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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
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Sam 4 Oct 2014 - 09:46
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles !

je bloquais un peu sur la façon dont Curtis allait annoncer la nouvelle de l'enlèvement de Joan à Isabella et sur les réactions de cette dernière. J'ai fait assez sobre, je pense que ça pourrait être mieux, mais enfin... du coup, je peux avancer aussi sur la suite du récit.

je laisse volontairement planer l'inconnu en ce qui concerne Brubaker et cie. Ils pourraient débarquer à l'improviste dans le grand bordel final, ou révéler leur présence à Taggart à un autre moment. Frégo, tu as aussi peut-être des vues plus précises les concernant, je ne veux pas les utiliser de mon côté et j'avoue ne pas trop savoir quoi faire avec eux pour l'instant de toute façon Mr. Green Doubt

j'attends vos avis éclairés !

bizz vizz et bon week-end !

Limeye


***********

Curtis écoutait d'une oreille Taggart et Grant répartir les forces pour attaquer la Terre. Taggart devait conserver une petite armée suffisante pour défendre l'ensemble jovien. Il ignorait encore tout de ce que Brubaker avait découvert et réalisé. D'ailleurs, pour l'heure, on était encore ignorant de cette petite troupe qui pouvait arriver en renfort.

Curtis estimait que cette partie de l'attaque le concernait moins, et il réfléchissait surtout à la manière d'attaquer Guggenheim. Que Joan soit désormais entre ses mains ne changeait pas grand chose à l'attaque. Il lui fallait reprendre contact avec Nukibé, Jasper et par l'entremise de ce dernier, avec Oliver. Il avait besoin de précisions concernant le repaire du "vieux".

Il saisit l'opportunité de quitter la réunion quand Grant conclut avec Taggart que les choses lui semblaient correctes désormais et qu'il allait donner l'ordre à ses troupes de se préparer pour rallier l'armée jovienne.

Curtis prit rapidement congé et se dirigea d'un pas décidé vers le poste de communications, suivi d'Ezra et de Simon. Une autre épreuve l’attendait : informer Isabella de l’enlèvement de Joan. Ils entrèrent d’un pas décidé dans la petite pièce. Isabella, comme Jennings, étaient à l’écoute, un casque sur les oreilles. Ils les enlevèrent en les voyant entrer. Mais au regard triste d’Ezra, Isabella comprit tout de suite que quelque chose d’important était survenu. Mais ce fut vraiment la voix de Curtis qui l’alerta, dès qu’il commença à parler.

- Isabella, je dois vous faire part d’une très mauvaise nouvelle. Joan vient d’être enlevée.

Elle ouvrit de grands yeux, fixa un instant Curtis, puis son regard se reporta vers Ezra. Le colonel s’avança un peu vers elle. Elle était devenue très pâle.

- Qu… quoi ? Qui ?
- Un dénommé Kaspar, répondit Curtis. Un homme de l’ombre de votre oncle.
- Il s’est avéré être le frère d’Arko et de Grabo, les lieutenants de Kim Ivan, poursuivit Ezra. Nous pensions l’avoir abattu… mais c’était un clone.
- Oh mon Dieu !, lâcha Isabella en se prenant la tête entre les mains.

Jennings n’avait rien dit, mais il affichait un air défait et profondément désolé.

Curtis respira un grand coup, et se tourna vers le jeune homme.

- Jennings, il faut que je sois en contact avec Jasper Randall le plus vite possible. Nous allons lancer l’attaque d’ici peu.
- J’allais vous faire prévenir, Capitaine. Je viens de recevoir une communication de Nukibé… des éléments très importants nous sont encore parvenus.
- Vous les avez décryptés ?
- Nous étions en train de le faire.
- Simon ?, interrogea Curtis.
- Je vais vous aider, répondit le professeur. Isabella, je vais avoir besoin de vous aussi, poursuivit le cerveau volant. Nous n’avons pas de temps à perdre, et nous allons tout mettre en œuvre pour récupérer Joan.

Isabella redressa la tête, essuya ses yeux d’un revers de la main, puis se tint bien droite.

- Oui, professeur, bien entendu. Poursuivons.

Et pendant que Jennings lançait le code pour contacter directement Jasper Randall, elle reprit les fichiers envoyés par Nukibé avec Simon et Ezra. Un silence studieux, mais lourd, s’imposa dans la salle, rompu simplement par les petits bruits émis par les appareils de Jennings.
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

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Sam 4 Oct 2014 - 09:46
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Sam 4 Oct 2014 - 20:16
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Je ne fais que passer rapidement ce soir, je vous livre une suite...

bizz vizz

Limeye Snore

**********

Jennings obtint rapidement la communication avec Jasper. Celui-ci l’informa qu’il avait pris connaissance des documents envoyés à Nukibé, puisqu’ils avaient transité par lui. Son visage qui exprimait souvent la désinvolture refléta pourtant pour une fois son soulagement à savoir que l’attaque contre Guggenheim était imminente. Mais il se referma en apprenant l’enlèvement de Joan.

- Jasper, je ne peux encore vous dire quand nous allons attaquer. Nous ne pouvions de toute façon pas engager une poursuite directe contre Kaspar, il a placé une bombe miniature sur Joan et pour rien au monde, je ne sous-estimerai les capacités de cet homme. Elle n’est rien pour lui, c’est un tueur. Il est prêt à tout et si les ordres sont de la sacrifier, il le fera sans états d’âme.
- Je suis bien d’accord avec vous, Capitaine.
- Nous devons aussi avoir à l’esprit que même si nous voulons sauver Joan, nous avons aussi une mission à remplir pour sauver les Terriens, et les peuples asservis. Nous ne pouvons pas mettre en difficulté cette mission et les hommes qui y participeront juste… pour elle. Même si cela me coûte et plus que vous ne pouvez l’imaginer.

Jasper le fixa étrangement. Curtis marqua un temps de silence, les sourcils froncés, puis dit :

- Elle est enceinte, Jasper.

L’oncle de Joan hocha simplement la tête, son regard était encore plus soucieux.

- Je comprends, répondit-il. Que puis-je faire à mon niveau, maintenant ?
- Poursuivre la production d’antidote tant que vous le pourrez. Si l’attaque réussit, nous en aurons besoin pour soigner les personnes atteintes, c'est-à-dire, la quasi-totalité de la population terrienne. Les laboratoires du monde libre travaillent d’arrache-pied pour en fabriquer et un convoi partira peu après notre groupe d’attaque avec des stocks pour subvenir aux premiers besoins. Néanmoins, toute quantité supplémentaire sera la bienvenue, car nous risquerions d’être rapidement à cours.
- Pas de soucis, on va continuer.
- Ensuite, soyez prudents. Et mettez-vous à l’abri si nécessaire.
- Cela est prévu.
- Maintenant, est-il possible de faire venir Oliver Connors ? Je vais avoir besoin de lui pour affiner certains préparatifs.
- Il est avec moi comme vous l’aviez demandé hier. Je vous le passe.

L’écran resta vide quelques instants, le temps que Jasper passe les écouteurs à Oliver et lui laisse sa place devant l’installation qui paraissait rudimentaire, mais dont la technologie était très pointue et dont les codes de protection étaient parmi les plus sûrs de la Terre, peut-être même plus sûrs que ceux de Nukibé, ce qui n’était pas peu dire.

Curtis vit s’afficher le visage grave d’un homme auquel il donna approximativement le même âge que lui. Brun, le regard intelligent et sérieux, il fit aussi à Curtis l’effet d’être un homme qu’on ne remarquait pas. "Exactement le type-même d’agent passe-partout. Celui qu’on ne remarque pas, mais qui peut avoir une grande liberté d’action. Un peu comme Kaspar, sauf qu’il se trouve du bon côté de la barrière, lui…"

- Bonjour, Oliver, permettez que je vous appelle par votre prénom. Je suis heureux de pouvoir parler avec vous, même si les circonstances sont graves.
- J’ai compris ce qu’il en était, Capitaine. Et au-delà de cela, je suis moi aussi heureux de pouvoir vous parler. Que puis-je faire pour vous aider ?

Curtis apprécia que le jeune homme aille droit au but.

- Nous allons lancer très bientôt l’attaque générale contre Guggenheim. La date précise n’a pas encore été fixée, car nous devons encore affiner certains préparatifs, et vous en faites partie.

Oliver leva un sourcil un peu étonné, mais ne dit rien : il attendait la suite.

- Je vais avoir besoin de vos connaissances en ce qui concerne les lieux-même où se trouvent Guggenheim et son Etat-major. Dans quel immeuble exactement sévissent-ils ? Sont-ils tous regroupés au même endroit ou ont-ils aussi des logements dans la ville, voire à l’extérieur. Qui faut-il neutraliser en priorité ? Quels sont les hommes que nous ne devons laisser échapper à aucun prix ? Qui a accès aux commandes militaires ? Aux stocks de Daminthor ? En un mot, comment s’organise le pouvoir ? Qui contrôle les services informatiques ? Peut-on les paralyser ?
- Je peux répondre en grande partie à vos questions, Capitaine. Voulez-vous que je prépare un document et vous l’envoie dans les plus brefs délais ?
- Ce serait parfait. Merci.

Oliver n’ajouta rien. Il réfléchissait déjà à la manière de répondre aux questions du Capitaine Flam, le plus précisément et de manière la plus concise possible.

- Oliver, je vous remercie aussi de tout ce que vous nous avez fait parvenir. Nous avons gagné un temps précieux grâce à vous.
- J’espère vous en faire gagner encore, Capitaine. Je pense pouvoir vous faire parvenir le document avant la fin de la journée.
- Merci, cela ira très bien. A bientôt, donc.
- A bientôt. Avez-vous autre chose à voir avec Jasper ?
- Non… mais… pouvez-vous nous le repasser un instant ?
- Bien entendu.

Curtis avait vu Isabella lever les yeux et écouter attentivement leurs conversations, autant celle qu’il avait eue avec son beau-frère, que celle avec Oliver. Il lui fit un signe discret et elle vint s’asseoir à ses côtés alors que le visage de Jasper s’affichait à nouveau sur l’écran. Le revoir fut une maigre consolation pour Isabella, mais une consolation quand même.

- Jasper…
- Isa… prends soin de toi.
- Je vais essayer. J’ai déjà affronté beaucoup de choses. Je vais tenir le coup pour ma fille. Elle est ma raison de vivre depuis si longtemps. Je ne vais pas flancher maintenant.
- Nous la retrouverons, dit Jasper avec une confiance inébranlable.
- Sois prudent toi aussi.
- Il y a pire comme situation que la nôtre, sur Terre, tu sais.
- Il ne faut pas que vous vous fassiez repérés.
- Nous allons y veiller. Mais nous avons de la ressource, tu sais, ajouta-t-il avec un petit sourire en coin.

Isabella soupira : elle connaissait suffisamment Jasper pour savoir ce qu’il entendait par là, et se doutait que la forêt amazonienne regorgeait de lieux où se mettre à l’abri. Elle espéra cependant qu’ils n’en auraient pas besoin.

- A bientôt, Isa. Nous nous reverrons peut-être plus vite que nous ne l’avions imaginé la dernière fois que nous nous sommes vus.
- Peut-être en effet… A bientôt.

Et ils coupèrent la communication.

Pendant ce temps, Simon et Jennings avaient poursuivi le décryptage des données fournies par Jasper via Nukibé et qui émanaient directement d’Hannibal O’Brien. Ils comprirent tous qu’ils ne pouvaient plus reculer, si tant est que cette pensée les aurait effleurés. La population terrienne allait être directement menacée. Mais ces données apportaient aussi la preuve de l’existence d’une résistance structurée, préparée à la chute finale du régime. Curtis prit connaissance des données avec une pointe d’admiration : malgré l’instauration d’un régime militaire et policier de premier ordre, malgré l’affaiblissement généralisé organisé, malgré les crimes, des hommes luttaient. Des hommes qui les attendaient. Des hommes qu’il ne fallait plus faire attendre.

Il releva les yeux des documents, regarda les quatre personnes qui l’entouraient, et dit :

- Pas un mot de ceci à quiconque. Autant que l’identité d’Oliver, ces données doivent être protégées : si Guggenheim et les siens prennent connaissance ne serait-ce que d’un dixième des renseignements que nous avons là, alors nous pourrions nous attendre à trouver un cimetière de New York.
- Aucun souci, Capitaine, dit Ezra au nom de tous. Vas-tu transmettre ces données à Grant et à Taggart ?
- Non. Car l’attaque sur New York nous est réservée. Nukibé possède ces données. Je ne veux pas multiplier les échanges. Le secret fait aussi partie de notre mission, et c’est une protection - maigre, certes, mais néanmoins possible - que nous pouvons accorder aux hommes qui vont prendre les armes pour protéger ce qui pourra l’être, ceux qui pourront l’être. Allons, maintenant, mes amis, notre journée est loin d’être finie. Nous avons encore à faire. Jennings, Isabella, restez ici en veille si possible. Ezra, Simon, avec moi, allons au Comète. J’espère qu’Otho et Grag y seront.

Tous comprirent que le Capitaine allait faire part à son équipe et à son plus fidèle ami, Ezra, du plan détaillé de l’attaque contre New York, même s’il lui manquait encore des éléments qu’Oliver lui fournirait quelques heures plus tard.
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Dim 5 Oct 2014 - 17:33
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles !

j'espère que vous suivez toujours... vous vous demandez peut-être ce qu'il advient de Joan... voilà la réponse !

bizz vizz

Limeye

*******

Kaspar était un homme vif et prudent. A peine était-il monté à bord, qu’il avait attaché Joan à un mur, au moyen de menottes, puis il avait filé au poste de pilotage et avait décollé promptement. Il était seul à bord avec la jeune femme, du moins le croyait-il car il n’avait pas vu monter Eek et Oog.

Restée seule, et malgré une position peu confortable, Joan ferma un instant les yeux, tentant de refouler la panique qui l’avait envahie en comprenant ce qui lui arrivait. Pas facile d’être la fille d’un héros anonyme, pas facile d’être la compagne d’un héros extraordinaire. Elle eut une grimace en se demandant s’il lui sera plus facile d’être la mère d’un héros du futur… Le vaisseau avait décollé, et même sans avoir le moindre repère, elle savait qu’on la menait vers la Terre. Elle allait donc, sauf imprévu, revoir New York bien plus vite qu’elle ne l’aurait imaginé il y a quelques jours encore.

Un léger bruit provenant du couloir, de l’arrière du vaisseau, se fit entendre et lui fit rouvrir les yeux. Des larmes lui montèrent aux cils en voyant Eek et Oog sortirent prudemment d’une petite cachette. Non, elle n’était pas seule à bord avec son bébé pour faire face à son ravisseur dont elle ignorait encore le nom. Ses fidèles petits compagnons étaient parvenus à embarquer !

"J’espère que Grag ou Otho vous ont vus… sinon, ils vont s’inquiéter pour vous !"

Par crainte qu’ils ne soient repérés, elle communiqua avec Eek par télépathie.

- Eek, cachez-vous. Soyez prudent. S’il vous trouve, cet homme vous tuera. Veillez sur moi, mais en restant cachés.

Eek hocha la tête et entraîna son petit ami dans un recoin éloigné. Il lui expliqua ce que Joan lui avait fait savoir.

Ce fut environ une heure après avoir quitté l’atmosphère de Phoebe, que Kaspar plaça son vaisseau sous pilote automatique et confia les commandes à un robot de pilotage, dont la ressemblance avec Grag s’arrêtait au fait qu’il soit un robot. Il était totalement dépourvu de personnalité et de sentiments. Puis Kaspar revint vers le couloir pour s’occuper de sa prisonnière.

- Miss Randall, je vous préviens, je vous connais. Je connais vos capacités à vous enfuir. Je suis profondément désolée, mais vous effectuerez tout le voyage solidement attachée. Il ne sera pas bien long, de toute façon, une trentaine d’heures tout au plus. Vous allez avoir droit à une cabine confortable.

Et il la détacha de la paroi, mais en lui laissant ses menottes. Il la conduisit en effet à une cabine, la fit allonger sur son lit et fixa les menottes au mur. Elle pouvait un peu bouger les bras, mais guère plus. Il fit de même avec ses jambes. Sans aide extérieure, elle ne voyait pas comment elle pouvait faire le moindre mouvement.

Kaspar poursuivit :

- Je vous préviens, il y a deux caméras dans cette cabine, ainsi qu’un haut-parleur et des micros. Si vous avez besoin de quoique ce soit, soif ou faim, vous n’aurez qu’à appeler. Maintenant, dormez, j’ai à faire.
- Qui êtes-vous ?
- Qu’importe qui je suis…
- Vous travaillez pour Guggenheim, n’est-ce pas ?, lui demanda-t-elle en le fixant courageusement.

Il ricana :

- Belle déduction.
- Alors vous n’êtes pas humain. Les humains ne travaillent pas pour lui. Les humains le combattent. Il est un monstre.

Il la gifla :

- Ca suffit. Taisez-vous. Je n’ai pas de leçons à recevoir d’une petite garce comme vous !

Et il sortit de la cabine en la verrouillant soigneusement. Joan comprit qu’elle était vraiment seule maintenant : Eek et Oog ne pourraient entrer sans se faire repérer par les caméras. Il valait mieux qu’ils restent au-dehors. Elle comprit rapidement qu’ils étaient à la porte, et craignant la présence de caméras aussi dans le couloir, elle leur fit comprendre de rester cachés. Elle les préviendrait si elle pouvait faire quelque chose.

Kaspar avait regagné le poste de pilotage, mais laissa encore les commandes au robot. Il resta en surveillance : il ricana d’un sourire mauvais en comprenant que personne ne s’était lancé à sa poursuite. "Flam a bien trop peur pour la vie de sa petite chérie… ce qu’il ne sait pas, c’est qu’elle est désormais en sursis… et plus en vie."

Ce ne fut qu’au bout de quatre heures de vol qu’il se décida à contacter son patron, par la fréquence privée qui lui avait été attribuée.

- Monsieur, me voilà.
- Ah, mon cher Kaspar ! Je commençais à être sérieusement inquiet de votre silence.
- Je ne pouvais vous contacter, Monsieur, le silence faisait partie de ma protection.
- Bien entendu, bien entendu. Qu’en est-il ?

Kaspar sentit une impatience dans la voix de son mentor.

- Je fais route vers la Terre, Monsieur, avec la passagère que vous m’avez demandée.
- Ah !

Le visage du vieux s’illumina d’un sourire pervers.

- Oui, Joan Randall est à bord.
- Soyez prudent avec elle, Kaspar. C’est une vraie anguille.
- Elle est attachée, pieds et poings liés, dans une cabine, sous haute surveillance, caméras et micros. Et j’ai fixé une bombe à sa ceinture, que je peux déclencher à distance.
- Au moindre souci, éliminez-la.
- Bien, Monsieur, mais mon but est de vous la ramener…
- Je reconnais votre grand professionnalisme, Kaspar, et votre fidélité. Vous serez bien récompensé, vous n’aviez pas la tâche facile et je dois bien avouer que vous étiez le seul, à mon avis, à être capable de réussir cette mission. Mais je reconnais que je n’étais pas certain que vous réussissiez.
- Je vous remercie de votre confiance, Monsieur. J’ai cependant une nouvelle à vous apprendre.
- Laquelle ?, demanda Guggenheim avec intérêt. Des détails concernant la résistance ?
- Je peux en effet vous fournir un certain nombre de renseignements, partiels. Une attaque se prépare. De quelle ampleur, je l’ignore, pour quelle date, de même. Je ne sais pas non plus si vous serez visé sur Terre ou s’il s’agit de renforcer l’armée de Taggart pour attaquer Mars.
- Bien, bien. Nous allons renforcer nos défenses et nos écoutes.
- Non, ce que je voulais vous annoncer, Monsieur, c’est que Miss Randall attend un enfant.

Le regard de Guggenheim lança un vif éclair et son sourire s’agrandit.

- Merveilleux. Merveilleux, Kaspar. Je vous félicite.
- Je n’y suis pour rien, Monsieur.
- Non, bien entendu. Bien entendu… Cela va rendre les choses encore plus… subtiles.

Et il marqua un petit temps d’arrêt avant de prononcer son dernier mot.
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Dim 5 Oct 2014 - 21:21
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye! Tu n'y vas vraiment pas avec le dos de la cuillère ! horified Unbelievable Good Joan va avoir vraiment besoins d'une aide extérieur pour se sortir de ce pétrin ! Question Je suis en train de rédiger un retour avec Brubaker et cie.j'espere pouvoir poster plus tard en soirée .

A+

Frégo Smoke
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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

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Lun 6 Oct 2014 - 11:32
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flamme
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles!

horified horified horified

Frégo a raison, Limeye: tu ne facilites vraiment pas la tâche à Joan , Eek ou Oog... pas plus qu'à ceux qui voudraient lui venir en aide!

Et le vieux qui sait maintenant qu'elle est enceinte... Ça m'inquiète au plus haut point... Evil Evil Evil

Heureusement que Joan a sa pierre des profondeurs sur elle! Encore faut-il qu'elle puisse la garder... horified Evil

Vous savez où je suis, et ce que j'y fais... à griller, trépigner et rebondir... jump jump jump

Bizz Vizz et bonne journée!
Flamme
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Mer 8 Oct 2014 - 15:11
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye, les filles!

Pour Brubaker et cie, lorsque je les ai laissés, ils avaient prévenu Taggart de la présence d’une base de Guggenheim aux antipodes de Callisto et d’un dépôt de Daminthor. Celui-ci a dépêché en secret l’unité spéciale du lieutenenant gouverneur Glo, composée de Joviens, pour la neutraliser. Voici un début de suite concernant tout ce beau monde, par l’entremise de quelqu’un dont on a très peu entendu parler jusqu’ici. Enjoy! Wink

Sakeri peut maintenant se vanter d’avoir des connections partout sur le continuum legalité-criminalité. Il garde bien secret ses uniques tabous : la tyrannie et la cruauté. Sur ce plan, lui, Taggart et Glo parlaient le même language. Il n’avait pas son pareil pour ménager la chèvre et le chou. Il avait été d’un secours inestimable pour identifier les espions de Guggenheim qui sévissaient sur Jupiter. Il a discrètement participé à une intervention pour neutraliser un commando qui avait eu pour mission d’abattre l'Amiral Taggart.

Aujourd’hui, cependant, il avait exécuté un coup de maître; celui de s’être fait recruter avec 30 de ses hommes pour aller « travailler » à l’entrepôt secret de Daminthor sur Callisto.

Le commandant de l’entrepôt, Mornay, faisait en effet discrètement du « recrutement » parmi les Joviens pour leur résilience naturelle face au Daminthor. Cela les rendait plus durables comme ressources. Sakeri était payé pour son rôle d’entremeteur et de contremaître. Sa main d’oeuvre esclave en provenance de la Terre, Mercure et Vénus était moribonde. L’arrivée de cette nouvelle main d'oeuvre Jovienne était vraiment providentielle, pensait le commandant Mornay.

Lui et ses hommes commençaient à avoir de la difficulté à soutirer de l’énergie pour se sustenter. Ses propres besoins et ceux de ses hommes en énergie vitale commençaient à prendre le pas sur sa loyauté envers Guggenheim. Il a de moins en moins envie de partager les réserves de Daminthor de sa base.

Maintenant qu’ils s’étaient infiltrés dans la base, Sakeri et ses hommes attendaient le bon moment pour faire signe au commando jovien posté dans des vaisseaux furtifs pouvant voyager sous terre, de l’autre côté de Callisto, d’intervenir. Taggart les avaient aussi prévenus de l’arrivée de la flotte marchande terrienne dirigée secrètement par le Général Brubaker et Klovis King.

Vos commentaires sont les bienvenus! Wink

A+

Frégo Cool
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Dernière édition par Frégo 80 le Jeu 23 Oct 2014 - 07:14; édité 1 fois
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Mar 21 Oct 2014 - 09:34
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo !

désolée de passer bien tard pour t'apporter mon avis ! J'avais zappé que Brubaker and co avaient alerté Taggart de leur présence... mais du coup, Emma ne sait toujours pas que son chéri est en vie ! Après tout, le secret est aussi nécessaire pour la réussite de leur entreprise... on pourra retomber sur nos pattes à ce sujet-là plus loin (Limeye est comme les chats : elle retombe toujours sur ses pieds, même si c'est un peu capilo-tracté parfois... Mort de Rire )

j'aime bien ce nouveau passage que tu as livré : tu mets en oeuvre Sakeri et montre comment ce petit monde fonctionne autour de Taggart : je pense que c'était important aussi de montrer une autre façon de s'organiser de la lutte, cette fois une vision plus "militaire" peut-être, avec l'Amiral et les troupes qui sont derrière lui.

bon, cela dit, il faut aussi que j'avance de mon côté (mais comme je le disais sur le tchat, je suis repartie dans Saga...). Parce que bon, il va falloir tirer Joan de son guêpier...

bizz vizz !

Limeye
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Jeu 6 Nov 2014 - 15:29
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello !

pas trop de temps en ce moment... j'ai avancé un tiboutte sur la situation de Joan...

bizz vizz !

Limeye

*********

Joan était allongée plus ou moins confortablement sur sa couchette, si tant est qu’elle pouvait trouver confortable la position d’être attachée comme elle l’était. Une trentaine d’heures de vol. Il pouvait arriver beaucoup de choses en trente heures… Curtis pouvait se lancer à leur poursuite, mais elle n’y croyait guère : son devoir serait de poursuivre les préparatifs de l’attaque contre New York. Elle soupira et regretta amèrement qu’il lui ai caché certaines choses concernant la situation sur Terre. Elle allait arriver dans un monde bien différent de celui qu’ils avaient quitté quelques mois plus tôt.

Malgré la difficulté de sa situation et l’angoisse de se retrouver d’ici peu prisonnière de Guggenheim lui-même, elle tenta de mobiliser ses forces et son courage. Eek et Oog étaient là. Oog pouvait facilement se transformer et cacher Eek, il l’avait déjà fait par le passé, elle s’en souvenait parfaitement. Elle savait qu’ils pourraient passer inaperçus et qu’ils la suivraient. Grâce aux capacités télépathiques d’Eek, ils pourraient aussi la suivre à distance, à condition qu’elle ne soit pas trop éloignée d’eux.

C’était un maigre réconfort, mais Joan en avait vu d’autres. Et des bien pires quand ils se trouvaient sur le Météore ou à bord du Balkan.

"Quand tout espoir semble anéanti, il reste encore de l’espérance. Même si j’ignore ce que je vais trouver à New York, je sais que je vais devoir faire face à mon grand-oncle. Il m’a faite prisonnière pour reprendre le contrôle de maman, pour faire plier Curt… Mais même si eux plient et cèdent, d’autres continueront la lutte. Je dois garder l’espoir que des gens résistent encore sur Terre… Jasper résiste, Nukibé résiste, Oliver résiste… ils ne sont pas seuls. Des gens sont avec eux. Des agents de la police, des soldats, de simples citoyens, j’en suis certaine… Je dois garder espoir !"

Le mieux pour elle était de garder aussi des forces, mentales et physiques. Elle pouvait sentir contre sa hanche la petite bombe accrochée à sa ceinture. Mais elle sentait aussi entre ses seins la pierre des profondeurs que Curt lui avait remise. Elle serait leur protection, à condition que son ravisseur et son commanditaire ne la trouve pas.

"Elle est bien cachée, mais s’ils me font changer de vêtements, ils la verront… Si seulement je parvenais à la confier à Eek et Oog… Ils pourraient la garder et la cacher, et tout en restant près de moi, ils pourraient me protéger…"

Elle pensait aussi à sa mère, à Curtis, à Ezra et à tous leurs amis, certainement très inquiets pour elle désormais. "Leurs pensées pour moi, pour toi et moi, mon bébé, ne vont pas nous quitter. Je ne sais pas exactement ce que Guggenheim veut faire de moi, de nous… mais je ne le laisserai pas te faire du mal !"

Epuisée par toutes ces pensées et ses émotions, elle trouva cependant le sommeil durant une poignée d’heures. Puis Kaspar lui apporta à manger. Elle dut se nourrir devant lui. Il ne la lâchait pas. Elle devinait la présence d’Eek et Oog, mais leur avait ordonné de rester à distance, de demeurer cachés. Rien ne lui semblait possible tant qu’ils n’étaient pas arrivés sur Terre. Même si les deux petits animaux parvenaient à détruire les caméras de surveillance, Kaspar s’en rendrait compte aussitôt. Non, elle ne pourrait peut-être lui échapper qu’une fois à New York.
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Jeu 6 Nov 2014 - 16:16
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

Welcome back! Very Happy

Je suis en train d'écrire une suite sur Brubaker and cie sur Callisto. Je ne sais pas quand je pourrai la poster. En tout cas je m'imaginais bien Joan garder son énergie pour affronter Guggenheim et s'assurer de prendre des forces. Good Il peut se passer n'importe quoi à son arrivée à New York. Kaspar peut ne pas être tout à fait au courant de ce qui s'y passe non plus. Il pourrait lui aussi avoir de mauvaises surprises! Neutral Shocked

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Dim 9 Nov 2014 - 05:33
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou! Voici une suite avec Brubaker et Cie. Enjoy! Wink

1 jour avant leur arrivée sur Callisto.

La flotte marchande dans laquelle voyageaient Brubaker, Klovis King, Popovik et Hank Marten se dirigeait vers Callisto selon la trajectoire et les precautions dictées par O’Brien. Tous continuaient de jouer leurs rôles de damnés. Ils reçurent des instructions d’ O’Brien de prendre la direction des opérations par la force sur Callisto afin de rappatrier toutes les réserves de Daminthor vers la Terre.

Sous les traits du Major Koenig, Popovic reçut d’autres ordres de Guggenheim : Donner un traitement spécial au Commandant Mornay et son état major. « Ce cher Commandant et ses mignons sont en conflit d’intérêt avec moi. Et cette fois-ci, je veux que le supplice soit distrayant, Koenig. Je veux un film pour ma collection! » Popovic avait hoché la tête en réprimant une envie de vomir. « C’est ça espèce de vieux dégoûtant! Pensait-il. Avec les scènes ratées comme supplément, pendant que tu y es? Je suis sûr que tu as pourtant d’autres chats à fouetter! »

Mais il lui semblait que Guggenheim avait perdu quelque peu son teint radieux. Ses yeux étaient injectés de sang et leurs iris avaient quelque peu perdus de leur éclat. Il alla rejoindre Brubaker et Klovis King dans la cabine de pilotage.

- Mon général, Monsieur King, je ne sais pas combien de temps je pourrai maintenir cette mascarade face à Guggenheim, il vient juste de me commander une séance de torture sur le commandant Mornay et son état major parcequ'ils veulent garder leur Daminthor pour eux. Je refuse catégoriquement de faire ça!

- Il faudra être créatifs avec nos prochaines mises en scène et nos trompes l’oeil, voilà tout. Fit Klovis King. Je crains quand même que nos estomacs en prennent pour leurs rhumes messieurs.


- Il faut aussi débusquer ceux qui lui servent d’espions sur Callisto. Il faudrait qu’ils soient neutralisés avant notre arrivée. Si Guggenheim apprend ce qui est vraiment arrivé à sa flotte marchande, il va se venger doublement sur ceux qui restent sous son emprise. Il faut être en mesure de réparer secrètement nos vaisseaux militaires avant d’effectuer ce voyage de retour sur Terre avec ce qu’il croira être une cargaison de Daminthor. Fit Brubaker.

- J’ai du nouveau concernant mon fameux télécommunicateur fourni par Guggenheim. Fit popovic. J’ai tous les paramètres du canal que le vieux utilise pour entrer en communication avec moi et je viens de transformer mon transmetteur en clone de celui qu’il utilise. La prochaine fois qu’il entrera en communication avec ses autres « mignons », j’aurai immédiatement les coordonnées des destinataires...et même le contenu des conversations.

- Beau travail Popovic! Fit Brubaker. Il y a beaucoup de monde qui vont vous devoir une fière chandelle! Fit Brubaker.

- Vous auriez fait un malheur dans la piraterie Caporal. Fit Kings.

L’interception des communications de Guggenheim avec ses espions par Popovic allait effectivement aider Sakeri à débusquer et eliminer discrètement les espions de Guggenheim sur Callisto pour leur substituer ses hommes à lui. L’attaque du commando du lieutenent Gouverneur Glo et le débarquement de la flotte marchande de Brubaker, King et Popovic sur Callisto fut rondement menée sans que Guggeheim ou O’Brien soient alertés.

Cela aiderait aussi Taggart et Quale à faire un néttoyage en règle sur Jupiter, et le Gouverneur de Saturne à faire de même, ce qui conduira à l’arrestation de Marco et de quelques autres de son espèce.

De son côté, Jennings éffectuerait le même travail avec l’emetteur trouvé sur le major Kruger avec la collaboration du Capitaine Buckley qui n’eut aucun mal à se faire passer pour Kruger et simuler un suicide en direct pour expier ses échecs. L’emetteur trouvé sur le faux Kaspar serait aussi transformé en clone de l’emetteur de Guggenheim. Ceci aidera Raad et Oli d’Isso à trouver et arrêter Karpès et autres espions sur Uranus. Des hommes fidèles à la résistance seraient substitués aux espions pour donner le change à Guggenheim. En découvrant Karpès, Oli découvrit également le laboratoire secret de Guldhur et... un début de travail sur le clonage avec plusieurs clones inachevés de personnes hauts placés d’Uranus et un clone inachevé de Kaspar. Isabella, Jennings et le professeur Simon reçurent cette communication de la part d’Oli d’Isso.

A+

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Sam 15 Nov 2014 - 15:28
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles!

Me revoilà... Ça fait du bien de repasser un peu ici! Game Ça me manquait...

Bravo les filles d'avancer l'histoire... Chacune dans son domaine de prédilection... Wink Good

Limeye, je sens que tu nous prépares quelque chose, Kaspar va peut-être avoir une surprise à l'atterrissage... Shocked

Quant à toi, Frégo, dès que tu fais allusion à du ménage, du nettoyage, je sais que ça promet... Mr. Green Laughing Mort de Rire horified jump

J'ai beaucoup de retard à rattraper sur les autres posts, mais j'ai préféré commencer par ici... Best Clap

Et ça me fait penser que j'ai un défi à rattraper... Ashamed

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Lun 24 Nov 2014 - 14:43
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo !

des tas d'occupations me tiennent un peu loin du forum en ce moment, mais je vois que tu as ajouté un tiboutte ! Tu as fait avancer les connaissances de la résistance à grands pas ! L'étau se resserre autour de Guggenheim...

je continuerai dès que je peux... j'ai des idées, pas forcément l'occasion de les écrire !

bizz vizz

Limeye
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Sam 13 Déc 2014 - 11:02
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou à toutes et tous !

je ne suis pas certaine de pouvoir poster une suite d'ici Noël. Par contre, si je suis tranquille pour écrire durant les vacances, j'avancerai peut-être avant la fin de l'année.

néanmoins, je vous offre ma dernière suite...

bizz vizz

Limeye

**************

Oliver avait commencé à rédiger un récapitulatif de tout le fonctionnement du gouvernement de Guggenheim dès qu’il avait rejoint le village, après la communication avec le Capitaine Flam. Jasper lui avait ordonné de rester au village pour y travailler, c’était la priorité pour lui. Il pourrait toujours redonner un coup de main à l’usine, une fois qu’il aurait terminé.

Il s’attela donc avec précision à sa tâche, et au bout de trois heures environ, il était en mesure d’envoyer un descriptif le plus complet possible à Curtis. Il retourna à l’usine, pour y retrouver Jasper. Suzann s’y trouvait aussi et si Jasper l’avait rassurée concernant son absence, il perçut son soulagement à le revoir. Ils retournèrent, Jasper et lui, jusqu’aux installations de communication pour envoyer le dossier.

Dès qu’il le reçut, Jennings fit prévenir Curtis qui s’empressa d’en prendre connaissance avec Simon. Puis ils retournèrent au Comète où se déroulait désormais la phase préparatoire de l’attaque contre New York.

- Mes amis, je ne pensais pas que notre informateur aurait pu me faire parvenir si vite des informations très précieuses, mais nous allons pouvoir désormais mettre au point notre plan d’attaque de manière vraiment précise.

Et il commença à présenter les données qui complétaient parfaitement ce qu’ils savaient déjà de la situation à New York, grâce notamment à ce qu’Hannibal O’Brien avait transmis quelques heures plus tôt. Dans le Comète se trouvaient Kev et Shane, Ezra, Grag, Otho et Kim Ivan. Même si les hommes de Kim avaient une mission différente que celle de s’attaquer à New York, quelques-uns d’entre eux feraient partie de l’attaque. En fonction du plan qu’ils adopteraient, Kim fournirait au Capitaine ses hommes les plus habiles pour réussir cette mission.

Les discussions durèrent plusieurs heures, le point d’achoppement principal concernait le blocage du réseau informatique et de communication. Ils ne pourraient pas entrer en contact avant l’attaque avec Hannibal, il leur fallait trouver une autre solution. Curtis s’absenta à nouveau pour rappeler Oliver. Le jeune homme dût se relever en pleine nuit pour discuter avec le Capitaine.

- Oliver, merci pour tout ce que vous m’avez envoyé. Nous avons élaboré notre plan, mais nous avons un souci : il nous faudra absolument couper les communications et bloquer le réseau informatique. Or, d’après ce que vous m’en avez dit, le seul moyen est de pénétrer dans une partie de bâtiment de l’armée, au siège général du commandement. Comment peut-on le faire, si possible discrètement ?

Oliver resta pensif quelques secondes, puis il dit :

- Il y a un moyen, Capitaine. Je pourrais le faire. Mais il me faut retourner à New York, et de ce que nous en savons, les moyens de transport vont être très surveillés. Néanmoins, c’est peut-être encore envisageable.
- Vous pourriez entrer dans le bâtiment ?
- Oui.
- Sans vous faire repérer ?
- Les agents comme moi ont plusieurs identités, Capitaine. La vraie, et une doublure. Ce que Guggenheim et ses services ignorent, c’est que j’en possède une troisième, que j’ai élaborée soigneusement moi-même. Avec des codes trafiqués. Je peux ainsi me déplacer normalement dans des zones classées secret-défense ou sous haute sécurité. Du moins, si des changements n’ont pas été opérés, bien entendu.
- Bien entendu, répondit Curtis. Car si tel était le cas…
- … je serais immédiatement repéré, Capitaine. Mais il faut pouvoir tenter cela. Je peux m’y engager.

Ce fut au tour de Curtis d’hésiter : Oliver avait déjà failli être rattrapé. Il avait fourni beaucoup d’informations précieuses à la résistance et sans son travail, ils n’auraient sans doute pas pu préparer aussi rapidement cette attaque. L’exposer à nouveau…

- Capitaine, j’ai vu des choses que je ne pourrais jamais oublier. Vous les avez vues aussi. Si nous ne faisons rien, si nous laissons la peur nous dominer, nous faire hésiter, demain la vie sera impossible sur Terre. Si je peux agir, voire me sacrifier, pour que demain, les enfants puissent à nouveau revivre sur notre planète, alors je veux le faire. Ma compagne a perdu son petit garçon, il y a quelques semaines, rongé par le Daminthor. J’ai vu le cadavre de cet enfant de mes propres yeux, pas seulement à travers des images ou un compte-rendu comme ce qui s’est passé au Minnesota. Nous n’avons plus d’autre choix. Ni vous, ni moi.
- Bien, Oliver. J’accepte. Mais à une condition : que votre retour à New York s’effectue avec toutes les précautions nécessaires. Si ce n’est pas possible d’assurer votre sécurité durant ce voyage, il faudra y renoncer et nous trouverons une autre solution.
- D’accord. Je vais reprendre contact avec le colonel. Pour préparer cela.
- Tenez-moi au courant.
- Bien, Capitaine.

Et ils coupèrent la communication. Oliver resta un moment pensif devant le transmetteur à l’écran noir. Il pensait à Suzann. A Joan. Elle avait été enlevée. Elle serait à New York dans quelques heures. Elle y serait en grand danger. Il serait peut-être à New York avant que l’attaque ne débute. Il pourrait peut-être faire quelque chose… Il fallait faire quelque chose, et pas seulement pour Joan.

Il ferma les yeux et revit le petit garçon de Suzann, étendu sur son lit. Il entendait encore le cri de désespoir de la jeune femme, quand elle s’était ruée vers lui, dans la rue. Il ne pourrait jamais oublier cela. Mais il allait devoir la quitter, peut-être mourrait-il et ne la reverrait-il jamais. Il allait sans doute la priver de toute étincelle de vie et elle ne trouverait plus d’espoir que dans une lutte mortelle contre leurs ennemis. Il soupira, quitta la petite installation et retourna au village.

Quand il entra dans leur petit abri, elle était réveillée. Elle se releva en l’entendant revenir. Il ne pouvait pas lui mentir.

- Suzann, je vais devoir retourner à New York, dit-il simplement.

Elle le fixa avec de grands yeux horrifiés.

- Pourquoi ?
- Une attaque de grande ampleur va bientôt être lancée. Ils vont avoir besoin de moi pour bloquer les systèmes informatiques et de communication. Je peux utiliser ma fausse identité, comme lors des contrôles routiers. Je pourrai passer inaperçu.
- Ce sera dangereux.
- Comme tout ce que nous faisons, parce que je serai dans la gueule du loup. Mais le loup ne s’attend pas à ce que moi, petit grain de sable, je lui limeles dents. Il sera bien trop obnubilé par sa survie et l’attaque en cours.
- Tu crois possible de retourner à New York sans danger ?
- Je ne le sais pas encore. Je parlerai de cela avec Jasper demain.

Elle hocha la tête simplement, puis vint se blottir entre ses bras.

- Je sais que la lutte est difficile. Elle demande des sacrifices. Si notre vie doit être ce sacrifice, pour que demain, les hommes puissent vivre libres, alors faisons-le.
- Merci, lui répondit-il avec une vive émotion dans la voix.

Il l’entendit soupirer longuement.

- Il y a toujours de l’espoir, n’est-ce pas ? Même quand on croit que tout s’arrête, que c’est la fin, qu’ils sont les plus forts… Je croyais que c’était la fin, qu’ils avaient gagné. Je ne comprenais rien de ce qui arrivait, mais la mort était partout. Et puis tu es venu et la vie est revenue. Fragile et incertaine, mais présente. C’est en elle que je crois désormais et que je croirais tant qu’il me restera un souffle de vie.
- C’est en elle que nous devons croire et puiser toutes nos forces. De tout notre cœur et de toute notre âme.

Il avait prononcé ces mots sans savoir que c’était le crédo complet des Guggenheim, celui qu’Isabella et Joan voulaient honorer en lavant la souillure que Richard avait imposée.

Suzann bougea légèrement la tête. Sa voix devint différente, à la fois forte et fragile, émouvante et assurée. Il n’aurait su la qualifier, mais il sut avec certitude qu’il n’oublierait jamais le ton de sa voix à cet instant-là et que les mots qu’elle prononça resteraient dans sa mémoire. S’il devait mourir à New York, ce seraient ces mots qui lui viendraient à l’esprit, au moment ultime.

- Oliver. Pars, car ce n’est pas que pour nous que tu vas le faire. Nous, ici, là-bas. Tu voulais te battre pour que demain, les enfants puissent rire à nouveau, chanter, jouer, librement. Etre vivants. Alors fais-le pour le tien à venir.

Il l’écarta alors un peu, la tenant fermement par les bras. Son regard n’avait jamais été aussi profond.

- Un enfant ? Tu attends un enfant ?
- Je ne suis pas tout à fait certaine… il est encore un peu tôt, mais… mais je crois que oui.

Alors il la reprit contre lui en la serrant très fort et se dit qu’il avait une nouvelle raison d’agir et de se battre. Et que cette raison lui donnerait suffisamment de force pour revenir vivant. Pour venir la chercher, pour venir les chercher.
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Sam 13 Déc 2014 - 13:35
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

Merci pour cette suite dynamique et émouvante! Good Master J'aime aussi l'idée de ne pas se laisser aller au désespoir. Cool

Je suis en train d'écrire une suite de mon côté. J'espère pouvoir poster bientôt. Wink

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Sam 13 Déc 2014 - 15:59
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles!

Soupir.... Limeye, cette suite était si émouvante! Wow Hug Kiss Et comme d'habitude, avec un rebondissement... et pas n'importe lequel! Master Clap Oliver va être papa... jump jump jump Il ne pouvait avoir de motivation plus puissante à la veille de partir pour cette mission périlleuse à New York... quelque chose me dit qu'il pourrait bien pouvoir faire quelque chose pour Joan... Question Neutral

Chapeau à toutes les deux pour la continuation de ce récit mouvementé.... Good Best Frégo, j'ai bien hâte de voir ce que tu vas nous concoctes... jump jump jump Je suis plongée de mon côté dans le dernier défi, Rolling Eyes je devrais pouvoir poster bientôt.. Ashamed

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