener à bien cette tâche abracadabrante, comment pourrais je avoir le moindre scrupule à rendre lâchement mon tablier ?

Pas fière de moi, mais vraiment je n'y arrivais pas !

August

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Mar 17 Déc 2013 - 02:18
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
champagne / pilule contraceptive/ panthère / chatouille / menthe / reine d'angleterre.

Stromboli et peuplier, ça vous va ?

August

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bonsoir et bravo August !!!

c'est la meilleure de toute notre série ! J'adore !

vraiment excellent !

très bon choix du Stromboli et du peuplier. Il en manque deux.

J'ajoute diplodocus.

Et il manquera un. A vous !

Limeye

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

bravo August,

je suis d'accord la palme de l'originalité te revient Je propose piano pour terminer la série ?
A plus

Elaine

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Joan était aux anges, elle avait réussi à s'échapper du bureau pour toute une journée, sous prétexte d'aller enquêter dans les bars de la ville au sujet d'un trafic de pilules contraceptives. Elle en était au 4ème bar, au 4ème cocktail également. Le barman venait de lui servir un Diplodocus, un cocktail à base de champagne. La détonation de la bouteille avait fait sursauter tous les clients du bar, on aurait dit une explosion du Stromboli.
Encore plus féline que les motifs de sa robe panthère, assise dans une pose suggestive sur le piano, une chanteuse à la voix rauque chauffait la salle.
Une femme d'âge mur pénétra dans le bar. A une table proche de Joan, un client visiblement ivre chuchota à son copain.
- Eh, vise ça ! La reine d'Angleterre, je suis sûr que c'est la reine d'Angleterre !!
Désignant du pouce un jardinier attablé derrière eux, son camarade ricana
- Mais oui, t'as raison, c'est la reine d'Angleterre et lui là, c'est le capitaine future ! Laisse tomber ta bouteille, tu ferais mieux de rentrer chez toi.
Joan sursauta et se retournant, examina les clients avec attention. Un mince sourire sur les lèvres, elle se leva, titubant un peu, s'approcha d'une table et demanda
- Puis je m'assoir avec vous...ca... ca... pfff...taine ?
Curtis la regarda interloqué puis lui fit signe de s'installer à sa table. Il nota la légère difficulté d'élocution de la jeune femme et le verre au trois quart vide dans sa main. Il se demandait comment elle avait pu le reconnaître
malgré son déguisement. Il avait poussé le soin jusqu'à s'encombrer d'un sac avec des branches de peuplier et d'une tronçonneuse.
- Joan, vous êtes en congé aujourd'hui ?
- Non, j'enquête sur un trafic de pilules.
- Eh bien moi aussi. Et cette affaire m'inquiète.
Joan partit dans un rire étouffé et lâcha sur un ton complice :
- Normal que ça vous inquiète, des pilules trafiquées, ça veut dire fini vos soirées coquines sous peine de vous retrouver avec des enfants partout, hein, petit monstre ?
Le capitaine en resta sans voix, puis se reprenant il se leva, fit un signe discret à la chanteuse et prit Joan par la taille :
- Je vous ramène chez vous, il est vraiment temps de rentrer.
Ils quittèrent le bar, il dut soutenir Joan dont les jambes semblaient faiblir à chaque seconde. Elle tourna la tête et s'écria joyeusement :
- Tiens, y a la chanteuse qui vous suit, elle doit vouloir tester sa contraception.
La chanteuse s'approcha, échangea un regard perplexe avec le capitaine consterné.
- Joan, c'est moi, Mala ! Vous ne me reconnaissez pas ?
Ils se dépêchèrent de la ramener chez elle, où le capitaine dut se faire violence pour détourner les yeux de la porte ouverte pendant qu'elle se changeait dans sa chambre. Elle revint vêtue d'un short et d'un léger débardeur, tenta de faire des chatouilles à Mala, puis au capitaine, et comme aucun des deux ne se laissait entrainer dans le jeu, se laissa tomber un peu boudeuse sur son canapé et s'endormit en quelques secondes.
Ils choisirent de tirer à la courte paille qui resterait veiller sur elle et Mala se débrouilla pour perdre.
Quelques heures plus tard, elle ouvrit les yeux et tenta de s'étirer en grognant de douleur, des feux de bengales se déclenchant dans sa tête à chaque mouvement.
Des mains l'aidèrent à s'assoir, puis une tasse apparut devant elle.
- Tisane de menthe, rien de mieux contre la gueule de bois !
Curtis ! Oui, là, chez elle, à 4h00 du matin et manifestement très amusé. Les souvenirs revinrent. Incrédule, honteuse, au bord de la panique, elle tenta de se lever brusquement mais dut se raccrocher à son cou.
Il ne la lâcha pas tout de suite...

August

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bonsoir August,

j'aime beaucoup l'humour et l'originalité de tes histoires,vraiment! j'ai opté pour la version hot, tout en sachant que j'ai beaucoup plus de mal à l'écrire que Limeye.
Pour l'instant je ne m'y essaye pas dans les histoires...
Vous me direz !



Dans un petit restaurant italien, Curtis observait Joan savourer son dessert favori, de la glace à la menthe avec des copeaux de chocolats. Joan n’arrivait plus à le regarder, son cœur était en feu, même la dernière éruption du stromboli dans les actualités n’était rien à côté. Il sourit, régla l’addition et ils se levèrent de table. Ils flânaient sous les peupliers, l’air était doux, des touristes célébraient l’anniversaire de la reine d’Angleterre dans un pub. Il dut la ramener vers lui pour qu’un jeune gars émêché ne la kidnappe pas et la garda dans ses bras. Devant sa porte elle lui proposa un dernier petit café mais personne n’était dupe. Dans l’ascenseur il commenca à l’embrasser dans la nuque, il était très tendre et devint plus pressant, ses mains parcourant ses reins, ses fesses comme un virtuose sur un piano pour remonter la gamme vers sa poitrine. Le souffle court, Joan eut du mal à ouvrir sa porte, il l’embrassa passionément dans l’entrée, ouvrit sa robe et la porta jusqu’à son lit. Il la déshabilla rapidement , ses sous-vêtements de dentelle champagne tombèrent par terre, puis délicatement la couvrait de baisers en la rejoignant. Elle dut mordre les draps pour ne pas gémir trop fort, ils se découvraient avec beaucoup d’ardeur. Depuis le temps qu’elle attendait, elle n’en pouvait plus. Sa silhouette sur le mur ondulait comme une panthère en approche mais l’excitation était la plus forte, il la prit. Ils s’aimèrent pendant toute la nuit jusqu’au petit matin, épuisés , ils s’endormirent vers 5 heures. Plus tard dans la journée, il se réveilla vers midi et ne pouvait se lasser de la regarder. Il commença à lui faire des chatouilles pour la réveiller, elle grogna comme un diplodocus mais ne put résister bien longtemps. Ils firent l’amour jusqu’à quatre heures de l’après midi. Joan n’avait jamais connu un tel plaisir auparavant et lorsqu’il partit elle n’était pas triste, juste satisfaite. Il lui fallut deux jours pour atterrir de son nuage et réaliser qu’elle avait oublié sa pillule contraceptive dans le cyberlabe.

Elaine

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Mar 17 Déc 2013 - 02:24
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Bonsoir les filles !

vous mettez la barre très haut (pour ne pas dire très hot ! bon, je sais, elle est nulle, pas taper, non pas taper !

dans ta version, August, j'aime beaucoup le rôle de Mala ! Il s'arrange pour perdre... ça aurait été plus drôle que tu écrives que le Capitaine s'était arrangé pour gagner !

voilà ma version... le piano m'a donné du mal... je l'ai un peu casé à l'arrache !



Ils avançaient dans la forêt, sur la pente ouest du Stromboli. La forêt était épaisse, comme une jungle. Il faisait assez chaud, moite. Il n'était pas aisé de se frayer un chemin vers la plaine qu'ils avaient aperçue du haut du volcan, lorsqu'ils avaient atterri en catastrophe après que leur astronef ait été touché par les chasseurs expérimentés de la Reine d'Angleterre. Fort heureusement, ils n'avaient pas été blessés, mais il leur fallait rejoindre un village pour donner l'alerte. Curtis marchait devant, prudemment, car il avait repéré des traces de diplodocus dans un passage un peu boueux qu'ils avaient franchi. Il ouvrait la voie à coup de pistolet à protons. Il ne lui en restait plus qu'un seul et il était presque déchargé. Joan avait perdu le sien.
Soudain, un froissement dans les branches se fit entendre sur leur droite. Alerté, Curtis se retourna vivement et se trouva face à face avec une panthère noire. Il tira, mais son arme ne répondait plus. Joan chercha maladroitement quelque chose pour lui venir en aide et tout ce qu'elle trouva au fond de ses poches fut sa boîte de pilules contraceptives qu'elle lança dans la gueule de l'animal. Surprise la panthère émit un bruit étrange et s'étouffa. Elle tomba raide aux pieds de Curtis qui poussa un soupir de soulagement.
- Il était moins une. Merci, ma douce.
- Est-ce que tu sais au moins avec quoi j'ai réussi à l'abattre ? Je pense que personne ne voudra nous croire...
- Dis-moi ?
- Ma boîte de pilules contraceptives.
- Oh non !
- Et si...
Il était catastrophé. Même plus moyen de se câliner, de lui faire des chatouilles dans les petits coins tout doux, pour se remettre de leurs émotions sans risquer qu'elle se retrouve enceinte ! Elle lui sourit, un rien mutine.
- Oh, mais ne t'inquiète pas ! Je me souviens d'une recette de ma grand-mère très efficace. Et nous avons tout ce qu'il faut sous la main ! Il faut juste trouver de l'écorce de peuplier, de la menthe et du champagne.
- Et comme par hasard, le seul truc que j'ai réussi à sauver du vaisseau, c'est la bouteille qu'on avait mise de côté pour l'anniversaire de Ken...
- Et bien, on se débrouillera pour en trouver une autre.
- A 3000 dollars pièces dans un bar perdu, certainement... bon, c'est comment ta recette ? Tu as dit écorce de peuplier et menthe ?
Cinq minutes plus tard, il revenait avec les plantes. Joan avait fouillé dans son petit sac et sortit une touche de piano qui allait faire office de récipient pour mélanger le tout.
- Elle en avait beaucoup des recettes comme ça, ta grand-mère ?, demanda Curtis, intéressé.
- Oui. Elle adorait cela ! Elle en collectait de toutes sortes, c'était son violon d'Ingres. Par contre, c'est une recette qui n'est efficace que si tu en prends aussi.
Il était déjà nettement moins tenté, mais bon... le soir tombait, ils n'allaient pas pouvoir continuer et il savait très bien qu'ils ne pourraient pas rester comme deux enfants sages. Il accepta de goûter la mixture. Joan en but aussi.
Mais avait-elle bien dosé les ingrédients ? Pas facile à faire en pleine nature. Toujours est-il que Curtis se demanda si c'était vraiment une recette contraceptive et pas plutôt un aphrodisiaque qu'elle avait concocté, car ils passèrent une nuit de folie.

Et bien entendu... neuf mois plus tard... ouin !!!!!

Limeye

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
qui a bu le champagne ?

c'est une spéciale August, non? depuis qu'elle a parlé contraception, on arrête pas!
Allez, sans rancune?
Cela devient très drôle, finalement je suis la plus sage ???

A très bientôt pour une autre où on pause?

Elaine

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
j'avoue que je suis assez fière de moi pour avoir réussi à faire étouffer une panthère avec une boîte de pilules... l'idée m'est venue très vite, restait à broder autour et surtout à avoir le temps de l'écrire !

bien sûr qu'on continue, c'est franchement trop drôle !

je propose donc : horloge / oreiller (après tout, on a bien eu la couette... ) / guimauve

à plus !

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

va pour un tour , avant qu'August nous double de nouveau!

donc : horloge / oreiller / guimauve auxquels j'ajoute batman / meurtre / torture (jai essayé de chercher des contraires...

a toi August !

Elaine

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Pas chaque fois !
Bien trouvé pour caser champagne, les dessous...

falaise/crêperie (c'est de saison, les crepes) /ricochet
manque un mot

August

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ben dis donc , je me demande si cette fois j'y arriverai!


En résumé :horloge / oreiller / guimauve / batman / meurtre / torture

et j'ajoute un lieu ....un château médiéval (genre gros donjon) ou une ruine de château (perdu sur une colline en pleine forêt

Je crois que je commence à avoir une idée.....

A vous! J'attends ce soir et vos commentaires pour démarrer

Elaine

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Récapitulatif :

horloge / oreiller / guimauve / batman / meurtre / torture / falaise / crêperie / ricochet / château médiéval

livraison... peut-être ce soir aussi !

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Mar 17 Déc 2013 - 02:30
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
désolée j'arrive pas à être aussi originale...je suis trop raisonnable, allez c'est pour August (excuse , nulle, je sais)


Here comes the rain againd'Eurythmics en fond sonore , la vieille horloge qui sonne le quart d’heure, un temps à ne pas mettre le nez dehors, des courants d’air froids dans la chambre, Joan n’avait qu’un envie , quitter ce vieux château médiéval perché sur une falaise dominant le rhin.22h15.Elle aurait dû accepter d’accompagner l’agent Sterling. Fichue conscience professionnelle. Au lieu de cela le propriétaire lui avait fait visiter les caves où des meurtres, des tortures avaient été perpétrées sans qu’aucun son ne remonte au logis !Comme s’il y avait de quoi être fier ! Des bruits bizarres, des pas se rapprochaient, l’oreiller sur la tête, elle avait l’impression d’être de nouveau une petite fille qui avait peur de l’orage, des méchants. La porte s’ouvrit , Batman entra,la secoua, comment çà Batman ?
Joan se réveilla, il fallait qu'elle gère mieux les nuits: la radio de la petite crêperie ambulante s’éloignait et Curtis portait la petite sur les épaules, il lui avait acheté un baton de guimauve, elle rayonnait d’avoir une friandise aussi grande !Son frère n’était pas d’accord,il secouait sa mère, lui on lui avait interdit de faire des ricochets, pas juste ! Dans la poussette le bébé dormait, qu'elle était loin sa vie d'agent!

Elaine

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bravo Elaine, tu fais super court !

moi, j'arrive pas à faire court... et encore moins cette fois que les précédentes. Heureusement qu'on n'a pas limité le nombre de mots, juste demandé l'unité de temps, de lieu et d'action, sinon... je serais mal barrée !

voilà donc ma version (longue, désolée) ! Mais je me suis amusée à glisser les paroles d'une chanson que j'aime bien... si vous trouvez et la chanson et l'auteur, vous aurez droit à mes félicitations !

Limeye



Une terrible tempête s'était déchaînée. La mer chantait d'autres chants que ceux que la mer chante dans les livres d'enfants.

Ses vagues venaient s'écraser sur la falaise déchiquetée, aux rochers saillants. Perché sur la falaise, un château médiéval à moitié en ruine. On voyait briller une faible lumière à l’une des fenêtres.

Sur un sentier creusé de nids de poule, deux étranges silhouettes avançaient au milieu des ajoncs et des bruyères en fleurs. Mais la nuit sombre, sans lune, ne permettait pas d’admirer les jolies couleurs de la lande.

- On va finir par croiser un fantôme, dit une voix métallique.
- On est encore loin ?, demanda une voix pleine de gouaille et dont l’humour était rarement absent.
- Je dirais au moins une bonne demi-heure, avec tous les détours à faire…
- Qu’est-ce qui leur a pris de venir dans un trou pareil…, tu parles d’un endroit pour passer des vacances…
- Ils voulaient être tranquilles…
- Ah, ça pour être tranquilles… ils sont tranquilles. Qui viendrait les embêter dans un trou pareil ? Le monstre du loch Ness ? Batman ?
- A part nous, personne.
- Sauf qu’on n’est pas là pour les embêter, mais pour leur rendre service. Des fois, Joan, elle me donne des envies de meurtre… Nous envoyer en expédition pour lui trouver des crêpes mauves… comme si ça courrait les rues, les crêperies par ici… Ils auraient été bien mieux sur une plage, au soleil, à faire des ricochets…
- Ils pourront toujours en faire quand la tempêter sera calmée.
- Du haut de la falaise ?
- Pourquoi pas…

Et les deux amis continuèrent à cheminer, difficilement, à travers la lande.

Pendant ce temps, dans la chambre du château, l’unique pièce éclairée par la lumière d’un feu mourant… Une horloge sonna 3heures du matin. Mais ils ne l’entendirent pas.

Une jeune femme blonde reposait sa tête sur un gros oreiller molletonné. Elle demanda, à la fois inquiète et impatiente :

- Qu’est-ce qu’ils font, mon amour ?
- Tu sais, on est quand même perdu au bout du monde, là… ils sont efficaces, mais c’était évident que ça allait leur prendre du temps, lui répondit un grand et beau jeune homme roux, qui caressait nonchalamment son ventre.
- Mais c’est une vraie torture que d’attendre !
- Et moi qui croyais que tu avais inventé cette idée de crêpe à la guimauve, juste pour qu’ils nous laissent en paix et que je puisse m’occuper de toi sans entendre Otho râler à propos de certains petits cris qui le dérangent.
- Je vais lui offrir des boules quiès pour son prochain anniversaire, comme ça… Je n’ai rien inventé du tout ! Après tout, c’est un peu de leur faute si je suis dans cet état-là !
- Tu sais que tu vas pouvoir concourir pour le championnat intergalactique de mauvaise foi… tu as toutes tes chances pour une médaille.

Enfin, ils entendirent la lourde porte grincer sur ses gonds.

- Ca y’est chef ! Nous voilà !

Grag apporta alors sur un plateau d’argent plusieurs crêpes mauves.

- Ils les ont faites devant nous ! Ils ont mis de la confiture de myrtille pour la couleur, Joan ! Tu vas te régaler et le bébé aussi !
- Mais… c’était des crêpes à la guimauve que je voulais, pas à la myrtille !

Et elle fondit en larmes. Le grand robot regarda alors son chef d’un air profondément désolé… Curtis haussa les épaules. Il commençait à en tirer son parti. Et ça allait encore durer comme ça pendant 5 mois…

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Finalement c'est logique ,
après le sexe les bb!!
Les envies très bonne idée, je suis curieuse de voir si August s'en tire sans BB: c'est peut-être la guimauve la responsable....

Tu avais lancé l'idée du cadavre exquis...cela commence à me trotter...

pour la chanson, je crois avoir trouvé les paroles, je cherche

Elaine

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Je me suis fait la réflexion aussi hier de me dire que quand même, on exagérait. On était obsédées par leur reproduction !!! Et j'espère qu'à l'avenir, ils trouveront des trucs plus pratiques que les pilules, ça s'oublie facilement ces machins-là...

Cela dit, je suis partante pour l'idée du cadavre exquis. Je n'ai pas vraiment de nouveau début d'histoire en tête, mais si l'inspiration te vient, je suis...

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

mission accomplie : zéro bébé !!

Ken et Ezra profitaient de quelques jours de vacances en Bretagne. L'équipe des futuremen était parti en mission d'exploration et Joan préférait conserver ses congés pour une autre occasion. Dans une petite crêperie, Ezra finissait de raconter à Ken une nouvelle d'Edgard Poe, l'histoire de la bourgade de
Vondervotteimittiss, dont la maxime des habitants était "nous jurons fidélité éternelle à nos horloges et nos choux". Ken attendait encore sa crêpe à la confiture, une vraie torture dans les odeurs sucrées de la crêperie, un mélange indéfinissable de guimauve et caramel. Pour patienter, il entreprit de décrire à Ezra le dernier film qu'il était allé voir avec Joan et le capitaine, une nième version de Batman. Il raconta avec enthousiasme l'histoire de Batman sautant de la falaise, Batman évitant le meurtre du président, Batman délogeant les méchants du chateau médiéval où ils s'étaient retranchés, bref la routine Batmanienne.
Ken ajouta naïvement que Joan avait passé tout le film à utiliser l'épaule du capitaine comme oreiller, que le capitaine lui disait des trucs à l'oreille et que par moment, il y avait des drôles de petits bruits. Un peu embarrassé à l'idée que Ken pourrait lui demander des explications, Ezra s'empressa de changer de sujet de conversation.
- Dis moi Ken, tu sais faire les ricochets ? Dès que tu as fini ta crêpe, on va au lac et on fait un concours ?

Franchement, c'était pas facile cette fois ci! J'ai gagné deux lignes en invitant Poe, sinon ça faisait vraiment court, et la fin, vraiment bof.
Pour ma part, je ne les visualise pas du tout en parents, donc si vous voulez encore agrandir la famille, il faudra vous débrouiller sans mon aide

August

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

t'es la meilleure,

a vrai dire le coup des bb c'est vrai que c'est pas net. Je m'engage solennellement à ne pas faire faire des bb à Joan dans le prochain défi! D'ailleurs je ne l'ai même pas fait dans l'armée des ombres, j'en suis très fière, par contre j'adore jouer .Immature, je sais !

La suite ? sans BB, j'ai promis, qui relève ?

poussette / doudou / biberon

Elaine

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bravo August !

Excellente idée de leur faire passer des vacances en Bretagne. J'espère qu'ils auront appris à dire kenavo

prochain défi sans bébé, mais avec de sacrés mots. Je relève, évidemment par goût du jeu et du risque !

j'ajoute : camembert / électro-cardiogramme / papyrus

à vous !

Limeye

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
C'était une bête solution de facilité : crêperie = Bretagne

Quelque chose me dit que ça va encore parler de bébé, même s'ils ne sont pas à Joan

poussette / doudou / biberon / camembert / électro-cardiogramme / papyrus / dictionnaire / Commandant Cousteau /pont suspendu

Il en manque encore un

August

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Mar 17 Déc 2013 - 02:37
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
NAN , pas de BB!

Il ne faut pas désespérer, où sont tes mots? (ils sont apparus après mon message, on a posté en même temps et comme je ne peux pas supprimer, si?
Bonne nuit!

Elaine

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Je propose le dernier :

somnambule

à vous !

Limeye

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


l'histoire est venue toute seule!


Le professeur Johnson était très fier de son projet pédagogique, il avait convaincu le directeur du lycée de faire visiter les locaux de la police interplanétaire à leurs élèves les plus durs. Des adolescents entre 15 et 17 ans en complet échec scolaire. Les élèves sélectionnés avaient rigolé « on va leur montrer aux keufs » mais les sorties pour eux étaient tellement rares et leur envie de voir de vraies armes et de vrais vaisseaux si forte qu’ils firent un effort durant le trajet. Passer le pont suspendu qui séparait le quartier du reste de New York était déjà un exploit pour ces jeunes prisonniers de leur quotidien médiocre.
Le commandant mac Intosch vint à leur rencontre et son regard commençait déjà à les échauffer, « Y s’prend pour qui ce type, pourquoi il me regarde comme çà le commandant Cousteau? « demanda Joshua d’un air mauvais. Les autres rigolèrent. Le commandant en question ne réagit pas mais avait évalué à leur tenue débraillée qu’il risquait de faire s’emballer son electro-cardiogramme. Il decida d’appeler le lieutenant Randal, une femme les empêcherait sans doute de dérailler.
Lorsque Joan reçut le bip, elle soupira et répondit aussitôt , les futuremen venaient d’arriver. Elle leur expliqua ensuite la situation et regarda Curtis d’un air si désolé que Crag proposa : « Et si on venait avec toi, au moins ils seraient épatés les gamins ! » Curtis trouva l’idée intéressante et ce fut un soulagement pour le commandant de les voir débarquer dans la salle. Il était déjà dépassé par son public.
Dès leur arrivée, le bruit dépassait la porte, Joan et les futuremen voyaient ce qui les attendaient d’un air sceptique. Curtis affrontait des assasins , il allait bien arriver à bout d’adolescents immatures !
L’effet de surprise passé, Joshua hurla « hé c’est qui ces village people ? Vous avez vu la boîte de conserve ?
Crag ne put se retenir, il alla droit sur Joshua, le souleva et le tint par les pieds, l’adolescent hurlait et la classe allait intervenir quand Curtis les fusilla du regard en lançant un dictionnaire bruyamment sur la table.
Tout le monde le regarda, il se dégageait de lui une autorité naturelle, une aura qui faisait que les jeunes l’observaient en le jaugeant.
« Retournez à vos places et tenez vous tranquilles, je peux tous vous fiche dehors avec un blâme à l’appui. Alors si vous voulez voir et entendre des choses intéressantes, je vous conseille de m’écouter. «
Les ados retournèrent à leur place, comme d’habitude, ils s’affalèrent mollement sur leurs chaises, les sacs sur les genous. Curtis les regarda d’un air amusé :
« A votre âge vous avez encore besoin d’un doudou ? Crag peut vous apporter le biberon pour le goûter, vous savez : le sac est par terre, la veste sur la chaise et vous vous asseyez correctement ! »
Les ados le toisèrent mais obéirent doucement, ils se méfiaient de cet homme et regardaient le robot avec une certaine crainte.
« C’est beaucoup mieux, je vous remercie, nous pouvons nous lever et visiter la base. Je vous expliquerais tout, mon nom est Curtis Newton, je suis plus connu sous le surnom de capitaine Flam et voici mon équipe. Si vous vous tenez correctement, je vous ferai faire un tour dans le cyberlabe. »
Les gamins n’en croyaient pas leurs oreilles, la vraie équipe du capitaine Flam ! Le reste de la journée se passa sans encombres, ils écoutèrent même les disgressions du professeur sur le papyrus de la bibliothèque alexandrine qu’ils avaient ramenés de leurs dernière fouilles. Joshua remercia le professeur Johnson à la montée du bus, celui-ci n’en revenait pas. Le retour dans le bus fut silencieux, les élèves avaient pour certains passé une des meilleures journées de leur vie.
Lorsqu’ils en ressortirent une petite fille passait avec la poussette de sa poupée devant elle, en temps normal Joshua aurait shooté dedans. Au lieu de cela il ramassa la poupée qui était retombée.
En arrivant chez lui le professeur Johnson était fatigué, cette journée avait été intense, il se coucha sans dîner. Ce fut quand il tomba dans l’escalier qu’il regretta d’être allé au lit si tôt, voilà que son métier le rendait somnanbule ! Il descendit les dernières marches et alla manger un bout de camembert pour se caler l’estomac et terminer la nuit.
Sur la lune Curtis ne dormait pas non plus, il se rappelait la journée et rigolait intérieurement ! Joan à moitié endormie lui demanda si tout allait bien, il la rejoignit tendrement et finalement lui posa la question ; »Tu trouves qu’on a une tête de village people ? «

Elaine

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bonjour Elaine !

Excellent !

Je suis au boulot et j'essaye de ne pas éclater de rire ! Les village people, mdr

Je vais avoir du mal à les prendre au sérieux désormais...

Je commence à avoir une petite idée de mon côté, mais faut que ça mûrisse...

Bonne journée !

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bon, voilà ma proposition. La chute n'est pas terrible, mais j'avoue que la journée a été difficile, j'ai fait au mieux avec mon idée de départ. Mais c'est beaucoup moins drôle que la version d'Elaine ! Néanmoins, j'ai relevé le pari de ne pas parler de bébé !


Ken avait entraîné Joan pour une visite du zoo intergalactique, le zoo qui avait, il y a très longtemps, été ouvert à l’initiative du Commandant Cousteau. Il était persuadé que cela lui ferait du bien après l’électro-cardiogramme qu’elle avait dû passer. Son médecin était très inquiet, car il lui avait détecté un problème au cœur. Cela souciait Ken. Il regarda la jeune femme qui marchait doucement à ses côtés. Si seulement le Capitaine pouvait s’occuper un peu d’elle ! L’adolescent était certain que ses soucis de cœur disparaîtraient très vite.
Ils virent d’abord les ours polaires, les pingouins. Leurs facéties firent rire Ken aux éclats, Joan sourit du bout des lèvres. Puis ils croisèrent d’étranges animaux, mi ours, mi kangourou, qui se nourrissaient de quantités astronomiques de camembert made in Normandie.
- Regarde, là-bas, derrière les papyrus ! , s’écria Ken. Des girafes bleues !
- Oui, elles sont plus petites que les girafes terrestres, dit Joan. Elles viennent de Saturne, si je me souviens bien de ce qui est écrit dans le dictionnaire.
- Pas du tout, dit une voix derrière eux, cette race-là est uranienne.
C’était un des soigneurs du zoo, qui donnait le biberon à un tout jeune lionceau.
- Qu’il est mignon, dit Ken.
- C’est vrai, dit Joan.
- Je peux le caresser ?
- Si tu veux… il est encore tout petit, pas bien méchant.
Puis, ils poursuivirent leur visite par le vivarium où se trouvaient les races les plus dangereuses de serpents et d’araignées des neuf planètes du système solaire. Même Ken frissonna. Joan le pressa de sortir de là, elle avait de mauvais souvenirs concernant les araignées, surtout celles de Mercure. Elle se souvenait que l’une d’elle avait piqué Curtis et que sans les sérums conservés dans le Cyberlabe et sans la jolie poupée qu'elle lui avait confectionnée sur le doigt, il serait mort.
Ils sortirent alors du vivarium et s’engagèrent sur le petit pont suspendu qui passait au-dessus de la fosse aux crocodiles. Joan marchait comme une somnambule.
Heureusement, ils arrivaient dans une partie plus drôle du zoo : la cour des singes. Les chimpanzés rivalisaient d’inventivité avec les ouistitis pour faire rire les visiteurs. L’un d’entre eux conduisait une poussette avec un vieux chimpanzé assis dedans. Il fumait un long bambou et tenait un verre d’un liquide douteux. Un autre se balançait en ricanant et s’amusait à voler des objets aux visiteurs : jouet d'un petit garçon, lunettes d’un vieux monsieur, sac à main d’une dame. Il fut si rapide que Joan ne réussit pas à rattraper son petit chapeau.
- Tant pis, dit-elle, je le lui laisse en souvenir.
Ils sortirent peu après du zoo, sans remarquer que le petit singe voleur se précipitait hors de la fosse et rejoignait un gardien portant une casquette de marin. Ils quittèrent discrètement le zoo pour rejoindre un grand robot qui tenait dans ses bras un petit chien lunaire.
- Alors, vous avez réussi ? , demanda le robot.
- Oui… pas sans mal. Mais Joan a l’air complètement à l’ouest, et Oog s’en est finalement bien sorti.
- J’espère que le Capitaine appréciera d’avoir le petit chapeau de Joan comme doudou…
- En tout cas, il était difficile de lui piquer autre chose.
- Tu crois que ça va marcher ?
- Ecoute, Grag, on n’a pas d’autre solution. Il faut faire appel à la magie vaudou, parce qu’au point où ils en sont… d’après ce que j’ai lu dans le livre des magies anciennes, ça devrait marcher. Il faudra qu’on fasse des incantations bizarres, car sinon, ils vont continuer à se languir l’un de l’autre et ils vont finir par tomber malades.
- Moi qui croyais qu’on pouvait vivre d’amour et d’eau fraîche…

Limeye

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Tout à fait un autre genre.
Bien l'histoire avec les ados et les village people !

New-York
7 février 2231

Curtis,
Je vous écris car je n'ai jamais trouvé l'occasion de vous parler plus de quelques minutes, toujours interrompus que nous sommes par Ken qui réclame du camembert pour son goûter, Grag qui se moque de l'électro-cardiogramme de Mala ou Simon qui parle du papyrus ramené de votre dernière expédition.
J'ai le sentiment d'avancer dans la vie comme une somnambule sur un pont suspendu. Lorsque je ne suis pas en mission, que je réintègre la "vraie" vie, j'assiste de loin, en observatrice prisonnière sur mon pont, à la marche du monde et des gens normaux. Mes amies ne parlent plus que poussettes, doudous et biberons. Leurs préoccupations ne sont plus les miennes, et hormis quelques collègues, personne ne comprend mon quotidien.
Vous connaissez peut être le commandant Cousteau, il vivait au 20ème siècle et fit découvrir le monde sous-marin à ses contemporains. C'était un marin, un inventeur. Vous auriez pu être lui, scientifique explorateur, mais vous auriez aussi pu être marshall, justicier dans le far-west. Ces deux facettes de vous...
Et moi qui suis l'adjointe du shérif, je me voudrais la sirène du commandant.
N'avez vous jamais songé à ne vous consacrer qu'à la recherche et à l'exploration, jeter aux orties votre étoile de shérif et voguer sur le cyberlab aux vents de l'espace comme une nouvelle Calypso ? Bien sûr je ne suis pas une scientifique, mais je pourrais le devenir. Vous pourriez tout m'apprendre, j'éplucherais les dictionnaires, je me formerais à la recherche, je serais tout à la fois votre élève, votre amie et votre figure de proue.
Capitaine, il n'appartient qu'à vous de transformer tous mes conditionnels en notre Futur.
Joan

August

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
ma pauvre Limeye,

Joan malade du coeur , la dame aux camélias, déjà qu'avec Earhtquake on parle actuellement de la folie de Curtis que certains comparent à la force obscure de Darth Vader!

"jeter aux orties votre étoile de shérif et voguer sur le cyberlab aux vents de l'espace comme une nouvelle Calypso " j'aime bien l'idée de la lettre, on l'avait pas encore faite celle là!

J'adore la différence d'ambiance de nos textes, selon nos journées elles sont diamétralement opposées, aujourd'hui c'était plutôt cool pour moi je ne me sens pas provocatrice. ;D Profitez en ! Je suis très fière de nous, pas un seul BB !

J'aimerai bien continuer mais faudrait trouver un truc pour changer, non?

Elaine

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Mar 17 Déc 2013 - 02:42
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Je trouve la version d'August très très belle. Romantique à souhait . Ca fait du bien en fin de journée...

Et je me dis qu'on a vraiment des idées bien différentes. J'attends toujours avec impatience de voir ce que vous allez trouver ! On ne se recoupe pas, c'est intéressant !

D'accord pour changer un peu les règles, mais je ne vois pas trop... plus de mots ? Imposer un animal, un lieu, en plus de la célébrité ? Se limiter en nombre de mots (ouille pour moi !!!).

August, tu as des idées ?

A plus.

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

pas de bébé, ça compte comme idée ?
Obligation de mettre les mots dans le même ordre ?

August

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Chiche no BB,

respecter l'ordre des mots c'est pas mal:

église / feu / guerrier

à vous!

Elaine

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
J'aime bien tes idées, August.

Pas de bb

et la difficulté de respecter l'ordre !

j'ajoute : pendaison / immunité / entourage

Limeye

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Je crois qu'on va en baver mes cocottes, qu'est ce qui m'a pris de proposer de respecter l'ordre !!
On pourrait avoir deux jokers, deux mots qu'on place où on veut si c'est trop dur, non ?

église / feu / guerrier / pendaison / immunité / entourage / pinceau / modification / chatière

encore un

August

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bonjour August,

c'est certain que ce ne sera pas facile...

va pour deux jokers et la personnalité, on la met où on veut. Ca vous va ?

et comme personnalité : Vincent Van Gogh

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bon, les filles !

J'ai relevé le défi. Après tout, c'est vendredi... Wink

En prime, il y a deux chansons qui se sont glissées dans mon texte, à vous de les trouver avec les auteurs si possible ! J'attends toujours d'ailleurs votre proposition à ce sujet pour l'autre histoire où j'en avais glissée une...

Et je n'ai pas eu besoin des jokers. La chatière m'a fait frémir quelques minutes... j'espère que l'histoire vous plaira ! A vous maintenant !

Limeye


Il était entré dans l’église, mais n’y avait vu personne. Mais il avait son image plantée dans les yeux, comme une boule de feu. Curtis se revoyait encore face aux guerriers de Luximor. Quand on leur avait imposé la scène de pendaison. Il avait bien cru que Joan s’évanouirait tellement cela avait été cruel. Et il y serait passé lui aussi, si Grag n’était pas intervenu. Son immunité diplomatique ne les avaient nullement protégés, dans ce monde qui n’avait aucun contact avec le gouvernement des Neuf Mondes.
Comment s’en étaient-ils sortis cette fois encore ? La chance… une infime chance… Serait-elle toujours de son côté ? Il n’y croyait guère. Il savait par expérience qu’il ne pourrait pas toujours compter sur elle. Son entourage ne cessait de le lui répéter.
Il continua à avancer dans la nef. Le lieu était étrange. Simple. Froid aussi. Désert. Simon lui avait dit de se rendre ici, qu’il y aurait trouvé un tableau comme jamais il n’en avait encore admiré. Une œuvre flamboyante, aux coups de pinceaux extraordinaire. Une œuvre qui bouleversait tous ceux qui avaient l’occasion de l’admirer. Vincent. Van Gogh.
Les tournesols à l’air penché ne dormaient plus dans une prison d’argent. Leurs têtes penchées pouvaient désormais regarder à nouveau le soleil fauve se coucher sur la campagne de Provence, à travers l’une des fenêtres de la petite chapelle dont les vitraux avaient été retirés.
C’était un soir d’errance.
Il lui fallait une réponse. A la question muette dans les yeux de Joan quand il était parti pour venir presque s’échouer ici. Elle. Ou rien. Demain ou jamais. La question du choix était cruelle. Mais sans une modification importante de sa ligne de vie, il le savait, il ne pouvait plus repousser le moment tant redouté. Le choix.
Il regarda le tableau. Longuement. Ces couleurs, éclairées par la douce lumière du couchant. Soudain, il n’y vit plus des tournesols, mais les cheveux de Joan. Il resta immobile quelques minutes, puis ressortit, poussant la petite porte à la chatière battante.
Il leva les yeux vers le ciel rougeoyant. Une étoile s’allumait. Vénus.
Alors oui, il allait l’emmener sur Vénus.

Limeye

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Zut, j'ai oublié entourage ! J'ai été dérangée à un moment... flûte ! Bon, je vais reprendre...

Limeye

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Mar 17 Déc 2013 - 02:56
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Pas grave j'aimais déjà beaucoup, j'en parle plus tard dans ce cas:
Voici la mienne,



Dans l'église en feu les habitants enfermés hurlaient, Ken éteignit le poste, choqué. Ce docufiction historique l'avait retourné, il n'avait pas tenu jusqu'à la fin. La seconde guerre mondiale était une vieille guerre qu'ils étudiaient encore en histoire mais les réalisateurs l'utilisaientt encore comme base. Il retourna dans sa chambre, les images l'assaillaient, le guerrier américain qui liquidait les grottes des îles japonaises au lance flamme, les pendaisons des résistants qui étaient publiques. Il se recroquevilla sous sa couette, recherchant l'immunité contre les cauchemars. Il n'arrivait pas à dormir , d'habitude il n'avait pas la télévision dans la chambre mais Joan avait voulu lui faire plaisir en vacances. Il soupira, il revendiquait d'être autonome mais là il avait envie d'être un petit garçon. Il décida de toquer à sa porte , enfin leur porte, tant pis pour eux, il verrait bien.
« Ken il y a un problème ? « demanda Curtis qui ne dormait pas et s'était levé. Ils étaient devant la porte de la chambre. Ken lui raconta en s'excusant au moins une dizaine de fois, sa hantise, Curtis le prit affectueusement entre les deux mains et le regarda intensément en se penchant à sa hauteur: » Tu ne nous dérangeras jamais, d'accord? Je me considère de ta famille, tu comprends, pas un quelconque entourage qu'on peut effacer au pinceau ou ressortir quand cela nous arrange . « Ken se jeta dans ses bras, Curtis sentit toute sa détresse devant les horreurs de la guerre. Cela fait partie de la vie, cette désillusion, cette perte de l'innocence. Ken avait grandi ces derniers temps, un rien provocateur, cette modification de son comportement n'était pas passée inaperçue dans l'équipe. Ce n'est pas un hasard s'il les avait accompagnés, Joan avait besoin d'aide pour le gérer. Mais là c'était son petit Ken, celui qui sursauta devant lui au bruit de la chatière bousculée par un courant d'air au rez de chaussée. Il lui caressa la tête et proposa de l'accompagner dans sa chambre. En entrant il eut la bizarre impression d'avoir vu cette pièce auparavant, l'éclairage bleu, le vieux lit, la table de chevet tordue et ancienne.La lumière. Ken se recoucha et il s'assit au bord de son lit, lui racontant une de leurs aventures communes. Ken se détendit progressivement, puis le silence se fit, il ferma les yeux. Curtis resta un moment à l'observer, attendri, il aimerait bien revivre un tel moment. Il soupira, regarda une dernière fois la chambre, ferma la porte et cela lui revint, un tableau de Van Gogh au Metropolitan, voilà c'était çà!

Elaine

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Elle est belle aussi ta version. J'aime bien le fait que tu fasses ressortir son côté "protecteur" par rapport à Ken.

A August, maintenant, je suis curieuse de voir ce que tu vas nous proposer !

Limeye

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Utilisé un joker
Pff, avec des mots pareil, franchement, on ne pouvait que mariner dans la sinistrose !!

En route pour l'astroport, en passant devant une église, Curtis dut se frayer un passage à travers le rassemblement des membres d'une secte apocalyptique. Il haussa les épaules, lâcha un juron et écarta sans tendresse un illuminé qui lui secouait sous le nez un panneau annonçant la chute imminente de Jupiter sur le soleil. Ce mouvement d'humeur était surprenant pour qui le connaissait, le jeune capitaine aux cheveux de feu savait garder la tête froide en toutes circonstances. Un véritable guerrier ne peut pas se laisser guider par la colère. Force lui était pourtant d'admettre que la colère ne le quittait guère depuis leur dernière expédition. Cela avait été un véritable fiasco, un échec et un traumatisme comme il en avait rarement connu. Il avait le plus grand mal à s'en remettre, les cauchemars déchiraient ses nuits et il ne se passait pas une journée sans qu'il soit pris de frissons et d'accès de fièvre.
Lors d'un vol d'entrainement à bord du cyberlab avec des nouveaux agents de la police intersidérale, ils avaient eu un engagement avec les brigands du nuage de Oort. Touché par un tir, le cyberlab avait avait du se poser en catastrophe.
Pour avoir refusé de donner aux bandits les codes permettant de démarrer le vaisseau, Curtis avait du assister à la pendaison de quatre des neufs agents.
Comprenant qu'il ne céderait pas au sujet du cyberlab, les bandits lui avaient accordé une immunité provisoire, ainsi qu'à son entourage, à condition qu'il travaille à améliorer leur armement. Ne pouvant risquer la vie des autres agents, Curtis avait cédé et effectué la modification demandée. Ils avaient ensuite été conduits en cellule, ignorant tout des plans des brigands pour le lendemain. Curtis avait passé là une des pires nuit de sa vie. Il ne dérageait pas et se sentait dans le même temps malade de peur à l'idée d'un autre chantage. Même si au fond il savait qu'il n'avait pas eu le choix car le cyberlab aurait été une arme par trop redoutable entre les mains des bandits, se sentir responsable de la mort des quatre jeunes gens était terriblement lourd.
Grag avait passé une partie de la nuit à gratter un angle du mur, et son obstination lui avait permis de tomber sur un ancien conduit, guère plus large qu'une chatière. Ils avaient dû pour s'enfuir ramper plusieurs heures dans des conduits étouffants et en étaient ressortis écorchés et couverts de terre.
Heureusement, leur retour au vaisseau, les réparations rapides et la fuite n'avaient pas posé de grosses difficultés.
Deux mois plus tard, Curtis restait inconsolable. Pour tenter de se changer les idées, il était allé voir une exposition de peinture. Il avait longuement écouté le guide démontrer la complexité des touches du pinceau de Van Gogh. Malheureusement le côté torturé des tableaux n'avait pas été d'un grand secours à sa morosité.
Il se retrouva subitement arraché à ses pensées par une petite silhouette blonde qui se pendit à son cou en criant joyeusement "Capitaine, ça fait combien de temps ? Deux ou trois mois ? Qu'est ce que vous devenez ?". Il serra ses bras autour d'elle et sans répondre, à la recherche d'un peu de réconfort, enfouit son visage dans ses cheveux.

Pardon pour la blague débile sur les cheveux de feu et la tête froide, j'ai rien trouvé d'autre pour casser l'ambiance dépressive.

August

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

En même temps, tu as annoncé la couleur dès le début.

Prochain défi : utiliser des mots qui ne plombent pas l'ambiance. C'est parti ?

diversion / bouquet / vacances

A vous !

Limeye

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Limeye et August,

c'est vrai que pour le coup on s'est pas remonté le moral d'un autre côté on ne peut que trouver les suivantes plus drôles ! Personnellement j'ai bien aimé quand même, on irait pas forcément aussi loin dans nos histoire plus longues, franchement qui assumerait la pendaison?
Donc maintenant ,

Je propose pour le WE à côté de

diversion , bouquet , vacances,
Papageno (faut que je remonte le niveau culturel de mes interventions musicales, village People je peux pas deux fois!) , nuisette ,
banane ( fruit ou l'accessoire qui tue
si cela vous inspire un lieu en plus:la station de ski de Dubaï ou la Floride avec les Everglades, une idée?

A toi August, j'ai hâte de voir tes choix!
A plus

Elaine

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

diversion , bouquet , vacances, Papageno, nuisette , banane, la station de ski de Dubaï (plus difficile à caser que les everglades), puzzle, tiroir, carafe

un échantillonage varié, ça peut partir dans toutes les directions

August

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
BOnsoir August,

aussitôt dit assitôt fait!Par contre je n'ai pas été très originale

bonne nuit!


Curtis essayait de faire diversion, Mala et Crag n’arrêtait pas de le taquiner et de le cuisiner sans relâche pour savoir où il avait passé la nuit. Si seulement il avait été plus original dans son cadeau, ils n'auraient pas pris le message du fleuriste qui confirmait la livraison des bouquets de roses. Il avait vraiment besoin de vacances et pensait à la chance du commun des mortels de pouvoir se détendre si souvent en bonne compagnie. Il soupira, il pensait beaucoup à elle. Assis à son bureau, Mozart ne le détendait plus, même en imaginant Mala en Papageno obligé d’épouser la vieille Papagena, Crag. Il sourit et ça y est, de nouveau Joan, cette fois en nuisette. Visiblement son cerveau était descendu ailleurs. IL se leva, partit dans sa chambre préparer des affaires, passa deux coups de fils et sortit avec le Phénix après avoir prévenu le professeur. Limeye et Fregolo le suivirent , le second s’enroulant autour de son ventre en forme de banane de voyage. Exaspéré Curtis le prit par la peau du coup et le posa par terre.
Le lendemain ils se réveillaient ensemble, enlacés, dans un hôtel de luxe. L’architecture audacieuse de Dubaï les fascinaient tellement qu’ils avaient eu envie de visiter tout de suite, Joan avait entonné son refrain féministe en lisant qu’autrefois les femmes ne pouvaient circuler que couvertes par respect pour la loi religieuse. Comme ils avaient faim et soif, la chaleur du désert les avaient tout de même un peu déshydratés, ils se rendirent dans l’énorme centre commercial. Sidérés il sirotaient leurs cocktails avec vue sur la station de ski de Dubaï, Joan failli d’ailleurs le renverser quand un enfant lui envoya une boule de neige. Ils étaient heureux .
A dix mille km de là Mala et Crag ruminaient leur vengeance, le professeur avait refusé de dire où était Curtis et ils s’ennuyaient ferme : Mala faisait un puzzle de 32000 pièces pour s’entraîner la vue. Fregolo s’était caché dans un tiroir parce qu’il avait éparpillé les pièces partout. Limeye mangeait la poignée de la carafe sans que Crag s’en rende compte, il devait nettoyer les placards et grognait à qui voulait l’entendre que ce n’était pas digne d’un robot mais d’une boule de gomme. Le professeur exaspéré se demanda s’il n’allait pas rejoindre Curtis

Elaine

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

son cerveau était descendu ailleurs.... (MDR!)

August

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
et encore j'ai pas osé faire pire, le mot suivant était banane

Bonne journée August!

Elaine

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Aujourd’hui à 17:56
Auteur Message
Contenu Sponsorisé

Sujet du message: [jeu] Anthologie des Histoires avec 10 mots imposés
Back to top
Page 1 sur 10
Aller à la page: 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10  >
Sauter vers:  
Montrer les messages depuis:
Back to top
Poster un nouveau sujet     Répondre au sujet
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure