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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
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Lun 16 Déc 2013 - 18:11
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo !

moi aussi, j'aime ce que nous avons fait de ce personnage ! J'ai repensé pour écrire ce passage à une de tes réflexions, quand tu disais que la mort de Thomas et de Mickey pouvait être vécu comme un drame personnel pour lui.

Je te laisse continuer sur la résistance et Guggenheim, j'ai hâte de savoir ce qu'il va advenir d'Isabella et Emma d'un côté, et de Brubaker de l'autre...

je poursuis le récit concernant Tyrial petit à petit, j'ai encore quelques idées...

bizz

Limeye Smile

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Lun 16 Déc 2013 - 18:11
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Lun 16 Déc 2013 - 18:11
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Voilà donc une petite suite, j'en ai une autre en réserve que je peaufine. Pour plus tard dans la journée Wink car nous n'avons pas qu'un seul couple d'amoureux "à bord"... Wink

bizz

Limeye Smile


Andrew ne fut pas fâché de voir arriver Kim et Ezra. Ivanov, malgré la fatigue et les longues heures d'interrogatoire, sans aucune pause autre que celle qui lui avait été accordée pour manger, tenait bon. Il refusait désormais de répondre à la moindre question, se murant dans le silence. Les dernières heures de la nuit ne le verrait pas changer d'attitude. Le Major regagna avec soulagement la maison de Kim, Grabo et lui firent un bout de chemin ensemble.

- Sacré morceau !, dit Grabo. Mon beau-frère aurait les moyens de le faire parler, mais nous rebutons à de tels usages. Parfois, nous y avons été contraints, pour des questions de sécurité, pour nous, mais aussi pour les nôtres. Mais là, c'est différent.
- Oui, dit Andrew. De toute façon, le Capitaine ne laisserait pas utiliser des procédés...
- Dites-le carrément, Major, la torture.

Andrew opina :

- Il sait des choses, sinon, il parlerait. Des choses importantes. Peut-être pas essentielles, mais importantes.
- Je partage votre avis. Enfin, peut-être que Kim et le colonel auront plus de chance que nous...
- Nous verrons demain, dit Andrew avec son détachement habituel.

Ils se séparèrent alors que Grabo arrivait près de chez lui.

- A demain, Major, et bonne nuit à la docteur Sanchez !, ajouta-t-il avec un mince sourire, un peu énigmatique.
- Hum, je pense qu'elle va bien dormir, en effet, sans vouloir me vanter...

Grabo rit légèrement, et Andrew se fit la remarque que c'était la première fois qu'il l'entendait rire.

- Vous avez bien choisi, Major. Faut pas laisser passer la chance, quand elle est aussi mignonne et intelligente que Miss Sanchez...
- Je n'avais pas l'intention de la laisser passer non plus...
- Pourtant, Miss Jenkins a tenté de vous embrigader, elle aussi...

Andrew le regarda avec stupeur.

- Ah, désolé, Major, je ne voulais pas vous rappeler de mauvais souvenirs. Mais vous savez, elle a essayé à peu près avec tout le monde, y compris moi-même. Mais des garces comme elle, j'en ai croisé plus souvent qu'à mon tour, alors, je sais les repérer...

Et il fit un simple signe, portant un doigt à son front, en guise de salut, avant de disparaître dans les ombres qui entouraient sa maison.

Andrew resta immobile quelques secondes, puis reprit son chemin. Chez Kim, tout était calme. Il restait du café, mais ne fut pas tenté : il avait plutôt besoin de sommeil, mais mangea un morceau, avant de regagner sa chambre. Maëva dormait profondément. Tout en se déshabillant, il la regarda. Il aimait son petit visage, fin, ses yeux en amande. Elle n'avait pas les formes parfaites d'Amanda, ni même les jolies formes de Joan, plus élancée, plus musclée. Mais il aimait son naturel, son sens de l'honneur et du devoir, proche du sien. Il admirait aussi son courage, sa ténacité, son abnégation, son souci des autres. Et il aimait aussi comment elle le regardait, l'infinie douceur qu'il pouvait lire dans ses yeux. La nuit passée - cela lui sembla déjà loin ! -, elle avait été si tendre et passionnée à la fois.

Il se glissa silencieusement à ses côtés, ne voulant pas la réveiller car il se doutait qu'elle non plus n'avait pas chômé à l'hôpital, et qu'elle avait besoin de sommeil. Mais elle se retourna bien vite et vint se blottir contre lui avant qu'il ne s'endorme, cherchant l'abri de ses bras. Il l'enlaça avec joie, et frémit quand il l'entendit murmurer :

- Andrew... j'ai envie de faire l'amour...

Limeye

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Lun 16 Déc 2013 - 18:11
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Je vous avais promis un tiboutte pour ce midi (enfin, un midi européen Wink) en fait, je ne vais pas tout à fait tenir ma promesse : ce n'est pas un "ti", mais un "long", mais enfin, je pense que vous me pardonnerez Very Happy

bizz

Limeye Smile : Maëva et Simon's time !


Curtis se réveilla avant Joan. Elle avait dormi comme une masse et lui aussi. Il mesurait pleinement le besoin de repos qu'ils avaient, et se dit que ce devait être le cas de tous ceux qui avaient partagé cette aventure, même si les ex-prisonniers avaient sans doute récupéré un peu du dur labeur de la construction du vaisseau lors du vol jusqu'à Tyrial. Tous aspiraient à souffler, et repartir d'ici peu... Il soupira intérieurement. La question reviendrait, lancinante, il le savait. Il regarda Joan, endormie face à lui. Jamais encore, il ne s'était senti si indécis, si tiraillé. Depuis qu'elle était entrée dans sa vie, elle bousculait beaucoup de choses, beaucoup de certitudes. Mais elle lui apportait aussi une vraie raison d'exister, de poursuivre son combat. Elle lui apportait aussi une vraie richesse, un bonheur rare et précieux, qu'il n'avait pas connu jusqu'alors. Elle était la seule femme capable de le suivre, de le comprendre aussi. Ce qu'ils vivaient depuis plusieurs semaines avait, pour lui, encore renforcé ce sentiment de complémentarité qu'il éprouvait avec elle. Elle lui était autant essentielle que le reste de l'équipe. Sans elle... les blessures des hommes se seraient infectées, il aurait certainement fallu recourir à des amputations ; sa présence, féminine, comme celle de Maëva, avaient certes contribué à aiguiser certains bas instincts masculins, mais avait aussi eu un effet réconfortant et apaisant sur d'autres. A beaucoup, les deux jeunes femmes avaient rappelé une épouse, une mère, une petite amie... parfois une fille ou une nièce. Il le comprenait d’autant mieux depuis qu’ils étaient ici, qu’il pouvait découvrir cette petite communauté, qui, au fond, ne vivait pas différemment de bien d’autres populations qu’il avait rencontrées au cours de ses voyages, de ses explorations.

"Les hommes ont besoin de retrouver aussi leurs familles, leurs enfants, leurs parents, leur compagne", songea-t-il. "Ce ne sera facile pour aucun d'entre eux de repartir, et de s'engager dans une aventure bien différente de celles qu'ils ont vécues jusqu'à présent. Beaucoup vont le faire par sens du devoir, pour protéger aussi les leurs. Ils vont se battre avant tout pour leur famille. Et moi ? Est-ce que je vais me battre pour Joan ? Pour notre enfant ? Qu'est-ce que cela signifie exactement que se battre pour eux ? Comment puis-je me battre pour eux ?"

Il ferma les yeux, un instant. Une émotion puissante le saisit, et il sentit, chose infiniment rare, une larme embuer son regard. "Je veux voir naître et grandir notre petit, mon amour. Je veux être avec toi. Je ne veux pas te laisser derrière moi, vous laisser derrière moi."

- Curt ?

La voix légère de Joan lui fit rouvrir les yeux. Elle y vit son émotion, même s’il s’efforça de la cacher bien vite. Pas assez cependant, et elle devina ce qui le tourmentait. Elle n’oubliait pas ce qu’il lui avait dit, qu’elle et l’enfant resteraient sa préoccupation première. Elle vint se blottir contre lui, il l’entoura de ses bras, déposa un baiser léger sur sa tempe.

- Tu as bien dormi ?
- Oui, ça va. Mais je n’ai pas envie de me lever, pas encore.
- De toute façon, tu dois rester couchée le plus possible.
- Et il y a les nausées. Il y a des plantes qui aident à contrer les effets des maux de ventre, mais je ne sais pas si on peut vraiment les utiliser en cas de grossesse.
- Yasmina le sait certainement. Je suggèrerai bien à Maëva d’accompagner Myriam ce matin, pour la rencontrer.
- C’est une bonne idée. De toute façon, Maëva sera très curieuse de faire sa connaissance…

Il laissa glisser sa main sur son épaule, attendit un peu, puis dit :

- J’ai plusieurs choses à voir, à faire aujourd’hui, mon amour, mais je te promets de passer le plus de temps possible avec toi.
- Fais comme tu peux, tu sais, je vais obéir au médecin. Pour l’heure, je ressens vraiment le besoin de repos, mais quand je serai plus en forme, il faudra que je trouve de l’occupation tout en restant allongée.
- On pourra certainement t’en trouver, lui dit-il en lui souriant, allez, je me lève, tu veux que je t’amène le petit déjeuner au lit ?
- Non, je me lèverai tout à l’heure.

Mais ce fut Maëva qui revint auprès d’elle la première.

- Bonjour, Joan, comment te sens-tu ce matin ?
- Bonjour, Maëva, j’ai bien dormi, malgré tout.
- Tu as les traits plus détendus, en effet. Je vais reprendre ta tension avant que tu te lèves. Mais si tu veux rester couchée, je peux voir avec Myriam à t’installer une petite table pour déjeuner.
- Je ne veux pas causer de soucis.
- Tu nous en causes déjà, alors un peu plus ou un peu moins…

L’air sérieux de Maëva interloqua une seconde Joan, puis elle éclata de rire. Maëva rit aussitôt avec elle, contente d’avoir apporté de la gaieté à son amie. Quand elles furent un peu calmées, Joan se souvint qu’elle avait promis à Curtis de parler de ses faiblesses morales à Maëva.

- Tu sais, Maëva, j’ai l’impression que physiquement, je vais récupérer. Plusieurs jours de repos, du bon sommeil, ça ira. Je sais que ce ne sera pas suffisant pour le bébé, qu’il faudra que je reste allongée encore plus. Mais j’ai un autre souci…
- Lequel ?
- Je me sens très fragile. Ce n’est pas dans ma nature, dans mes habitudes… cela me perturbe beaucoup, et je crains que cela n’aide pas Curtis. Il se fait déjà beaucoup de souci pour moi, pour le bébé, même s’il ne le montre pas, ou peu.

Maëva s’assit sur le bord du lit, et prit la main de son amie entre les siennes.

- Joan, peut-être depuis longtemps, peut-être même pour la première fois de ta vie, tu dois faire passer ta propre vie avant celle des autres, tu dois penser à toi. C’est perturbant. Et les hormones jouent aussi beaucoup durant une grossesse. Une femme enceinte ne se comporte pas comme elle le fait habituellement. Bien entendu, il y a certains petits à-côtés qui font souvent sourire, les envies irrépressibles de manger certaines choses, des coups de pompe inattendus… Tu dois aussi ressentir des douleurs particulières, non ? Dans la poitrine ?
- Oui, mes seins sont lourds, durs…
- Ca va passer, ça ne dure pas. Pour les nausées, aussi.
- Curt proposait que tu ailles avec Myriam voir Yasmina, elle pourra peut-être proposer certaines préparations… Mais tu dois aussi aller à l’hôpital et…
- Tttt, Joan. Ce que je dois faire, je le sais. Et pour l’heure, je ne connais que deux personnes qui ont vraiment besoin d’aide : Berenson et toi. Berenson est en de meilleures mains que les miennes à l’hôpital, avec un chirurgien très compétent et une infirmière qui le suit en particulier. Je peux donc rester avec toi. Pour ce qui est des analyses et des examens des hommes qui étaient avec nous, il n’y a pas de grands risques : nous faisons plus là un contrôle de routine. S’il faut mettre un ou deux jours de plus pour faire toutes les analyses, ce ne sera vital pour personne. On n’a pas contracté de maladies infectieuses, il n’y a pas de grosses carences, de scorbut ou ce genre de choses, par exemple. Donc ma présence, si elle peut être une aide, n’est pas pour autant absolument nécessaire là-bas, alors qu’elle l’est ici, auprès de toi. Mais j’irai avec Myriam, en effet. Je veux pouvoir réaliser moi-même les préparations qui te seront nécessaires.
- Je vais me faire chouchouter…
- Parfaitement ! Je parlerai avec la docteur Darmont, également. Et dis-toi une chose, Joan. Si tu veux rendre les choses plus faciles pour Curtis, mieux tu prendras soin de toi, plus vite tu récupèreras, et mieux ça ira pour lui aussi. Il veut prendre soin de toi, lui aussi, à sa manière, et c’est tout à fait normal. Mais lui aussi doit se faire à l’idée qu’il va être père… toi, tu sais depuis plus longtemps que lui que tu attends un bébé, même si la situation que nous avons vécue ne t’a pas permis de vivre cette nouvelle comme on le fait habituellement, du moins, les premières semaines. Maintenant, tu peux envisager les choses plus sereinement. Profites-en. Pour que lui aussi, en profite. Même s’il part pour Phoebe, de toute façon, ça ne se fera pas demain. Et plus vite tu récupèreras, plus vite nous pourrons aussi les rejoindre là-bas, plus vite tu pourras retrouver ta mère.
- Je sais… merci, Maëva, de me rappeler certaines réalités…
- C’est aussi mon rôle, et pas seulement en tant que médecin, ajouta-t-elle avec un petit sourire. Quant à ton "blues", tes "faiblesses morales" comme tu dis, c’est aussi lié à des carences que tu as, cela, on peut s’en occuper aisément et rapidement. Laisse-toi le temps de récupérer, de bien de reposer, et cela disparaîtra vite. Quand tu te sentiras mieux, que tout danger sera éloigné pour ton bébé, tu verras, tout cela ne sera plus qu’un mauvais souvenir, et tu pourras profiter de ta grossesse. Il n’y a pas que des désagréments ! C’est aussi un merveilleux moment à vivre dans une vie de femme !
- Tu voudrais des enfants, toi aussi, Maëva ?
- On parlera de cela une autre fois, car je commence à avoir faim, je n’ai pas encore déjeuné, et toi, veux-tu te lever ou préfères-tu manger ici ?
- Je veux bien descendre, même si je ne peux pas rester debout bien longtemps, j’ai aussi envie de me lever un peu.
- Ok, alors allons-y.

Quelques minutes plus tard, les deux jeunes femmes gagnaient la cuisine. Andrew dormait encore, mais Kim était revenu. Le visage du chef pirate était sombre, Maëva le devina en colère. "L’interrogatoire doit mal se passer", songea-t-elle. Cependant, quand il les vit entrer, elle et Joan remarquèrent qu’il se détendait et il les salua en souriant. Joan se sentit émue, car il lui adressa un regard qu’elle ne lui avait encore jamais vu. En un flash, elle revit son père. Le regard de Kim lui rappela aussi ceux qu’Ezra avait parfois pour elle. Elle se demanda si Kim avait deviné quelque chose la concernant, ou si c’était seulement qu’il s’inquiétait de la voir fatiguée, après toutes ces épreuves. Elle savait que le chef pirate l’admirait, qu’il avait veillé aussi à sa protection et à celle de Maëva, et que si un de ses hommes avait osé porter la main sur l’une ou l’autre, il l’aurait payé très cher. Kim était un homme de parole. Un chef pirate, peut-être, mais un homme de parole, généreux et intelligent, un homme plus fiable que certains des ronds de cuir qu’elle avait parfois l’occasion de croiser lors de soirées ou de réunions au siège des Neuf Mondes. Elle se sentit réconfortée, non pour elle-même, mais pour Curtis : si Kim le suivait, elle pourrait compter sur lui autant que sur Grag, Mala et Simon…

Elles avaient interrompu une conversation entre Kim, Curtis et Simon, au sujet d’Ivanov. Alors qu’elles s’installaient, ils reprirent :

- Il ne veut rien lâcher, Capitaine. Malgré la fatigue. Il nous a dit en tout et pour tout trois mots au colonel et à moi-même. Je ne sais comment faire…
- On va continuer. Andrew vous relaiera à nouveau, Kim. Ezra aussi a besoin de repos.
- Je vais demander à Grabo d’y retourner, Arko risquerait de trop s’emporter… même si les menaces peuvent parfois être suivies d’effet. Arko a le sang chaud ! Mais c’est un homme de confiance, également.
- Je vous proposerai bien quelque chose, dit Simon. Je ne sais si cela donnera des résultats, mais cela nous évitera peut-être de longues heures d’interrogatoire.

Tous et toutes écoutaient maintenant Simon avec attention.

- Nous pourrions lui rappeler certaines réalités commises par Guggenheim et ses hommes. Nous pourrions par exemple lui parler de la fameuse petite épingle…
- Nous en servir ?, demanda Kim, interloqué.
- Juste le menacer : lui rappeler ce qui arrive à ceux qui ne portent pas de protection.
- C’est une idée, dit Curtis. De toute façon, nous pouvons toujours essayer. J’irai avec Andrew, mais d’abord, je voudrais passer voir Mala, savoir s’il y a eu d’autres nouvelles et …
- J’irai voir Mala, dit Simon. Je vais aussi relever Grag de sa veille à bord du Phénix. Il pourra procéder à l’interrogatoire d’Ivanov avec l’épinglette, sans faire courir de risques à quiconque. Je peux aussi rester avec Grag pour cela. Kim, vous me parliez hier de renforcer la surveillance à l’astroport ?
- J’ai donné des ordres en ce sens, en revenant de chez Arko. Vous pouvez donc récupérer Grag quand vous le voulez, professeur.
- Très bien, dit Simon. Kim, nous vous laissons vous reposer. Vous en avez besoin.
- Merci, professeur, ce n’est pas de refus. Un olibrius comme celui-là a de quoi me donner de l’urticaire !

Curtis s’était assis contre son dossier. Il fronçait les sourcils. Telles que les choses se présentaient, Simon était en train de manœuvrer pour l’obliger à rester ici. Qu’est-ce que Simon avait à l’esprit ?

Il attendit que Kim ait quitté la pièce pour demander à Simon :

- Bien, Simon. Tu récupères Grag, tu vas aux renseignements auprès de Mala, fais-le se reposer un peu aussi, ensuite, tu mènes l’interrogatoire… Maëva, vous irez voir Yasmina avec Myriam, ce matin si possible… ?
- Sans souci. Nous pouvons y aller dès que nous aurons terminé le déjeuner. Où est Myriam ?
- Elle était en train de se préparer, répondit Simon. Elle a déjeuné avec son oncle. C’est donc parfait. En allant au poste de communications, je ferai un détour par l’hôpital et je préviendrai la docteur Darmont, Maëva, que vous allez voir Yasmina. Je lui demanderai de ne pas passer avant la fin de matinée pour voir Joan, que vous soyez là.
- Très bien, professeur.
- Simon ?
- Oui, mon garçon ?, dit le cerveau volant en tournant ses tubes oculaires vers lui.

Maëva eut alors le sentiment qu’une sorte de joute se déroulait entre eux deux.

- Tu prends donc ma place pour l’interrogatoire et…
- … et toi, tu restes ici. Avec Joan. Tu me fais confiance ?
- Bien entendu, mais…
- Il n’y a pas de mais. Nous sommes assez nombreux pour que tu accordes la priorité à Joan durant quelques temps. Je ne veux pas entendre la moindre discussion à ce sujet. Allez, je vous laisse.

Et sans un mot de plus, Simon sortit et se dirigea d’abord vers l’astroport.

Limeye

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Lun 16 Déc 2013 - 18:12
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
[imwithstupid] coucou frego

ratoureux? kezako?

SInon l'entretien est bien mené, Curtis tout bouleversifié, le pauvre et Maeva qui se réveille au bon moment.. [loveya]

Du coup tu vas nous concocter un tête à tête [eyeheart] , un rendez vous médical [afraid] déchirant ou trouver une méga astuce pour que tout le monde règle le problème de se séparer sans se séparer? [respekt] [pop] [jump]

La petite larme [eyeheart] trop mignon, mais bon la grossesse elle va durer combien de temps ?Car normalement les nausées ce n'est que dans les deux premiers mois et l'ouverture du col est très précoce dans ce cas..Cela ne se voit pas, pourquoi ne peut-elle se mettre sur le ventre? Tu ne nous prépare pas une anomalie génétique liée à leur passage sur cette planète avec un enfant mutant? :o

Je te chambre ou je te chambre pas [suspicous] [devil] ? héhé

bizz [jump] [jump] [hello]

Elaine

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Coucou Limeye!

J'aime beaucoup la façon que tu as de revenir aux personnages, d'en faire le tour, et Dieu sait qu'il y en a beaucoup... Je m'attache toujours plus à ce cher Kim, et je suis très contente qu'il soit dans le secret! [goodjob] [chinese] J'adore voir Curtis commencer à penser différemment, en fonction du bébé, [knuddeln] [bussi]voir Maëva et Andrew ensemble, [eyeheart] [loveu] constater l'autorité subtile mais indéniable de Simon, envers son garçon... [diploma] Ne pas laisser le choix est une tactique éprouvée...

Elaine, tu m'as fait rire avec ton enfant mutant, sorti de ton mauvais esprit! Pas besoin d'en rajouter après toi, hi, hi, hi! [rolllaugh] ;D

Bizz
Flamme
[flower] vivace en toute saison!

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Lun 16 Déc 2013 - 18:13
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Hello les filles !

hé oui, Simon a pris les choses en main... si on peut dire Wink

pour Elaine : je n'avais pas pensé à l'anomalie génétique liée à leur séjour sur la planète... sinon, Joan est à environ 9-10 semaines de grossesse. A cette période, on peut encore avoir des nausées (c'est du vécu), même si en effet, ça va commencer à s'estomper. Mais je connais des mamans qui ont été malades tout le temps de leur grossesse, et si elle ne s'est pas couchée sur le ventre, c'est juste parce qu'elle se sentait mieux un peu de côté, rien à voir avec son ventre Wink !

je ne sais pas encore comment je vais faire pour la séparation. Tout dépend aussi de ce que Frégo va concocter du côté de la résistance. Ca peut amener des changements. C'est aussi pour cela que j'avance un peu "au jour le jour" de leur séjour sur Tyrial, ce qui me permet aussi de décrire comment vivent les pirates et leurs familles.

Flamme : oui, Kim aurait fini par être dans la confidence. Un moment, j'ai envisagé que ce soit via Myriam qu'il l'apprenne, car la petite, elle aussi, va finir par avoir des doutes, entre la visite à Yasmina pour les plantes, les questions que Maëva posera à cette dernière et les visites régulières de la Dr Darmont...

quant à Simon... non, il ne lui a pas laissé le choix ! Et cette fois, pas de dialogue possible, ni de négociations. C'est comme ça, c'est comme ça Wink !

bon, et les autres maintenant, vous allez me dire ? Et bien voilà de leurs nouvelles aussi...

bizz et belle journée [flower]

Limeye Smile


En descendant la rampe du Phénix, Simon et Grag aperçurent deux silhouettes venant vers eux. C'était Vadek et George Mac Clinton. Ils se saluèrent et Vadek demanda :

- Professeur, je ne sais pas trop ce que fait Kim, s'il a besoin de nous ou pas. Je n'ai pas vu Grabo non plus... alors, je venais par ici avec George, si vous avez besoin d'aide à quelque chose...
- Kim et Grabo ont été très pris par les interrogatoires que nous avons commencés hier avec Ivanov, Murdoch et les ex-policiers. Ivanov nous donne du mal et Grag et moi allons prendre le relais d'Ezra. Mais d'abord, nous allons au centre de communication pour récupérer Mala.

Vadek hocha la tête. Simon poursuivit :

- Voyez plutôt avec Nekiri, Kim est parti dormir. Mais êtes-vous allés à l'hôpital pour la prise de sang tous les deux ?
- Pas encore, dit George. Il y avait déjà beaucoup de monde hier, quand nous avons été prévenus.
- Alors commencez par cela. Je vais m'y rendre également, après avoir récupéré Mala.
- Comment va Berenson ?, demanda Vadek.
- Mieux, et je pense qu'il s'en tirera. Il est entre de bonnes mains.
- Nous avons de bons médecins, ici. C'était une nécessité absolue. Surtout avec les familles.
- Comment vont Miss Randall et Miss Sanchez ?, demanda à son tour George Mac Clinton.

Simon le regarda un moment avant de répondre.

- Elles se reposent, dit-il simplement. Elles en ont besoin. Allons, nous avons à faire.

Simon et Grag les laissèrent partir vers l'hôpital, et se rendirent au centre de communication. Mala était heureux de les voir, il avait besoin de bouger. Timarrow arriva juste après le professeur et Grag, et s'installa pour prendre la relève. Mala avait veillé seul durant la nuit, le dénommé Herman ayant passé tout l'après-midi et une bonne partie de la soirée avec lui. Mala avait tout de suite sympathisé avec cet homme, à l'humour corrosif. Ils avaient bien rigolé ensemble, comme de vieux amis.

En repartant vers l'hôpital, les trois Futurmen devisaient avec entrain :

- Jennings m'a rappelé dans la nuit. Il m'a donné un autre code, plus sûr pour les communications. Il m'a aussi transmis des données cryptées pour le Capitaine, faudra que tu vois ça avec lui, professeur.
- Bien, c'était urgent ?
- Non, pas de ce qu'il m'en a dit. Il s'agit en fait d'une sorte de compte-rendu que le Président a préparé pour lui, pour lui donner les grandes lignes de la situation de la résistance.
- Bien, c'est important. Tu iras les transmettre à Curtis.
- Où est-il ?
- Chez Kim. Avec Joan.
- Vous laissez les amoureux entre eux !, blagua Mala.
- Par nécessité. Mala, Grag, l'heure est grave. Il y a des complications pour Joan.

Les deux complices n'avaient plus du tout envie de rire et fixèrent le professeur avec anxiété. Il leur exposa rapidement ce qu'il en était, alors qu'ils approchaient du petit hôpital. Plusieurs hommes se trouvaient à attendre, pour les prises de sang. Grag et Mala restèrent à l'extérieur, pour ne pas encombrer les lieux, pendant que le professeur se rendait auprès de Louise Darmont, et du médecin qui suivait Berenson. Il ressortit une vingtaine de minutes plus tard. Pendant ce temps, Grag et Mala avaient discuté discrètement. Grag manifestait déjà son inquiétude pour Joan et le bébé :

- Notre pauvre Joan ! Avec tout ce qu'elle a déjà subi... pourvu que tout se passe bien, que ça rentre dans l'ordre comme le pense le professeur.
- Ouais. Déjà que le chef se faisait du souci avec cette histoire de Guggenheim..., ajoute Mala.
- Il ne va pas savoir quoi faire, je suis certain qu'il est déjà en train de se poser plein de questions...
- Je pense aussi. Surtout si Joan ne peut pas voyager avant quelques semaines, ça veut dire qu'elle va rester ici, pendant que nous, on ira sur Phoebe, et ensuite, qui sait où nous devrons nous rendre...
- Le chef ne pourra pas rester avec elle. Il faudrait que l'un d'entre nous reste.
- Je suis d'accord avec toi, tas d'ferraille. Seulement, il aura besoin de nous... surtout de toi, d'ailleurs.
- Toi aussi, tu lui es utile.
- Oui, mais là, réfléchis un peu si ta cervelle d'acier te le permet. Phoebe n'est pas dans les grands anneaux, mais nous serons peut-être amené à nous y rendre, il aura besoin du Comète, il aura besoin de toi pour piloter le Comète. Ici, Joan n'est pas en danger. Elle n'a pas besoin de ta force pour être protégée.
- Tu as raison, gomme balloune. Ici, elle aura plus besoin de quelqu'un pour lui tenir compagnie, l'amuser, lui rendre plein de petits services, comme...
- ... comme la tenir au courant de ce qui se passe, lui transmettre des nouvelles du chef.
- Ok. On va en parler avec le professeur.
- Oui. Et au pire... on obligera Ook et Eeg à rester avec elle.
- Tu sais que tu en as dans ta cervelle d'élastique ?

Les deux complices échangèrent un regard amusé, lorsque la voix particulière de Simon retentit derrière eux :

- Qu'est-ce que vous êtes en train de manigancer tous les deux ?
- On cherchait une solution au problème du chef, dit Grag.
- Quel problème ?
- Ben, Joan et le bébé, dit Mala. Je vais proposer au chef de rester avec elle.
- Maëva restera, et Ezra s'est proposé également.
- Ezra ne pourra pas rester : il est en service. Carthew ne comprendrait pas plus qu'il reste en arrière que si c'était le Capitaine qui restait sur Tyrial, même pour Joan ! Alors que moi...
- Vous êtes incorrigibles !
- Professeur !, s'exclama Mala. Vous nous avez demandé de veiller sur Joan ! Alors, c'est ce qu'on fait.
- Bon, bon. Nous verrons cela plus tard, avec Curtis. Maintenant, allons nous occuper d'Ivanov. Mala, va voir Curtis, donne-lui les nouvelles, dis-lui que Berenson va bien, que la docteur Darmont passera voir Joan en fin de matinée.
- Bien, professeur. Je vous rejoins après ?
- Oui, sauf si Curtis t'envoie ailleurs.

Alors que Mala s'apprêtait à tourner les talons, Grag l'interpella :

- Oh, vieux chewing-gum ! Dis à Joan que je pense à elle et que j'espère qu'elle se repose bien !

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Lun 16 Déc 2013 - 18:14
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Limeye!

J'ai pris mon déjeuner dans la bonne humeur, en lisant les réflexions de nos deux loustics! Quelles adorables fripouilles, inquiètes, dévouées...et capables de reconnaître les qualités de l'autre! [eyeheart]

J'imaginais bien Mala s'entendre avec Herman comme larrons en foire... l'humour est un langage universel et facilite bien des échanges! [rolllaugh]

Cher George... sa sollicitude envers Joan et Maëva est touchante, et j'aime bien le temps d'arrêt que prend Simon avant de répondre... Very Happy

Je serais curieuse de voir le contenu du compte-rendu... ???

Bizz, bonne journée!
Flamme
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Coucou LImeye,

J'aime vraiment bien comme tu ecris les scenes avec les 2 lascars! C'est a celui qui en rajoutera pour veiller sur Joan! :P
Mais leur coeur est au boin endroit pour sur!
Neamnoins, cela reste une prise de tete pour Curtis....Et comment preparer au mieux leur retour sur scene...

o-tho

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Lun 16 Déc 2013 - 18:14
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou les filles !

Flamme : je pense ne pas te laisser trop longtemps dans l'expectative concernant le rapport envoyé par Carthew. Je vais m'y atteler au prochain passage.

O-Tho : Pour l'heure, suite des échanges entre Grag et Mala... ou comment embrouiller son Capitaine pour parvenir à ses fins !

Mala la joue sur un autre registre que Simon, mais finalement... enfin, vous verrez, vous me direz ce que vous en penser !

bizz et belle journée [flower]

Limeye Smile


Mala se dirigea vers la maison de Kim. Il continuait à réfléchir. Bien entendu, il était toujours prêt à en découdre et se battre contre les troupes de Guggenheim n’était pas pour lui déplaire. Il se voyait bien participer à des opérations commandos pour empêcher le "vieux" de s’approvisionner en Daminthor, ou pour faire sauter des centres de communications, mais si le Capitaine accepte qu’il reste sur Tyrial, alors il le fera aussi volontiers. Pour lui comme pour Grag, même s’ils aiment l’aventure, les expéditions, les explorations, leur raison d’exister est avant tout leur chef. Et depuis quelques années, Joan.

"Maintenant qu’ils nous font un petit, va falloir être sérieux. Ils vont vraiment avoir besoin de nous. Et qui sait ? Si Guggenheim apprenait que nous sommes ici, que Joan est ici… s’il découvrait le repère des pirates ? On ne sait jamais… hum, c’est un bon argument pour que je reste ici, mais il faut que je le présente de manière aussi à ne pas inquiéter plus le chef. Ca le mettrait encore plus dans le doute."

Quand Mala arriva chez Kim, Curtis était en discussion avec Nekiri. Joan s’était rallongée après le déjeuner. Curtis fut content de voir Mala, qui lui remit la clé et un petit lecteur contenant les données transmises par Jennings.

- Tiens, chef, voilà les nouvelles de la nuit. Dites, Nekiri, il est vachement sympa, votre gars, là, Herman.
- Ah oui, c’est un joyeux drille ! Je pense, un des plus drôles d’entre nous. Je me doutais que vous vous seriez bien entendus !
- Ca, ils ont dû nous entendre rigoler, les voisins en-dessous…
- Bon, dit Nekiri. Capitaine, je vous laisse. Je vais voir Arko et Jade, je reviendrai pour déjeuner ce midi.

Une fois le grand Jovien partit, Mala rapporta plus en détails et plus sérieusement ce qu’il avait fait durant la nuit.

- Merci, Mala, je vais regarder ça tranquillement, ça va m’occuper.
- T’es coincé, ici, m’a dit Simon.
- Hé oui… en même temps, il n’a pas tort. Mais je compte sur toi pour me tenir au courant. Tu vas rejoindre Simon et Grag chez Arko, des fois qu’ils auraient besoin de ton aide pour l’interrogatoire. Ezra m’a parlé aussi d’avoir obtenu les témoignages des policiers, Willis et les autres. Il faudrait que tu me ramènes ce document, j’étudierai tout cela dans la journée.
- Comment va Joan ?
- Elle se repose, c’est ce qu’elle a de mieux à faire pour le moment. Elle a plutôt bien dormi, malgré tout.
- Tu pensais qu’elle aurait mal dormi ?
- Oui, qu’elle serait inquiète…
- Je comprends, dit l’androïde en soulevant sa casquette.
- La Docteur Darmont va passer tout à l’heure. Je ne m’attends pas à des changements par rapport à hier, mais elle verra certains détails avec Maëva, notamment concernant les plantes médicinales.
- En tout cas, ici, ce sera difficile de nous trouver. On peut au moins être plus tranquille.
- Oui, c’est vrai. Il faut vraiment le vouloir pour venir sur Tyrial. Nekiri me disait qu’ils étaient installés là depuis longtemps. Au début, c’était juste une planque pour les pirates, pour y laisser du matériel, et le fruit de leurs rapines, avant de le dispatcher, de le distribuer à tous, aux familles. Puis un jour, c’est devenu plus difficile pour certaines familles, qui ont été menacées par une bande rivale. Alors, ils les ont amenées ici. C’était peu après le décès du beau-frère de Kim. Et maintenant, même si ce n’est pas la panacée, au moins, les familles sont en sécurité. Et ils laissent toujours des hommes pour les protéger. Pas forcément beaucoup, mais quelques-uns. Si Kim part toujours avec ses hommes, Grabo ou Arko se relaient notamment pour rester. Mais Nekiri m’a dit que le chef, quand Kim est absent, c’est Jade, la femme d’Arko.
- On n’a pas encore eu l’occasion de la rencontrer.
- Non, je l’ai juste aperçue lors de l’interrogatoire d’Ivanov. Elle a du tempérament, m’a dit Nekiri.
- Il en faut certainement pour faire tenir toute cette petite communauté…
- Oui, prendre des décisions quand les hommes sont absents, s’occuper des gamins, des malades quand il y en a. Et parfois, il y a des choix plus difficiles à faire, face à la mort de l’un d’entre eux. Ca a été le cas lors du décès de la sœur de Kim. Elle était très malade, souffrait beaucoup, les médecins étaient impuissants. Elle est tombée dans le coma, il a fallu prendre une décision en l’absence de Kim, alors que Myriam avait tout juste 13 ans, Thomas 17 et que Mickey avait suivi son oncle. Ce n’était pas facile.
- C’est là qu’on voit aussi la solidarité qu’ils ont mise en place, comment ils tiennent.
- Oui, mais à long terme, est-ce vivable ? Quel avenir ont leurs enfants ? Tu vois, Myriam, elle est intelligente, vive, que peut-elle devenir ? Fille de pirate, sœur de pirate, nièce de chef pirate… à part épouser un pirate… qu’elle attendra des mois, en s’occupant des enfants, en aidant les autres ici… alors qu’elle pourrait faire autre chose.
- S’ils sont ici, c’est aussi parce qu’ils y ont été contraints, chef.
- Oui. A cause d’hommes comme ceux qui gravitent autour de Guggenheim, qui s’abritent derrière de belles idées, parlent de liberté, de justice et de démocratie, mais n’hésitent pas à faire vivre leurs semblables dans la misère pour toujours plus de profit…
- Ca fait réfléchir, hein, chef ?
- Comment ça, Mala ?
- Ben… quelque part, on s’est battu avant pour maintenir et protéger la démocratie des Neuf Mondes, mais en le faisant, on a aussi servi indirectement les intérêts de ces gros richards. Même si Carthew fait de son mieux, il y aurait quand même un sacré nettoyage à faire dans la bureaucratie et dans l’establishment !
- Tu n’as pas tort, Mala. Ce coup d’état va aussi être l’occasion de repartir sur de nouvelles bases, pour tous… C’est aussi cela que je veux faire comprendre à Carthew en arrivant sur Phoebe avec les pirates. Lui faire comprendre que la liberté, pour certains, n’est pas un vain mot. Que c’est une réalité, un combat de tous les jours pour la survie.
- Tu comptes partir quand ?

Curtis soupira. Encore et toujours la même question.

- Je ne sais pas, Mala. Pour l’heure, on ne s’est pas du tout occupé d’équiper un vaisseau. On a géré d’autres urgences. Et puis, les hommes méritent du repos, de retrouver leurs familles, au moins pour ceux qui partiront avec nous.
- Et plus tard nous partirons, plus longtemps nous resterons auprès de Joan aussi, ajouta Mala.
- C’est exact, mais je ne dois pas faire passer des considérations personnelles au premier plan.
- Tu ne peux pas la négliger non plus.
- J’essaye de concilier les deux. Mais je sais que je devrai la laisser derrière moi, j’espère juste qu’elle aura récupéré et que son souci sera en train de s’arranger, quand nous partirons. Je serai alors plus serein de la laisser derrière nous.
- Dis-moi, chef. Mettons qu’on parte d’ici deux semaines environ, hein. D’ici là, elle ira peut-être mieux.
- Oui, mais même si elle va mieux, la docteur Darmont refuse qu’elle voyage avant un bon mois, peut-être plus. Et une chose est certaine pour moi, Mala, je ne veux lui faire courir aucun risque et au bébé non plus. Si elle doit rester deux mois ici, elle restera deux mois ici. Si c’est trois, ce sera trois.
- Je comprends bien, mais ce que je voulais dire, c’était que si elle va mieux quand on partira, ça voudra dire aussi qu’on pourra revenir la chercher plus rapidement.
- En effet.
- Donc, en fait, le temps que tu arrives sur Phoebe, que l’on vérifie le Comète : parce que bon, entre les tentatives pour y entrer menées par les sbires de Guggenheim, - je ne me fais aucune illusion à ce sujet -, que tu prennes la pleine mesure de ce qui se passe dans le système solaire, que tu causes avec Carthew, il se passera un peu de temps avant qu’on reparte en mission, non ?
- Sauf urgence, en effet, je pense que cela se passera un peu comme ça. Surtout que la situation militaire peut encore évoluer… d’ailleurs, je pense que le plus sage sera d’abord de faire le ménage autour de Saturne, de la rendre aussi sûre que l’est désormais Jupiter. On peut donc imaginer, sauf changement de situation, que l’on reste dans le coin dans un premier temps.
- En fait, si on y réfléchit bien…
- Oui, Mala ?
- Tu n’aurais pas forcément besoin de moi au début ?

Curtis regarda son ami avec de grands yeux étonnés.

- Où veux-tu aller ?
- Ben, je resterai bien ici pour veiller sur Joan, tu vois ? Tu emmènerais Grag et Simon, bien entendu, Ezra, Andrew, plus les autres qui voudront aller avec toi. Mais moi, tu pourras facilement me remplacer.

Curtis fixa son ami, puis éclata d’un grand rire.

- Alors, là, je vois d’ici le tableau… Grag fera une crise de jalousie, il ne cessera de ronchonner en disant que tu fais ton fainéant sur Tyrial pendant que lui, va au turbin…
- Non, non. Je pense que Grag ne sera pas jaloux. Lui, il veillera sur toi et Simon, et moi, je veillerai sur Joan et le bébé. C’est une bonne répartition des rôles, non ?

Curtis souriait toujours.

- Bon, on reverra ça plus tard. Allez, file rejoindre Simon et Grag, ramène-moi les données des interrogatoires. Ensuite, tu te reposeras de ta nuit de veille et tu iras retrouver Timarrow. Si ça ne t’ennuie pas, je préfère que tu restes au poste de communication la nuit, ça permet à Timarrow de se reposer et de passer du temps avec sa famille.
- Pas de souci, chef ! En attendant, veille bien sur Joan !


Limeye

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Lun 16 Déc 2013 - 18:14
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
C'est un des grands plaisirs en écrivant que de jouer sur les caractères de ces deux personnages que sont Grag et Otho ! Quand une scène approche où ils vont figurer, il y a un petit bonheur à imaginer ce qu'ils vont dire ou faire, et ça coule de source !

J'ai encore pas mal de petites idées pour continuer sur Tyrial, mais Frégo, surtout, n'hésite pas à m'arrêter si je vais trop loin ou si tu veux insérer des passages sur la résistance ! Je pense que tu peux les amener à n'importe quel moment par rapport à mon propre récit.

Il y a juste un petit correctif que je vais apporter à un passage précédent... quand j'ai parlé de la situation de Phoebe : j'ai vérifié hier, ce satellite n'est pas du tout dans les anneaux. Je vais donc corriger légèrement le dialogue entre Grag et Mala à ce sujet...

nouveau tiboutte !

bizz

Limeye Smile


Curtis avait un léger sourire aux lèvres en entrant dans la chambre. Joan était allongée, mais ne dormait pas. Myriam avait promis de lui chercher des livres, mais la jeune fille était bien occupée et n’avait pas eu le temps de le faire. Curtis s’assit devant une petite table qu’il avait montée et qui pourrait servir à Joan pour poser quelques affaires ou manger, si jamais elle ne prenait pas ses repas avec eux. Il y déposa le disque de données, décrypta rapidement le document envoyé par Carthew.

Joan l’observait, elle voyait sa concentration, devinait qu’il était en train de décoder quelque chose. Quand il posa son menton dans sa main, elle lui demanda :

- De quoi s'agit-il ?
- Cette nuit, Jennings a transmis à Mala tout un ensemble de données de la part du Président. Il s'agit notamment d'un état des lieux précis de la situation politique et militaire dans le Système solaire. Hum, cela correspond à ce que nous savions déjà plus ou moins, avec quelques précisions. Mercure, Mars, Vénus et la Terre sont bien aux mains de Guggenheim. Ils ont tenté d'entrer sur Tycho, mais ont échoué. Pas d'autres tentatives depuis, du moins, de ce qu'ils en savent. C'est déjà ça.
- Tu n'en es pas surpris.
- Non, depuis que nous avons appris le coup d'état, je m'attendais à ce qu'ils aient fait des tentatives pour entrer sur Tycho. Au moins, cela signifie que tout le temps que nous avons passé à protéger la base n'était pas du temps perdu.
- Tu étais inquiet ?
- Disons que si Guggenheim avait à son service un gars comme Jennings... tôt ou tard, il serait capable de briser les codes de Tycho. Espérons que ce ne soit jamais le cas... et heureusement, la base n'est pas seulement protégée par des codes.

Joan sourit légèrement.

- Pour le reste, voici des détails sur la situation concernant Saturne. Toujours un important foyer de pro-Guggenheim au nord, très actifs. Japet et Titan toujours entre leurs mains, et des attaques nombreuses contre Hypérion, mais aussi Rhéa... hum, ils cherchent à s'emparer des mines de Rhéa... Il faut vraiment faire le ménage autour de Saturne.
- Y a-t-il eu des attaques contre Phoebe ?
- A priori, non.
- Phoebe est très bien défendu.
- Oui, c'est un très bon choix que d'y avoir installé le QG de la résistance : le satellite est assez éloigné des autres et notamment des anneaux, il se trouve en ce moment entre Neptune et Saturne. Il est facile de s'en dégager si nécessaire. Et de par sa position, il est un peu un point central dans l'ensemble du système solaire.
- Quelle est la situation sur Jupiter ?
- C'est confirmé que Taggart et Quale ont repris les commandes. Mais des combats important s'y déroulent toujours dans les environs. Guggenheim veut mettre la main sur Jupiter.
- Si tel était le cas, il aurait une puissance phénoménale !
- A condition que Taggart ne saborde pas sa flotte...
- S'il en venait à cette extrémité, ce serait très dur pour lui et pour ses hommes.
- Oui.

Curtis continuait à lire, en silence, les données qui s'affichaient sur le petit écran. Il en faisait un bref résumé à Joan au fur et à mesure qu'il en prenait connaissance.

- Pluton, Neptune et Uranus sont du côté du Président, elles se sont déclarées en faveur de la légalité. Oh !
- Qu'y a-t-il ?
- Hum, je ne sais pas si cette nouvelle va faire très plaisir à Grag...
- Laquelle ?
- Et je t'avoue qu'elle me chagrine aussi un peu... Le Président a envoyé une petite troupe, dont ta mère, sur Uranus, à bord du Comète... Voici donc la mission secrète dont Jennings n'avait pas pu nous parler.
- Ils vont tenter de couper les approvisionnements de Guggenheim en Daminthor.
- Oui, c'est cela. Et rencontrer une certaine Dr Balah Ahr...
- Celle qui a mis au point un antidote contre les effets du Daminthor.
- Exactement.
- Elle est danger. Si Guggenheim le découvre...
- Ils vont certainement tenter de la ramener sur Phoebe.

Joan soupira. Elle pensa à sa mère, partie à son tour à bord du Comète. Elle eut un petit sourire, un peu triste, se demandant si elle prendrait ses quartiers dans son ancienne cabine. Elle comprenait l'inquiétude de Curtis, le risque que le vaisseau tombe aux mains des hommes de Guggenheim n'était pas négligeable. En même temps, la petite troupe pouvait difficilement trouver meilleur vaisseau pour mener à bien cette expédition...

- Ah, autre chose... un petit document... bon dieu !

Curtis resta sans voix en découvrant le petit film réalisé par Annie Bonnel juste avant sa mort. Son regard se voila de tristesse en découvrant ce qu'il était advenu de la secrétaire du Président. "Brave Annie... vous étiez la douceur et l'efficacité incarnées. Vous devez beaucoup manquer au Président, et vous nous manquerez beaucoup aussi. Soyez assurée que votre sacrifice n'aura pas été vain ! Guggenheim porte beaucoup de morts sur la conscience, mais la vôtre...", songea Curtis, amer. Il revisionna le petit film avec beaucoup d'attention, nota soigneusement que l'épinglette portée par Guggenheim était la même que celle retrouvée par Mac Clinton, il remarqua aussi les visages hagards ou rayonnants de ceux qui se trouvaient soit en-dehors, soit sous le dôme lumineux. "Le Daminthor... ils pompent l'énergie des autres..."

Il fronça les sourcils, une idée lui venait...

- Que regardes-tu ?
- Un document assez terrible, ma douce. Je ne vais pas te le montrer dans ton état. C'est Annie Bonnel qui a pu filmer une réunion au sommet de Guggenheim, on voit bien comment fonctionne la captation d'énergie, les visages hagards des "vidés"...
- Pourquoi ne veux-tu pas que je le regarde ?
- On comprend aussi comment Annie est morte, ma douce.

Le visage de Joan se ferma, les larmes lui montèrent aussitôt aux yeux. Curtis se promit de crypter le document, pour qu'elle ne soit pas tentée de le regarder. Il se leva et vint s'asseoir à ses côtés.

- Elle était si courageuse... pourquoi n'est-elle pas partie avec le Président ?
- Souviens-toi qu'elle nous avait un jour parlé de son mari...
- Oui, il était malade... peut-être mourant ces dernières semaines, murmura-t-elle. Elle n'a pas voulu l'abandonner.
- Et elle a lutté à sa manière.
- Maman, Emma, Jennings... lui doivent d'être encore en vie.
- Le Président aussi. Nous ne l'oublierons pas.

Il la serra tendrement contre lui. La mort d'Annie était un coup dur pour eux. "Combien d'autres de nos amis vont tomber...", songea Curtis. "Et nous ? Nous ne sommes pas à l'abri..."

- Je t'aime, lui murmura-t-il tendrement, en enfouissant son visage dans ses cheveux, et en la serrant encore un peu plus contre lui.

Ce fut un léger coup à la porte qui les sortit de leur étreinte. C'était Ezra. Il était réveillé et venait aux nouvelles. Il était prêt à repartir "cuisiner" Ivanov si nécessaire.

- Bonjour Curtis, bonjour Joan, dit-il en entrant.

Son sourire disparut aussitôt en voyant le visage encore humide de larmes de Joan.

- Qu'est-ce qui se passe ?
- On vient de découvrir la mort d'Annie Bonnel, dit Curtis. Le document est très dur, Joan ne l'a pas vu, mais la nouvelle l'affecte...
- Ezra...

Le colonel s'approcha, et s'assit sur le bord du lit, lui prit la main et la tapota doucement.

- Nous devons être comme elle, Joan, courageux comme elle l'a été. Nous ne l'oublierons pas.
- Oui, bien sûr...
- Ezra, je voudrais que tu apportes ce document à Simon et Grag. Ce sont eux qui poursuivent l'interrogatoire d'Ivanov en utilisant l'épinglette. Ce que montre ce petit film pourrait les aider à le faire parler, peut-être ignore-t-il ce qu'est le Daminthor, ce qu'il produit. Ca pourrait lui faire peur.
- Ok. As-tu besoin de moi pour autre chose ?
- En revenant, passe voir au centre de communication. S'il y a d'autres nouvelles et demande à Timarrow d'envoyer un message à Jennings pour lui faire savoir que j'ai bien reçu le dossier du Président et que j'en prends connaissance. Je vous ferai un compte-rendu plus tard, quand nous serons tous réunis. Si tu vois Grabo, profites-en pour lui dire qu'il y aura réunion au sommet chez Kim en fin de journée. Ensuite...
- Il faut aussi que je fasse faire ma prise de sang, dit Ezra. Avec les interrogatoires, je ne m'en suis pas encore occupé.
- Bonne idée. Après... et bien, je pense que tu auras bien rempli ta journée avec cela !
- Vous n'avez besoin de rien ?
- Non, merci, Ezra, dit doucement Joan. Je pense que Maëva et Myriam ne vont pas tarder à rentrer, et je devrais aussi recevoir la visite de la Docteur Darmont.

Ezra hocha la tête, lui déposa un baiser sur le front et ressortit de la chambre.

Limeye

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Lun 16 Déc 2013 - 18:15
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bonsoir les filles !

je ne sais pas encore exactement ce qu'Ivanov connait... je réfléchis un peu au rôle qu'il peut jouer, à ce qu'il pourrait révéler d'intéressant ou pas.

je vous livre un autre tiboutte, toujours en compagnie d'Ezra...

bizz et bonne fin de journée ! [goodnight]

Limeye Smile


Ezra finissait de déjeuner, Kim l'avait rejoint, lorsque Maëva et Myriam rentrèrent, suivies peu après par la Docteur Darmont. Les deux médecins se rendirent rapidement auprès de Joan, et Curtis rejoignit ses amis autour de la table. Il fit part à Kim des nouvelles reçues dans la nuit. Kim se montra tout à fait d'accord pour organiser une petite réunion avec ses lieutenants, et à la surprise de Curtis et d'Ezra, il proposa aussi que Jade soit présente, aux côtés d'Arko.

- C'est elle qui dirige notre communauté en notre absence, dit Kim. Et bien souvent, je n'ai pas mon mot à dire concernant l'organisation de la vie ici, ajoute-t-il avec un petit sourire. Elle doit être au courant de ce qui se trame autour de nous.
- Je comprends, dit Curtis, un peu curieux aussi de faire vraiment connaissance avec la femme d'Arko.
- Je vais accompagner le colonel, dit Kim, et je vais essayer de retrouver Nekiri. Si vous dites que Jupiter tient toujours tête à Guggenheim, il serait bon que Neki puisse être en contact avec les siens là-bas. Taggart pourrait recevoir un soutien... inattendu.
- Je vous laisse voir cela avec Nekiri, dit Curtis. Mais rappelez-lui qu'il n'y a aucune obligation...
- Il le sait. Et il sait parfaitement aussi où se trouve son devoir, Capitaine, cela vous pouvez en être certain.

Curtis hocha la tête et laissa partir les deux hommes. Mala n'était pas encore revenu, Maëva et Louise Darmont étaient toujours avec Joan. Il aida Myriam à faire un peu de rangement, s'inquiéta de savoir comment elle parvenait à nourrir tout ce monde arrivé subitement chez elle.

- Myriam, si tu as besoin d'aide pour quoique ce soit, n'hésite pas à me le dire. Je pourrais demander à Mala ou à d'autres de t'aider. Certains ont tellement donné de leur personne que ça leur fait bizarre de ne plus rien avoir à faire...

La jeune fille le remercia d'un sourire, et apprécia grandement son aide.

Pendant ce temps, Ezra et Kim avaient rejoint Simon et Grag. Ils n'assistèrent pas vraiment à l'interrogatoire, à cause des risques d'être exposés à l'épinglette, mais quand Simon prit connaissance du petit film tourné par Annie, il dit très gravement :

- Pauvre Annie... ce petit film va peut-être nous aider à faire parler cet homme ! Il sait des choses... On va se servir de ce que vous avez fait, Annie ! Et il va parler.
- Professeur, dit Kim, en fin de journée, il faut qu'on se retrouve tous chez moi. Le Capitaine veut nous faire un compte-rendu des documents fournis par le Président et que l'on en discute pour décider de ce que l'on fera les prochains jours.
- Bien. J'espère vous apporter alors des aveux... intéressants. Nous serons là.

Comme Simon jugeait qu'il n'avait pas besoin d'eux, Kim et Ezra repartirent, chacun de leur côté. Ezra se rendit d'abord à l'hôpital. En sortant, il croisa George Mac Clinton. Il discuta un peu avec lui, l'informa des dernières nouvelles parvenues à leur connaissance. George s'inquiéta encore une fois de Joan. Ezra décida alors qu'il était temps de mettre les choses au clair avec le jeune ingénieur.

- George, vous savez que vous m’êtes sympathique. Vous êtes un garçon intelligent, franc, généreux et efficace, vous l’avez prouvé à maintes reprises au cours des dernières semaines. Mais je ne voudrais pas que vous vous enfermiez à poursuivre une chimère.
- Que voulez-vous dire, colonel ?
- Le souci que vous avez de Miss Randall et de Miss Sanchez… mais de la première en particulier…

Le jeune homme baissa la tête, puis la releva rapidement. Il fixa Ezra avec assurance, ce dernier poursuivit :

- C’est pourquoi je voulais vous encourager à prendre sur vous. Je connais Joan depuis sa plus petite enfance, son père était un de mes meilleurs amis. Elle est entière, son cœur est pris, et compte tenu de beaucoup de choses dont je n’ai pas à vous faire part, je peux vous assurer qu’elle ne regardera jamais personne d’autre que le Capitaine.
- Je le sais, colonel, je le sais parfaitement. Je sais que je n’ai aucune chance. Seulement… il est des choses qui vous tombent dessus sans que vous l’ayez décidé ou voulu.

Ezra opina, frappé par la maturité du jeune homme. Il avait vraiment envie de l’aider :

- Il n’est pas facile de passer outre, et Joan est une femme formidable, elle a beaucoup de qualités, elle attire forcément le regard et les sentiments. Mais d’autres méritent aussi qu’on s’y attarde… Si je peux me permettre, mais le Major Barrett ne s’y est pas trompé non plus en s’intéressant à Miss Sanchez. Une jeune femme vous attend, c’est certain, George. Un garçon comme vous peut rendre une femme heureuse, j’en suis persuadé.
- Merci de votre sollicitude, colonel. Je vous promets d’être attentif et… courageux.
- Bravo, jeune homme. Je n’en attendais pas moins de vous. Allons, vous avez fait votre prise de sang ?
- Oui, j’ai eu les résultats ce matin, tout va bien pour moi. Je crois qu’il en est de même pour nombre d’entre nous ?
- Oui, il y a quelques carences mais rien de grave de ce que j’ai entendu dire. Tout va bien autrement ? Vous êtes bien accueillis par la famille d’Okapaï ?
- Oh oui, ils sont très gentils. Des gens simples, mais généreux. Comme beaucoup ici, je crois.
- En effet. Bien, mon garçon, reposez-vous aussi, profitez de ces quelques jours de calme que nous avons. Bientôt, nous devrons chacun prendre une décision en notre âme et conscience. Et ce ne sera pas toujours facile.

Limeye

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Lun 16 Déc 2013 - 18:15
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Coucou Flamme, coucou à toutes,

j'ai toujours ce personnage de Mac Clinton en tête, à me demander comment lui faire jouer un rôle, et lequel. Je pensais que tôt ou tard il aurait bien fallu qu'il y ait une discussion sérieuse à son sujet, mais je ne savais pas trop si c'était Curtis, Simon ou Ezra qui allait la mener. Mais Curtis est bien occupé à autre chose, comme vous allez le voir dans le passage suivant, du coup, j'ai choisi Ezra... que je trouvais bien placé aussi pour le faire.

Quant au quelqu'un en vue pour lui, je devine de qui il s'agit et ça se pourrait bien... Wink. Mais là encore, il faut amener les choses, donc à voir...

Le passage suivant est le dernier que je suis en mesure de vous livrer pour l'instant. Ayant un week-end rempli en perspective, je ne suis pas certaine de beaucoup écrire (je dis toujours ça et puis finalement, je trouve quand même du temps pour le faire ;D).

Mais peut-être que Frégo va avancer du côté de la résistance ?

Bonne lecture et belle journée [flower]

Limeye Smile


Alors que Maëva et la docteur Darmont étaient toujours auprès de Joan, Curtis s’était installé au salon. Andrew ne tarda pas à se lever lui aussi, et les deux hommes firent le point sur la situation. Comme Curtis n’avait pas particulièrement de tâches à confier à Andrew, il encouragea ce dernier à prendre aussi du repos. Andrew renouvela cependant sa proposition d’aide à Myriam.

Mais alors que Curtis s’apprêtait à révéler quelques détails de la résistance au Major, la porte du salon s’ouvrit avec force et une voix tonna :

- Monsieur Newton !

Surpris, Curtis leva les yeux. Il se faisait rarement appeler par son patronyme, et le ton employé le frappa comme un coup de fouet. C’était la Docteur Darmont, mais contrairement à la veille, elle n’affichait plus du tout un air souriant et aimable.

- Oui, docteur ?, demanda-t-il en s’avançant et en levant légèrement les sourcils.
- Avez-vous seulement entendu ce que je vous ai dit, hier ?
- Comment cela ?
- Votre femme a besoin de repos et de sérénité, et à ma première visite, je la trouve en larmes, et bouleversée par une terrible nouvelle. C’est ainsi que vous voulez qu’elle se repose ?
- J’étais avec elle ce matin, docteur, j’ai pris connaissance de documents envoyés par le Président et…
- Peu importe ce que vous avez fait ! S’il est une chose qu’il faut éviter d’annoncer à une femme enceinte, c’est un décès !
- Je suis désolé, docteur, mais…
- Désormais, vous vous abstiendrez de lui parler de sujets préoccupants et…
- Docteur, veuillez m’écouter, s’il vous plait. Je reconnais avoir fait une erreur en consultant ces documents devant Joan, surtout que je ne m’attendais vraiment pas à découvrir en particulier celui qui l’a tant émue. Je me suis bien gardé de le lui montrer, mais quand elle a vu ma réaction, je n’ai pu lui cacher ce qu’il en était. De plus, Joan est parfaitement au courant du coup d’état et de ce que cela implique, et la laisser dans l’ignorance totale renforcerait encore son inquiétude. Je peux m’engager en effet à taire certaines choses, mais je la tiendrais au courant des grandes lignes. Car la connaissant, si je lui cache quelque chose d’important, elle le saura bien et s’inquiétera peut-être plus que de raison que si je lui dis la vérité !

Louise Darmont garda les sourcils froncés, mais Curtis perçut que sa colère diminuait.

- Bien. Je veux bien vous faire confiance, mais soyez un peu sérieux et attentif, je vous prie. J’ai confié les préparations nécessaires à la docteur Sanchez, d’ici quelques jours, ses nausées devraient s’estomper. Mais si ma collègue veille bien à ce qu’elle prenne ses préparations, dans lesquelles se trouvent aussi des fortifiants, il faudrait que vous lui fassiez des massages des jambes, deux fois par jour, dans la matinée et en fin de journée, pour éviter les phlébites. C’est aussi pour cela que je l’autorise à se lever et à marcher un peu.
- Aucun souci, docteur, je m’en occuperai.
- Il faudrait aussi pouvoir rehausser un peu le bas du lit, pourriez-vous bricoler des cales ?
- On va voir ça, intervint Andrew.
- Très bien, messieurs, je vous laisse. Mais je vous préviens, si dans deux jours, je ne trouve pas votre femme en meilleure santé qu’aujourd’hui, je la fais hospitaliser.
- Message compris, docteur. Merci beaucoup.

Et la Docteur Darmont sortit de la pièce, salua Myriam en lui donnant quelques conseils pour l’alimentation spécifique de Joan, et quitta la maison de Kim.

Andrew regarda Curtis en coin, un petit sourire amusé sur les lèvres :

- Et bien, Capitaine, sacré remontage de bretelles !
- J’ai été stupide de consulter ces documents devant elle. Je m’attendais à trouver un compte-rendu écrit, pas ce petit film… je serai plus prudent en effet les prochaines fois. La docteur a raison. Enfin, j’espère que ce sera la dernière fois de la journée, car après Simon ce matin, je peux vous assurer, Andrew, que ce n’est pas mon bon jour !
- Allez donc voir Joan un peu, vous m’expliquerez les détails plus tard. Enfin, si je peux me permettre, Capitaine…, dit-il d'un ton un peu pompeux.
- Oui, Major ?
- Félicitations.

Andrew serra vivement la main de Curtis, qui se sentit encore un peu plus stupide. Il venait de prendre conscience que Maëva n’avait pas révélé la grossesse de Joan à Andrew et que ce dernier venait de l’apprendre d’une manière un peu surprenante. Il resta pensif quelques secondes, puis quitta la pièce, croisa Maëva dans l’escalier qui le rassura d’un sourire.

- Ca va aller, Capitaine.
- Merci, Maëva, je viens d’essuyer la colère de la Docteur Darmont, je ne suis pas très fier de moi…
- Ne vous inquiétez pas, elle aura compris. Mais soyez vigilant les prochains jours, c’est tout. L’heure du repas approche, je vais préparer quelque chose pour Joan, elle ne veut pas descendre. Si vous pouviez vous occuper de ses jambes un peu avant qu’elle mange, je lui ferai aussi une tisane qu’elle puisse dormir cet après-midi.
- Très bien, merci de votre soutien, Maëva et… de votre compréhension.

La jeune docteur sourit et descendit les dernières marches de l’escalier pour rejoindre la cuisine. Elle y aida Myriam et Andrew à préparer le repas, sachant qu’au moins Nekiri, Ezra et eux tous viendraient déjeuner, mais pas forcément tous en même temps.

Limeye

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Lun 16 Déc 2013 - 18:16
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou! Smile

Voici la suite avec Isabella et compagnie en vue d’Uranus.

Le Comet sous son camouflage holographique était en vue d’Uranus. Dans une heure, ils amorceraient leur approche. La police interplanétaire avait un quartier général avec personnel réduit à Sky City (*), une ville surélevée située au dessus des Montagnes de la mort (*). Il y avait une piste d’atterrissage où ils pourraient atterrir discrètement en utilisant un code protégé. L'Amiral Abel Théron leur avait assuré que le Général Raad, le chef de la police intplanétaire à Sky City, était un vieux camarade de promotion digne de confiance. Ils prendraient des nouvelles sur ce qui se passe sur Uranus. Les parents et un des frères de la Capitaine D’Issa vivaient également à Sky City.

Ensuite, ils prendraient un spaciocar pour se rendre à la ville de Lulanee (*), au Bord de la Mer Étincelante, près des grandes cavernes et de la Vallée des Voix (*). C’est là que les vaisseaux de Guggenheim en provenance de Mars atterrissaient, selon les dernières données de la Capitaine D’Issa concernant les activités d’import-export, recueillies avant leur départ précipité de la Terre. Lulanee avait été la ville la plus affectée par cette dépression collective mentionnée dans la copie du Uranus Times du 8 juillet 2212. Lulanee était aussi mentionnée dans le rapport de William Randall avant sa mort.

Isabella était perdue dans ses pensées. Ce qu’ils projetaient de faire était énorme pour une compagnie de seulement 4 personnes mais Isabella devait admettre que l’approche du grain de sable discret leur avait bien réussi jusqu’à maintenant. S’ils étaient plus nombreux, ils risqueraient de se faire repérer par des ennemis qui ont un gros enjeu sur Uranus : garder le contrôle de la production du Daminthor. Ils ne laisseraient pas quelqu’un stopper son extraction aussi facilement.

Un autre détail non négligeable était le sous-sol d’Uranus regorgeait de minerais radioactifs vitaux au transport spatial. Il faut trouver un moyen d’assurer à cette planète la protection dont elle a besoin avant que Guggenheim ne décide de tenter une opération d’envergure contre elle.

Même si, officiellement, Uranus s’est déclaré fidèle au Président Carthew, Guggenheim doit y avoir des vieux alliés et des gens qui travaillent pour lui de gré ou de force. La flotte de Taggart, les vaisseaux de Borg King et les forces présidentielles ne peuvent être partout à la fois et empêcher des vaisseaux de Guggenheim d’atterrir sur Uranus.

Isabella se leva pour se dégourdir les jambes. Elle se rendit dans la cabine dans laquelle elle s’était couchée durant le trajet Terre-Phoèbe et qui a aussi été celui que sa fille prenait durant ses missions avec le capitaine Flam. Un des ses pulls y était accroché dans la penderie. Elle le prit et le porta à son visage pour sentir l’odeur de sa fille. Dieu seul sait quand et si elle pourrait refaire ce geste. Elle réprima ses larmes. Elle espérait, sans oser y croire, que sa fille vivait encore et qu’elle était aux côtés de son capitaine.

Elle remit le pull dans la penderie. Si le pire arrivait et qu’elle se faisait capturer par l’ennemi, il n’aurait rien qui appartienne à sa fille. Elle croisa la cabine du Capitaine et de nouveau chassa de son esprit la tentation d’y pénétrer. À plusieurs reprises, elle avait aidé Jennings à combattre également la tentation.

Elle arriva ensuite au mini laboratoire. Il faudra penser à trouver quelqu’un qui pourrait l’utiliser au lieu de le laisser à l’abandon. Elle y pénétra, Beaucoup de choses étaient sous verrous mais il y avait des comptes-rendus de leurs nombreuses expéditions, notamment celle que le capitaine avait effectuée sur Uranus avec son équipe il y a 8ans. Il y avait aussi des notes du professeur Wright.

Elle emporta le document avec elle. Il sera certainement très utile. Emma Watson arriva à sa rencontre.

- Isa, viens nous allons atterrir dans 20 minutes.

- Emma…

- Oui?

- Quand tout sera dit et fait, qu’espères-tu?

- Être encore moi-même, dans la vie ou dans la mort et que tu seras à mes côtés. Pour le reste, je ne sais pas. Je vais me concentrer sur faire se qu’il faut faire. Les résultats prendront soin d’eux-mêmes. Dit Emma

- C’est ce que je me dis également. Rétorqua Isabella. J’ai quand-même trouvé de quoi faire une rigoureuse préparation. Elle montra à Emma le livre de notes du Capitaine Flam et de Simon Wright.

- Tu devras vraiment te recycler dans les assurances après ça, ma chère! Plaisanta Emma.




*: Voir le dossier sur la Planète Uranus d’Edmond Hamilton dans Outlaw World ou sur le site de Pascal.


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Frégo Cool

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Lun 16 Déc 2013 - 18:17
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo!

Tu m'as beaucoup touchée avec le passage où Isabella pense à Joan en portant son pull à son visage... [eyeheart]

De même que la réponse d'Emma à sa question! [goodjob] [chinese]

Tes textes sont toujours solides, précis, tout se tient et c'est facile de s'y retrouver malgré la complexité de l'intrigue et le nombre de personnages avec lesquels tu jongles... Je n'avais que survolé la description des planètes dans le site de Pascal, j'y suis retournée avec plaisir en apprendre plus sur Uranus...

Par contre, je ne me rappelle pas où il est fait mention de ces endroits sur Uranus dans Outlaw world, ça fait trop longtemps que je l'ai lu... Peux-tu me rafraîchir la mémoire? Je me rappelle fort bien que Rhu Gur est Uranien, mais pas de la mention de sa planète natale dans le roman...

Encore bravo pour ta suite, passe une belle journée!
Bizz

Flamme
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Wink coucou Frego

j'aime toujours ta précision, l'ajout de références.Comme Flamme le moment du pull est touchant, sans en faire trop. [goodjob] [master]

Tu l'a appelée Emma Watson, je finis quand même par te poser la question, t'es fan d'harry potter? Personnellement j'aime beaucoup cette actrice, qui , les cheveux modifiés pourrait très bien jouer une Joan moins nunuche et dynamique! Elle a un côté très naturel.
https://plus.google.com/ EmmaWatson/posts


bizz [hello] [jump] [jump] [jump]

Elaine

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Coucou les filles, ;D

Flamme: Dans outlaw world, il y des grands singes qui font parti de la Faune d'Uranus. Et je suis sure que dans le livre Pulp original, le dossier sur Uranus y est inclu.

Elaine: Oui je suis une fan d'Harry Potter et j'aime beaucoup le personnage d'Hermione Granger, incarne par Emma Watson. Je l'aime egalement comme actrice. J'aime aussi le personnage de Watson dans Sherlock Holmes. ;D. Et personnellement, j'ose esperer que, dans ce recit, je decris une Joan, pas nunuche du tout!

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Frego

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Lun 16 Déc 2013 - 18:18
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Et hop, retour sur Tyrial...

Limeye Smile


L'après-midi s'avançait. Après avoir consulté la fin du rapport de Carthew et le résultat des différents interrogatoires, Curtis avait désormais une bonne idée de la situation dans le système solaire et pouvait aussi imaginer certaines contre-attaques. Il devinait par contre pertinemment que la mission confiée à Emma Watson et Isabella Randall était dangereuse. Mais il se garderait bien de le dire à Joan. "J'espère que Jennings pourra annoncer à Isabella que sa fille est vivante", songea-t-il. "Cela l'encouragera certainement... et l'aidera peut-être à rester en vie. Il faut que je dise aussi à Jennings qu'elles vont trouver le rapport sur notre mission sur Uranus dans le laboratoire du Comète. Il pourrait leur être utile. Elles trouveront notamment des informations intéressantes sur les mines de minerai radioactif, et sur la population uranienne. Il date un peu, certes, mais une partie des données est toujours valable."

La maison de Kim était silencieuse. Chacun était ressorti, même Maëva s'était absentée, avec Andrew et Myriam, pour découvrir un peu la petite cité des pirates. Joan devait dormir. Il décida de s'en assurer, il s'en voulait de lui avoir causé une telle tristesse avec la mort d'Annie. Il aurait vraiment dû être plus prudent ! Il savait bien, pourtant, que Carthew lui apprendrait certainement quelques mauvaises nouvelles. Il avait du mal à se l'avouer, mais la mort d'Annie le touchait vraiment. Et pas seulement pour les conséquences sur Joan. Avec elle, c'était la première de leurs proches, de personnes qu'ils appréciaient, aimaient, qui disparaissait et de manière violente et cruelle. Ce décès en amènerait d'autres, il le savait. Ce n'était que le premier des sacrifices.

Il avait préparé à son tour un message pour Carthew, lui faisant part de ses propres conclusions et remarques. Il espérait pouvoir sortir un peu en fin de journée, avant de retrouver tous leurs amis pour cette petite réunion à laquelle il les avait conviés, afin de pouvoir recontacter le Président ou au moins Jennings.

Il entra sans bruit dans la chambre, vit avec soulagement que Joan dormait. Andrew avait promis de bricoler les cales pour surélever le lit, en fin de journée, quand elle serait réveillée et pendant qu'elle ferait une petite sortie dans le jardin ou du moins, qu'elle s'installerait au salon. Curtis s'allongea auprès d'elle, elle ouvrit légèrement les yeux.

- Dors, je suis là, dit-il simplement, en l'entourant de ses bras.

Elle vint se blottir contre lui, il lui caressa lentement le dos, elle se rendormit rapidement. Elle se réveilla vraiment une petite heure plus tard, reposée. Son regard était toujours triste et soucieux, mais ses traits s'étaient détendus. "Au moins, physiquement, elle récupère", songea Curtis.

- Où sont les autres ?, demanda Joan. J'ai l'impression qu'il n'y a personne...
- En effet. Tout le monde est occupé dehors, je pense cependant que Maëva, Andrew et Myriam ne tarderont pas à rentrer. Si tu me laisses sortir, quand ils seront de retour, je ferai un saut au centre de communication. Je veux envoyer un message au Président et j'espère surtout être en contact avec Jennings et savoir s'il a pu joindre ta mère et lui donner de tes nouvelles.

Elle sourit légèrement. Elle aussi espérait que leur ami ait réussi.

- Tu lui diras surtout de la rassurer. Ne lui dis pas que je suis fatiguée, ni malade, et encore moins enceinte ! Je voudrais lui annoncer la nouvelle de vive voix... peut-être même de visu, ce serait tellement... tellement mieux.
- Bien sûr.
- Déjà, à toi, je n'ai pas pu le dire comme je l'aurais voulu. Alors, je voudrais vraiment que maman l'apprenne comme j'en ai envie.
- Je le comprends ma douce, ne t'inquiète pas. Je dirai à Jennings que tu vas bien, que tu espères voir ta mère très bientôt. Mais dis-moi...
- Oui ?
- Comment aurais-tu voulu m'annoncer la nouvelle ?, demanda-t-il en glissant doucement sa main sur son ventre.

Elle se redressa un peu, réfléchit un instant en portant son index à ses lèvres. Il se sentit heureux d'avoir eu cette idée : la tristesse qui l'instant d'avant était encore visible dans son regard s'estompait.

- Et bien, dit-elle, je pense... voyons, si nous avions été à New York, je pense que j'aurais préparé un petit repas pour deux, et que je te l'aurais annoncé au dessert ! Oui, voilà ce que j'aurais fait !

Sa voix était devenue enthousiaste.

- J'aurais essayé de réaliser un dessert en forme de bébé ! Comme des choux à la crème, par exemple, un petit pour la tête, un plus gros pour le corps, des morceaux de fruits découpés pour faire les bras, les jambes, du vermicelle sucré, tu sais, celui qui est utilisé pour les desserts libanais ?, pour faire les cheveux, des petites perles de sucre pour les yeux, la bouche, le nez... et j'aurais écrit un petit message... quelque chose comme "devine... ?" Tu aurais aimé ?

Il éclata de rire. Il imaginait très bien la scène.

- Oui, vraiment, je crois que j'aurais adoré. Mais... seulement, je n'aurais pas voulu le manger !

Elle rit aussi, légèrement.

- C'est vrai que c'est ennuyeux... hum, alors... peut-être que simplement...

Elle le regarda alors droit dans les yeux, déposa un léger baiser sur ses lèvres, prit sa main pour la porter sur son ventre, s'écarta à nouveau un peu de son visage, et le fixant toujours, elle lui dit d'un ton grave :

- Curt, nous allons avoir un bébé.

Il la regarda gravement, jouant le jeu, puis il glissa ses mains dans ses cheveux, prit son visage entre ses paumes et dit avant de l'embrasser longuement :

- C'est une merveilleuse nouvelle, mon amour.

Limeye

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Lun 16 Déc 2013 - 18:19
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Coucou!

Un autre gros-boutte sur l’arrivée d’Isabella et cie sur Uranus. J’ai introduit un autre personnage potentiellement vilain : Le Colonel Reth Tor. Je ne sais pas encore si je vais ou non le développer. Vos opinions sont les bienvenues.

Enjoy! Cool

Le Karpetia Alias Comet se posa à l’astroport de la police interplanétaire de Sky City. Ils actionnèrent le code de sécurité du vaisseau avant de quitter l’appareil. (« N05f3R4TU+A+B-AB-O »… « Je paris que c’est une idée d’Harris ça. Marmonna la Capitaine D’Issa. Très à-propos; surtout les données biométriques. » ) Ils furent accueillis par le Général Raul Radd lui-même et son adjoint, le Colonel Reth Tor.

- Colonel Hoomz, (Watson) Capitaine Oonie (D'Issa), lieutenant Joolec (Majorek), Lieutenant Azbeth (Harris- Randall), bienvenus. Leur dit sobrement le Général Raad. Voici mon adjoint le Colonel Tor.

Raad les appelait sous leurs noms uraniens d’emprunt, tel que secrètement convenu durant sa communication privée avec le Président Carthew et l’Amiral Théron. Il sembla à Isabella que le Général était sous pression, qu’il ne semblait pas faire confiance à son adjoint. Par ailleurs, Tor avait un teint radieux et des yeux particulièrement brillants.

Ces détails n’échappaient pas à ses compagnons non-plus. Tor serait-il un utilisateur du Daminthor? Il n’avait aucun insigne de Guggenheim sur lui mais il peut l’avoir dissimulée.

- C’est un soulagement et un honneur de voir des compatriotes de retour sur la planète mère, Mesdames, Monsieur. Dit le Colonel Tor, d’une voix courtoise, légèrement pompeuse. Votre soutien est infiniment apprécié durant ces temps incertains.

- Nous vous sommes reconnaissants de votre accueil, mon Général… Colonel. Dit stoïquement la Colonel Hoomz (Alias Watson). Le président craint une tentative d’occupation par les forces de Guggenheim. Nous nous sommes portés volontaires pour vous aider dans la mesure de nos ressources.
À ces mots, le visage de Tor prit une étrange expression.

Emma Watson flairait le panier de crabes. Raad semblait foncièrement honnête; mais Tor lui donnait la chaire de poule. Elle restait sur ses gardes et voyait que ses compagnons faisaient de même.

Ils furent conduits au bureau que le Général Raad avait aménagé pour leur utilisation.

- Voilà, je vous laisse vous installer à votre aise. Dit le Général Raad. Le colonel et moi devons passer en revue les mesures de sécurité de la ville.

- Un accueil vraiment charmant. Chuchota le lieutenant Majorek. Je vais faire le tour pour voir s’ils ont caché des micros.

- Vous avez maintenant une idée de la raison pour laquelle je me suis expatriée. Murmurra la Capitaine D’Issa. Derrière notre courtoisie élaborée nous pouvons cacher une bonté ou une méchanceté extrême.

- Je sens aussi qu’elle sert souvent à couvrir son der…euh ses arrières. Éviter de choisir un mauvais camp. murmurra Isabella .

- J’aime bien le terme « Couvrir son derrière », Harris. Ne soyez pas gênée de l’utiliser. L’irrévérence est la marque de commerce de notre unité! Rétorqua tout bas la Capitaine d’Issa.

- Le Général Raad était sobre et discret, même face à son assistant. Je crois qu’il choisira de nous laisser cartes blanche pour le déroulement de notre mission et voudra que demeurions discrets, même face à lui. Il nous aidera seulement là où il le peut. Murmurra la Colonel Watson.

- En parlant de notre mission, nous ne l’avons même pas commencée que des évidences me sautent déjà à la figure. Murmura Isabella.

- Continuez Harris. Murmurra la colonel Watson.

Isabella mit sur la table le rapport des futuremen sur leur exploration d’Uranus, le portable de son mari et l’Article du Uranus Times.

- Les minerais d’Uranus sont connus pour leur radioactivité. À l’état brut, le minerai du Daminthor ne fait surement pas exception à la règle. On peut déjà prendre pour acquis que, pour le rendre utilisable, nos ennemis doivent avoir mis au point un procédé de dé-irradiation partiel. Il n’en demeure pas moins que cette substance demeure dangereuse autant pour les utilisateurs que les victimes. murmura Isabella. Peu importe ce qu’on choisit de faire, et il faut choisir, il est impossible de cacher son petit derrière.

- Pour se protéger individuellement de l’exposition au Daminthor, une combinaison anti radiation courante ferait surement l’affaire. Elles font évidemment partie de l’équipement de base des mineurs ici. Murmurra la Capitaine d’Issa. Pour une protection collective, il faudra penser à des boucliers anti radiations, surtout pour les vaisseaux. Il faudra mobiliser des scientifiques et des techniciens pour ça.

- On peut parler à voix normale, Il n’y a pas de micros. J’ai vérifié minitieusement.Pour stopper l’extraction du Daminthor, il faudrait dé-irradier complètement son gisement. Il faut d’abord localiser l’emplacement exacte de ce gisement et des installations minières de Guggenheim, et trouver des forces convaincues pour une intervention musclée. Beaucoup de privilégier qui profitent de l’extraction du Daminthor ne voudront pas que cela se produise. Intervint Majorek.

- Nous savons par nos recherches antérieures que Lulanee était le point de d’arrivée des vaisseaux de Guggenheim en provenance de Mars. Lulanee est aussi mentionnée dans l’Uranus Times comme la ville qui avait été la plus touchée par cette dépression collective. Lulanee est aussi mentionnée dans le document de mon mari sur le Daminthor. Dit Isabella. La mine se trouve forcément dans les environs : sous les Grandes cavernes, Le Lac Étincelant ou Sous la vallée des voix. Dit Isabella.
Elle prit le document des Futuremen et montra la carte des environs de Lulanee. Il mentionnait aussi un peuple primitif habitant les grandes Cavernes: Le peuple de la noirceur, avec un lexique de leur langue.

- Je parie que les grandes Cavernes communiquent avec le sous sol des autres sites. Dit Isabella, on pourrait éviter le coupe gorge de Lulanee en essayant de communiquer avec les gens du Peuple de la noirceur. Peut-être nous donneraient-ils l’autorisation de passer.

- Il sera par compte surement impossible d’éviter ce coupe gorge pour retrouver et parler à Balah Hahr. Dit la capitaine d’Issa. Je sais qu’elle habite à Lulanee. Elle seule peut apporter des précisions sur les effets à long terme du Daminthor et les moyens de combattre la potentielle maladie des radiations qui va surement en découler à plus ou moins long terme. Dit la Capitaine D’Issa.

- Pour la maladie des radiations, les utilisateurs sont surement à risque à plus court terme que les victimes. Dit la colonel Watson. Cela pourrait être l’argument qui pourrait convaincre Balah Hahr de nous aider. Elle a surement le doigt pris entre l’arbre et l’écorce dans cette histoire.

- Ce sera ultimement le cas pour tous les utilisateurs. Richard veut vraiment régner sur un enfer! Notre tâche d’arrêter tout cela est vraiment colossale. Dit Isabella.

- En effet dit la colonel Watson. Si nous nous éparpillons, nous n’accomplirons rien. Nous allons nous concentrer à retrouver et parler à Balah Hahr et localiser la mine. Pour le reste, il faudra voir à qui nous pouvons demander de l’aide ici. Ultimement, il nous faudra peut-être des renforts de Phoèbe, ce qui pourrait alerter Guggenheim. Une chose que nous ferons ici et maintenant est de nous entretenir avec le Président sur un canal sécurisé et lui exposer nos observations.

- Vous pouvez y aller mon colonel. Dit Majorek.

- Ici la Colonel Watson, Jennings, me recevez-vous?

- Oui, Mon Colonel, je vous reçois clairement. Dit Jennings. J’ai de bonnes nouvelles pour tous, spécialement pour Mme Harris.

Isabella s’approcha de l’écran comme une somnambule.

- Joan?...Ezra?...Vivants ? …Demanda-t-elle.

- Le capitaine, son équipe et d’autres aussi! Je les ai vus, je leur ai parlé. Ils vont bien. Dit Jennings.

À ces mots, Isabella prit lentement un siège à côté d’Emma Watson. « Merci mon Dieu! »

- Où sont-ils? Demanda la colonel Watson.

- Ils n’ont rien précisé par mesure de sécurité mais ils sont dans notre secteur, ça je peux vous l’affirmer. Ils sont au courant de la situation dans le système. Dit Jennings.

- Ce sont vraiment d’excellentes nouvelles, Jennings! Dit Watson. Nous avons des observations pré-enquête à fournir au Président qui pourront aussi être utile au Capitaine. Pouvez-vous nous mettre en liaison?

- Je vous le passe. Dit Jennings. Ne quittez pas.

- Merci Jennings. À bientôt. Dit Watson.

L’image du Président Carthew apparût à l’écran.

- Bonsoir Colonel, j’attendais votre appel. Je vous écoute. Dit Carthew.

- Bonsoir Monsieur le président. La situation ici ressemble à un panier de crabes. Avec les renseignements déjà en notre possession et un document sur Uranus trouvé à bord du « Carpatia ». Certaines évidences nous ont frappés. Dit Watson.

- Lesquelles, Colonel?

- Comme tous les minerais sur Uranus, le Daminthor brut est radioactif. Commença Watson. Pour l’utilisation que Guggenheim en fait, il faut de toute évidence le dé-irradier en grande partie. Pour se protéger de ses effets, on peut utiliser des combinaisons et des boucliers antiradiations.

À plus ou moins long terme, il faut aussi envisager des cas de mal des radiations parmi les victimes mais aussi parmi les utilisateurs du Daminthor. Continua Watson. Les utilisateurs sont potentiellement plus à risques. Doser certains remèdes existants contre ce mal sera quelque chose sur laquelle des médecins pourraient déjà travailler, dans le cas où nous ne puissions pas retrouver la Dr. Hahr.

Pour l’emplacement du gisement, avec nos renseignements, nous pouvons déjà concentrer nos recherches sur Lulanee et ses environs, y compris les grandes cavernes et ses habitants. La Capitaine d’Issa nous affirme aussi que Balah Hahr habite Lulanee. Ces deux choses seront nos priorités. Le reste dépendra du soutient que nous pourrons trouver sur Uranus. Termina Watson.

- Très bien Colonel. Dit Carthew. Procédez selon ce plan. Si vous ne trouvez pas d’appui, je veux que vous reveniez à la base de Sky City et que vous attendiez des renforts parmi nos troupes. Si des renforts ne peuvent se déployer, je vous ordonnerai de retourner sur Phoèbe. J’informerai le Capitaine et son équipe de vos observation et recommandations. Bonne chance et soyez prudents. Nous avons besoin de vous. Terminé.
- Merci Monsieur le président. Terminé. Dit Watson.

Emma se tourna vers Isabella. Elle lui prit les deux mains.

- Maintenant tu as vraiment toutes les raisons pour t’accrocher, Isa. Dit Emma.

- Toi aussi, accroche-toi Emma. Ne tiens pas encore Janek pour mort. Dit Isabella. Si moi je peux m’accrocher, tout le monde le peut.

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Frégo

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Lun 16 Déc 2013 - 18:19
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (troisième partie)
Coucou Frégo! [goodjob] [chinese] [respekt]

Tu m'as fait passer par toutes sortes d'émotions! [electrified] [smhair] [suspicous] La crainte, la méfiance, l'inquiétude : être dans un panier de crabes, c'est jamais rassurant, pas plus que de devoir se méfier de quelqu'un qui devrait être un allié: c'est sûr que de faire jouer un rôle plus important à ton dernier-né (Reth Tor) augmentera le niveau de stress! Je sais que tu en es capable... [master]

Je n'ai pu m'empêcher de penser: ça alors, encore de nouveaux noms à retenir, tous ces pseudonymes uraniens pour l'équipe... [unconscious] Faut vraiment que je tienne une liste écrite pas loin... ;D

J'ai bien ri aussi, avec le fait de couvrir un derrière....Quelle idée avais-tu "derrière" la tête? ;D

Et finalement, beaucoup d'émotion et de joie quand Isabella a enfin appris que sa fille est vivante, et quand elle a encouragé Emma à ne pas tenir Janek pour mort... [knuddeln] [eyeheart]

Donc, j'ai passé par presque toutes les émotions! Super!
Bizz
Flamme
--------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bonsoir Frégo !

je ne peux te donner mon avis que ce soir, mais déjà merci de m'avoir fourni une bonne lecture pour mon insomnie Wink ! Je dirai comme Flamme, j'ai beaucoup aimé aussi le petit passage entre Isabella et Emma, quand la première encourage la seconde...

ce que je relève en plus, c'est que tu mets en place la contre-attaque de la résistance. Le président d'un côté qui organise et dirige les actions, le commando en expédition sur Uranus et Flam de l'autre, près à intervenir quand il le pourra. On peut imaginer que d'autres actions du même type sont menées dans d'autres endroits, peut-être pas pour des objectifs aussi cruciaux, mais cela donne une bonne idée de la façon dont la résistance s'organise.

A te lire, j'ai aussi eu une petite idée concernant le peuple de la Noirceur. Si je peux, je rédige ce soir, en espérant que ça ne coupera pas tes propres idées (sinon, on enlèvera Wink ).

bizz

Limeye Smile

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