Captain Future    Fans Forum Index du Forum
Captain Future Fans Forum
The definitive Captain Future forum for the fans community all over the world !
FAQ Rechercher Membres Groupes S’enregistrer Connexion
Captain Future Fans Forum Index du Forum
Captain Future Fans Forum Index du Forum Captain Future Fans Forum
Captain Future Fans Forum Index du Forum FAN CLUB
Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Sujet précédent :: Sujet suivant
Poster un nouveau sujet     Répondre au sujet
Dim 17 Aoû 2014 - 13:20
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 051
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello les filles (heu, je m'excuse pour les éventuels gars, mais bon, dans le genre forum féminin, si vous voyez ce que je veux dire...)

BREF !

J'ai encore un passage à vous livrer. Je suppose que vous avez toujours le kit "fleur bleue" à porter de main ? Avec louche, cuillères différentes tailles, serpillière etc... Sinon, allez le chercher vite Run !

Et j'espère ainsi répondre aux attentes de Flamme.

Après, ben... après, soit je reviens à New York et je décris ce qui commence à arriver à Guggenheim et à ses sbires, mais je pense que c'est encore un peu tôt dans le récit. Faudrait que Frégo avance de son côté Chut . Mais bon, je mets pas la pression Naughty ! Je sais bien que ce n'est pas toujours facile (soupir).

bizz vizz et bon dimanche. Moi, j'ai décidé de buller Laughing

Limeye


Très vite, Oliver s'habitua à leurs nouvelles conditions de vie. Il ne souffrait pas trop de la chaleur, et l'humidité ambiante lui parut aisément supportable, au regard de l'atmosphère létale qui régnait sur New York. Comme le faisait aussi Suzann, il avait abandonné les vêtements de ville pour se vêtir plus légèrement, tout en prenant soin de bien protéger ses pieds et ses jambes, à cause des plantes, parfois coupantes, mais surtout des animaux. Même si les Indiens circulaient beaucoup autour de leur village ou sur le chemin de l'usine, nul n'était à l'abri d'une mauvaise rencontre, notamment avec un serpent.

Suzann et lui aidaient au mieux à l'usine et bientôt, le procédé de fabrication de l'antidote n'eut plus de secrets pour eux. La transformation en poudre était en effet la partie la plus délicate du processus, mais il fallait aussi être rigoureux quant au mélange des plantes. Jasper veillait à tout cela. Au premier abord, on pensait qu'il était un peu rêveur, mais Oliver apprit à le connaître et sous une apparente nonchalance, il cachait une grande concentration et une résistance à toute épreuve. Oliver se demanda si cela lui venait de l'antidote ou si c'était dans sa nature. Il retrouva cependant chez lui certains traits de caractère de Joan.

Il n'avait pas reparlé d'elle avec Jasper, mais il se sentait soulagé de la savoir vivante. Néanmoins, lui aussi se demandait quelle nouvelle menace pesait sur elle. Jasper était persuadée que Guggenheim chercherait à atteindre Isabella et pour lui, protéger sa belle-soeur était un de ses buts secrets. En luttant pour affaiblir au plus vite Guggenheim sur Terre, il espérait y contribuer.

Un après-midi, Jasper s'absenta durant quelques heures, et à son retour, Oliver devina qu'il avait appris des nouvelles. Mais ils n'en parlèrent que le soir, après le repas. Ils s'étaient assis un peu à l'écart du feu, non loin de l'abri d'Oliver et de Suzann. La jeune femme, même si elle retrouvait des forces, se couchait tôt le soir. Dans la journée, elle ne voulait pas rester sans rien faire, mais il fallait parfois qu'Oliver ou Tukini insistent pour qu'elle arrête avant eux de travailler et regagne plus tôt le village pour s'y reposer.

- Oliver, j'ai été en contact avec Nukibé tout à l'heure.
- Ah ?
- Il est parvenu à mettre sur pied, en partie avec Eduardo, mais pas seulement, un réseau de distribution de l'antidote à New York et dans les alentours. Il va falloir accélérer la production. Eduardo doit revenir chercher du stock d'ici deux jours.
- C'est une bonne nouvelle. Nous avons bien avancé, il pourra repartir avec un plein chargement.
- Oui, pour cette fois, c'est bon, mais il reviendra une fois par semaine désormais. J'en sais aussi un peu plus sur ce qui s'est passé sur Uranus. Il m'a confirmé que les approvisionnements en Daminthor étaient désormais coupés. Et je ne suis pas fâché, sur un plan plus personnel, que le général Raad ait repris les commandes. Nous nous engageons dans le dernier acte de la lutte, Oliver.
- Ca va être le grand embrasement, tu crois ?
- Je ne sais pas. Ce n'est pas sûr. Mais ce qui est certain, c'est que la situation pour tous les résistants sur Terre va devenir très difficile. Nous ne sommes pas à l'abri. Il ne faut pas nous croire à l'abri. Quand Guggenheim va mesurer ce que cela implique que d'être privé de daminthor, alors l'enfer risque de se déchaîner ici. Alors, bien égoïstement, je suis heureux que certaines personnes qui me sont proches ne soient pas sur Terre.
- A commencer par ta belle-soeur et ta nièce, j'imagine ?
- Pas uniquement.

Mais Jasper n'en dit pas plus.

- A part produire l'antidote, reprit Oliver, conscient que Jasper ne voulait pas s'étendre sur certaine question, que pouvons-nous faire ?
- C'est déjà beaucoup. A chacun selon ses capacités. Nous devons toujours avoir cela à l'esprit.
- Oui, bien entendu. Mais tu sais... il m'arrive de regretter d'avoir quitté New York, ces jours-ci, dit Oliver. Je ne peux plus fournir d'informations au colonel.
- Ne te soucie pas de cela. Nukibé m'a dit qu'il envisageait aussi d'infiltrer d'une autre manière les renseignements.
- Ah ?
- Oui, je n'en sais pas plus, et je pense que c'est encore à l'état de projet. Et n'oublie pas une chose : nous ne sommes pas très nombreux à pouvoir lutter. Chaque personne compte. Si tu étais resté, je ne suis pas certain que tu aurais eu la possibilité de nous fournir d'autres informations, et tu serais mort à l'heure qu'il est. Inutilement.
- Hum, répondit simplement Oliver.

Puis le jeune homme reprit :

- As-tu d'autres nouvelles du Président ? De ce qu'ils préparent sur Phoebe ?
- Non. Peut-être que Nukibé le sait, mais il n'a pas voulu me le dire. Pour des raisons de sécurité. Quand une attaque d'envergure se prépare, moins de gens sont au courant, et mieux c'est. Nous le saurons quand nous devrons le savoir, afin d'agir à notre niveau. Et ce sera peut-être simplement pour nous protéger.
- Tu crains qu'on nous attaque ici ?
- C'est toujours possible. Quelqu'un peut repérer Eduardo, le suivre, avec une puce d'espionnage... tout est possible.
- Que ferions-nous alors ?
- On s'enfoncera dans la forêt. Avec nos amis, dit-il en désignant d'un vague geste le village autour d'eux. Ils ont un camp qu'ils appellent le camp des pluies. Ne me demande pas pourquoi, avec l'humidité qu'il y a déjà ici... Mais c'est au coeur de la forêt. Pour y aller... il faut vraiment vouloir ou devoir y aller.
- On ne nous y suivra pas ?
- Non. Et pour une très bonne raison : la magie indienne.
- La magie indienne ?
- Oui. Et je peux t'assurer qu'elle marchera encore mieux sur ces espèces de vampires. C'est comme le venin des serpents. Pour guérir, il faut du venin. Sous une autre forme. Pour lutter contre des vampires, il faut aussi des vampires. Sous une autre forme. Mais ne t'inquiète pas, ces "visions" ne seront que pour eux, pas pour nous.
- J'espère. Car en matière de visions horribles, j'ai eu ma dose pour plus d'une vie.

Jasper n'ajouta rien. Puis il poussa un long soupir, s'étira et dit :

- Allez, demain, on mettra les bouchées doubles pour la livraison à faire à Eduardo. On a besoin de sommeil. Bonne nuit, Oliver.
- Bonne nuit, Jasper.

Oliver le regarda s'éloigner et gagner son propre abri. Puis il se leva à son tour et entra dans la petite hutte de branchages et de feuilles. Il chassa quelques insectes rampants, pas dangereux, mais il ne voulait pas les voir traîner sur le sol. Le caméléon apprivoisé qui "vivait" avec eux devait déjà être repu.

Il s'approcha du hamac où dormait Suzann et constata qu'elle était réveillée.

- Tu ne dors pas ?, s'inquiéta-t-il.

Elle secoua la tête et il vit qu'elle était triste.

- Qu'est-ce qui se passe, Suzann ?

Il craignait qu'elle n'ait fait un cauchemar ou qu'un souvenir ne revienne la hanter.

- Oliver... Je sais que ma question est idiote, mais... ce n'est pas la première fois que je t'entends parler avec Jasper et...
- Tu nous as entendus ?
- Un peu. Je ne veux pas être indiscrète. Je m'étais endormie et puis une bestiole m'a réveillée.
- Ah.
- Oui. Je sais qu'il se passe des choses horribles dans le monde et qu'on se bat, ici, comme on peut. Que ce que l'on fait est important, même si c'est juste une goutte d'eau. Que les gouttes d'eau ajoutées les unes aux autres forment une rivière. Et alors... ça, ça va te paraître dérisoire.
- Quoi ? Qu'est-ce qui devrait me paraître dérisoire ?
- Et bien... ce n'est pas la première fois que tu parles de sa nièce avec Jasper. De Joan. Elle est importante pour toi, n'est-ce pas ?

Oliver prit une profonde inspiration. Il avait caché bien des choses à Suzann, notamment les détails concernant la mort de son mari, ce qui était arrivé aux familles des agents, et des tas d'autres choses horribles. Mais en ce qui les concernait, tous les deux, il ne voulait rien lui cacher.

- Elle a été importante pour moi. Très importante. J'ai été amoureux d'elle. Elle... elle aussi, un peu, je crois. Mais elle a sa vie, maintenant, et si c'est ce que je pense, j'en suis heureux pour elle. Mais pas avec tristesse ou regret. Simplement heureux parce qu'elle est une femme exceptionnelle et elle mérite le meilleur pour sa vie. J'ai longtemps été malheureux, après notre séparation, non à cause d'elle, mais je l'ai compris il y a peu, parce que je n'avais pas été à la hauteur, que je n'avais pas pris assez soin d'elle. Aujourd'hui, je sais ce qui me manquait et je l'ai trouvé. Je ne sais pas ce que sera demain, Suzann. Ca peut être l'enfer, ou, au mieux, ce sera un monde à reconstruire. Mais je n'imagine pas demain sans toi. Parce que je suis amoureux de toi et que je veux être à tes côtés. Que je veux reconstruire une vie, la tienne, la mienne, malgré les débris, malgré le passé, les épreuves et les souvenirs. Parce qu'il y a la vie et qu'il faut croire en elle. Parce qu'il y a eu trop de douleurs et qu'il faudra simplement cesser d'être égoïste. Qu'il faudra prendre soin des autres, de l'autre. Et moi, je veux prendre soin de toi. Pas seulement là, maintenant, alors que la menace pèse sur nous. Demain aussi, quand elle ne sera plus. Car elle ne sera plus, j'en suis certain, même si nous risquons de connaître encore des jours sombres.

Elle l'avait fixé avec profondeur et attention, tout le temps qu'il avait parlé. Son coeur cognait fort dans sa poitrine. Hier, avant le coup d'état, elle était une simple femme, avec une vie simple. Un mari aimant qu'elle aimait beaucoup. Un petit garçon, le fruit de leur amour. Tout cela lui avait été enlevé. Elle aurait pu les rejoindre dans la mort. Cela paraissait être son destin. Et puis Oliver était arrivé. Il l'avait maintenue en vie. Aujourd'hui, ils se battaient, aux côtés de Jasper, des Indiens, d'autres gens qu'elle ne connaissait pas et qu'elle ne connaîtrait sans doute jamais. Mais c'était le lot de la lutte. Sans doute que ce combat avait aussi de terrible qu'il n'effaçait pas les souvenirs. Qu'ils les rendaient plus prenants, plus douloureux aussi. Mais ce combat avait aussi d'extraordinaire qu'il balayait tout. Il les obligeait, tous, à choisir, à prendre des décisions, à s'engager, à s'impliquer, à lutter. Mais il les obligeait avant tout à vivre. Et vivre pour Suzann, c'était aimer. Aimer Oliver. Pas parce qu'elle lui devait la vie. Non. Parce que pour elle, il était la vie. Comme elle l'était pour lui.

Elle tendit doucement la main vers sa joue, la caressa du bout des doigts. Il la fixait avec intensité.

- Oliver...
- Oui ?, souffla-t-il, osant à peine dire quelque chose de peur de briser la magie de leurs regards et de la sensation causée par ses doigts sur sa peau.
- Je peux te demander quelque chose ?
- Bien sûr, répondit-il avec une certaine chaleur dans la voix.
- Fais-moi l'amour, s'il-te-plaît. Très fort.
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Dernière édition par limeye le Mer 3 Sep 2014 - 03:43; édité 1 fois
Back to top
Dim 17 Aoû 2014 - 13:20
Auteur Message
Publicité

Sujet du message: Publicité
PublicitéSupprimer les publicités ?
Back to top
Dim 17 Aoû 2014 - 19:36
Auteur Message
Frégo 80
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 08 Déc 2013
Messages: 511
Localisation: Toronto, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou tout le monde!

Je suis en vacance au Québec en ce moment! J'ai commencé à écrire le passage de la rencontre entre Emma, Isabella et Cie et Kim et ses hommes. Je sais que j'ambitionne avec le grillpolline! Ashamed J'espère vous poster la suite bientôt! Wink

Ta suite est: Good Master Kiss Wow Hug flower

C'est quoi la magie secrète des indiens? Des hallucinogènes? Question Devil Mort de Rire



A+

Frégo Cool
_________________
La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Dernière édition par Frégo 80 le Lun 18 Aoû 2014 - 13:18; édité 1 fois
Back to top
Lun 18 Aoû 2014 - 03:50
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 789
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles!

Merci d'avoir prévenu pour le kit de nettoyage, Limeye... Il est toujours prêt, mais une fille avertie en vaut deux... Mr. Green Wow

La conversation entre Oliver et Suzann m'a fait fondre... Wow Mais je n'ai pu m'empêcher de penser que ce doit être difficile de faire l'amour dans un hamac... Mort de Rire Laughing

Le mauvais esprit d'Elaine a déteint sur moi pour celle-là, je l'admets... Ashamed Wall

Mais j'ai adoré ton post! Et je me demande à qui Jasper fait allusion, quand il parle de ceux qui lui sont chers, qui ne sont pas sur Terre, qui ne sont pas Isabella et Joan, et desquels il ne veut pas parler... Question

Avec un peu de chance, Frégo, tu pourras avoir un peu de chaleur pour tes vacances... On en a perdu un peu, déjà... Mais ça devrait remonter mercredi! Wink

Le grilpoline, lui, continue de chauffer assidûment... Il ne relâche jamais! Mr. Green jump jump jump

O-tho, si tu es revenue de vacances, fais-nous signe! On a bien hâte de te retrouver... Game

Bizz Vizz
Flamme
flower
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Mar 26 Aoû 2014 - 15:58
Auteur Message
Frégo 80
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 08 Déc 2013
Messages: 511
Localisation: Toronto, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou! Me revoilà! Tout le monde est bien calciné? Mort de Rire Limeye, merci pour tes suites! Jasper et Olliver sont vraiment faits pour s'entendre! Merci de votre patience! Allez hop! Plus de temps à pardre!

Ezra conduisit Isabella, Emma, la Capitaine D'Issa, le Capitaine Buckley et le Lieutenant Majorek vers la salle à manger commune. Kim Ivan s'y trouvait avec ses lieutenants Grabo et Nékiri et ses hommes. Ils avaient pris l'habitude de venir tôt pour le petit déjeuner et à attendre au dernier service pour le déjeuner et le dîner.

Ils étaient encore réticents à se mêler aux hommes de troupes du président Carthew, bien que personne ne peut nier qu'ils aient fait plus que leur part pour aider à contrer les forces de Guggenheim sur Encélade, Japet et Titan. Les vieilles méfiances et rancunes entre forces de l'ordre et anciens pirates prendraient du temps à se dissiper.

Ils voulaient aussi cacher leur présence et leur participation aux raids décisifs contre Encélade, Japet et Titan le plus longtemps possible face à d'éventuels espions de Guggenheim. Les images de la torture et de la mort du général Anders étaient encore gravées dans les esprits de Kim Ivan et de ses hommes.

«Si cela ne tenait qu'au vieux, la règle serait que celui qui s'oppose à lui est condamné et celui qui se soumet à lui est damné! Il n’y a qu’un choix pour un type de son espèce, la rébellion! Pour construire un monde libre pour les miens, ici, maintenant! Et maintenant je sais nous ne sommes pas seuls à vouloir cela.

La colonel Watson et son équipe qui sont intervenus en douce pour causer ce fameux boucan sur Uranus en est la preuve. Ça va être intéressant de les rencontrer. J’espère qu’on ne va pas faire trop peur à Mme Randall; quoique, elle a dû en voir d’autres avec le vieux et sur Uranus!» Songea Kim Ivan.

Sa réflexion fût interrompue par l’arrivée d’Ezra suivi de la colonel Watson et son équipe. Kim regarda l’équipe hétéroclite qui venait à sa rencontre. Deux femmes dans la quarantaine, deux hommes dans la vingtaine et la trentaine et une grande Uranienne d’un mètre quatre vingt dix dans le début de la trentaine, d'une stature imposante. Tous semblaient être au sommet de leur forme physique et avoir une tête sur les épaules. Kim les trouvait plutôt avenants quoique stoïques. Le groupe idéal pour trouver des alliés et se faufiler sous le nez de l’ennemi et l’abattre d’un coup précis.

« Et de toute évidence, la colonel et Mme Randall se connaissent depuis longtemps . Elles proviennent du même milieu que Guggenheim, et Mme Randall connaît sûrement le vieux mieux que quiconque. Les grains de sable parmi d’autres pour foutre ses plans en l’air! » Pensa encore Kim.

De son côté, Isabella Randall observait aussi les ex-pirates. Toute une diversité de durs à cuire qui en ont vu et fait voir de toutes les couleurs. Tous cependant avaient l'air inquiet et songeur, y comprit un grand et imposant Martien assis au centre de la tablée et deux Joviens assis à sa droite et à sa gauche. « Kim Ivan et ses lieutenants, je présume. Pensa Isabella . Je peux jurer que les expression songeuses et inquiètes de leurs visages sont les mêmes que celles que j'ai observées en me regardant dans le miroir ce matin! De toute évidence, nous logeons tous à la même enseigne en ce moment.»

- Ouais... ça ne ripaille pas très fort par ici. Chuchota Emma Watson.

- Apparemment, les ex-pirates et nous sommes tous d'accord pour dire que ce n'est pas le moment, mon colonel. Chuchota le lieutenant Majorek.

Ezra, Isabella, le Capitaine Buckley et la capitaine D'Issa accueillirent ces propos avec un lent hochement de tête.

- C'est bien ce que je me disait aussi. Conclut Emma.

Le groupe formé par la colonel Watson et son équipe, faisait aussi une impression sur ses hommes, à l’exemple de Vadek et Jefferson. Tous les deux tournèrent la tête en voyant la grande Uranienne pour buter tour à tour sur le même pilier et se retrouver par terre avec leur plateau renversé. Incrédule d’avoir provoqué ce genre de réaction, elle avait levé les avants bras vers le ciel et avait soulevé les deux compères pour les remettre sur leurs pieds. Cela provoqua quelques rires parmi les pirates. Les deux compères s’étaient contenté de rougir et de ramasser leurs dégâts.

- Eh bien Kim, je vois que nos amis Vadek et Jefferson ont déjà fait la connaissance de la Capitaine D'Issa. Fit Ezra avec une note d'humour.

- Enchanté, Capitaine. Fit Kim d'un signe de tête en portant 2 doigts sur sa tempe.

- Moi de même Monsieur Ivan. Fit la Capitaine D'Issa. Mon colonel, d'habitude, je suis la première à balancer le protocole par dessus bord mais là je me sens un peu gênée d'être présentée avant ma supérieure hiérarchique. Ajouta-t-elle à l'intention d'Ezra.

L'humilité et le désir de discrétion de la capitaine plût à Kim Ivan. Ezla lui avait dit qu'elle avait Guldhur, un gros bras droit du vieux, à son actif personnel durant l'intervention sur Uranus mais il comprenait et respectait le principe de la discrétion. Personne n'avait intérêt à passer ou se faire passer pour un caïd en ce moment.

- La gêne est une mauvaise habitude dans mon livre à moi Capitaine. Intervint la Colonel Watson. Monsieur Ivan, je suis la Colonel Emma Watson. Dit-elle en tendant une main que Kim Ivan serra sans hésiter. Je me doutais un peu que c'était vous les alliés dont parlait le Capitaine Flam et que le colonel Gurney allait me présenter aujourd'hui. Merci pour votre aide et celle de vos hommes...à tous les points de vus. Ajouta-t-elle.

- Je vous présente mes bras droits, Nekiri et Grabo. Fit Kim. Ceux-ci firent un signe de tête. Ni moi ni mes hommes ne serions ici sans l'aide du Capitaine Flam, de certains qu'on croyait nos ennemis et l'effort de tous , Colonel Watson. Fit Kim Ivan.

- En effet. Fit la Colonel Watson. Je vous présente mes autres collaborateurs : Le Capitaine Buckley, le lieutenant Majorek et Mme Randall.

- Je pense que nous avons croisé le Capitaine, Buckley à quelques reprises depuis notre arrivée sur Phoèbe. Interrompit Nekiri en souriant au Capitaine Buckley d'un air ententu. Il est très divertifié dans ses fonctions pour votre service. J'en prendait des douzaines comme lui avec moi si j'était vous colonel, sincèrement.

- Eh bien, j'ai vraiment encore du travail à faire pour passer inaperçu. Déclara le Capitaine Buckley, un peu dépité.

- C'est quand-même pas facile de passer sous le nez de Nekiri, Capitaine. Réplica Kim Ivan.

- Ni sous le nez de Mme Randall, ces temps-ci. Fit le Capitaine Buckley de plus en plus gêné.

- Dans ce domaine là, il faut savoir où s'arrêter. Fit Grabo. Il ne faut pas se rendre au point où vos amis ne vous reconnaissent plus. C'est là qu'on se met dans la merdre. Mais vous Lieutenant Majorek, vous faites dans un autre genre de maquillage, il paraît. Pour nous, pourriez-vous faire quelque chose? Demanda-t-il subtilement.

- Eh bien...je vais voir ce qui est dans votre palette de couleur! Fit Majorek en regardant de côté vers la Colonel Watson.

Il y eut des ricanements sous cape.

- C'est sûr que moi non plus je ne ferais pas ce genre de trucs sous le nez mon chef! Fit Grabo.
Cette fois tout le monde éclata de rire. Tout le monde était reconnaissant des ce relâchement momentané de la tension.

- Ça fait une éternité que je n'avait pas entendu des rires, merci Monsieur Ivan. Fit Isabella Randall en serrant la main de Kim Ivan. Merci...pour ma fille...Ajouta-t-elle avec un léger tremblement dans sa voix.

- Moi et mes hommes pouvons aussi remercier votre fille d'être dans un état aussi correct que nous le sommes, Madame Randall. Fit Kim. Elle a fait cet effort malgré tout ce qui lui est tombé personnellement dessus avec les ripoux parmi la police et les têtes brûlées parmi mes hommes, pendant ce voyage en enfer! Et je sais que ce n'était pas juste par pragmatisme comme moi j'ai fait si souvent les choses par le passé.

- Ses alliés et amis ont répondu présents durant ces moments là. Vous et vos hommes ici présents Music en font parti. Fit Isabella. Ce n'est plus du pragmatisme.

- Oui les amis et les alliés étaient présents ...mais pas seulement... je crois que vous comprenez. Fit Kim.

Isabella hocha la tête. «Oui Monsieur Ivan, je comprends. L'amour que voue Curtis Newton à ma fille était présent. Je mesure ce qu'il est capable de faire pour elle. J'espère qu'il voudra en parler à quelqu'un. »

- J'espère presque que le vieux apprendra que nous avons ri aujourd'hui et qu'il en crève de dépit! Continua Kim.

- Il a sûrement appris des choses. Fit sombrement Ezra. Il reste à savoir par qui.

- Oh ça...j'ai toute une galerie de connaissances douteuses qui avaient l'habitude d'opérer dans ce secteur qui me viennent en tête. Fit Nekiri.

- Moi j'ai une connaissance en tête qui faisait des contrats pour les grosses gommes. Fit Grabo.

- Dans ce cas, nous aurons des listes à comparer, Messieurs. Fit Isabella.

- Mais pas ici. Fit la Colonel Watson.

- Oui, commençons ou finissons de manger ou de prendre notre café avant l'arrivée des autres goinfres. Fit la Capitaine D'Issa.

- Tout à fait. Firent Vadek et Jefferson. Tous les autres hochèrent la tête.

A+

Frégo Cool
_________________
La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Dernière édition par Frégo 80 le Ven 29 Aoû 2014 - 22:53; édité 1 fois
Back to top
Mar 26 Aoû 2014 - 20:21
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 051
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello Frégo !

la seule manière de me faire calciner, c'était d'attendre la suite de nos histoires, que ce soit celle-ci ou D'un mystère à l'autre. Car sinon, on est sous le déluge ou presque... un vrai temps de novembre, à ressortir les chaussettes et les manteaux ou presque ! Tu parles d'un mois d'août...

Enfin, il y a heureusement de la lecture pour nous faire oublier ces aléas climatiques... J'aimerais bien que le Capitaine Flam trouve une solution au problème du réchauffement climatique, mais je crois hélas que les hommes devront faire sans lui...

bref ! Revenons à nos moutons !

jolie suite très attendue ! J'ai aimé comment tout le monde s'observe, et comment, finalement, le dialogue s'engage grâce à la Capitaine d'Issa ! Chacun s'observe mais a déjà bien conscience, du moins pour les principaux protagonistes, de ce que les autres ont fait. J'attends de voir avec intérêt maintenant comment tout ce petit monde va coopérer !

tu continues ou j'écris la suite ? (voilà que je te mets la pression à peine tu as publié, je suis incorrigible Mort de Rire ).

et n'est-ce pas qu'Oliver et Jasper pouvaient bien s'entendre ? J'espère que la description que je donne de Jasper correspond aussi à ce que tu avais imaginé...

bizz vizz

Limeye
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Mar 26 Aoû 2014 - 21:15
Auteur Message
Frégo 80
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 08 Déc 2013
Messages: 511
Localisation: Toronto, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye !

Je veux poster une autre suite d'ici un jour ou deux, mais si tu brûles d'écrire quelque chose de ton côté, tu peux y aller. Mort de Rire Ta description de Jasper est tout à fait comment je m'imaginais le personnage! Good

A+

Frégo Cool
_________________
La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Back to top
Mer 27 Aoû 2014 - 11:30
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 789
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo!

Bravo pour cette suite! Good Best Clap

Je me suis vraiment amusée, j'ai vraiment aimé l'humour que tu as distillé tout le long du texte, et cette façon graduelle pour chacun des groupes de s'apprivoiser... Youpi Game

La réaction de tout le monde face à la capitaine d'Issa m'a bien fait rire, Mr. Green mais ce n'était rien quand j'ai lu qu'elle a dû relever ces pauvres Vadek et Jefferson... Laughing Mort de Rire

L'échange cordial entre Isabella et Kim m'a beaucoup plu... avec cette émotion contenue... flower

Je suis curieuse de voir ces listes de noms à comparer... Neutral

Encore Bravo Frégo!
As-tu le temps, durant tes vacances, pour faire quelques défis? Ça me manque... Wink Et je suis certaine que je ne suis pas la seule!

Bizz Vizz
Flamme
Music
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Mer 27 Aoû 2014 - 20:51
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 051
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Bonsoir Frégo, bonsoir les filles,

je vais attendre, Frégo, que tu publies la suite... je pourrais certainement écrire durant le week-end ! Donc si tu postes avant, j'enchaînerai peut-être...

bizz vizz !

Limeye
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Ven 29 Aoû 2014 - 02:39
Auteur Message
O-tho
Captain Future
Captain Future

Hors ligne

Inscrit le: 12 Déc 2013
Messages: 313
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Couou les filles,

Eh ben vous avez ete prolifiques sur celui-la! Bravo! Good Master

Je vois que les choses ont bien avance entre Suzanne et Oliver....Tant mieux, vaut mieux qu' il oublie Joan de toute facon...

et la chasse aux sorcieres (ou aux taupes...) va commencer on dirait..... Mr. Green

O-tho jump jump jump

Back to top
Ven 29 Aoû 2014 - 18:34
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 051
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou O-tho !

on t'a laissé beaucoup de lecture pour ton retour en effet... pas d'overdose, ça va ?

je pense que la chasse aux sorcières sera écrite par Frégo : elle maîtrise mieux que moi ce genre de choses. J'écrirai d'autres parties, mais je dois vous avouer que j'ai un scénario quasi intégral pour toute la fin Mort de Rire . Mais bon...

bizz vizz

Limeye
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Ven 5 Sep 2014 - 12:56
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 051
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles !

loin de moi l'envie de mettre la pression sur Frégo, mais je commence à rédiger des tibouttes de la suite. J'espère ne pas te couper l'herbe sous le pied, Frégo, avec le passage suivant (et une suite en préparation). Dis-moi si cela ne te convient pas !

bonne lecture !

bizz vizz

Limeye


Ce matin-là, Curtis s’était levé tôt et pendant qu’Ezra présentait Kim et ses hommes à Emma et Isabella, il s’était rendu au Comète. Il s’y trouvait encore avec Simon et Grag et faisait le point sur les menues réparations et préparatifs à apporter au vaisseau, lorsque le Président Carthew le fit appeler. Il se rendit auprès de lui avec Simon, laissant Grag poursuivre le chek-up.

Lorsqu’il entra dans le bureau du Président, les visages de ses interlocuteurs étaient graves. Là se trouvait aussi le général Grant.

- Bonjour Capitaine, Professeur, les saluèrent-ils, puis Carthew l’invita à prendre place avec eux. Un café ?
- Volontiers, accepta le jeune homme en s’asseyant.

Grant prit alors la parole :

- Capitaine, Professeur, nous avons reçu dans la nuit des nouvelles du colonel Nukibé. Il nous a fait suivre un document très particulier. Nous ne l’avons pas encore consulté, nous vous attendions pour cela, mais il nous a prévenus : cela est encore pire que la mort d’Anders ou celle de Madame Bonnell. Il nous a également informés de soucis rencontrés par son informateur : il est en train de mettre en place un plan de sauvetage pour le récupérer, il aurait été repéré et Nukibé ne veut pas lui faire courir plus de risques.

Curtis fronça les sourcils. La situation devenait de plus en plus préoccupante sur Terre. L’urgence d’agir se dessinait aussi, et il se demanda s’il aurait vraiment le temps d’aller récupérer Joan et Maëva sur Tyrial avant de se lancer dans le dernier combat.

- Etes-vous prêts à regarder le document de Nukibé ?, interrogea Carthew.
- Oui, Président, allons-y, répondit Curtis.

Et Simon bougea ses tubes oculaires en signe d’assentiment. Ils prirent d’abord connaissance d’un document écrit par Nukibé lui-même et résumant le contenu de plusieurs fichiers qu’il avait joints. Il s’agissait de la description de la mise à mort des familles des agents. Curtis comprit que les documents contenaient certainement les détails de ce plan, depuis l’organisation du regroupement des familles, leur transfert dans un lieu isolé et la façon dont elles étaient exécutées. Rien que ces données étaient déjà terribles, mais quand les trois hommes et le professeur comprirent qu’ils allaient aussi voir des images et des films, ils se regardèrent un moment avant de continuer. Ce fut Curtis qui prit la parole :

- Nous devons continuer, Monsieur le Président. Quelques soient les images, nous devons les voir. Nous devons savoir et faire savoir. C’est notre devoir.

Un silence lourd se fit dans le bureau alors qu’ils commençaient à regarder les films et les photos découverts par Oliver. Lorsque ce fut terminé. Les regards des trois hommes étaient embués de larmes et Simon se sentait lui-même incapable de dire le moindre mot. Curtis se leva et d’un pas pesant, il se dirigea vers les fenêtres du bureau présidentiel. Ni Grant, ni Carthew n’étaient capables de prononcer le moindre mot.

Le général jeta un regard en direction du Capitaine. Carthew, les mains serrées posées sur la table, avait les yeux fermés. Grant semblait attendre que le jeune homme prenne la parole. Curtis le perçut et dit :

- Président, mon général. N’attendons plus. Attaquons Guggenheim. Visons-le directement. Il faut que je puisse avoir dès ce matin un entretien avec le gouverneur de Saturne, mais également avec les commandos qui ont mené l’attaque contre Akenov. Je vais avoir besoin d’eux.
- Je vais contacter le gouverneur, dit Grant d’une voix blanche.

Carthew se redressa et hocha la tête, toujours sans dire le moindre mot. Il n’était pas certain d’être capable de parler.

- Je vais également voir tout de suite Jennings pour prendre contact avec Nukibé. Quels contacts avons-nous à New-York ?
- Plus aucun… enfin, plus aucun de fiable. Tout dépend des informations que vous voulez obtenir…
- Bien, je vais voir ça avec Nukibé. Simon, viens avec moi, s'il-te-plaît.

Curtis sortit aussitôt du bureau présidentiel, Simon planant en silence à ses côtés. Le professeur n'avait pas prononcé le moindre mot depuis qu'ils avaient pris connaissance des documents. Avant d'entrer dans la salle de communication, cependant, il retint Curtis :

- Mon garçon, commença-t-il et à la façon dont sa voix résonna si particulièrement, Curtis comprit que Simon était en proie à une très vive émotion, peut-être jamais ou très rarement ressentie jusqu'à présent par le cerveau volant. Avant de voir Jennings, écoute-moi.

Curtis fit un simple signe de tête en guise d'assentiment.

- Ce que nous avons vu est pire que tout ce que nous pouvions imaginer. L'enfer règne sur Terre. Je comprends ton sentiment à vouloir agir vite, désormais, je crois que nous le ressentons tous. Mais nous devons aussi monter soigneusement notre plan d'attaque. Nous n'aurons pas de deuxième chance. N'oublie pas non plus que nous sommes sans doute les seuls à pouvoir faire quelque chose. Quand je dis nous, c'est nous, les Futurmen, à bord du Comète. D'autres troupes, nombreuses et aguerries pourront sans doute intervenir également, mais pas dans l'immédiat. Et si nous, nous échouons et mourrons...
- D'autres prendront notre place, Simon, j'en suis certain, répondit Curtis avec chaleur.
- Certainement, oui, mais dans des mois ou des années. Il faut du temps pour organiser la résistance. La bonne volonté et le courage ne suffisent pas.
- Ils sont pourtant essentiels pour y parvenir.
- Oui. Et puis...
- Et puis, Simon ?, demanda Curtis d'un air interrogatif.
- Je voudrais que tu penses à Joan.
- Je ne cesse d'y penser, Simon, encore plus depuis ce matin. Je dois faire quelque chose. Ce que je m'apprête à faire là, je le ferai aussi pour elle et pour notre enfant. Je ne peux me résoudre à imaginer un monde tel que nous l'avons devant nos yeux pour eux deux !

Simon plana un instant, d'une manière un peu saccadée, signe de sa profonde préoccupation.

- Nous connaissons suffisamment Joan pour savoir qu'elle te laissera partir et qu'elle comprendra ce que tu vas faire, même s'il s'agit d'un sacrifice. Elle y est prête comme nous le sommes, Grag, Otho et moi. Mais accordez-vous, accorde-lui la possibilité de te revoir avant de gagner la Terre. Cela nous donnera aussi le temps de préparer notre attaque.
- Je n'ai pas pris ma décision encore à ce sujet, Simon. Ne te fais pas de soucis, cette attaque sera préparée au mieux. Avec Taggart également. Et il est possible que je décide, en effet, de retourner sur Tyrial. J'ai aussi une promesse à tenir : celle de permettre à Isabella de revoir sa fille le plus rapidement possible. C'est aussi pour cela que je tiens à ce que le Comète soit prêt, et vite.

Puis Curtis eut un geste qu'il avait rarement : il se saisit du cerveau volant entre ses deux mains et le regarda fixement :

- J'ai conscience de mes responsabilités, Simon, comme de mon devoir. Sois sans crainte à ce sujet.

Puis il le relâcha et ils entrèrent dans la salle de communication où Jennings se tenait, consciencieux et attentif devant ses appareils, écoutant inlassablement les communications que s'échangeaient les hommes de Guggenheim.
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Ven 5 Sep 2014 - 22:23
Auteur Message
O-tho
Captain Future
Captain Future

Hors ligne

Inscrit le: 12 Déc 2013
Messages: 313
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye,

Ah tres bien ce petit tete-a-tete entre Simon et Curtis! Good

On pense avoir a faire a Simon, la voix de la raison, calmant un Curtis impulsif guide par ses sentiments....Manifestement non! Meme si l'emotion est au rendez-vous des 2 cotes, ce dernier garde la tete froide, et il en aura besoin...Surtout s'il veut revenir sur Tyrial sans mettre en danger ses habitants...Avec toutes ces taupes qui fouinent... Mr. Green


O-tho jump jump

Back to top
Sam 6 Sep 2014 - 04:01
Auteur Message
Frégo 80
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 08 Déc 2013
Messages: 511
Localisation: Toronto, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye, Otho!

Non Limeye, je ne ressens aucune pression! Ashamed Confused Mort de Rire . Ah, Who am I kidding ? Wall Je pensait moi aussi à une suite de ce genre! Good Master Je vais moi aussi m'atteler à livrer une suite ce weekend.J'ai quelques idées, il me reste à les écrire! Rolling Eyes Idea

A+

Frégo Cool
_________________
La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Back to top
Sam 6 Sep 2014 - 09:12
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 051
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo !

j'enchaîne donc avec une petite suite, puisque cela te convient ! J'espère que tu auras la possibilité de nous poster tes idées durant le week-end jump jump jump

Je vous livre donc une petite suite, dans laquelle j'ai fait une allusion au commando Kieffer, les Français Libres qui débarquèrent en Normandie le 6 juin 1944. Ils étaient 177...

Je voulais aussi juste apporter une petite précision "temporelle". Si j'ai rédigé tout le sauvetage de Suzann et Oliver, cela a conduit à prendre un peu d'avance par rapport à ce qui se passe sur Phoebe. Nous revenons donc ici, que ce soit Frégo dans le récit de la rencontre entre Isabella, Emma et Kim ou moi-même avec la discussion Curtis / Grant / Président, puis l'échange Curtis / Nukibé quelques jours en arrière par rapport à l'installation d'Oliver et Suzann chez les Indiens et leur rencontre avec Jasper. Je ne pense pas que cela pose problème pour les raccords à venir. Eux sont installés, aident à la fabrication de l'antidote. Pendant ce temps, sur Phoebe, les préparatifs pour l'attaque vont s'organiser...

Frégo, bien sûr, tu me freines si cela te pose souci ou ne correspond pas à ton propre "timing" Wink

bon samedi à toutes et à Pascal s'il passe par là Wall

Limeye


Jennings retira aussitôt ses écouteurs en voyant entrer le Capitaine Flam et le professeur Simon. Il les salua avec plaisir, mais comprit vite, à l’air marqué du Capitaine qu’il se passait quelque chose d’important.

- Jennings, est-il possible d’établir une liaison sécurisée avec le colonel Nukibé ? Il faudrait vraiment que je puisse lui parler, le plus rapidement possible.
- Aucun souci, Capitaine, d’ici quelques minutes, cela devrait être possible.
- Merci, Jennings.

Curtis et Simon ne dirent pas un mot de plus, le temps que le frêle jeune homme réalise toute la série de codes de protection nécessaires à une liaison ultra-sécurisée. Ils entendirent au bout de quelques minutes la voix de la petite-fille de Nukibé. Celle-ci les informa que le colonel allait prendre la communication. Jennings laissa alors sa place à Curtis et Simon s’approcha également de l’écran du transmetteur.

Le visage de Sekuru Nukibé apparut sur l’écran au bout de quelques minutes. Il afficha durant quelques secondes un air surpris en voyant sur le sien propre que c’était le Capitaine Flam en personne qui souhaitait lui parler, mais il le salua aussitôt avec plaisir :

- Capitaine, bonjour. Pardonnez ma surprise de vous voir. Je pensais que c’était le Président ou le général Grant qui souhaitaient me parler.
- Le Président et le général sont occupés pour l’heure, colonel. Je voulais parler avec vous de choses graves. Nous venons de prendre connaissance des derniers documents que vous nous avez fait parvenir. Ils sont terribles. Nous ne pouvons pas rester sans agir et sans venir à votre secours. Vous n’allez pas tenir. Même avec l’antidote.
- Je le crains, Capitaine, mais je peux vous assurer que nous faisons notre possible pour protéger la population. Nous sommes en train de réaliser d’importants stocks d’antidote. Je suis par ailleurs parvenu à regrouper sur une île de l’océan indien des soldats, volontaires, qui n’ont pas supporté le coup d’état. Certains ont quitté leur unité dès celui-ci, seul, devenant ainsi des déserteurs aux yeux des autorités militaires, d’autres se sont soulevés en petits groupes.
- Combien sont-ils ?
- 177. Le chiffre peut paraître dérisoire, mais je peux vous assurer que ce sont tous des hommes très bien entraînés, des commandos, prêts à agir dès que nous leur en donneront l’ordre. J’espère en recruter ou en trouver d’autres…
- Je vois, colonel. A aucun moment je n’ai douté que vous restiez sans rien faire. Avez-vous des nouvelles de votre informateur ?
- D’ici peu, il devrait être à l’abri.
- Avez-vous pu le remplacer ou trouver un autre contact ?
- Malheureusement, non. Or nous aurions bien besoin de quelqu’un comme lui pour connaître les derniers plans de RG…
- En effet. Néanmoins, ce que nous avons déjà appris grâce à lui est essentiel. Pensez-vous qu’il serait possible dans les jours prochains d’être en contact avec lui ?
- Je le pense. Que voulez-vous faire, Capitaine ?
- Colonel, je commence tout juste à élaborer un plan d’attaque. Je n’en ai encore parlé à personne, pas même au professeur Simon qui se trouve à mes côtés. Nous allons tenir une conférence des chefs de la résistance pour le peaufiner. Nous interviendrons dès que possible. Pouvez-vous cependant m’envoyer les coordonnées du chef de la troupe dont vous me parliez à l’instant ? De même pour votre informateur quand il sera possible de le contacter ?
- Bien entendu.

Nukibé marqua un petit temps de silence, puis dit :

- Capitaine. Que devons-nous faire des documents concernant les familles des agents ? Devons-nous les diffuser sur les ondes comme pour contrer Guggenheim ? Cela pourrait inciter à un soulèvement civil.

Curtis soupira :

- Je ne sais, colonel. Pas pour l’heure. Il est possible en effet que cela conduise à une révolte. Laissez-nous encore le temps de préparer notre plan, et nous verrons si nous pouvons l’utiliser aussi comme arme.
- Bien, Capitaine. Il me tarde de vous voir arriver sur Terre, dit Nukibé d’un air soucieux.
- Je m’en doute. Sachez que nous faisons le mieux possible. Tenez bon.
- Nous tiendrons, Capitaine.
- Merci à vous, colonel. Je reprendrai contact dès que nécessaire.
- N’hésitez pas. Vous êtes notre seule espérance.
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Sam 6 Sep 2014 - 14:43
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 789
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles!

Limeye, même depuis tout le temps que je te lis, ta productivité m'impressionne... Master Master Master Unbelievable Unbelievable Unbelievable

Ça m'a bien fait sourire que tu invites Frégo à te freiner... Mr. Green (elle a dû avoir un sourire encore plus large que le mien, n'est-ce pas Frégo? Mr. Green Mr. Green ) Comme si c'était possible de freiner l'imagination de Limeye ou de réduire le nombre d'idées à la minute qu'elle a en tête... Question Unbelievable

C'est une bonne coïncidence, que tu parles du commando Kieffer (dont je ne connaissais pas l'existence, merci pour l'ajout à ma culture! Good ), car la façon de procéder de Guggenheim avec les familles de agents a évoqué pour moi cette sombre période de la deuxième guerre mondiale où les nazis usaient de ce genre de procédés, sans vouloir m'étendre sur le sujet... horified Crying

On sent que Curtis va faire connaissance avec Oliver... Ce sera très intéressant, ce grand moment, je n'ai aucun doute là-dessus... jump

Quant à la conversation entre Curtis et Simon... O-tho a très bien résumé ce que j'en pense! Best

Continuez les filles, votre phénoménale complémentarité n'a pas fini de m'impressionner... Clap Clap jump jump jump

Bizz Vizz
Flamme
Globlaugh
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Aujourd’hui à 20:36
Auteur Message
Contenu Sponsorisé

Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Back to top
Page 18 sur 36
Aller à la page: <  1, 2, 317, 18, 1934, 35, 36  >
Sauter vers:  
Montrer les messages depuis:
Back to top
Poster un nouveau sujet     Répondre au sujet
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure