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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
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Dim 14 Déc 2014 - 21:40
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Merci les filles !

j'essaye de ne pas sombrer dans les profondeurs de l'espace avec mes idées... et de rendre ce cadavre exquis toujours vivant, de même que l'autre ! Ce ne sont pas les idées qui manquent, c'est le temps et parfois un zeste d'inspiration pour faire le lien...

en tout cas, je suis contente que ça vous plaise ! Maintenant, je cogite pour trouver le moyen de ramener Oliver à New York... Question . Ce n'est pas facile, et pourtant, c'est essentiel...

bizz vizz et bon courage, Frégo, pour ta propre suite !

Limeye
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L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

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Dim 14 Déc 2014 - 21:40
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Lun 15 Déc 2014 - 07:51
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles!

Cela fait tres plaisir de voir que vous n'oubliez pas ce defi, merci pour cette lecture!

Eh bien Frego, que nous concoctes-tu donc? Shocked
Faire le menage chez les taupes, c'est une chose, mais il semble que le daminthor n'etait pas suffisant, ils font dans le clonage en plus? Confused Debut de clonage peut-etre... mais y a t-il des reussites qui leur seraient passe sous le nez? Hmmm?

Limeye, merci de nous faire evoluer un personnage qui semblait secondaire au debut et qui nous joue au heros...On espere qu'Oliver ne servira pas d'exemple....Moi aussi je me demande comment tu vas nous l'amener a NY en un seul morceau (et je ne parle meme pas du retour! Mr. Green )

Good Good Good

O-tho

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Lun 15 Déc 2014 - 09:34
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou O-tho !

heureuse de te relire aussi ! J'avoue quelques absences ces derniers temps... j'ai un peu la tête en Ecosse en ce moment, j'avoue, et moins dans les étoiles... Wink

pour son retour, j'ai déjà une petite idée... mais c'est l'aller qui me pose problème Rolling Eyes

je suis curieuse aussi de voir la suite du ménage version Frégo : en général, elle est très efficace Good

pour les clones, il y a un piste avec Kaspar qui avait bien réussi à tromper son monde... mais pas Simon Neutral !

bonne journée !

bizz vizz

Limeye
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Jeu 25 Déc 2014 - 12:58
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou!

Voici un autre ti-boutte! Wink

Sur Phoèbe les choses se précipitaient. Dans l’ombre des préparatifs pour la sortie générale contre les forces de Guggenheim, le Capitaine Buckley avait prit les traits du Major Kruger et avait reçu un appel de Guggenheim en personne qui demandait des comptes concernant le plan de tuer Carthew, sa famille et le Général Grant. Buckley avait joué son rôle de damné affaibli, prêt à mourir pour expier ses échecs, à la perfection.

Il simula un suicide devant un Guggenheim qui avait affiché un sourire pervers pendant que ses yeux s’injectaient de sang et bougeaient nerveusement dans leurs orbites . Mais il semblait à Buckley que le vieux perdait de sa vitalité...et de sa vivacité. Il fût pris d’un fou rire lorsqu’il réussit à saisir les paramètres du canal utilisée par Guggenheim pour ses communications. Il courût d’une traite rejoindre Jennings au centre des comunications qui, lui, avait conservé le communicateur du faux Kaspar.

Jennings en fit un clone de l’emetteur de Guggenheim et capta ses conversations avec plusieurs de ses agents, y compris Marco sur Saturne et Karpès sur Uranus. Jennings s’empressa de relier cette information au Président Carthew et au Général Grant qui avertirent aussitôt le Gouverneur de Saturn qui fit arrêter Marco. On substitua à ces espions des hommes fidèles à la démocratie. Issabella s’empressa de son côté de joindre Oli d’Isso pour lui faire un rapport concernant Karpès et les coordonnées de l’endroi où il pouvait se trouver sur Uranus.

Isabella et Jennings se relayaient pour continuer la surveillance durant la nuit. Aucun des deux n’avait vraiment trouvé le sommeil et tous les deux avaient une aversion militante pour les sédatifs. Isabella avait failli ne pas revenir de ce genre « d’absence ». Et Jenning se souvient de sa mère..., « Non pas de souvenirs!!! » S’était-il écrié aussitôt en lui-même.
Isabella, ferma les yeux un moment, retenant ses larmes. Va-t-elle finalement tout perdre aux mains de son oncle? Non elle ne devait pas se laisser aller au désespoir! Elle devait rester présente. Elle le devait à Joan. Mettre un pied devant l’autre, agir, utiliser ses souvenirs pour aider la résistance à contrer son oncle.

Joan, elle en était sûre, trouverait le moyen de résister; elle, Isabella ferait la même chose. Elle gardait en mémoire l’exemple de la résistance sur Uranus et son séjour avec les Énors. Garder les yeux sur leur objectif est ce qui les avait aidés à remporter cette manche cruciale contre son oncle. Si elle devait le revoir, ce ne serait pas pour se soumettre...

Il y a aussi Jasper, Oliver Connors et ...Hannibal O’Brien et leurs contacts à New York. Quand Jasper et Hannibal s’engagaient à faire quelque chose, ils ne le faisaient jamais à la légère. Elle devait garder espoir qu’ils pourraient tenter quelque chose pour réserver un comité d’accueil à Kaspar et delivrer Joan à son arrivée sur terre.

Simon vint les rejoindre.

- Bienvenue Professeur Simon. Fit Isabella.

- Bonjour à vous deux. Fit Simon. Arrivez-vous à vous reposer malgré tout?

- Mes limites physiques me rapellent à leurs bon souvenirs. Je me repose à ce moment là. Mais Il n‘y aura de véritable paix ou de repos ni pour moi ni pour personne avant longtemps, professeur. Fit stoïquement Isabella. Et Curtis, comment va-t-il? Demanda-t-elle avec un mélange d’inquiétude et de compassion dans sa voix.

- Quand il est dans l’action, ça va. Fit Simon. Mais je ne vous cache pas qu’il redoute les moments où lui aussi doit se reposer. Je les redoute moi-même pour lui. Fit Simon.
- Je sais qu’il faut penser au bien commun. Intervint Jennings. Et j’ai une idée qui fait son chemin sur où il se situe réellement. La vision d’ensemble en ce moment, c’est Guggenheim qui la détient : un grand cimétière! Nous, la résistance, on est les trous et les déchirures dans cette fresque infernale! Nos semblables, il faut les trouver un par un, et nous n’avons pas le temps de faire les difficiles! Celui ou celle qui croise ton chemin devient la personne la plus importante dans ta vie.

Malgré les antidotes et les parades, je me demande si l’exposition au Daminthor ne va pas affecter notre capacité à nous reproduire, d’avoir des enfants. Si c’est le cas, les femmes qui peuvent porter des enfants devraient être considérées comme notre bien le plus précieux. Personne ne serait donc placé pour juger le capitaine s’il choisissait de sauver la lieutenant Randall en premier. Fit-il d,un ton rageur.

- Je crois que c’est tout à fait dans cet ordre d’idée que Jasper, Hannibal, Connor et Nukibé ont travaillé jusqu’ici. Fit calmement Isabella.

- Il nous reste à faire ce qu’il faut pour ajouter notre grain de sel. Renchérit Simon.

La conversation fût interrompue par un appel provenant d’Uranus. Isabella prit l’appel. C’était Oli D’Isso.

- Bonjour Oli. Fit Isabella. Vous avez déjà du Neuf concernant les informations que je vous ai transmises hier?

- Oui Isabella. Fit Oli. Nous avons débusqué ce Karpès. Il se repose bien au frais dans une cellule à l’heure qu’il est. Nous avons du même coup découvert le laboratoire secret de Guldhur à Lulanee. Je suis content que vous soyez là, Professeur Simon. Je vais vous faire parvenir les renseignements sur ses travaux par fichiers cryptés. Cela devrait beaucoup vous interesser ainsi que le Capitaine Flam. Guldhur avait commencer des travaux sur le clonage. Nous avons trouvé des clones inachevés de personnes hauts placées de Lulanee, qui ont toutes trouvé la mort durant notre soulèvement. Nous avons aussi trouvé le clone inachevé d’un Martien.

- Je crois que nous connaissons l’identité du Martien. Guldhur a réussi à créer un clone complet de cet individu. Il faudra continuer à être vigilant de votre côté Mr. D’Isso. Fit Simon.

- Je vais commencer par jouer les iconoclastes concernant les travaux de Guldhur. Lorsque vous en aurez les fichiers, vous seul détiendrez désormais ces connaissances, professeur. Je vais oblitérer les copies qui se trouve en ma possession et détruire les clones inachevés qui se trouvent dans le laboratoire. Je pense que Guldhur n’en était qu’à ses débuts concernant ces travaux sur le clonage mais on n’est jamais trop prudent. Fit Oli.

- C’est effectivement ce qu’il y a de mieux à faire. Fit le professeur Simon.

- Ce Karpès, avez-vous trouvé sur lui son communicateur? Demanda Jennings qui lui montra le communicateur en sa possession, avec l’insigne en forme de chimère.

- Oui mon garçon. Fit Oli avec un sourir ironique. Nous avons aussi désigné et déguisé un de nos hommes qui donnera le change à Guggenheim s’il appelle sur ce communicateur. Je cois que vous vous êtes arrangé de votre côté pour pouvoir écouter ces communications?

- En effet. Fit Jennings en affichant lui aussi un sourire.

- Je vous transmet ces fichiers maintrenant, ainsi que des plans pour construire des diffuseurs de rayons anti-daminthor qui fonctionnent avec les pierres des profondeurs.

- Ces diffuseurs vont être des atouts essentiels, merci Mr. D’Isso. Fit Simon.

La transmission fut completée en moins d’une minute.

- Voilà c’est fait. Fit Jennings, qui mit ces renseignements sur une clé.

- Nos pensées vous accompagne tous. Fit Oli. Je prie pour que votre fille vous soit rendue, Isabella. Fit Oli avec chaleur et compassion.

- Merci Oli. Fit Isabella. Les résultats de nos efforts ont bien pris soins d’eux-mêmes sur Uranus, n’est-ce pas? J’ai espoir qu’il en sera ainsi pour ce qu’il nous reste à faire.

- Merci encore Mr. D’Isso. Fit Simon. Et la communication se termina.

Un très joyeux Noël à toutes et tous!

Frégo. Cool
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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Dernière édition par Frégo 80 le Ven 16 Jan 2015 - 00:15; édité 1 fois
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Ven 26 Déc 2014 - 03:41
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frego,

Merci pour cette suite!

On dirait que la chance tourne en faveur de la rebellion...Esperons que ce travail de fourmi va vite payer, ils n'ont pas beaucoup de temps. Guggenheim semble perdre la boule...A situation desesperee, acte desespere?

En tout cas, les diffuseurs de rayons anti-daminthor, ca semble la solution radicale!

En esperant que Simon ne decouvre pas des tentatives de clonages qui ont abouti....

O-tho jump jump jump

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Dim 28 Déc 2014 - 21:51
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo !

bel ajout en effet, où l'on voit comment les petites mains de la résistance travaillent, s'activent et font avancer les choses...

j'ajoute deux tibouttes aussi ! C'est mon cadeau de Noël (un peu en décalé, c'est vrai, mais j'étais absente toute la semaine).

bizz vizz

Limeye

**********


En quelques heures de navigation à travers les méandres de l’affluent de l’Amazone, Jasper et Oliver parvinrent au lieu de rendez-vous avec Eduardo. Ils restèrent à couvert, prudents. Jasper surveillait régulièrement sa montre, pour n'allumer son communicateur qu'au tout dernier moment, afin d'éviter d'être repérés. Il savait qu'Eduardo serait fidèle au rendez-vous. En effet, à peine deux minutes après l'heure convenue leur parvint le signal d'identification du gendre de Nukibé. Jasper répondit par le code convenu, puis Oliver distingua, malgré l'obscurité, une forme fluide qui descendait dans la nuit. C'était le filin pour permettre l'hélitreuillage.

Il glissa ses jambes dans le mini-siège, s'accrocha, serra une dernière fois la main de Jasper.

- Bon courage, Oliver, dit ce dernier. Nous prendrons soin de Suzann, ne te fais pas de souci. Tu vas retrouver les nôtres, là-bas. Vous allez réussir.
- Nous le devons. Je ferai mon possible pour tirer ta nièce des griffes du vieux.
- Pense surtout à ce que tu auras à faire. En le faisant bien, tu aideras Flam et ceux qui vont intervenir. Et fais ce que tu pourras pour rester en vie.

Oliver acquiesça, puis Jasper envoya le signal et Eduardo fit remonter le filin. Quelques instants plus tard, Oliver prenait pied dans le couloir du petit avion, refermait la porte et rangeait soigneusement le matériel. Alors seulement il gagna la cabine de pilotage où l'attendait leur ami.

Quelques heures plus tard, ils étaient à Kay West. Et pour la première fois, Oliver allait serrer la main de celui qui était devenu la tête de pont de la résistance sur Terre, l'homme qui avait toutes les cartes en main, qui n'ignorait rien de ce qui se tramait, qui avait connaissance de toutes les données possibles, que ce soit en ce qui concernait la résistance ou les projets de Guggenheim. Un homme que Guggenheim avait dans son viseur.

Après un peu de repos, Oliver, Eduardo et Sékuru se retrouvèrent pour mettre au point l'acheminement du jeune homme jusqu'à New York. Durant cette discussion, le colonel reçut une communication hautement cryptée, en provenance de Phoebe. C'était un simple message qui disait :

Bientôt sècheront les sanglots longs de l'automne...

L'attaque contre Guggenheim allait commencer.

**


- Monsieur ?
- Oui, Desmond ?
- Nous venons de capter un signal interdit. Il provient d'une zone au-dessus de la forêt amazonienne. Nous y soupçonnons un foyer de résistance.
- Avez-vous capté d'autres sources ?
- Non.
- Envoyez une troupe là-bas. Qu'ils fassent le ménage.
- Bien, Monsieur.

Et Desmond O'Brien regagna son bureau. Il fit partir deux heures plus tard un commando aguerri, nanti de provisions suffisantes en daminthor pour ne pas faiblir. Les cas de distribution du produit étaient limités aux opérations importantes. Les sbires de Guggenheim savaient tous qu'une attaque était imminente, même si les données étaient très partielles. Les espions se contredisaient tous, les données parlaient de troupes importantes, d'autres sources affirmaient au contraire qu'un soulèvement se produirait sur Mars. D'autres encore parlaient d'un encerclement et d'un isolement général de la Terre. Bref, tout et son contraire. Mais de tout cela une seule chose était certaine : Taggart, Grant et Flam allaient passer à l'attaque.

Richard Guggenheim se laissa aller en arrière contre le dossier de son fauteuil. Par moment, son souffle se raréfiait, et il devait activer vivement son épinglette. Il regarda la petite horloge posée sur son bureau. Dans quelques heures, Kaspar allait atterrir. Dans quelques heures, il aurait devant lui Joan, sa petite-nièce. Grâce à elle, il pourrait faire plier toute une armée, toutes ces fourmis qui s'agitaient dans le cosmos pour l'abattre. Il serait vainqueur.

Après avoir organisé le commando, Desmond contacta son fils pour le tenir informé de cette intervention. Il lui trouva un teint pâle. Il s'inquiéta vaguement.

- Quel est l'état de ton stock, Hannibal ?
- Je l'espère suffisant, Père.
- Bien, bien. Nous devrions pouvoir tenir jusqu'à ce que les approvisionnements arrivent de Callisto. En espérant que leur convoi ne croise pas l'armée envoyée par Taggart et consort. Ce sale petit Amiral ! Je voudrais lui écraser la tête sous ma botte !
- Je suis certain que vous pourrez le faire bientôt, Père, répondit Hannibal d'un ton obséquieux. Nous serons vainqueurs.
- Oui, mon fils !

Et Desmond coupa la communication. Hannibal poussa un soupir. Vainqueurs... il n'avait pas précisé quel camp serait vainqueur. "Même si les hommes libres l'emportent... qui pourra oser parler de vainqueurs ? Ne serons-nous pas tous perdants ?"

Mais Hannibal ne s'arrêta pas à de telles pensées. Agir. Agir restait son crédo. Et il contacta aussitôt Nukibé pour le prévenir de l'intervention contre Jasper. Ce dernier l'informa aussi de ce qu'il avait à savoir concernant l'attaque contre New York. Mais Hannibal allait encore ignorer qu'Oliver et Eduardo étaient sur le point de rallier la ville-monde.
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Lun 12 Jan 2015 - 22:08
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou! C’est encore moi. Je continue encore un ti-boutte sur Phoèbe histoire de ne pas trop me mélanger les pinceaux. Wink

Lorsque la communication fût coupée avec Oli D’Isso. Simon, Isabella et Jennings se regardèrent un long moment abasourdis. Jennings brisa le Silence.

- À votre avis, le vieux était-il au courant des expériences de Guldhur sur le clonage?

- Non. Fit Isabella. Sinon, mon oncle n’aurait jamais laissé Guldhur aller en mission sur Uranus pour sécuriser l’approvisionnement en Daminthor. J’ai assez entendu Guldhur maudire Richard sous cape pour être certaine qu’il lui cachait beaucoup de choses. Ce Kaspar et lui sont certainement plus intelligents et retors que la plupart des laquais de mon oncle, le fait demeure qu’ils commettent tous la même erreur fondamentale : donner leur parole de le servir corps et âme. Mais mon oncle prend, utilise et dispose après usage.

- Il me faudra analyser les notes et données envoyées par Mr. D’Isso. Fit Simon. Mais je peux dejà déduire, que ce clonage était destiné à des fins thérapeutiques comme reproduire des organes pour remplacer les organes ravagés chez des dignitaires haut placés et reproduire des corps sains comme sources d’énergie vitale pour ces mêmes utilisateurs. Je verrais mal ces gens choisir d’accepter de nouveau un état de mortel ou laisser un clone les remplacer.

Vu la meilleure endurance, chez les Uraniens, face aux effets du Daminthor, Guldhur serait probablement parvenu à ses fins s’il n’avait pas été tué. Mais encore eut-il fallu encore disposer de stocks de Daminthor. Pour les utilisateurs sur Terre, Mars, Vénus et Mercure, ces efforts seraient trop peu, trop tard.

À ces mots frisson traversa Isabella.

- Si Kaspar, parvient jusqu’à New York avec Joan, il ne sera peut-être pas trop tard pour Richard! Fit-elle. S’il s’avère que cet homme a les connaissances scientifiques necessaires et les données de Guldhur, je sais ce qu’il va marchander avec mon oncle contre sa clémence et la liberté! Mon oncle pourrait aussi vous faire chanter vous et Curtis pour que vous repreniez les travaux de Guldhur!

Joan, et possiblement son bébé, seraient les corps sains qui seraient reproduits pour le maintenir en vie. Joan et son enfant mouraient lorsqu’il aurait assez de clones ou lorsqu’il les aurait tous les deux utilisés jusqu’à épuisement. Ce vaisseau, doit être intercepté avant qu’il n’atteigne la terre. Il n’y a rien pour ma fille là-bas, hormis la mort! Continua-t-elle avec effroi.

- Il reste probablement une dizaine d’heures avant que ce vaisseau atteigne la terre. Fit Simon. Le raisonnement d’Isabella était pour lui d’une logique implacable.

- Il y a bien le Red Hope qui marraude l’espace autour de Mars en permanence. Remarqua Jennings. L' Admiral Taggart a une alliance de raison avec Bork King, mais une alliance tout de même.

- Je vais immédiatement demander à Mr. MacClinton de me fournir l’inventaire des vaisseaux qui se trouvaient à l’Astroport cette semaine pour identifier le vaisseau de Kaspar. Fit Simon. Nous allons ensuite envoyer le signalement de ce vaisseau et la photo de Kaspar à l'heure Amiral Taggart.

Etant présent durant, l’enlèvement de Joan, MacClinton avait effectivement soigneusement observé le vaisseau de Kaspar. Il n’eut aucune difficulté à l’identifier parmi l’inventaire fait en début de semaine. Il envoya la description du vaisseau, le modèle et sa constitution.


Ils se mirent ensuite en communication avec l'Amiral Taggart. Celui-ci fût d’abord surpris qu’Isabella, Jennings et le professeur Simon s’addressent directement à lui.

-Amiral, fit Isabella. Notre communication doit vous sembler cavalière. Mais Mr. D’Isso sur Uranus vient de vous transmettre des informations dont nous devons vous instruire de toute Urgence.

- De quoi s’agit-il, Madame Randall? S’enquit Taggart.

- Monsieur D’Isso a découvert le laboratoire de Guldhur, l’âme damnée de Guggenheim, avec des clones inachevés et les donnés sur ses travaux concernant le clonage. Fit Simon. Nous soupçonnons que Kaspar, le ravisseur de la lieutenant Randall en route vers la terre, de détenir ces données.

- Et si elles tombent entre les mains de « Richard », celui-ci pourrait se servir de la lieutenant pour se maintenir en vie, étant en partie sa chair et son sang. Continua sombrement Taggart. Ce vaisseau doit effectivement être intercepté à tout prix. Dans combien de temps ce vaisseau doit-il parvenir vers la terre?

- Je pense que c’est l’affaire d’une dizaine d’heures. Fit Simon. Notre suggestion serait d’envoyer le signalement de ce Kaspar et son vaisseau au Red Hope.

- C’est bien mon idée également. Fit Taggart avec un sourire. Vous devriez entrer en contact avec le Colonel Nukibé également pour qu’il puisse prévenir ses contacts parmi les effectifs des deux astroports où ce vaisseau est succeptible d’attérir. Domage qu’en ce moment nous n’ayons pas contact sûrs au bureau gouvernemental. Merci de m’avoir prévenu de ces nouveaux developpement. Terminé et bonne chance.


« Hum, le signalement de ce vaisseau est le même que celui qui m’a été fourni plus tôt par mes hurlus-berlue sur Callisto, avec une conversation entre le vieux et ce Kaspar en prime! J’ai bien fait d’avoir déjà donné le signalement de ce vaisseau au Red Hope. Je vais quand même rappeller cette fripouille de Bork. » Fit Taggart en lui-même.

Simon, informèrent également Nukibé des découvertes d’Oli d’Isso concernant les expériences de Guldhur sur le clonage. Ceci ne vint que renforcer une volonté déjà présente chez-lui d’intercepter Kaspar et sauver Joan Randall.

- Il reste maintenant à instruire Curtis, le président et les dirigeants de notre flotte, de ce nouveau developpement. Fit Simon.

- Nous ne bougeons pas d’ici de notre côté. Fit Jennings. Isabella hocha la tête.

Vos impressions sont toujours les bienvenues.

A+

Frégo Cool
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Dernière édition par Frégo 80 le Lun 12 Jan 2015 - 23:36; édité 6 fois
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Lun 12 Jan 2015 - 22:32
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo !

super ton idée de raccrocher le clonage avec Joan, Richard, le bébé, Kaspar... tu as vraiment le don pour rassembler des éléments épars, que rien ne semblait pourtant pouvoir faire se rejoindre !

un seul petit élément me chagrine, et depuis quelques temps, c'est que tout le monde semble savoir que Brubaker est en vie sauf Emma. Ou je me trompe ? Je m'attends tellement à une séquence "top émotion - guimauve fondue" pour Emma quand elle saura que son homme est encore vie...

et tu as rétrogradé Taggart Shocked ! D'Amiral, le voilà "simple" Général... Wink (bon, c'est du détail).

j'ai une suite aussi en préparation. Je dois la relire depuis plusieurs jours, mais je n'en ai pas pris le temps... et puis, il faut toujours que je fasse revenir Oliver à New York Mr. Green

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Lun 12 Jan 2015 - 22:47
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

Je vais faire les correctifs pour le titre de Taggart. Avec toutes mes excuses! Ashamed Pour Brubaker, Taggart, King, H. O'Brien et Jasper sont au courant de sa survie. Ceux sur Phoebe l'ignorent encore. Taggart use de stratégie en gardant sa survie et sa participation secrètes . Guggenheim doit ignorer le plus longtemps possible que c'est lui qui détient la réserve de Daminthor sur Callisto. Il y aura retrouvailles torrides entre lui et Emma, never fear! Wink

A+


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Mer 14 Jan 2015 - 03:02
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flamme
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles!

Su-per, Frégo, cette suite... Good Master


limeye a écrit:
Coucou Frégo !

super ton idée de raccrocher le clonage avec Joan, Richard, le bébé, Kaspar... tu as vraiment le don pour rassembler des éléments épars, que rien ne semblait pourtant pouvoir faire se rejoindre !

un seul petit élément me chagrine, et depuis quelques temps, c'est que tout le monde semble savoir que Brubaker est en vie sauf Emma. Ou je me trompe ? Je m'attends tellement à une séquence "top émotion - guimauve fondue" pour Emma quand elle saura que son homme est encore vie...



Je seconde Limeye, , Frégo tu n'as rien perdu de ta capacité de synthèse, qui a de quoi impressionner... (Smiley à la bouche grande ouverte jusqu'à terre) Mr. Green J'ai eu plus de difficulté que Limeye à faire le lien pour ce qui est de Brubaker et Emma, j'avais un peu perdu le fil car je n'ai pas tout relu... Ashamed

J'anticipe avec plaisir l'entrée en scène de Bork King... jump jump jump Et je vois que Taggart est toujours aussi efficace, n'ayant pas plus de temps à parde qu'il en avait... Wink

Faut faire quelque chose pour Joan et son bébé! C'est effrayant d'imaginer ce qui les attend si Kaspar les livre au vieux... horified horified

Je compte bien que tu nous feras vivre des retrouvailles torrides entre Emma et Brubsaker... Wink jump Wow

Continuez votre beau travail toutes les deux, Frégo et Limeye! Vous êtes vraiment un duo du tonnerre avec cette histoire!
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Mer 14 Jan 2015 - 18:10
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Voilà, j'ai fait ma relecture ! Et après, je m'occupe d'Oliver et d'Eduardo...

bizz vizz et merci de vos avis !

Limeye

************

- Merci, Colonel. N’ayez crainte pour nous. Ceux qui vont oser venir ici ne savent pas encore ce qui les attend…

Et Jasper coupa la communication. Il n’attendit pas et se dirigea vivement vers l’entrepôt. Il fallait arrêter la production d’antidote et surtout, mettre les stocks à l’abri. Il donna les premiers ordres. En moins de deux heures, ce qui avait été une petite usine productive redevint une ruine abandonnée. "Si tant est que ceux qui vont venir soient en état de mener une enquête, ils auront l’impression que ce lieu n’a pas servi depuis des lustres", songea l’oncle de Joan avec satisfaction en quittant les lieux le dernier.

Au village, on s’était affairé aussi, dès l’annonce du danger. Les huttes furent abandonnées, les Indiens prirent ce qui était important à leurs yeux, chargeant leurs affaires dans des petits sacs qu’ils allaient porter sur leur dos. Jasper parla un moment avec Arouk. Le vieux chef du village prit un air entendu.

- Nous allons nous réfugier dans la forêt, au camp des pluies. Tout ira bien, Jasper.
- Ok. Je vais préparer mes affaires. Il ne faut pas qu’ils trouvent trace de moi ici.
- Veille aussi à ce que la femme blanche ne laisse rien derrière elle.
- Tu as raison, Arouk.

Et Jasper se dirigea rapidement vers l’abri de Suzann. Il la trouva en train de rassembler ses affaires.

- Il ne faut rien laisser derrière toi, Suzann, dit-il. Et rien non plus de ce qu’Oliver a laissé. Ils ne doivent surtout pas trouver trace de nous, ici. Que ce soit vous ou moi.
- D’accord, Jasper. Où allons-nous ?
- Nous mettre à l’abri.
- Dans la forêt ?
- Oui, plus loin dans la forêt.
- Peut-on être certain qu’on ne nous y trouvera pas ?
- On ne peut jamais être certain de tout, Suzann, mais même s’ils nous suivent… ils ne nous trouveront pas. Ils ne trouveront que leurs démons.

La jeune femme frissonna. Elle resta un moment pensive. Jasper comprit la raison de son silence.

- Ils n’ont pas eu Oliver, sois sans crainte. Lui et Eduardo sont arrivés auprès du colonel.
- Est-il déjà à New York ?

Jasper réfléchit un moment :

- Pas encore. Du moins, je ne le pense pas. Allons, je vais aussi faire le vide derrière moi. Appelle-moi si tu as besoin d’aide.
- Merci, ça ira.

Jasper fit néanmoins un dernier tour, dans la hutte de Suzann et d’Oliver, pour être certain que rien n’avait été oublié. Puis il s’engagea dans le chemin, avec les derniers Indiens quittant le camp. Les femmes et les enfants avaient ouvert la marche, avec Naméra. Arouk et Tukini partirent les derniers. Avec deux autres de leurs compagnons, ils effacèrent les traces de leur départ et sécurisèrent à leur façon leur chemin.

Lorsqu’en fin de journée, le lendemain, les commandos découvrirent le village, il était totalement vide.

- Ils sont partis, grogna le commandant de la petite troupe.

La colère lui fit monter le sang au cerveau. Ses yeux s’injectèrent de sang. Il activa fébrilement son épinglette. Il lui fallait de la chair fraîche. Ses hommes ne valaient guère mieux. Ils avaient emporté les provisions de Daminthor qu’on leur avait données, mais ils avaient à peine de quoi tenir le temps d’une courte intervention. Il leur fallait trouver ces maudits Indiens au plus vite.

Ils crurent que la chance s’était mise de leur côté en leur dévoilant un chemin dans la jungle humide. Ils progressaient aisément, devinant parfois des traces de pas dans la boue, découvrant des coups de machette sur les arbres, qui avaient été donnés pour dégager le passage. Ils avançaient, vite. Puis soudain, le chemin s’effaça, ils ne virent plus de marques. La forêt se referma sur eux. Ils s’arrêtèrent, cherchèrent des traces. En vain. Impossible de se repérer dans ces lieux, ni même d’apercevoir le ciel. Seule la lueur décroissante du jour pouvait, un temps, constituer un repère. Ils virent bouger des ombres, crurent avoir trouvé le refuge des Indiens.

Mais ce qu’ils virent alors, eux seuls pourraient le raconter. Mais aucun ne le ferait, car aucun ne revint vivant de ce lieu.
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L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
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Jeu 15 Jan 2015 - 01:06
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou, Limeye!

C'est quoi tes "démons de la jungle"? Des goules d'accrocs au Daminthor devenues cannibales ? Shocked Mort de Rire Laughing Good Je veux des détails! Comme dirait R.G. Devil

A+

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Jeu 15 Jan 2015 - 20:57
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo !

je ne sais pas si j'aurai l'occasion de décrire ce que les soldats ont vu... Peut-être plus loin selon comment on développera. Sinon, je promets de te répondre en épilogue Very Happy

j'ai une idée pour l'arrivée d'Oliver à New York, mais pas trop de courage pour écrire Embarrassed

bizz vizz

Limeye
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Ven 16 Jan 2015 - 11:39
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello !

voilà, j'ai trouvé le fil pour amener Oliver et Eduardo à New York. Je pensais aussi écrire un autre tiboutte concernant Joan et Kaspar, mais je ne veux pas interférer avec Frégo !

dis-moi ce que je peux faire. Sinon, pour Oliver et Eduardo, je suis maintenant obligée d'attendre que l'attaque se déclenche sur New York.

bizz vizz et bonne lecture !

Limeye

**************


Eduardo connaissait la ville-monde et ses environs comme sa poche. Il avait rallié un lieu qui était encore sûr il y a peu, le campus universitaire. Il était désormais vide de tout occupant, mais était utilisé par Hannibal comme lieu de transit : il faisait ainsi croire à son père et aux sbires qui l'entouraient qu'il y entreposait ses "réserves humaines".

Quand Oliver et Eduardo entrèrent dans ce qui avait été autrefois un lieu de vie animé, un ancien gymnase abritant plusieurs salles de sport, ils ne trouvèrent que quelques familles épuisées. Eduardo les laissa tranquilles, mais trouva pour Oliver et lui-même une petite salle un peu isolée. De là, il s'empressa de contacter Hannibal, par un code et un canal connus d'eux seuls. Même le colonel Nukibé ignorait ce code.

- Han, c'est Ed. Je suis dans la banlieue de NY. Pas tout seul.
- Ok. Tu peux parler, je suis seul.
- Bien. Il faut que nous entrions dans NY, as-tu un convoi de prévu ?
- J'ai fait sortir le plus de monde possible, mais je dois en effet en faire entrer. Rends-toi au quartier "bleu" de là où tu te trouves. Tu pourras faire partie du prochain convoi. Il doit arriver en ville dans la journée. Ensuite...
- Ensuite, nous nous débrouillerons.
- Très bien. Auras-tu encore besoin de moi d'ici là ?
- Je n'en sais rien.
- Le message a été lancé. Le sais-tu ?
- Oui. C'est pourquoi nous devons être tous prêts pour leur arrivée.
- Très bien. Alors... à bientôt, pour le dernier feu d'artifice...

Ils coupèrent tous deux la communication simultanément. Hannibal réfléchit un instant : l'étau allait se resserrer sur Richard, sur New York. Il avait fait tout ce qu'il pouvait. Il avait caché des hommes armés dans les soutes de l'astroport. Il avait aussi emmagasiné des stocks d'antidote produits par Jasper Randall, autant qu'il avait été possible. Des armes aussi étaient camouflées. L'attaque venait d'être déclenchée. D'ici peu, l'armée du monde libre allait arriver, avec à sa tête des hommes bien décidés à faire cesser l'ignominie. Mais le combat serait sanglant.

"Il faudra faire tomber les têtes principales, et vite. Je sais où je devrais me trouver et ce que j'aurais à faire. Je ne sais pas si j'en réchapperai, sans doute que non. Il y a très peu de chance que je survive... J'espère juste pouvoir faire ce que j'ai à faire pour aider ceux qui arrivent."

**


Les journées étaient toujours aussi grises, l'atmosphère aussi lourde que lorsque lui et Suzann avaient quitté New York. Oliver le perçut instantanément. Cela le marqua, mais il était protégé : il avait bu quotidiennement de l'antidote. Il en possédait aussi en réserve, au pire, il pouvait en avaler sous forme de poudre. Après la conversation échangée avec Hannibal, Eduardo et lui traversèrent prudemment une grande partie du campus, pour se rendre dans ce que la résistance avait qualifiée de "zone bleue". C'était en fait un lieu où des hommes valides étaient regroupés et devaient participer à un convoi de chair fraîche, le tout sous bonne escorte. Mais il allait de soi que les gardiens et soldats, comme les hommes escortés, étaient tous du même bord. C'était le moyen le plus sûr qu'Hannibal avait trouvé pour faire venir des troupes valides au coeur de la ville-monde : sous leurs airs hagards, ces hommes cachaient leur endurance et leur vitalité.

Eduardo et Oliver s'insérèrent dans le convoi en partance sans difficultés. Sous bonne escorte, ils furent conduits dans un hangar, non loin de l'immeuble gouvernemental. A la faveur de la nuit, ils pourraient le quitter aisément et trouver une autre planque. La ville était déserte, les zones de lumière rares. Plus personne ne prenait la peine d'y insuffler de la vie. Tout ce qui y était vivant, autrefois, était mort ou proche de l'être.

Mais contrairement à ce qu'Oliver avait constaté lorsqu'il y vivait, il régnait maintenant une sorte de rage, de violence contenue, liée à l'attaque imminente. Personne ne savait encore quand l'armée de Taggart et de Carthew allait s'abattre sur eux, ni quelle serait l'issue du combat : mais chacun percevait qu'elle était proche. Si proche que l'attente en devenait insoutenable et causait parfois des excès encore jamais constatés. Des soldats en patrouille dans les rues étaient pris pour cible par l'un des leurs, devenu comme fou.

En assistant, depuis leur cachette, à l'un de ces incidents, Eduardo ne put s'empêcher de dire à Oliver :

- Les loups s'achèvent entre eux. La violence a encore monté d'un cran par rapport à mon dernier voyage. Enfin, je n'entrais jamais au coeur de New York, bien entendu. Mais j'en percevais cependant assez pour juger.

Ils entamèrent une veille, alternant des phases de repos pour chacun. L'endroit où ils se trouvaient était tranquille. Situé à quelques rues du quartier gouvernemental, il se trouvait cependant en dehors du périmètre de sécurité instauré par Richard. En fixant l'une des hautes tours du quartier sécurisé, Eduardo songea à Hannibal. Leur ami se trouverait au coeur de la curée. "Je souhaite de tout coeur te revoir vivant, Han. Même si je sais que cet espoir est vain.
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Dernière édition par limeye le Dim 18 Jan 2015 - 11:25; édité 1 fois
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Dim 18 Jan 2015 - 02:20
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flamme
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou!

C'était à serrer le cœur et frémir d'appréhension, cette finale... horified Mais je crains qu'Eduardo ait raison! Même si j'espère le contraire...

Bravo Limeye pour cette suite! Good

Bizz Vizz
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