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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [fan fiction] ELENA
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Ven 13 Déc 2013 - 14:48
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] ELENA
Hello !

Comme il n'est pas dans notre intention de ne poster que des histoires postées et lues (peut-être) déjà ailleurs, je démarre ici avec une nouvelle fan-fiction. Je préviens d'emblée, elle est hyper-romantique, eau de rose et petits coeurs partout Wow (pour vous faire une idée, à la place des étoiles qui scintillent sur votre fond d'écran, vous mettez des petits coeurs). Elle m'a été inspirée par une fan-fiction allemande dont j'ai repris quelques éléments.

Pour mes lectrices habituelles, vous allez retrouver dans cette histoire cette satanée Jelle. Et ça commence d'emblée avec elle... Pour les personnes qui me liraient pour la première fois, Jelle est née de mon imagination. Elle est la meilleure amie de Joan. Pour plus de détails la concernant, je vous renvoie à ma fan-fiction Joan's Story, publiée sur le site de Pascal.

Bonne lecture et merci de vos avis éclairés Good

Limeye


- Joan ! Ouvre !

La jeune femme brune se retourna vers ses deux compagnons. Ezra leva les sourcils d’un air désespéré. Ken secoua la tête :

- Elle ne veut pas qu’on entre. Ca fait deux jours que ça dure…
- C’est pour ça qu’on t’a appelée, ajouta Ezra.
- Quelle tête de mule !, grogna la jeune femme.

Elle sortit son petit transmetteur de son sac à main, composa le code de l’appartement devant la porte duquel ils se trouvaient tous les trois. Elle laissa sonner. Personne ne prit l’appel. Elle décida de laisser un message.

- Joan, c’est moi. Tu m’ouvres. Ca suffit de faire la tête comme ça. Tu m’ouvres. Sinon, j’appelle la sécurité et on défonce la porte. Je te laisse deux minutes.

Trente secondes plus tard, la porte se déverrouillait.

Jelle 1 – Joan 0

- Entre, Jelle. Toi seule.

Ni Ken, ni Ezra ne réussirent à apercevoir Joan. La porte se referma sur Jelle, ils se regardèrent, dans l’expectative.

Ezra finit par poser la main sur l’épaule de l’adolescent et lui dit :

- Bon, déjà, Jelle est dans la place. Allons prendre un verre, au coffee’s en bas. On va attendre des nouvelles de là-bas.
- Ok, Ezra. Mais qu’est-ce qui se passe ?

Ezra secoua la tête. Il se doutait un peu de ce qui se passait, mais pour l’instant, il ne voulait pas inquiéter Ken outre mesure.
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L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile (A. Camus)
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Ven 13 Déc 2013 - 14:48
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Ven 13 Déc 2013 - 18:23
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O-tho
Captain Future
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Sujet du message: [fan fiction] ELENA
Coucou Limeye,

Merci d'inaugurer notre installation sur ce forum par une nouvelle histoire ! (et merci a Pascal de nous accueillir!)

Bon le titre est intrigant pour le moins....
Si Ezra se doute de ce qui se passe, moi aussi...C'est encore Curtis qui fait des siennes...avec une certaine Elena? Mr. Green

O-tho (bouncing smiley) (bouncing smiley) (bouncing smiley) Mr. Green

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Ven 13 Déc 2013 - 19:06
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flamme
Marshall Gurney
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Sujet du message: [fan fiction] ELENA
Coucou les filles!

(Soupir) Limeye, tu m'as encore accrochée, happée, hameçonnée, avec cette histoire! Quelle belle surprise, surtout si tu dis que ça va être hyper-romantique... Wow (le smiley fleur bleue n'est pas là!)

O-tho, tu as sûrement raison, c'est encore Curtis qui fait des siennes... Crying Qui est Elena? Qu'est-ce qui s'est passé? Je brûle de curiosité, je me consume d'impatience...

J'ai emménagé un gril et un trampoline neufs.... mais je vais les user rapidement, surtout en les partageant! Quant au kit de nettoyage-reconsolidation, il est toujours aussi près, et prêt à utiliser!

Tu inaugures bien notre arrivée! Good

Bizz
Flamme
Wink
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(Neale Donald Walsch)

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Ven 13 Déc 2013 - 19:43
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Frégo 80
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Sujet du message: [fan fiction] ELENA
Coucou Limeye!

Ça s'annonce hyper romantique et émouvant en effet mais aussi dramatique. Wow Mois aussi tu m'as accroché! Jelle est toujours aussi inclonable! Mr. Green Vite la suite! (Pas de smiley sautillant, c'est domage! Mr. Green )

A+

Frégo Cool
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Ven 13 Déc 2013 - 20:53
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] ELENA
Bonsoir les filles !

un peu de patience pour découvrir qui est Elena... vous êtes plutôt à refroidir d'ailleurs pour l'heure ! Mais Frégo a raison, il y aura aussi du dramatique... vous allez y être plongées direct tout de suite, je vous préviens. Mais je vous rappelle... que ça se termine bien à la fin Clap

voilà donc une suite !

pour les smileys, je note qu'il manque le bondissant (ça...), ceux de Frégolo et Limaille (qui seraient bien utiles à 2 d'entre nous) et tant qu'on y est, un qui se liquéfie, ce serait pas mal non plus.

bizz

Limeye


Jelle était entrée à la suite de son amie dans l’appartement. Elles avaient immédiatement gagné le salon. Joan avait un air fermé, buté. Comme rarement son amie lui avait vu. Elle se tenait, debout, devant la grande fenêtre du salon et regardait la ville sans la voir. Jelle s’assit :

- Espèce de bourrique ! Est-ce que tu te rends compte que tu nous fiches une trouille pas possible depuis deux jours ? Et encore, je ne suis au courant que depuis à peine deux heures ! Ca va pas la tête de rester enfermée comme ça sans dire un mot ? Est-ce que tu as pensé ne serait-ce qu’une seconde à Ken et à Ezra ? A tout ce qui a pu leur passer par la tête ?
- Désolée. Je n’avais pas envie de parler.

Elle ajouta :

- Et je ne suis pas certaine d’en avoir envie maintenant.
- Envie, peut-être pas, mais besoin certainement. Qu’est-ce qui se passe, Joan ?

Elle attendit. Elle savait qu’en certaines circonstances, ce n’était pas la peine d’insister pour savoir ce que Joan avait dans la tête. Quand son amie avait cet air buté…

Au bout de cinq à six longues minutes environ, Joan se décida. Jamais Jelle ne lui avait entendu une telle voix. Chargée de colère, de désespoir, de gravité aussi. Il avait dû se passer quelque chose avec Curtis, c’était inévitable. Mais quoi ?

- Jelle… J’ai vu Curtis avec une autre femme.

Jelle écarquilla les yeux. Il en fallait beaucoup pour étonner la jeune femme brune. Vraiment beaucoup. Qu’est-ce que Joan avait dit ? Curtis ? Une autre femme ?

Jelle 1 – Joan 1

- Hein ? Et elle sort d’où ?
- De son passé.
- Quoi ?

Joan se retourna vers son amie, quelques instants. Avant de reprendre sa veille face à la ville. Jelle fit un petit geste qui signifiait : ok, ok, pas la peine de répéter, j’ai entendu…

- C’est Ezra qui m’a dit qui elle était.

Intérieurement, Jelle grogna contre le colonel. Il aurait pu la mettre au courant aussi. Quelle idée de lui faire ce genre de cachotteries !

- Il y a autre chose, Jelle.

Le ton de Joan s’était fait plus grave encore, du moins si cela était possible. Et sa voix plus basse. Jelle fixait le dos de son amie. Toujours très droite devant la fenêtre.

- Je suis enceinte. De Curtis.

Jelle ouvrit la bouche, mais aucun son n’en sortit. C’était la première fois de sa vie que ça lui arrivait.

Clouer le bec à Jelle Ashton était mission impossible. Seule Joan - et alors aussi Curtis - était donc capable de le faire…

Jelle 1 – Joan 2

Jelle ne savait pas quelle question poser en premier. Depuis quand ? Comment ? Pourquoi tu ne m’as pas dit ? T’as couché avec lui ? Quand ? Où ? C’était comment ? Et maintenant ? Il le sait ? Que vas-tu faire ? Et, et… ???

Elle abandonna très vite l’idée de poser l’une d’entre elles, ne pouvant déterminer laquelle était la plus importante, et se leva pour s’approcher de son amie. Elles étaient sensiblement de la même taille, même si Joan dépassait Jelle d’un ou deux centimètres. Jelle força Joan à se retourner vers elle en lui posant les deux mains sur les épaules. Elle frissonna en croisant son regard. Déterminé. Grave. Avec une insondable douleur.

- Je le garde.

Jelle entoura son amie de ses bras. Joan posa la tête sur son épaule. Ca faisait au moins trois minutes que Jelle n’avait pas dit un mot. Un record mondial. Non. Un record interplanétaire.

- Bon. Et si tu me racontais tout depuis le début, maintenant que tu m’as craché le morceau ?

Joan lui répondit par un léger soupir. Elle se détacha de l’étreinte de son amie et alla s’asseoir. Jelle venait de remporter la dernière manche : elle allait parler, tout raconter des événements de ces derniers jours, de ces dernières semaines puisqu’il allait bien lui falloir remonter jusqu’à… cette nuit-là. Est-ce qu’une nuit peut changer une vie ? Joan, en ces minutes, en ces heures, savait que oui. Que sa vie avait basculé cette nuit-là, comme elle avait déjà basculé des années plus tôt sur Jupiter, par un beau matin d’été. Une nouvelle bascule. Une nouvelle direction. L’inconnu, à nouveau. A affronter. Un défi. Sans doute avait-elle les épaules solides et le cœur bien accroché pour que la vie la mette ainsi face à de telles responsabilités, de telles épreuves aussi…

Elle commença son récit, d’une voix un peu monocorde. Comme si elle essayait de se détacher de ce qu’elle racontait et qui était pourtant l’un des événements les plus importants de sa vie.

- C’est arrivé au cours de la mission pour récupérer les textes sacrés d’Erkom. On était entré tous les deux, avec Otho, dans le repaire des Outras. On avait réussi à récupérer les textes sacrés et à retourner au vaisseau, après quelques péripéties dont je te passe les détails. Au cours de ces heures, on a dû se sauver mutuellement la vie au moins deux ou trois fois chacun… entre les Outras à affronter, les pièges, les combats… Il m’arrive de me demander encore comment on a fait pour revenir au vaisseau sans blessures graves, et surtout… en vie. On est reparti aussitôt. Après quelques heures de vol, je suis allée me reposer. Mais je n’arrivais pas à dormir. Je me tournais, me retournais… je suis incapable de te dire pourquoi, cette fois, j’ai ressenti de façon plus violente que d’habitude qu’on était passé très près de la mort, et combien la vie pouvait être précieuse et… rare. Et que… que je ne voulais pas mourir, demain ou dans un mois, un an, sans… sans avoir fait l’amour avec lui. Tu vas rire, mais… j’ai pensé à toi à cet instant. Alors que je m’étais assise sur le bord de mon lit et que je prenais ma décision. Je suis sortie de ma cabine et j’ai traversé le couloir, le vaisseau était silencieux. J’ignorais si Curtis se reposait ou pilotait encore. En fait, je ne me suis même pas posé la question. J’ai frappé à sa porte. Il y était. Il ne dormait pas, non plus. Il m’a regardée une longue minute sans rien dire, il y avait tant dans ses yeux, je te jure, Jelle… je n’oublierai jamais… son regard durant cette minute. Il a fini par me demander : "Qu’y a-t-il ?" Sa voix était très grave. Plus que d’habitude. J’ai répondu : "Je veux dormir avec toi". Il m’a simplement demandé : "Tu en es sûre ?". J’ai dit "Oui". Alors, il m’a fait entrer et… on a fait un merveilleux voyage.

Un instant, Joan mit ses mains devant ses yeux, ses coudes appuyés sur ses genoux, ses bras soutenant son visage. Comme à chaque fois qu’elle repensait à ces heures-là, et encore plus depuis deux jours, elle était profondément émue. Aucun homme ne l’avait emmenée si loin. Jamais elle ne s’était sentie si bouleversée, si heureuse aussi. Jamais elle ne s’était sentie autant en harmonie avec quelqu’un. Et elle savait pourquoi. Parce qu’elle l’aimait très fort. Parce qu’il était l’homme de sa vie. Même s’il ne devait être l’homme que d’une seule nuit.

- Tout s’est précipité ensuite. On faisait route vers Athenia. Il y a eu d’autres combats, très violents. Tu le sais, j’ai été blessée sérieusement à cette occasion, et rapatriée sur Terre dès que ça a été possible. Curtis aussi a été blessé. Plus gravement. Ceux qui nous ont secourus l’ont emmené. C’était des Néméens. Ce n’est qu’avant-hier que j’ai rassemblé quelques pièces du puzzle qui me manquaient. Et encore… il reste des zones d’ombre. Pourquoi m’a-t-on laissée sur Athenia, et pas lui ? Je n’ai pas la réponse… pas vraiment. Tu me diras ce que tu en penses, tout à l’heure.
- Continue.
- On m’a donc rapatriée sur Terre, plus de trois semaines après les combats. Des Néméens se sont occupés de moi, tout le temps que j’ai été sur Athenia, jusqu’à ce qu’Ezra parvienne à faire partir un vaisseau d’assistance médicale pour me ramener. Puis tu sais que j’ai passé plus d’un mois à l’hôpital, tu es venue me voir au début.
- Oui. Et tu peux dire que tu as bien caché ton jeu, aussi. Je n’aurais pas deviné… que tu avais osé !
- Il faut dire qu’ils me shootaient salement, aussi, et j’étais vraiment dans les brumes quand tu es venue…
- Ce n’est pas faux.
- Juste avant de quitter l’hôpital, le médecin qui s’occupait de moi est venue me voir. Docteur Blend. C’est elle qui m’a dit… pour le bébé. J’étais à mille lieux d’y penser. Je n’avais aucun moyen de me - nous - protéger d’une grossesse. Ni avant, ni pendant, ni… après. Puisqu’on s’est battu, que j’ai été blessée… si ce n’était pas arrivé, oui, j’aurais trouvé le moyen de mettre le patch de secours, mais là…

Jelle hocha simplement la tête, compréhensive.

- Ca m’a fait l’effet d’une bombe. J’ai essayé de joindre Curtis. Dans le Comète, et sur Tycho aussi. Je n’ai pas eu de réponse. Je ne savais pas où il était. Personne ne le savait… Ezra a essayé de se renseigner, mais même en haut lieu, tout le monde ignorait où il était passé, ainsi que tout l’équipage.

Joan se tut un moment. Elle regarda Jelle et lui demanda :

- Tu veux un thé ?

Jelle accepta. Elle devinait que la suite du récit allait être difficile, et que son amie avait besoin d’un réconfort. Elle se leva et le prépara. Joan fit lentement tourner sa tasse entre ses mains, but une gorgée brûlante puis reprit :

- Je ne l’ai revu qu’il y a deux jours. A la soirée d’honneur du Président. Je ne pense pas qu’il m’ait vue. Comme toujours, ça se passe dans les jardins du Laventin. Tu vois l’endroit ?
- Oui, j’y suis allée deux ou trois fois avec Davies. C’est très grand et très beau.
- Oui, c’est un beau parc. Réservé à la Présidence, aux cérémonies… Bref. Il y avait déjà beaucoup de monde. Ezra avait un peu insisté pour que je vienne, car Anders devait saluer ses équipes parmi les plus méritantes de l’année, et on en faisait partie tous les deux. Et Ezra pensait que ça me ferait du bien de voir un peu de monde, de changer d’air, alors que ma convalescence se terminait tout juste. Je pense que s’il avait su… il n’aurait pas insisté autant. Il doit s’en vouloir terriblement de m’avoir imposé… un tel choc. Ma chance, si je peux dire ainsi, a été d’être toute proche d’un énorme massif de rhododendrons. Dès que je les ai vus arriver… je me suis glissée derrière. J’y suis restée quelques minutes, complètement abasourdie. Elle est très belle. Elle l’aime. Lui aussi. Ca se voit. Jamais je ne l’ai vu si heureux… Jamais. Alors, je suis partie. Je suis rentrée ici. Et je n’ai pas bougé depuis deux jours.

Elle se tut. Elle n’avait rien à ajouter.

- Tu veux garder le bébé ?
- Oui. Comment pourrais-je…

Jelle se leva et s’assit à côté de son amie. Lui mit le bras autour des épaules.

- On t’aidera. C’est un bébé de l’amour. Ce sera un beau bébé.

Joan regarda son amie, droit dans les yeux. Une larme glissa sur sa joue. Enfin. Enfin, elle allait pouvoir pleurer.
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Ven 13 Déc 2013 - 21:58
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Frégo 80
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Sujet du message: [fan fiction] ELENA
Eh bien Limeye, pour le plongeon tête première dans le drame c'est réussi Shocked Good Master Il est certainement arrivé des bricoles à Curtis avec les Néméens. Question Surtout que son équipage aussi ignorait où il était passé. Question

À suivre Mr. Green

A+

Frégo
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Sam 14 Déc 2013 - 01:33
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flamme
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Sujet du message: [fan fiction] ELENA
Coucou les filles!

Unbelievable Unbelievable Unbelievable

Je suis sous le choc, je sens que je vais trouver ça dur... Crying C'est le "Elle l’aime. Lui aussi. Ca se voit. Jamais je ne l’ai vu si heureux… Jamais." qui m'a surtout mise dans cet état! Angry Curtis est sûrement manipulé, il ne doit pas être dans son état normal! Mad

Elle doit être Néméenne et c'est probablement elle qui l'a soigné? L'effet Florence Nightingale? Heureusement que tu as dit que ça se termine bien à la fin, et que je sais que je peux te croire! Mais pour qui ça se termine bien, au juste? Tu vas devoir travailler fort, je le sens... Et Ezra, que sait-il au juste? Il doit se sentir mal pour vrai, surtout que c'est lui qui a insisté pour qu'elle vienne...

J'adore l'entêtement de Joan dans cette affaire, et je te dis Good , c'est une brillante Idea de nous faire suivre le compte des points entre Jelle et Joan, j'adore! Master

Je viens de prendre un coup de froid... intérieur! Ça fait changement de la liquéfaction, par contre... Mr. Green Ça fait moins de dégâts à ramasser!

Flamme ébranlée, à peine remise de la transplantation
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Sam 14 Déc 2013 - 04:50
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] ELENA
hello les filles !

c'est sûr que ça fait un choc, je compatis Run

je vous livre une petite suite !

bizz

Limeye


Le soir même se déroula une véritable réunion de crise dans la maison d’Ezra. Jelle avait alerté son mari aussitôt, et il avait quitté le Canada avec leurs deux petites filles, pour rallier New York. Jelle ne lui avait rien raconté. Elle lui avait seulement dit de venir car il y avait urgence. Méga urgence. Joan se reposait dans la chambre où Ken dormait quand il venait passer un moment chez le colonel, que Joan sortait ou s’absentait. Les enfants dans une autre petite pièce, qui servait de débarras à Ezra, et dans laquelle, ils avaient rapidement installé deux matelas. Tous les autres étaient réunis sur la terrasse, car il faisait très bon. L’été tardait à arriver, du moins, les grandes chaleurs, et en d’autres circonstances, ils auraient apprécié la douceur du soir. Mais en ces heures particulières, personne n’y porta attention. Jelle fit le récit complet de ce que Joan lui avait raconté. Quand elle leur annonça que Joan attendait un bébé, Ezra se passa la main sur le visage. Il était très pâle. Il mesurait seulement maintenant l’ampleur de la situation. Pendant deux jours, il avait seulement cru que Joan encaissait à sa manière le fait d’avoir vu Curtis et Meelin ensemble, et ce qu’il lui en avait dit le lendemain, le seul moment où il avait pu lui parler, et encore, uniquement par transmetteur vocal.

- Qu’est-ce qu’elle veut faire ?, demanda Davies.
- Elle veut le garder. De toute façon, il ne lui reste plus beaucoup de temps pour prendre une décision. C’est limite. Elle est à près de trois mois de grossesse.

Davies opina.

- Et Curtis ?, demanda Ken. Il n’est pas au courant…
- Elle a essayé de le joindre, quand elle est sortie de l’hôpital. Elle voulait lui dire. Prendre une décision avec lui aussi. Il était injoignable. Je commence à comprendre pourquoi. Maintenant… maintenant, je ne sais pas. Elle ne m’a pas dit si elle voulait qu’il sache ou pas.
- Il faut qu’il le sache, dit Ezra.
- Je partage ton avis, dit Davies. Il en a le droit.
- Et le devoir, ajouta Ezra.

Jelle soupira. Ils restèrent tous silencieux un bon moment.

**


C’était l’heure la plus sombre de la nuit. La plus profonde aussi. Curtis ne dormait pas. Il tenait Meelin tout contre lui. Meelin qu’il avait retrouvée. Qu’il avait épousée aussi, trois semaines plus tôt, quand il avait été à peu près remis de ses blessures. Ils repartiraient pour rejoindre le peuple des descendants de Deneb demain matin. Il avait, la veille, longuement parlé avec le Président. De ses nouveaux projets. De sa nouvelle vie. Sur Némès s’ouvrait à lui la possibilité de découvrir beaucoup de choses sur le peuple qui avait petit à petit colonisé la galaxie. Remonter l’Histoire jusqu’à leurs origines était l’un des défis qu’il avait toujours été curieux de relever. Plus que curieux, même. Il était fasciné par cette histoire. Il savait que c’était l’une des grandes inconnues de ce monde. Et comme toute inconnue, en bon scientifique, il voulait en percer le mystère, du moins une partie. Et retourner sur Némès lui offrait aussi l’opportunité de vivre avec Meelin. Il n’aurait jamais cru que ce serait possible.

Mais alors que s’ouvraient devant lui de telles perspectives, il ne put empêcher un léger doute se glisser en lui. Et Joan ? Il ne pouvait s’empêcher de penser à elle. Il ne l’avait pas revue depuis qu’ils avaient été blessés avant d'arriver sur Athenia. Il savait qu’il lui devait la vie. Que si elle ne s’était pas interposée, entre le puissant Outras qui l’avait désarmé et lui, il ne serait pas là aujourd’hui. Il avait demandé de ses nouvelles à Ezra, il y a deux jours. Celui-ci lui avait seulement répondu, un peu hésitant, qu’elle se remettait de ses propres blessures. Joan était la seule femme avec laquelle il aurait pu oublier Meelin. Ou du moins, sans l’oublier, aimer vraiment. Faire un autre projet de vie. Des quelques femmes qu’il avait croisées et qui avait un tant soit peu compté, elle était la seule qu’il ait vraiment aimée, avec Meelin. Il repensa à cette nuit, quand elle avait eu le courage de venir le retrouver. De faire ce qu’il hésitait lui-même à faire depuis déjà… des mois, des années, même. Toujours retenu par le souvenir de Meelin, du moins, au début de leur relation, puis ensuite, par la peur de la perdre, de l’entraîner vers une vie encore plus dangereuse. Oui, elle avait osé. Et il n’avait pas refusé. Avait-il eu raison de le faire ? Il ne se posait pas la question pour lui-même, car il garderait un très beau souvenir de cette nuit-là, de cet échange entre eux deux, de cette fusion. A l‘évoquer, il frissonna. Oui, ils s’étaient aimés très fort. Mais pour elle-même. Car cette nuit serait unique et qu’il n’y en aurait pas d’autres. Puisqu’il avait retrouvé Meelin.

Et le choix s’était imposé de lui-même. Elle ne l’avait pas oublié. Elle avait toujours espéré qu’ils se retrouveraient, un jour. Et ce jour était arrivé. Dans des circonstances bien particulières, mais il était arrivé. Et il s’était alors senti profondément heureux. Il n’oublierait pas Joan, comment pourrait-il l’oublier ? Mais il avait retrouvé Meelin. Il espérait, mais il savait aussi que c’était une espérance vaine, que Joan ne souffrirait pas trop de son absence, de son départ, de son choix. Il aurait aimé lui parler, mais Ezra lui avait fait comprendre, à demi-mots, qu’il valait mieux qu’il s’abstienne, du moins pour le moment, de la revoir. A cause de Meelin. Et comme ils allaient partir, loin… Il avait pensé à lui laisser une lettre, mais il ne parvenait pas à trouver les mots justes. Non, il aurait mieux valu lui parler, même si cela s’annonçait difficile et douloureux, cela aurait été mieux. Alors, finalement, il partirait dans le silence. Il le regrettait, et peut-être était-ce aussi à cause de ce regret qu’il avait du mal à s’endormir, cette dernière nuit sur Terre. Car il aurait voulu être franc, sincère et juste avec elle. Pourrait-elle l’oublier ? Et aimer un autre homme ? Faire sa vie aussi ? Il l’espérait pour elle. Mais là aussi, il n’en était pas certain. Joan était, comme lui, une personne trop entière. Trop sincère. Et il savait pertinemment qu’elle l’aimait vraiment beaucoup. Profondément. Ce qu’elle lui avait donné, tout au long des mois où ils s’étaient fréquentés, où ils avaient travaillé ensemble, voyagé ensemble, mais aussi au cours de cette unique nuit qu’ils avaient partagée, le lui prouvait si tant est qu’il avait besoin de preuves.

Il savait déjà que la seule ombre qu’il y aurait sur son départ, dans quelques heures, serait l’ombre de Joan.
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Sam 14 Déc 2013 - 05:34
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flamme
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Sujet du message: [fan fiction] ELENA
Coucou Limeye!

J'ai de la difficulté avec cette histoire... je ne comprends pas bien le cheminement intérieur de Curtis dans tout ça.... Mad Il aime deux femmes, mais l'une plus que l'autre, semble-t-il... assez pour l'avoir épousée! Angry Ça explique mieux pourquoi il s'est retenu d'avoir une relation avec Joan toutes ces années, mais sachant qu'elle l'aimait, il aurait dû lui dire bien avant que son cœur était pris ailleurs...

Pour le bébé, je ne suis pas certaine que c'est une bonne idée de le dire à Curtis... Il a le droit de savoir, bien sûr, mais il ne peut plus revenir en arrière, il a pris sa décision... et si jamais il revenait, je ne sais pas si Joan aimerait se demander s'il est revenu à cause du bébé! Question

Je suis bien curieuse d'apprendre comment Curtis et Meelin ont fait connaissance, ce qui les a séparés, ce qui les a fait se retrouver... et qui est Elena dans tout ça??? Est-ce le bébé que Joan attend?

Quel suspense! Je ne me peux plus... Mais je me sens quelque peu désenchantée! Sad J'essaie de garder espoir, tout de même, pas facile...

Bizz
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Dernière édition par flamme le Sam 14 Déc 2013 - 07:05; édité 1 fois
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Sam 14 Déc 2013 - 06:53
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O-tho
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Sujet du message: [fan fiction] ELENA
Coucou Limeye,

Wow....cough cough cough..hmmm...Gloups Shocked Shocked ..
Moi qui pensais que Curtis s'etait fait drogue, zombifie, implante des microchips....Ben non , du sentiment, tout simplement!

Et je rejoins un peu les commentaires de Flamme: si Curtis etait trop entier et sincere comme Joan, il aurait du etre honnete avec elle a un moment donne, vis a vis de ses attentes...Elle apparait un peu comme une roue de secours au cas ou Meelin ne revenait pas dans sa vie....

Je suis aussi curieuse de voir ce qui s'est passe avec Meelin...Je me demande si le fait d'aller aux sources de l'humanite compte aussi dans son attraction pour Meelin...

Pooov' Joan, je ne suis pas sure non plus que dire a Curtis pour le bebe est une bonne idee, que peut-il faire vraiment la veille de partir...revenir pour le (la? C'est une Elena?) connaitre?...50 ans plus tard!
Aargh! Ne me dis pas que tu penses les faire se retrouver avec des rides et les cheveux gris!!

O-tho qui tremble sur sa chaise (sous sa couverture polaire car elle a froid... Mr. Green )

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Sam 14 Déc 2013 - 09:33
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limeye
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Sujet du message: [fan fiction] ELENA
Coucou les filles !

je sais que ce début d'histoire est très dur et bouleverse les codes du récit limeyesque habituel Wink . Et encore, vous n'avez pas lu la fanfic allemande qui m'a inspirée... c'était pire car il n'y avait aucun espoir ! Là, même si c'est dur pour Joan, je fais un peu comme dans l'Ange gardien, je lui laisse une raison de vivre.

Dans l'histoire allemande, cela racontait le tout début de la vie d'adulte de Curtis, sa première rencontre amoureuse déterminante, au point d'offrir à cette jeune femme la bague de fiançailles de sa mère. Ils étaient séparés, pour des raisons un peu confuses (dans mon souvenir), puis se retrouvaient lors d'une mission durant laquelle elle et ses troupes venaient à son secours. Il se trouvait alors avec Joan, tous deux étaient blessés (pour cela, j'ai repris les trames de ce récit comme Joan le raconte à Jelle). Et de la retrouver lui faisait comprendre que c'était elle qu'il aimait et non Joan. Mais dans cette version, Joan avait un petit côté hystérique que je n'aimais évidemment pas et ça se terminait vraiment mal pour elle.

Vous me connaissez, je n'aime pas les histoires qui se terminent mal (surtout pour Joan) et je ne pouvais rester sur cette impression de malaise que cette lecture avait provoquée sans essayer d'imaginer une autre version. C'est encore très différent de ce que j'ai fait avec Le détail du diable, ça n'a rien à voir du tout... c'est carrément une autre histoire. D'ailleurs, j'ai changé les noms des personnages et des lieux.

Curtis n'a pas vraiment le beau rôle, c'est vrai. Vous me direz si ça s'améliore au fil du récit ou pas. Je réserve bien entendu quelques surprises (dont des belles, je vous rassure). Il n'a en effet rien dit de son passé à Joan pour des tas de raisons... compliquées (version allemande). Je pars avec le postulat que s'il ne l'a pas fait, c'est pour son côté secret, se livrant peu. Et s'il est attirée par Meelin, c'est aussi, comme tu le soulignes O-tho, par la goût de la découverte et du mystère. Même si ce n'est pas la seule raison, cela joue aussi. Mais je ne vous en dévoile pas trop... non plus, pour vous laisser le plaisir de la découverte !

Et j'ai aussi écrit cette histoire car j'avais deux scènes en tête en particulier, en plus de ce dialogue initial entre Joan et Jelle. Les deux scènes sont une entre nos deux tourtereaux (ça devrait vous donner de l'espoir de les faire se revoir - et je te rassure, O-tho, bien avant qu'ils aient des cheveux gris), et l'autre entre Simon et Curtis. Mais c'est pour beaucoup plus loin...

En attendant, je ne laisse pas planer le suspens plus longtemps, je vous laisse faire connaissance avec Elena... comme Joan et Jelle, d'ailleurs. Et j'espère que cette scène vous réconfortera.

Bizz

Limeye


- Doucement, ma Joan, doucement…
- Madame Ashton ! Je vous fais sortir si vous dîtes encore un mot de ce genre ! Ce n’est pas à vous de guider l’accouchement !

Jelle jeta un regard noir au médecin accoucheur. Heureusement que tout se passait bien, car ce type était aussi compétent qu’elle-même l’était pour chanter. Jelle avait une voix de fausset, et elle le savait parfaitement. Jamais elle n’aurait osé chanter dans une chorale, ni même seule, sous la douche. Alors pourquoi cet imbécile disait-il à Joan de pousser, alors que là, maintenant, justement, il fallait qu’elle laisse faire le bébé ?

Elle reporta son regard vers son amie, la réconforta d’un sourire. Un sourire qui voulait dire : il approche. Il sera là dans quelques minutes. Elle saisit le petit linge humide avec lequel elle épongeait son visage depuis plusieurs heures. Et cela fit du bien à la jeune femme. Les cheveux blonds de Joan étaient collés à son front, et la caresse de Jelle avec le linge humide les repoussa un peu sur les côtés.

Jelle releva la tête. En face d’elle, la sage-femme qui les entourait depuis qu’elles étaient arrivées à l’hôpital la regarda avec compréhension. Les deux femmes étaient parfaitement d’accord sur la marche à suivre. Une légère pression de la main de la sage-femme sur le bras de Joan fit comprendre à celle-ci qu’elle devait écouter son amie, et elle cessa de pousser. Elle sentit son ventre se détendre alors, et doucement, la tête du bébé sortit entre ses cuisses. Plus tard, Jelle lui expliquerait que si elle avait continué à pousser comme le disait ce crétin de médecin, elle aurait été déchirée. Là… elle avait évité cela. Et l’enfant sortit en douceur. Le regard de Jelle quitta alors le visage de son amie, pour le regarder. Ce fut la sage-femme qui le retint, car le médecin guidait les derniers gestes de la naissance. Jelle vit apparaître le petit duvet roux et le visage un peu rouge du bébé. Puis ses épaules et enfin, tout son petit corps. Un peu du cordon ombilical se déroula alors. L’enfant ne pleurait pas, mais il avait les yeux ouverts et son premier regard fut pour sa tante, sa future marraine. Jelle lui sourit. Waouh ! Qu’elle est belle !

La sage-femme tendit alors l’enfant à Jelle pour qu’elle l’approche de Joan.

- Regarde ta fille, ma Joan… regarde comme elle est belle !

Joan souleva légèrement sa tête. Mais déjà, Jelle posait le bébé sur sa poitrine, contre son ventre chaud. Elle sentit le petit corps, un peu visqueux, se glisser contre elle. Une petite main, un petit bras se poser entre ses deux seins, alors que la tête reposait sur son sein gauche.

Curtis ! Tu as une fille ! Une fille !

Ce furent ses premières pensées.

- Faites-la pleurer, ordonna le médecin d’un ton sévère.
- Pourquoi ?, demanda la sage-femme. Cela arrive que des bébés ne pleurent pas. Et cette petite est bien éveillée et respire tout à fait normalement.

Le médecin émit un grognement.

- Alors, occupez-vous du cordon.
- Bien, docteur, répondit la sage-femme, trop heureuse de ne pas laisser le médecin intervenir.

Elle avait assisté à beaucoup de naissances, des faciles, des compliquées, des urgences, des bonheurs, des enfants morts-nés aussi, hélas, quelques-uns, des enfants handicapés aussi… et cette nouvelle naissance serait, fort heureusement, à classer parmi les aisées. Elle avait apprécié la présence de la jeune femme brune avec elle. A elles deux, elles avaient pu aider la future mère le mieux possible, et surtout, contrer les ordres farfelus de l’obstétricien. Et éviter des complications peu agréables à la jeune maman. Maintenant, elle devait s’activer. Aider à l’expulsion du placenta, et donner les premiers soins à l’enfant.

Elle s’occupa d’abord de l’enfant, elle savait qu’elle disposait d’une dizaine, voire d’une quinzaine de minutes, avant l’expulsion du placenta. Rapidement, elle essuya la petite fille, coupa le cordon, fit les premières vérifications, puis redonna le bébé à Jelle qui la ramena aussitôt auprès de Joan. Puis elle s’occupa de la maman. Le médecin leur tournait le dos, il rangeait ses propres affaires, puis sans un mot, il quitta la salle d’accouchement. La sage-femme poussa un soupir de soulagement, auquel répondit celui de Jelle. Elles ne dirent pas un mot, mais leurs regards se croisèrent : elles s’étaient parfaitement comprises.

Joan n’avait rien soupçonné de tout cela. Elle s’était sentie immédiatement en confiance avec la sage-femme, et la présence de Jelle l’avait rassurée dans les moments difficiles.

- Bon, maintenant que l’on sait que c’est une petite fille, parce que quand même, tu nous as fait languir pendant des mois, tu me dis son prénom ? Qu’as-tu choisi ?
- Elena. Je veux qu’elle s’appelle Elena. Et qu’elle ait ton prénom comme deuxième prénom, si tu es d’accord bien entendu.

Jelle afficha un magnifique sourire. Elle s’en doutait, depuis longtemps. Elle savait que Joan donnerait très certainement à son enfant, si c’était une fille, son prénom comme deuxième ou troisième prénom. Et elle ne fut nullement étonnée du choix d’Elena. Cela aussi, elle s’en doutait. Un lien avec Curtis. Un autre lien.

- Je suis d’accord. Oh ! On dirait qu’elle veut déjà téter… Attends, je vais t’aider à la mettre bien.

Et Joan sentit la petite bouche glisser sur son sein, les doigts de Jelle soulever délicatement la tête de l’enfant pour mieux la placer. Puis les petites lèvres s’emparèrent de son mamelon et l’enfant commença à tirer dessus.

La sage-femme sourit :

- C’est très bien ! Elle m’a l’air volontaire cette petite ! Et déjà bien vigoureuse, même si elle fait plutôt un petit poids. Moins de trois kilos…
- De toute façon, avec la mère qu’elle a, elle ne peut être que volontaire, déclara Jelle avec un grand sourire.

Elle regarda Joan à cet instant, mais le visage de son amie était marqué d’une profonde tristesse. Jelle déposa aussitôt un baiser sur le front de la jeune maman. Puis lui murmura à l’oreille :

- Nous sommes là, Joan. Nous sommes là. Tout ira bien.
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Sam 14 Déc 2013 - 15:38
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flamme
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Sujet du message: [fan fiction] ELENA
Bonjour Limeye!


Tes explications, avant le début du dernier post, m'ont beaucoup intéressée... Je comprends parfaitement qu'après avoir lu un tel récit, tu aies voulu le changer à ta façon... limeyesque, limeyenne, limeyoise! Good

Le goût de la découverte et du mystère fait souvent faire des folies à Curtis, on le sait bien... Mad On dirait même qu'il perd la notion de l'essentiel, quand ça lui arrive, ce n'est pas la première fois que je ressens cela! Rolling Eyes

C'est rendu intense, ma façon d'embarquer dans tes histoires... Mr. Green Unbelievable horified
Parce que je n'imagine pas nécessairement leur prochaine rencontre de façon agréable, ni pour l'un, ni pour l'autre... Ça ne me donne pas espoir de penser à cette prochaine rencontre... c'est fou, hein? Je sèche complètement dans mes échafaudages d'hypothèses sur la façon dont l'histoire pourrait bien se terminer, c'est rare que ça m'arrive! Je vais y retravailler... Question Mr. Green

Chère Jelle... toute cette scène me rappelle comment je me sentais en écrivant l'accouchement de Joan dans l'Ange gardien... j'étais triste aussi, mais au moins, dans mon esprit, je me consolais en pensant que le papa avait une meilleure raison d'être absent (si je peux m'exprimer ainsi, tout est relatif bien sûr!)

Bizz
Flamme
fleur bleue terrassée par le froid!

PS j'ai une petite question: quand on regarde la liste des sujets dans la section fan fic, on peut voir que le symbole "Lune" avant le titre clignote pour certains d'entre eux, dont la première partie des Visages de mon ennemi: pourquoi?

Et certains sont jaunes, d'autres blancs: Pourquoi?

Ma curiosité scientifique reprend le dessus... Bye
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Sam 14 Déc 2013 - 16:48
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Sujet du message: [fan fiction] ELENA
Coucou Flamme !

je sens que tu "embarques", et c'est pour cela aussi que j'ai replacé le contexte de l'écriture de cette histoire.

je comprends aussi qu'il soit difficile d'échafauder des hypothèses pour savoir comment les choses vont se dérouler. Je poursuis avec Joan, elle doit prendre des décisions importantes, pour elle et Elena.

bizz

Limeye


- Alors, tu as pris ta décision, finalement ?

Joan regarda Jelle.

- Oui. Je vais accepter la proposition du Président. C’est un poste très intéressant, certes plutôt administratif, mais avec des responsabilités. Un travail d’équipe aussi. Même si…
- Même si quoi ?
- J’aurais préféré aller sur une autre lune qu’une lune de Jupiter, mais… le général Aden est un homme qui a une solide réputation. Efficace, exigeant, mais qui sait reconnaître la valeur de ses agents. Je pense que c’est une bonne opportunité pour moi. Et j’ai envie de quitter la Terre.

Jelle hocha la tête. Depuis la naissance d’Elena, et même peut-être avant, elle avait deviné que son amie ne resterait pas à New York. Mais elle n’avait pas imaginé qu’elle quitterait la Terre pour autant. Quand elle avait repris son travail, avec Ezra, trois petits mois après la naissance, Joan avait vite compris qu’elle ne pourrait pas continuer comme avant. Repartir en mission était devenu impossible pour elle : à cause de sa fille qu’elle n’imaginait pas laisser derrière elle, même aux bons soins de Jelle et Davies, et aussi parce que partir en mission lui rappellerait trop Curtis. Elle avait alors fait la demande d’un poste plus administratif, ce qui lui avait été accordé rapidement. Mais il y a trois semaines maintenant, le Président l’avait convoquée et lui avait proposé ce poste sur Ganymède.

- Lieutenant Randall, j’ai une proposition à vous faire. Vous avez accepté voilà plus d’un an un poste administratif, mais que je trouve peu adapté à vos compétences. Vous méritez beaucoup mieux. J’ai une proposition à vous faire, mais elle vous obligera à quitter la Terre… et aussi, à accepter le titre de Major.
- Je vous écoute, Président.
- Il s’agit du poste d’adjoint à l’administrateur de Ganymède, le général Aden. Vous avez entendu parler de lui, je suppose.
- Oui. Il est très réputé parmi tous les agents de la police interplanétaire. C’est lui qui a vaincu les forces de Morius, lors de la bataille des Achars.
- Exactement. Il est en poste sur Ganymède depuis deux ans, et il vient de licencier son adjoint qu’il jugeait incapable et corrompu. Il a besoin de quelqu’un pour le seconder, et nous avons notamment pensé à vous. Je lui ai fait parvenir les dossiers de plusieurs personnes qui pouvaient prétendre à ce poste et c’est le vôtre qu’il a choisi. A condition que vous acceptiez maintenant, bien entendu.
- Je suis très touchée de votre proposition et de savoir aussi que mon dossier a plu au général, mais… cela est si soudain. Il faut aussi que je m’organise un peu…
- Un délai d’un mois pour nous donner votre réponse vous paraît-il suffisant ?
- Oui.
- Alors, c’est parfait. Voici les coordonnées du général. Vous pouvez le joindre dans la semaine pour parler de cette proposition avec lui. Cela peut vous aider à prendre votre décision.
- Merci, Président.

Quand elle avait regagné son domicile, elle avait aussitôt appelé Jelle pour lui parler de tout cela. Elles avaient passé la soirée à en discuter, s’interrompant l’une et l’autre seulement pour s’occuper des enfants. Elle avait finalement demandé une semaine de congés, qu’elle et Elena étaient parties passer au Canada, chez les Ashton, afin de pouvoir réfléchir plus sereinement à cette proposition. Mais déjà, au fond d’elle-même, Joan savait qu’elle allait accepter. Et cette semaine de vacances était surtout l’occasion de revoir une dernière fois ses amis, son amie, avant longtemps.
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Sam 14 Déc 2013 - 20:22
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Sujet du message: [fan fiction] ELENA
Je sais qu'il y aura des lectrices tardives (magie du décalage horaire !), voici donc ce qu'il advient de Joan, comment elle entame une nouvelle vie.

Bizz

Limeye


Dix jours plus tard, Joan et Elena faisaient leurs adieux à Ezra et à Ken. Ezra la voyait partir avec une certaine inquiétude. Certes, Aden avait bonne réputation, et il savait que Joan était capable d’assumer le poste et les responsabilités qui allaient lui incomber. Mais pour la première fois, elle partait seule… et avec Elena. Il ne serait pas là, ni Davies, ni… Curtis. Et cela le souciait. Même si ce départ n’avait rien à voir avec les missions périlleuses qu’ils remplissaient auparavant. Le Marshall et l’adolescent serrèrent fort dans leurs bras la petite Elena, puis sa mère, et les regardèrent monter à bord du vaisseau de la liaison régulière entre la Terre et Jupiter. Ce serait de la grande planète qu’elles gagneraient ensuite Ganymède.

Le voyage se déroula sans difficultés, et trois jours après avoir quitté Terre, Joan reposait les pieds sur Jupiter. C’était avec beaucoup d’émotion qu’elle avait vu approcher la majestueuse planète. Et revu la mer de feu, la jungle jovienne, puis l’aéroport international de Jovopolis. Fort heureusement, elles n’avaient pas à y rester bien longtemps, puisqu’elles repartirent après une escale de deux heures. Mais revoir Jupiter lui avait forcément fait penser à Curtis. Elle avait gardé sa fille dans ses bras, puisant dans la chaleur et les sourires d’Elena la force de continuer et d’affronter leur nouveau destin.

Les premières semaines de vie sur Ganymède ne lui laissèrent de toute façon pas le temps d’être triste. Elle fut accueillie par le général lui-même, et elle prit rapidement toute la mesure de son nouveau poste. Il fallait remettre de l’ordre, mettre fin aux différents petits trafics que Johnson, son prédécesseur, avaient pratiqués, faire le ménage parmi un personnel issu parfois de la mafia jovienne, et seconder le général. Elle dût aussi très vite s’organiser pour faire garder Elena, car elle n’allait pas pouvoir compter ses heures et elle rentrait souvent tard à son domicile.

Elle vivait dans une assez grande villa, avec un beau jardin. De plain-pied, la maison comptait quatre chambres, un vaste salon, un grand bureau, et une belle cuisine. Sans compter deux salles de bain et un débarras. Joan se dit que cette maison plairait à Jelle et dès qu’elle eut un moment, elle en envoya des photos à son amie. Une grande terrasse de pierres et de bois courait aussi sur deux des côtés de la maison, au sud et à l’ouest. Et sur le côté est, il y avait comme un appentis, fermé sur le côté nord. C’était trop grand pour elles deux, mais si ses amis venaient la voir, elle pourrait les loger, et cette idée lui plaisait grandement. Elle savait que de toute façon, d’ici moins de deux mois, durant l’été, Ezra et Ken viendraient certainement leur rendre visite.

Elle fit très vite connaissance avec Mary, la jeune épouse du général. Elles sympathisèrent immédiatement et la jeune femme ne fut pas étrangère aux différents changements qui allaient survenir dans sa vie, au cours des mois qui allaient s’écouler.

Lors d’un de ses après-midis de repos, Joan s’était rendue auprès de Mary. Elles aimaient passer du temps ensemble, quand le travail de Joan lui laissait un peu de répit. Mary et Aden avaient deux enfants, une petite fille de cinq ans, Flore, et Terry, un petit garçon de deux ans, à peine plus âgé qu’Elena qui avait fêté ses 18 mois à leur arrivée sur Ganymède. Pour Joan, fréquenter ces enfants, c’était offrir la possibilité à Elena d’avoir des petits compagnons de jeux.

Ce fut ce jour-là que l’amitié que les deux jeunes femmes ressentaient l’une pour l’autre se trouva encore renforcée. Mary raconta à Joan son histoire, et Joan trouva le courage de commencer à lui raconter la sienne.

Le général s’était remarié six ans plutôt avec la jeune femme. Il avait perdu sa première épouse qu’il aimait beaucoup, trois ans auparavant. Elle était atteinte d’une grave maladie, incurable, et avait beaucoup souffert durant les derniers mois de sa vie. Avec courage, elle avait face à la mort qui s’annonçait, continuant de veiller au mieux sur leurs deux garçons, alors âgés de 9 et 7 ans. Aujourd’hui, l’aîné poursuivait des études en physique nucléaire sur Terre, et le second terminait ses études au lycée. Il vivait avec eux. Mary avait rencontré le général lors d’une réception, sur Mercure où il était alors en poste, une des premières à laquelle elle assistait. Sa mère était chercheuse et son père sculpteur. Ils vivaient sur Mercure depuis sa plus tendre enfance. Elle ne gardait que très peu de souvenirs de la Terre. Elle avait tout juste 20 ans, le général en avait à l’époque déjà 38 et un glorieux passé derrière lui. Ils s’étaient plu tout de suite, mais les premiers mois de leur relation n’avaient pas été faciles. Leur différence d’âge, les sentiments que le général avait éprouvés pour sa première épouse et dont le souvenir le poursuivait encore, leurs milieux familiaux différents avaient été des freins, et parfois, des obstacles. Mais leur amour avait été le plus fort et lorsqu’il l’avait demandée en mariage, elle n’avait pas hésité une seule seconde. Ils avaient alors quitté Mercure pour Jupiter, puis Ganymède. Mary avait d’abord veillé sur les deux garçons, avec lesquels elle s’entendait bien. Elle ne voulait pas remplacer leur mère, mais elle voulait les aider à grandir, à faire leur chemin dans la vie. Et cela, Aden l’avait compris très vite, et c’était aussi une des raisons pour lesquelles il n’avait pas voulu se séparer de Mary lorsque l’opportunité professionnelle d’être nommé adjoint au gouverneur de Jupiter s’était présentée. Puis Flore et Terry étaient nés.

Joan ressentit beaucoup d’admiration pour Mary, mais aussi pour Aden. Leur histoire lui prouvait qu’on pouvait surmonter bien des épreuves et des difficultés. Et qu’on pouvait avoir aimé quelqu’un très fort… et refaire sa vie. Etre heureux, à nouveau.

- Joan, je ne veux pas être indiscrète, mais… si un jour, tu ressens le besoin de parler de ta fille et… de son père, sache que je serai une oreille attentive, lui avait dit Mary ce jour-là, après avoir terminé le récit de sa propre histoire.
- Merci, Mary. Je le sais. Bien avant que tu me racontes tout cela sur toi, sur le général. Mais pour l’heure, je ne me sens pas encore capable de raconter toute mon histoire.
- Toute, peut-être pas, mais un petit peu ?

Joan était restée silencieuse un moment. Puis finalement, elle s’était décidée. Mary lui avait fait confiance. En retour, elle pouvait commencer à parler.

- Le père d’Elena est l’homme que j’ai le plus aimé de toute ma vie. Je l’aime encore. Je le sais. Je le sens dans mon cœur. J’avais eu quelques petits amis, avant de le rencontrer. Mais pour aucun, je n’ai ressenti ce que j’ai ressenti pour lui. Pour aucun, je n’aurais donné ma vie… alors que pour lui… oui. Et s’il le fallait… je crois que je le ferais encore, malgré tout. Même si… même si, il aime une autre femme que moi.

Voilà, c’était dit. Elle avait dit le plus dur.

Mary avait hoché la tête. Mais Joan avait été incapable de continuer. Ce ne serait que bien plus tard, beaucoup plus tard, que Mary allait apprendre la douloureuse histoire de Joan Randall, et que lui serait révélée l’identité du père d’Elena.
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Dim 15 Déc 2013 - 01:07
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Sujet du message: [fan fiction] ELENA
Coucou Limeye!

Oui, je sais, j'embarque... Embarrassed mais j'ai de mauvaises raisons pour cela! Et c'est la preuve que c'est bien écrit! Master

Merci encore pour les précisions, et je vais tâcher de ne pas oublier que ça va bien se terminer, bien que je ne vois pas du tout par quel miracle, présentement... Rolling Eyes

Bizz
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