Captain Future    Fans Forum Index du Forum
Captain Future Fans Forum
The definitive Captain Future forum for the fans community all over the world !
FAQ Rechercher Membres Groupes S’enregistrer Connexion
Captain Future Fans Forum Index du Forum
Captain Future Fans Forum Index du Forum Captain Future Fans Forum
Captain Future Fans Forum Index du Forum FAN CLUB
Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Sujet précédent :: Sujet suivant
Poster un nouveau sujet     Répondre au sujet
Mer 18 Juin 2014 - 11:47
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles!

Bravo Frégo, j'ai adoré moi aussi cet envoi! Master Good Best Clap

Comme mes passages coup de cœur sont sensiblement les mêmes que ceux de Limeye, les commentaires auront quelque chose de familier, déjà vu... Ashamed

Mais j'ai aimé la retenue des retrouvailles, tout le monde sait bien que tout n'est pas terminé, d'ailleurs Curtis n'est pas le spécialiste des grandes démonstrations de sentiments... Wink

La réaction de Curtis face au secret que le professeur ne lui a pas révélé est très bien amenée, et cadre très bien avec sa personnalité, c'est tout-à-fait lui... Good

Je jump jump jump rien qu'à penser à la réaction d'Emma, Isabella et cie quand ils vont rencontrer Kim et ses hommes.. Unbelievable Unbelievable

J'a-do-re la réflexion d'Isabella quand elle demande à Curtis quel est son secret pour faire rester Joan en arrière... j'ai eu un très large sourire! Attends un peu, Isabella, tu vas voir que ça prend les grands moyens pour faire rester ta fille en arrière... Mr. Green Laughing Mort de Rire

Et bien sûr, le passage fondant des pensées simultanées pour Joan, celles de la mère et de l'amant... Wow soupir... flower

J'ai bien hâte de lire ta suite! jump jump jump

Bizz Vizz
Flamme
Youpi
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Mer 18 Juin 2014 - 11:47
Auteur Message
Publicité

Sujet du message: Publicité
PublicitéSupprimer les publicités ?
Back to top
Mer 18 Juin 2014 - 18:01
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 050
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello !

Je pensais laisser Frégo continuer avant de poursuivre, mais je commence à avoir une bonne vision d'ensemble de la résistance sur Terre et à voir comment placer mes différents pions. Je laisse donc de côté pour l'heure Oliver et sa mission "trouver le point faible du Capitaine Flam", pour vous présenter un autre personnage qui va jouer un rôle important et un deuxième que vous connaissez déjà, mais sur lequel on a encore dit peu de choses... et bien souvent par proches interposés Wink !

Imaginez une toile d'araignée qui commence à se tisser autour de Guggenheim...

Merci de vos avis !

bizz vizz !

Limeye


Key West. Quelques heures à peine après la diffusion des images de la mort du général Anders.

Un homme d'environ soixante-dix ans regardait la mer. Son visage, ridé, mais son regard encore perspicace et intelligent était marqué par une profonde tristesse. "Nous avons laissé faire cela. Nous aurons à jamais votre mort sur la conscience, Général. Il n'est plus temps de se demander si on doit ou pas faire quelque chose, mais de se demander ce que l'on doit faire maintenant. Sur qui puis-je compter ? Taggart ? Il tient Jupiter, j'en suis presque certain. Je n'ai plus guère de contacts dans la police et l'armée, et de toute façon, ceux qui me reconnaîtraient encore ne sont pas fiables. Il faut organiser la résistance autrement."

Une voix le tira de ses réflexions.

- Grand-Père ?
- Ha, Julia... oui ?
- Un appel, pour toi.
- J'arrive.

Il quitta d'un pas alerte le fauteuil de plage sur lequel il s'était installé pour regarder la mer, et rentra dans la maison tout en bois dans laquelle il vivait depuis sa retraite, prise quelques années plus tôt. L'écran du vidéo-transmetteur était éteint, mais une petite lumière clignotait, signe qu'un interlocuteur attendait, mais que ce dernier n'était pas en mesure de lui parler en affichant son visage.

- Ici le colonel Nukibé. Qui est là ?
- Mon colonel, je suis Jasper Randall, le frère de William.

Sekuru Nukibé marqua un temps d'arrêt et retint une exclamation de surprise. Si le prénom lui était inconnu, le nom, lui, lui parlait tout à fait et il vit aussitôt se former dans son esprit le jeune et joli visage de Joan, une de ses dernières subordonnées avec lesquelles il avait travaillé avant de partir en retraite. Il songea aussi au père de la jeune femme, William Randall, mort dans des conditions mystérieuses et d'une manière atroce.

- Je vous écoute.
- Pardonnez-moi de ne pas m'afficher autrement que par une liaison que j'espère sécurisée.
- De mon côté, vous n'avez rien à craindre.
- Merci. Vous êtes au courant de ce qui vient d'arriver ? Vous avez vu les images ?
- La mort d'Anders ? Oui.
- Il faut faire quelque chose, mon colonel. On ne peut plus rester sans rien faire, qui que l'on soit, tant qu'on en a les capacités et l'intelligence, il faut s'organiser pour contrer cette folie destructrice ! Je connais le moyen de venir à bout de l'apathie qui a saisi la population, j'ai un remède, un peu bricolé, certes, j'en conviens. Je peux le produire, pas à grande échelle encore à l'heure actuelle, mais cela serait possible avec quelques recrues sûres. J'ai déjà trouvé quelques volontaires pour m'aider, mais il faut organiser la distribution de l'antidote, et d'abord, à des gens fiables et efficaces, dont nous pourrions avoir besoin pour des opérations d'envergure.
- Hum, je vois... et vous pensez que je pourrais vous aider ?
- Mon colonel, si je vous ai appelé, c'est bien dans ce but. Je connais votre réputation, votre carrière est exemplaire. Vous êtes ami avec l'Amiral Taggart. Il tient Jupiter. Le Président est en sécurité sur Saturne. Mais avant qu'ils puissent mener une attaque d'envergure pour libérer la Terre, il peut se passer encore des mois, des années ! Nous ne pouvons pas rester à attendre les secours venus d'ailleurs... nous devons agir, ici et maintenant. Ce qui cause cette apathie générale, c'est le Daminthor, un minerai qu'on trouve essentiellement sur Uranus et que Guldhur, l'âme damnée de RG a dû réussir à exploiter et à transformer, j'ignore comment, et à le diffuser. Mais mon antidote est sans danger pour la santé, en tout cas, beaucoup moins dangereux que leur saleté !

Nukibé osa un léger sourire.

- Je suis prêt à vous aider, Randall. Où êtes-vous ?
- Par sécurité, je ne répondrai pas à cette question, mon colonel, mais sachez que je peux venir vous voir d'ici deux jours.
- Parfait. Je vous attends. Soyez prudent.
- A partir d'aujourd'hui, nous devons tous l'être. Mais nous n'avons plus le choix. C'est vivre libre ou mourir.

Et il coupa la communication sans rien ajouter. Jasper Randall éteignit soigneusement son petit transmetteur, le remit dans son sac étanche. Au-dessus de lui, les grands arbres de la forêt amazonienne offraient un abri sûr. Mais il restait méfiant. Il avait attaché son canot sur la rive, à une centaine de mètres de là. Il mit le sac avec le transmetteur sur son dos, sortit son pistolet de son étui et se dirigea à pas lents, en silence comme il l'avait appris auprès des derniers Indiens du grand fleuve, vers son canot. Avant de quitter l'abri des arbres, il jeta un regard tout autour de lui. Seuls les bruits de la forêt lui répondirent. Il remonta dans son canot, de couleur sombre, se noyant merveilleusement bien dans les teintes des rives, de l'Amazone et de la forêt. Puis il mit le moteur en route, un silencieux qu'il avait bricolé durant des mois quand il cherchait à approcher les réserves naturelles tout en échappant aux trafiquants de tout poil, chercheurs d'or, de peaux de bêtes, ou passeurs de drogues.

Seule la trace de son bateau sur le fleuve était la preuve de son passage, mais elle s'effaçait bien vite, dans les lentes et longues vagues que le vent faisait naître à la surface de l'Amazone.
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Dernière édition par limeye le Jeu 19 Juin 2014 - 04:35; édité 1 fois
Back to top
Mer 18 Juin 2014 - 23:47
Auteur Message
Frégo 80
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 08 Déc 2013
Messages: 458
Localisation: Toronto, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
C'est super Limeye! Good Master C'est bien de pouvoir enfin exploiter tout ce qu'on a créé dans ce récit! Clap Clap

A+

Frégo Smoke
_________________
La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Back to top
Jeu 19 Juin 2014 - 06:03
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles!


Idem à Frégo, Limeye!

Bon, j'espère pouvoir bien dormir, maintenant... Snore

Bizz Vizz
Flamme
flower
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Jeu 19 Juin 2014 - 12:11
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 050
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles !

d'habitude, Frégo, c'est toi la championne pour regrouper tous les éléments Wink ! J'essaye de faire de même cette fois pour la situation sur Terre. Je voulais vraiment faire jouer un rôle à Jasper (je pense que toi aussi !). Je poursuis donc, j'ai encore eu le temps d'écrire un autre tiboutte (inachevé pour l'heure) ce matin en attendant un rdv médical... qu'est-ce que c'est pratique les portables Mr. Green

bonne lecture ! bizz vizz

Limeye


Deux jours plus tard, Julia ouvrit la porte à un homme auquel il était difficile de donner un âge. Les cheveux un peu longs, attachés en catogan sur le dos, étaient de couleur châtain clair. Ses yeux étaient comme deux noisettes et pétillaient de vie et d'intelligence. Il était assez grand, un peu maigre, musclé. Il était vêtu d'un simple pantalon de toile beige et d'une chemise qui avait été blanche, un jour, mais qui, tout en étant propre, était plutôt grise, comme si elle avait été lavée avec un tissu qui avait déteint. Il afficha un grand sourire en voyant la porte s'ouvrir.

- Bonjour, Miss, dit-il en la saluant en portant deux doigts sur sa tempe gauche, je suis Jasper Randall et j'ai rendez-vous avec le colonel Nukibé.
- Bonjour, Monsieur Randall, je suis Julia, sa petite-fille. Il vous attend. Venez.

Et elle s'effaça pour le laisser passer. Ils traversèrent la grande maison fraîche, pour entrer enfin dans un vaste salon, donnant sur une belle terrasse. Le colonel était assis, devant une table sombre. Il se leva en devinant les silhouettes à travers la baie vitrée.

- Mon colonel, me voici, dit Jasper.
- Heureux de vous rencontrer, Jasper. Prenez place.
- Merci.
- Vous voulez boire quelque chose ?
- Café, s'il vous plaît.

Julia disparut dans la maison, s'activa en cuisine, puis revint quelques minutes plus tard avec un plateau garni. Sur la table, Jasper avait déjà déposé, entre son grand-père et lui, une bouteille transparente contenant un liquide un peu verdâtre. Il poussa légèrement la bouteille pour que la jeune fille puisse faire le service. Elle les laissa seuls ensuite.

- Alors, Jasper, voici donc votre antidote ?
- Oui, colonel. Je vous préviens, ça pue, c'est dégueulasse à boire, mais c'est efficace. C'est ainsi que j'ai sauvé ma belle-soeur, Isabella, qui avait été soumise à l'influence néfaste de son oncle. Elle est partie avec la recette.
- Savez-vous où elle se trouve à l'heure actuelle ?
- Je l'ignore. J'espère juste qu'elle est parvenue à s'enfuir. Elle devait participer plus ou moins au sauvetage du Président.
- Il est donc fort possible qu'elle soit sur Phoebe à l'heure actuelle. J'ai quelques informations concernant ce qui se fait dans l'entourage de Carthew. J'avais gardé contact avec quelques collègues, après ma retraite. Peu, car je sentais déjà plus ou moins se développer des comportements que je n'appréciais guère. Mais je suis resté proche de deux hommes, Grant et Taggart. Nous avions fait quelques missions ensemble, et Taggart et moi sortons de la même promotion.
- Taggart tient Jupiter ?
- Et il la tient bien, vous pouvez en être certain.
- Vous avez pu le joindre ?
- Oui. Je lui ai fait part aussi d'un projet. Un projet auquel je réfléchissais depuis quelques semaines, mais que la mort d'Anders et votre appel n'ont fait qu'accélérer. Je veux organiser la résistance sur Terre. Taggart est sur Jupiter, Grant sur Phoebe, avec Carthew. Il faut que quelqu'un s'en occupe ici. J'arrive à la fin de ma vie, si on me tue, je n'aurais pas beaucoup de regrets. Mais j'en aurais, si je ne fais rien. Trop de choses sont en jeu aujourd'hui. Et peut-être, au-delà de la chute de Guggenheim.
- Je partage votre avis. Et je suis heureux d'avoir eu l'idée de vous contacter.
- J'ai un réseau, petit pour l'heure, mais sûr. Vous avez le vôtre. Vous avez aussi la recette de cet... antidote, dit-il en grimaçant légèrement et en désignant d'un geste la bouteille au liquide verdâtre. Il faut agencer tout cela.
- Il nous faut des espions. Anticiper les projets de Guggenheim.
- Oui. Et d'autant plus qu'il risque de devenir très dangereux. Taggart m'a appris une chose que vous ignorez certainement encore, Jasper : l'approvisionnement en Daminthor depuis Uranus est coupé. Carthew avait envoyé un commando là-bas, et ils sont parvenus à ce résultat, ainsi qu'à restaurer le général Raad dans son autorité. La population uranienne a beaucoup souffert, mais est combative.
- C'est une nouvelle d'importance, en effet...
- Mais elle a sans doute causé la mort d'Anders...
- Comment cela ?, demanda Jasper en levant un sourcil, un peu étonné.
- Guldhur aussi est mort sur Uranus. Il se trouvait là-bas pour renverser Raad et sécuriser les approvisionnements en Daminthor.
- Nom de Dieu ! Guldhur est mort ?
- Oui.
- Ca... il n'y a pas beaucoup d'hommes capables de venir à bout d'un tel crotale... Flam pourrait être un de ceux-là...
- Flam ne faisait pas partie de cette mission. Il se trouvait à bord du Balkan, avec votre nièce, d'ailleurs, et le colonel Gurney.

Et Sekuru Nukibé entreprit un bref récit de l'aventure du Balkan, d'après les quelques informations que Taggart lui avait transmises.

- Flam est donc vivant... ma nièce aussi..., pardonnez-moi d'évoquer ma famille, mais j'aime beaucoup Joan. Et je suis heureux et soulagé de la savoir vivante. Ainsi donc, Flam a rejoint le Président... c'est l'une des meilleures nouvelles que j'apprends depuis des semaines !
- Oui, et ce n'est par rien. Son vaisseau, le Comète, avait aussi quitté la Terre, pour rallier Phoebe. Son équipe est avec lui. Pour l'heure, c'est une nouvelle que nous gardons secrète, nous en avons convenu ensemble, avec Taggart. Pour des raisons de sécurité.
- Il va tenter quelque chose, n'est-ce pas ?

Nukibé eut un petit sourire.

- Certainement, mais j'ignore quoi à l'heure actuelle. Néanmoins, cela ne doit pas nous empêcher de nous organiser ici, et d'affaiblir au maximum Guggenheim et sa clique. Si intervention il y a, elle ne se déroulera pas dans l'immédiat. Nous devons donc agir et prendre nos responsabilités, comme nous le disions l'autre jour. Que proposez-vous de votre côté ?
- J'ai longtemps vécu dans la jungle, je connais bien l'Amazone, même si c'est prétentieux de dire qu'on connaît bien ce fleuve, ses affluents, son bassin versant. Je connais aussi certaines populations indigènes. J'ai découvert, un jour, un peu par hasard, une installation de chercheurs d'or abandonnée. Elle est d'un accès relativement aisé. Il sera facile d'y installer une petite usine pour produire l'antidote. D'autant que j'aurais la matière première sous la main. Il n'y aura qu'à se baisser. Il me faut un peu de matériel, ce sera le plus compliqué à acheminer discrètement, dans un premier temps.
- Vous me disiez que vous aviez quelques recrues ?
- Oui. Des amis indiens. Ils ont écouté la voix de leurs ancêtres et ont appris dans leurs transes ce qui se tramait. Ils savent qu'ils sont menacés, eux aussi, même si la forêt leur offre un abri sûr, mais provisoire. Ils ont compris qu'ils ne pouvaient plus vivre en marge du monde. Ils vont m'aider. Leur "sorcier" m'a appris bien des choses sur les plantes, et même les vertus de certains animaux. Il m'a sauvé la vie alors que j'avais été mordu par un serpent, parmi les plus dangereux de ce coin-là. Depuis, je ne crains plus les serpents, d'aucune sorte...

Jasper laissa planer un petit silence, ses yeux se portèrent un instant vers la mer qui étiraient lentement ses vagues blanches d'écume sur le sable blond.

- Sa petite-fille a été la première à vouloir m'aider. Elle a l'âge de ma nièce. C'est une femme de tête, malgré son jeune âge. Elle me rappelle souvent Joan ! Elle a vécu un temps sur les rives du fleuve, et connaît notre monde, ce qui n'est pas le cas pour une partie des siens. Elle m'a souvent servi d'intermédiaire, avant que je ne rencontre son grand-père. J'étais avec elle quand j'ai été mordu par le serpent. Elle n'avait qu'une quinzaine d'années à l'époque, mais je l'avais rencontrée en "ville". Nous avions sympathisé et elle m'avait expliqué ce qu'elle faisait et pourquoi. Elle s'apprêtait à rentrer dans son village, au coeur de la forêt, et j'avais proposé de l'accompagner, car j'étais curieux de rencontrer les siens. Enfin, bref, voilà ce que je peux faire de mon côté et assez rapidement. La fabrication pourra commencer dès que j'aurai installé le matériel. Il me faut en fait surtout des contenants. De grandes marmites pour faire bouillir l'eau, et puis de quoi transporter l'antidote. Si j'y parviens, je pourrais peut-être réussir à le transformer en poudre, à laquelle il suffirait ensuite d'ajouter de l'eau pour en faire une simple tisane.
- Ce serait plus facile à distribuer... ça passerait plus aisément incognito...
- C'est ce que je pense aussi. Mais pour commencer et pour protéger ceux qui nous rejoindraient dans un premier temps, je pourrai le fournir sous forme liquide.
- Très bien.
- Pour le faire réduire, le transformer en poudre, il me faudrait installer une pièce étanche, la forêt amazonienne, c'est humide..., moite.
- Pour l'énergie, vous faites comment ?
- Le bois peut suffire pour la préparation sous forme liquide, mais pas pour la fabrication en poudre. Il me faut plus de matériel et d'énergie. Mais nous pourrions installer des capteurs solaires, au-dessus de la canopée. Ou utiliser un système de dynamo.
- Vous voulez faire pédaler vos recrues ?
- On peut imaginer beaucoup de choses, vous savez... les Indiens débordent d'idées... Non, ce qui sera le plus difficile, pour la poudre, c'est de rendre bien étanche la pièce où elle sera fabriquée et conditionnée.
- Et difficile d'envisager le transport des "tisanes" vers un autre endroit où on pourrait plus aisément les réduire en poudre..., dit le colonel.
- Oui, le transport serait compliqué, sans compter qu'il faudrait trouver un autre endroit sûr. Non, il faut faire toute la fabrication là-bas, j'en suis persuadé.

Ils discutèrent encore un moment de cela. Nukibé parla d'un de ses gendres, ingénieur, à Jasper. Il pouvait compter sur lui. Il pourrait lui fournir aisément et discrètement le matériel nécessaire. Ensuite, il faudrait l'acheminer, mais cela, Jasper pensait pouvoir le faire, à condition que ce soit en pièces détachées, peu encombrantes, pour remonter le fleuve sans se faire repérer.
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Dernière édition par limeye le Dim 29 Juin 2014 - 22:05; édité 2 fois
Back to top
Ven 20 Juin 2014 - 03:26
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

J'aime beaucoup Jasper, il est très pittoresque! Good Best Clap Il se débrouille avec les moyens du bord, j'ai bien ri à imaginer une armée d'indigènes pédaler pour alimenter l'usine de fabrication d'antidote en énergie! Mr. Green Laughing Mort de Rire Et le plus drôle, c'est qu'il semblait parfaitement sérieux... Mr. Green Laughing Mort de Rire

Les bons vieux procédés ont la vie dure, ils peuvent être plus fiables que les nouvelles technologies.... Wink Et certes plus surprenants, inattendus... Unbelievable

J'adore le concept! Youpi

Bizz Vizz
Flamme
jump
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Ven 20 Juin 2014 - 10:54
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 050
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Flamme !

pour moi, en effet, tel que Frégo l'a amené dans l'histoire, Jasper est vraiment quelqu'un d'hors normes. Je l'imagine assez vivant comme bon lui semble, esprit libre, un côté anarchiste, ni Dieu, ni maître...

mais avec une conscience qu'on pourrait qualifier de "politique" sans que le mot soit galvaudé.

sa façon d'avoir fourni l'antidote à Isabella, ce que Joan a dit de lui à Curtis, me donnait vraiment l'image d'un débrouillard.

j'espère avoir respecté ce personnage que Frégo a créé en apportant ma propre touche ! Ce n'est pas évident de reprendre à son compte un personnage que l'on n'a pas amené soit-même...

je vous ramène maintenant à New York !

bizz vizz !

Limeye


Une fois rentré chez lui, Oliver rouvrit le dossier de Joan. Mais il avait aussi pu copier celui d'Isabella et celui de William. Il refit rapidement l'arbre généalogique de Joan, et découvrit à cette occasion ce qu'il ignorait : elle était la petite-nièce de Richard Guggenheim. Sa seule héritière. C'était donc la raison pour laquelle le "vieux" voulait mettre la main sur elle, du moins, c'est ce qu'il en déduisit. Jamais il n'aurait soupçonné que Joan fut une Guggenheim. Rien dans son attitude à l'Académie ne laissait penser qu'elle était une des plus riches héritières de la Terre.

Il soupira. Depuis quelques jours, il tentait de ne pas revenir en arrière, de ne pas laisser ses propres souvenirs remonter à la surface. Il lui fallait être froid, calculateur, comme l'étaient Guggenheim et ses sbires, s'il voulait pouvoir faire quelque chose. Mais il était bien difficile d'oublier certaines journées de cette année-là...

C’était un bel après-midi de début d’automne que ce jour de rentrée à l’Académie de la police interplanétaire. Accompagné de deux camarades de promotion, il faisait sa dernière rentrée. Si tout allait bien. Les jeunes de première année avaient commencé les cours une semaine plus tôt, privilège des anciens que de reprendre un peu plus tard… Ils avaient longé le terrain de sport où l’une des deux classes de première année s’entraînait déjà. Un peu curieux de voir à quoi allait ressembler les camarades qui les rejoignaient. Une partie du groupe effectuait une course de vitesse sur la piste, l’autre, au centre du terrain de sport, réalisait des exercices de lutte. Joan se trouvait dans ce petit groupe. Elle observait avec attention, comme quelques autres, deux camarades qui tentaient de faire des prises sous les conseils de leur professeur. Au milieu de ce petit groupe, en survêtements, elle lui était apparue comme une fleur fraîche et ravissante. Imperceptiblement, il avait ralenti le rythme de ses pas, ne pouvant détacher son regard de la jeune fille. Elle avait attaché ses cheveux en queue de cheval, pour ne pas être gênée, mais quelques mèches caressaient ses joues, légèrement soulevées par le petit vent du matin. La façon dont elle se tenait, l’attention qu’elle portait aux explications du professeur démontraient déjà son sérieux, son implication, son envie d’apprendre. Même si elle n’était là que depuis quelques jours.

Ils firent connaissance un peu plus tard, lors de la première soirée organisée pour accueillir les nouveaux élèves. Ici pas de bizutage, mais plutôt la volonté d’intégrer au mieux et au plus vite les "petits jeunes". Il avait très vite compris qu’il était tombé amoureux d’elle. Mais elle marquait une sorte de distance, de différence avec les autres élèves. Elle restait aussi très secrète sur elle-même, sur sa famille, son passé, et même ses goûts. Il lui avait fallu du temps - et de la persévérance ! - pour réussir à faire fondre la glace. Il était parvenu à gagner sa confiance, du moins en avait-il le sentiment. En découvrant, aujourd’hui, un pan de son passé qu’il ignorait, il comprenait mieux pourquoi elle était si secrète. Si on avait appris qu’elle était de la famille Guggenheim, elle aurait certainement été un peu mise à l’écart, ou aurait subi des préjugés.

Petit à petit, cependant, ils étaient devenus amis. Lui espérait plus. Mais il attendait le bon moment pour lui déclarer ses sentiments. Mais même durant les quelques soirées organisées entre étudiants, elle se départissait rarement de cette distance qu’elle avait instaurée, même avec lui. Il craignait une déception. Il avait cependant été surpris quand elle avait accepté de vraiment sortir avec lui. C’était vers la fin de l’année scolaire, du moins pour lui. Il lui restait une poignée de semaines de cours, avant de partir pour son premier stage d’envergure. Leur histoire n’avait pas duré au-delà de ces quelques semaines, mais Oliver en gardait un souvenir heureux. Pour lui, c’était un des moments les plus beaux de sa vie. Même si, à l’époque, il n’avait pas voulu le reconnaître, il avait pourtant bien vite compris que Joan ne partageait aussi profondément ses sentiments. Sa première mutation - sur Mars -, ses études à elle, puis ses missions, des services différents, avaient contribué à instaurer une vraie distance entre eux. Ils se croisaient rarement dans les couloirs de la police interplanétaire. Ils ne travaillaient pas du tout sur les mêmes dossiers, elle, elle parcourait les Neuf Mondes, lui, il restait à faire de l’espionnage et à traiter des dossiers depuis son bureau… Néanmoins, c'était aussi grâce à elle qu'il avait pu accéder à tout le dossier concernant l'assassinat de sa mère. Elle l'avait aidé à le "récupérer". Et de cela, il lui serait toujours extrêmement reconnaissant.

Il abandonna sa lecture un moment, regarda par la fenêtre de son salon. La ville était silencieuse, comme c’était le cas depuis le coup d’état. Un silence morne, un peu glacial. Et cela faisait un effet étrange pour qui avait toujours vécu à New-York, de ne plus entendre le bruit des véhicules, les sifflements des petits vaisseaux, de ne plus voir les lumières étincelantes des commerces, des bars, des restaurants, de ne plus sentir la vie dans les rues, dans la ville. Oliver reprit sa lecture, après s’être préparé une bonne dose de café et quelques sandwichs. S'il avait bien en tête les dernières années de travail de Joan, il ne pouvait pas en dire autant de sa vie privée, bien entendu. Néanmoins, il entreprit des fouilles sur la famille Guggenheim et sur celle de William Randall. Il trouva très vite quelques renseignements sur le frère de celui-ci, Jasper, un peu original, un peu en marge de tout… "Le genre de type que Guggenheim ne supporterait pas à l’heure actuelle. Où peut-il être lui aussi ? Sur Terre ? Ou est-il parvenu à la quitter et à rejoindre une des planètes hors de notre influence ?" Il garda cette piste précieusement en mémoire. Son instinct lui disait que Jasper lui serait utile.

Il avait recopié au cours de ses recherches sur Flam beaucoup de dossiers et de fichiers susceptibles de lui servir. Certains étaient liés à Ezra Gurney, d’autres au professeur Wright - du temps où il n’était pas encore un cerveau volant -, d’autres enfin étaient simplement des données sur les peuples que le Capitaine et les Futurmen avaient rencontrés, auxquels ils étaient venus en aide. Il rangea ces données sommairement, puis entreprit de les lire succinctement. Il reprit d’abord tous ceux liés à Joan et trouva très vite un fichier auquel il n’avait pas pris attention en le copiant, et pour cause, il avait fait des copies "en gros". C’était celui de l’assassinat de William Randall. Celui sur lequel Ezra Gurney, puis Joan, avaient travaillé. Il le lut avec beaucoup d’attention. Il comprit alors que se cachait quelque chose de douteux derrière ce crime. "Il faut que j’en trouve plus à ce sujet..." Il poursuivit ses recherches et découvrit un fichier soigneusement crypté et caché, toujours lié à William Randall. Pendant un moment, il s’acharna à tenter de l’ouvrir, c’était impossible. Le code d’accès était particulier, et Oliver, sans être un néophyte, n’était pas un spécialiste du cryptage de données. Il avait là à faire au travail d’un maître crypteur. Il réfléchit rapidement, se demanda si quelqu’un parmi ses collègues pouvait l’aider, mais renonça bien vite. Seul indice concernant ce fichier, c’était qu’il avait été lu pour la dernière fois au début de l’année, avant le coup d’état et la disparition du Balkan. Oliver put aussi déterminer le numéro de l’ordinateur à partir duquel il avait été consulté. "Si cet ordinateur est toujours utilisé, je trouverai ses références facilement." Il décida alors de se rendre de bonne heure au travail, le lendemain, bien avant l’arrivée de Francis.

Mais jamais il ne se serait attendu à une telle surprise, lorsque s’afficha sur son écran le nom de l’utilisateur de l’ordinateur. Il s’agissait du général Swan. Oliver comprit alors que ce petit fichier était vraiment très précieux, et que cette découverte pouvait le rendre suspect aux yeux de ses supérieurs. Il lui fallait mettre ce fichier en sécurité.

Il reprit son travail, cherchant toujours le point faible du Capitaine Flam. "Je vais les lancer sur la piste du professeur Wright. Il est le plus vulnérable des Futurmen. Faire prisonnier le professeur serait comme si on faisait prisonnier son père. Il est sa "famille", si on peut dire ainsi. Le robot et l'androïde aussi, mais eux, c'est plus difficile : le robot est d'une force surhumaine, difficile de s'en emparer, quant à l'androïde, il est le roi de l'évasion et de la transformation. Bon, ce n'est pas grand-chose à leur mettre sous la dent, mais ça pourra les faire patienter un peu... je dois me donner une "couverture" pour continuer à fouiller dans les fichiers classés plus ou moins secrets... A commencer par le dossier Swan."
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Ven 20 Juin 2014 - 11:48
Auteur Message
flamme
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2013
Messages: 775
Localisation: Lévis, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

Pauvre Oliver, il a droit à toute ma compassion et mon admiration... C'est vraiment un bon gars... Good

Tu fais très bien ressortir l'ambiance sombre et triste qui règne à New York depuis la diffusion de la mort d'Anders... Evil

Et le danger qui plane à vouloir aider à la chute de Guggenheim par l'intérieur... Oliver est seul, sans pouvoir compter sur personne... Sad

J'ai beaucoup aimé le voir évoquer ses souvenirs... Wow

Son idée d'attirer l'attention sur Simon ne trompera pas Guggenheim, je le crains... horified

Bizz Vizz
Flamme
jump
_________________
Life begins at the end of your comfort zone
(Neale Donald Walsch)

Back to top
Sam 21 Juin 2014 - 09:08
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 050
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Flamme !

j'aime développer aussi la personnalité des personnages secondaires, que l'on apporte à l'histoire. Je trouve cela intéressant à faire (pour mon compte) et je pense, important pour les lecteurs ! A travers Oliver, en effet, je peux aussi évoquer ce qui se passe à New York. Avec Jasper et Nukibé, ce sera une vue plus générale de la situation sur Terre, du moins, c'est ce que j'imagine pour l'heure.

je voulais aussi replacer ce personnage d'Oliver dans la vie de Joan, essayer de faire comprendre comment il va basculer du côté de la résistance et pourquoi. Ses sentiments l'y poussent, mais pas seulement. C'est un lent cheminement. Il va comprendre aussi, petit à petit, comment on se sert d'eux (les agents), même si c'est d'une manière différente de ce qui se passe pour le commun des mortels (avec le Daminthor).

quant à la piste de Simon, j'avoue m'être trouvée dans la même situation qu'Oliver durant quelques journées (et insomnies Wink ) à savoir : quel est le point faible de Flam ? (en dehors de Joan Wink qui, je le rappelle, n'est pas vraiment son point faible, mais sa force Wow ). J'ai finalement opté pour Simon, car je ne trouvais rien et pourtant, il fallait bien que j'avance quelque chose...

voici une suite !

bizz vizz !

Limeye


Francis se prenait la tête entre les mains. Il n'avait rien trouvé. O'Brien l'attendait. Oliver lui lança un regard encourageant, se disant qu'il serait convoqué juste après... et que ce qu'il avait à dire à leur supérieur n'était pas forcément plus "consistant" que ce que son collègue allait apporter.

Une fois Francis sorti du bureau, Oliver se leva, alla se chercher tranquillement un café, puis revint à son poste. Il ferma soigneusement la porte du bureau, referma le dossier "Flam", puis se connecta à nouveau à l'ordinateur central des données. Il commença par récupérer des fichiers peu "sensibles", du moins qui ne le rendrait pas suspect. Tous étaient liés plus ou moins au Capitaine. C'était principalement le résultat de certaines recherches qu'il avait menées et qui avaient été rendues publiques. Puis il lança son petit logiciel espion et parvint à récupérer le dossier du général Swan.

Au retour de Francis, plus dépité que jamais, il se rendit à son tour chez O'Brien. Ce dernier lui sembla étonnamment calme.

- Alors, Oliver, quelles nouvelles m'apportez-vous ?, demanda-t-il avec une nonchalance qui ne trompa pas le jeune homme.
- Monsieur, j'ai étudié au mieux le dossier du Capitaine Flam, je poursuis cette étude, avec des dossiers qui peuvent paraître secondaires, mais dans lesquels il est possible que je trouve des éléments intéressants.
- Je veux son point faible, pas sa biographie détaillée, Oliver !
- J'ai quelque chose à vous proposer, Monsieur, répondit-il sans se départir de son calme.

Les yeux d'O'Brien se chargèrent soudain de sang, et ses doigts tambourinèrent sur le bord de son bureau. Mais ce fut après avoir exposé ses premières conclusions qu'Oliver vit se dessiner un sourire carnassier sur le visage de son supérieur et que celui-ci lui fit l'effet d'être un vampire. Cette impression allait longtemps perdurer chez le jeune homme et serait un indice qui le mettrait sur une piste terrible.

- J'ai bien étudié ses différentes missions, et lu avec attention ce qu'on connaît de sa vie. C'est un homme aux capacités physiques et intellectuelles impressionnantes. Il est aussi très résistant, physiquement. Il serait difficile, notamment, de le torturer pour en obtenir quelque chose. Son caractère en fait aussi un homme d'exception. On pourrait le qualifier de secret, mais aussi de généreux. Je ne vous apprends en vous disant qu'il fait preuve d'un très grand courage. Sans compter son intelligence, les nombreuses découvertes qu'il a faites. J'ai donc fait le choix d'étudier son entourage. Pas vraiment d'amis, même s'il est proche de James Carthew, je dirais plus à ce sujet qu'il est un de ses plus fidèles soutiens.

Desmond O'Brien eut un geste agacé. Il se demandait où Oliver voulait en venir. Lui était pressé. Le "vieux" voulait des résultats. Et Francis qui n'avait déjà pas été foutu d'identifier le Karpétia... un vaisseau uranien ou saturnien... non référencé. Tu parles... O'Brien n'en croyait rien.

Imperturbable, Oliver continuait :

- Il "travaille" avec une équipe réduite, mais très complémentaire. Néanmoins, je pense qu'un des membres de cette équipe peut être un point faible.
- Ah ?, émit O'Brien, soudain un peu intéressé.
- Oui. Il s'agit du professeur Wright. Physiquement, il n'est plus qu'un cerveau volant, conditionné dans une boîte particulière. Il n'a aucun moyen de défense. Certes, il peut se déplacer, en volant, mais pas particulièrement vite. Il ne possède aucune arme, juste des capteurs sensoriels. Mais il est comme un père pour Flam. Le faire prisonnier pourrait être un moyen de pression sur le Capitaine.
- Et les autres ?
- Le robot est rapide et surtout très puissant. L'androïde aussi est rapide, et surtout peut aisément se dissimuler. Tous deux sont très résistants. Le robot, cela va de soit, n'a besoin ni de sommeil, ni d'alimentation. L'androïde, si, mais beaucoup moins qu'un homme. Il peut rester des jours sans dormir, sans boire et manger. C'est pourquoi ils me semblent être tous deux moins faciles à retenir.
- Hum... oui. Et sinon, rien ? Pas de petite amie ?
- Non, répondit Oliver avec assurance.
- Dommage... Une femme, c'est un sacré point faible. Enfin, je reconnais que ce n'était pas facile, Oliver. Je vous remercie de votre travail.
- Je peux continuer, Monsieur ? Je pourrais peut-être trouver autre chose, une autre piste...
- Oui, oui, continuez... de toute façon, il faut bien connaître ses ennemis pour pouvoir les contrer. Cela nous sera utile.
- Vous pensez que nous aurons à affronter Flam bientôt, Monsieur ?

O'Brien le fixa un peu étrangement. A nouveau, son regard se chargea de sang.

- C'est bien possible, Oliver. Mais ça fait partie du secret défense.
- Bien, Monsieur. Je continue donc. Bonne fin de journée.

O'Brien ne répondit pas et attendit que le jeune homme ait quitté son bureau pour demander un rendez-vous à Richard. Il appela aussi Lawrence Pearson pour que celui-ci soit présent.
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Lun 23 Juin 2014 - 12:37
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 050
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello les filles !

j'ajoute un nouveau tiboutte, mais ensuite, je suis obligée d'attendre que Frégo reprenne la main, car sinon, je prendrais trop d'avance sur les événements (d'un point de vue chronologique). Cependant, je garde mon "secret" concernant le petit document "secret" qu'Oliver n'a pas pu ouvrir (et qui est lié à William). J'ai un petit rebondissement prévu pour plus loin à ce sujet... Wink

non, non, Frégo, ceci n'est pas une tentative désespérée pour te mettre la pression pour écrire LA SUIIIIIITE !!!!! Mr. Green

bizz vizz

Limeye



Oliver rentra chez lui assez tôt ce soir-là. Il pouvait se le permettre : son chef semblait satisfait de ce qu'il avait fait, le retour après son entretien avec le "vieux" avait été explicite. Le "vieux" reconnaissait qu'il n'était pas facile de trouver un point faible à un héros, mais que l'idée de retenir le professeur Wright était intéressante, si jamais ils parvenaient à l'approcher.

Mais Oliver n’en savait pas plus sur les intentions de Guggenheim. Il entreprit de consulter le dossier de Swan, mais n’apprit rien d’intéressant sur les dernières années de service du général : le dossier avait certainement été "épuré". Il se promit de poursuivre ses recherches.

Il se laissa aller en arrière, se mit à réfléchir à ce qu’il devait faire maintenant. Il lui fallait coûte que coûte entrer en contact avec quelqu’un qui pourrait prévenir Joan de la menace que Guggenheim faisait planer sur elle. Mais qui ? Et comment ? Et à qui confier le fichier qu’il avait découvert et qui était lié à William Randall ?

Il était difficile pour Oliver d'entrer en contact avec l'opposition à Guggenheim, du moins, avec les proches de Carthew. Sur Terre, cette opposition était très réduite, disparate. Ceux qui s'opposaient tentaient d'abord de résister aux effets du Daminthor - même s'ils en ignoraient le nom -, de résister à cette apathie et cet abandon de la volonté qui les avaient saisis ces derniers mois. Oliver avait bien ressenti ces effets lui aussi, notamment les jours où il était de repos. Il retrouvait de l'énergie seulement au travail. Il avait tenté de trouver une explication à cela, mais n'y était pas parvenu. Néanmoins, il avait très bien vu que les passants, le commun des mortels subissaient cette apathie d'une manière bien plus marquée que ce que lui ressentait au bout d'une ou deux journées. Le seul moyen un peu sûr de contacter la Résistance était de quitter la Terre et de rejoindre Jupiter, la planète la plus proche à l'heure actuelle. Mais c'était un assez long voyage - une bonne semaine pour un vaisseau n'étant pas équipé du vol oscillatoire - et dangereux. Les armées de Guggenheim patrouillaient en nombre autour de Mars, et Mars se trouvait à l'heure actuelle entre la Terre et Jupiter. Il faudrait alors faire un important détour, ce qui signifiait aussi embarquer dans un vaisseau offrant suffisamment d'autonomie. A l'heure actuelle, c'était mission impossible pour lui. Il lui fallait trouver autre chose.

"La famille de Joan, si on excepte le clan Guggenheim, est réduite. Sa mère, et son oncle, Jasper, sans oublier son parrain, Ezra Gurney. Où est Jasper ?"

Il reprit la lecture du petit fichier qu’il s’était constitué et qui retraçait la vie et la carrière de Joan. Le nom du colonel Nukibé lui revint alors en mémoire. Le colonel, premier supérieur hiérarchique de la jeune femme, avait pris sa retraite bien avant le coup d’état, et même avant qu’elle ne réalise ses premières missions à travers le système solaire. Il ne connaissait pas l’homme personnellement, mais il en connaissait la réputation : droit, intègre, fidèle au Président Carthew, ami avec l’Amiral Taggart. Il trouva sans peine ses coordonnées. Mais Nukibé était-il lui aussi encore sur Terre ? De quel côté penchait-il ? S’était-il mis en contact avec le Président ?

"Je dois prendre des risques, à un moment ou à un autre. Tout ce que je trouve, seul, je ne peux rien en faire, ça ne servirait à personne, hormis me faire prendre des risques pour rien. Je dois transmettre cela à quelqu’un, et après tout, si Nukibé ne veut pas se mouiller, il saura me le dire sans pour autant me mettre en danger. Je ne le vois pas me livrer à Guggenheim, sauf s’il a subi des pressions. Mais il a quitté le service depuis trop longtemps. Il est possible que Guggenheim n’ait même pas pensé à lui. Ils se sont concentrés sur les actifs, et sur les groupes d’opposants potentiels."

Il décida dans un premier temps de contacter Nukibé, mais il devait le faire discrètement. Les lignes étaient surveillées, et la sienne certainement, en tant qu’agent, surtout depuis le "coup de balai" ordonné par Guggenheim dans les services. Il se demanda d’où il pouvait tenter un contact et eut soudain l’idée de le faire depuis chez Joan. Il avait lui-même mis en place le code d’accès à l’appartement de la jeune femme, suite à la fouille réalisée. Personne n’y était retourné, normalement. Et comme la jeune femme était portée disparue, il était aussi possible que sa ligne ne soit pas surveillée. Et même si elle l’était, il pouvait se montrer discret… anonyme.

Comme il n’était pas très tard, il ressortit et se rendit chez la jeune femme. Il ne voulait pas perdre de temps.

Ce fut une voix jeune et fraîche qui lui répondit. Il demanda la possibilité de parler au colonel, sans pour autant décliner son identité. Au bout d’une longue minute, le colonel prit la communication.

- Bonsoir colonel, dit Oliver.
- Bonsoir. Qui est à l’appareil ?
- Mon nom ne vous dirait pas grand-chose, mon colonel, mais je vous contacte car j’ai trouvé des choses dont je ne sais que faire.

Face au transmetteur qui n’affichait aucune image – son interlocuteur cherchait visiblement à se protéger, comme Jasper lui-même l’avait fait -, Sekuru Nukibé fronça les sourcils. Il répondit lui aussi avec prudence, mais suffisamment de sérieux pour montrer qu’il avait compris la situation de son interlocuteur.

- Bien et vous auriez cela à me remettre ?
- En effet, mon colonel. Il ne faudrait pas que cela tombe dans certaines mains trop âgées pour s’en servir… elles pourraient en faire mauvais usage, vous comprenez ?
- Bien entendu. Je le comprends parfaitement. J’en prendrai soin, soyez sans crainte.
- Je pense que la ligne fonctionne bien de mon côté, mais je n’en ai pas la garantie.
- Du mien, normalement, elle est bonne.
- Alors je vous envoie cela immédiatement. Merci.

La voix se tut, mais quelques minutes plus tard, le colonel Nukibé vit arriver sur son transmetteur plusieurs fichiers codés. Deux en particulier étaient très bien protégés. Il appela Julia.

- Julia, peux-tu faire quelque chose pour ces fichiers ?

La jeune fille s’installa devant son ordinateur, copia les documents que son grand-père venait de recevoir. Il la regarda travailler en silence, concentrée. Au bout d’une dizaine de minutes, elle dit :

- Désolée, Grand-Père, mais ils sont très bien protégés. Je ne peux pas les cracker. Il faut un spécialiste, pour cela.
- Bien, alors nous allons les envoyer tels quels à tu sais qui. Mais avant, je vais regarder les autres.
- Qui te les a envoyés ?
- Pour l’heure, je ne sais pas. Mais ce sont des fichiers de la police. Je reconnais les codes et la façon de les nommer. Quelqu’un qui a accès à ces fichiers nous les fait parvenir. Pour qui, pour quoi… peut-être pour les mêmes raisons qui font que ton oncle est parti pour l’embouchure de l’Amazone.

Elle hocha la tête, elle comprenait. Elle n’avait pas encore idée de ce qui allait survenir, mais elle comprenait parfaitement les raisons qui poussaient son grand-père, son oncle, des gens comme Jasper à agir. Elle aussi apporterait sa pierre à cet édifice. Elle était assez bonne pour déjouer les pièges des "pisteurs" informatiques et c’était elle notamment, par sa veille attentive, qui permettait à son grand-père d’avoir une liaison sécurisée et inaccessible aux mouchards de Guggenheim.

Elle se remit au travail et aida son grand-père à lire les documents envoyés par leur interlocuteur anonyme. Le premier leur apporta vite des réponses à leurs questions. Sans pour autant dévoiler son identité, Oliver avait écrit une courte lettre dans laquelle il expliquait qui il était, qu’il avait accès à la plupart des fichiers de la police et du gouvernement. Qu’on lui avait demandé d’enquêter sur le Capitaine Flam et de trouver l’identité d’un mystérieux vaisseau, le Karpétia. Qu’il l’avait trouvée, mais pas divulguée à ses chefs, car il mesurait parfaitement que le nouveau régime devenait une vraie dictature et que Guggenheim ne pensait qu’à asseoir sa suprématie. Qu'il voulait que le monde reste libre. Qu’il voulait aider la résistance sur Terre, voire au-delà. Que, de par sa position, il pouvait aider. Et comme preuve, il envoyait des documents classés secret défense. Il ne pouvait être contacté, mais reprendrait contact de lui-même avec le colonel dans quelques jours.

- Et bien, Julia. Nous avions besoin de quelqu’un dans la place. Je crois que nous l’avons trouvé.
- Peux-tu vraiment faire confiance à cet homme ?
- Je crois que oui. Il nous faut prendre des risques, Julia. Lui en a pris en nous contactant.
- C’est peut-être un espion.
- Peut-être. Mais nous le saurons avant son prochain appel.
- Comment comptes-tu faire ?
- Tout simplement en envoyant les fichiers que tu n’as pu ouvrir à Jennings. Lui et Curtis Newton pourront le faire. Et selon leur contenu… nous saurons alors si nous pouvons faire confiance à ce mystérieux contact.

La jeune fille ne répondit rien. Elle avait suivi le raisonnement de son grand-père. Oui, Jennings et le Capitaine Flam pourraient certainement lire ces documents.
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Lun 23 Juin 2014 - 13:11
Auteur Message
Frégo 80
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 08 Déc 2013
Messages: 458
Localisation: Toronto, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye! Ashamed Je sais que je tarde à faire parvenir la suite mais j'avance. J'était au boulot ce weekend.

A+

Frrégo Cool
_________________
La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Back to top
Mer 25 Juin 2014 - 07:53
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 050
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Pas de soucis, Frégo ! Je compatis... je bossais moi aussi Confused

Je ne manque pas de projets d'écriture, mais je m'efforce de garder toutes mes idées Mr. Green

Bon courage ! bizz

Limeye
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Mer 25 Juin 2014 - 15:20
Auteur Message
Frégo 80
Marshall Gurney
Marshall Gurney

Hors ligne

Inscrit le: 08 Déc 2013
Messages: 458
Localisation: Toronto, Canada
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou! Me revoilà!

Ils étaient maintenant en vue du bureau du président Carthew. Deux gardes se mirent au garde à vous, ouvrirent les portes et les refermèrent derrière eux. Isabella fronça les sourcils. Elle avait déjà vu un de ces 2 gardes quelque part, mais où?

- Un ennui, Mme Randall? Demanda Curtis.

- Le moment est mal choisi pour la chasse aux sorcières, capitaine mais un des gardes à la porte d’entrée, celui de gauche... il me semble l’avoir vu ailleurs et ça me turlupine un peu.

- Crag, reste devant la porte d’entrée et fait marcher tes ondes insonorisantes, s’il te plaît. Fit Curtis.

- Entendu, chef. Fit Crag.

- Merci Capitaine. Fit Isabella. Ma prudence doit vous paraître excessive.

- Ne vous excusez pas, Madame. Joan a ce même genre d’instinct. L’erreur est de ne pas en tenir compte. Et appellez-moi...Curtis. Fit-il.

- Et vous me ferez le plaisir de m’apeller Isabella, ... Curtis. Fit Isabella.

- Je vais demander au Capitaine Buckley de filer ce garde, Isabella. Fit Emma Watson

- Merci Colonel. Fit Isabella.

Le général Grant s’avança, fit un signe de tête au Capitaine Flam et Simon. Il serra la main d’Emma, d’Isabella et des autres participants de cette expedition sur Uranus. Isabella se dirigea en suite vers Ezra. Les deux s’étreignirent.

- Vous êtes vraiment tous revenus d’entre les morts, Ezra! Fit Isabella.

- Nous avons eu de la chance et beaucoup d’aide, Isabella. Dit Ezra.

- C’est la même chose de notre côté Ezra. Intervint Emma. Elle lui fit aussi l’accolade.

- Colonel Watson, Major Illan, Mesdames, Messieurs. Nous somme prêt à entendre vos rapports. Fit James Carthew.

La major Illan fit d’abord son compte rendu de ce qu’ils vus en surface. Ces jeux de cache entre la milice uranienne et les supporteurs de Guldhur où le Général Raad et ses miliciens accepté de servir de pâture pour les utilisateurs du Daminthor pour endormir la vigilance du Majordome, comment son propre détachement a servi de leurre pour permettre au détachement d’Emma Watson de passer sous son nez.

- La Dr. Balah Ahr cultivait des arbres à liane miniatures dans ses serres et faisait circuler son tonique en douce pour nous aider à conserver nos forces. Elle donnait le change à Guldhur en disant que cela préservait notre longévité comme pâture. Mais Guldhur s’est apperçu de notre supercherie et avait ordonné à ses hommes de tous nous consomer totalement. Un énorme tourbillon de feux scintillants a soudainement emergé du sol qui nous a redonné des forces tout en plongeant les utilisateurs du Daminthor dans une fénésie meurtrière avant de les affaiblir et les tuer Nous l’avons emporté au prix de coûteux sacrifices en vie humaines. Fit la major Illan. Les seuls utilisateurs du filon maudit à avoir réussi à conserver leur humanité furent le Colonel Reth Tor et ses fils. Ils se sont sacrifiés pour la cause.

- Vous avez éffectué un véritable tour de force vous et votre équipe, Colonel Watson. Intervint Carthew.

- Tout a commencé avec un journal écrit par le capitaine Flam et le Professeur Simon sur leur séjour dans les grandes cavernes d’Uranus et leur rencontre avec les Énors, le peuple de la noirceur. Il nous a montré que les cavernes communiquaient avec les mines de Lulanee. Il s’est avéré qu’elles communiquaient avec le gisement de Daminthor. Le journal contenait un lexique pour parler avec les Énors. Fit la Colonel Watson.

- Le capitaine nous avait aussi indiqué de prendre un artéfact que les Énors lui avaient donné en signe d’amitié : une de leurs pierres des profondeurs. Ce devait n’être qu’un signe aux Énors que nous venions de sa part. Mais la pierre s’avéra être beaucoup plus que cela. Intervint Isabella.

Elle s’avéra être la clé pour ouvrir ce que les Énors appellent la grotte des ancêtres, où se trouvait un énorme dispositif anti-radiations composé d’une myriade de pierres des profondeurs disposées sur une coupole concave. Ce dispositif se trouvait directement sous le gisement de Daminthor à 1000 m de profondeur. Un levier devait être enclenché pour faire tourner le dispositif dans un mouvement perpétuel. Le dispositif convertit les radiations du noyau d’Uranus en feux anti-radiations, puisqu’il est fait avec des pierres des profondeurs.

Ce dispositif et sa fonction étaient aussi décrit dans le journal avec de « l’encre invisible. » J’avais heureusement eu l’intuition de regarder de nouveau le journal dans le noir absolu. L’ingénieur Oli D’Isso, qui nous accompagnait a pu lire phonétiquement les mots écrits avec le vieil alphabet uranien que j’ai pu traduire.

Nous avons consigné des notes suplémentaires dans le journal, avons prit des photos des reliefs et avons pris des photos des armes contenues dans la grotte, du dispositif lui-même, de ses plans, et des plans de fabrications de canons anti-radiations. Je vous rend le journal, la clé contenant les photos et des échantillons de pierres des profondeurs, Capitaine Flam. Mr. D'Isso affirme qu'on peut reproduire une version artificielle de ces pierres. Les longues armes que vous nous voyez porter proviennent de la grotte. Termina Isabella.

- Qui a donc écrit dans notre journal avec de l’encre invisible? Demanda Crag.
C’est moi. Fit Simon de sa voix neutre. L’existence de ce dispositif, m’a été révélée lorsque le chef des Énors, Myo, et moi avions eu une communion entre nos deux esprits. Lorsque des esprits sont assez puissants, ils peuvent activer une pierre dans la maison de Myo qui peut révéler des évènements passés et présents reliés à ceux qui communient.

N’ayant eu que peu d’informations sur le context dans lequel ce dispositif a été conçu, j’ai voulu éviter tout ce qui aurait être une tentation ou un défi que tu n’aurait peut-être pas pu gérer, Curtis. Tu était encore tout jeune.

-Je ne t’en veux pas Simon. Fit Curtis.

- Les reliefs que nous avions observés dans les cavernes nous donnaient déjà l’indice d’un précédent, dans l’histoire d’Uranus, à la situation où nous nous trouvons actuellement avec le Daminthor et ses utilisateurs. Fit la capitaine D’Issa.

- Notre communion à tous avec Myo, Élo et Atar nous a révélé encore plus clairement ce précédent. Fit Emma Watson. Les ancêtres de Énors étaient les premiers habitants de Lulanee qui ont fui la menace des utilisateurs du Daminthor, ceux qu’ils appellent les non-morts. Ceux qui sont resté en surface ont fini par tous périr aux mains des non morts.

Après quoi, les non-morts ce sont tournés les uns contre les autres. Tous on péri sauf un, Lukhar, qui s’est réfugié dans une capsule d’hibernation dans les bas fonds du palais royal de Lulanee. Guldhur a découvert ce dernier survivant, il y a 60 ans. Il a habilement acquis ses connaissances avant de l’éliminer.



- C ‘est dans ce context que nous avons eu la permission de Myo de nous rendre à la grotte des ancêtres pour activer le dispositif. Fit Isabella. La colonel Watson, Mr. D’Isso et moi même somme descendus dans la grotte pendant que la Capitaine D’Issa, le lieutenant Majorek observaient ce qui se passait au gisement, en compagnie d’Élo, Atar et 4 éclaireurs armés de leurs arbalettes. Mr. D’Isso avait bricolé nos armes pour qu’ils puissent utiliser les pierres des profondeurs contre les non-morts.

- Nous étions cachés dans l’ombre qu’offaient des stalagtites et des stalagmites. On pouvait voir ce qui se passait à la mine. Fit Majorek. Des hommes, des femmes et même des enfants s’affairaient machinalement avec le filon sous la surveillance de ses espèces de vampires. Certains de ceux qui prospectaient semblaient communiquer par signes. Il semblaient préparer un soulèvement. Nous avions reconnu le Général Raad parmi eux.

- Ensuite, tout s’est précipité. Fit la capitaine D’Issa. Guldhur, lui-même a fait irruption dans la mine accompagné de d’autres non-morts. Ils ont cerné tous les mineurs et s’apprêtaient à les consommer à mort. J’ai aussitôt demandé à la Colonel Watson de faire activer la pierre sacrée. Nous avons vu ce tourbillon de lumière bleutée jaillir sous nos pieds. Les non-morts on été saisis d’une frénésie meurtière et se sont rué sur les mineurs.

-Nous avons commencé à tirer sur les non-morts, nous avec nos rayons créés par les pierres des profondeurs de nos armes, les Énors avec leurs arbalettes. À mesure que les mineurs récupéraient et que les forces des non-morts diminuaient, les mineurs se mirent, eux aussi à attaquer les non-morts et les gardiens . Les non-morts qui étaient là ont tous péri, incluant Guldhur. Il est mort par ma main; un parmi d’autres. Fit elle.

- Qu’est-ce qui a alerté suffisemment Guldhur pour qu’il se précipite comme ça dans la mine? Demanda Ezra.

- Il y avait de ces pierres des desseins à plusieurs en droits dans Lulanee, incluant la mine et les serres de la Dr. Balah Ahr. Nous avons été a même d’observer leur propriété de « voir » des lieux ou des evènements. C’est le seul lien des Énors avec le monde extérieur. Il faut donc en conserver au moins une mais aussi se demander qui d’autre pourrait observer. Si mon oncle possedait une de ses pierres, ce serait terrible. Fit Isabella.

- Je n’ai pas l’impression que le « Majordome » divulgait tous ses secrets à son maître. De toutes façons, le général Raad m’a affirmé qu’il demanderait à Oli D’Isso de recenser ces pierres et en recouvrir la plupart. Raad et la population uranienne étaient soulagés descendre du jeu de balançoire. Fit Emma.

- En conclusion, la source de Daminthor a été neutralisée. Mr. D’Isso a détrui les symboles sur la porte d’accès à la grotte des ancêtres. Cette porte est maintenant très bien camoufflée. Ajouta Emma. À moyen terme, les jours de Guggenheim et ses semblables sont comptés. Ils ne peuvent désormais compter que sur les stocks de Daminthor qu’ils ont entreposés, sur Mars, entre autre. Je pense que nous pouvons tous mesurer ce que cela implique.

- Guggenheim et ses hommes vont commencer à s’abattre sur nous avec l ‘energie de ceux qui n’ont plus rien à perdre. Fit Isabella. Il n’a déjà aucun problème à s’en prendre à ses subordonnés, comme ce pauvre Anders. Cela confirme qu’ils finiront par s’en prendre les uns aux autres. Mais le plus alarmant est que ces images de la torture et de la mort du Général sont de toute évidence, la réponse de mon oncle face à la mort de Guldhur et sa défaite sur Titan. Il est sûrement au courant de votre retour et celle de votre équipe, Capitaine Flam. « Certainement, il pensera que ma fille a survécu. »

- Le vieux a donc des espions et des hommes de main qui opèrent dans notre secteur, qui s’emploieront activement à trouver et porter atteinte à des personnes clés pour nous briser de l’intérieur. Fit Ezra.

- Il faut absolument assurer la protection de ces personnes. « Joan et Simon, c’est à vous que je pense. » Mais diviser nos forces à faire une chasse aux sorcières serait une solution qui empirerait le problème et nous immobiliserait. Nous avons des alliés et des forces auxquelles Guggenheim ne s’attend pas. Il faut compter sur elles. Fit Curtis.

- La dernière implication est que peu importe ce que Guggenheim fera, nous allons le combattre et protéger les nôtres. Nous ne pouvons plus reculer. Fit Carthew

- Dans la grotte des ancêtres, ceux qui ont conçut le dispositif de la pierre sacrée ont laissé ce dernier message: "Honorez notre sacrifice." Nous allons faire de même pour le Général Anders. Fit Isabella.

- La prochaine mission de mon unité sera, néanmoins de tisser une toile d’araignée pour attraper ces espions et hommes de main. Fit Emma Watson.

- Pour commencer, maintenant que mon cerveau a complètement perdu ses zones brumeuses, je peux commencer à faire une liste des collaborateurs que j’ai vus avec mon oncle; y compris ceux qui étaient avec lui quand Richard s’était invité à l’enterrement de William. Fit Isabella.

- On s’en souvient aussi. Firent Ezra et Emma, furieux.

- J’ai des gens à vous présenter qui pourraient aussi être utiles. Fit Curtis à Emma et Isabella.

Emma et Isabella s’échangèrent un regard.

- Je sens qu’il faut nous préparer à avoir un choc. Chuchota Emma Watson.

- Hum...On ne nous a encore rien dit sur ce qui est arrivé à Kim Ivan et ses hommes. Murmura Isabella.

- Nous avons déjà une alliance avec Bork King, alors pourquoi pas avec Kim Ivan. Déjà que mon Janek avait des atomes crochus avec Klovis King. Fit Emma

- Mon oncle en tomberait de son trône percé, ça c’est sûr! Fit Isabella.

- Mesdames, messieurs, Merci de vos rapports détaillés et éclairants. vous pouvez profiter de quelque temps de repos. Fit Carthew.

Ze rencontre est plus longue à écrire que je pensait! Ashamed

A+

Frégo
Cool
_________________
La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Dernière édition par Frégo 80 le Jeu 26 Juin 2014 - 00:28; édité 1 fois
Back to top
Mer 25 Juin 2014 - 19:52
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 050
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
coucou Frégo !

c'est peut-être long à écrire, mais ça valait le coup ! Car ça fait un bon résumé de toute l'aventure uranienne !

je verrais bien un dialogue Isabella / Ezra, mais un peu plus tard. Mais peut-être est-ce dans tes intentions ?

en tout cas, cela nous laisse imaginer que la rencontre avec Kim et ses hommes approche !

et retour sur le trampogrill Mr. Green jump jump jump jump

bizz

Limeye
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Mer 25 Juin 2014 - 19:55
Auteur Message
limeye
General Anders
General Anders

Hors ligne

Inscrit le: 05 Déc 2012
Messages: 1 050
Localisation: Ixio
Répondre en citant
Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
ah oui, et j'ai oublié de dire : j'aime beaucoup les espèces de sous-entendus entre Curtis et Isabella. Genre : je sais très bien qui vous êtes, Capitaine ! Wink
_________________
L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. (Gandalf le gris).

Back to top
Aujourd’hui à 01:45
Auteur Message
Contenu Sponsorisé

Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Back to top
Page 13 sur 36
Aller à la page: <  1, 2, 312, 13, 1434, 35, 36  >
Sauter vers:  
Montrer les messages depuis:
Back to top
Poster un nouveau sujet     Répondre au sujet
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure