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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
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Jeu 12 Juin 2014 - 11:16
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles !

je ne pouvais pas répondre très en détails à vos messages cette nuit, je le fais maintenant !

oui, Frégo, j'ai repris tes lobbyistes, pour moi, ils forment le gouverment de Guggenheim, son "premier cercle". Mais le "vieux" a des hommes de l'ombre, qui oeuvrent aussi pour lui fournir des renseignements ou mener des missions secrètes. J'essayerai de montrer comment l'un d'entre eux a pu obtenir les informations qu'O'Brien ignore.

quant aux gardes du corps, je me suis dit qu'une fois Anders tué, ils pouvaient se "recycler"... je n'ai pas encore trouvé quoi faire de Forbes, mais il pourra servir à l'occasion Wink

quant à l'allié tombé du ciel, je ne cesse de penser à certains éléments, parfois apporté par Frégo, parfois par moi-même, et je songe notamment beaucoup aux petits grains de sable qui permettent d'enrayer la machine. Je voulais aussi amener l'idée que même dans les services de Guggenheim, il y avait des opposants. Qui font tout pour ne pas se faire remarquer, mais agissent cependant. Miner le système de l'intérieur peut être aussi efficace pour l'abattre. Je pensais aussi à une réflexion de Curtis (il me semble bien que c'est lui), écrite par Frégo, et disant qu'il faudrait que toutes les personnes qui aimaient Joan s'allient pour la protéger car elle était une des personnes les plus exposées. Ce nouveau personnage va me (nous) permettre de développer la résistance intérieure. Avec ses motivations personnelles, c'est vrai.

j'ai donc une suite à vous livrer, par contre, Frégo, je ne sais pas si je continue sur Phoebe ou si tu écris l'arrivée du Comète et la rencontre Isabella / Curtis. Je peux continuer ou reprendre côté Guggenheim, comme tu veux !

bizz vizz

Limeye


Le Président Carthew porta la main à son visage. Des gouttes de sueur perlaient de son front. Dans son bureau, un silence terrible régnait. Curtis, Ezra, Grant, Kim Ivan, Andrew et Grag se taisaient. On aurait entendu une mouche voler.

- Comment... comment peut-on... être aussi... aussi..., murmura James Carthew.

"Même si Anders avait plié, il ne méritait pas une fin aussi horrible", songea Ezra en fermant les yeux et en adressant une pensée muette pour le repos de l'âme de celui qui avait été durant des années son supérieur hiérarchique.

Curtis appuya ses mains, les bras tendus, sur le bureau présidentiel et dit, sans regarder les autres autour de lui :

- La terreur. Ils vont utiliser l'arme de la terreur. Alors nous ne devons plus hésiter, ni faillir. Le combat avait un chef, il a maintenant un visage. Et c'est celui de ce pauvre général, de ce pauvre homme qui n'était plus qu'une loque, rongé par le Daminthor et qu'ils ont achevé ainsi. Ils sacrifient ceux qui les ont servis, cela signifie désormais qu'ils se sentent acculés. Il faut continuer le combat, sans relâche.

Simon bougea légèrement, Grag hocha la tête, Ezra et Andrew échangèrent un regard qui en disait long. Grant, malgré tout le contrôle qu'il pouvait avoir sur lui-même, n'en était pas moins marqué lui aussi par les terribles images qui étaient diffusées depuis la Terre et qui s'étaient affichées sur tous les écrans du monde, libre ou asservi.

- Les sacrifices seront terribles, dit encore James Carthew.
- Pas si nous trouvons le moyen d’abattre directement Guggenheim, répondit Curtis avec fermeté. Il va falloir monter toute une opération. Mais pour cela, il faut d’abord que nous récupérions le Comète.

Et il ajouta en pensée pour lui-même : "Et la pierre des profondeurs."

- Bien, dit Carthew. Je crois qu’il va falloir que je fasse un petit discours pour contrer ce qui vient d’être diffusé et redonner ainsi confiance à tous.
- Nous vous laissons, Président, dit Grant.

Ils sortirent du bureau, les visages sombres. Curtis réfléchissait déjà à la manière d’approcher de la Terre. Sans le Comète, toute tentative était de toute façon impossible. Mais le Comète seul ne serait pas suffisant. Il pensa au commando de Shane et Kev. Quelques appareils, en couverture, pourraient être utiles. Ensuite, se poser sur l’immeuble gouvernemental ne serait pas aisé. Et encore moins approcher Guggenheim. Mais chaque chose en son temps, et pour l’heure, il lui fallait protéger Joan. Il ne fallait pas qu’elle voit les images de la mort d’Anders. C’était pire que celles de la mort d’Annie Bonnell.

- Grag, dit Curtis, tu vas joindre Mala. Dis-lui de ne pas montrer ces images à Joan et à Maëva, et même d’éviter que quiconque les voit sur Tyrial. Fort heureusement, Kim, votre seul point de contact avec le reste de l’univers, c’est le centre de transmission.
- Oui, il m’est arrivé parfois de me demander si c’était une bonne chose, mais je voulais éviter que des messages partent n’importe comment et qu’on se fasse repérer. Si personne n’est à la réception, c’est vrai qu’en cas d’urgence, ça peut s’avérer un handicap, mais finalement, compte tenu des circonstances, je suis plutôt satisfait de ce choix.

Grag s’éloigna alors pour rejoindre le bureau de Jennings, pendant que le reste de la petite troupe se rendait auprès des pirates. Dans le camp régnant un curieux silence. Plusieurs des hommes de troupe avaient vu les images de la mort d’Anders, en même temps qu’eux. Ils croisèrent des visages inquiets, d’autres déjà déterminés. Les pirates, au contraire, étaient agités. Ils interpellèrent Kim à peine celui-ci eut-il franchi l’enceinte qui leur était réservée.

- Kim ! Bon Dieu ! T’as vu ça ?
- Kim ! Faudrait pas que nos femmes tombent entre leurs mains !
- Kim ! Qu’est-ce qu’on fait ?

Le chef pirate leva les bras pour demander le silence. Curtis resta un peu en arrière. Il ne pouvait en vouloir à ces hommes si certains décidaient subitement de retourner sur Tyrial. Il pouvait comprendre leur désir de protéger leurs familles avant tout. Lui-même avait eu une réaction première similaire en pensant à Joan. Mais il savait aussi que les anneaux de Saturne étaient sûrs et qu’à moins d’un improbable retournement de situation sur le plan militaire, les familles ne courraient pas plus de risques sur Tyrial aujourd’hui qu’hier.

- Oh, les gars, doucement ! J’ai vu, comme vous tous, les images de la mort du général Anders. C’est un crime effroyable même si je ne portais pas le bonhomme dans mon cœur, car sous ses ordres ont agi bien des policiers qui nous courraient après. Il faut que vous sachiez que nous considérons ces images comme de la propagande. Une horrible propagande pour nous faire peur, et faire peur aux populations qui s’opposeraient à Guggenheim, que ce soit sur nos planètes, libres, ou sur celles qu’il contrôle encore.

Des grognements lui répondirent. Les hommes n’étaient pas convaincus. Kim poursuivit, imperturbable.

- Croyez-moi, les gars ! Vous savez comme moi que nous contrôlons le système saturnien. Il faudrait toute une armée pour nous attaquer maintenant. Nos familles sont toujours en sécurité sur Tyrial ! Je vous promets que si j’avais le moindre doute, je demanderais à partir d’ici et je rejoindrais Tyrial moi aussi pour les protéger.

Ses paroles commençaient à porter. Curtis, Andrew et Ezra observaient ce qui se passait avec attention. Le Capitaine se tenait prêt à intervenir si nécessaire. Néanmoins, il commençait à se demander si partir sur Tyrial pour chercher Joan et Maëva n’allait pas susciter d’autres craintes parmi les hommes et marquer un quelconque privilège. Il croisa le regard d’Ezra et comprit que le colonel pensait, à peu de choses près, la même chose que lui.

La voix d’Okapaï domina les grognements qui se faisaient encore entendre.

- Kim ! Je t’ai toujours fait confiance, et je continuerai à le faire. Tous les nôtres sont sur Tyrial. Je veux bien te croire qu’ils sont en sécurité. Mais que doit-on faire maintenant ? On retourne là-bas pour les protéger ? Ou on continue ici ?
- Capitaine ?, demanda Kim en se tournant vers Curtis.

Le jeune homme s’avança et parla d’une voix posée, mais ferme :

- Vous faites confiance à Kim et vous m’avez fait confiance aussi jusqu’à présent. Je viens comme vous de découvrir les images de la mort du général Anders et j’en suis aussi très choqué. Pour moi, c’est cependant le signe que les attaques que nous avons menées ces derniers temps ont porté un coup à Guggenheim. Tout l’ensemble saturnien est désormais sécurisé et des patrouilles partant d’Ops volent régulièrement autour des anneaux. De même, nous restons très vigilants pour contrôler tout trafic suspect, y compris une mission suicide d’un ou deux appareils qui tenteraient une approche. Ce que je pense, c’est que si un endroit est pour l’heure menacé par ici, c’est Phoebe et le quartier où nous nous trouvons. Guggenheim va certainement tenter de porter atteinte au Président, voire à l’Amiral Taggart sur Jupiter. Il va aussi vouloir museler les différentes oppositions susceptibles de se lever sur les planètes qu’il contrôle encore. C’est un moment crucial de la lutte que nous menons, et même si c’est difficile, il ne faut pas se laisser impressionner. Baisser les bras maintenant, ce serait rendre inutile ce que nous avons fait jusqu’à présent, et notamment le combat mené sur Titan. Je ne sais pas encore comment nous allons poursuivre la lutte, j’y réfléchis aussi depuis notre retour de Saturne. Mais il va falloir prendre des décisions très vite, concernant les moyens que nous allons mettre en œuvre pour continuer.

Cette fois, le silence lui répondit, les hommes se regardèrent. Curtis vit certains reprendre confiance, d’autres se calmer.

- Encore une fois, reprit Kim, je suis prêt à discuter avec chacun d’entre vous si vous avez des questions ou des doutes. Je ferai de mon mieux, et nous tous ici aussi, n’est-ce pas, Capitaine, Major, Colonel ?

Les trois interpellés hochèrent la tête en signe d’assentiment. Grabo, Nekiri et Arko firent de même. A cet instant, la montre de Curtis vibra. C’était Simon, resté avec le général Grant, qui le rappelait.

- Capitaine, le Comète est annoncé, dit sobrement le cerveau volant.
- Bonne nouvelle, Simon, tu peux récupérer Grag chez Jennings ?
- Sans souci. Nous nous retrouvons à l’astroport.

Le cerveau volant se rendit alors auprès du jeune prodige, trouva Grag qui discutait encore avec animation avec Mala. Il avait appris la nouvelle du retour du vaisseau grâce à un appel de Watson et cela les rendait tous les deux encore plus excités, et Simon eut bien du mal à calmer la joie des deux compères. Enfin, Mala coupa court aux effusions et dit :

- Rassure le chef, il n’y a que Tim et moi à avoir vu les images d’Anders, et Tim n’a aucune envie que d’autres les voit. Joan ne les verra pas. On va d’ailleurs effacer le fichier d’enregistrement, pour éviter tout souci. Je préviendrai seulement Jade de ce qui se passe. A moins que le chef n’ait autre chose à me suggérer, j’attends de toute façon son appel. Et dis-lui bien que Joan va bien ! Et vérifie tout à bord du Comète, surtout !
- C’est bon, Mala, nous allons prendre le temps de vérifier le vaisseau, ne t’inquiète pas, dit Simon pour éviter que Grag n’insiste encore en lui répondant.

Le robot et le cerveau volant quittèrent alors rapidement Jennings, qui reprit ses écoutes avec attention. Lui aussi se doutait que le combat allait devenir encore plus serré. Lui non plus ne devait pas faillir, que ce soit dans l’envoi des messages, la surveillance des communications ou le brouillage des données.

Simon et Grag retrouvèrent rapidement leur Capitaine, déjà arrivé à l’astroport. Dans le ciel clair de Phoebe, ils virent peu après se dessiner une forme étrange. C'était celle du Karpetia, nom donné au Comète pour le faire passer inaperçu. Cela leur fit un étrange effet de se dire qu’aucun des membres de l’équipe ne se trouvait à bord, et pourtant, le vaisseau volait et se positionnait pour atterrir.
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Jeu 12 Juin 2014 - 11:16
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Jeu 12 Juin 2014 - 13:31
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Je repond vite. Je suis au boulot. J'ai commence a ecrire une scene de l'atterissage du comete et le rappart d'Emma et Cie au president et rencontre avec Flam et cie.

Frego
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Jeu 12 Juin 2014 - 15:48
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
P.S

J'avais eu l'idée que le Comet garde encore son hologram du Karpétia, et que l'équipage garde leur déguisement Uranien jusqu'à ce qu'ils se trouvent dans le bureau du président. Watson aurait pu recevoir les images d'Anders en chemin et se douter que Guggenheim sait déjà ce qui s'est passé sur Uranus. Dis-moi si tu peux faire des modifications à ton dernier texte. Sinon, je m'adapterai.

A+

Frégo Cool
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Jeu 12 Juin 2014 - 19:27
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
bonsoir Frégo,

tu as raison, le Comète doit être encore maquillé. Par contre, Emma a pu prévenir Jennings de leur retour, qui aurait transmis la nouvelle à Simon. Pour apprendre la mort d'Anders, c'est tout à fait plausible et possible qu'elle l'ait vue aussi sur les écrans du Comète.

je vais modifier la fin, tu me dis ce que tu en penses ?

bizz

Limeye
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Jeu 12 Juin 2014 - 19:35
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Voilà Frégo, j'ai fait quelques modifications dans le dernier paragraphe, mais aussi lors de l'échange entre Grag et Mala, ça me semblait plus logique. J'espère que cela te convient et est suffisant pour que tu enchaînes, sinon, tu me dis !

je continue du côté de Guggenheim pour ma part. Je ferai bien intervenir King et Brubaker, mais je ne sais pas comment les amener, ni si tu as quelque chose de prévu pour eux...

bizz vizz

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Jeu 12 Juin 2014 - 22:51
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye! C'est très bien! Wink Pour Bork King, je le voyait bien faire quelques actes de piraterie contre Guggenheim. Attaquer des cargos transportant le des stocks de Daminthor entreposés sur Mars , capturer des hommes d'équipage pour grossir ses rangs à lui etc. Pour Brubaker, Klovis et Cie., je les avais laissés lorsqu'ils s'apprêtaient à mêler leur vaisseau cargo à un convoi marchand qui était en route pour Uranus, grâce aux bonne grâces du Commandant du convoi, ami de Brubaker. ils pourraient être escortés par quelques frégates de guerre de Guggenheim. En chemin, tous apprendraient qu'il n'y plus de Daminthor à aller chercher ou à empêcher d'arriver à destination. Il y aurait plein de possibilités! Naughty

A+

Frégo Cool
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Ven 13 Juin 2014 - 10:57
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo !

je ne sais pas encore si je vais exploiter le filon "Brubaker / Klovis". Il se peut qu'ils me soient utiles plus tard, mais pour l'heure, je ne vois pas... si tu as envie ou besoin de les reprendre à ton compte, fais-le ! J'essaye d'amener mon nouveau personnage dans l'histoire et comment lui faire jouer un rôle. Je suis en pleine réflexion pour l'heure Question

bizz vizz

Limeye
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Dim 15 Juin 2014 - 10:42
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello les filles !

je vous livre une petite suite, je commence à imaginer comment mettre en place la "résistance" intérieure.

voici le début.

bizz vizz et belle journée flower

Limeye


Richard Guggenheim écoutait avec attention son interlocuteur. C’était un homme de Guldhur, un de ces espions brillants et efficaces qu’il faut savoir récompenser largement pour les garder dans son giron. Un peu comme Kaspar. L’homme se trouvait sur Saturne, dans l’entourage assez proche du gouverneur. C’était lui qui avait informé Guggenheim de la présence du Capitaine Flam parmi les attaquants de Titan. Il l’avait même vu de ses propres yeux, lorsque le combat s’était terminé et que tous, y compris le Président Carthew, s’étaient retrouvés à Ops pour discuter de la fin des combats. Cet homme n’avait de compte à rendre qu’à Richard Guggenheim. Et il resterait à son service quoi qu’il arrive, car Richard l’avait sorti d’une prison où il croupissait et dans laquelle il aurait terminé sa vie dans le cas contraire.

- Bien, Marco. Très bien. Continuez. Ce que vous venez de m’apprendre est vraiment très, très intéressant… Oui, n’hésitez pas à me rappeler… Merci.

Et il raccrocha, resta un moment immobile, puis se leva et s’avança vers la carte du ciel derrière son bureau. Il regardait désormais vers Saturne, et plus précisément Phoebe.

- Tout le monde va se retrouver là-bas, j’en suis certain. Quel joli feu d’artifice nous pourrions faire ! Eliminer Flam, Carthew, une grande partie de l’Etat-major militaire… Et toi, ma chère Isabella, tu te crois à l’abri… je ne doute pas de Kaspar. Il va trouver la piste de Joan. Et là… tu seras pieds et poings liés, et ce n’est pas cette espèce d’aventurier de l’espace qui m’empêchera de réussir !

**


Desmond O'Brien décida de confier deux importants dossiers à ses meilleurs subordonnés, ou du moins, parmi les meilleurs. Il entra d'un pas vif dans le bureau occupé par Oliver et par Francis Chapin.

- Oliver, vous allez travailler sur le dossier du Capitaine Flam. Je serai bref : il faut trouver son point faible. Francis, vous vous occuperez de cet étrange vaisseau qui a été repéré autour d'Uranus. Voici les données reçues par nos hommes présents là-bas. Essayez de l'identifier, ainsi que son équipage. Messieurs, inutile de vous dire qu'il me faut des résultats, et vite.
- Bien, Monsieur, répondirent-ils sobrement.

Chacun copia les données remises par O'Brien sur leur propre ordinateur et commença à travailler. "Le point faible de Flam, il a en a de bonnes...", pensait Oliver, pendant que son collègue se disait qu'il allait être coton d'identifier le vaisseau. Au bout de deux heures, Francis soupira, s'étira.

- Tu trouves quelque chose, Ol' ?
- Non. Le point faible de Flam, tu parles... Ce type est un héros. Il a des capacités presque surhumaines, physiquement, il est très résistant, y compris à la douleur, à la torture. C'est le témoignage de Kahlon que je viens de lire à ce sujet. C'est un des plus brillants esprits et chercheurs de ce siècle. Sans compter son équipe et son vaisseau...
- Dis donc, je ferai bien une pause, là. Je vais me chercher à boire. Tu veux un truc ?
- Ramène-moi un café, je pense que je vais en avoir besoin...

A peine son collègue sorti, il se leva de son bureau pour copier discrètement le dossier qu'étudiait Francis. Il avait fait le choix de copier le maximum de données, qu'il compulserait chez lui ensuite.

Francis revint avec les cafés alors qu'Oliver avait repris l'étude du dossier du Capitaine Flam. Il ne voulait rien dire, rien montrer, mais il avait de sérieux doutes quant au point faible du Capitaine. Le jeune homme avait le même âge que lui, il était aisé pour Oliver de se mettre à sa place, au moins en tant qu'homme et non en tant qu'héros ou scientifique, le jeune agent n'avait pas cette prétention. Cela lui était plus difficile d'imaginer ses réactions, son comportement du fait de l'enfance et de l'adolescence particulières qu'il avait eues.

Ils travaillèrent tard le soir, puis Oliver déclara forfait et rentra chez lui.

Le soir-même, cependant, un autre spectacle l’attendait que celui des données concernant le Capitaine Flam. Comme tant d’autres, il eut droit à la diffusion d’un soi-disant "document exceptionnel", rappelant ce qui arriverait à tous ceux qui tentaient ou tenteraient de s’opposer au nouveau maître du monde, Richard Guggenheim, ainsi qu’à leurs proches. Il resta pétrifié devant l’écran, car même s’il s’agissait d’un savant montage, il n’avait aucun doute : l’homme que l’on avait mis à mort, lui faisant subir d’horribles et abjectes tortures, était bien le général Halk Anders, l’ancien ministre de la sécurité du Président Carthew, l’ancien supérieur hiérarchique de Joan Randall et d’Ezra Gurney.

Comme tous ceux qui virent ces images, d’un bout à l’autre de la galaxie, il fut horrifié et resta un moment prostré et incapable d’agir, de réagir. "Ok", pensa-t-il, "maintenant, ils sortent la grosse artillerie. Ils veulent nous faire peur. Ils vont réussir à impressionner beaucoup, je le crains. La demande du chef, cet après-midi, le ménage dans les services qu'il a ordonné il y a deux jours, et maintenant, la mort d’Anders… cela fait trop de signes. Il va falloir redoubler de prudence, mais agir aussi."

Plus déterminé que jamais, il reprit son petit ordinateur, rouvrit les dossiers personnels de Joan et de Flam. Il connaissait bien les premiers éléments concernant Joan, puisqu’il l’avait connue alors qu’elle entamait sa formation à l’Académie de la police l’année où lui terminait la sienne. Après les trois années d’études, elle avait intégré un des services de la police, mais n’y était pas restée longtemps. Très vite, au bout de quelques mois en effet, elle avait rejoint le service d’Anders, d’abord sous les ordres du colonel Nukibé, puis sous ceux d’Ezra Gurney avec lequel elle allait mener bien des missions. Lui n’avait jamais travaillé pour la police, mais pour les services secrets.

Il compara les données des deux dossiers, et ce, pendant une bonne partie de la soirée. Il releva les points communs, s'attarda sur les missions qu'ils avaient menées ensemble. Il y en avait déjà beaucoup. "Depuis Jupiter, quasiment toutes les missions que Gurney et Joan ont menées se sont déroulées avec l'équipe des Futurmen, hormis quelques enquêtes sur Terre. Il est arrivé, au moins à deux reprises, que Flam lui-même demande leur participation, leur assistance. Certes, ce sont de bons agents et ces missions sont vraiment particulières, elles n'ont pas grand-chose à voir avec celles que mènent habituellement les agents d'Anders. A croire que le colonel et Joan se sont vraiment spécialisés dans les missions exceptionnelles... de celles que Carthew lui-même ne confiait qu'à Flam. A la place de Flam, j'aurais craqué sur Joan, et pas qu'un peu... est-elle son point faible ? Je ne peux décemment pas suggérer cela à O'Brien. Il faut que je trouve un truc, n'importe quoi. Je procèderai par élimination, mais je ferai ça demain, du boulot. Je vais jeter un oeil au dossier sur ce fichu vaisseau, on ne sait jamais."

Le dossier de Flam était resté ouvert et Oliver trouva sans peine l'identité réelle du Karpétia. Il compara les données de celui-ci avec celles du Comète. "Bien, le Comète avait quitté la Terre avec la colonel Watson à son bord, plus... tiens, comme par hasard, quelques agents uraniens... Ce serait dangereux pour moi de changer quelques données du dossier de Francis. Je dois le laisser en état. Mais que puis-je faire pour ralentir les choses ? Les lancer tous sur une fausse piste ? Et laquelle ?"

Les longues heures de travail, y compris chez lui, se faisaient sentir. Le jeune homme connaissait ses limites. Une idée pouvait lui venir aussi durant la nuit. Il verrouilla les dossiers qu'il avait étudiés ce soir, cacha soigneusement son petit ordinateur dans une planque qu'il avait aménagée dans l'un des placards de sa cuisine. Il ne montrait jamais cet ordinateur à quiconque. Mais il en avait un autre, bien en évidence dans son salon, qu'il utilisait pour tromper d'éventuels fouineurs. Il possédait dessus des fichiers de musique, des films, des jeux vidéos.
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Dernière édition par limeye le Mer 18 Juin 2014 - 07:00; édité 3 fois
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Dim 15 Juin 2014 - 13:32
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flamme
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

Quel suspense, Oliver joue vraiment avec le feu... horified S'il ne fait rien, Guggenheim pourra aisément faire le lien entre le Karpétia et le Comète, et s'avérer menaçant Evil pour tous ceux qui sont sur Phoebe... dans un premier temps!

Et s'il lance tout le monde sur une fausse piste, Question Doubt c'est lui qui risque d'en payer le prix...

Que va-t-il se passer? Tu en as sûrement une idée, j'imagine... Pas moi, alors je suis sur le trampogril-grilpoline... jump jump jump jump

Et pas seulement pour ça, mais aussi pour toutes les retrouvailles à venir: Curtis-Isabella, Kiss Isabella-Joan Hug et Curtis-Joan! Wow

Frégo nous mijote certainement aussi des rebondissements, je n'en serais pas surprise... Unbelievable

Bizz Vizz et bonne journée!
Flamme
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Dim 15 Juin 2014 - 20:23
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
bon, je suis super nulle... à force d'écrire des petits bouts par-ci, par-là, j'ai oublié un petit chapitre que je devais vous livrer avant le précédent Shocked Bad

je le rajoute donc et je prie mes chers lecteurs et chères lectrices de me pardonner cet oubli... et de les obliger à reprendre la lecture du passage précédent. Mea maxima culpa... Wall

bizz vizz

Limeye
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Lun 16 Juin 2014 - 11:09
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello !

bon, j'espère ne pas vous avoir mélangé dans votre lecture en ajoutant un tiboutte à ma précédente livraison... après coup, je me suis dit que j'aurais pu l'insérer après... mais enfin, dans ma logique, ça arrivait avant Neutral (heu, vous suivez Mort de Rire )

néanmoins, je suis en mesure de vous offrir une vraie suite ce midi (je m'attelle déjà au passage suivant)... et je vous souhaite une belle journée flower !

bizz vizz

Limeye


Au réveil, Oliver savait comment procéder pour "cacher" le Comète. Il allait utiliser un des petits logiciels espions qu'il maniait à merveille et grâce auxquels il était déjà parvenu à copier des dossiers sensibles, dont un personnel, sans se faire repérer, sans laisser la moindre trace. La difficulté était pour lui de modifier toutes les copies, toutes les données du vaisseau. Pour que personne ne remarque rien. En tout cas, il était prêt à tenter le coup. Il lui faudrait accéder aux données de l'ordinateur central à partir d'un autre ordinateur que le sien. Même si, normalement, ce genre de logiciels ne laissait pas de trace, il voulait cependant se protéger. Avant de partir au travail, il modifia légèrement certaines caractéristiques du Comète, en particulier sur sa taille. Il le rendit plus long et plus large qu'il n'était réellement. Il n'osa pas toucher à d'autres données, notamment l'armement, car il n'était pas un spécialiste en la matière.

Oliver reprit son poste normalement. Puisqu'on lui avait demandé de trouver le point faible du Capitaine Flam, il put fouiller sans difficulté dans de nombreux fichiers et en profiter pour récupérer des informations qui se révèleraient précieuses pour lui par la suite. Il ne dit rien de ses conclusions concernant le Karpétia à Francis, le laissant poursuivre son travail. Après tout, il n'était pas censé avoir regardé dans le dossier de son collègue... et encore moins l'avoir copié. Francis procédait de manière méthodique. Il avait entré les caractéristiques du Karpétia dans un logiciel de comparaison de données, après avoir dans un premier temps recherché un vaisseau portant ce nom. Il n'en existait aucun, ce qui n'était pas une surprise. Francis, comme son supérieur O'Brien, s'attendait à cette réponse. Maintenant, il poursuivait le comparatif des données. C'était assez long et fastidieux. D'autant que Francis avait commencé par des vaisseaux de l'armée saturnienne, pensant qu'il s'agissait d'un appareil en provenance de cette planète ou d'un de ses satellites. Il n'imaginait pas, dans un premier temps, qu'il se fut agi d'un vaisseau terrien, et encore moins du Comète.

Vers midi, Francis s'arrêta à nouveau, un peu exaspéré.

- J'en ai assez de ces comparatifs. Ce n'est pas un vaisseau saturnien, ni uranien. J'ai passé en revue tous ceux qui étaient répertoriés. Tu crois que nos bases de données sont fausses ?
- Il peut y avoir des failles, bien entendu. Surtout ces derniers mois, les armées rebelles ont pu construire des vaisseaux dont nous n'avons pas les caractéristiques, répondit prudemment Oliver. Il peut s'agir de l'un d'entre eux.
- Ouais, mais à mon avis, O'Brien ne va pas se contenter de cette réponse... je vais me chercher un sandwich...
- Tu voudrais pas manger à la cafétéria plutôt ? Une bonne coupure, ça peut nous faire du bien pour reprendre nos recherches...
- Si tu veux... Tu ne trouves rien non plus ?
- Non. O'Brien nous a vraiment mis sur des dossiers pas faciles.
- C'est surtout qu'il lui faut des résultats rapidement. A mon avis, le grand patron le marque à la culotte...

Oliver n'ajouta rien. Il ne s'était jamais permis d'émettre la moindre opinion concernant Guggenheim et le coup d'état. Il faisait partie d'un service, depuis longtemps à la botte du vieux. Les services secrets étaient infiltrés depuis belle lurette par les hommes de Guggenheim. Lui avait pu conserver son poste, car on n'avait rien à lui reprocher sur le plan politique. Il n'appréciait guère la démocratie telle qu'elle était organisée sous Carthew, il pensait même qu'un bon coup de balai était nécessaire. Alors Guggenheim ou un autre... au fond, pour lui, ça ne changeait rien. Du moins au début, car il n'imaginait pas l'ampleur que prendrait l'installation de ce nouveau régime, ni surtout la détresse et le désarroi dans lesquels il plongerait la population. Oliver savait parfaitement ce qui se passait dans les autres grandes villes sur Terre, et il avait quelques informations sur la façon dont étaient administrées Mars, Mercure et Vénus. Quant à ce qu'il voyait de New York, cela avait été suffisant, et très rapidement, pour qu'il comprenne que le "vieux" n'hésiterait devant aucun coup bas, aucune forfaiture. Si tant est qu'il ait eu besoin de preuve supplémentaire, la mort d'Anders était désormais suffisante pour lui faire prendre ses propres responsabilités. Il ne pouvait continuer à servir ce régime. Et il ne pouvait se contenter non plus de tenter de protéger Joan à distance.

Fort heureusement, il n'avait guère d'attaches familiales ou amicales. Il était plutôt de nature solitaire, même s'il ne rechignait pas à quelques sorties, mais c'était avant le règne de Guggenheim : aujourd'hui, plus aucun bar, plus aucune boîte, plus aucun cinéma n'étaient ouverts. Non parce que Guggenheim en avait ordonné la fermeture : simplement, plus personne n'y allait. Seuls quelques lieux de ce type existaient encore, mais dans les casernes, pour le "repos et la détente du soldat". Quant à sa famille... sa mère était morte quand il était jeune, un crime inexpliqué. S'il avait suivi des études à l'Académie, c'était en partie avec l'espoir de l'élucider un jour. Mais pour l'heure, même s'il avait eu accès au dossier (il avait fait ses premiers "exploits" de piratage informatique à cette occasion), il n'avait rien trouvé. Son père... il préférait ne pas y songer. Pas de petite amie, pas d'autre famille proche. Il n'y avait personne sur qui faire pression. C'était sa liberté, il en avait parfaitement conscience.

L'avantage d'avoir un collègue comme Francis, c'était qu'il avait souvent envie de déjeuner tôt. Ils gagnèrent donc la cafétéria alors que peu d'autres collègues s'y trouvaient déjà. Ils prirent le temps de déjeuner, mais quittèrent le lieu alors qu'il était bien rempli. Oliver savait qu'il trouverait sans difficulté un bureau désert d'où il pourrait accéder à l'ordinateur central. Il avait aperçu, arrivant pour déjeuner assez tardivement, un homme qu'il ne portait pas dans son cœur, Vinceslas Orowirtz. Le bureau de ce dernier était au même étage que le leur, mais à l'autre bout du couloir. Il prétexta passer aux toilettes pour laisser Francis regagner d'abord leur bureau. L'étage était quasiment désert, il passa devant des bureaux vides. Il espérait seulement que Vinceslas avait laissé le sien ouvert, sinon, il devrait se rabattre sur un autre. Mais si quelqu'un devait être découvert pour ce qu'il s'apprêtait à faire, autant que ce soit cette crapule, brave petit fonctionnaire zélé qui avait fait arrêter plusieurs opposants, lors du coup d'état (Oliver en avait la preuve). Il entra dans le bureau, l'ordinateur était verrouillé, mais cela n'arrêta pas le jeune homme. Grâce au petit logiciel espion, il n'avait même pas besoin d'ouvrir la session de travail de son collègue. Il pouvait tout simplement se faire passer pour un administrateur, c'est à dire absolument n'importe qui. En trois minutes, il avait accès à l'ordinateur central et avait modifié sur le fichier de travail les données concernant le Comète, et ce, sans laisser de trace. Avant de sortir du bureau, il écouta soigneusement dans le couloir. Aucun bruit de pas, il passa prudemment la tête par la porte, personne. Il ressortit, en direction des toilettes, puis revint par l'autre couloir vers leur bureau. Francis était au téléphone, et ça avait l'air sérieux.

- Pff, soupira-t-il en raccrochant. O'Brien. Il ne prend même pas le temps de manger... des fois, je me demande s'il a besoin de se nourrir... il veut des résultats pour demain. C'est valable aussi pour toi, bien entendu.
- Ok...

L'après-midi s'étira. Oliver cherchait toujours à "inventer" un point faible à Flam. Il s'était lancé dans l'étude du vaisseau, ce qui ne manquait pas de le faire sourire intérieurement à chaque fois que Francis pestait. Ce qui devait arriver toutes les cinq minutes environ. Plutôt que de chercher un point faible directement dans la personnalité du Capitaine Flam, il tentait plutôt d'en inventer un parmi son équipe. Cela lui semblait plus facile. Il tentait de faire abstraction de Joan. Mais il lui tardait de voir le soir arriver pour continuer ses propres recherches.

En fin de journée, Francis n'avait toujours pas identifié formellement le Karpétia. Néanmoins, il avait sérieusement progressé. Il avait fait le compte des vaisseaux martiens, vénusiens et mercuriens portés disparus depuis le coup d'état. Ils n'étaient pas forcément très nombreux, et il avait entrepris de les comparer avec les données du Karpétia. Il avait procédé à toute l'analyse des vaisseaux de la flotte de Carthew et n'avait rien trouvé, il cherchait donc dans la flotte alliée, parmi les vaisseaux portés disparus. Oliver se disait que Francis finirait bien par penser au Comète. Mais il est vrai aussi que le Comète n'était répertorié comme vaisseau d'aucune planète. Et bien des données sur le vaisseau étaient secrètes, il pouvait aisément le dire. Seule la taille, la puissance de vol, la rapidité du vaisseau et quelques autres données étaient connues. Alors, tout rigoureux qu'il était, le temps que Francis y songe... il aurait fait tout le tour de la flotte interplanétaire. Et Oliver espérait que les modifications qu'il avait apportées seraient suffisantes pour retarder encore l'identification du Karpétia.
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Dernière édition par limeye le Mer 18 Juin 2014 - 07:08; édité 2 fois
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Lun 16 Juin 2014 - 11:45
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flamme
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

C'est angoissant, se demander ce qui va arriver à Oliver... horified J'espère que personne ne l'a vu ou filmé à son insu quand il est allé dans le bureau de Viceslas... Neutral

Je suis toujours sur le trampogril-grilpoline... jump jump jump

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Mer 18 Juin 2014 - 03:51
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou!

Ze retrouvailles! 1ere Partie. Wink

Toujours sous les traits holographiques du Karpetia, le comet amorçait son approche de l’astroport.

Curtis, Crag et le professeur Simon observaient l’atterrissage.

- J'espère que cet hologramme ne sert pas à maquiller une avarie sur le Comet! Sinon ils vont m’entendre!

- Utilises ton infravision, mon pauvre Grag! Tu seras vite rassuré. Fit Simon de sa voix neutre.

- Je sens que ce camouflage holographique sera une option permanente du Comet maintenant. Fit Curtis.

Huit personnes à l'aspect uranien débarquèrent du vaisseau. Tous avaient un air sombre.

- Grant et Raad n'ont rien négligé pour brouiller les cartes durant la mission de la Colonel Watson. Fit Curtis. Cet autre détachement de 4 personnes avec eux a de toute évidence été mandaté pour servir de leurre pour tromper Guldhur afin de permettre à elle et son équipe de se rendre aux grandes cavernes sans être détectées. Elle a choisi la voie de la prudence jusqu’à la fin. Ils ont encore leur déguisement uranien.

- La vidéo de la torture et du meurtre du Général Anders est un signe de la part de Guggenheim et ses hommes qu'ils sont déjà au courant de la neutralisation du Daminthor et de la mort de Guldhur. Fit Simon. Le plus tard il découvrira qui ...et ce qui... se trouve derrière ce coup contre lui, sera le mieux. Ajouta-t-il d’un ton que Crag et Curtis ne lui connaissaient pas.

Cet horrible vieux bonhomme va sûrement croire que c’est nous pendant encore un petit moment, professeur! Fit Crag.

Curtis jeta un coup d’oeil de côté vers Simon. « Simon a appris des choses de notre exploration des grandes cavernes et de notre rencontre avec les Énors qu’il n’a jamais voulu me révéler. »

- Venez, allons à leur rencontre. Fit Curtis.

Emma marchait en tête du groupe, suivie d'Isabella Randall. Son équipe et celle de la major Illan marchaient en rang serré derrière elles. Ils portaient les armes trouvées dans la grotte des ancêtres. Ils marchaient pour honorer les morts sur Uranus et oui... ils marchaient aussi pour un homme qui avait plié devant Guggenheim, pour Anders. Sa mort horrible confirmait ce qu'ils savaient déjà, ceux qui se pliaient à la volonté du vieux sont utilisés jusqu'à épuisement et disposés sans la moindre considération.

Sans un mot, Emma Watson et le Capitaine Flam se serrèrent la main avec gravité. Personne n’avait le cœur à se féliciter.

-Je vois que vous avez également capté ce que Guggenheim a fait subir à Anders, mon colonel. Fit Curtis.



- Oui Capitaine… et notre fuite de la terre avec le président Carthew et votre vaisseau est la cause directe de sa descente aux enfers. Il y a beaucoup de choses à discuter avec vous, votre équipe, le président, Ezra et le général Grant sur notre mission sur Uranus…en privé. Le fait que ces images soient parvenues jusqu’ici et presque immédiatement après notre mission et la vôtre n’est pas un hasard. Il faut mesurer rigoureusement ce que cela implique. Marchons.

Pendant qu’ils marchaient, la femme qui se trouvait derrière Emma Watson vint les rejoindre. Le professeur Simon et Crag firent la même chose . Curtis conclut sans peine qu’il s’agissait d’Isabella Randall, malgré le déguisement Uranien. Elle était plus grande que sa fille avec une physionomie plus anguleuse. Mais sa démarche décidée, ses manières, son énergie étaient les mêmes que sa fille. Elle s’adressa à lui d’une voix posée, très semblable à celle de Joan, mais derrière laquelle on devinait son anxiété.

- Capitaine, où est Joan? Comment va-t-elle?

Curtis tourna vers elle un regard rassurant.

- Joan n’est pas ici. Elle est en sécurité chez un allié qui va peut-être vous surprendre; mais il a ma confiance et celle d’Ezra. Otho, le 4e membre de mon équipe est resté avec elle. Lui dit-il. Elle va bien et sera soulagée de pouvoir vous parler de vive voix.

Isabella eut un soupir de soulagement. Elle se tourna vers lui et eut un sourire énigmatique.

- Ce n’est vraiment pas dans les habitudes de ma fille d’accepter de rester derrière... Il faudra m’expliquer votre secret... Pour ce qui est alliés inattendus, ils ne sont vraiment pas de trop ces jours-ci. Ils ont été la clef de notre succès sur Uranus,capitaine. Dit Isabella. Vos écrits, Capitaine... et les vôtres, professeur Simon... ont aussi été des alliés inattendus et essentiels... ainsi que ceci... « le joyau des joyaux ». Ajouta-elle en remettant à Curtis la pierre des profondeurs montée sur la chaîne de platine.

-Tout comme la femme à qui je veux l’offir. Fit Curtis.

- Myo, Élo et Atar trouvaient l’idée excellente. Vous leurs manquez. Ils souffraient beaucoup de leur isolement. Dit Isabella.

-Voilà tout ce pourquoi nous devons maintenant nous battre. Fit Simon. Il y certaines choses que j’ai découvertes de nos explorations des grandes cavernes et de notre rencontre avec le peuple de la noirceur jadis, dont je ne t’ai jamais parlé, Curtis. Et maintenant, en voyant tout ce qui arrive, je regrette mon silence.

-Je me suis souvent tourmentée avec des pensées similaires concernant ce que j’ai vécu avec mon oncle, professeur. Fit Isabella.

- Le Colonel Gurney exprimé ce me même genre de culpabilité durant notre voyage de retour. Jusqu’à récemment, la volonté politique aurait été de vous faire taire tous les trois. Personne n’est placé pour vous blâmer. Je n’aurais pas été préparé, à cette époque, à faire face à la situation à laquelle nous faisons face maintenant. Je comprend que tu avais à coeur de me protéger, Simon. Je ne sais pas ce que je serai devenu sans toi. Fit Curtis.

- Quoi qu’il en soit, nous avons franchi un point de non-retour durant notre mission sur Uranus. Je crois que ce moment est arrivé exactement où il devait arriver. Peu importe ce que fera le vieux maintenant, nous allons le combattre lui et ses semblabes. Fit Emma. Nous n’avons plus le choix.

-En effet. Fit Isabella. Il faut protéger les vivants. « Te protéger, toi, ma fille! » Pensa-t-elle.

« Te protéger, toi, mon amour! » Pensa Curtis.




Un autre ti-boutte demain,

Frégo
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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

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Mer 18 Juin 2014 - 06:41
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo !

merci pour cette lecture matinale (pour moi Wink ). J'aime énormément ce passage, ce premier contact avec Emma / Isabella d'un côté et Curtis / Grag / Simon de l'autre ! Il y a beaucoup de gravité et de retenue dans ce premier échange, et pourtant l'essentiel est dit !

j'ai aimé les inquiétudes de Grag pour le vaisseau, l'allusion de Simon à ce qu'il avait découvert dans les Profondeurs et caché à Curtis, la façon dont Curtis devine ce que Simon lui a caché et son importance, la conscience qu'il n'aurait pas été capable à cette époque de gérer cette découverte.

j'aime aussi beaucoup l'échange entre Isabella et Curtis ! L'allusion aux alliés inattendus - l'équipe "uranienne" ignorant encore le rôle joué par les pirates ! j'ai hâte de voir la réaction d'Emma à ce sujet (et celle d'Isabella aussi, mais elles seront différentes ! J'imagine une plus "professionnelle" chez Emma, plus "émotionnelle" chez Isabella, mais je me trompe peut-être Wink ou j'anticipe trop jump ), et la question d'Isabella concernant le "secret" de Curtis pour faire laisser Joan en arrière... si Ezra avait assisté à l'entretien, il aurait eu un petit sourire en coin, quant à Mala, s'il avait été présent aussi, je pense qu'il aurait échangé un coup de coude et un sacré regard avec Grag !

et puis la fin qui fait fondre, bien entendu, avec la simultanéité des pensées d'Isabella et Curtis Wow

j'ajoute que je te laisse continuer volontiers, car je coince un peu avec Oliver, il me manque des billes et je préfère voir ce qui se passe sur Phoebe avant de poursuivre.

bref, bravo Clap Clap Master Master et... vivement demain pour la suite jump jump jump jump jump

bizz

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Mer 18 Juin 2014 - 10:49
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

Contente que ça te plaise! Wink Je suis à peu près sûre de la réaction que je ferai prendre à Isabella et Emma en voyant Kim et ses hommes. Chut

A+

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