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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
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Mer 9 Juil 2014 - 22:27
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Bonsoir ou bonjour les filles !

je vous ajoute un longboutte, concernant Oliver. Je n'ai pas encore terminé avec lui. Livraison peut-être demain pour une suite. Après, si j'ai le temps entre les valises et la fin du rangement (plus la tonte de la pelouse Mr. Green ), je m'occuperai de Taggart. Sinon, tant pis Angel

bizz vizz et bonne lecture !

Limeye


New York. Un soir d'une saison qui n'avait plus de printemps que le nom. Le soleil n'était pas encore couché, mais déjà la nuit s'avançait. Une nuit qui n'en finissait pas, qui n'en finissait plus. Le jour lui-même semblait ne plus avoir d'existence. En sortant de l'immeuble de la police, Oliver remonta le col de son manteau, en frissonnant. Mais ce n'était pas le froid qui l'avait provoqué. Dans les rues de la ville ne circulaient plus que des véhicules de l'armée et de la police. Les boutiques étaient toutes fermées, hormis quelques lieux de ravitaillement. Mais rares étaient ceux qui avaient encore la force de s'y rendre. L'hôpital lui-même n'accueillait plus personne. Les malades avaient été parmi les premiers à être terrassés par le mal qui rongeait la population. Les malades, les vieux, les enfants.

Il avait décidé de rappeler ce soir le colonel Nukibé, et se dirigea d'un pas alerte vers l'immeuble de Joan. Il avait de nouveaux fichiers à transmettre, dont le plan d'attaque contre Ganymède. En effet, l'armée continuait de harceler Taggart, même s'il semblait acquis que l'Amiral avait vraiment le dessus et le contrôle du ciel jovien. Guggenheim voulait que les attaques se poursuivent, comme des moustiques qui reviennent encore et encore à l'assaut. Bloquer Taggart sur Jupiter était son objectif. Mais derrière cette attaque contre Ganymède se cachait aussi une opération commando qui devait viser l'amiral lui-même. Et cela, Oliver l'avait découvert.

Oliver espérait aussi que le colonel avait pu décrypter le fichier concernant William Randall et que des gens bien attentionnés en avaient pris connaissance et qu'ils agiraient aussi pour protéger Joan et sa mère. Mais il savait aussi qu'il ne devait pas songer qu'à Joan. C'était sa pensée alors qu'il déverrouillait la porte de son appartement. Il n'alluma aucune lumière, mais vérifia avec soin que personne n'y était entré depuis son précédent passage, quelques jours plus tôt. Tout était normal. Il s'avança vers le transmetteur, effectua plusieurs vérifications. La ligne lui parut sûre. Il composa alors le code convenu pour joindre le colonel Nukibé, de manière plus sécurisée encore que lors de son premier appel. La voix de Julia lui répondit rapidement.

- Bonsoir, lui dit-elle, je préviens le colonel.
- Merci.

Il patienta quelques instants, puis le colonel prit la communication.

- Mon colonel, bonsoir.
- Bonsoir. J'attendais votre appel. J'ai pris soin de ce que vous m'avez confié. C'était très intéressant.
- Merci, répondit Oliver, visiblement soulagé.

Cela signifiait que le fichier crypté n'était plus un secret pour la résistance.

- J'ai autre chose d'important à vous faire suivre, dit-il.
- Parfait, vous pouvez y aller.

Oliver composa alors le code et la procédure permettant d'envoyer le fichier avec le plan d'attaque de Ganymède. Puis, quand il eut terminé, il demanda :

- Avez-vous besoin de certaines choses ?
- Oui, j'ai reçu une demande, j'ignore si vous avez moyen d'y répondre, mais si vous trouviez le moindre renseignement sur un dénommé Kaspar, cela nous serait très utile. Cet homme est dangereux et nous devons impérativement le mettre hors d'état de nuire.
- Je ferai mon possible, mon colonel.
- Bien, ne prenez pas de risques inutiles. Ce que nous avons appris grâce à vous est déjà très utile.
- Je vous recontacte dès que j'ai trouvé quelque chose, Monsieur.
- Très bien.

Et ils coupèrent de concert la communication sans en dire plus.

Oliver effectua une nouvelle opération sur le transmetteur de Joan, permettant d'effacer toute trace de son appel. Son regard fit le tour du petit salon. Il soupira, le coeur un peu serré, mais en espérant que la jeune femme ne lui reprocherait pas ces intrusions dans son logement.

"Allons, cesse tes états d'âme, mon vieux ! Bien sûr qu'elle te le pardonnera !"

Il sortit, mais non par l'entrée principale, mais par le parking en sous-sol, commun avec plusieurs immeubles. Il entrait de même, jamais par le même immeuble. Pour l'heure, il pouvait espérer ne pas avoir été repéré, mais il lui fallait rester prudent. Une nouvelle mission d'importance l'attendait.

Il regagna son quartier, cheminant dans les rues vides et tristes. On aurait pu croire la ville abandonnée. Il ressentait une sorte de lourdeur à marcher, comme s'il devenait, même pour lui, de plus en plus difficile de bouger, une fois sorti de l'immeuble de la police. "Quelque chose est diffusé au-dessus de la ville, quelque chose dont nous sommes protégés quand nous sommes au travail. Qu'est-ce que c'est ? J'espère que Nukibé et les autres le savent... et qu'il y a moyen de contrer ce produit."

Peu avant d'arriver chez lui, alors que le vent s'engouffrait dans la rue perpendiculaire à la sienne, l'étrange silence fut rompu par un cri d'épouvante. Une déchirure terrible. Un cri de désespoir, de peur. Le cri d'une mère face à la mort de son enfant. Le jeune homme s'arrêta, figé. Devant lui, une femme courait. C'était totalement incongru : aujourd'hui, dans les rues de New York, les rares passants se traînaient. Plus personne n'avait la force de courir, hormis les policiers et les soldats. Mais le chagrin avait donné à cette femme assez force pour courir comme une folle. Elle se dirigeait vers lui sans le voir. Elle ne voyait plus rien de toute façon. Il parvient à l'arrêter, lui saisissant les poignets.

- Non, non, non..., criait-elle.

C'était tout ce qu'elle parvenait à dire.

- Calmez-vous, dit Oliver d'une voix ferme. Calmez-vous. Il faut rentrer chez vous.
- Non, non...

Puis vaincue, elle flancha et s'effondra dans ses bras.

Il se rendit compte alors qu'elle avait perdu connaissance. Il parvint à la ranimer, elle le regardait éperdue. Puis, le souvenir de sa douleur lui revient et son visage se couvrit de larmes.

- Il ne faut pas rester ici, je vous raccompagne, dit-il.

Il gardait toujours un ton autoritaire, sachant que dans sa situation, c'était ce qui pouvait la faire réagir. Titubant, elle le mena jusqu'à son immeuble, puis son appartement. Là, il prit en pleine face l'horreur telle qu'elle s'était déclenchée. Dans sa chambre reposait le corps sans vie d'un petit garçon de quatre ans. Elle s'effondra à nouveau sur le lit, près de son fils. Un peu désemparé, Oliver ne savait pas quoi faire. Il ressentit beaucoup de peine, plus qu'il n'en avait éprouvé ces derniers temps, même s'il avait déjà assisté à des scènes terribles dans les rues. Il parvint à amener la femme dans sa cuisine où elle se laissa tomber sur une chaise. Elle était amaigrie, comme beaucoup, et des cernes sombres avaient creusé son visage. Elle avait des cheveux châtain, qui avaient été beaux autrefois, il en était presque certain. Mais ils étaient ternes aujourd'hui. Quant à son regard, il était vide et il aurait été incapable de décrire la couleur de ses yeux : c'était comme si elle n'en avait plus.

- Voulez-vous un thé, du café ?, demanda-t-il.
- Non... non... je ne veux rien... plus rien... je veux mourir, c'est tout. Je n'ai plus rien...
- Non, dit-il fermement. Vous n'allez pas mourir. Parce que demain, des enfants, d'autres enfants auront besoin de vous. Ils ne remplaceront jamais votre fils, mais des orphelins, il y en a. Et beaucoup. C'est pour eux qu'il faut tenir.

Elle secoua la tête. Il comprit qu'elle était épuisée. Il réussit néanmoins à lui faire avaler une demi-tasse de thé. Il ouvrit les placards, elle le laissait faire sans réagir. Il trouva quelques biscottes, elle en avala une.

- Il faut vous reposer, dit-il. Allez vous allonger. Je vais rester un peu, si vous voulez.

Elle ne dit rien, mais gagna sa chambre sans jeter un regard à celle où reposait le corps sans vie de son fils. Oliver s'installa un moment dans la cuisine, l'appartement n'avait pas de salon. Ou plutôt, il avait été transformé en chambre pour la femme. Il regarda par la fenêtre, de là, il pouvait voir son propre immeuble et même son étage.

Pour l'heure, c'était un détail. Mais il lui serait précieux, plus tard.
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Mer 9 Juil 2014 - 22:27
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Jeu 10 Juil 2014 - 11:46
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
J'espère que ça va toujours ? Je continue... j'ai fait quelques détours pour poursuivre le récit du côté d'Oliver, mais j'en profite pour décrire aussi la situation sur Terre, et l'organisation de la résistance. Pour Taggart, je ne sais pas si j'aurais le temps d'en parler... je fais au mieux Wink Il me faudrait le smiley qui houspille celui qui écrit Game

bizz vizz

Limeye


Alors que la femme dormait, Oliver entra dans la chambre de l'enfant. Le pauvre corps était déjà comme recroquevillé, vidé de sa substance. "Notre énergie, quelque chose prend notre énergie... mais quoi ?" Il le fixa. Il ressentait une tristesse indicible. Il aurait aimé voir cet enfant courir, jouer au ballon. Il se vit, un instant, jouer avec lui. Pourquoi cet enfant ? Pourquoi cette mort affreuse, hideuse, inexpliquée, inexcusable... Pourquoi ?

Il se reprit et décida de s'occuper de cela : il fallait évacuer le corps rapidement. Il prévint le responsable du quartier, fit une déposition sommaire. Puis les services compétents arrivèrent et enlevèrent le corps. La mère s'était réveillée, mais elle était totalement abattue. Elle avait eu un mouvement de rebellion, quand on avait sorti son fils de sa chambre, puis elle était retombée dans sa léthargie. Une femme, faisant partie de l'équipe de surveillance du quartier - Oliver l'identifia sans peine grâce à son uniforme -, s'occupa de la mère. Oliver jugea qu'il pouvait rentrer chez lui. Machinalement, presque par réflexe professionnel, il garda en mémoire le nom de la jeune femme, Suzann Mikolos.

Il s'installa pour reprendre ses recherches. Il faisait nuit maintenant. Il pensa à ce que Nukibé lui avait demandé : trouver des informations sur Kaspar. Qui était ce type ? Il ne pourrait faire des recherches que demain, du boulot. Pour l'heure, il avait l'intention de coder d'autres fichiers, pour Nukibé : des informations concernant la situation sur Mercure, qu'il avait dénichées aujourd'hui. Il n'avait pas pu les envoyer au colonel ce soir, car elles n'étaient pas cryptées, et il voulait de toute façon reprendre sans tarder le contact : le plan d'attaque contre Ganymède et contre Taggart lui semblait suffisamment sérieux pour ne souffrir aucun retard.

Mais il eut du mal à se concentrer. Ce qu'il avait vécu en rentrant de chez Joan lui tournait dans la tête. Il ressentait aussi cette torpeur trop prégante l'envahir. Il avait envie de dormir, profondément, mais il devait lutter. Le visage hagard de Suzann lui passait devant les yeux, l'image du petit corps allongé aussi.

"Je ne dois pas flancher... pas maintenant ! Il faut agir pour que cela ne se reproduise plus..."

Il comprit qu'il ne serait pas en état de faire du cryptage sérieux. Il rangea soigneusement son ordinateur et alla se coucher. Sa nuit fut peuplée de cauchemars affreux. La femme qui avait couru vers lui prenait soudain les traits de Joan, ses beaux yeux bleus s'ouvraient sur l'horreur absolue. Dans le ciel, les étoiles s'éteignaient une à une. La mort prenait possession de la Terre, telle une main noire étendant son pouvoir sur les villes, les villages, les îles.

Au réveil, il se sentait mal. Mais il se secoua et retourna au travail. En moins d'une heure, il s'y reprit. Il eut la certitude alors que dans le bâtiment, ils étaient protégés. Comment ? Y avait-il un écran protecteur ? Leur faisait-on avaler, à leur insu, un antidote ? Dans l'eau ? Dans la nourriture ? Par curiosité, il décida de remplir une bouteille d'eau à l'une des fontaines et de la ramener chez lui ce soir. Il la boirait, au lieu de boire l'eau de l'immeuble. Il verrait bien s'il y avait une différence. Il lui fallait trouver le moyen de ne pas flancher, de ne pas être atteint, lui aussi par cette apathie morbide.

O'Brien avait confié d'autres travaux à Francis. Lui, avait toujours pour mission de s'occuper du Capitaine Flam. Il se bornait à faire des rapports sur les différents exploits et missions du Capitaine, en espérant ne rien révéler d'importants. Mais il semblait qu'O'Brien n'était plus aussi impatient d'obtenir des renseignements. Les rares fois où il croisa son chef, au cours de ces journées, Oliver ne put s'empêcher de frissonner. O'Brien lui faisait de plus en plus penser à ces créatures mythiques, les vampires.

Il reprit son travail de recherche pour Nukibé. Mais il décida d'utiliser le petit logiciel espion pour ce qui concernait Kaspar. Sans surprise, il ne trouva rien durant les premières heures. "Si ce type est un espion, ou un homme de main de RG, je vais avoir du mal à trouver des renseignements sur lui."

**


L'aube était encore loin lorsque le petit bateau, sorte de barge plate, plus large qu'une péniche, mais moins longue, s'enfonça sous les arbres, vers un ponton qui semblait abandonné de longue date. Mais en approchant, Eduardo Gomez, le gendre du colonel Nukibé, comprit qu'il n'en était rien : le ponton était solide et une corde en très bon état (mais dissimulée soigneusement) permettait d'attacher les embarcartions. Il manoeuvra pour accoster et avant même de toucher le ponton, il vit deux ombres se mouvoir sur la rive. Une des ombres se révéla bien vite être Jasper Randall, et son compagnon, un Indien.

- Jasper ? Me voici enfin... j'ai failli me perdre dans les dédales...
- C'est une protection, Eduardo. C'est aussi pour cela que c'est le lieu idéal...
- Je n'en doute pas. Voilà, j'ai trouvé ce dont vous aviez besoin, du moins, j'espère que ça conviendra.
- On va transporter tout cela. L'usine n'est pas loin.

Ils passèrent cependant plusieurs heures à vider la barge, Eduardo ayant tout conditionné en petites caisses pour faciliter le transport dans la jungle. Il les avait cependant soigneusement rangées et numérotées, et pendant que quatre Indiens assuraient le déchargement, lui-même et Jasper, aidés par deux autres Indiens entamèrent le remontage des éléments. En deux jours, l'usine était prête à fonctionner et à produire le tonique sous forme de poudre. Jasper voulait profiter de la présence d'Eduardo pour fabriquer les premières doses, afin qu'il les ramène à Nukibé pour les distribuer. Ensuite, il se chargerait des futures livraisons.

En quelques heures, ils purent ainsi vérifier que les machines fonctionnaient bien, même si elles n'étaient pas très rapides. La chaleur, l'humidité et surtout une alimentation en énergie assez faible ne permettait pas d'aller plus vite. Mais pour Jasper, c'était secondaire : l'important était d'assurer une production régulière, même réduite, dans un premier temps. Eduardo promit de lui amener d'autres éléments, et notamment des capteurs solaires. Il repartit avec une provision d'antidote.

Oliver allait être un des premiers à en bénéficier.

Le jeune agent avait en effet, lors d'un troisième contact pour faire passer les informations concernant la situation sur Mercure, fait savoir au colonel qu'il se sentait faiblir. Ce dernier, pour la première fois, lui transmis un petit message crypté qu'Oliver put lire aisément une fois rentré chez lui et dans lequel il était expliqué exactement ce qui touchait la population et ce qui les attendait tous si la résistance ne s'organisait pas. Nukibé faisait mention d'un antidote, qu'il lui ferait parvenir le plus rapidement possible, à condition d'avoir une adresse fiable. Oliver ne pouvait donner la sienne, c'était trop dangereux, aussi pensa-t-il à Suzann, cette femme qu'il avait aidée. Peut-être pouvait-il faire déposer un paquet chez elle. Les services autrefois publics ne fonctionnaient plus, mais Nukibé assurait à Oliver qu'il avait le moyen de lui faire parvenir l'antidote en toute sécurité, par un de ses propres agents. Mais il voulait éviter le contact direct entre eux deux, par mesure de sécurité. Oliver transmit alors l'adresse de la jeune femme, et deux jours plus tard, il retourna la voir, sous prétexte de prendre de ses nouvelles.
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Jeu 10 Juil 2014 - 12:30
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

Très cools les passages sur Olliver et New York Good Master . Je me gratte encore un peu la tête sur le rôle que je veux faire jouer à Brubaker et Klovis King. Question Finalement je les vois infiltrer l'astroport de New York et pour Klovis, rétablir des contacts avec Jasper Randall. Brubaker aurait aussi certains contacts dans New York. Fais moi savoir si ça colle avec ce que tu veux faire.

A+

Frégo Cool
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Jeu 10 Juil 2014 - 16:54
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo !

contente que ça te plaise ! Au-delà de l'intrigue et de l'ancienne relation Oliver / Joan, je trouve intéressant d'amener des personnages secondaires pour décrire la situation ailleurs que sur Phoebe ou dans le bureau de Guggenheim. On pourrait évidemment multiplier le procédé à l'envi, sur les autres planètes à la botte de Guggenheim, mais ça deviendrait compliqué...

je n'ai pas d'idées supplémentaires pour Brubaker et King (les deux). On peut imaginer qu'ils agissent sous les ordres de Taggart néanmoins, c'était un peu à ça que je pensais. Les utiliser pour décrire des actions commandos. Mais bon, je n'avais rien de précis en tête. Pour l'heure, concernant Oliver, je préfère le laisser agir seul. A l'image de ce qu'il est : un grain de sable dans la machine administrative et policière.

mais au fur et à mesure que l'empire de Guggenheim va s'effondrer, on peut tout à fait imaginer que tout ce petit monde se rencontre. En fait, je me dis qu'avant de passer à la dernière phase du combat, le face à face Guggenheim / Curtis - Isabella - Carthew (rayer la mention inutile), ça peut être bien de faire un état des lieux de tous les protagonistes.

bizz vizz

Limeye
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Jeu 10 Juil 2014 - 20:56
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello !

et dernier tiboutte concernant Oliver. Je n'aurais pas le temps d'aborder la situation avec Taggart & cie... Si Frégo a le temps, c'est elle aussi qui se chargera des retrouvailles Joan / Curtis et Joan / Isabella, sans oublier Maëva / Andrew et Grag / Otho (les plus mémorables, sans aucun doute Mr. Green )

retour dans deux semaines... amusez-vous bien d'ici là Wink et surtout, prévoyez-moi plein de lecture pour mon retour Good

bizz vizz

Limeye


Oliver sonna longtemps avant que Suzann ne lui ouvre. Il douta un moment qu'elle était encore en vie, puis il perçut un léger bruit derrière la porte, comme un frottement. Enfin, elle ouvrit. Elle avait encore maigri, lui semblait-il. Elle leva un regard vitreux vers lui, ne le reconnut pas, mais ne s'étonna pas qu'il l'écarte doucement pour entrer. Il avait réfléchi à la manière de se présenter, mais ses paroles semblèrent couler sur elle. Il n'insista pas et la mena jusqu'à la cuisine, il frissonna en voyant que la tasse qu'il lui avait servie était encore sur la table, sale. Il comprit que s'il n'agissait pas rapidement, elle allait mourir. Et il ne savait pas pourquoi, mais il ne voulait pas qu'elle meure.

Il lui refit du thé, la força à boire. Puis comme elle restait là, assise, sans volonté, il se mit à fouiller. Elle était indifférente à ce qu'il faisait et même si cela le gênait un peu, il se dit qu'il allait en profiter. Il trouva sans peine les clés de sa boîte à lettres, quitta l'appartement sans le verrouiller, puis descendit. Il trouva dans la boîte un petit paquet, au nom de la jeune femme. Il le prit et remonta chez elle. A l'intérieur, de simples sachets d'une poudre verdâtre. Pas un mot, pas le moindre signe d'identification. Il dilua un peu de poudre, une demie petite cuillère (il n'osait pas en mettre trop), dans du thé et le lui fit boire.

Après quelques minutes, elle le regarda enfin. Ou plutôt, elle sembla enfin le voir.

- Merci, dit-elle simplement.
- Je suis là pour vous aider, dit Oliver. Il faut tenir le coup.

Mais ces paroles étaient encore sans signification pour Suzann. Oliver tenta de la faire manger, il y parvint à peine. Il réussit simplement à lui faire avaler une nouvelle dose de l'antidote, tout en en buvant aussi. Il agit rapidement sur lui, et Oliver comprit qu'il était temps : le Daminthor avait commencé à le toucher, mais encore faiblement. L'antidote arrivait à point nommé. Il avait convenu avec Nukibé d'un simple signal pour lui faire savoir qu'il avait bien reçu la livraison. Lors d'un prochain contact, il demanderait au colonel s'il lui fallait organiser la distribution.

Oliver aida Suzann à se rallonger. Mais comme il lui avait donné l'antidote, il ne voulait pas la laisser seule et il décida de rester. Il n'avait pas de "travail" à faire chez lui ce soir. Il pouvait se le permettre. Alors qu'elle s'était endormie, il fit le tour de l'appartement, plus en détails. Cela lui fit penser à la manière dont il avait procédé chez Joan, pour la fouille. Il ne trouva que des petites choses de la vie ordinaire, vêtements, linge de toilette, de maison, dans sa chambre, et quelques photos. D'elle jeune femme, du moins, il soupçonna que c'était elle, car ce qu'elle était devenue avait peu en commun avec cette jeune femme aux cheveux bouclés, aux yeux rieurs et au sourire heureux, assise aux côtés d'un grand homme au teint mat, aux cheveux et aux sourcils très noirs, tenant entre ses bras un petit garçon encore bébé. "Son mari", pensa Oliver, "mais qu'est-il devenu ?"

Dans la chambre de l'enfant, il y avait des vêtements, quelques jouets et livres. C'était autrefois une famille ordinaire, qui menait une vie normale. Appuyé sur le bord de la commode de la chambre de l'enfant, Oliver se demanda combien de familles comme celle de Suzann, qui menaient autrefois une vie normale, avaient péri. Il sentit la fatigue le gagner, regarda sa montre et constata qu'il était près de minuit. Il ne se sentait pas le courage de rentrer chez lui et voulait redonner à Suzann de l'antidote à son réveil. Il décida de rester dormir là, mais ne trouva pas le courage de s'allonger dans le lit de l'enfant. Il y revoyait encore le petit corps sans vie. Il entra dans la chambre de Suzann, le lit était large, elle y prenait si peu de place, toute recroquevillée sur elle-même. Il s'allongea simplement à ses côtés, et s'endormit comme une masse, réglant simplement sa montre de façon à faire un saut chez lui avant de se rendre au travail.

A son réveil, Suzann dormait toujours, mais ses traits parurent détendus à Oliver. Il ne voulut pas la réveiller car elle semblait récupérer des forces dans son sommeil. Il lui prépara cependant à nouveau du thé, se disant qu'il importait peu qu'elle le boive froid. Il lui en fit une bonne quantité, de manière à ce qu'elle en boive si possible plusieurs fois au cours de la journée. Il laissa juste un mot, sur la table :

"Buvez tout ce que vous pourrez aujourd'hui. Je repasserai vous voir ce soir."

Il ne laissa aucune signature, bien entendu. Puis fit un rapide détour par chez lui, pour se prendre une douche et se changer, avant de se rendre à son travail à l'heure habituelle à laquelle il prenait son service. Sur la table de son bureau, il trouva une petite boîte. A l'intérieur, il y avait une épinglette aux armes de RG. Il l'identifia sans problème, car il en avait déjà vues de semblables sur bien des épaulettes ou sur les torses des hommes de RG. A commencer par son chef, Desmond O'Brien.

Francis en avait une également.

- Faut qu'on mette ça, Ol', lui dit-il quand ce dernier s'installa à son bureau et ouvrit la boîte. Paraît que ça va nous rendre en pleine forme.
- T'es sûr ?
- Oui. On a reçu des ordres en ce sens. Normalement, tu dois avoir un message avec le mode d'emploi.

Oliver trouva le message en effet. Mais cela ne lui disait rien qui vaille. Tous ceux qui portaient cette épinglette avaient des airs de damnés. Et il ne voulait pas devenir un damné.
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Jeu 10 Juil 2014 - 22:04
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

horified horified horified Tu nous l'a mis dans la merde ce pauvre Oliver! Mort de Rire Ne le laisse pas là trop longtemps! Ou peut-être veux-tu que je m'en mêle un petit peu pendant tes vacances? Mr. Green Ceci dit, cette suite est Good Master Master Master

Ceux-ci sont pour m'encourager:

jump jump jump jump jump

A+

Frégo Smoke
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Ven 11 Juil 2014 - 07:09
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo,

en fait, je me suis dit que les sbires de RG avaient compris la nécessité d'avoir des hommes de main pour faire les basses oeuvres, d'où le fait qu'ils commencent à distribuer des épinglettes à des gens qui ne sont pas forcément de leur bord (un peu comme à la fin, les nazis ont fait se battre des vieux et des enfants). Mais je me suis dit aussi qu'Oliver pouvait la porter sans l'activer... Non ?

et que d'une certaine façon, cela lui offrait aussi une protection. Sera-t-elle suffisante ? Ou pourra-t-il aussi transmettre cette épinglette à quelqu'un d'autre qui s'en servirait contre RG ? Bref, je me suis dit qu'il y avait des possibilités, mais je voulais montrer aussi que l'étau se resserre... entre les morts qui s'accumulent sur Terre, la pression que vont ressentir les rares résistants, mais aussi la lueur d'espoir qu'apporte l'antidote. Je n'ai pas le temps de l'écrire avant de partir, mais je voudrais montrer comment Suzann "guérit", reprend des forces. Et que cela donnera espoir et volonté aussi à Oliver. En même temps, je n'ai pas le temps de le faire, mais il ne faut pas que j'aille chronologiquement trop vite non plus...

donc à toi de reprendre la plume comme tu l'entends !

mais ze veux lire les retrouvailles de Curtis et de sa Joan, ze veux lire les retrouvailles d'Isabella et de sa fille, ze veux lire les mots doux de Grag et Otho, à mon retour Mr. Green

z'ai le droit de passer commande Mort de Rire ?

bref, bon courage pour l'écriture Wink

Limeye
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Ven 11 Juil 2014 - 12:03
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

Z'est vrai qu'il peut porter l'inzigne zans l'activer. Mort de Rire Ze vais te donner de la lecture Wow et flower Unbelievable et Kiss Naughty jump à ton retour! Mort de Rire

A+

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Ven 11 Juil 2014 - 14:56
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Merci Frégo !

j'espère que Flamme pourra plancher aussi sur D'un mystère à l'autre, ce serait un vrai bonheur pour mon retour ! Déjà que les retours, c'est pas toujours top, mais bon, ça consolera de la fin des vacances Wink

surtout, n'hésite pas à t'emparer d'Oliver et de Suzann, si cela peut t'aider dans ton récit ! Il y a juste une scène que j'aimerais écrire (mais elle peut arriver plus loin), c'est que j'imagine bien Curtis révélant le nom d'Oliver à Joan, un peu comme il le fait avec Grant pour savoir si cet informateur est connu et en apprendre ainsi un peu plus sur lui, savoir s'il est fiable. Après, si jamais ça ne "colle" pas avec la suite du récit et qu'il faut squeezer cette scène, ce ne sera pas un souci : je pourrais toujours la garder en mémoire pour un défi à douze mots Wink

bizz vizz

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Mer 16 Juil 2014 - 03:20
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flamme
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles!

Me voici de retour.... Je planche, je planche... Mad

Mais je lis et j'aime beaucoup le rôle d'Oliver et l'apparition de Suzann! Je pense qu'elle pourrait bien jouer un rôle elle aussi, j'espère qu'elle pourra à son tour aider Oliver à sa façon!

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Ven 18 Juil 2014 - 23:36
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles,

Hmmmm...Est que ce Suzann va etre plus que la voisine de l'immeuble d'en face? En tout cas, c'est vraiment super d'ajouter ces personnages quelque peu secondaires, cela etoffe l'histoire et nous montre la guerre dans les tranchees....

Bon Frego, surtout ne te decourage pas avec la liste de ce que Limeye t 'a laisse a ecrire! Shocked Mr. Green

On sera tres patiente... Mr. Green

O-tho jump jump jump

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Dim 20 Juil 2014 - 04:13
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou!

Ça fais longtemps que ça me démangeait de faire un retour sur Brubaker, Klovis et cie. Après quelques jours à jongler sur ce que voulais leur faire faire, voici une suite. Wink

Janek Brubaker et Klovis King s’approchaient d’Uranus, d’ici 3 jours, ils y seraient. S’il n’y avait pas d’opportunité d’agir avant leur approche d’Uranus, ils devront effectuer un sabotage coûte que coûte durant le voyage de retour.

Deux semaines plus tôt, ils avaient convenu avec Bork King que, puisque grâce aux largesses du Commandant Marten, l’ami de Janek, ils pouvaient s’infiltrer parmi la flotte marchande de Guggenheim en route vers Uranus, ils auraient pour mission d’empêcher le succès de cette expédition.

Bork leur avait assuré qu’il avait reçu des renseignements sur un remède alternatif, à base d’une plante indigène de Mars, contre le produit dont ils avaient pu observer les effets en regardant la vidéo fournie par Annie Bonnell.

Ils savaient maintenant que c’était cela qui causait cette dépression, cette apathie générale. En decryptant et en espionnant les réseaux de communications, le caporal Popovic avait même découvert le nom de ce produit : Le Daminthor. Cette expedition devait en prendre tout un chargement et le ramener d’Uranus.

- Sans rire frérot, c’est quoi ce remède qui ferait concurence à la bibine de la Dre. Ballard? Demanda Klovis.

- De l’alcool de sève de notre bon vieux cactus zébré, frère numéro 1. Fit Bork.

Klovis fit la grimace. Peuh!!!! Ils vont être joyeux les combats! D’abord, d’où tu tiens cette information?

-De mes toutes nouvelles fréquentations respectables, frangin! Fit Bork. Ces information là, je vais te les envoyer cryptées. Termina Bork.

Klovis avait donc laissa donc la moitié de sa cargaison de tonique de la Dre. Ballard à l’astroport de New York. Les débardeurs qui travaillaient pour lui, sous l’autorité de son associé, Harvey Kent, en continueraient la contrebande et la distribution et maintiendraient la liaison avec Jasper Randall. Il s’oganiserait là un foyer de résistance contre les forces de Guggenheim. On l’ignorait encore mais les cales de l’astroport offraient des abris contre les effets du Daminthor.

Janek Brubaker, grâce à Popovic avait pu accéder à ses comptes bancaires pour financer une partie de ces échanges économiques clandestins, une heure avant que le nouveau gouvernement ne gèle. Popovic avait pris soins d’éffacer les traces de son passage dans les réseaux bancaires. Quant à ses biens matériels et liquidités, il les avait laissés à sa soeur Irena avec les clés de sa résidence secondaire de Long Island pour qu’elle aille s’y réfugier avec son mari et sa famille, peu avant le coup d’État.

Il ne le savait pas mais, son action serait imitée par d’autres particuliers nantis, familles de dignitaires déchus, et ex-fonctionnaires et adminstrateurs, y compris l’administrateur de l’astroport lui-même : Hannibal O’Brien, un fils rebelle qui se cache bien sous son faux insigne de Guggenheim et son maquillage de damné.

Donc, à l’insu des officiers des vaisseaux d’escortes militaires, fidèles à Guggenheim, Marten et Brubaker, aidés de Popovic, avaient redistribué membres d’équipage, provisions de nourriture et de tonique pour accomoder le vaisseau de Klovis King.

Avant l’entrée en seine de Janek et Klovis, Le commandant Marten considérait cette expédition comme un aller simple en enfer pour lui et ses hommes. Lui aussi avait vu la vidéo d’Annie Bonnell. Il avait vu ces étranges antennes sur les vaisseaux des escortes militaires, vu ces officiers radieux avec leurs beaux écussons.

Il avait aussi vu qu’aucun de ces vaisseaux n’avait chargé de provisions. Il avait additionné deux plus deux: Sa flotte servirait de pâture durant l’expédition. Même s’ils en revenaient, dans quel état retrouveraient-ils leurs familles? Vraiment, l’arrivée de son ami et de Klovis Kings était une chance inespérée de conserver leur intégrité à lui et ses hommes et de résister.

Il avait donc sans hésiter, accepté de les aider. D’autant plus que le Général Brubaker était un ami de longue date. Ils se connaissent depuis la cour d’école.

Durant les 2 semaines de voyage, entourés par la flotte militaire, les hommes de la flotte marchande avaient gardé une facade de pions serviles, faissant semblant de ployer sous les effets dépresseurs des rayons de Daminthor provenant des vaisseaux militaires.

Le Caporal Popovic avait constitué et crypté tout un réseau parallel de comunication entre les navires marchands, avait pu maintenir la communication avec Bork King et réussit même à établir le contact avec l’Amiral Taggart. Il avait aussi décrypté les réseaux communications des escortes militaires . Il a aussi pu faire un tracé des points d’arrivées de ces communications.

Taggart, ne pouvant pas disperser ses forces pour le moment, leur donna cartes blanches pour choisir le moment opportun pour tenter une action contre leur escorte militaire, afin de preserver leur couverture le plus longtemps possible. Une intervention de sa part, alerterait certainement les forces the Guggenheim sur ce qui se trame au sein même de son expédition marchande vers Uranus.

Le vaisseau de Klovis King volait aux côtés de celui du Commandant Martens juste derrière le vaisseau Amiral de l’escorte militaire commandé par le Général Ramirez, un homme aussi froid et cruel que ses maîtres.

Popovic était à sa station d’écoute au poste de pilotage. Il avait décrypté une communcation entre les vaisseaux militaires qui faisaient un inventaire des stocks de Daminthor qui leur restaient.

- Ramirez et ses hommes deviennent nerveux, Messieurs. Fit Popovic, leurs stocks de Daminthor baissent. Ils ont hâte d’arriver sur Uranus pour faire le plein.

- Ce n’est vraiment pas très avisé de la part vieux, de faire de tous ses hommes des accros à cette substance maudite. Remarqua Klovis. Qu’est-ce qui va se passer quand il n’aura plus personne à vider et si on arrive à bloquer le traffic de cette substance?

- Nous voyons là de la cupidité incarnée du pire des grogués, Klovis. Fit Janek. Lui et les siens vont mourir et il voudra tous nous entraîner avec lui. Et pendant toutes ces années on l’aura laissé agir à sa guise.

- Il faut croire que le capitalisme et la motivation du profit n’ont jamais été les alliés du libéralisme ou de la démocratie, Janek. Ça fait des siècles que ce mythe imprègne les activités économiques et politiques sur terre. Ça s’est propagé dans presque tout le système depuis la fédération. Fit Klovis. On ne renverse pas ce genre de vapeur sans trauma ou sans rencontrer d’opposition.

- Très juste Klovis. Fit Janek. Pour l’heure il faut penser à la manière de nous servir de l’information Popovic vient de nous donner. Nous sommes plus nombreux que les militaires mais beaucoup moins bien armés.

- On aurait l’avantage de la surprise. Ils pensent que nous sommes tous des zombies sur le pilote automatique en ce moment. La croupe de ce beau navire amiral nous fait signe depuis près de deux semaines. La plupart des autres navires militaires nous montre leur généreux flanc. Excellentes cibles potentielles, si vous me permettez Messieurs. Fit Popovic.

- Laissons les se ronger les ongles pendant encore un jour avant passer à l’attaque. Fit Janek.

C’est à ce moment qu’ils virent apparaître un lointain et étrange scintillement bleu provenant d’Uranus et que Popovic entendit une cacophonie de communications paniquées et chaotiques en provenance d’Uranus.

La suite au prochain envoie! Mr. Green

A+

Frégo Cool
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Lun 21 Juil 2014 - 11:40
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flamme
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo!

Quel travail colossal tu fais! Master Master Clap Clap

J'ai pris grand plaisir à lire la conversation entre les frères King... Mr. Green Laughing Mort de Rire

J'ai été surprise de voir qu'O'Brien a un fils rebelle... mais on accepte les alliés de la résistance d'où qu'ils viennent! Good Best

Je n'ose imaginer la réaction de Ramirez lorsqu'il va découvrir qu'il se dirige vers Uranus pour un voyage blanc... horified Il va sûrement finir par apprendre ce que Guggenheim veut taire le plus longtemps possible, que la source de Daminthor n'existe plus!

Les plans de Popovic sont audacieux... Tu nous prépares un combat spatial façon Alex? Youpi

Janek et Emma vont se revoir, j'espère... (souhait de fleur bleue) Wow flower

Vivement le prochain envoi!

Bizz Vizz
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Jeu 24 Juil 2014 - 11:13
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou!

Voici un autre ti-boutte! Flamme, J’ai bien peur que mes batailles navales soient beaucoup plus expeditives ou simplistes que celles d’Alex! Ashamed

Popovic écoutait les conversations radios provenant d’Uranus avec attention et fébrilité.

- Messieurs, le vent a l’air de sacrément tourner contre les vampires sur Uranus, à Lulanee plus précisément. Ils ont l’air de devenir comme fous et meurtriers avant de crever, la population a l’air de se soulever contre eux aussi. Ramirez vient de recevoir un message de la part d’un certain Kharpès de ne pas s’approcher de Lulanee si lui et ses hommes ne veulent pas finir comme les autres utilisateurs du filon maudit. Attendez...Ramirez vient d’ordonner une consomation massive de notre énergie vitale pour tous ses vaisseaux!

Brubaker fit un appel au Commandant Marten :

- Hank, ordonne à tes vaisseaux de faire feu sur les vaisseaux militaires, à commencer pour détruire leur centre de commandement, leur artillerie, leurs foutues antennes et coupoles. On neutralise leurs réacteurs après. Deux de nos vaisseaux pour un vaisseau militaire. Il n’est pas question de laisser ces vampires revenir sur la terre ou aller se réfugier où que ce soit ! Concentrons-nous de notre côté sur le vaisseau Amiral!

- Entendu, Yanek. Fit Marten.

- Popovic, bloquez toutes les transmissions radio des vaisseaux militaires.

- Oui mon Général. Fit-il.
La surprise et la déroute fut totale du côté des militaires. Ils purent saborder 3 de leurs 20 vaisseaux, causant la destruction de 5 des 40 vaisseaux marchants. Le Général Ramirès aurait voulu faire de même avec son vaisseau mais les canons des vaisseaux de Bork King et du Commandant Marten furent plus rapides. Le poste de commandement du vaisseau amiral fut pulvérisé.

Les cadavres du Général Ramirès et ses officiers qui dérivaient dans l’espace furent récupérés par Klovis King et ses hommes afin que de garder secret le plus longtemps possible cette bataille et son issue. Ils avaient aussi besoin de leurs uniformes d’officiers pour organiser une petite mascarade afin de tromper le vieux et ses ronds de cuirs le plus lomgtemps possible. Le Général Brubaker, Popovic et les 10 autres gardiens et officiers survivant endossèrent les uniformes.

- Hum...le major Koening...Fit Popovic en regardant la plaque d’identification de l’uniforme qu’il vient de mettre.

- Vous êtes promu, Caporal Popovic, félicitation! Fit Brubaker. Faites attention à cette insigne en forme de chimère, sinon vous deviendriez graduellement comme ces damnés! C’est valable pour les autres! Klovis, tu est meilleur que moi pour les manoeuvres spaciales. Ajouta Brubaker. Qu’est-ce que tu recommandes pour la suite?

- Nous allons passer lentement en dessous des appareils militaires pour éviter leurs canons extérieurs qui ont pu rester intact. On rebrousse graduellement chemin. Les plus gros paquebots marchands peuvent arrimer les vaisseaux militaires par le ventre et les remorquer avec nous. C’est ce que nous, nous allons faire avec le vaisseau amiral. Ces vampires vont finir par crever ou se vider entre eux.

Brubaker communiqua ces instructions au Commandant Marten et aux autres navires de la flotte marchande.

- Parfait, je connais bien cette manoeuvre Yanek, ne t’inquiètes pas. Là dessus, Klovis a un sourire.

La manoeuvre fût exécutée sans encombre.

- Il reste à savoir où nous irons ensuite. Fit Klovis.

- Ce Karpès parlait d’une base souterraine secrète à l’antipode sud de la lune Callisto, avec des réserves de ce Daminthor. Fit Popovic.

- Voilà un renseignement qui serait vital pour Taggart sur Jupiter, félicitations Major Popovic! Fit Brubaker.

- Sans compter qu’il y a de mes copains dans son unité Jovienne qui pourrait intervenir sans coup férir. Fit Klovis.

Ils communiquèrent donc avec le général Taggart qui dépêcha discrètement un commando de l’unité jovienne du lieutenant gouverneur Glo sur Callisto.

A+

Frégo Cool
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Dernière édition par Frégo 80 le Mer 6 Aoû 2014 - 11:40; édité 1 fois
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Jeu 24 Juil 2014 - 11:42
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo!

Brubaker, King, Popovic et Marten forment une sacrée équipe! Master Good Ils sont en effet beaucoup plus expéditifs qu'Alex, Mr. Green et quelle efficacité! Best

Ramirès et son équipe ont péri, ça fait d'autres méchants de moins dans le chemin... Il était temps! Clap

Que va-t-il se passer sur Callisto? Il faut que ce commando réussisse à détruire les réserves de Daminthor! En espérant qu'il n'y en a pas beaucoup d'autres disséminées dans le système solaire...

Ze suis inquiète pour ce que Guggenheim mizote comme sale coup... Tant que ce Kaspar sera en liberté, à tenter de découvrir où se trouvent Joan et Isabella, ze ne serai pas tranquille... horified

Bravo pour cette suite! Vivement la prochaine! jump jump jump jump jump

Bizz Vizz et bonne journée!
Flamme
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