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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
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Jeu 26 Juin 2014 - 11:27
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flamme
Marshall Gurney
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles!

Frégo, chapeau pour le retour en arrière sur l'aventure uranienne! Master Good Best Clap Ça fait un très bon résumé, en effet...

J'ai aussi aimé tes pointes d'humour... j'ai souri à cette impression d'Isabella sur le garde: est-ce un faux espion à la solde du vieux, horified ou est-ce un vrai allié à la solde de Carthew? Youpi

Mais ta toute dernière phrase, ce constat que c'est plus long à écrire que tu pensais, c'était tout simplement comique... Laughing

O-tho avait fait la même conclusion avec son défi en 13 parties... Mort de Rire

Limeye, je me demande bien ce que tu vas nous faire découvrir dans ce fameux fichier secret... Neutral Question

Mystère, quand tu nous tiens... jump jump jump

Bonne journée et Bizz Vizz!
Flamme
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(Neale Donald Walsch)

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Jeu 26 Juin 2014 - 11:27
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Ven 27 Juin 2014 - 03:05
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles,

Wow! On pourrait penser que Frego a clos avec le chapitre uranien une bonne partie de l'histoire mais il n' en est rien! C'est une vraie histoire tentaculaire, la guerre des espions arrive! Good Good

Vous redonnez un autre souffle, et c'est loin d'etre fini!

Et j ai bien ri avec le dialogue entre Curtis et Isabella, qui va craquer et dire belle-maman ou mon cher gendre le premier? Laughing

O-tho jump jump jump

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Sam 28 Juin 2014 - 08:41
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles !

je crois que cette histoire est en effet loin d'être finie Very Happy !

lorsque Frégo aura terminé ce qu'elle voulait écrire, je pourrais vous révéler ce que contient le fichier secret. Mais je pense qu'elle veut encore écrire un ti-longboutte Wink : la rencontre Isabella/Emma avec les hommes de Kim Ivan... La révélation du fichier secret conviendra mieux après cette rencontre de toute façon... Wink

bizz vizz et bon week-end !

Limeye
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L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
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Dim 6 Juil 2014 - 15:36
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou! Me revoilà. Bonne lecture!

À la sortie du bureau du président, Isabella et Emma jetèrent un rapide coup d’oeil au garde de gauche. Celui-ci leur fit discrètement des signes en language universel des sourds : « C’est moi Buckley. »

- Eh bien oui, c’est le capitaine Buckley. Murmura Isabella. Moi et ma paranoïa.

- Il fait vraiment des progrès dans l’art de se déguiser, il n’y a que toi qui lui trouvais un air familier. Chuchota Emma. En tout cas, j’aime son initiative. Je vais le laisser terminer son « quart » avant de lui demander de nous rejoindre.

La major Illan et son détachement prirent congé de la colonel Watson, de son détachement, du Colonel Gurney, du Capitaine Flam et de son équipe.

- Je vous serai toujours reconnaissante pour ce que vous et votre équipe avez fait pour notre planète, Colonel Watson. Fit la Major Illan. Sans vous, le manège aurait encore duré longtemps. Le combat continue mais au moins nous ne sommes plus embourbés avec ce filon maudit!

- Il faut justement commencer à s ‘occuper de désembourber les planètes encore sous le joug de Guggenheim. Il faudra encore du courage comme le vôtre et la collaboration de tous pour y arriver. Profitez de votre temps de repos, Major. Fit Emma Watson.

- Vous de même, Colonel Watson.

Après cette prise de congé, ils allèrent rejoindre Jennings au poste des communications.


Pendant le trajet, l’équipe d’Emma Watson, celle du Capitaine Flam et Ezra firent leur propre debriefing informel.

Simon tourna ses lentilles vers Isabella.

- Votre maîtrise de la langue des Énors a vraiment été rapide, Mme Randall. Et j’admire vraiment votre capacité à tous d’avoir pu tisser des liens de confiance et d’amitié aussi solides et authentiques avec eux. Fit Simon.

- Ah, professeur Simon. Donnez-moi quelque chose à consulter ou sur quoi me concentrer et plus rien n’existe autour de moi. Pour notre renontre avec les Énors, avec ce qui nous menace tous et la découverte d’un précédent, notre interdépendance nous était apparue comme une évidence. Nous avons tissé ces liens sans poser de questions. Ça a été presque tout de suite la même chose du côté des Énors.

- Et vous pouvez toujours vous fier à Isabella Randall pour que des trouvailles lui tombent dessus, à point nommé, sans qu’elle les cherche. Fit Emma Watson. Si elle n’avait pas trouver votre journal, nous aurions probablement essayé de nous faufiler dans ce nid de serpents qu’était Lulanee, où chacun pouvait retourner sa veste à tout moment.

- Ça me fait penser à quelqu’un ça. Murmura Ezra à Curtis qui esquissa un sourire.

- La pierre des profondeurs trouvée dans votre vaisseau nous a aussi tirées toutes les deux d’un très mauvais pas, lorsque le Colonel Tor avait initialement voulu nous sugjuguer en se nourrissant de notre énergie. C’est là que nous avons eu une idée des propriétés de la pierre contre le Daminthor. Le colonel Tor s’est avéré un allié inatendu par la suite. Continua Emma Watson


- Prendre le risque de faire confiance, s’en tenir à nos buts, trouver les bons alliés et abandonner les demies mesures a fait toute la différence dans notre mission par la suite. Fit la capitaine D’Issa. Il faut aussi saluer le Général Raad, la major Illan et sa troupe, Balah Ahr et la milice Uranienne pour leur fortitude, leur résilience et leur ingéniosité à endormir la vigilance de Guldhur. Ils ont tous joué un jeu risqué. Tor et ses fils s’estimaient déjà morts à cause de leur utilisation prolongée de Daminthor.

- Vous même, Isabella, avez été la première victime de votre oncle à cause du Daminthor. Il vous a fallu beaucoup de volonté pour vous tirer de ses griffes et vous avez payé très cher votre liberté. Fit Curtis.

- La colonel Watson est une amie d’enfance. Ezra et mon mari étaient deux chardons dans la même botte. Ils ont pris beaucoup de risques pour moi et Joan. Je commence tout juste à comprendre ce qui m’est arrivé, ce qui arrive encore avec le Daminthor. William savait, et son frère Jasper aussi. La collaboration de Jasper avec Bala Ahr a été essentielle au developpement de ce tonique infecte que j’ai pris pendant 10 ans. Sans cela, la dépression m’aurait emportée. Fit Isabella.

- Mon unité travaille depuis 10 ans à la surveillance des échanges entre multinationales, celle des entreprises de Guggenheim en particulier. C’est vraiment depuis la mission que nous a confié Annie Boennell et l’arrivée d’Isabella et de Jennings que nous avons pu relier les informations que nous détenions chacun de notre côté.

Nous pouvons nous estimer chanceux qu’Annie Bonnell ait pu organizer à temps la résistance et que nous ayons pu organiser à temps l’evacuation du président. Nous devons vraiment beaucoup au sacrifice d’Annie Bonnell et celui des encêtres des Énors. Fit Emma. Un autre a payé cher notre évasion de la terre et notre action sur Uranus : le général Anders.

Elle ferma les yeux un court instant avant de poursuivre.
- Dire que je l’ai insulté, frappé et assommé. Nous l’avions ensuite ligotté dans son bureau parce qu’il nous avait surpris lorsque nous nous apprétions à quitter le quartier général. Je ne suis maintenant pas très fière de ma conduite. Fit Emma

- Tu n’avais vraiment pas le choix des moyens à ce moment là, Emma. Fit Ezra. De plus, Anders n’était pas homme à choisir un camp sans considérer les risques. Dans ce cas-ci, il a choisi...bien mal. Paix à son âme.

- J’était aussi folle de rage parce que nous venions d’apprendre la disparition du Balkan et que je pensait qu’il vous avait tous envoyés à la mort, Ezra, Capitaine. Ajouta Emma.

- Pour les remèdes contre le Daminthor, la Docteur Balah Ahr, m’a remis un protocole pour la liste des végétaux remèdes contre la Daminthor. Il y en a un pour chaque planète et, ou, Satellite sauf Uranus avec les pierres des profondeurs. Je vous le remet, Curtis. Fit Isabella.

- Vous êtes revenus d’Uranus avec beaucoup de choses pour nous aider à poursuivre le combat mais aussi pour nous protéger du Daminthor. Je dois vraiment vous tirer mon chapeau à tous. Ces initiatives venant de toutes parts est vraiment ce qui va confondre Guggenheim. Fit Curtis.

- Vous aviez initialement eu cette liste avant votre entrée dans les grandes cavernes. Je me demande comment la Dr. Ahr a pu vous la faire parvenir sans se faire repérer. Fit Simon.

- En utilisant la vallée des voix. Fit Isabella. Comment j’ai fait pour trouver la voix de la Docteure dans cette cachophonie de voix, je n’en sais rien. Certaines étaient absolument sinistres, vous vous en doutez.

- Il a fallu toute la présence d’esprit de la colonel, du lieutenant Majorek et de Mme Randall pour nous remettre nos casques émetteurs à mon frère et moi et ainsi nous empêcher de réagir aux échos des cris qui provenaient de Lulanee. Fit la Capitaine D’Issa.

- Avec ce que j’ai entendu et ce que nous avons vu durant le communion avec Myo, nous savons que William est mort sur Uranus. Termina Emma.

À ces mots, tout le monde fermèrent les yeux.

La colonel Watson et sa troupe, se démaquillèrent quelque peu avant d’entrer au poste des communication. Jennings était fidèle à son poste. Il les regarda entrer avec un mélange d’étonnement face aux accoutrements uraniens et la joie de les retrouver enfin...sains et saufs.

- Mon colonel, capitaine, lieutenant, Mme Randall, content de vous revoir! Il commence à y avoir du nouveau du côté de la terre. Le Colonel Nukibé a commencé à établir des contacts avec l’Amiral Taggart. Il a aussi été contacté par votre beau frère, Jasper, Mme Randall. Il essaie d’organiser quelque chose en Amazonie pour la production et la distribution de ce tonique imbuvable contre la Daminthor.

- Jasper n’a donc pas bougé d’où il était, sauf pour organiser ses contacts. Il semble se débrouiller avec les ressources qu’il détient. Il a aussi ses contacts avec la population autochtone de l’Amazonie. Résistance version guerrilla. Dit Isabella avec un soupir de soulagment.

- C’est tout à fait le type pour faire ce genre de choses à la barbe du vieux et de ses sbires. Fit Ezra avec un sourire. Jasper a toujours été un excentrique irrévérencieux

- Un anonyme qui travaille au Gouvernement Guggenheim à New York, qui a accès aux fichiers de la police, nous a fait parvenir des fichiers cryptés appartenant au Général Swan par l’entremise du colonel Nukibé. Je n’ai pas encore commencé le décryptage. J’attends un contact de la part d’Otho et de la lieutenant Randall d’une minute à l’autre.Ajouta Jennings.

- Ce type risque gros. Fit Ezra. Mais nous avons aussi vu ce qui arrive à ceux qui collaborent.

- Oui, et j’ai reconnu l’auteur de ce meurtre crapuleux. Fit Isabella. C’est cette brute d’Aaron Liberman. Vous souvenez de lui Colonel Watson? Et je ne parle pas seulement de sa présence et celle de ce caffard de Forbes sur la vidéo de Mme Bonnell.

- Il a vraiment évolué en pire de la brute de cour d’école qu’il était à l’époque. Fit Emma. De tout évidence, il en est aussi venu à torturer des humains au lieu des insectes du jardin de sa maman ou les animaux de ses petits voisins. Un type comme ça dans la police interpanétaire, et dans l’entourage d’Anders. Merde ça m’enrage de penser à tout ce qu’on a laissé passer!

- Lui flanquer une râclée comme à la cour d’école serait vraiment un très petit châtiment, mon colonel. Fit Isabella. Et remonter aussi loin dans le temps devient vraiment grotesque. Il faut se souvenir pour avancer, pas pour se culpabiliser. Et si je suis le raisonnement du Colonel Gurney, il pourrait arriver bien des bricoles à Liberman.

- La corruption est vraiment un mal pernicieux. Fit Simon. Elle s’imbrique avec le quotidien. Elle agit lorsqu’on regarde ailleurs.

- Comme le Daminthor. Fit sombrement Curtis.

Jennings les interrompt.
- Nous avons la communication avec Otho, messieurs-dames. Fit-il

- Bonjour Chef, rien à signaler de mon côté depuis notre dernière communication. Et toi?

- Le détachement de la colonel Watson ici présent, ont fait leur rapport au président et au Général Grant. Ça commence aussi à bouger sur Terre. Fit Curtis. Mais Mme Randall est là. Je pense qu’elle et Joan ont hâte de se parler.

- Elle est avec moi, je vous la passe. Fit Otho.

Jennings donna son siège à Isabella.

- Laissons-leur un peu d’intimité et sortons un moment. Dit Emma Watson à Jennings, D’Issa, Majorek.

La mère et la fille se regardèrent un moment avec tendresse et émotion avant de parler. Leurs yeux étaient remplis de larmes de joie et de soulagement.

- Joan...tu as vraiment l’air bien ma chérie...Fit Isabella.

- Maman...je suis vraiment soulagée que tu sois de retour. J’ai eu vraiment peur pour toi. Tu as l’air épuisée...mais j’ai déjà vu bien pire...et je ne t’ai jamais vue habillée ainsi avec des cheveux noirs!

- Tu n’aimes pas? C’est pourtant la dernière mode : le grunge Uranien. Plaisanta Isabella.

- En tout cas, tu as un très beau collier avec une très belle pierre. Fit Joan.

- C ‘est une pierre des profondeurs que m’ont donné les Énors des grandes cavernes. Ça va me faire tout drôle de ne plus avoir à prendre les toniques de ton oncle Jasper! Fit Isabella. Mais dis-moi ce qui est arrivé, Joan. Pourquoi n’es-tu pas sur Phoèbe?

- Maman, il s’est passé tellement de choses depuis la dernière fois que nous nous sommes vues, encore plus depuis la mutinerie sur le Balkan. Je... je n’ai jamais pu vraiment te parler de moi et Curtis avant aujourd’hui. Nous nous aimons. Depuis notre première rencontre.

Curtis est mon compagnon depuis 2 ans maintenant. Nous allons...nous allons avoir un enfant. Les deux premiers mois on été critiques pour mon bébé. Il était trop bas, mon col était ouvert. J’ai du rester allongée le plus possible au refuge où nous avons atterri à notre retour dans le sytème solaire. Maman...je veux cet enfant...Curtis aussi. C’est pour cela que je suis restée derrière.

Isabella allongea une main vers Curtis qui se trouvait à ses côtés. Celui-ci la prit silencieusement et vint s’assoire à côté d’elle face à Joan. Isabella fût ramenée 24 ans en arrière, lorsque pour la première fois, elle avait affronté son oncle, déclaré son amour pour William. Richard l’avait abreuvée de sa haine, de sa jalousie, de ses menaces et ...de sa peur aussi. Jamais elle ne ferait subir à sa fille ne serait que l’ombre d’une telle attitude.

- Je vais être grand-mère...Fit pensivement Isabella. Sans l’amour, sans cette promesse de vie nouvelle, tout serait perdu depuis longtemps. La peur saperait toutes nos forces de faire quoi que ce soit. Je suis vraiment heureuse pour toi, pour vous deux, ma chérie. Fit Isabella, encore émue par la nouvelle. Le combat contre Richard m’a au moins montré une chose, nous autres humains ne sommes pas faits pour vivre chacun pour soi.

- Beaucoup de dangers et de personnes m’ont menacée avant, pendant et après cette mutinerie sur le Balkan, Maman. J’ai dû ruser et tuer pour me défendre. Curtis, Ezra et même Kim Ivan et certains de ses hommes l’ont fait pour me venir en aide. Nous nous sommes retrouvés sans vaisseau sur un planétoïde condamné à disparaître. La question était simple : comment travailler ensemble pour rendre notre situation assez vivable pour vouloir survivre et construire un vaisseau pour s’échapper à temps.

Je peux te dire une chose, maman, Kim Ivan et la plus part de ses hommes ont saisi ce principe et nous avons survécu. Les Swan, Larson, McNair, Kulikov, Norton, Anastasia Lou Jenkins, Molémos et Bora Boru et autres personnes qui ont investi leurs efforts dans cette vendetta contre moi et Curtis ont péri. Je déplore seulement que des gens qui n’avaient rien à voir avec moi soient morts, comme le commandant Théron, le Sergent Hudson et les neveux de Kim Ivan. Fit Joan.

- Richard s’en prend à beaucoup de gens pour pour les soumettre, les vider et les jeter quand il n’en a plus besoins, tu le sais mieux que moi, ma chérie. Il y a quelques jours, il s’en est pris à un homme qui lui était soumis.

- On me cache certaines choses, vu mon état. Fit Joan avec une certaine gêne mélangée à un peu de frustation. Il s’agit du Général Anders, n’est-ce pas?

- Oui. Fit Isabella.

- Je pense qu’à travers moi, à travers d’autres, c’est toujours toi qu’il veut atteindre, maman. Pour te briser. Fit Joan.

- Oui, lui et ses hommes tenteront des attaques avec encore plus d’acharnement quand ils prendront conscience que leurs jours sont comptés. Fit Isabella. Est-tu bien suivie pour ton bébé là où tu est, ma chérie.

- Oui maman. J’ai un trio infernal qui ne me lâche pas d’une semelle avec la Docteure Darmont, mon amie la Docteur Sanchez et Otho. Fit Joan avec un petit sourire. Si je compte mes deux petites fripouilles de Eek et Oog, ça fait une quinte! Il ont un petit hôpital bien équipé et les gens sont solidaires.

Il y aurait aussi de l’occupation ici pour la parade contre le Daminthor. Mais si et quand ce sera possible, j’aimerais bien venir vous rejoindre pour être à vos côtés autant que possible. L’équipe de Curtis n’est pas au complet sans Otho. J’aimerais aussi être avec toi, Maman. La docteure Sanchez aimerait aussi être avec son compagnon. Je voudrais que Curtis voit naître son enfant. Ajouta Joan.

- Je voudrais cela aussi, mon amour. Fit Curtis.

- Il y aura beaucoup de choses à considérer dans ta décision, ma chérie. Fit Isabella. Il te faudra d’abord considérer tes limites, car tu vis aussi pour ton enfant et Curtis désormais. L’important est qu’il y ait des gens derrière toi. Guggenheim et ses sbires sont une menace et pas la moindre.

Mais l’isolement et vivre dans la peur le sont tout autant. Mon séjour en Amazonie et récemment avec les Énors me l’ont démontré. Personellement, j’ai dû pendant longtemps ravaler mon orgueil et ma culpabilitél et mettre la priorité sur moi avant de pouvoir donner ma pleine mesure pour aider Mme Bonnell, mon amie Emma Watson et son équipe contre Richard.

- L’humilité n’est pas une vertu qui me vient toujours naturellement, non plus. Admit Joan.

- Ça c’est héréditaire ma très chère fille. Fit Isabella.

- Arrête, Maman! Tu sonnes comme le « vieux »! Plaisanta Joan.
- Je sais. Rien que d’y penser ça me rend malade. Fit Isabella.

- De toute façons, je veux venir te rejoindre avec ta mère d’ici quelques jours, mon amour. Fit Curtis. J’ai quelque chose que je veux absolument te donner.

- Soyez prudents d’ici là tous les deux. Fit Joan.

- Ne te fais pas de soucis, ma chérie. Fit Isabella.

- À bientôt ma douce, je t’aime! Fit Curtis.

- Je t’aime aussi, mon amour. Fit Joan.

- Dis au tas de férraille d’être vigilant, chef! Fit Otho.

- Je n’y manquerai pas Otho.

Et ils coupèrent la communication.

Merci pour votre patience pour cette loooongue suite!

A+

Frégo Cool
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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Dernière édition par Frégo 80 le Dim 6 Juil 2014 - 22:24; édité 1 fois
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Dim 6 Juil 2014 - 15:59
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo !

c'était une SUPER longue suite !!! Best Best Best

Merci beaucoup pour cette lecture qui égaie mon après-midi de travail un peu ennuyeuse... j'ai savouré... tu as commencé par à nouveau remettre à plat tous les éléments collectés par les uns et les autres, seul petit "oubli" (ou tu l'as simplement laissé sous silence), mais Jennings avait transmis la liste des anti-Daminthor à Curtis et Simon, dès qu'Isabella les lui avait communiqués... c'est juste un petit détail.

J'ai évidemment beaucoup aimé la conversation entre Joan et Isabella ! Si émues l'une comme l'autre de se revoir enfin ! Et j'ai ri à la mention du "grunge uranien" ! Si Ed nous lisait... Mort de Rire

Il y a beaucoup de passages à faire fondre (Flamme, prépare ton kit avant de lire !), et j'ai beaucoup aimé quand Isabella ne peut s'empêcher de prendre la main de Curtis.

Je vais prendre la suite, chouette, ce sont les vacances, je vais pouvoir écrire... En plus, tu m'as parfaitement lancée avec l'allusion à ce qui se passe sur Terre, la mention des actions de Jasper et de Nukibé, sans oublier "l'anonyme" Oliver... ça va être du nanan que de continuer Clap

bizz et encore bravo pour ces dernières pages Clap

Limeye
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Dim 6 Juil 2014 - 22:20
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
J'avais dit que ce serait du nanan... allez, zou, j'embraye... Pas de temps morts, les filles !

bizz vizz (et super vizz)

Limeye


Isabella s’était appuyée sur la table d’écoute, les coudes posés dessus, la tête entre les mains. Elle qui avait cru il y a encore quelques semaines que sa fille avait péri lors de la mutinerie du Balkan venait d’être bousculée par tant de nouvelles, et des heureuses parmi les plus sombres, qu’elle avait bien du mal à s’en remettre. Un instant, elle en oublia la présence de Curtis qui gardait le silence. Il pouvait comprendre l’émotion d’Isabella et le fait qu’ils soient restés seuls pouvait lui permettre de se reprendre. Lui-même se souvenait de la réaction de Simon, Grag, puis Otho quand ils avaient appris que Joan était enceinte. Mais là, en plus, Isabella venait de revoir sa fille vivante.

Il se décida cependant, et posa sa main sur l’épaule d’Isabella. Elle écarta ses bras, tourna la tête vers lui. Il se tenait debout près d’elle.

- Venez, Isabella, il faut laisser Jennings reprendre son poste. Ezra et Emma vous attendent également. Vous n’avez eu aucun moment de repos depuis votre arrivée, il est temps de lâcher la garde, maintenant.
- Vous avez raison, Curtis. Mais si j’avoue que j’avais des doutes concernant vos liens entre ma fille et vous, je ne m’attendais pas à une telle nouvelle !
- Si cela peut vous rassurer, je ne m’y attendais pas non plus lorsque Joan me l’a annoncé, répondit-il avec un léger sourire.

Ils sortirent de la pièce, Jennings se permit une petite accolade avec Isabella avant de retourner à son poste. Il adressa un signe de connivence à Curtis et ce dernier comprit que le jeune homme allait entamer le décryptage des documents qu’il avait reçus de Nukibé. Curtis se promit de revenir rapidement vers lui, avec Simon. Décrypter au plus vite ces fichiers pouvait s’avérer primordial, pour la suite du combat comme pour la sécurité de ceux qui organisaient la résistance sur Terre, à commencer par leur informateur.

Ezra souriait doucement en voyant Curtis et Isabella sortir de la salle de communication. Il se doutait de la teneur de la conversation entre la mère et la fille, mais n’avait fait encore aucune allusion à Emma. C’était à Isabella de révéler cette nouvelle à son amie, pas à lui. Quand Isabella sortit et le vit, elle s’approcha aussitôt de lui, lui prit les mains. Ils se regardèrent un long moment en silence, puis Ezra la prit fraternellement contre lui, passant un bras autour de ses épaules. Ce ne fut qu’avec lui qu’elle se permit de se laisser vraiment aller.

- Oh, Ez, murmura-t-elle. Tu sais, n’est-ce pas, pour Joan ?
- Bien entendu, répondit-il avec émotion. Et j’ai pensé chaque jour à elle et à toi, sachant combien elle avait hâte de pouvoir te l’annoncer. C’était une de ses préoccupations premières, dès que nous avons su que tu étais vivante et en sécurité.
- William… William aurait été si heureux…

Elle ne retenait plus ses larmes, qui coulaient lentement sur ses joues.

- Bien sûr, dit Ezra. Il serait fier aussi. Et je ne sais où il est, mais… je suis certain qu’il en est heureux. Même dans l’autre monde. Allez, viens, tu as besoin de repos, maintenant.
- Je crois que je ne peux que m’incliner devant ton autorité et celle du Capitaine, dit-elle en s’écartant un peu et en tentant maladroitement d’essuyer ses larmes.

Emma la fixait avec inquiétude et étonnement mêlés. Elle jeta un œil à Curtis, mais ce dernier s’était un peu éloigné et se dirigeait vers Simon, échangeant quelques mots qu’elle ne comprit pas avec le cerveau volant. Ce dernier bougea légèrement ses tubes oculaires, en signe d’assentiment. Mais pour Emma, le langage gestuel du cerveau volant était trop obscur pour qu’elle le comprenne encore. Elle suivit donc Ezra qui entrainait Isabella vers leurs quartiers de repos.

- Simon, Jennings a reçu des documents importants en provenance de la Terre, ils sont soigneusement cryptés. Il va avoir besoin de nous deux pour les lire. Je soupçonne qu’ils sont très importants.
- Alors rejoignons-le tout de suite. Isabella est en de bonnes mains avec Ezra et Emma.

Curtis hocha simplement la tête, se disant qu’une fois de plus, il pouvait compter sur la présence amicale, mais toujours discrète du colonel. Lui et Simon entrèrent dans la salle où Jennings s’était installé devant un écran sur lequel il commençait à faire défiler des lignes de codes. Il s’interrompit en entendant la porte s’ouvrir.

- Jennings, dites-nous en plus sur ces fichiers. Que se passe-t-il exactement sur Terre ?
- Bien, Capitaine, comme je vous l’ai dit rapidement, j’ai reçu des nouvelles du colonel Nukibé. Savez-vous qui il est ?
- Son nom ne m’est pas inconnu, mais je vous avoue…
- Ce n’est pas étonnant. Il est en retraite depuis quelques années, vous n’avez jamais dû travailler avec lui. Il a été durant quelques mois le supérieur hiérarchique de la lieutenant Randall, avant qu’elle ne soit lieutenant, d’ailleurs. C’est un ami de l’Amiral Taggart et du Général Grant. J’ai aussitôt prévenu ce dernier quand j’ai reçu cet appel. Il a donc rencontré Jasper Randall et tente d’organiser la résistance sur Terre. Il est fiable. Mettez-le à la place de Taggart et vous aurez sa réplique, il ne lâchera rien à Guggenheim, vous pouvez en être certain. Mais d’une manière différente.
- Bien, ce sont de bonnes nouvelles, mais en même temps, une source d’inquiétude. Je crois qu’il va falloir agir vite, maintenant, et peut-être renoncer à attaquer Mars, comme Taggart le pensait et plutôt coordonner nos forces pour viser directement Guggenheim. Et ces fichiers, alors ?
- Nukibé a été contacté par un mystérieux informateur, un policier, selon lui, ou du moins, quelqu’un qui travaille dans les locaux de la police et qui a accès à l’ordinateur central et à des données classées secret-défense. Nukibé est parvenu à lire certains fichiers, mais pas tous, et un notamment. La seule chose qu’il ait pu déterminer, c’est que ce fichier serait lié à Swan.
- Alors commençons par celui-ci, décida Curtis.

Jennings abandonna le fichier dont il avait commencé à lire les données et qui était en fait celui qu’Oliver avait rédigé et dans lequel il se présentait. Par mesure de sécurité pour lui, Nukibé et Julia avaient procédé à un nouveau cryptage des données. Le colonel ayant très vite pris la mesure de la nécessité de protéger le mieux possible son providentiel informateur.

On aurait entendu une mouche voler, alors que les trois cerveaux parmi les plus doués pour le cryptage de données travaillaient de concert pour lire le fichier. Quand ils eurent terminé, Curtis s’appuya contre son dossier et fixa Simon sans rien dire. Jennings était un peu pâle.

- C’est Guggenheim lui-même qui a tué William Randall, dit Simon de sa voix métallique. Nous en avons maintenant la preuve grâce à ce document. Swan n’a été qu’un intermédiaire.
- Nous avons aussi le nom de l’assassin, Kaspar, je veux dire, celui qui a porté le coup de grâce à William Randall, ajouta Curtis. Il faut que l’on trouve cet homme et qu’on l’intercepte. A ce jour, il est aussi dangereux que Guggenheim pour Isabella et Joan. Mais aussi, pour le Président et ses proches.
- Nous allons prévenir Grant et Carthew immédiatement, Curt, dit Simon. Quelles sont les autres données, Jennings ?
- Et bien, j’avais commencé à lire un fichier très bien protégé aussi.
- Regardons-le également, décida Curtis, il est peut-être aussi important que l’autre.

Après un moment de travail, ils en prirent tous les trois connaissance. En le lisant, plus d’une fois, Curtis et Jennings ne purent réprimer un frisson, car l’auteur des lignes se trouvait dans une position très risquée. Mais ils ne purent s’empêcher également d’admirer son courage. Et sa loyauté, sans en deviner pour autant la véritable origine.

"Mon colonel, je suis un agent des services d’espionnage et de contre-espionnage. Je travaille au sein de l’unité dirigée par Desmond O’Brien, au quartier général de la police interplanétaire. De ce fait, j’ai accès à de nombreuses informations confidentielles et à des dossiers classés secrets. Je vous en fais parvenir un, que je ne suis pas parvenu à décrypter. Je peux simplement vous révéler qu’il a été lu pour la dernière fois il y a quelques mois sur l’ordinateur personnel du Général Swan, et qu’il est lié à la disparition de William Randall. De part ma position, je veux vous aider en vous informant au mieux des plans de RG. Faites parvenir ensuite ces données à qui elles seront utiles. Sachez qu’on ne peut faire pression sur moi, je n’ai pas de famille, pas de proches. J’ai constaté comme bien d’autres l’apathie qui s’est abattue sur Terre. Nous, agents, ne sommes pas touchés, ou du moins, très peu : uniquement lorsque nous nous trouvons plus d’une journée hors des locaux de la police interplanétaire. J’ignore totalement ce qui provoque cette apathie et pourquoi nous en sommes exempts. Je vais chercher à me renseigner à ce sujet, sauf si vous pensez que cela est secondaire. Je suis parvenu, du moins à l’heure où je vous écris ses lignes, à cacher l’identité d’un vaisseau nommé Karpétia, et qui s’est rendu sur Uranus. Je ne suis pas certain, cependant, que les ruses que j’ai employées pour ce faire seront assez solides. On m’a également demandé d’enquêter sur le Capitaine Flam, de trouver le moyen de l’abattre ou du moins, de l’empêcher d’agir. J’ignore encore si cette information est fiable, mais j’en ai conclu que le Capitaine était vivant et participait à la résistance de son côté. Certaines informations restent très confidentielles, mais je ferai au mieux pour vous renseigner. La situation à New York, parmi la population, est dramatique. Je ne peux continuer à l’ignorer. C’est pourquoi je veux vous aider. Bien à vous."

Le message était accompagné d’une clé dissimulée soigneusement, que Simon ne trouva qu’au bout d’un long moment et qui révélait l’identité exacte de leur informateur.

- Ce nom ne doit pas sortir de cette salle, dit Curtis d’un air sombre.
- Aucun souci, Capitaine, répondit Jennings avec sérieux.
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Lun 7 Juil 2014 - 04:19
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flamme
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles!

Alors, là... Frégo d'abord... Unbelievable Master Clap Et 'Limeye ensuite Unbelievable Master Clap

Vous m'avez toutes les deux fait fondre, de plusieurs manières... Je suis toujours impressionnée par votre complémentarité à la rédaction de ce cadavre exquis, et de quelle manière vous faites toujours rebondir le suspense...

On ne peut que jump jump jump jump jump jusqu'au prochain envoi!

Bizz Vizz et bravo à toutes les deux!
Flamme
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Lun 7 Juil 2014 - 11:04
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello !

voilà le prochain envoi... je suis partie, je continue sur ma lancée (jamais interrompre une inspiration, n'est-ce pas Wink )

belle journée !

Limeye on holidays Music



Ezra, Isabella et Emma avaient rejoint un petit salon où les deux femmes prirent place avec soulagement dans de confortables fauteuils. Ezra s’activa pour leur faire apporter des repas chauds et reconstituants. Il s’absenta quelques instants pour aller les chercher. Emma et Isabella étaient assises face à face, mais dès que la porte se fut refermée sur Ezra, Isabella tapota de la main sur le fauteuil à côté de sien :

- Viens t’asseoir auprès de moi, Emma, s’il te plaît.

La colonel Watson se leva sans un mot et fit comme son amie le lui demandait. Elle lui prit la main et lui sourit.

- Comment va Joan ?

Fut sa première question, directe.

- Oh, Emma… elle va… elle va bien ! Si tu savais…
- Allons, raconte-moi !, dit Emma d’un ton enjoué, curieuse d’en savoir aussi un peu plus.
- Elle est enceinte !
- Quoi ? Oh, bon sang, Isa, mais c’est merveilleux !

Isabella regarda Emma d’un air un peu étrange, puis son visage s’éclaira d’un sourire avant que des larmes ne se remettent à couler. Puis les deux femmes se tombèrent dans les bras.

- Isabella, c’est la plus belle nouvelle que nous puissions recevoir ! Voilà une raison de plus de nous battre et sacrément ! Ton petit-fils ou ta petite-fille naîtra dans un monde libre ! Je t’en fais la promesse !
- Je n’en reviens pas… maintenant… maintenant, je crois que je n’ai plus qu’une hâte, encore plus qu’avant… la serrer dans mes bras.
- Je pense que le Capitaine va organiser rapidement un voyage pour aller la chercher, non ? Mais au fait, pourquoi exactement n’est-elle pas venue avec lui sur Phoebe ? Etre enceinte n’empêche pas de voyager…
- Elle ne m’a pas raconté les détails, Curtis pourrait le faire certainement, quand il aura un moment. Mais elle m’a dit simplement qu’elle avait eu un début de grossesse très délicat, qu’il fallait qu’elle reste allongée. Son col était ouvert, Emma. Elle aurait pu perdre son bébé…
- Je comprends mieux. Elle a été raisonnable.
- Pour une fois, ajouta Isabella.
- Oui, pour une fois, sourit Emma.

A cet instant, Ezra revient dans la pièce, portant deux plateaux copieusement chargés. Emma se rendit compte qu’elle avait une faim de loup. Quant à Isabella, qui croyait ne pas pouvoir avaler grand-chose du fait des émotions qui l’avaient secouée au cours des dernières heures, elle se surprit à manger de fort bon appétit. Ezra s’était contenté de prendre du café pour lui-même, et les regardait avec joie. Quand elles eurent fini, Isabella se tourna vers lui et dit :

- Ezra, maintenant, il va falloir me raconter plus en détails tout ce qui est survenu. Je peux aussi faire le lien avec certaines choses… certains détails.
- Bien entendu, mais je crois qu’il y a une chose plus importante à faire encore.
- Laquelle ?
- Que tu ailles dormir !
- Je n’y parviendrai jamais…

Emma leva les yeux au plafond, Ezra soupira. La colonel décréta :

- Soit, Isabella ! Fais comme tu veux… moi, je vais me coucher ! Tu me feras un compte-rendu demain…

Et sur ce, elle se leva, prit leurs deux plateaux qu’elle ramena à la cuisine et gagna sa chambre.

Ezra se pencha un peu en avant, il connaissait Isabella : elle ne pourrait effectivement pas dormir tant qu'il ne lui aurait pas fait le récit de leur aventure à bord du Balkan. Il raconta sans rien lui cacher, la mutinerie, sa propre blessure, sa peur quand il avait vu Joan dans le poste de pilotage, amenée par les mutins. Il avait bien cru assister à ses derniers moments... Puis l'atterrissage en catastrophe, l'intervention de Curtis. Comment ils s'étaient retrouvés, tous, face au même destin, à la même adversité. Et comment, grâce à Curtis, ils étaient parvenus à s'en sortir.

- Sans lui, nous n'en serions pas revenus vivants, dit le colonel. D'une part, parce qu'il était le seul, avec Simon, à être capable de concevoir en si peu de temps les plans d'un vaisseau, mais aussi parce qu'il a été capable de mettre de côté tout ce qui était survenu avant que l'on se retrouve sur l'astéroïde, et à organiser notre survie et la construction du vaisseau. Mais nous avons aussi pu compter sur l'intelligence d'un homme comme Kim Ivan. Il a d'emblée compris dans quelle galère nous nous retrouvions et que pour rester en vie, il fallait collaborer. Sans compter le soutien de ses seconds, Grabo et Nekiri et de quelques autres.
- Et Jenkins ?
- Un vrai scorpion... elle a tenté de s'emparer du vaisseau, après avoir recruté des complices d'une façon que je te laisse imaginer. Mais cela s'est retourné contre elle, car lorsqu'elle a voulu faire décoller le vaisseau, elle en a été empêchée : Simon et Joan avaient convenu d'un code de protection. Elle est finalement morte, avec quelques-uns de ses complices, dans la lave. Mais elle emportait aussi son secret, ses liens avec Swan et sa connaissance du complot, même partielle. Nous n'avons pu rassembler tous les éléments que lors de notre vol vers Tyrial, puis lors des premiers entretiens que Curtis a eu avec le Président Carthew.
- Ez... tu as dû avoir si peur pour Joan ! Je ne saurais dire combien je te dois de l'avoir protégée ! Encore une fois... c'était mon espoir, quand je sombrais en pensant qu'elle était morte... tu étais avec elle, les Futurmen aussi... je me raccrochais à cette pensée.
- Joan s'est fait beaucoup de souci pour toi aussi, avant même que nous n'ayons connaissance du coup d'état, elle savait que la disparition du Balkan serait signalée tôt ou tard, mais nous n'avions aucun moyen de vous donner des nouvelles. Puis, lorsque nous avons été certains du coup d'état, il devenait alors plus que nécessaire de rester discrets, du moins, tant que nous n'avions pas la possibilité d'établir une liaison sécurisée.
- Oui, bien sûr.

Isabella laissa reposer sa nuque contre le dossier du fauteuil. Ezra respecta son silence. Il lui avait presque tout raconté, hormis les détails de leur petit séjour sur Tyrial.

- J'ai encore du mal à réaliser qu'elle et Curtis... ma fille avec un homme tel que lui ! Et toi qui sais tout depuis le début, non ?
- Ah, pas tout à fait, tu sais. Elle m'a fait des cachotteries... quant à Curtis, il est très secret et ne dévoile pas aisément ses sentiments. Même si là aussi, ça a été une rude épreuve par moments pour lui de se contrôler.

Ezra se tut quelques secondes avant de continuer : il n'avait pas raconté à Isabella la tentative de viol à laquelle Joan avait échappé, ni la façon dont Curtis avait tué Molémos. Il reprit :

- Puis nous nous sommes retrouvés sur Tyrial, je te demande de ne pas parler de cet endroit avec plus de précisions à quiconque, même à Emma. Curtis a promis de protéger au mieux l'astéroïde. On n'est jamais trop prudent...
- Aucun souci, Ezra, tu sais bien. Et Joan s'y trouve, je ne dirais rien.
- C'était très inattendu, nous n'étions pas au bout de nos surprises après tout ce que nous avions déjà vécu. Mais les pirates forment là-bas une véritable petite communauté, très bien organisée. Ils ont même un hôpital, un centre de communication. Joan a trouvé là-bas ce dont elle avait besoin aussi : un bon suivi médical, même si Simon et Maëva Sanchez ont fait de leur mieux. Sans matériel, il était difficile de faire plus. La docteur qui la suit a préconisé qu'elle reste au repos, le temps que tout rentre dans l'ordre. C'est désormais le cas. Tu vas la retrouver en bonne santé !
- Et même plus... Emma a raison : c'est une motivation supplémentaire pour nous battre et ne rien lâcher. Ce monde doit rester libre pour tous les enfants à venir...

Ezra sourit. Il aurait aimé savoir ce qu'Isabella avait vécu ces derniers mois, mais il était tard et il voulait vraiment qu'elle se repose. Elle aurait certainement le temps de lui raconter plus tard tout cela.
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Lun 7 Juil 2014 - 13:38
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

Cher Ezla , qui a mis Isabella au courant de ce qu'elle devait savoir... avec son tact habituel! Good

J'ai beaucoup aimé la réaction d'Emma quand Isabella lui dit que Joan est enceinte... Elle a rapidement deviné qui était le père! Wow Et compris à quel point Joan avait été raisonnable en restant sur Tyrial!

Bizz vizz et bonne journée!
Bonnes vacances!
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Lun 7 Juil 2014 - 22:05
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Je vous ai dit que j'étais en vacances, hein, alors... entre ménage et rangement, j'écris Mr. Green

et je vous donne des devoirs de vacances... avec de la lecture Crazy

bizz vizz

Limeye


Lorsqu'Ezra sortit du petit salon, pensant lui aussi pouvoir rejoindre sa chambre, il croisa Curtis qui venait à sa rencontre.

- Ezra, ça va ?
- Oui. J'ai raconté toute notre aventure à Isabella. Elle aurait été incapable de dormir sans cela.
- Toute ?
- Presque. J'ai omis l'épisode avec Molémos.
- Ah. Bien. Peux-tu m'accompagner chez Carthew ? Simon, Jennings et moi avons appris des choses importantes. Je voudrais que tu assistes à notre entretien. Grant doit nous rejoindre.
- Bien, dit Ezra qui comprit alors que la soirée serait certainement bien plus longue que prévue...

Le général Grant et le professeur Simon se trouvaient déjà dans le bureau du Président lorsque Curtis et Ezra y entrèrent. Ils prirent place tous les quatre autour d'une petite table ronde, Simon planant non loin de Curtis. Ce dernier commença :

- Mon général, Monsieur le Président, pardonnez-moi d'avoir interrompu votre soirée, mais je ne voulais pas perdre de temps à vous informer de ce que nous avions découvert avec Jennings. Général, vous savez déjà qu'il a été contacté par votre ami, le colonel Nukibé, qui tente d'organiser la résistance sur Terre. Nous devons leur apporter le maximum de soutien !
- Oui, Jennings m'a prévenu, en me disant qu'il allait entamer la lecture des différents fichiers qu'il avait reçus. Qu'en est-il exactement ?
- Nukibé a reçu deux contacts, très différents, récemment. Le premier émane de Jasper Randall, le frère de William, et oncle de la lieutenant Randall. Ce dernier a connaissance de l'antidote terrestre au Daminthor et s'est proposé pour le produire en grande quantité. Nukibé lui apporte un soutien logistique, par des moyens sur lesquels il ne s'est pas étendu. Ce contact avec Jasper n'a fait que renforcer la décision de Nukibé d'organiser de son côté la résistance. Il sait qu'il peut agir, même de manière limitée, et souhaite le faire, comme il l'a fait savoir également à l'Amiral Taggart.
- L'armée de Taggart est la plus proche de la Terre, émit Carthew qui écoutait jusque-là avec attention.
- Nukibé peut être l'aiguillon qui va contrecarrer les actions de Guggenheim sur Terre, d'autant qu'il a reçu, comme je vous le disais, un autre soutien totalement inattendu. Un policier s'est rendu compte de la situation. Un homme qui travaille pour les services secrets. Il a fait parvenir au colonel des documents classés secret-défense dont nous avons entamé le décryptage. Le premier nous a révélé l'implication directe de Guggenheim dans la mort de William Randall, et pourquoi il l'avait fait assassiner : William avait découvert toute la filière d'extraction du Daminthor, il en soupçonnait les propriétés. Mais surtout, il avait mis à jour le plan - pour l'époque - de Guggenheim de s'emparer du pouvoir. Hélas, cela n'a fait que retarder l'échéance, car ce que William avait appris ne nous est parvenu que récemment.
- Je refuse de croire que William est mort pour rien, Capitaine, se permit d'intervenir Ezra d'un air sombre.
- Je ne le pense pas moi plus, colonel, dit Curtis qui employait toujours le titre d'Ezra pour lui parler lorsqu'ils se trouvaient devant les autorités.
- Cet informateur était également chargé de trouver l'identité du Karpétia, ce qui nous conforte dans le fait que Guggenheim a soupçonné la mission d'Emma Watson. Il ignore, pour l'heure, qu'il s'agissait du Comète maquillé, de même qu'il ignore encore les noms de ceux qui ont participé à cette mission, mais nous ne pouvons pas être certains qu'il ne l'apprendra pas tôt ou tard. Par ailleurs, Guggenheim a la certitude que je suis vivant et à vos côtés, Président. Cela, par contre, je ne sais comment il l'a appris.
- Des espions ?
- Certainement. Ici ou sur Saturne...

Grant était songeur. Il échangea un regard avec Ezra, puis avec le Président.

- Nous allons renforcer la sécurité et notre vigilance lors du recrutement. Sans compter que certains chercheront à retourner leur veste s'ils sentent le vent tourner.
- Et il va tourner, Président, poursuivit Curtis avec fermeté. Parce que l'approvisionnement en Daminthor étant maintenant coupé, la vie va devenir un enfer sur Terre. Les consommateurs de Daminthor vont ressentir le manque, comme des drogués, et vont voir se développer leurs pulsions meurtrières. Ils peuvent déclencher de véritables massacres ! Il faut agir vite, maintenant.

Simon bougea légèrement auprès de son Capitaine, en signe d'assentiment.

- Il faut permettre à Jasper Randall de produire rapidement et en toute sécurité l'antidote. Afin de pouvoir protéger au mieux les populations. Mais il va falloir aussi affronter directement Guggenheim, dit le professeur.
- Qu'avez-vous appris d'autre, Capitaine ?, demanda James Carthew.
- L'identité de cet informateur, mais dois-je vous la révéler ? Jennings la connaît, Simon aussi. Et moi seul.
- Et Nukibé ?
- Il l'ignore, normalement, précisa Simon, car elle était soigneusement dissimulée.

James Carthew marqua un temps de silence, puis dit :

- Je pense qu'il s'agit d'un fonctionnaire des services secrets, connaître son identité ne m'apprendrait pas grand-chose. Par contre, vous, Général Grant, vous connaissez peut-être cet homme. Le Capitaine vous révèlera son nom, plus tard.

Grant agréa sans rien dire. Curtis se fit la réflexion que le Président avait une vraie vision de la résistance et de ses enjeux. Il apprécia aussi cette marque de confiance qu'il leur faisait.

- Dans le document concernant la mort de William Randall, il est fait mention de son assassin, du moins de l'identité de celui qui l'a tué, et qui n'est pas celui qui a commandité le meurtre, même si, pour moi, les deux sont autant responsables, dit Curtis. Il s'agit d'un dénommé Kaspar. Son nom vous dit-il quelque chose ?

James Carthew secoua la tête à la négative, Grant réfléchissait. Puis il dit :

- Malheureusement, non, Capitaine. Certainement un homme de l'ombre, à la botte de Guggenheim.
- Nous devons trouver le moyen de l'arrêter. C'est le type-même de l'anguille qui va passer à travers toutes les mailles du filet : référencé nulle part, quasiment inconnu... mais certainement d'une grande intelligence.
- Le genre capable de nous faire exploser une bombe sous les fenêtres, ici-même, sans que nous l'ayons soupçonné, émit Grant.
- Exactement, mon général, dit Curtis avec gravité.
- Bien, dit-il. Je sens qu'Emma Watson et son équipe ne vont pas s'ennuyer dans les prochains jours...
- Il faut éviter de mêler Isabella Randall à cette quête.
- Je le pense aussi, dit Ezra. Elle peut être directement menacée par cet homme. Guggenheim la fait rechercher, vous le savez aussi bien que nous, Monsieur le Président.
- De toute façon, Madame Randall n'est pas une agent, et si son concours nous a été précieux, elle n'a pas à participer à d'autres actions commandos. Nous lui confierons de continuer à travailler avec Jennings.

Ezra se dit qu'ils avaient une chance qu'elle accepte, mais songea qu'heureusement, ce n'était pas Joan qu'il fallait laisser à l'écart, du moins dans un premier temps, car elle, elle aurait refusé. Mais Joan était à l'abri sur Tyrial, du moins, il l'espérait... car face à un homme comme ce dénommé Kaspar, tout pouvait désormais arriver, et même le pire.
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Lun 7 Juil 2014 - 23:19
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

J'adore tes suites!

Good Master Master Master

Ezra et Curtis devront quand même penser 2 fois avant de mettre Isabella à l'écart! Ils se priveraient d'une mine de renseignements! Mr. Green Et elle est quand même la mère de sa fille Mr. Green

A+

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Mar 8 Juil 2014 - 06:46
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles,

Alors la chapeau! Master
On souffle un peu- ca se regroupe, ca s'explique et ca cogite pour le prochain tour... Shocked

J'ai l'impression qu'il faudra bien s'accrocher! Mr. Green

O-tho jump jump jump

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Mar 8 Juil 2014 - 08:40
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles !

contente que ça te convienne, Frégo ! Je pense aussi qu'ils auront du mal à laisser Isabella de côté... mais je te laisserai peut-être organiser cela !

pour l'heure, je continue la "tournée des popotes", si j'ose dire Mr. Green

tu as raison d'essayer de souffler, O-tho, car je pense que ça va sacrément débouler. Mais pour l'instant, je vous laisse avec Curtis, puis avec Joan (mais je n'ai pas terminé encore). Ah oui, je pense que Flamme, tu as ton kit de nettoyage sous la main ? Il pourrait encore te servir Wink

bizz et bonne journée !

Limeye qui aime bien ce genre de devoirs de vacances Mr. Green


Curtis entra dans la chambre où il logeait depuis son arrivée ici, dans le bâtiment qui avait été réservé aux ex-pirates. Il avait croisé deux d'entre eux, qui assuraient une veille. Kim, comme les siens, ne se débarrassait pas de ses vieux réflexes comme cela. Curtis se dit que c'était de toute façon une bonne chose : mieux valait rester prudents. Il avait laissé Simon rejoindre Grag qui n'avait pas quitté son cher vaisseau depuis qu'il avait atterri. Il imaginait le grand robot passer déjà tout en revue, faire l'inventaire des choses à revoir, des éventuelles réparations à faire. Il savait que ce dernier redoublerait d'intelligence et de rapidité pour les effectuer, afin de pouvoir partir dès que possible pour Tyrial. "Entre Joan, son chien et Otho, il est capable de partir avant même que je lui en donne l'ordre pour aller les récupérer...", sourit-il en s'approchant de la fenêtre. Mais son sourire s'effaça, car les dernières nouvelles qu'ils avaient reçues lui faisait douter de la nécessité d'aller les récupérer, ainsi que Maëva, sur Tyrial. "Sont-elles plus en sécurité là-bas qu'ici ? Guggenheim sait qu'Isabella est en vie et a rejoint Phoebe. Il sait que je suis en vie moi aussi, se doute du rôle que j'ai joué pour nettoyer l'ensemble saturnien. Il se doute de ma présence sur Phoebe, même s'il ne peut peut-être pas s'assurer que je m'y suis basé. Il va chercher à atteindre Isabella, c'est peut-être même son but ultime. Et pour la faire tomber, il va aussi chercher à mettre Joan sous sa coupe. Je suis certain que ce Kaspar est déjà en route pour Phoebe. Peut-être même se trouve-t-il déjà ici, soigneusement dissimulé parmi les hommes de troupe. Impossible à détecter avant qu'il ne commette une erreur. Mais ce genre d'homme fait rarement des erreurs... Alors, que faire ? Isabella va vouloir revoir Joan, c'est une évidence. Je peux affronter la colère de Joan, voire sa déception à la laisser encore sur Tyrial. Je suis autant responsable qu'elle de l'enfant à venir, cela elle pourra l'entendre. Isabella, je pense, comprendrait aussi que, pour des raisons de sécurité, sa fille reste encore un peu sur Tyrial. Mais si Kaspar découvrait qu'elle est là-bas... même avec Otho et tous les autres..."

Il avait ouvert la fenêtre et prit appui sur le rebord, les bras tendus, les yeux fermés. Le visage de Joan dansait devant ses yeux. Son sourire, plein de charme, parfois coquin, souvent si doux. Ses étoiles, dans son regard, preuves de son amour. "Ma si douce, pourquoi suis-je toujours si incertain quand il s'agit de prendre une décision qui t'implique ?"

Il finit par se décider à relever la tête, chercha dans l'immensité du ciel étoilé la direction de Tyrial. Puis lui revint en mémoire ce moment sur l'astéroïde, lorsqu'ils s'étaient retrouvés, tous deux, hagards, couverts de sang, après la mort de Molémos. Quand il avait osé reconnaître qu'elle n'était pas sa faiblesse, mais sa force.

Il ferma la fenêtre, se retourna vers son lit. Mais sur son visage était désormais gravée la détermination : "Tu es ma force, mon amour. Alors je serais à tes côtés. Car ce combat, c'est avant tout, le tien."
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Mar 8 Juil 2014 - 22:07
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
et un tiboutte du soir, des fois que vous auriez besoin de lecture Wink

bizz vizz !!!

Liimeye


Quand ils coupèrent la communication, Otho et Joan se regardèrent en souriant. Il émanait de la jeune femme une force nouvelle, une détermination que l'androïde lui avait rarement vue, et pourtant, dieu sait qu'elle s'était montrée souvent persévérante et courageuse. Mais là, c'était autre chose. Et dans son coeur d'être artificiel, il devina que c'était l'enfant qui lui donnait cette force-là.

- Me voilà tout à fait rassurée pour maman et Curt, Otho, dit-elle finalement. Ils vont bien.
- Oui, tu vois, et elle a bien rempli sa mission aussi. Maintenant, j'imagine que Grag est à fond dans la révision du Comète et qu'ils seront là dans quelques jours.
- J'en suis certaine, aussi. Allons, rentrons, car Maëva sera heureuse aussi des nouvelles que nous avons à transmettre.

Ils regagnèrent la maison de Kim, Timarrow prenant un temps le relais d'Otho pour assurer la veille.

- Tout le monde va bien sur Phoebe, dit Joan en entrant dans la cuisine où Myriam et Maëva les attendaient, devant une table dressée pour le repas du soir.

Sans un mot, Myriam ajouta des couverts pour Otho, elle n'était jamais sûre qu'il restait manger avec elles, mais en le voyant s'asseoir à table et regarder d'un air gourmand la marmite fumante, elle avait deviné qu'il resterait avec eux un petit moment.

- J'ai pu parler à ma mère, elle va bien.
- Tu lui as annoncé la nouvelle ?, demanda Maëva avec intérêt.
- Oui... elle était très émue. Et moi aussi.
- C'est bien normal !
- Ils ont maintenant récupéré le Comète, précisa Otho. Ils vont bientôt venir nous chercher.

Les trois jeunes femmes se sourirent, mais l'instant d'après, le regard de Myriam se voila d'une légère tristesse qu'aucun des trois autres ne remarqua. Ce ne fut qu'après le départ d'Otho, qui retournait au poste de communication pour la nuit et qu'après que Joan se fut couchée, que Maëva se rendit compte que Myriam n'avait pas beaucoup parlé ce soir, alors que d'habitude, elle partageait toujours avec joie leurs conversations.

- Quelque chose te soucie, Myriam ?, demanda Maëva avec gentillesse.
- Non... pas vraiment...
- Hum, si, je le vois bien. Qu'est-ce que c'est ? Si tu veux bien m'en parler, bien entendu...

Myriam soupira, regarda la jeune médecin. Depuis que son oncle était revenu avec l'équipe du Capitaine Flam et tous ces gens nouveaux, différents, elle avait découvert aussi un autre monde, à travers leurs récits, leurs comportements, leurs discussions. Et petit à petit, dans son esprit, un projet avait germé : elle ne voulait pas rester toute sa vie sur Tyrial. Elle ne voulait pas mener la même vie que sa mère. Il ne lui restait plus que son oncle, Kim, pour toute famille, et malgré toute la tendresse et la générosité dont l'entourait le chef pirate, elle doutait que ce dernier soit en mesure de la comprendre vraiment et de comprendre ses aspirations. Maëva était encore là, Maëva avait de l'expérience, elle avait fait des études, elle avait un vrai métier. Et elle était aussi amoureuse d'un homme bon et généreux, durant son séjour ici, Andrew lui l'avait maintes fois prouvé. Alors elle osa se confier :

- Vous allez bientôt nous quitter, Maëva, ça va me faire bizarre de me retrouver toute seule ici. Je suis un peu triste.
- Je comprends, Myriam. Ca nous fera bizarre aussi de te laisser, Joan, Otho et moi. Et même Eek et Oog, j'en suis certaine !

Mais ce petit trait d'humour ne parvient pas à égayer le visage de la petite jeune fille. Maëva lui proposa de s'installer au salon, pour discuter autour d'une tisane qu'elle prépara rapidement.

- Tu sais, Maëva, je n'ai pas eu une vie difficile, sur le plan matériel, je veux dire. Je n'ai manqué de rien. Mais à la mort de maman, j'ai compris que j'allais être vraiment seule désormais, même si Jade et d'autres se sont bien occupées de moi durant les absences de mon oncle. Et maintenant que mes frères sont morts aussi... un jour, peut-être au cours de ce combat, cela arrivera-t-il à oncle Kim aussi. Alors... je serai vraiment, vraiment seule. Je vous entends parler de ce combat, de liberté, d'égalité, de solidarité, de renouveau. J'entends aussi les espérances que cela a levé parmi notre communauté, de pouvoir vivre autrement, ne plus être en marge, ne plus craindre pour les hommes quand ils partent, ne plus craindre d'être découverts par les forces de police. Ne plus craindre d'être séparés, par des années de prison. Je n'ai aucune idée de l'ampleur de ce combat, des menaces qui se diffusent. Je devine que c'est très grave, plus que tout ce qui est survenu jusqu'à présent. Parce que pour que Oncle Kim et le Capitaine Flam se soient unis, et soient aujourd'hui presque des amis, c'est qu'il s'est passé et se passe encore des choses terribles de par le monde. A chaque fois que j'ai entendu parler du Capitaine Flam, ces dernières années, j'ai toujours craint cet homme. Il était le seul, le jugeait mon oncle, à être capable de l'arrêter. Et quand ce fut fait... un temps, je l'ai haï, car il m'enlevait aussi mes frères. Mais je ne le haïs plus aujourd'hui, j'ai compris. Et je lui en suis très reconnaissante d'avoir au moins ramené mon oncle, sans compter tous les autres... presque tous les autres. Alors, je voudrais bien ne pas rester seule, tu comprends ?
- Oui, bien entendu, je le comprends parfaitement, Myriam. Je peux aussi t'assurer que si par malheur, il arrivait quelque chose à ton oncle, je suis certaine que le Capitaine ne te laisserait pas tomber et qu'il t'aiderait. Joan aussi. Andrew et moi aussi, tu peux en être certaine.
- Merci... merci beaucoup. Est-ce que... est-ce que tu crois que je pourrais partir avec vous, quand le Capitaine viendra vous chercher ?
- Hé bien..., commença Maëva, surprise par la question et ne sachant dans un premier temps pas quoi lui répondre. Hé bien, reprit-elle, je pense que ça serait possible. Il faudra demander son avis à ton oncle bien sûr, mais... mais si tu veux, je te promets d'en parler au Capitaine. Ou d'être avec toi, si toi, tu souhaites le lui demander.
- D'accord !, sourit enfin Myriam.
- Bien, dit Maëva en portant sa dernière gorgée de tisane à ses lèvres, maintenant, allons nous coucher. Demain, nous aurons la visite de la docteur Darmont. Et je dois aussi retourner voir Yasmine, pour refaire les provisions de plantes pour Joan.
- Elle a beaucoup de chance... Joan.
- Pourquoi dis-tu cela ?
- Elle aime un homme merveilleux et est aimée de lui, elle a des amis, toi, le colonel Ezra, et puis toute l'équipe qui veille sur elle, jusqu'aux petits animaux.
- Oui, dans un sens, elle a cette chance et elle en est pleinement consciente. Mais elle a affronté aussi des épreuves, et elle a parfois été très seule. Toi aussi, tu as du caractère, même si tu ne le sais pas encore. Tu peux aussi ne pas être seule, demain.
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L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

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Mer 9 Juil 2014 - 08:35
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello les filles !

je vous livre une petite suite ce matin. J'ai commencé un nouveau chapitre, un peu long, avec Oliver. Ensuite, j'aurais bien fait un tour sur Jupiter pour faire le point sur Taggart. Mais tout va dépendre de mon prochain départ en vacances, et heu, mine de rien, j'ai quelques autres devoirs à faire (préparer les valises, passer l'aspirateur dans la voiture, tondre la pelouse...). Donc peut-être que Frégo, tu pourras reprendre le fil plus vite !

bizz et bonne lecture !

Limeye


Allongée sur son lit, Eek et Oog à ses côtés, Joan regardait pensivement son ventre légèrement arrondi. La Docteur Darmont venait de sortir de sa chambre, après sa visite habituelle. Elle allait devoir se rendre à l'hôpital, dans l'après-midi pour une échographie. Mais si les résultats confortaient le sentiment de la docteur, alors, elle pourrait quitter Tyrial sans souci, dans les prochains jours. Elle se sentait soulagée. Pour une fois, peut-être vraiment la première fois de sa vie, elle avait dû renoncer à aller au devant du danger. Mais elle portait l'enfant de Curtis et pour rien au monde, maintenant, elle ne voulait prendre de risques. Elle serait en sécurité aussi sur Phoebe. Le quartier présidentiel était certainement très bien surveillé, et puis Curt, Ezra et sa mère seraient là. Sans compter Kim, ses hommes, Andrew...

Elle ne sentait pas encore le bébé bouger, elle espérait d'ailleurs que cela arriverait en présence de Curtis. Cela lui semblait être aussi important que sa présence lors de la première échographie. "De même pour ta naissance. Je veux qu'il soit là ! Peu importe où cela se produira, où tu naîtras, je veux que ton père soit avec nous ! Je n'imagine pas cette aventure sans lui... Tu sais, mon bébé, ton père est un homme merveilleux. Beaucoup voient avant tout son courage, son savoir, son abnégation... moi, je vois cela, mais je vois surtout l'homme en lui. Certains le qualifient de sur-homme, le trouvent distant, réservé, secret, voire mystérieux. Pas pour moi. Je l'aime tant... il est toute ma vie, avec toi, mes amis, ma maman. Il est l'homme le plus merveilleux que j'ai connu, que j'ai jamais rencontré. Il est le seul auquel je pourrais tout confier, tout donner, même ma vie. J'ai hâte qu'il revienne nous chercher. Hâte qu'il puisse poser ses mains sur mon ventre et te sentir, constater que je m'arrondis, te savoir là, à l'abri de moi. J'ai hâte de sentir ses bras autour de moi, me blottir contre lui, puiser de la force au creux de la sienne, pour faire face, demain. Nous menons un combat difficile et dangereux, le plus difficile que nous ayons mené. Et toi, tu es là au milieu de tout cela, de ce monde qui vacille, de cette lutte pour la vie, la liberté. Mais ta présence, je le sais, c'est aussi un encouragement pour ceux qui nous sont proches, à commencer par maman et Ezra, mais aussi pour Otho, Grag et Simon. Eux aussi, je le sais, même s'ils ne me l'ont pas dit directement, sont si heureux ! Je crois qu'ils espéraient cela, secrètement. Ils veilleront bien sur toi, sur nous. Je n'ai pas peur pour ton père, tant que Simon et Grag seront à ses côtés. Ils donneront leur vie pour lui. Tu auras une vraie famille autour de toi, pour t'accueillir, tu sais... aimante, attentive. Mon petit, mon tout petit..."

Elle se tourna un peu, s'installa confortablement sur le flanc, la main toujours posée sur son ventre. Elle ferma les yeux, puis s'endormit pour une courte sieste. Elle sera tirée de son sommeil par Maëva qui viendra s'enquérir de savoir si elle a faim.
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