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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
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Ven 6 Juin 2014 - 08:50
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo !

je ne pense pas avoir trop anticipé sur ce que tu comptais écrire, du moins j'espère !

bonne journée ! Et au plaisir de lire la suite demain jump

bizz

Limeye
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L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
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Ven 6 Juin 2014 - 08:50
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Dim 8 Juin 2014 - 02:43
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Frégo 80
Marshall Gurney
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou!

J’enchaîne avec un long ti-boutte! Wink

Raad reçut un message du chef de la Milice uranienne à Lulanee, Khiron. Ils étaient maîtres de la situation à Lulanee, malgré de lourdes pertes parmi leurs hommes et parmi les civils rassemblés à la place des patriotes. Tous les utilisateurs du Daminthor ont péri de ces faiseaux lumineux bleus tourbillonnants qui ont émergés du sous sol. Lulanee a maintenant ce scintillement permanent que l’on peut observer d’assez loin à travers le système solaire.

- Est-ce que la Dr. Balah Ahr et sa fille sont saines et sauves? Demanda Raad.

- Oui. Fit Khiron. Guldhur avait bien envoyé des hommes pour les consomer mais la Docteur et les miliciens chargés de la protéger se sont défendus. La Docteur a même transpercé la tête de ce pourri de Khardur d’une épée, qui avait voulu s’en prendre à sa fille. Les mignons de Guldhur étaient pris de cette frénésie.

(«Eh bien Randall, je pense que ce duel à l’épée entre vous et Balah Ahr n’était pas une de mes meilleurs idées. Fit la Capitaine D’Issa.» « Je ne suis plus très chaude à l’idée d’essayer cela moi non-plus, Capitaine. Répondit Isabella.) Oli poussa un soupir de soulagement face à cette nouvelle de son chef.

Raad fit également appel à son aide de camp, le colonel Thamor pour qu’il envoie un détachement de la police interplanétaire, en poste à Sky City, pour préter main forte aux miliciens, libérer ceux qui pourraient être enfermés dans le complexe pénitencier et le quartier des non citoyens, s’occuper des morts et des blessés.


Il s’entretint en privé avec la Colonel Watson et son équipe en compagnie des éclaireurs Énors. Watson lui fit un rapport détaillé de leur voyage dans les grandes cavernes, leur rencontre avec les Énors, l’histoire en reliefs de la quasi extinction de leurs ancêtres communs il y a des siècles à cause du Daminthor.

Ils terminèrent leur rapport avec la découverte de la grotte des ancêtres et de la grande pierre sacrée, dont l’activation a dé-irradié la mine et detruit les non-morts. Oli montra au général les échantillons de pierres des profondeur et mentionna leur pouvoir de dé-irradiation et le fait qu’elle puissent être reproduites artificiellement. Il montra également les armes qu’ils ont rapportés de la grotte. Raad voulut que les Énors emportent ces armes avec eux.

Emma Watson présenta Élo, Atar et leur compagnons au Général Raad qui s’inclina avec respect en tendant les mains. Les Énors firent de même. Isabella servit d’interprète de par et d’autre. Raad fût étonné d’apprendre que le peuple de la noirceur et les gens de la surface avaient une histoire commune et que le mal causé par le Daminthor s’était déjà produit il y a des siècles.

- Nous sommes des gens de paix. Fit Élo. Mais aujourd’hui, nous avons tué pour la première fois parce que des vivants étaient menacés. Cela dérangera beaucoup de choses pour mon peuple, je le crains.

- Vous nous avez aidés et défendus aujourd’hui contre les ennemis qui ont menacé nos ancêtres communs jadis. Jamais je ne l’oublierai. Tout ce qui a été dit entre ces mûrs restera entre ces mûrs. Fit Raad. Si je peut vous rendre service, je le ferai.

- Mes amis Isa, Emma, Oonie, Oli et Julek vous font confiance. Je vous ferai confiance aussi. La seule chose que je demande, c’est qu’Oli vienne éffacer les symboles sur la porte de la grotte des ancêtres pour cacher son emplacement, qu’on ne puisse pas y entrer et défaire ce qui a été fait. Fit Élo. Gardez les armes de la grotte pour vous aider à enrailler le mal où il peut encore se trouver.

Oli s’acquitta rigoureusement de sa tâche. Personne ne pourrait même soupçonner qu’il y eut là des reliefs ou des inscriptions. Il promit à Élo que la mine aussi serait gardée en permanence par des personnes de confiance.

Élo et les siens firent leurs adieux à Isabella, Emma et leur équipe.

- Jamais nous vous oublierons. Fit Élo. Revenez nous voir si vous le pouvez. Dites bonjour à Kurt, Simo, Crag et Oto quand vous les verrez. Faites attention à vous.

- Nous sommes honorés d’avoir pu vous rencontrer et reconnaissants pour votre aide et votre amitié. Fit Isabella. Nous ne vous oublirons pas non plus. Je transmettrai votre bonjour à Kurt.

Les deux groupes se prirent les mains avec affection une dernière fois. Les Énors sortirent de la mine pour retourner chez eux.

**********

Le Général Raad recommanda à Emma Watson et son équipe de se redéguiser en Uranien et d’enfiler de nouvelles combinaisons de mineurs avant d’entrer à Lulanee. Des agents à la solde de Guggenheim pourraient se trouver sur Uranus.

Oonie et Oli embrassèrent leur frère, sa femme et leur neveu. Ceux-ci prirent une navette pour aller rejoindre leurs parents et leur frère cadet à la ville de Katah

En entrant dans Lulanee, ils purent constater les résultats de combats d’une rare violence avec des pertes de vies et des bessures. Il virent des hommes, des femmes et des enfants qui commencaient tout juste à réaliser le trauma et la négligeance produites par le traffic, la dépendance, la codépendance et autres ravages du Daminthor.


Le rétablissement prendrait du temps, mais même ceux qui avaient volontairement donné leur énergie vitale pour protéger les utilisateurs du Daminthor commençaient à se rendre compte qu’ils ne servaient que de pâtures à des monstres qui n’étaient plus depuis longtemps ceux qu’ils avaient aimés et aimaient encore. Que pendant ce temps, ils avaient négligé parents, époux et enfants. Que le désir de guérir de la dépendance n’existait plus, même si cela eut été possible. Il n’y aurait eu que 3 exceptions : le colonel Tor et ses deux fils.

Emma Watson et Isabella ne pouvaient s’empêcher de ressentir de la culpabilté. Cela n’échappa pas à Raad.

- Souvenez-vous : ce que vous voyez là est le résultat de la cupidité de 2 hommes et de ceux qui les ont suivis. Ce n’est pas vous qui nous avez apporté cela. Maintenant, un non voudra dire non et un oui voudra dire oui. Plus de double jeu. Fit Raad.

- Qu’on se tienne cela pour dit est vraiment ce que je souhaite le plus au monde pour notre peuple, mon Général. Fit Oonie D’Issa. Oli D’Isso hocha la tête.

Sur la place des patriotes, ils retrouvèrent la Major Illan et son détachement qui avaient servis de doublures pour Emma et sa troupe et ainsi trompé Guldhur. Ils étaient encore affaiblis mais vivants.

- Colonel Watson...Capitaine d’Issa...vous avez réussi...vous êtes revenus... Fit la Major Illan.


- Une promesse est une promesse, Major. Fit Emma en lui prenant la main. Il nous reste une personne à voir avant de prendre un navette pour Sky City et regagner Phoèbe à bord de notre vaisseau. Vous viendrez avec nous. Elle leur donna 4 pierres des profondeurs.

- Gardez ces pierres sur vous, elles vous remettront sur pied, croyez-moi. Ajouta Emma.

- Nous allons vous attendre à l’infirmerie, mon Colonel. Fit Illan.

Raad les conduisit à la villa habitée par la Dr. Balah Ahr qui les accueillit avec sa fille. Isabella reconnut immédiatement les yeux gris-bleus de la petite fille, les mêmes que ceux de Jasper Randall. Isabella, Emma et Julek retirèrent leur masques.

- Oh, maman! Ce sont les gens que j’ai vus dans la pierre! S’écria la petite fille avec étonnement.

- Oui, ce sont ceux qui sont venus nous aider. Fit Balah Ahr. Soyez les bienvenus tous. Voici ma fille, Lyrie.

Isabella s’avança vers elles.

- Bonjour Lyrie, je suis Isabella. Le frère de ton Papa était mon mari.

- Le frère de Papa qui est mort avant ma naissance? Demanda Lyrie avec compassion.

- Oui. Fit Isabella.

Isabella serra ensuite la main de Balah Ahr.

- Aujourd’hui, vous et vos compagnons avez fini ce que votre mari avait commencé. Je me suis longtemps blâmée de ce qui lui était arrivé aux mains des hommes de Guldhur et Guggenheim. Fit Balah Ahr. Ça été un double jeu avec Guldhur et son maître et une vie de terreur avant et 10 fois pire après ce jour. Quand ses hommes sont venus aujourd’hui, j’ai vraiment crû que c’était la fin. Je ferai vraiment tout pour que tout cela ne se reproduise plus. Cette nouvelle dans l’Uranus times le 10 Juillet 2212 a failli être mon arrêt de mort. Le journaliste qui l’a publiée l’a payée de de sa vie.

- Oui. Je mesure l’ampleur des risques que Jasper et vous avez pris en mémoire de William pour mettre ces criminels en échec et aider votre peuple. Votre tonique m’a sauvé la vie. Comment avez-vous échappé à la mort?

- Venez à l’intérieur, je vais tout vous raconter.

Chacun prit place au salon.

- J’ai convaincu Guldhur que mon tonique amériorerait la longévité de ceux qui les fourniraient en énergie vitale, que leur pâtures pouvaient être persuadés de se donner pour les maintenir en vie en attendant qu’un remède à leur état soit trouvé. En réalité nous espérions gagner du temps pour pouvoir organiser une résistance, parfaire un remède et profiter d’une opportunité pour stopper la production du Daminthor et les anéantir. Et cette opportunité, vous nous l’avez donnée.

- Votre idée d’utiliser la vallée des voix pour communiquer la liste des remèdes était vraiment une trouvaille. Fit Emma. Mais un jour ou l’autre, vous auriez eu à choisir un camp pour votre allégeance.

- Le choix était fait : la résistance. Cela passait ou ça cassait. L’issue dépendait vraiment de ce que vous alliez déciter, Colonel Watson.

- Humblement, je dois dire que beaucoup de choses et de gens nous ont facilté la tâche, Docteur. Fit Isabella.

- Une volonté collective était ce qui nous fallait. Conclu Balah Ahr. Les artéfacts découverts par Guldhur, relié à la découverte du Daminthor, dans le palais royal seront détruits, pour éviter les convoitises et que l’histoire se répète.

- En effet, c’est la seule exception à la règle de l’histoire, disant que ceux qui oublient leur passé sont condamnés à le répéter, que, personnellement, je m’autoriserais à faire. Fit Isabella.

- Il y beaucoup de choses qui peuvent être accessibles au public qui pourra aider notre peuple à se souvenir de ce jour. Fit Raad.

- En attendant, il y aura d’autres combats à mener. Fit Oonie D’Issa.

- Il faudra y faire face en temps et lieu. Fit Julek Majorek.

Je continuerai en ce sens. Conclut Balah Ahr. Voici un protocol concernant les différents remèdes contre la Daminthor. Confiez les à qui de droit. Je continuerai mes travaux ici même de mon côté. Ma maison vous sera toujours ouverte à tous. Bonne chance, Colonel, Isabella.

Au revoir Balah, Lyrie. Fit Isabella.

Lyrie lui fit l’accolade. « Je savais bien que c’était beau des yeux bleus. »

- Un jour, je te présenterai ta cousine. Fit Isabella.

Ils vinrent chercher la major Illan et son équipe à l’infirmerie et prirent une navette pour l’astroport de la police interplanétaire de Sky City.

Oonie et Oli s’étreignirent avant le départ de celle-ci.

- C’était vraiment spécial de partager une de tes missions, petite soeur. Fit Oli.

- Et moi de voir ton côté rebelle, grand frère. Je devrais t’appeller au secours plus souvent. À bientôt. Fit-elle en l’embrassant.

Arrivés à l’astroport, après les vérifications de sécurité d’usage, ils prirent place à bord du Karpat-Comet, toujours camouflé par un Hologram. Ils firent un rapport sommaire au président Carthew sur son canal sécurisé avant de décoller et de quitter le ciel d’Uranus.

A+

Frégo Cool
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La Liberté est celle de dire deux plus deux égale quatre. Si cela est acquis, tout le reste suit. (George Orwell dans 1984).

Dernière édition par Frégo 80 le Dim 8 Juin 2014 - 05:59; édité 1 fois
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Dim 8 Juin 2014 - 04:41
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles,

Eh ben j'arrive apres la bataille on dirait! Wink

C'etait epique Frego et Limeye! Good Master Ca pour faire le menage ca a fait le menage....Et le Curtis il va pas etre content de ne pas aller farfouiller dans les secrets maintenant enterres...ou pas?

On dirait que la situation est aux mains de la resistance mais j ai comme l 'impression que Guggenheim a toujours sa vendetta privee. et qu il ne va pas lacher..J ai peur pour Joan... Sad Shocked

O-tho jump jump jump

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Lun 9 Juin 2014 - 03:56
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flamme
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou!

Moi aussi, j'ai l'impression de revenir alors qu'il s'est passé plein de choses en mon absence... Ashamed

Frégo, j'aime beaucoup la façon dont tu as décrit les "au revoir" (je n'aime pas l'expression "adieux"... Sad ) entre Isabella, Balah et Lyrie d'une part, et ceux entre Oli d'Isso et sa petite sœur Oonie d'Issa d'autre part... Wink

Isabella, Emma et cie ont maintenant quitté Uranus pour Phoebe, je pressens que les retrouvailles entre Isabella et Joan sont proches... Ce sera un grand moment, je n'en doute pas! Hug Kiss

En espérant que Guggenheim ne parvienne pas à se ressaisir... Shocked

Bravo pour ce long tiboutte, rempli du début à la fin d'action, de révélations et d'émotions! Master

Bizz Vizz
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Mar 10 Juin 2014 - 10:19
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles !

j'étais trop "rincée" hier soir pour apporter mon commentaire à cette nouvelle livraison ! La page "uranienne" se referme... J'ai bien aimé pour ma part les échanges entre les Enors et Raad. Et je suis contente qu'Isabella ait pu rencontrer Balah Ahr et la petite Lyrie.

j'ai évidemment Wink quelques idées pour la suite, notamment l'arrivée du Comète sur Phoebe, et les retrouvailles Joan / Isabella, mais si tu veux les écrire, Frégo, aucun souci... tiens-moi au courant !

en attendant, je vous livre un tiboutte... avec Joan, Mala and co.

bizz vizz

Limeye


L'écran venait de s'éteindre. Joan resta quelques secondes à le fixer, un peu songeuse, puis se tourna vers Mala.

- Tu étais au courant depuis le début, n'est-ce pas ?
- Heu, au courant de quoi, Joan ?
- Pour l'attaque contre Titan ?
- Pas vraiment... j'avais seulement des doutes, répondit l'androïde sans mentir. Le Capitaine m'avait dit qu'ils envisageaient une mission, mais sans me donner de détails, pour des raisons de sécurité. Malgré le cryptage de nos communications, il ne voulait pas donner trop de "biscuits" à Guggenheim.
- Hum... Bien, maintenant, raconte-moi tout ce que tu sais..., dit Joan en le fixant.

Mala hésita, mais se dit que maintenant qu'elle était au courant pour Titan et que Curtis lui avait dit qu'ils avaient la maîtrise de l'espace saturnien, il pouvait bien lui raconter le reste.

- D'accord, mais sur le chemin du retour. Ca te faisait une bonne sortie de venir jusqu'ici, la médecin ne veut pas que tu restes debout trop longtemps. Je vais te raccompagner et je te raconterai ça en route.
- Ok, répondit Joan en se levant.

Ils rentrèrent tranquillement, Mala prenait soin des différentes réactions de Joan. Mais elle l'écoutait avec attention, sans faire trop de remarques. En arrivant chez Kim, elle en savait désormais autant que l'androïde. Comme elle l'avait promis à Louise Darmont, elle salua simplement Myriam qui était seule à la maison et s'activait en cuisine, puis retourna s'allonger. Eek et Oog la suivirent avec entrain. Ils sautèrent sur le lit, elle les regarda jouer gentiment. Puis elle prit Eek sur ses genoux et lui dit que Grag allait bien. Le petit chien poussa un jappement de plaisir et Oog fit une pirouette. Puis elle les mit par terre car leur exubérance la fatiguait un peu.

- Soyez sages, sinon, je vous renvoie en cuisine !, menaça-t-elle en faisant les gros yeux.

Ils prirent un air penaud qui la fit éclater de rire. Mais ils s'installèrent sur le fauteuil et cessèrent leurs petits jeux. Joan se rallongea, fixa le plafond. Elle posa la main sur son ventre, en sentit le petit renflement. "Tu me trouveras un peu changée, mon amour... quand tu reviendras nous chercher. Et si je commence à prendre du ventre, ce n'est pas à cause des repas de Myriam !" Elle se souvint aussi que Louise Darmont avait prévu de lui refaire une échographie avant de la laisser partir. Puis elle se demanda si sa mère serait avec Curtis quand il viendrait les chercher. Elle l'espérait. Elles avaient tant à se dire ! "Maman, j'ai l'impression de ne pas t'avoir vue depuis une éternité... la dernière fois, c'était lors d'une petite visite que tu nous avait faite à New York, pour l'anniversaire d'Ezra. Ca fait... des mois ! Je me demande si, au cours de votre mission à bord du Comète, tu as trouvé un indice en ce qui concerne Curt et moi. Toutes mes affaires sont dans ma cabine, je ne laissais jamais rien dans la sienne... il n'y a rien dans la mienne qui puisse laisser soupçonner quoi que ce soit. Nous avons toujours été très prudents... Peut-être que Curtis t'apprendra la vérité quand tu reviendras d'Uranus." Puis elle ajouta, avec un petit sourire et en reportant son regard vers son ventre : "mais moi, je te réserve une sacrée petite surprise..."

Maëva avait passé l'après-midi à l'hôpital, elle rentra alors que la nuit s'avançait sur la petite cité. Myriam lui apprit que Joan était retournée s'allonger et qu'elle avait dîné. Les deux jeunes femmes mangèrent ensemble, discutant toujours avec plaisir. Au fil des jours, et maintenant que les hommes étaient partis, elles avaient aussi plus de temps pour parler, faire connaissance. Maëva devinait que Myriam avait envie de voir un peu autre chose que Tyrial, sans pour autant partir pour de longs voyages, mais elle était curieuse du monde, des autres planètes, et en premier lieu, de Saturne. Elle était née sur Mars, mais ne gardait aucun souvenir de sa planète natale, qu'ils avaient quittée alors qu'elle était encore toute petite, qu'elle marchait à peine. Elle avait grandi sur le petit satellite, parmi cette communauté, et n'en avait pas vu grand-chose d'autre. Mais elle avait entendu les récits de son oncle, de ses frères, des autres pirates. Les autres femmes avaient aussi vécu ailleurs, et certaines lui parlaient parfois de leur vie, avant, voire de leurs enfances, avant qu'elles ne tombent amoureuses d'un pirate. Elle se demandait si, un jour, elle rencontrerait quelqu'un qui lui ferait voir une autre vie, comme cela avait été le cas pour certaines ici. Maëva ignorait quelles seraient les décisions que Kim et Jade prendraient pour leur avenir à tous, ce qu'ils feraient. Elle imaginait cependant qu'ils laisseraient le choix à chacun. Mais les lendemains du combat contre Guggenheim étaient encore bien flous. "Il nous faut cependant commencer à imaginer les bases de ce que sera notre démocratie demain. Nous ne pouvons pas faire comme si de rien n'était, simplement en réhabilitant ceux qui auront lutté contre la dictature. Ce n'est pas suffisant. Il faut imaginer un autre système démocratique, plus juste et plus solidaire", pensait la jeune médecin.

- Je vais aller voir Joan un petit peu, dit-elle en finissant de ranger leurs affaires du repas. Tu veux venir un peu avec moi ?
- Je passerai la voir tout à l'heure, dit Myriam. J'ai encore un peu de rangement à faire.
- Tu as besoin de mon aide ?
- Non, pas du tout.

Maëva sourit et gagna l'étage, se disant que Myriam était aussi délicate et généreuse, discrète, lui laissant de bons moments de discussion, seule avec Joan. Et elle appréciait particulièrement cela. Elle n'avait pas vu Mala depuis le matin, et se demandait si l'androïde avait reçu d'autres nouvelles du Capitaine. Il paraissait plus secret ces derniers temps, mais enfin, il était bien difficile de savoir ce que pensait vraiment Mala.

Elle trouva Joan allongée, en train de lire. Mais elle devina très vite, au sourire de son amie, que les nouvelles étaient bonnes.

- Comment vas-tu, Maëva ?, demanda Joan alors qu'elle prenait place dans le fauteuil, après en avoir chassé Eek et Oog, qui vinrent s'installer aussitôt sur ses genoux.

Ils aimaient eux aussi beaucoup Maëva, et ne manquaient jamais une occasion de se faire bichonner par elle.

- Bien, l'après-midi s'est bien passé. Bien occupée... mais c'est aussi bien d'avoir quelque chose à faire !
- J'ai pu être en contact avec Curtis en fin d'après-midi, Andrew va bien.

Maëva sourit.

- Ils se sont battus, poursuivit Joan, ils ont pris le contrôle des trois satellites que tenaient les hommes de Guggenheim, y compris Titan. Ca a été un assez long combat, m'a-t-il dit.

Maëva soupira.

- Ainsi, les choses avancent au-delà...
- Oui. Curtis attend maintenant d'avoir récupéré le Comète pour venir nous chercher. Je lui ai dit que la Docteur Darmont voulait que je reste au repos encore au moins dix jours. D'être certaine que tout soit bien stabilisé.

Puis Joan lui rapporta dans le détail la conversation qu'elle avait eue avec Curtis.

- Notre séjour ici va s'achever, bientôt, si tout va bien, dit avec prudence Maëva.
- Oui.
- J'imagine que tu as hâte de revoir ta mère, maintenant !
- Bien sûr... je suis rassurée aussi. Elle, Emma et leur petit groupe ont réussi leur mission. Et l'un des proches de Guggenheim est mort, Guldhur. Néanmoins, il faudra rester prudent et sur nos gardes. Mon grand-oncle est loin d'avoir perdu... et il a encore beaucoup d'hommes derrière lui.

Maëva acquiesça.

- Néanmoins, ne pensons pas au pire, pour l'heure. Et réjouissons-nous de savoir nos proches en vie, et ayant réussi, portant un coup certainement fort à Guggenheim, même s'il ne vacille pas encore...

A cet instant, Myriam les rejoignit, apportant à Joan la tisane que la docteur lui avait conseillée pour la nuit. Elles discutèrent un moment toutes les trois, puis Maëva massa les jambes de Joan, et chacune alla se coucher.
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Mar 10 Juin 2014 - 11:51
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flamme
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

J'ai aimé que tu ramènes l'attention sur la vie de Myriam... et des femmes de la communauté en même temps! C'est un aspect non négligeable d'envisager la nouvelle vie que chacun(e) pourra vivre dans cette nouvelle démocratie! Good

Mais j'ai l'impression qu'il y a encore loin de la coupe aux lèvres... Neutral

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Mer 11 Juin 2014 - 11:16
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello,

je suis toujours bien inspirée pour continuer cette histoire, néanmoins, Frégo, tu me dis si ça te convient ! J'attends ta réponse aussi pour les retrouvailles Isabella / Joan... si tu les écris ou si je m'en charge.

voici en tout cas un autre passage... j'écrirai peut-être la suite plus tard dans la journée !

bizz vizz

Limeye


- Monsieur ?

Guggenheim était assis dans son grand fauteuil en cuir. Il tournait le dos à la porte de son bureau et la personne qui venait d'entrer ne voyait que le dossier, et les bras du dictateur, posés sur les accoudoirs. Le fauteuil tourna lentement et le visage fermé et dur de Richard Guggenheim fit alors face à son interlocuteur. C'était Lawrence Pearson, un de ses plus proches alliés.

- Qu'y a-t-il Lawrence ? A votre tête, j'ai l'impression que vous m'apportez encore une mauvaise nouvelle.
- Hélas, en effet, Monsieur..., soupira Lawrence.

Il marqua un temps de silence, puis reprit :

- O'Brien vient de me prévenir. Le général Raad a repris le contrôle d'Uranus. Les filons de Daminthor sont coupés. La mine a été détruite, semble-t-il. Il n'avait pas encore vraiment de détails.
- Guldhur a échoué..., lâcha Guggenheim avec dépit. Il va nous falloir plus d'informations sur ce qui s'est passé, pour tenter une contre-attaque.
- C'est que..., commença Pearson.
- Et bien, quoi ?
- Guldhur est mort, Monsieur.

Le visage de Richard Guggenheim resta froid et inerte pendant de longues secondes. Lawrence Pearson n'osait plus dire un mot, ni même faire le moindre mouvement. Le regard du dictateur était glacial.

- Ils me le paieront. Et au prix fort..., siffla-t-il finalement entre ses dents. Faites appeler O'Brien, demandez-lui plus de détails. Convoquez aussi Lester et Dawson, réunion ici dans une heure, et... et d'abord, appelez Liberman.
- Bien, Monsieur.

Lawrence Pearson sortit rapidement du bureau, en partie pour échapper à l'impression morbide qui se dégageait de Guggenheim. Il frissonna tout en marchant dans le long couloir du sixième étage de l'immeuble du gouvernement interplanétaire. Le bruit de ses pas était assourdi par une épaisse moquette. Il gagna son propre bureau, situé au cinquième étage et appela aussitôt Aaron Lieberman, un des deux gardes du corps du général Anders.

- Aaron ? Ici Pearson. Le patron veut vous voir immédiatement.
- Bien, j'arrive.

Puis Pearson rappela son collègue et ami, Desmond O'Brien, celui qui avait la mainmise sur toute la police et l'armée de l'ordre nouveau.

- Desmond ?
- Ah, Lawrence, alors ?
- Je viens de transmettre les nouvelles à Richard. Il convoque un conseil spécial pour dans un heure. Essaye de rassembler le plus d'éléments possibles sur ce qui est survenu sur Uranus.
- Bien, je fais au mieux. Mais les témoins à notre solde sont rares. Heureusement que Guldhur et ses hommes portaient des caméras miniatures. J'ai fait procéder à l'analyse des films, elle est en cours. J'apporte le maximum pour la réunion.
- Ok, merci.

Pendant ce temps, le Major Lieberman entrait dans le bureau de Richard Guggenheim. Le "vieux" avait repris ses esprits et se tenait droit et combatif devant les fenêtres dominant la mer et l'aéroport interplanétaire.

- Vous m'avez demandé, Monsieur ?, dit Aaron en se mettant au garde à vous.
- Oui, parfait, Major. Merci de votre célérité. Je vais avoir besoin de vous pour une petite mission spéciale. Les nouvelles en provenance d'Uranus sont mauvaises. Désormais, nous allons devoir passer à l'attaque. Le combat va faire des victimes... et la première sera le général Anders. Il doit mourir. Atrocement. Que ce soit filmé pour être diffusé sur toutes les ondes, sur toutes les planètes. Que ceux qui osent encore résister et s'opposer à nous voient ce qui peut leur en coûter...
- A vos ordres, Monsieur, répond Lieberman en saluant avec raideur.
- Ah, et puis... vous prendrez la place de ce pantin, général.

Aaron Lieberman se raidit encore plus, si tant est qu'il pouvait le faire, pour remercier Richard Guggenheim pour cette promotion inattendue. Puis il tourna les talons, se dirigeant rapidement vers la sortie, se faisant juste escorter par deux hommes de main. Richard put voir quelques minutes plus tard un des véhicules de sécurité aux couleurs du nouveau gouvernement s'éloigner en direction de la résidence où Anders végétait et avait été placé sous bonne garde.

Il ricana. Le sang allait couler et cela lui plaisait. Puis il retourna son attention vers la carte du ciel qui se trouvait derrière son bureau, fixant en particulier le secteur d'Uranus. "Je n'ai pas dit mon dernier mot, Flam. Je sais que tu es derrière tout cela. Ce qui est arrivé sur Uranus n'est pas un hasard, cela porte ta marque, j'en suis certain ! Je te briserai. Je vengerai la mort de Guldhur. Je t'en fais le serment."
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Mer 11 Juin 2014 - 11:32
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

Brrrrrrrrrrrrrr, ça donne froid dans le dos... Evil Ça commence raide, pour ma lecture de ce matin horified

Mais fallait s'attendre à ce que Guggenheim réagisse fortement à la mort de son majordome... Angry

Il est vraiment répugnant et diabolique... Run

Bizz Vizz
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Mer 11 Juin 2014 - 20:38
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Bonsoir Flamme, bonsoir à toutes !

oui, c'est raide en ce moment, et ça ne va pas s'arranger dans les prochains passages que je vous livrerai. Je ne sais ce qu'en pense Frégo, mais je me disais qu'il était nécessaire de montrer les réactions côté Guggenheim, et comment lui et ses sbires vont réagir à ce qui vient de se produire. J'ai pas mal d'idées pour continuer, je vous livre déjà une suite, c'est un assez longboutte Wink !

bizz et bonne lecture !

Limeye


Aaron Lieberman ne pensa qu'à une chose durant le trajet le conduisant jusqu'au domicile du général Anders, ou plutôt de l'ex-général Anders. Comment le faire mourir le plus cruellement possible pour marquer à jamais les esprits. Aaron était un sadique. Autant son homologue Brutus Forbes pouvait être considéré comme un gentil agneau, bien qu'ayant parfois des idées vraiment tordues et des accès de violence, autant Aaron était froid, mauvais. Jusqu'à présent, rien ne l'avait particulièrement ému, que ce soit enfant lorsqu'il torturait pendant des heures les insectes du jardin de ses parents, ou dernièrement quand il réalisait quelques basses oeuvres pour le compte du "vieux". S'occuper d'Anders allait être un vrai plaisir.

Quand il ressortit deux heures plus tard de la résidence de feu le général, il n'eut qu'un mot :

- Nettoyez-moi tout ça, et refaites sans tarder toute la décoration. Je m'installerai ici dans deux jours.

Les serviteurs, serviles au possible, avaient obéi sans protester, les oreilles encore emplies des cris d'agonie du pauvre général. Aaron emportait avec lui un précieux petit fichier contenant les preuves de son infamie. Mais il aimait être infâme et espérait secrètement avoir d'autres petites occupations de ce genre à remplir pour son chef. Il rapporta le tout à l'immeuble gouvernemental et demanda à être reçu dès que possible par Richard Guggenheim. Ce dernier le fit entrer sans tarder dans son bureau, alors qu'il était encore en réunion avec ses proches.

Une petite heure plus tôt, en effet, Lawrence Pearson, Desmond O'Brien, Lester Dresner et Montgomery Dawson s'étaient rendus auprès du chef. La nouvelle de la mort de Guldhur avait fait le tour du premier cercle, ainsi que la destruction de la mine de Daminthor. Le coup était rude, mais pas forcément fatal, du moins le pensaient-ils tous encore à l'heure actuelle.

Guggenheim commença d'emblée, d'une voix rude :

- O'Brien, quels sont les derniers éléments en votre possession ? Je veux une présentation claire de ce qui s'est passé sur Uranus.
- Voilà, Monsieur, commença Desmond.

Il livra alors un compte-rendu bref, mais le plus précis possible de l'offensive de la résistance uranienne. Il relata comment s'étaient déroulés les combats dans la capitale. Il conclut en disant :

- Les opposants, et notamment le général Raad, ont reçu de l'aide extérieure. Malheureusement, pour l'heure, nous ne pouvons pas la déterminer avec précision. Nous avons simplement appris qu'un vaisseau étranger, le Karpetia, s'était posé il y a plus de deux semaines sur Uranus et en était reparti très vite après les combats.
- Renseignez-vous sur ce vaisseau. Tentez de savoir qui était à bord. D'où il venait et où il s'est rendu.
- Tout indique qu'il fait partie de la flotte de Carthew, poursuivit O'Brien, imperturbable. Les éléments que j'ai à ma disposition indiquent tous qu'il est arrivé de la zone de Saturne et reparti dans la même direction.
- Sur Phoebe ?
- Difficile à affirmer, Monsieur, mais très certainement.
- Il est reparti sur Phoebe, conclut Guggenheim. Cela ne fait aucun doute. Continuez les recherches sur ce vaisseau, cependant. Il s'agit aussi peut-être d'un leurre, d'un vaisseau maquillé.
- Bien, Monsieur, je donnerai des ordres en ce sens.
- Est-il possible de lancer une contre-attaque sur Uranus ?, demanda prudemment Lester Dresner, très peu au fait des questions militaires.
- A l'heure actuelle, dit courageusement O'Brien, non. Nos troupes ont été laminées. Tout au mieux, nous pourrions relancer quelques foyers insurrectionnels, et encore...
- Nous ne devons pas éparpiller nos forces inutilement, dit Guggenheim. Nous reviendrons nous occuper d'Uranus plus tard. Il faut porter un coup aussi fatal à Carthew que celui qu'il vient de nous porter !
- Taggart tient solidement le système jovien, maintenant, Monsieur, émit Lawrence Pearson.
- Mais nous tenons tout aussi solidement, Mars, Mercure et Vénus. Sans compter, la Terre, répondit Guggenheim avec un petit sourire en coin.
- Les forces sont en équilibre, reprit O'Brien. Les armées neptunienne et plutonienne sont réduites. Ce n'est pas avec cela que Carthew ira bien loin. Ses forces principales sont présentes sur Saturne et surtout sur Jupiter, avec Taggart.
- Abattre Taggart pourrait s'envisager..., émit Guggenheim, alors qu'un léger signal lui indiquait que quelqu'un souhaitait entrer. Qui est-ce ?, demanda-t-il alors par l'interphone.
- Le général Lieberman, Monsieur, répondit son secrétaire.
- Faites-le entrer, répondit Richard en regardant d'un air de fauve ses quatre acolytes, étonnés d'entendre le nouveau titre d'Aaron Lieberman.

Aucun n'était en effet encore au courant de la promotion dont il avait bénéficié, ni même de la mort d'Anders.

Lieberman franchit la porte du bureau de Guggenheim quelques instant plus tard, salua brièvement, mais demeura silencieux. Richard lui fit simplement signe de prendre place, puis demanda à O'Brien de poursuivre.

- Quand vous dites "abattre Taggart", qu'entendez-vous exactement, Monsieur ?
- Le tuer. Ce serait porter un coup fatal à son armée et au moral de ses troupes.
- Il faudrait envoyer un commando très bien préparé pour ce faire.
- Commencez à préparer cette opération, O'Brien, s'il vous plaît, dit alors Guggenheim. Maintenant, reprenons ce qu'il est en de Carthew. Il tient désormais tout le système saturnien, et la rébellion n'en a plus pour longtemps à vivre sur Saturne-même, je le crains, ajouta-t-il avec un soupir de dépit. Carthew va se sentir renforcé et va camper sur ses bases. Quel pourrait être son prochain objectif, à votre avis ?
- Mars, Monsieur. Du moins, c'est ce que nos espions nous laissent entendre concernant des préparatifs de Taggart, émit Pearson.
- Je ne vous parle pas de Taggart, répondit sèchement Guggenheim, je sais parfaitement qu'il envisage de porter ses troupes vers Mars, désormais. Je vous parle de Carthew. A votre avis, que va-t-il faire ?

Les cinq hommes se regardèrent silencieusement. Lester Dresner fut le premier à baisser les yeux et à regarder la pointe de ses chaussures. Il n'avait aucune idée à proposer. Montgomery Dawson regardait vers le dehors, avec l'air profondément inspiré, mais sans l'être pour autant plus que son voisin. Desmond O'Brien attendait patiemment, il avait sa petite idée. Quant à Aaron Lieberman, il hésitait un peu.

- Eh bien, Messieurs ? J'attends.
- Hem..., commença courageusement Dawson.
- C'est bien ce que je dis !, vociféra Guggenheim en tapant du poing sur la table. J'attends ! Mais Carthew aussi ! Il attend de savoir ce que nous allons faire maintenant ! Il va vouloir continuer à nous contrer ! Il ne va rien lancer d'envergure ! C'est une lopette !

Ses interlocuteurs avaient sursauté suite à cet éclat de voix, sauf O'Brien et Lieberman pour qui il en fallait plus pour être surpris.

- Mais alors..., osa finalement Pearson. Est-ce à dire que c'est le statu-quo ? Que nous devons nous "contenter" d'empêcher Taggart d'avancer jusque sur Mars ?
- Non, mon bon Lawrence, non..., dit Guggenheim, soudain calmé. Sachez que j'ai pris quelques renseignements... pardonnez-moi, mon cher Desmond, mais vous savez comme moi qu'il faut des hommes partout, et si vos services sont efficaces, il arrive parfois qu'ils manquent un peu de rapidité.
- Excusez-moi, Monsieur, dit O'Brien d'un air contrit, mais ayant parfaitement saisi le message.
- Messieurs, je suis certain d'une chose : le Capitaine Flam a survécu à la disparition du Balkan.

Ces quelques mots laissèrent cette fois les cinq hommes ahuris, O'Brien et Lieberman compris.

Richard Guggenheim savoura le silence qui s'en suivit. Il aimait par-dessus tout ce genre de situation. Il aimait avoir toutes les cartes en main, et celle-là n'était pas des moindres.

- Que... Comment ?, osa O'Brien.
- Je l'ignore encore. Et peu importe, au fond, dit Guggenheim sans savoir que le "comment" était pourtant aussi important que le fait-même que le Capitaine soit en vie. Mais je peux vous assurer qu'il a survécu et qu'il a rejoint Carthew. Car il est à l'origine de notre défaite sur Titan. Il a été clairement identifié comme étant le chef de l'escadrille qui a attaqué Akenov.

O'Brien resta silencieux. Aucun de ses hommes n'avaient pu lui fournir ce genre d'informations. Comment Guggenheim savait-il tout cela ? Certes, O'Brien avait rapporté l'attaque et les derniers messages d'Akenov, la chute aussi de Japet et d'Encélade. Mais à aucun moment il n'avait été en mesure de connaître l'identité des assaillants, hormis le nom d'un des généraux de l'armée de l'air saturnienne. Il se dit qu'il allait devoir faire un sérieux ménage dans les services de renseignements. Soit ses hommes étaient des incapables, au mieux des fainéants, soit certains jouaient double jeu. Se pouvait-il que l'opposition cache des agents parmi SES hommes ? Il devait en avoir le coeur net. Mais pour l'heure, il se reprit et se concentra sur ce que disait leur chef.

La voix de Lieberman se fit alors entendre :

- Monsieur, si vous me permettez...

Guggenheim lui fit signe de continuer.

- Si vous dites que Carthew reste à attendre, ce n'est pas pour autant que le Capitaine Flam va faire de même. La preuve, s'il en est, cette attaque contre Titan.
- Tout à fait. Le danger aujourd'hui n'est pas Carthew, il ne l'a jamais été, ou si peu. Ni même Taggart, Messieurs. Le danger, c'est Flam. Vous connaissez l'homme comme moi. Vous connaissez aussi ses capacités, comme celles de son équipe. Le professeur Wright est tout à fait en mesure de mettre au point un antidote au Daminthor, et un qui soit efficace, facile à fabriquer et à distribuer. Je suis persuadé qu'il s'y emploie et peut-être même l'a-t-il déjà trouvé. Nous ne devons sous-estimer aucun des membres de son équipe. N'oubliez pas qu'il est capable d'entraîner derrière lui des hommes motivés, des hommes qui voudraient venger leurs familles ou retrouver les leurs. C'est un combattant redoutable. Mais il est faillible, car humain. Seulement... seulement, personne n'a encore trouvé son point faible. Pas même ses plus farouches ennemis, Kahlon, Kim Ivan et d'autres encore. Mais cela ne veut pas dire que nous ne le trouverons pas. O'Brien !
- Oui, Monsieur ?
- Si vous me trouvez ce point faible, je passerai l'éponge sur certains manquements de vos services.
- A vos ordres, Monsieur ! Nous trouverons !, dit-il avec force.
- Parfait, répondit Guggenheim avec un sourire. Maintenant, Messieurs, je pense que le général Lieberman a quelque chose à nous montrer. Général ?
- Voici, Monsieur. J'espère que cela vous satisfera.

Quand ils sortirent du bureau de Guggenheim, les cinq hommes savaient qu'ils étaient désormais liés par un crime affreux, plus affreux peut-être encore que d'autres qui avaient été commis en leurs noms. Qu'ils étaient aussi liés, jusqu'à la mort, par des décisions lourdes de conséquences qui avaient été prises dans ce bureau où, il y a encore quelques mois se décidait non la guerre, mais la paix pour toute l'humanité. Une guerre désormais sans merci allait se dérouler dans tout le système solaire. Une guerre sans merci, car elle allait trouver pour la servir des hommes toujours plus avides de richesses et de pouvoirs, mais aussi des hommes qui ne trouvaient pas d'autres échappatoires à leur propre mort que la mort des autres hommes.

Mais cette guerre allait aussi se dérouler, car face à ces hommes se levaient un nouvel espoir, une nouvelle espérance et une confiance profonde en l'humanité, en ce qu'elle a de meilleur, et un farouche désir de vie et de paix.
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Jeu 12 Juin 2014 - 00:05
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye! Flamme


Oui, j'imaginais bien Guggenheim et ses sbires commettre ce genre d'atrocités horified . Lui et ses sbires accrocs au Daminthor ne réalisent peut-être pas encore tout à fait que leurs jours sont comptés mais ils seront de plus en plus coléreux, cruels et désespérés à mesure qu'ils le réaliseront.Evil Suberbes passages. Good Master Merci d'avoir ressorti mes lobbyistes...et mes beaux gardes du corps....Brrr.... ! Confused Ça ne vérifiait pas beaucoup les références dans la police interplanétaire! Neutral

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Jeu 12 Juin 2014 - 01:02
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
P.S Je vais écrire les retrouvailles d'Isabella et Joan.

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Jeu 12 Juin 2014 - 02:37
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo, Limeye!

Vous êtes machiavéliques, diaboliques... Shocked horified Run

Comme O-Brien, je me demande: comment Guggenheim a-t-il appris tout ce qu'il sait? Il faudrait lui couper sa source de renseignements, quelle qu'elle soit! Je trouve qu'il en sait trop, ça pourrait être dangereux pour Curtis, Kim, tous ceux qui sont avec eux et celles qui sont restées sur Tyrial...

jump jump jump

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Jeu 12 Juin 2014 - 03:14
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
coucou les filles,

petite (j'espère Wink ) insomnie... j'ai une suite à vous livrer, et Frégo, je suis en train d'écrire un passage qui va te permettre d'enchaîner avec les retrouvailles de Joan et Isabella, mais je n'ai pas encore terminé, sans doute dans les heures à venir...

bizz vizz

Limeye


Si Lester Dresner et Montgomery Dawson étaient sortis bien pâles du bureau présidentiel, le premier cachant difficilement le tremblement qui agitait ses mains, Lawrence Pearson, Desmond O'Brien et Aaron Lieberman étaient quant à eux sortis d'un pas sûr. Ils avaient à faire et n'avaient pas le temps de s'apitoyer sur la dépouille sanguinolente du général Anders. O'Brien se dépêcha de rejoindre ses services, il confia à l'un de ses proches, Antonio Olivares, le soin de réaliser une enquête interne et de débusquer les éventuelles taupes. Le ménage allait être fait au sein des services de renseignements, touchant bien souvent plus d'innocents que de coupables, mais ayant pour résultat non d'améliorer ces services, mais au contraire, de les affaiblir. Mais cela, O'Brien ne le comprendrait que trop tard.

Une fois ce premier ordre donné, il se mit en quête du fameux "point faible" du Capitaine Flam. Il pensa d'abord à faire interroger des hommes que Flam avait fait prisonniers, mais la plupart croupissait sur Cerbérus, hors d'atteinte. Certains, cependant, avaient été libérés, une fois leur peine purgée. Il envoya des policiers les interroger. Ils ne révélèrent rien d'autre que ce qu'O'Brien savait déjà : la composition de l'équipe des Futurmen, les capacités du Comète, l'existence de Tycho, laboratoire et base, la fidélité du jeune Capitaine au président Carthew, sa soif de justice et de liberté, son respect pour les peuples autochtones qu'il n'hésitait pas à défendre en cas d'attaque, comme il l'avait fait pour les Stagyans, notamment. Ces interrogatoires lui rappelèrent que le Capitaine travaillait souvent seul avec son équipe, même si, pour certaines missions de maintien de l'ordre ou enquêtes complexes, il avait travaillé avec le Marshall Gurney et son adjointe, Joan Randall. O'Brien savait que cette dernière était la petite-nièce de Guggenheim, la fille d'Isabella et de William Randall, par ailleurs un proche ami de Gurney. Il ignorait peut-être beaucoup de choses, mais il ne fallait pas le prendre pour un imbécile non plus. Néanmoins, cela ne lui était d'aucune aide.

Il se souvint cependant que Guggenheim avait ordonné la fouille des appartements du colonel et de la lieutenant, et reprit alors les rapports qu'on lui avait remis à cette occasion. Après plusieurs heures d'une lente et laborieuse lecture, il en était toujours au même point. "Certes, songea-t-il, le Capitaine est fidèle en amitié, et si Gurney ou Randall étaient encore à New York, on aurait pu faire pression sur lui en les menaçant, mais ils étaient à bord du Balkan eux aussi. Il est d'ailleurs possible qu'ils aient survécu. Je crains qu'il ne faille renoncer à cette piste..."

Sur son bureau était resté ouvert le dossier de Joan. "Joli brin de fille, la petite-nièce du vieux, se dit-il en regardant attentivement la photo, qui était la même que celle du dossier professionnel de la jeune femme. N'importe quel imbécile en tomberait aisément amoureux..."

Le menton appuyé sur son poing, il regardait la photo d'un air un peu rêveur. Puis il referma d'un geste sec le dossier et se secoua :

- Allons, ce n'est pas ainsi que je vais trouver le point faible du Capitaine ! En regardant les beaux yeux d'une jolie fille ! Il faut vraiment que je trouve...

Deux étages en-dessous de celui d'O'Brien, dans un de ces couloirs anonymes de l'immeuble de la police interplanétaire, un homme des plus anodins, un de ces imbéciles capables de tomber amoureux d'une jolie femme, se disait tout le contraire : "Il ne faut pas qu'ils trouvent."

Oliver Connors avait très vite et très bien compris ce qui se jouait dans le bureau de son supérieur hiérarchique, Desmond O'Brien, lorsque celui-ci avait demandé les dossiers des fouilles des appartements de Joan Randall et d'Ezra Gurney. Il avait lui-même procédé à la fouille de celui de la lieutenant et la preuve qu'O'Brien cherchait, il l'avait soigneusement détruite, et bien entendu, il n'en avait nullement fait mention dans son rapport. Il espérait seulement que les deux agents qui se trouvaient avec lui durant cette fouille n'avaient rien remarqué. Ils se trouvaient dans la cuisine et le salon de la jeune femme lorsque lui-même avait procédé à la fouille de la chambre. Soigneusement cachées dans un livre ayant appartenu à William Randall, il avait découvert quelques lignes : "Rien ne peut être plus bleu que le bleu de tes yeux, pas même le ciel de Jupiter par un matin d'été." Il n'y avait aucune signature, aucune date. Mais cette écriture n'était pas celle de William Randall comme il avait pu l'apprendre en procédant à une analyse des mots écrits sur la page de garde du livre "W. Randall. 15 août 2... offert par Ezra". Il n'était pas parvenu à déterminer qui avait écrit ces mots, ni même s'ils étaient adressés à Joan ou à son père (puisque William avait aussi les yeux bleus). Mais il se doutait que quiconque d'autre que lui trouverait ces mots et il se mettrait alors en chasse de l'identité de celui qui les avait écrits.

Oliver, depuis ce jour, entretenait de sérieux doute concernant la vie très privée de Joan. Il avait fait quelques rapides recoupements. L'une des premières missions d'importance de la jeune femme, en tout cas, la première pour laquelle elle avait été citée par ses supérieurs, s'était déroulée sur Jupiter, pour combattre l'Empereur de l'Espace. C'était aussi à cette occasion qu'elle avait travaillé pour la première fois avec le Capitaine Flam. Il n'en fallait pas plus pour supposer que l'auteur des quelques mots était Flam. Mais ce n'étaient que des suppositions. Néanmoins, en ces heures sombres où l'ennemi resserre les rangs, est touché mais pas encore mortellement, où il pense encore pouvoir vaincre et se montre alors encore plus dangereux que durant sa conquête du pouvoir absolu, il ne faut lui laisser aucune supposition, aucune "preuve", aucun espace dans lequel s'engouffrer. Et Oliver était bien décidé à ne pas permettre à O'Brien, et de là, à Guggenheim, de s'en prendre à Joan Randall, et, par ricochets, à celles et ceux qui lui étaient proches.

"Ca risque de devenir dangereux par ici. Pourtant, il faut que je fasse barrage. Je ne peux pas te laisser tomber, Joan. Pas maintenant. Même... même si tu aimes un autre que moi."
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Jeu 12 Juin 2014 - 04:17
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flamme
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

Ça alors... quel rebondissement! jump jump jump Ma tête a presque heurté le plafond... Ashamed
Je venais poster mon défi, et voilà que j'ai vu que tu avais ajouté un tiboutte! Mais je ne m'attendais pas à ça...

Un allié tombé du ciel! Surgi du passé de Joan, et qui joue un jeu dangereux pour la préserver des manœuvres de Guggenheim et ses sbires... Cela peut être salutaire d'avoir quelqu'un de si dévoué dans la place... Mais c'est dommage, je sens que ça pourrait lui coûter la vie...

O'Brien est vraiment idiot! Mad Il en est presque comique... Mr. Green

Tu as donné toute une tournure à l'histoire... Good Best Master

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Jeu 12 Juin 2014 - 04:56
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O-tho
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Coucou les filles,

Wow....Alors la je ne m y attendais pas du tout! C'est donner un second (ou 3ieme?) souffle a cette histoire! Master Master

L'introduction de nouveaux personnages, a la fois amis et ennemis, et le machiavelique Guggenheim, c'est loin d'etre fini tout ca! Pour notre plus grand plaisir.... Mr. Green

O-tho jump jump jump

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