Captain Future    Fans Forum Index du Forum
Captain Future Fans Forum
The definitive Captain Future forum for the fans community all over the world !
FAQ Rechercher Membres Groupes S’enregistrer Connexion
Captain Future Fans Forum Index du Forum
Captain Future Fans Forum Index du Forum Captain Future Fans Forum
Captain Future Fans Forum Index du Forum FAN CLUB
Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Sujet précédent :: Sujet suivant
Poster un nouveau sujet     Répondre au sujet
Dim 18 Jan 2015 - 13:07
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 051
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Flamme !

je ne sais pas comment Frégo imagine les choses, mais je pense en effet que le final va être assez... monstrueux horified

mais il est possible qu'il reste un peu d'espoir...

bizz vizz

Limeye
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Dim 18 Jan 2015 - 13:07
Auteur Message
Publicité

Sujet du message: Publicité
PublicitéSupprimer les publicités ?
Back to top
Dim 25 Jan 2015 - 02:50
Auteur Message
Frégo 80
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 08 Déc 2013
Messages: 511
Localisation: Toronto, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou!

Voici mon long ti-boutte! Je veux finir la préparation de l’armée présidentielle sur Phoèbe. Je sais que tu en a besoin pour continuer de ton côté, Limeye. Wink

Le professeur Simon se dirigeait vers le Comet. Il était passé par les hangars. Les ingénieurs étaient déjà en plein travail pour concevoir et tester des canons à rayon anti-daminthor et en armer les vaisseaux. Simon confia une copie des plans envoyés par Oli D’Isso à George MacClinton. Les équipes médicales, commandées par la Major Flore Nemours, s’affairaient aussi à stocker les vaisseaux militaires et les vaisseaux sanitaires avec les différentes versions du remède contre le Daminthor. Les vaisseaux sanitaires ne seraient pas loin derrière les forces d’intervention.

Simon songeait à ce qu’il avait appris d’Oli D’Isso sur les expériences de clonage de Guldhur et de la connivence entre celui-ci et Kaspar. Curtis se sentirait de nouveau déchiré entre son devoir de justicier et son devoir en tant que compagnon et futur père. « Pourtant, avec ce que nous venons, d’apprendre, ces devoirs ne font qu’un désormais. Jennings a raison, nous ne pouvons pas nous permettre de sacrifier un seul espoir de renouveau. Nous ne surviverons pas si nous ne pouvons plus avoir d’enfants. Joan ne doit pas servir de pâture à Guggenheim comme l’a été son père et beaucoup trop de personnes déjà, » Pensa Simon.

Curtis écouta Simon les yeux fermés et le visage sombre. Un pli était visible sur son front. Tant qu’il viverait, Guggenheim trouverait un sbire fanatique pour le maintenir en vie. Joan et son enfant ne trouveraient qu’une mort lente et penible à New York entre les mains de Guggenheim ou parmi une multitude de gens en train de s’entretuer. Et lui, n’aurait plus aucune raison de vivre.

- Nous avons pris la liberté, Jenning, Isabella et moi, de contacter l’Amiral Taggart directement. Nous lui avont donné le signalement de Kaspar et de son vaisseau. Il doit avoir demandé à Bork King sur le Red Hope de l’intercepter. Fit Simon. Il n’a jamais porté les tyrans dans son coeur et il a une alliance avec Taggart. Lui non plus n’a pas intérêt à ce que Guggenheim soit maintenu en vie soit avec le Daminthor ou le clônage. Et pour beaucoup de gens ordinaires sur Mars, Il est un espèce de Robin des Bois. Quand il peut sauver des vies, il le fait.


- Il n’y a pas que des bonnes âmes dans l’entourage de Bork King, comme tu le sais Simon. Fit sombrement Curtis. Mais je convient, que le Red Hope serait un endroit beaucoup plus sûr pour Joan que sur la terre. Espérons que Taggard ait assez d’ascendant sur Bork King pour que celui-ci tente de sauver Joan.

Kev et Shane, qui se trouvaient encore à bord du Comet, devinaient le tourment qui rongeait Curtis. Ils se regardèrent d’un air entendu.

- Capitaine, qui sait combien d’entre nous seront encore capables d’avoir des enfants à cause des ravages de cette saloperie de Daminthor. Fit Kev. Il faut maintenir le cap, mais si, à tout moment, nous pouvons faire quoi que ce soit pour sauver votre femme et votre enfant...

- Avec autant de vies perdues ou en jeu, on pourrait croire qu’une vie ne vaut plus rien mais ce n’est pas vrai. Fit Shane. En ce moment, la vie d’une personne et la vie de plusieurs ne font qu’un. Je suis d’accord avec Kev.

- Si je m’en mêle un peu, tu pourrais très bien être te permettre d’être à deux endroits en même temps, capitaine. Fit Mala. JE peux servir de figure de proue pour galvaniser les troupes et TOI tu pourras faire ce qui sera possible pour que Joan soit en sécurité. Mars est sur notre chemin vers la Terre de toute façon.

- Mais qui prendrait ta place, boule de gomme? Demanda Crag.

- Il y a bien ce lieutenant dans l’équipe de la Colonel Watson qui a utilisé un hologram pour camouffler le Comet, Majorek je crois. Fit le professeur Simon. Il est à peu près de la même taille que Mala avec la même couleur d’yeux. Il semble avoir une bonne formation scientifique et technique. De plus il sera très possible de maintenir le contact entre nous malgré la distance, avec de bonnes précautions.

- Un humain qui se déguiserait en androïde maître du déguisement. Ça c’est le comble! Fit Mala.

- Merci mes amis. Il faudra discuter l’éventualité d’une telle substitution avec Emma Watson. Fit Curtis. Venez. il reste aussi à discuter avec le président et le Général Grant, concernant les renseignement de Mr. D’Isso.

Ils n’eurent pas à solliciter cette rencontre avec le Président et le Général Grant. Ceux-ci les convoqua dans son bureau ainsi que la colonel Watson et son équipe et Ezra Gurney.

- Capitaine, Professeur Simon, fit Carthew, vous vouliez m’informer de quelque chose, me semble-t-il.

- En effet, Monsieur le Président. Intervint Simon. Nous avons reçu un appel de la part de Mr. D’Isso sur Uranus . Ils ont découvert le laboratoir de Guldhur, ses débuts de travaux sur le clonage avec des clones inachevés, dont un de Kaspar. Qu’ils travaillaient ensemble ne fait donc aucun doute.

- Il est très possible que celui-ci ait en sa possession les données concernant ces travaux et qu’il puisse se servir de ces données et de la lieutenant Randall pour assurer la survie de Richard Guggenheim. Nous avons contacté directement l’Amiral Taggard pour donner le signalement de Kaspar et son vaisseau. Il se figurait que Bork Kings pourrait intercepter ce vaisseau avant son arrivée sur Terre et aussi sauver la Lieutenant Randall. Fit Curtis.

- Bork King va également avoir besoin de notre aide, Mesdames et Messieurs. Fit Carthew. L’Amiral Taggard vient également de s’entretenir avec moi et le Général Grant. Grâce aux informations des hommes d’une flotte marchande terrienne, qui s’étaient révoltés contre leurs escortes militaires, Taggard avait appris l’existence d’une base secrète de Guggenhein, ainsi qu’un large entrepôt de Daminthor sur la Lune de Callisto. Il a fait infiltrer cette base. La flotte marchande ainsi qu’un commando jovien ont réussi à s’en emparer.

- Comment des Marchands ont-ils pu réussir à se défaire de leurs escortes militaires et aider à investir une base?! Demanda Ezra.

- Des officiers et prisoniers évadés de la Prison Intersidérale de New York, ont infiltré ce convoit avec la complicité du Commandant de la flotte marchande et ses hommes, qui ont tous leurs petits à côtés. Ils étaient munis du remède contre la Damithor. Ils ont attaqués les vaisseaux militaires par surprise. Tous les militaires furent tués. Ils ont pris l’apparence de certains officiers de Guggenheim et réussisent encore à lui faire croire qu’ils sont en route pour le ravaitailler en Daminthor. Fit le Général Grant.

- Lors de ma dernière communication avec le Général Brubaker, il m’avait dit qu’il tenterait une sortie contre les forces de Guggenheim. Fit Emma Watson avec une trace d’émotion dans sa voix. Est...Est-il?...

- Le Général Brubaker est parmi les officiers évadés, Colonel Watson. Le Caporal Popovic et 9 de ses gardiens sont avec lui. Fit Carthew. Klovis King, le frère de Bork est à la tête des 11 prisoniers qui ont survécu. 22 survivants parmi les 200 qui ont tenté cette sortie avec des véhicules blindés, il y a un mois.

Emma Watson eût un soupir de soulagement.

- Ce grand escogriffe...je le savais bien qu’il serait incapable de tuer les prisoniers à sa charge de sang –froid, pas après avoir fait des pieds et des mains pour éviter l’investiture du système carcéral par ces lobbyistes du Diable! N’empêche que je vais lui botter les fesses pour m’avoir flanqué une frousse pareil...Pardon Messieurs-Dame...Fit-elle.

À ces mots, la Capitaine D’Issa mis une main sur l’épaule de sa supérieure. Personne ne releva ce geste inhabituel.

- Et ce vieux filou était respecté de ses pensionaires pour sa position anti-Guggenheim de la première heure. Fit Ezra. Sur ce terrain, lui et Klovis étaient comme 2 chardons dans la même botte.

- De toute évidence, ils ont eu l’aide d’Hannibal O’Brien et de Jasper Randall pour détourner avec succès ce convoi marchand. Fit Curtis.
- Ce convoi devait être celui qui était attendu sur Uranus durant notre mission, j’en suis à peu près certaine. Fit Emma Watson. Et le Caporal Popovic était l’officier des communications du pénitencier, on pourrait le qualifier de Jennings version policier.

- Le Caporal a effectivement apporté un concours appréciable pour espioner des communications et tromper Guggenheim et ses hommes. Taggart lui doit beaucoup pour avoir découvert et déjoué un complot contre sa personne et démasquer des espions. Continua Carthew.

- Quelle sera la suite des évènements pour ce convoit? Demanda Curtis.

- Il doit se mettre en route pour la terre aujourd’hui même. Fit Carthew. Le but de Brubaker, Klovis King et leurs hommes est de faire croire le plus longtemp possible à Guggenheim qu’ils sont en route pour le ravitailler en Daminthor. Mais en réalité il est prévu qu’ils se fassent intercepter par le Red Hope. Ils vont avoir besoin d’un support technique pour disposer des stocks de Daminthor. La population du Red Hope va aussi avoir besoin de bonnes provisions de remèdes contre le Daminthor.

- C’est vrai que l’alcool de sève de cactus zébré n’est pas très pratique pour se battre sobrement. Fit la Capitaine D’Issa. Il y eut quelques sourires sur ce commentaire.

- Et le colonel Nukibé vient de nous apprendre que Jasper Randall a dû évacuer son site de production de remède en Amazonie. Cela va prendre quelque temps avant qu’il puisse continuer ses activités de production et distribution. Au moins lui est sain et sauf. Mais la terre aussi aura besoin d’être revitaillée bientôt en remèdes. Fit Grant.

- Colonel Watson, Vous prendrez le commandement du détachement qui ira soutenir le Red Hope mais il y lieu de planifier cette intervention avec le Capitaine Flam et son équipe pour le côté scientifique et technique. Je vous laisse le soin à tous les deux de répartir vos membres d’équipage pour l’ intervention sur le Red Hope et celle prévu pour la Terre. Si le Red Hope parvient à récupérer la lieutenant Randall, sa sécurité devra être assurée. Notre résistance n’aurait jamais été possible sans elle et sa famille. Ils ont été assez exposés comme cela. Guggenheim ne doit pas continuer à survivre à leurs dépens. Termina Carthew.
Tous prirent congé du Président Carthew et du Général Grant pour préparer ces deux expéditions. Sur les coneils d’Isabella et du professeur Simon, les deux équipes feraient route ensemble pour aller à la rencontre du Red Hope. Le support technique de Curtis et Simon pour l’aider à disposer des stocks de Daminthor en leur possession était critiquement essentiel.

- En ce moment, Mars est sur notre chemin vers la Terre de toute façon. Fit Simon. Ce qui s’y passe autour va forcément influer sur la façon dont nous allons procéder une fois sur Terre. Fit Simon.

- Et il se peut que le Red Hope ne réussisse pas à intercepter Kaspar. Joan aurait alors besoin de notre secours à tous sur terre. Fit Isabella. De toute évidence, elle serait détenue au sein des appartements de mon oncle à l’Empire State. Il la voudra pour lui seul. Je connais son intérieur et je connais plusieurs domestiques et hommes de main qui travaillent pour mon oncle. Je peut faire des portraits robots de chacuns d’entre eux ainsi que de ses co-lobbyistes et d’Hannibal O’Brien. J’avais aussi des alliés parmi les domestiques. J’espère que certains ont survécu. Il ne faut pas vous attendre à un duel loyal sous le haut soleil de midi de sa part, Curtis, en cela je ne vous apprend rien.

- Vous voyagerez donc avec nous à bord du comet, jusqu’à ce que nous rejoignons le Red Hope, pour nous faire un topo et que nous puissions entrer ces informations dans la mémoire de Crag. Fit Curtis. Je dois vous avouer que vous voir vous exposer ainsi au danger ne me plais pas mais je suis conscient qu’il n’y aurait pas plus de paix pour vous que pour moi en restant derrière.

Isabella lui tendit les deux mains qu’il prit entre les siennes.

- La promesse que je me suis faite de donner ma pleine mesure pour contrer mon oncle tient toujours, Curtis. Je le dois à Joan. Fit Isabella. Maintenons tous les deux le cap pour faire ce que nous devons quoi qu’il arrive.

- Quoi qu’il arrive, oui. Opina stoïquement Curtis.


Lorsque tout fût prêt, toute une flotte se mit en route, avec à sa tête un vaisseau amiral, dirigé par le Général Grant. Des vaisseaux médicaux fermaient la flotte avec des escortes militaires. L’expédition chargée de l’intervention sur le Red Hope et sur la Terre, se tenait sur le flanc droit avec le Comet en tête. Kim Ivan était à bord du Comet, espérant pouvoir servire de «diplomate» auprès de son homologue Bork King. Ezra Gurney et Isabella Randall étaient à bord du Comet en compagnie de Jennings qui assurerait l’écoute et le cryptage et le brouillage des communications radio, lorsque nécessaire.

Les lieutenants de Kim, Grabo et Arko, prirent le commandement des 100 ex-pirates venus de Tyrial sur leur propre vaisseau. Scott et Maynard, les deux adjoints de MacClinton s'y portèrent volontaires pour la salle des machines. Shane et Kev étaient à la tête de l’escadrille et des transporteurs qui étaient intervenus sur Titan. Le sergeant Willis et les gardiens suvivants du Balkan qui n’avaient pas participé aux complots étaient présents dans un des transporteurs. Si le pire était arrivé à leurs familles, ils pourraient au moins les venger.

Emma Watson avait pris le commandement du Blue Wave avec la Capitaine d’Issa, le Capitaine Buckley et le lieutenant Majorek. La Major Illan et son équipe s’étaient aussi mis sous les ordres de la colonel Watson. Maëva Sanchez s’était également embarquée sur le Blue Wave comme médecin de bord en compagnie de Myriam qui était devenue un peu comme son apprenti-infirmière. Andrew Barrette vint se joindre à l'équipe d'Emma Watson sur le Blue Wave pour rassurer Kim Ivan et protéger Maéva et Myriam. Jefferson et Vladek s’étaient portés volontaires également pour le Blue Wave. Mac Clinton y était en charge da sa salle des machines. Toute une cargaison de la version Saturnienne du remède contre le Daminthor avait été chargée à son bord.


*********************


Deux heures plus tard, le véritable Kaspar, pas le clone qui s’était retourné contre lui, mis sous globe avec un gaz paralysant et pris sa place il y a un mois, contemplait le cadavre de son double qu’il venait de tuer, affalé au pied d’un lit où une jeune femme blonde était enchaînée. Joan Randall; la dernière fois qu’il l’avait entrevue remonte à 10 ans le jour de l’enterrement de son père. Elle était une toute jeune adolescente. Son double avait de toute évidence executé un ordre de Guggenheim à sa place et enlevé la jeune femme. Elle le regardait avec incrédulité et soupçon.

- Qu’est-ce que c’est que cette diablerie? Lui demanda-t-elle.

- C’est une longue histoire, Miss et je n’y suis pas blanc comme neige, je dois l’avouer. Lui dit-il.

Il comtempla l’espèce de petit chien rose qui l’avait libéré et la petite créature verte avec une carapace.

- Qu’est-ce qu’elles mangent ces bestioles au fait? Demanda-t-il.

Joan remarqua que Limaille ne grognait pas mais qu’il semblait s’inquiéter de quelque chose. Frégo semblait nerveux également.

- Des bouts de métal pour le chien et des matières plastiques ou de la nourriture normale pour l’espèce de tortue. Fit-elle laconiquement. Si vous ne comptez pas finir ce que votre...double... a commencé et m’emmener à Guggenheim, pourriez-vous désactiver cette bombe qu’il a posé sur moi et ...peut-être...considérer de me détacher?

L’attention de Kaspar se porta sur une commande à distance à la ceinture de son double. Il la prit et la désactiva complètement avant de la donner à manger à Limaille.

- Pour la bombe elle même, il faut agir avec prudence, Miss. Elle est probablement programmée pour exploser à un temps déterminé et elle pourrait aussi exploser si je tente de l’enlever trop tôt, si quelqu’un d’autre que moi tente de l’enlever ou si ce vaisseau s’éloigne de sa trajectoire prévue.

- Votre double m’a dit que ce voyage durerait 30 heures lorsque nous avons décollé de Phoèbe. Dit Joan. Il faut aller au poste de pilotage pour déterminer où nous nous trouvons et combien de temp il nous reste. Fit Joan. Pour l’instant aucun de nous deux n’a intérêt de tenter quoi que ce soit de téméraire, alors détachez-moi s’il vous plaît.

- Je n’ai plus de raisons maintenant de travailler pour votre grand-oncle, Miss. Et je vois que vous êtes pragmatique alors soit, je vous détache.

Vos impressions sur ce dernier passage sont les bienvenues. Limeye, fais moi savoir si tu avais prévu autre chose pour Joan et /ou Kaspar.

A+

Frégo Cool
_________________
La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Dernière édition par Frégo 80 le Mar 27 Jan 2015 - 03:21; édité 3 fois
Back to top
Dim 25 Jan 2015 - 09:37
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 051
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo !

je découvre ton long développement ce matin, super ! Tu as pu mettre tout le monde en route, récupérer les uns et les autres et assembler le tout pour lancer l'attaque. Chapeau ! Sans oublier les différents enjeux, dont la récupération du stock de Daminthor de l'escadre marchande et le sauvetage de Joan.

quant au rebondissement concernant Kaspar et Joan, il est totalement inattendu, mais... ne me surprend pas de ta part Wink . J'avoue que j'avais bien pensé que Limaille et Frégolo auraient pu tenter un petit truc, genre réussir à arracher la mini-bombe placée sur Joan ou un truc dans le genre (bouffer des fils du poste de commande, chatouiller le robot-chauffeur), enfin, bref, faire leurs petites fripouilles Mr. Green . Mais pas qu'ils libèrent le vrai Kaspar...

en tout cas, cela ouvre d'autres perspectives pour la suite et le face à face avec RG. Je vais réfléchir à tout cela !

je suis certaine que les autres vont rester comme deux ronds de flanc à te lire Run

bizz vizz

Limeye
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Dim 25 Jan 2015 - 13:27
Auteur Message
Frégo 80
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 08 Déc 2013
Messages: 511
Localisation: Toronto, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

À l'origine, j'avais pensé à quelque chose de très tiré par les cheveux avec les bestioles, comme Limeye prendre le contrôle du Robot par télépathie et neutraliser Kaspar lorsque celui-ci aurait eu le dos tourné! Mr. Green Je les imaginait aussi trouver une trappe pour descendre dans les entrailles du vaisseau et y attirer Kaspar. D'autre trucs du genre comme bouffer la bombe à la ceinture de Joan ou meme Kaspar se faire mordre dans le cou et se faire briser la colonne cervicale par Limaille !Shocked Mr. Green En tout cas, il y a encore tout plein de possibilités de rebondissements en perspective! Wink

A+

Frégo Cool
_________________
La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Dernière édition par Frégo 80 le Dim 25 Jan 2015 - 18:30; édité 1 fois
Back to top
Dim 25 Jan 2015 - 15:16
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 789
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles!

Frégo, Limeye a raison: j'aurais eu besoin du smiley (même deux) dont la bouche grande ouverte descend jusqu'à terre, avec le vrai Kaspar surgi si opportunément pour faire du ménage Mr. Green Laughing Mort de Rire en se débarrassant de son clone... Je me demandais quel rebondissement tu allais nous décocher, Neutral et tu as été à la hauteur... Shocked

Je n'ai pas manqué de m'amuser en lisant la réaction d'Emma quand elle apprend que Brubaker est en vie... C'était absolument sa-vou-reux! Good Best Clap Game J'ai bien reconnu le caractère de cette chère Emma... Laughing Mort de Rire

Ça promet vraiment pour la suite, avec le clone en moins et le véritable Kaspar en plus... jump jump jump Tu as mis la table pour des retrouvailles mémorables avec ses deux frères! Master

Encore bravo! Quel tour de force littéraire que ce cadavre exquis, qui se dirige vers son deuxième anniversaire dans quelques semaines... Unbelievable Youpi

Bizz Vizz
Flamme
flower
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Dim 25 Jan 2015 - 22:21
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 051
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Bonsoir Frégo !

j'ajoute aussi que j'ai bien aimé la réaction d'Emma quand elle apprend que son cher et tendre est en vie !

mais j'ai une petite question : tu as cité pas mal de gens pour l'escadrille, qui est avec qui et à bord de quel vaisseau. Mais... où est passé Andrew dans tout cela ? Est-il à bord du Blue Wave comme Maëva ? Ou à bord du Comète ?

sinon, j'ai bien aimé aussi l'allusion à l'effet de l'antidote de sève de cactus zébré Good

bonne soirée !

Limeye
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Dim 25 Jan 2015 - 23:26
Auteur Message
Frégo 80
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 08 Déc 2013
Messages: 511
Localisation: Toronto, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Oopse! J'ai oublié Andrew! Ashamed Mad Je vais le mettre dans le Blue Wave! Wow Naughty

A+

Frégo Cool
_________________
La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Back to top
Mar 27 Jan 2015 - 21:13
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 051
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello Frégo !

vu pour Andrew Good ! A force, on en a tellement qu'on finit par en oublier Mort de Rire

je vais poursuivre dès que je pourrais...

bonne fin de journée !

bizz vizz

Limeye
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Jeu 29 Jan 2015 - 11:37
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 051
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello ! Et voilà une suite...

bizz vizz !

Limeye

*************

Joan et le vrai Kaspar (du moins, elle pouvait espérer qu'il s'agissait bien là du vrai), suivis par Limaille et Frégolo, très attentifs, se rendirent au poste de pilotage. Le robot pilote tenait toujours les commandes : le vol avait été programmé, et ils avaient dépassé Mars depuis une poignée d'heures. Ils n'étaient plus qu'à trois heures de vol de la Terre. En découvrant cela, Joan frémit : il ne leur restait plus beaucoup de temps pour agir. Faire demi-tour les mettrait certainement en danger, la bombe toujours fixée à sa ceinture pouvait exploser. Il était possible aussi que d'autres bombes aient été disséminées dans le vaisseau. Elle imaginait bien pareille turpitude de la part des sbires de son oncle et le clone qui l'avait enlevée figurait certainement en bonne place sur sa liste de fidèles serviteurs.

Kaspar étudia silencieusement les données de vol pendant quelques minutes. Joan le laissa se concentrer. Un moment, elle sentit son ventre se nouer, le bébé remua légèrement. Elle posa doucement sa main dessus, songea à Curt. Elle savait qu'il allait tout tenter pour les sauver. Elle devait lui donner du temps. Le temps de les suivre sans les mettre en danger, le temps d'arriver sur Terre et de faire cesser cette infamie.

- L'atterrissage est programmé à l'aéroport militaire de New York, dit Kaspar, la tirant de ses pensées. Cela nous laisse peu de temps, mais nous avons cependant la possibilité de faire quelque chose. Je vais d'abord vérifier l'intégralité du vaisseau, il y en a pour un petit quart d'heure, pour être certains qu'il n'y a pas d'autres bombes que celle que vous portez à la ceinture.
- Avez-vous l'intention de nous faire atterrir à l'aéroport militaire ?
- Non. Mais pour l'heure, nous n'allons pas dévier de notre trajectoire. Nous ne le ferons que le plus tard possible. Avez-vous quelque chose à suggérer ?

Joan réfléchit rapidement. Elle maudit Curtis de ne pas l'avoir plus informée de ce qui se tramait au sein de la résistance, mais elle savait aussi qu'il n'en avait pas eu beaucoup l'opportunité. Elle songea cependant à ce qu'elle avait appris : Oliver était sur Terre et agissait. Jasper était sur Terre, certainement planqué au fin fond de l'Amazonie et agissait. Nukibé était vraisemblablement réfugié dans sa retraite de Kay West et agissait. Brubaker, le compagnon d'Emma Waston, se trouvait peut-être encore à la prison de New York et résistait.

- Une chose est certaine, dit-elle, c'est que New York est le dernier endroit où nous devons nous rendre. Nous tomberions en plein piège, sans compter que cela risque de sérieusement s'y agiter dans les prochains jours.
- Je partage votre opinion. Mais avez-vous une autre idée ?

Joan hésitait à révéler les deux endroits sûrs auxquels elle pensait, à savoir Kay West et l'Amazonie. Elle choisit de se taire, pour l'heure, de toute façon, l'un comme l'autre les auraient trop fait dévier de leur parcours. Il fallait trouver un autre endroit.

- J'ignore quelle est la situation précise sur Terre, dit-elle. J'ai quitté notre planète bien avant le coup d'Etat, pour une mission. Je sais juste que mon grand-oncle l'a transformée en vaste cimetière, dans lequel surnagent quelques îlots de résistance. Mais où ils se trouvent, je l'ignore.

Kaspar la fixa sérieusement :

- Miss, je ne vous crois qu'à moitié. Je pense que vous en savez plus sur la résistance que vous ne le dîtes. Mais je comprends votre réserve : vous ne me faites pas confiance. A votre place, j'agirais de même. Mais nous n'avons, ni vous, ni moi, et j'ajouterai, ni votre enfant, le choix : nous devons coopérer si nous voulons échapper à Guggenheim. Nous n'avons pas les mêmes motivations, nous ne sommes pas poussés par les mêmes raisons. Mais pour l'heure, notre but commun est d'aller ailleurs qu'à New York, et dans un endroit sûr.
- J'accepte vos arguments, dit Joan, perspicace. Mais sachez que les lieux auxquels j'ai pensé sont éloignés de New York, et que j'ignore réellement s'ils sont sûrs. Nous devons trouver plus proche.
- Bien.

Kaspar alluma un petit écran, figurant la carte des alentours de la ville-monde. Il réfléchissait vite. Un petit bip se fit entendre, c'était le signal annonçant que la vérification complète du vaisseau était terminé. Il se détourna de la carte et avec Joan, entama la lecture des données : une autre bombe se trouvait bien à bord du vaisseau, il allait falloir la désactiver. Elle était programmée pour exploser une demi-heure après leur atterrissage. Mais Kaspar comprit qu'elle pouvait être aussi mise hors-service : il n'était pas prévu de détruire leur vaisseau, une fois celui-ci posé au bon endroit. Mais elle se trouvait dans la salle des machines, dans un recoin difficilement accessible. Limaille et Frégolo allaient les aider.

Joan resta au poste de pilotage, réfléchissant toujours à la possibilité d'atterrir ailleurs qu'à New York. Elle calcula sur la carte différents lieux possibles. Aucun ne la satisfaisait vraiment.

"Richard veut que nous allions à New York, il veut m'avoir entre ses mains, pour empêcher Curt d'agir et pour détruire maman. Il a peut-être aussi en tête un autre but, secret, dont nous ignorons tout. Ces histoires de clones de Kaspar ne me plaisent guère. Je n'ai pas confiance en lui, mais il a raison : lui comme moi voulons échapper à Richard. Où peut-on être à l'abri, même relatif ?"

Sur l'écran où s'affichaient toujours les données du vaisseau, elle remarqua soudain quelque chose. Une idée commença à germer dans son esprit.
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Jeu 29 Jan 2015 - 12:38
Auteur Message
Frégo 80
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 08 Déc 2013
Messages: 511
Localisation: Toronto, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Merci Limeye! Good

J'aime vraiment beaucoup ce que nous avons fait de ce cadavre exquis! Master Je pense qu'il bat tous les records de longueur et de rebondissements! Unbelievable J'ai hâte de voir la suite! jump jump jump jump

A+

Frégo Smoke
_________________
La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Back to top
Jeu 29 Jan 2015 - 14:05
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 051
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo !

je pense en effet que côté longueur et rebondissements, on n'est pas mal Mort de Rire

le pire là... c'est que je n'ai pas comme Joan une idée, mais deux... horified d'endroits où ils pourraient débarquer... va bien falloir que je choisisse Game

bizz vizz

Limeye
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Ven 30 Jan 2015 - 03:50
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 789
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles!

Oui, y'a pas à dire, côté longueur et rebondissements, vous êtes vraiment pas mal, c'est peu dire...
Master Good Best Clap

Tu as raison, Frégo: vous pouvez être fières de ce que vous avez fait de ce cadavre exquis! Mais je suis certaine que vous n'auriez jamais pensé que ça nous entraînerait toutes si loin, que ce soit à écrire ou à lire... Unbelievable Shocked

T'es incroyable, Limeye... Unbelievable Non pas une idée, mais deux... et il faut que tu choisisses! horified Run Quel dilemme en perspective... Mad Mad Mr. Green Mr. Green

Et quelle séance de trampogril-grilpoline en perspective... jump jump jump jump jump

Bizz Vizz
Flamme
Wink
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Ven 30 Jan 2015 - 11:51
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 051
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello Flamme !

heu, non, je ne pensais vraiment pas qu'on approcherait de deux ans d'écriture ! D'ailleurs, c'est pour quand l'anniversaire de ce cadavre exquis ? Toi qui tiens bien les comptes Wink ?

oui, j'ai en effet deux choix... mais en fait, il y en avait même plus, mais vous allez comprendre dans le passage suivant pourquoi je (enfin Joan) les ai éliminés et ce que j'ai finalement choisi...

bonne lecture et bonne journée !

bizz vizz

Limeye

*****************

Un instant, mais un instant seulement, Joan se dit que cette idée était totalement folle et irréaliste. Elle sourit en songeant que Curt penserait "qu'elle a encore fait quelque chose de totalement fou..." Et cette pensée la décida tout à fait. Où pourraient-ils être plus en sécurité qu'au coeur du danger ?

Hannibal. L'ami d'enfance de sa mère et d'Emma. Elle était certaine qu'il n'avait pas cédé à cette folie meurtrière. Elle était certaine que les ravages du Daminthor et les projets démoniaques de Richard le faisaient vomir. Elle était certaine de pouvoir compter sur lui comme sur Jasper, Oliver ou... Curt.

Elle entendit un léger bruit derrière elle et avant d'avoir pu se retourner, Limaille et Frégolo avaient sauté sur ses genoux et si le premier frétillait de la queue, le deuxième fit une petite pirouette. Avant même que Kaspar n'ouvre la bouche, elle comprit qu'ils avaient réussi à désamorcer la bombe du vaisseau. C'était déjà un danger d'écarté.

- C'est fait. Ces bestioles sont efficaces. De bons petits compagnons que vous avez là, Miss.
- Ils se feraient découper en morceaux pour moi et leurs maîtres aussi, dit Joan avec assurance. Mais j'espère que cela n'arrivera jamais car ce serait perdre des amis très chers...

Kaspar hocha simplement de la tête et poursuivit, en désignant la carte de New York et de ses alentours du doigt :

- Alors ? Vous avez une idée ?
- Oui, répondit-elle avec assurance. Le building présidentiel, au coeur du gouvernement.
- Quoi ?

L'air de Kaspar était vraiment ridicule, mais Joan ne sourit même pas : elle était parfaitement sérieuse.

- Mais vous êtes folle ?

Là, elle esquissa simplement un léger mouvement des lèvres : Curt aurait eu une réaction certainement similaire, mais Curt la connaissait si bien ! Il aurait sans doute levé les yeux au plafond, aurait soupiré, mais aurait dit : "La gueule du loup... le dernier endroit où l'on va te chercher alors que tu cherches à fuir... Pas mal. Dangereux, très dangereux, Joan. Sois prudente... fais-le, mais sois prudente. Je t'aime."

- Je ne suis pas folle, répondit-elle. Si nous dévions de notre trajectoire, même au dernier moment, nous serons repérés aussitôt et nous aurons droit à un comité d'accueil. Il y en a certainement un à nous attendre à l'astroport militaire, mais celui-ci sera sans doute moins important que si nous tentons de nous poser ailleurs. Mais voilà à quoi j'ai pensé : nous ferons atterrir ce vaisseau à l'astroport comme convenu, mais nous ne serons plus à bord.
- Et où serons-nous ?
- Dans une des capsules de sécurité.
- Nous serions également repérés...
- Pas forcément. Ou du moins, on ne se méfiera pas... Vous allez prendre contact avec mon oncle ou l'un de ses sbires. Lui faire savoir que je suis toujours votre prisonnière, que le vol se déroule bien, mais que vous avez constaté un souci pour l'atterrissage, qui nécessite de se débarrasser des capsules de sécurité, car vous y avez découvert des puces d'espionnage : vous craignez d'avoir été ainsi "pistés" par les hommes de Grant. Vous n'avez pas le temps de les détruire.
- Ok, risqué, mais tentable. Ensuite ?
- Ensuite, le robot fera atterrir le vaisseau comme convenu : le comité d'accueil pensera que nous sommes toujours à bord, alors que nous aurons évacué peu auparavant, avec l'une des capsules. Les autres partiront un peu au hasard, ce qui nous donnera aussi un peu de temps : on les cherchera également. Nous, nous irons nous poser sur le toit de l'ancien immeuble gouvernemental. Là, je connais quelqu'un qui nous aidera.
- Réussirons-nous à parvenir jusqu'à lui ?
- Oui, vous n'aurez qu'à faire croire que je suis votre prisonnière et que vous me conduisez à Richard Guggenheim.
- Totalement fou.
- Si vous avez mieux, je suis preneuse, dit Joan, en s'enfonçant dans son siège et en fixant un point perdu dans l'immensité du ciel : elle venait de voir la Lune.

Elle fit aussitôt apparaître sur un écran de contrôle les alentours du satellite : comme elle le pensait, une petite escadrille l'entourait. Même Tycho était inaccessible. Elle soupira. Tycho aurait pu être un refuge, mais elle se doutait que son oncle avait tenté d'y faire pénétrer des troupes, qu'elles avaient certainement échoué (il fallait l'espérer), mais que les alentours étaient, de ce fait, certainement minés.

Mais revoir la Lune, sa douce clarté se découpant dans le ciel noir, lui fit du bien. Quelques souvenirs lui revinrent à l'esprit, la première fois qu'elle s'était rendue sur Tycho, son admiration pour ce lieu unique, sa curiosité aussi de découvrir le lieu de vie de Curtis et de ses compagnons. Cette fois, aussi, quand Curt avait envoyé Simon, Grag et Otho faire des essais du Comète et qu'ils y avaient passé deux jours, seuls, libres. C'était au tout début de leur relation amoureuse et elle avait apprécié grandement le cadeau. Enfin, elle pensa à tous ces soirs où elle avait levé les yeux vers le ciel et qu'elle pensait à cet homme qu'elle aimait si fort.

Elle voulait s'inventer d'autres souvenirs sur Tycho. Elle voulait y retourner, vite, bientôt. Y retrouver le calme particulier de la base, y entendre Otho houspiller Grag ou Grag houspiller Otho (peu importe, ils se répondraient de toute façon). Elle voulait... elle voulait aussi, dans quelques mois, y entendre respirer son enfant endormi, les étoiles veillant sur lui.

Et cette envie lui donna la force d'aller affronter le loup dans son repaire.
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Dernière édition par limeye le Mar 10 Fév 2015 - 10:10; édité 1 fois
Back to top
Ven 30 Jan 2015 - 13:13
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 789
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles!

Soupir..... Limeye, j'ai tant aimé cette allusion aux choses complètement folles que Joan fait... sans compter la réaction de Curtis quand Joan fait des choses complètement folles! Wow Kiss Hug

Ça fait tant de bien, cette tendresse, tout comme les touches d'humour de Frégo! Best Good

Pour répondre à ta question, de mémoire, c'est autour du 17 mars (faudra que je vérifie la date avec exactitude...) Wink qu'on pourra fêter le deuxième anniversaire de ce cadavre exquis! Et je ne pense pas que ce sera terminé avant, il y a encore tant de choses qui vont survenir!

Frégo, c'est ex-cel-lent d'avoir placé Andrew avec Maëva à bord du Blue Wave... Wow Naughty
Ça leur donnera l'opportunité de se revoir un peu... Hug même s'ils devront rester sur le qui-vive! horified

Je suis certaine que tu sauras exploiter cette idée géniale de Joan... Et je commence à avoir sérieusement hâte qu'elle soit débarrassée de sa bombe... horified Run jump

Bizz vizz
Flamme
flower
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Dim 8 Fév 2015 - 18:32
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 051
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello les filles !

en attendant le "feu d'artifice", j'essaye d'expliquer quel sera le rôle de chacun. Si je me plante par rapport au plan d'attaque, Frégo, dis-le moi que je fasse les modifications. Je vous livre déjà ceci, mais je poursuis avec un petit détour par l'Amazone avant de revenir à New York.

Bonne lecture pour votre fin de dimanche !

bizz vizz

Limeye

**********************

Bientôt sécheront les sanglots longs de l'automne.

Le message annonçant l'imminence de l'attaque alliée du monde libre contre Guggenheim avait retenti aussi dans les soutes de l'astroport de New York. Des hommes, solidement armés, bien entraînés, ayant bénéficié très vite de l'antidote fabriqué par Jasper et les Indiens, étaient cachés là, depuis des jours et des jours. Ils rongeaient leur frein, s'entraînaient au combat, au corps à corps, entretenaient leurs armes, apprenaient par coeur les plans de la ville souterraine, des immeubles qu'ils allaient attaquer.

Le but premier, cependant, de ces hommes d'élite, étaient de s'emparer de l'aéroport interplanétaire, d'en assurer le contrôle et la sécurité, afin de permettre aux vaisseaux de la flotte alliée de s'y poser, du moins, pour ceux qui apportaient des troupes de combat au sol, les autres poursuivant le combat aérien.

Un homme d'une bonne quarantaine d'années, les cheveux courts déjà grisonnants, le regard droit, l'allure toute militaire, commandait cette troupe. Comme ses hommes, le colonel Alex Morris attendait. Il avait été prévenu par Hannibal O'Brien, qui avait simplement, sobrement, transmis le message tant attendu. Alex Morris, comme chacun parmi ses hommes, avait un vieux compte à régler avec Lawrence Pearson, l'un des bras droits de Guggenheim. Mais aussi avec le général Lieberman. Alex Morris avait, tout jeune homme, servi sous les ordres du général Anders, alors que celui-ci n'était pas encore (et ne pensait d'ailleurs pas l'être un jour), ministre de la Défense du Président Carthew. Alex Morris était orphelin, pupille de la nation. Son père était mort en mission. Anders avait apprécié le jeune homme, le considérant rapidement comme son fils spirituel. Alex savait comment Anders était mort et qui l'avait tué. Et il s'était juré de ne pas tomber tant qu'il n'aurait pas, lui-même, abattu Lieberman. Après, il pourrait mourir. Mais seulement après.

Dès qu'il reçut la communication d'Hannibal, le colonel Morris mit ses troupes en alerte. L'attaque générale était lancée. L'armée alliée serait là dans moins de deux jours. Il ne devait déclencher le signal de l'attaque de l'aéroport que cinq heures avant son arrivée dans l'atmosphère terrestre. Mais il commença à placer ses hommes : différents petits bataillons se répartirent dans les cales, tout autour des pistes. Un plus important prit position dans le sous-sol de l'aérogare. D'autres, soigneusement préparés et équipés, encerclèrent les zones de ravitaillement : ils devaient en priorité prendre le contrôle des installations énergétiques de l'astroport, quitte à les détruire si l'attaque échouait.

**


Sur une petite île perdue au milieu de l'Océan Pacifique, 177 hommes s'apprêtaient à embarquer dans trois transports de troupe affrétés miraculeusement par la résistance. Ces trois lourds appareils étaient d'un autre âge, ils avaient été conservés par quelque fou collectionneur qui les avait entretenus avec soin. Ce fou, un peu rêveur, qui vivait dans la savane africaine, les avait donnés sans état d'âme à son vieil ami, le colonel Nukibé. "Si t'as besoin d'autre chose, Séku, n'hésite pas..." Sékuru Nukibé avait souri.

Les 177 hommes montèrent à bord en sachant qu'ils allaient effectuer leur dernier voyage : tous s'attendaient à trouver la mort. Mais le combat était le combat de leur vie. Le combat de la vie. Et ce n'était pas à la mort qu'ils pensaient, alors que les moteurs ronflaient, que les roues commençaient à tourner sur la piste. Non, ils pensaient à la vie. Et cette pensée leur donna plus de force et de courage que tout autre chose, hormis peut-être l'antidote dégueulasse qu'on leur faisait avaler depuis plusieurs semaines et dont ils avaient embarqué d'importantes quantités avec eux. Cet antidote était plus précieux que des armes.

Leur mission serait d'être parachutés en renfort de troupes qui allaient arriver depuis l'espace, autour de New York et de couper les voies de communication entre la ville-monde et le reste de la Terre. Isoler la capitale, autant pour empêcher des troupes d'y accéder en renfort des hommes de Guggenheim que pour empêcher toute fuite des dirigeants ennemis, était essentiel.

En cas d'échec de l'attaque générale, ils auraient pour mission de saborder la ville. Sans états d'âme.

**


Depuis son bureau de sa maison de Kay West, le colonel Sékuru Nukibé veillait. Il ne s'accordait plus que quelques rares heures de repos, depuis qu'il avait reçu, le premier sur Terre, le message annonçant l'attaque. Avec Julia, sa petite-fille, il organisait la résistance sur Terre, informait ceux qui devaient l'être pour qu'ils se préparent. Ils recevaient aussi des communications de l'Amiral Taggart, du Président Carthew ou du Général Grant qui commandait l'attaque alliée. Il était prêt.

En cas d'échec de l'attaque générale, un petit vaisseau était prêt à décoller pour le conduire à l'abri, dans la forêt amazonienne : il n'était pas dit que le combat cesserait pour autant. Il avait pris des précautions pour transférer tout ce qui était important, les contacts, les réseaux, pour pouvoir, si nécessaire - mais il ne le souhaitait nullement - réorganiser la résistance, ailleurs, autrement, ultérieurement.

C'était le combat le plus difficile de sa vie. C'était le premier combat de la vie de Julia. Mais c'était le combat pour la vie. Et ils allaient le mener, eux aussi, depuis leur repaire.
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Aujourd’hui à 14:53
Auteur Message
Contenu Sponsorisé

Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Back to top
Page 25 sur 36
Aller à la page: <  1, 2, 324, 25, 2634, 35, 36  >
Sauter vers:  
Montrer les messages depuis:
Back to top
Poster un nouveau sujet     Répondre au sujet
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure