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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
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Sam 4 Juil 2015 - 17:53
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Frégo 80
Marshall Gurney
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye, Flamme! Devil Naughty J'adore moi aussi ce nouveau passage! La suite promet en rebondissements! Good Dans les derniers passages, les jeunots de l'histoire ont apparemment trouvé les angles morts de Guggenheim ! Mais il pourrait réserver des surprises! Run

A+

Frégo Cool
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Sam 4 Juil 2015 - 17:53
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Sam 4 Juil 2015 - 21:55
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flamme
Marshall Gurney
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Frégo 80 a écrit:
Dans les derniers passages, les jeunots de l'histoire ont apparemment trouvé les angles morts de Guggenheim ! Mais il pourrait réserver des surprises! Run

Frégo Cool


C'est bien ce que je crains... horified Surtout que ce ne seront pas de bonnes surprises qu'il pourrait avoir en réserve... Evil

Wall Run

Flamme
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Sam 4 Juil 2015 - 22:50
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles !

Je n'ai aucun mérite, Flamme, à avoir dégainé rapidement : j'envisageais bien de reprendre la main avec l'arrivée de Kaspar et Joan sur Terre, mais je devais laisser Frégo terminer l'attaque avant, car elle pouvait apporter certains éléments, ce qui fut le cas d'ailleurs avec ce simulacre d'assassinat. J'ai déjà écrit des suites, mais je dois faire quelques vérifications. Il va falloir que je reprenne ma liste de personnages Laughing (ça doit te rappeler quelque chose).

Contente que ça vous plaise ! Mais ça va débouler, je sens ça Mort de Rire

Belle fin de journée pour vous !

Limeye
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Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

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Dim 5 Juil 2015 - 18:18
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Et ça déboule... J'espère juste, Frégo, ne pas commencer à faire le ménage trop vite et que cette suite te conviendra ! Je suis partie du principe que dans l'entourage de Guggenheim, on ignore encore que le convoi de Callisto a été détruit et qu'une flotte se dirige vers la Terre.

Bizz vizz et... enjoy Wink !

Limeye

**************

Tout l'Etat-Major de Richard Guggenheim était réuni dans le bureau du "vieux". Si ces hommes semblaient encore se porter assez bien, leurs regards trahissaient leur véritable état et leur nature : ils savaient pertinemment qu'ils allaient entraîner le monde vers une fin sordide. Mais ils ne pouvaient pas échapper à ce destin, scellé depuis le jour où ils avaient prêté allégeance au maître des lieux, à celui dont l'ambition démesurée avait mené à la guerre totale et aux destructions. Guggenheim, quant à lui, affichait un maigre sourire sadique sur ses lèvres : d'ici quelques heures, il serait le maître du monde, car le cadavre de Joan Randall serait entre ses mains. Et qui tenait Joan Randall, même morte, tenait aussi Curtis Newton, le seul homme capable de l'abattre.

Ce que Guggenheim ignorait c'était que Curtis Newton, à lui seul, ne pouvait venir à bout du terrifiant dictateur qu'il était devenu, mais qu'il pourrait y parvenir avec la volonté, le courage et l'esprit de sacrifice de tous ceux qui avaient survécu et qui étaient encore des humains.

Desmond O'Brien, le premier, prit la parole :

- Monsieur, pour l'heure tout est calme. Aucun signe d'attaque. Mais nous avons commencé à mobiliser nos troupes, car nous craignons cependant l'arrivée d'une flotte ennemie. Nous pouvons très probablement penser qu'une partie de la flotte de Taggart en fera partie, et très certainement des troupes venant de Phoebe.
- Qu'en est-il de notre convoi particulier, venant de Callisto ?, s'inquiéta le général Lieberman.
- Il est en route par le corridor sécurisé. Il devrait atteindre la Terre d'ici moins d'une journée, répondit O'Brien. Nous serons alors à même d'engager le combat. Nos troupes sont prêtes, en Arizona comme ailleurs.
- Avez-vous décelé des mouvements sur Terre ?, demanda Richard Guggenheim.
- Rien de particulier, Monsieur. La résistance sur Terre est infime, voire inexistante.
- C'est parfait. Si nous n'avons rien à craindre de nos arrières, nous pourrons faire face.
- Vous semblez bien sûr de vous, Richard, gémit Lester Dresner qui n'en menait pas large.
- D'ici peu, messieurs, nous n'aurons rien à craindre du Capitaine Flam et de ses lieutenants. Je peux vous le garantir.

Les cinq hommes se regardèrent, mais aucun ne voulut émettre le moindre doute : contrecarrer Richard Guggenheim maintenant, c'était signer son propre arrêt de mort. Il leur fallait continuer, ils n'avaient plus le choix.

- O'Brien ! Je veux que vous vous rendiez personnellement à l'astroport. Un petit vaisseau doit y atterrir d'ici peu. Emmenez avec vous une solide escorte, des hommes sûrs et vaillants. Vous me ramènerez ce que vous y trouverez, à savoir un homme et un cadavre. Si l'homme manifeste la moindre réticence, la moindre opposition, vous le tuez. Mais je veux le cadavre.
- Bien, Monsieur.

Et O'Brien quitta prestement le bureau de Richard, alerta un escadron et se rendit aussitôt à l'astroport. Ils ne tardèrent pas à distinguer un petit vaisseau en approche, mais remarquèrent qu'il venait de larguer ses capsules de secours. Il se demanda bien ce que cela signifiait, mais se dit qu'il en informerait Richard lorsqu'il le reverrait.

Il ne savait pas encore qu'il n'allait pas revoir Richard et que ce n'était pas un cadavre qu'il allait trouver dans le vaisseau, mais sa propre mort. De même pour la dizaine d'hommes qui l'accompagnaient.

Le petit vaisseau se posa, la porte resta fermée. O'Brien ordonna qu'on la fasse déverrouiller. Il fit entrer trois de ses hommes, laissa les autres en couverture. Le premier redescendit rapidement et dit :

- Il n'y a rien, monsieur. Je veux dire... juste un robot au pilotage.
- Nous arrivons.

Le reste de l'escadron suivit ses pas. A peine le dernier homme avait-il franchi le sas que le vaisseau fut secoué par une violente explosion. Aucun n'y survécut. Richard Guggenheim venait de perdre l'un de ses plus fidèles suppôts. Et c'était sa petite-nièce qui, indirectement, l'avait abattu.

**


Ce fut Lawrence Pearson qui reçut la communication des autorités de l'astroport, l'informant que le vaisseau qui venait d'atterrir avait explosé, déclenchant un début d'incendie sur la piste. L'agent de garde, Smirnov, avait envoyé des volontaires pour éteindre l'incendie. Il confirma que le commando de policiers étaient entrés dans le vaisseau, mais était incapable de dire, pour l'heure, s'il y avait des survivants.

Lawrence, très pâle, se tourna alors vers Richard. Les yeux de ce dernier étaient encore plus sanglants que précédemment.

- Trouvez les capsules ! Lawrence ! Lieberman ! Trouvez les capsules ! Kaspar est un traître ! Un traître ! Je le veux vivant ! Et je suis certain, maintenant, que Joan est encore vivante ! Trouvez-les ! Amenez-les moi ! Vivants !
- Bien, Monsieur.

Lawrence s'empressa de sortir, mais Lieberman marcha d'un pas toujours calme et posé. Son homologue le trouvait plus solide, plus résistant, et se demandait bien comment il faisait. Peut-être possédait-il une réserve de chair fraîche qu'il dissimulait soigneusement. Un éclat d'envie s'alluma un instant dans les yeux de Lawrence, mais il n'échappa pas à Lieberman. Ce dernier se promit de l'achever dès que cela serait possible. S'il ne devait rester qu'un homme vivant sur cette Terre avec Richard, ce serait lui, le général Lieberman.

Lawrence Pearson gagna prestement son bureau, convoqua le second d'O'Brien, Arthur Colvado. L'homme était rondouillard, avait un air faussement gentil. Il était très efficace, au point que Lawrence enviait parfois son ami Desmond d'avoir un si bon adjoint. Mais dans les rangs de la police de Guggenheim, on ne plaisantait pas avec l'efficacité. Le seul regret d'Arthur Colvado avait été de ne pas avoir pu mettre la main sur ce petit scribouillard d'Oliver Connors qui leur avait filé entre les doigts. Un jour, il le retrouverait et lui ferait payer cher sa trahison.

- Mettez en alerte toutes vos patrouilles, Colvado. Trois capsules de secours ont quitté un petit vaisseau qui vient d'exploser à l'astroport. On craint qu'il n'y ait pas de survivants, mais que les voyageurs n'aient pris place dans l'une des capsules. Voici les données de vol transmises par les autorités de l'astroport. Ces voyageurs sont des espions. Nous devons à tout pris les récupérer vivants. Faites vite !
- Bien, Monsieur, répondit Arthur avec calme.

Et il gagna aussitôt son bureau, transmis les données à plusieurs de ses hommes et envoya les patrouilles nécessaires à la recherche des capsules. Le premier escadron lui rapporta en moins d'une demi-heure avoir retrouvé l'une d'entre elles, au-delà de l'astroport. Compte-tenu de la trajectoire de la deuxième, elle s'était vraisemblablement perdue en mer. Quant à la troisième... ils étaient encore à sa recherche, mais malgré l'étude des données, ils avaient du mal à la localiser. Elle devait pourtant se trouver non loin du quartier des affaires, de l'astroport, mais un brouillage qu'Arthur soupçonnait être aussi dû aux émissions de l'antenne de l'Empire State Building empêchait pour l'heure toute localisation précise. Il avait dû faire revenir une des équipes, ses hommes donnaient des signes de fatigue et menaçaient de se battre entre eux. Cette situation devenait vraiment problématique, causant des défections dans les rangs de la police, même parmi ses meilleurs éléments. Et c'était un grand souci pour Arthur Colvado, chantre de l'ordre et de la discipline. Lui aussi espérait que des approvisionnements arriveraient bientôt. Des convois étaient attendus, paraît-il, notamment de Mars et de Vénus. Arthur Colvado fit rouler sa moustache entre ses doigts. Il avait longtemps travaillé sur Vénus et il ne lui déplairait pas de s'offrir quelques vénusiennes en guise de nutriment.

Mais Arthur Colvado, Lawrence Pearson, Richard Guggenheim en personne, et même cet arrogant Aaron Lieberman qui se croyait plus fort que tout le monde, ignoraient encore que Joan Randall, Kaspar, Limaille et Frégolo se trouvaient déjà dans le même immeuble qu'eux.
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Dim 5 Juil 2015 - 21:07
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou, Limeye!

Non, le ménage ne se fait pas trop rapidement. Mr. Green Maintenant que le ballon est dans la zone adverse, c'est le temps des jeux de puissances (Au hockey, nous dirions que la rondelle est dans la zone adverse et que c'est le temps du Power Play). Mr. Green

Cette suite est sublime! Master Master Master Je m'éfforcerai de ne pas faire le ménage trop vite de mon côté! Ashamed

Bizz, Vizz!

Frégo Cool
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Lun 6 Juil 2015 - 19:29
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello !

Un autre tiboutte pour aujourd'hui ! L'ombre du pommier est propice à la création Mort de Rire

Bizz vizzzzzzz !

Limeye

*************

Joan était parvenue sans difficulté à poser la capsule au pied-même de l'antenne qui crachait ses ondes létales. Avant de sortir de la capsule, elle avait marqué un bref temps d'hésitation, espérant que la pierre des profondeurs remplirait bien son office de protection. Elle la portait toujours soigneusement cachée sous ses vêtements, à même la peau. Elle sentit un léger mouvement dans son ventre, comme un encouragement de son bébé à poursuivre la lutte pour survivre.

- Bien, dit-elle. Nous voilà arrivés. Nous allons prendre une des petites navettes que vous voyez là-bas et nous nous rendrons sur le toit de l'immeuble gouvernemental, à quelques pas d'ici.
- Je sais, répondit Kaspar. J'espère que nous ne nous ferons pas repérer avant de l'avoir atteint.
- C'est un risque à courir. Vous devez me considérer comme votre prisonnière, si jamais on nous arrête.

Et elle actionna l'ouverture de la porte de la capsule. Il n'y avait personne sur le toit, un des endroits les plus mortels de New-York. Ils marchèrent rapidement vers les quelques navettes stationnées là, montèrent dans la première et décollèrent aussitôt. Le court vol se déroula sans difficulté, ils ne remarquèrent aucun mouvement au sol, ni dans les airs autour d'eux, à se demander si la police de l'air existait encore. Joan gara la navette à côté d'autres semblables, se disant qu'ainsi, il serait plus difficile de repérer leur arrivée. Puis ils s'approchèrent du sas d'évacuation de secours, situé à l'opposé de l'accès "normal" à l'immeuble. En quelques instants, ils furent dissimulés et entamèrent une longue descente dans les escaliers à l'éclairage blafard. Joan connaissait bien les lieux, pour y avoir travaillé. Elle se demandait cependant à quel étage trouver Hannibal.

- J'ai une idée, dit-elle à Kaspar, alors qu'ils marquaient une pause à un palier. Je ne crois pas que l'on risque de se faire repérer, et encore moins de croiser quelqu'un dans l'escalier de secours. Si rien n'a été modifié, à chaque étage, on trouve les plans de l'immeuble, les issues de secours, le processus d'évacuation, mais aussi le nom des différents services et chefs de services. Cela nous prendrait trop de temps et nous risquerions d'être vus que de nous arrêter à chaque étage pour lire ces plans. Mais, normalement, au sous-sol se trouvent les archives et un plan complet de tout l'immeuble. Cela nous oblige à descendre jusqu'en bas et éventuellement à remonter de nombreux étages ensuite, mais je crois que c'est le plus sûr.
- Je n'ai pas de proposition à faire, dit Kaspar. Vous connaissez les lieux mieux que moi. Vous êtes certaine que votre "ami" travaille ici ?
- Je l'espère... sinon, nous devrons trouver à nous cacher en attendant l'arrivée de la flotte alliée.

Kaspar ne dit rien, mais il se doutait qu'ils allaient être recherchés très vite. Surtout si la bombe avait bien fait exploser leur petit vaisseau.

Ils poursuivirent alors leur descente, marquant quelques pauses par moments, puis ils parvinrent enfin à l'étage des archives. Joan voulut ouvrir la porte, mais Kaspar la devança.

- Si on nous recherche, c'est votre signalement qui sera donné avant tout. C'est vous que veut le "vieux". Laissez-moi passer le premier, si je ne remarque rien, je vous fais signe.

Joan réfléchit un instant : Kaspar pouvait la trahir à tout moment, même si elle se devait de lui faire confiance. Elle dit :

- Envoyons Frégolo en repérage, il passera aisément inaperçu et pourra revenir nous dire ce qu'il en est.

Elle entrebâilla alors faiblement la porte, tout paraissait calme. Frégolo se glissa et fit quelques pas dans l'allée. Une sorte de hall donnait là, où s'ouvraient deux portes, en plus de l'issue de secours : l'une donnait sur des sanitaires, l'autre sur l'un des couloirs desservant les archives. Frégolo revint aussitôt et Joan comprit qu'elle pouvait s'aventurer dans le hall. Elle garda Limaille dans ses bras et lui fit comprendre d'être attentif : à la moindre présence, il la préviendrait. Elle traversa alors le hall et se dirigea d'emblée vers la porte desservant les archives. Sur le mur voisin se trouvait le plan qu'elle recherchait. C'était le plan simplifié, mais en actionnant le petit écran, elle put aisément trouver ce qu'elle cherchait : Hannibal O'Brien officiait bien ici, au 28ème étage. Elle mémorisa le plan de cet étage, le montra également à Limaille et à Frégolo. Elle ne savait pas trop s'ils pouvaient s'y diriger comme des humains, mais enfin... cela pourrait leur servir. Elle revint ensuite sur ses pas, retrouva Kaspar qui l'attendait en bas de l'escalier. Elle referma prudemment et silencieusement la porte et lui dit :

- 28ème étage. Deuxième couloir à gauche quand nous sortirons. Puis 4ème bureau sur la droite.
- Ok, répondit-il sobrement.

**


Joan prit une longue inspiration : derrière la porte de cet étage se trouvait un abri - peut-être -, mais aussi un risque plus grand d'être interceptés. Kaspar avait sorti son arme qu'elle sentait poindre dans son dos. Ils venaient de convenir d'un scénario basique. Limaille et Frégolo étant relativement calmes, ils décidèrent de sortir de l'issue de secours. Il n'y avait personne en vue. Ils s'engagèrent alors d'un pas décidé, puis tournèrent dans le deuxième couloir sur leur gauche. Joan, qui se trouvait devant avec ses deux petits amis dans les bras, pouvait déjà distinguer loin sur la droite la porte du bureau d'Hannibal. Leurs pas lui semblaient résonner étrangement sur le sol clair du couloir. Quand, soudain, ils virent deux silhouettes s'avancer rapidement et de manière un peu désordonnée vers eux : deux hommes venaient de surgir d'un bureau situé sur leur gauche.

- Oh !, s'écria un des hommes. Une vivante ! Une vivante ! Partageons-là ! Donne-nous une part !, ajouta-t-il à l'adresse de Kaspar.
- Laissez-moi passer !, lança-t-il d'un ton autoritaire. Je dois la mener à M. O'Brien !
- On te laissera passer si tu nous la laisses un moment... un tout petit moment...

Joan avait bien du mal à réprimer un frisson de dégoût. Ces hommes avaient le teint blafard, les yeux injectés de sang, leurs mouvements étaient marqués de légers tremblements, comme s'ils avaient frissonné continuellement. Ils maîtrisaient difficilement un filet de bave qui coulaient de leurs lèvres.

- Je dois la mener à M. O'Brien !, cria cette fois Kaspar, espérant aussi être entendu au-delà des deux silhouettes.

Les deux hommes étaient encore à quelques pas d'eux, il jeta un regard en arrière, entendant du bruit derrière lui. De plus loin venaient d'autres agents. Il comprit instantanément le danger, décolla son arme du dos de Joan et tira sur l'un des hommes qui leur barraient le passage. Son compagnon se rua aussitôt sur lui, tombé à terre et l'acheva comme un loup affamé dévore sa proie. Joan retint difficilement un cri d'horreur alors que Kaspar la poussait en avant, lui faisant dépasser le lieu de la curée qui n'allait pas manquer de se dérouler avec ceux qui accouraient maintenant derrière eux. Joan les dépassa en courant, Kaspar sur ses talons et ils atteignirent sans encombre la porte d'Hannibal.

Avant même qu'elle ait eu le temps de frapper, la porte s'ouvrit et Joan crut sa dernière heure venue : Hannibal ressemblait terriblement aux hommes qu'ils venaient de croiser.
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Mar 7 Juil 2015 - 03:53
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

C'est un sacré cliffhanger dans lequel tu nous laisse! jump jump jump jump J'espère qu'Hannibal ne se fera pas malencontreusement descendre juste là horified Apparemment, les morts vivants prennent Kaspar pour l'un des leurs, il doit donc porter l'insigne. Il doit juste faire attention de ne pas l'activer! Mr. Green La scène de la curée me fais vraiment penser au Seigneur des Anneaux où les orques finissent par manger un de leurs camarades qui veut un bout de Hobbit ! Mort de Rire Ceci dit, je retourne sur les charbons ardents du grillpoline! Mort de Rire Game jump jump jump jump

Vizz,Bizz!

Frégo Smoke
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Mar 7 Juil 2015 - 09:39
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello Frego !

Oui, sacré cliffanger, je sais... Run ! La suite est en cours de rédaction, j'essaye de faire le tour de tous les maillons de la résistance sur Terre et aussi des réactions côté Guggenheim. Je posterai sans doute dans la journée !

Bizz vizz

Limeye
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Mer 8 Juil 2015 - 07:28
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Frégo 80 a écrit:
Coucou Limeye!

C'est un sacré cliffhanger dans lequel tu nous laisse! jump jump jump jump J'espère qu'Hannibal ne se fera pas malencontreusement descendre juste là horified Apparemment, les morts vivants prennent Kaspar pour l'un des leurs, il doit donc porter l'insigne. Il doit juste faire attention de ne pas l'activer! Mr. Green La scène de la curée me fais vraiment penser au Seigneur des Anneaux où les orques finissent par manger un de leurs camarades qui veut un bout de Hobbit ! Mort de Rire Ceci dit, je retourne sur les charbons ardents du grillpoline! Mort de Rire Game jump jump jump jump

Vizz,Bizz!

Frégo Smoke


Coucou Frégo !

Je t'ai répondu rapidement hier... Pour ce qui est de l'attitude de Kaspar lors de la "rencontre" avec les deux agents, j'ai pensé que Joan étant devant lui, c'était elle qu'ils avaient remarquée avant tout. Après, on peut imaginer en effet pour être plus plausible que Kaspar porte aussi une épinglette ce qui ne serait pas surprenant, ce personnage étant suffisamment filou, machiavélique et intelligent pour se protéger ainsi (bien entendu, sans l'activer).

C'est vrai que cela rappelait le Seigneur des Anneaux et cette scène qui, finalement, est assez drôle !

Je livre la suite bien vite !

bizz vizz

Limeye
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Mer 8 Juil 2015 - 07:43
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Et voilà... Wall

************

- Joan !

La voix claire d'Hannibal ne la rassura pas, mais elle se dit qu'ils n'avaient plus le choix. Ce dernier la prit par le bras, la tira vivement dans le bureau. Kaspar suivit, Hannibal referma aussitôt la porte et la verrouilla grâce à un système de haute sécurité.

- Hannibal... ne me dis pas...
- Je suis bien vivant, Joan, la rassura-t-il aussitôt, comprenant d'où lui venait son inquiétude. Mais... Que diable fais-tu donc ici ?

Joan sentit que ses jambes n'allaient plus la porter, Hannibal s'en rendit compte aussitôt et l'amena vers un fauteuil. Son bureau était vaste et confortable. Il lui servit aussitôt un verre d'eau.

- Bois. Elle n'est pas contaminée. Et raconte-moi maintenant...

La jeune femme but avec plaisir et commença son récit :

- C'est une longue histoire, Hannibal. Sache que j'ai été enlevée par un clone de ce monsieur qui est là. Il est un des serviteurs cachés de Richard, mais il a compris, du moins je l'espère, ajouta-t-elle en le regardant en coin, que mon grand-oncle le ferait tuer dès qu'il aurait terminé sa mission, à savoir m'amener jusqu'à lui. J'ignore ce que Richard veut faire de moi... je sais juste qu'il veut s'en prendre à moi, à mon enfant, pour abattre maman.

Hannibal hocha la tête, compréhensif. Joan poursuivit :

- Nous nous sommes échappés du vaisseau qui nous amenait jusque sur Terre à partir d'une des capsules de secours, puis nous sommes arrivés jusqu'ici. J'ai pensé à toi... parce que je ne pouvais pas croire que tu avais basculé du côté de Richard. Mais...
- Je crains d'être un des rares, ici, avec un ou deux proches, à ne pas avoir cédé. Mais nous devons porter un maquillage perfectionné pour faire croire que nous sommes comme eux. Ce n'est qu'à ce prix que nous avons pu survivre ici et agir. Beaucoup de choses sont en route, Joan, je dois faire ce que j'ai à faire.
- Tu peux nous aider ?
- Je peux vous cacher, oui, mais en sachant qu'aucune planque n'est sûre.
- Je m'en doute...

Hannibal se dirigea vers son bureau, consulta un des écrans qui s'y trouvaient. Il hocha la tête en fronçant légèrement les sourcils : l'attaque alliée était en cours, dans quelques heures, avant le soir, les vaisseaux venus du monde libre allaient apparaître dans le ciel de New-York. D'ici là, il avait beaucoup de choses à faire. Et pour commencer, favoriser l'entrée d'Eduardo et d'Oliver dans l'immeuble. Il avait prévu un contact avec eux d'ici deux heures. Si Joan avait été seule, il lui aurait livré sans difficulté les informations dont il disposait, il l'aurait même mise au courant de certaines choses qui devaient rester secrètes, pour le cas où lui-même tomberait : Joan était une alliée qui lui tombait du ciel, s'il pouvait se permettre cette remarque. Mais elle n'était pas seule. Kaspar était l'un des hommes de Guggenheim qu'ils avaient cherché durant des mois, dont il soupçonnait l'existence sans pouvoir le saisir, ni apprendre grand-chose sur lui. Et maintenant, ce type se trouvait dans son bureau et réclamait sa protection ! Certainement cherchait-il à échapper, en dernier recours, au "vieux". Mais il pouvait retourner sa veste à n'importe quel moment et Hannibal ne pouvait pas se permettre de garder un tel "loup" dans ce qui était le QG de la résistance à New-York, à savoir son bureau, d'où allait partir des ordres secrets.

Il se redressa et dit :

- Joan, je peux t'aider sans réserve, tu le sais. Je ferais n'importe quoi pour ta mère. Mais je ne peux rien garantir pour vous, dit-il en se tournant vers Kaspar. Je pense que vous le comprenez.
- Parfaitement, Monsieur O'Brien, répondit Kaspar, sérieux. Je comprends votre position. Sachez simplement que je n'ai pas le choix pour rester en vie : pour moi, il n'y a que trois opportunités : vous faire confiance, me retrouver entre les pattes du "vieux" ou entre celles de mes frangins. Et entre les deux dernières, je ne suis pas certain de ne pas préférer en finir rapidement avec le "vieux".
- Soit. Je dois cependant, compte tenu de votre passif, vous considérer comme le premier prisonnier terrestre de l'alliance du monde libre. Sinon, je vous livre en pâture aux morts-vivants qui hantent l'étage.
- J'accepte, dit Kaspar en lui tendant son arme.

O'Brien la prit et la rangea soigneusement dans un des tiroirs de son bureau, qu'il verrouilla avec un code secret. Puis il se tourna vers Joan :

- Reste ici, Joan. Je n'en ai pas pour longtemps. Personne n'entrera en mon absence, je vais mettre ce monsieur en sécurité, du moins, là où il pourra l'être... Toi, tu le seras plus ici.
- D'accord, répondit-elle en se calant dans le fauteuil.

O'Brien déverrouilla sa porte avec précaution, puis sortit, accompagné de Kaspar. Ils n'allèrent pas loin : au bout du couloir, mais dans la direction opposé à l'issue de secours par laquelle ils étaient arrivés, se trouvait une réserve de matériel de bureau.

- Je vais vous enfermer là, dit Hannibal. Je vais vous montrer quelque chose.

Ils entrèrent dans le petit local et Hannibal se dirigea directement vers une armoire. Là se trouvait une petite réserve de nourriture et de quoi faire du thé.

- J'ignore si vous possédez une protection quelconque contre le daminthor, mais voici de quoi tenir quelques heures. C'est dégueulasse à boire, mais si vous ne voulez pas vous transformer en monstre, c'est la seule solution.
- Merci, répondit sobrement Kaspar.
- Quand tout sera terminé, on viendra vous rechercher. Je laisserai des instructions en ce sens, vous ne serez pas condamné à rester ici jusqu'à la fin de vos jours.
- La fin de mes jours, ricana Kaspar. Si vous comptez encore en jours, alors, c'est qu'il reste de l'espoir.
- Il reste toujours de l'espoir aux hommes qui se battent, répondit O'Brien.

Puis il se détourna, ressortit du local et referma soigneusement la porte derrière lui. Kaspar serait peut-être capable de craquer le code, il n'avait pas le temps de s'interroger à ce sujet, mais il savait qu'il n'irait pas loin s'il sortait. Il espérait l'homme suffisamment intelligent pour éviter de se ruer au-dehors. Et maintenant, il devait s'occuper de Joan.

**


La jeune femme l'attendait dans son bureau, avec deux petits animaux sur ses genoux.

- Où as-tu récupéré d'aussi étranges compagnons ?, demanda Hannibal en s'asseyant face à elle et en lui proposant une tasse de thé contenant l'élixir de Jasper.
- Ce sont des amis fidèles. Ils ont pu se glisser dans le vaisseau quand le clone de Kaspar m'a enlevée. Ce sont eux qui nous ont libérés, lui d'abord, moi ensuite. Le petit chien lunaire est doué de télépathie, c'est un atout. Quant à Frégolo, il se transforme à volonté et peut passer inaperçu.
- Ils sont petits, on n'imaginerait pas qu'ils puissent faire quelque chose, et pourtant...
- Oui, et pourtant : comme tout grain de sable, même minuscule, ils jouent leur rôle dans tout cela.
- Veux-tu du thé, Joan ?
- Merci, sourit-elle. Je reconnais bien là l'abominable boisson de Jasper.
- C'est notre seule protection... avec les combinaisons anti-raditions, mais elles coûtent horriblement cher et sont devenues très rares.
- J'en possède une autre, Hannibal, dit Joan. Une pierre d'Uranus. Elle me protège, mais son aura dépasse un peu ma personne. Je pense qu'en restant près de moi, tu serais aussi protégé.
- C'est bon à savoir.
- Dis m'en plus sur ce qui se prépare, Hannibal.
- Et bien, la flotte alliée est en approche, mais je ne pense pas que les services secrets en soient déjà informés. Je n'ai pas reçu de communication en ce sens. Des troupes de résistants ont été placées aux alentours de l'astroport et de la ville. Ils interviendront juste avant l'attaque alliée. Je dois assurer la coordination de tout cela. Mais j'ai une autre tâche à accomplir, avant. Celle de favoriser l'introduction d'un de nos agents dans les lieux, pour bloquer le système informatique. Il s'agit de désorganiser les choses le plus possible.

Joan hocha la tête avec compréhension : elle imaginait très bien comment les choses pourraient se passer. Hannibal poursuivit :

- Par contre, dès qu'il aura mis hors service le système, je n'aurais plus accès à rien, du moins, depuis ce bureau. J'ai prévu un repli... en espérant pouvoir le gagner. Je peux garantir ta sécurité jusqu'à l'attaque, mais au-delà...
- Au-delà, nous serons tous dans le même bateau, Hannibal.

Il agréa. Puis il retourna à son bureau, pour consulter les messages qu'il recevait. Un appel en provenance du secrétariat général lui fit craindre un moment que Joan et Kaspar n'aient été repérés. Il prit la communication d'un ton neutre :

- Ici Hannibal O'Brien, je vous écoute.
- Lawrence Pearson souhaite vous parler, Monsieur.
- Bien. Je suis à sa disposition.

Quelques instants plus tard, la voix sèche de Pearson se fit entendre. Joan ne le voyait pas, l'écran du communicateur n'était pas tourné vers elle, mais elle reconnut bien sa voix.

- Hannibal, j'ai une triste nouvelle à vous apprendre... J'ai la douleur de vous informer du décès accidentel de votre père. Il est mort en service, en inspectant une petite navette à l'astroport militaire, et sera honoré par la nation à ce titre. Paix à son âme.

Hannibal ne s'attendait pas à cette nouvelle, son visage marqua cependant un air abattu.

- Monsieur...
- Compte-tenu des circonstances, Monsieur Guggenheim a transmis le service à son second, Arthur Colvado. Nous avons aussi placé toute notre zone en sécurité 2. Des espions se trouvent dans le secteur. Vigilance absolue. Si vous remarquez le moindre incident...
- Je ne manquerai pas de vous le signaler, Monsieur, bien entendu.
- Merci Hannibal. Monsieur Guggenheim vous transmet également ses plus sincères condoléances.
- Merci, Monsieur. A bientôt.
- A bientôt, Hannibal.

Et il coupa la communication. Il revint s'asseoir face à Joan et dit :

- Cela fait longtemps que, pour moi, mon père est mort, Joan. Au mieux, cet accident lui a évité une mort lente et douloureuse. Mais je ne sais pas s'il le méritait.
- Je suis peut-être responsable de sa mort, Hannibal. Si la navette en question est celle qui nous a amenés, Kaspar et moi.
- Peu importe, Joan. Il était condamné, de toute façon. Tout ce que nous pouvons faire, c'est agir au mieux pour que tous ces damnés n'entraînent pas plus de victimes dans leur sillage. Allons, il est temps que je reprenne en main mes contacts.

Et il lança une procédure ultra-sécurisée, depuis un autre poste que son poste de travail, pour contacter en premier lieu quelqu'un que Joan connaissait bien, et son coeur bondit de joie en l'entendant : le colonel Nukibé.
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Mer 8 Juil 2015 - 13:09
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou, Limeye!

Ouf, je respire! Rolling Eyes Pour le moment! Mr. Green Kaspar est momentanément en dehors des jambes de tout le monde. Mais il ne pourrait qu'attendre un moment propice pour exécuter ses plans à lui! Il s'est laissé enfermer un peu trop facilement! Neutral Merci pour cette suite qui laisse entrevoir plein de suspense! Master Master Master Quant aux deux frangins de Kaspar j'imagine la scène suivante: "Salut frérot! Fit Grabo d'une voix doucereuse. Arko et moi on a deux mots à te dire. Ouais! Fit Arko entre ses dents. Mr. Green

Bizz, Vizz!

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Mer 8 Juil 2015 - 17:15
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello Frégo !

En effet, Kaspar commençait à m'encombrer et je ne voulais pas m'en débarrasser trop rapidement, si tu vois ce que je veux dire Neutral ... Je pense qu'il pourra être encore utile. Je continue encore, je fourmille d'idées pour ce qui se passe sur Terre juste avant l'arrivée de la flotte Flam / Grant. Mais bon, si tu veux intervenir, no soucy Good

Bizz vizz

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Jeu 9 Juil 2015 - 03:19
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles!

Je suis revenue d'un court séjour aux États-Unis... et je retrouve avec plaisir un accès Internet fiable et efficace! Good Pour me rendre compte que ça a déboulé durant mon absence! Youpi

Je retrouve aussi avec plaisir cette ambiance qui suit chaque nouveau post... Game Youpi

limeye a écrit:
Hello Frégo !

En effet, Kaspar commençait à m'encombrer et je ne voulais pas m'en débarrasser trop rapidement, si tu vois ce que je veux dire Neutral ... Je pense qu'il pourra être encore utile.

Limeye


Je vois très bien ce que tu veux dire, Limeye... Tu as mis la pédale douce sur le ménage! Mr. Green Laughing Mort de Rire

Frégo 80 a écrit:
Coucou, Limeye!

Quant aux deux frangins de Kaspar j'imagine la scène suivante: "Salut frérot! Fit Grabo d'une voix doucereuse. Arko et moi on a deux mots à te dire. Ouais! Fit Arko entre ses dents. Mr. Green

Frégo Cool


Ça sonne familier, cet extrait, Frégo... comme dans Astérix et Cléopâtre, lors des retrouvailles des trois frères espions pour le compte de César... Celui qui avait décidé de garder le sac d'or pour lui tout seul en a été quitte pour une petite surprise... Mr. Green Laughing Mort de Rire Et tu m'as bien fait rire avec cette comparaison! Best Clap

Je pense aussi que Kaspar pourrait nous en faire voir... Je préfère que Joan et Hannibal le tiennent à distance pour l'instant! En attendant qu'il puisse prouver s'il est digne de confiance ou pas... Neutral

C'est reparti pour une séance intensive de trampogril-grilpoline... jump jump jump jump

J'imagine que Joan et Oliver vont se revoir, Limeye? Ne dis rien... pour garder le suspense!

Et toi, Frégo, je vois que tu as déjà en tête d'autres rebondissements, ce qui ne me surprend pas de toi! On sait que tu vas nous sortir quelque chose de surprenant, mais on ne sait jamais quoi! Shocked

Chapeau à vous deux... Master Master De vous voir aller ainsi, ça me motive à me replonger dans l'autre cadavre, celui des mystères... Mais faudrait que je le relise... Je suis un peu rouillée... Ashamed

Bizz Vizz
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Jeu 9 Juil 2015 - 09:08
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello !

Contente de te relire ici aussi, Flamme ! Tu as évité les charbons ardents du trampogrill avec le cliffanger précédent. Oui, c'est bien plaisant de relancer cette histoire et de se retrouver aussi. Manque O-tho ! J'espère qu'elle pourra passer nous saluer bientôt.

Pour le cadavre des mystères, profite des vacances pour t'y replonger... Frégo disait il y a quelques jours qu'elle avait des idées aussi à ce sujet... Ce serait l'occasion de relancer l'intrigue !

C'est vrai qu'une scène future entre Kaspar, Arko et Grabo serait intéressante à imaginer. Mais pourrons-nous organiser les choses pour que cela se déroule ? Mystère...

Avant de poursuivre avec Joan et Hannibal, petit détour du côté de la flotte alliée. C'est un court passage, Frégo, j'espère que ce que j'y apporte te conviendra. J'essaye de faire le point un peu pour tout le monde avant le grand feu d'artifice. Je ne sais pas exactement comment tu veux composer la flotte qui attaque, je suis donc restée assez sommaire et j'espère avoir repris les bons éléments que tu avais apportés précédemment. En cas d'erreur, tu me dis et je ferai les modifications nécessaires.

Bizz vizz et belle journée !

Limeye
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Jeu 9 Juil 2015 - 09:16
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Enjoy !

******

L'escadrille menée par le Comète avait décollé de la base d'Athéna. Mala avait pris les traits de Curtis, et Majorek, ceux de l'androïde. Curtis et Simon avaient embarqué à bord du Phoenix, avec Kim Ivan et Brubaker. Curtis avait cependant fait installer le Cosmolem à bord du Phoenix : il voulait pouvoir se déplacer aisément si nécessaire, dans le ciel new-yorkais. Le vol jusqu'aux alentours de la Terre leur parut bien long et même s'il s'octroya quelques moments de repos, le jeune Capitaine ne trouva pas le sommeil. Par mesure de sécurité, il n'avait pas embarqué à bord du Comète, et il faisait totalement confiance à Grag et Mala pour le mener. A leur côté volaient les deux vaisseaux de Kev et Shane. Le premier assurait un transport de troupes qui seraient parachutées aux alentours de l'astroport, pour venir en soutien aux hommes d'Alex Morris qui attendaient le feu vert d'Hannibal pour lancer leur attaque contre les installations de l'astroport. Le second assurerait la couverture du Comète. Dès que Kev aurait largué ses hommes, il reviendrait en soutien au Comète.

Si rien ne venait perturber leur plan d'attaque, le premier objectif du commando ainsi constitué serait de détruire l'antenne au sommet de l'Empire State Building, puis d'assurer le contrôle du ciel new-yorkais, afin de permettre aux troupes de Grant qui suivaient d'atterrir et de prendre position dans la ville. L'objectif de Curtis était aussi de gagner le plus vite possible l'immeuble gouvernemental pour contrer directement Guggenheim et récupérer Joan. C'était pour cela qu'il avait tenu à avoir à sa disposition le Cosmolem.

Lors du vol, il eut un entretien assez conséquent avec le colonel Nukibé qui l'informa que, sur Terre, les troupes d'opposants étaient toutes prêtes à l'attaque. Il venait d'avoir confirmation de l'arrivée autour de New-York des 177 hommes menés par le commandant Le Guern qui étaient en train de prendre position aux points stratégiques de sortie de la ville. L'attaque directe contre l'astroport n'avait pas encore débuté : ils attendaient que l'armée alliée soit plus proche de la Terre.

- D'ici six heures, dit Curtis à Nukibé, nous serons en vue de la Terre. Vous pourrez alors prévenir votre commandant de lancer son attaque contre l'astroport. Il est possible que nous devions affronter l'armée aérienne de Guggenheim, mais un commando devra s'infiltrer coûte que coûte pour assurer le contrôle du ciel aérien de la ville. J'en ferai partie, mon colonel.
- Bien, Capitaine, répondit sobrement Nukibé. Je vais transmettre les dernières informations à mes contacts à New-York. Alea jacta est...

Curtis agréa sans rien dire. Oui, les dés étaient jetés... il n'y avait plus de retour en arrière possible.

**


Par précaution, Hannibal n'avait pas révélé à Nukibé que Joan se trouvait avec lui. Après avoir joint le colonel et sachant que la flotte alliée arriverait dans moins de six heures, il contacta Axel Morris. Il dit sobrement à ce dernier :

- Le Guern est en place, la flotte alliée sera en vue dans moins de six heures. Préparez-vous. Je ne serai plus joignable d'ici... si tout va bien, d'ici trois heures. Nous avons prévu de couper tout le système de communication deux heures avant l'attaque, afin de désorganiser au maximum l'ennemi. Tout devra être coordonné : la coupure des communications et l'attaque de l'astroport. Des commandos isolés ont aussi pour mission de faire sauter quelques points stratégiques, ou du moins, d'alimenter la pagaille en causant des incendies, mais aussi d'empêcher des troupes d'intervenir à l'astroport et donc de vous prendre à revers, ou de pénétrer dans le quartier gouvernemental. Nous voulons les isoler au maximum.
- Ok, Han. Mes hommes sont prêts. Nous passerons donc à l'attaque dans trois heures exactement. A bientôt ou... en enfer !
- Mon père y est déjà, sourit amèrement Hannibal. A bientôt, Alex.

Au cours des trois heures qui suivirent, ils apprirent "officiellement" l'arrivée de la flotte alliée. Joan sentit les battements de son coeur s'accélérer à cette nouvelle : d'ici peu, le ciel gris de New-York allait se charger d'éclairs zébrés. Elle imaginait déjà le Comète faisant son apparition dans le ciel, Grag et Curtis manoeuvrant habilement pour éviter les tirs de la DCA et des avions de chasse, Mala, assisté par Ezra, ajustant les tirs et visant à coup sûr. Elle se demanda un instant si sa mère se trouvait à bord ou pas. Peut-être Curtis et Ezra étaient-ils parvenus à lui faire entendre raison et à la laisser un peu à l'abri, dans un des vaisseaux qui participeraient à la deuxième vague d'approche.

Alex leur fit aussi savoir, par un message codé, que l'attaque de l'astroport avait débuté.

Tant qu'Eduardo et Oliver ne l'avaient pas contacté, Hannibal avait fait le choix de rester dans son bureau. Harvey Kent, son adjoint, lui avait signalé que lui-même avait quitté son poste et se rendait désormais vers l'abri convenu, dans le poste de communication de secours qu'ils avaient installé. C'était là, dans ce QG de secours, qu'Hannibal avait prévu de se réfugier lui aussi. Il devrait cependant attendre qu'Oliver ait rempli sa mission pour en activer les installations, afin de ne pas être repéré. Ce serait à partir de ce poste qu'il pourrait alors reprendre contact avec les différents chefs de la résistance et points de contacts, Morris, Le Guern, Eduardo (s'il était encore en vie), Nukibé, Grant. Et le Capitaine Flam.

Enfin, Hannibal se tourna vers Joan et dit :

- Tu as trop bonne mine, Joan. Il va falloir te maquiller. Dès que j'aurai fait entrer notre agent en déverrouillant l'un des sas de secours, nous partirons d'ici. Mais nous allons croiser du monde. Ca commence à s'agiter sérieusement...

Le regard de Joan quitta la fenêtre du bureau d'Hannibal : dans le ciel, on voyait à nouveau les traînées lumineuses des vaisseaux. Mais elle savait bien que ce n'était pas encore l'armée de Grant qui arrivait, mais la flotte aérienne de Guggenheim qui avait été mise en alerte.

- Il y a là de quoi te maquiller, viens.

Il la mena dans une petite pièce aveugle, mini salle d'eau à sa disposition. Il ressortit, quitta à nouveau son bureau, puis revient alors qu'elle achevait son maquillage. Elle avait maintenant vraiment l'air malade et plus affaiblie encore que lorsqu'elle était sujette aux nausées. Elle fit une grimace à son reflet dans le miroir et dit :

- Cela amuserait beaucoup Mala de me voir ainsi, mais je pense qu'il trouverait mon maquillage très amateur.
- Cela suffira pour donner le change, dit Hannibal. Je t'ai trouvé un uniforme. Tu passeras plus inaperçue ainsi. Et aussi, une fausse épinglette. C'est sans risque.
- Merci Han.
- Ah, dit-il, interrompu par un léger bip en provenance de son bureau. Ca, c'est Ed. Je pense qu'ils m'attendent.

C'était en effet Eduardo et Oliver. Ils se trouvaient dissimulés à quelques mètres d'une des issues de secours du bâtiment de la sécurité, qui n'était autre qu'une des ailes de l'immeuble gouvernemental. Hannibal avait les moyens de leur ouvrir. Après... eux comme lui devraient se débrouiller seuls. Déclencher cette ouverture le ferait repérer, mais avant que quiconque s'en inquiète, il espérait bien pouvoir se mettre à l'abri et protéger aussi Joan.

- Han ? Nous sommes à poste. Nous sommes bien cachés. Personne aux alentours, mais nous avons eu chaud : on a vu sortir un commando armé jusqu'aux dents et ça tourne dans l'air autour de l'Empire.
- Merci pour l'info, répondit Hannibal. Je crois comprendre ce qu'il en est. Aux dernières nouvelles, il reste trois heures avant l'arrivée de la flotte. J'espère que cela sera suffisant pour vous.
- Ca ira.
- Personne en vue pour vous ?
- Non, on sort de notre planque. Tu peux nous ouvrir. Les moutons vont entrer dans la gueule du loup.

Ils firent tous les deux silence. A ce moment, Joan sortit de la salle d'eau. Elle avait revêtu l'uniforme trouvé par Hannibal. Son ventre y était un peu à l'étroit, mais elle n'allait pas faire la difficile : son bébé en avait vu d'autre. En la voyant, Limaille frissonna et se précipita dans les bras de Frégolo. Elle les rassura d'un sourire et les prit dans ses bras.

- Je vais bien, leur dit-elle. C'est un maquillage. Comme pour Mala.

Et Frégolo se transforma aussitôt en mini-Mala avec une tête déformée.

La conversation entre Hannibal et Eduardo reprit :

- C'est bon, Han. Nous sommes entrés.
- Parfait. Ne verrouille pas : ça ne servirait à rien. Bonne chance, Ed !
- Bonne chance, Han ! On se reverra au paradis.
- Ma mère y est déjà, sourit Hannibal.
- Ah, au fait, Han. Merci.
- De quoi, Ed ?
- On vient de dénicher les combinaisons anti-radiations. Ca a dû te coûter un paquet de fric !
- Bah, j'ai pioché dans la cagnotte paternelle. Faut rendre l'argent utile. Adieu, Ed.
- Adieu, Han. Salue les copains si tu les vois avant moi...

Et Eduardo coupa la communication. Oliver se tenait à ses côtés, il venait de revêtir sa combinaison. Eduardo fit rapidement de même et ils s'enfoncèrent dans les couloirs de l'immeuble. Oliver savait parfaitement où se rendre pour bloquer tout le système de communication de la ville et le système informatique, du moins si rien n'avait été modifié ces dernières semaines. Il avait calculé qu'il leur faudrait environ une demi-heure pour parvenir au centre opérationnel. Là, si tout se passait bien, il disposerait de cinq minutes pour tout mettre hors-service et pour pouvoir quitter le centre, une grande pièce ronde de supervision, remplie d'ordinateurs surpuissants. Ensuite... et bien, ensuite, il leur faudrait quitter l'immeuble et retourner se planquer dans une des cales de l'astroport. C'était du moins le plan établi soigneusement par Eduardo et Hannibal. Mais Oliver doutait de ressortir vivant de cet endroit. Il eut une dernière pensée pour Suzann, puis guida son ami dans les premiers couloirs déserts.
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Dernière édition par limeye le Sam 25 Juil 2015 - 17:05; édité 1 fois
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