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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (1ère partie)
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Sam 14 Déc 2013 - 06:36
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (1ère partie)
Coucou tout le monde!

Merci pour vos commentaires. Cool

Et on enchaîne…

Curtis se réunit avec Kim et ses lieutenants Nékiri et Grabo. Il lui exposa la situation avec le calcium avec les solutions pour en assurer une quantité. Les 4 s’étaient entendus pour aller exhumer et incinérer secrètement le corps d’Hudson, avec toutes les précautions d’hygiène requises. Un kg de calcium fut recueilli avec les cendres. Recueillir les restes du cactus s’avéra impraticable.

Pendant ce temps, Joan vérifia l’inventaire de la pharmacie avec Maëva. Il y avait 1kg de calcium en comprimés. L’extraction des dents pourra se faire un peu plus tard lorsque la construction du vaisseau aura avancé. Pour le danger corporel d’entrer en carence, Maëva les rassura que pour l’instant, si leur diète contenait les autres minéraux essentiels en quantité suffisante, leurs os continueraient de conserver leur niveau de calcium actuel pour la durée de leur séjour forcé, si on évitait au maximum les membres cassés. La réserve de calcium serait entreposée dans les baraquements du Capitaine Flam et son équipe.

Kim Ivan et Curtis conversèrent encore un moment. Kim examina sa main qui avait été brulée. Elle était pratiquement guérie.

-En tout cas, sans Miss Randall, on serait vraiment mal en point. Je ne sais pas où elle a appris à écorcher et tanner des peaux n’y d’où elle tient ses connaissances en herbes médicinales et en onguents, mais je suis sûr que ça ne vient pas de sa formation à l’école de police. Malgré tout cela, j’ai bien peur que certains de mes hommes essaieront de s’en prendre à elle de nouveau, ainsi qu’à vous capitaine. Ce sont des têtes brûlées qui ne veulent rien comprendre. Je soupçonne aussi une combine entre Bora Boru, Miss Jenkins et Molémos. Il y en a forcément d’autres dans le sillage des ripoux. Je ne suis pas placé pour vous dire quoi faire mais je remarque que les tuiles de ce voyage, il y en a vraiment beaucoup qui sont tombées sur Miss Randall.

- Vous avez raison Kim. Dit gravement Curtis. Merci de m’avoir averti. « Il faut éviter qu’il lui arrive à nouveau malheur, qu’elle se retrouve encore seule à supporter ce fardeau. Je ne le supporterais pas! ».Dit-il en lui-même.

-Ne me remerciez pas Capitaine. Je sais très bien que sans vous, nous ne pourrons jamais nous sortir de cette planète du diable! Ce n’est certainement pas Miss Jenkins qui nous sortirait de là. Et je n’enlève aucun mérite à Mac Clinton. Il faut vraiment qu’il en ait pour supporter un chef pareil! Quant à Miss Randall, elle a gagné mon respect. Le Dr. Sanchez aussi. Je vous aiderai comme je pourrai avec Nekiri et Grabo. Dit Kim Ivan.

Sur ce, ils retournèrent se coucher.

Les jours s’écoulèrent dans le défi journalier de prospecter les métaux et les forger. Ce qui était maintenant possible avec les hauts fours. Ils ont installé les lieux de forge et de construction du vaisseau sur le promontoire surplombant le campement. Ils purent achever la construction du premier cyclotron. Mais l’augmentation de l’activité volcanique leur rappelait sans cesse la précarité de leur situation. Ils ont dû changer une autre fois de lieu de prospection.

Il viendrait aussi un temps où les lieux d’approvisionnement en fruits, en herbes, en grains et en gibier seraient aussi menacés. Joan en était venue à prier pour que ces lieux soient préservés le plus longtemps possible. Elle trouva un moyen de concocter une saumure et de faire sécher la viande pour la conserver et une espèce de sucre pour conserver les fruits. Il viendra un temps où ils pourraient devoir vivre sur se qu’ils auront accumulé en réserve. Okapaï l’avait beaucoup aidée dans cette tâche.

Le professeur et Mala s’aventurèrent encore à la recherche d’une source de calcium malgré les dires du cactus juste pour dire qu’ils auraient tout essayé. Ils trouvèrent une plaque de pierre avec des inscriptions en sorte de runes. Ils ramenèrent la plaque au campement. Simon détermina que ces inscriptions étaient d’origine antarienne et fût en mesure de les traduire. Au repas du soir, tous ont écouté avec intérêt le professeur Simon faire le récit de ce qui était écrit sur la plaque.
.
1- " Nous, hommes d'Antarès, avons colonisé ce petit monde il y a des générations. Ce monde était alors une lune d'une planète du système de . . . . près de notre propre soleil. Elle possédait des ressources minérales et afin d'exploiter ces ressources une partie de notre peuple s'est installé ici et a creusé des mines. Chaque . . . . venait des vaisseaux d'Antarès qui nous apportaient des provisions et reprenaient le minerai que nous avions extrait.

Mais alors arriva une catastrophe imprévisible. Une étoile noire s'approchait du système . . . . dont cette lune dépendait. Le passage de l'étoile noire fut si proche que son énorme force de gravitation arracha la lune de son orbite et l'envoya dériver dans l'espace. La lune a quitté ce système et dérivé droit dans le vaste vide interstellaire.

Nos colons n'avaient construit que très peu de vaisseaux. Ceux-ci ne pouvaient contenir qu'un petit nombre de gens. Ainsi seulement un petit nombre put s'échapper de la lune en dérive. Il n'y eut aucun échappatoire pour les autres, puisque le temps d'acheminer d'autres vaisseaux d'Antarès, ce petit monde était déjà trop loin dans le vide.

Alors des milliers de colons Antariens furent prisonniers sur cette lune tandis qu'elle voyageait indéfiniment vers les profondeurs. Ils savaient qu'ils étaient coupés de leur système maternel pour toujours, mais ils ne perdirent pas l'espoir de vivre. Puisque le noyau radioactif de la lune . . . . apportait suffisamment de chaleur pour maintenir la vie même dans les profondeurs sans soleil du vide extérieur.

De plus en plus loin dans les vastes abysses voyagea la lune à la dérive, vers le lointain . . . . un secteur de la galaxie qu'aucun vaisseau n'avait jamais traversé. La plus vieille génération de colons disparut et une nouvelle génération naquit qui n'avait jamais connu autre chose que ce petit monde. Il semblait que des générations suivraient sans changement et qu’ un jour la lune à la dérive atteindrait le lointain système de . . . . et peut-être s'attacherait simplement à une planète là-bas.

Mais là, dans les profondeurs, une terrible chose commença à arriver. La lune à la dérive était entrée dans une région de radiations cosmiques terrifiantes. C'était une zone de l'espace dans laquelle des radiations cosmiques se concentraient dans un courant, à cause de . . . . et d'autres facteurs obscurs de l'espace. Le résultat fut que toute vie sur ce petit monde fut imprégnée de radiations constantes qui bientôt causèrent un changement subtil et effrayant.

L'évolution commença à s'accélérer sur notre petit monde. Les radiations sans précédents se produisirent . . . . et d'autres changements dans le génome de chaque espèce vivante, ce qui causa un afflux formidable de nouvelles mutations. Chaque espèce animale et végétale sur ce monde commença une rapide nouvelle évolution. Et notre espèce humaine, aussi, commença à évoluer.
Nous, humains, devinrent de moins en moins humains ! Les mutations augmentaient parmi nous comme . . . . qui altérèrent radicalement la nature de notre espèce. Mais maintenant il semble évident que nous sommes destinés à évoluer hideusement vers des espèces complètement inhumaines.

Mais toutes les autres formes de vie sur ce monde ont aussi évolué à une vitesse terrifiante. Les plantes sont devenues bizarres -de nouvelles formes d'arbres carnivores et de buissons- la vie animale a évolué aussi en des formes étranges et surnaturelles et une espèce de . . . . a évolué en une espèce à l'intelligence et les pouvoirs mentaux si grands qu'elle est capable de nous menacer au moyen d'attaque mentales hypnotiques.

Nous avons trouvé le moyen de nous protéger de ces attaques hypnotiques redoutables des . . . . Nous nous accrochons toujours à la vie grâce à cette protection. Mais notre monde traverse toujours la région . . . . des radiations cosmiques et l'évolution continue d'altérer notre espèce humaine à une vitesse cauchemardesque. Nous craignons que le temps que ce monde ait finalement quitté cette région . . . . de radiations et que l'évolution cesse, nous serons tous conquis par nos si puissants ennemis, et aurons tous disparu pour toujours. Et ainsi nous laissons cette tablette en mémoire de notre destin si jamais un jour des hommes d'Antarès arrivent à atteindre ce monde."
1- (Tiré tel quel du roman Capitaine Futur : « Le visage des profondeurs » d’Edmond Hamilton.) Disponible en e-book sur le site http://www.capitaineflam.free.fr/ captainfuture.htm


Après ce récit, Curtis resta songeur. « Voilà ce qui explique tous les phénomènes végétaux qu’on a pu observer. Ça explique également les origines de ce cactus aux pouvoirs hypnotiques »

- Où sont passés les Antariens? Demanda Joan.

- Psst, capitaine, ces créatures cubiques… Fit MacClinton.

- Sont surement les descendants dégénérés des Antariens. Continua Curtis.

-Et ils semblent avoir gardé l’instinct de leur fonction ancestrale de prospecteurs. Elles semblent aussi fonctionner comme des abeilles. Leurs ondes télépathiques, quoique subordonnées à cet instinct, sont assez fortes pour dévier les rayons des pistolets à protons. Si on pouvait les convaincre de nous donner un peu de leur minerai et de le transporter, ça nous aiderait vraiment. Dit MacClinton

-Je sens que je vais passer une nuit blanche avec Simon ce soir à apprendre l’Antarien.. Nous en parlerons plus tard ce soir au briefing, MacClinton. « Ouais, définitivement pas un imbécile, MacClinton. » Se dit Curtis.

Après le briefing avec Kim et ses lieutenants, MacClinton, Miss Jenkins, Ezra Gurney et Andrew Barrett, Curtis en conclut que demains, on serait témoin des négociations les plus étrange jamais vues.
Curtis passa ensuite quelques moments avec Joan. Elle lui fit part de ses idées concernant la conservation de la nourriture. Il admirait vraiment son inventivité et sa débrouillardise.

- Tes idées sur le calcium, tes talents de personne à tout faire de brousse et maintenant tes idées sur la conservation de la nourriture, où vas-tu chercher tout ça, Joan? Demanda Curtis.
Joan murmura sa réponse. Un peu sous l’émotion.

- Après l’assassinat de mon père, Ezra avait vraiment pensé qu’il fallait qu’on se planque ma mère et moi. Nous avons passé des mois chez mon oncle. Un homme assez excentrique qui vivait en Amazonie de la trappe de peaux en tout genre et de la collecte d’herbes médicinales. Malgré mes 12 ans, je me suis proposé de lui donner un coup de main pour ne pas être désœuvrée à en devenir folle. Je me désennuyait aussi en lisant tous les bouquins de la bibliothèque mon oncle, je suis tombé sur un traité sur le morse, talent inutile numéro 2.

Curtis la prit dans ses bras comme pour la protéger d’une menace qui lui apparaît de plus en plus profonde. Qu’est ce qui l’attendait si jamais elle retournait sur la terre? Elle l’embrassa longuement comme pour le rassurer.

Une autre suite demain. ;D

A+

Frégo ;D

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Sam 14 Déc 2013 - 06:36
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Sam 14 Déc 2013 - 06:36
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (1ère partie)
Hello Frego,

Super! [goodjob]

J'aime beaucoup comme tu donnes a Joan une independance et un savoir-faire necessaire a la survie ( et tout a fait plausible avec le tonton d'amazonie!), fini la nunuche dependante Wink- et le fait qu'elle ait gagne le respect de Kim et peut-etre d'autres prisonniers...
J'aime aussi comme tu developpes le personnage de McClinton- Curtis n'a qu'a bien se tenir!

Je ne suis pas sure par contre de bien saisir ce que tu veux dire a la fin par:
"Qu’est ce qui l’attendait si jamais elle retournait sur la terre?" ???

Au plaisir de lire la suite!

O-tho

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Sam 14 Déc 2013 - 06:36
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (1ère partie)
Bonjour Frego,

mes commentaires rejoignent ceux d'O-tho, combien j'apprécie de voir Joan telle que tu la décris, et le respect que Kim Ivan a pour elle! J'aime bien voir l'influence de Mac Clinton dans ce récit, bien mieux que dans le DA! D'ailleurs, TOUT est bien mieux que dans le DA dans ce forum... [master]

Moi aussi, je me suis demandé ce que tu entendais par "Qu'est-ce qui l'attendait si jamais elle retournait sur la terre?" Je suis impatiente de connaître la suite!

Bonne journée! [hello]

Flamme

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Sam 14 Déc 2013 - 06:37
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (1ère partie)
Bonjour a toutes.

J'ecris rapidement car je suis au boulot.

Ce que j'entend par "Qu'est-ce qu'il l'attendait si jamais elle retournais sur la terre?" est qu,en decouvrant le complot de de Swan, Joan a peut-etre ouvert une boite de Pendore sur les jeux qui se jouent au niveau du Gouvernement interideral. Son pere avait peut-etre decouvert quelque chose de gros avant d'etre tue. Tellement gros qu'Ezra avait juge bon de cacher Joan et sa mere chez l'oncle de Joan. Je decide encore si je vais pousser l'intrigue jusque la ni comment.

A+ Cool

Frego

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Sam 14 Déc 2013 - 06:37
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (1ère partie)
Hey Girls!

Voici la suite avec les cuboïdes. Dernier escale avant le showdown avec les méchants.
Cool
Ils furent finalement 2 à passer une nuit blanche avec le professeur Simon. MacClinton demanda à se joindre à eux pour apprendre le langage des Antariens.

- Je veux vraiment me rendre utile où je le peux, capitaine. Il y a des moments où j’aimerais valoir quelque chose dans les bagarres mais je dois me résigner à ce sujet. D’ailleurs on ne sera vraiment pas trop de deux à pouvoir parler leur langage.

- Je crois aussi que vous ne serez pas trop de deux. Intervint Simon.

- Je me range de votre avis à tous les deux. Dit Curtis, dans un effort conscient de rester rationnel. Son côté rationnel sait que Mac Clinton est un allié sûr.

Le matin suivant, Andrew Barrett se réveilla avec une douleur lancinante à la main droite. Il défit son bandage pour découvrir que sa paume commençait à enfler et que ça commençait à noircir autour de sa plaie de laquelle il sortait un fluide verdâtre. Il se contenta encore de la nettoyer, d’appliquer un onguent antiseptique et de mettre un bandage propre. En temps normal, il aurait montré cela à Maëva au moindre signe anormal mais sa pensée était de plus en plus tournée vers ses soucis envers les 2 jeunes femmes. Il y avait aussi de la fierté mal placée.

Le déjeuner se déroula dans un calme que Kim Ivan et Nekiri trouvèrent suspect. Ils remarquèrent que Molémos, Bora Boru, Stone, Travis, Tolek et Sinqué tenaient des « messes basses » dans leur coin fréquemment.

-Neki, tu diras à Okapaï de rester vigilant aujourd’hui et de nous faire prévenir au moindre incident. Grabo et moi allons de tenir ces 6 lascars à l’œil également. Ça pourrait vraiment être vilain aujourd‘hui mais ils auront eu plus que leurs chances.

Les tâches se sont divisées comme à l’accoutumé. Kim dirigea les prospecteurs avec Anastasia Jenkins.
Il s’assura que Molemos, Travis et Tolek soient avec lui. Nekiri, s’assura de la chasse et de l’approvisionnement en fruits et grains. Curtis et MacClinton partirent avec Grabo et quelques hommes vers le dernier lieu où ils ont aperçu les cuboïdes. Bora Boru, Stone et Sinqué étaient avec eux. Crag et Mala s’occupaient de la forge avec quelques mutins.

Le site était devenu un véritable ravin où on pouvait voir une rivière de lave. Ils durent rebrousser chemin. Soudain, ils entendirent un hurlement strident. C’étaient la voix d’Anastasia Lou Jenkins. Ils se précipitèrent vers la provenance du cri.

À la carrière des mineurs, ils aperçurent 3 groupes de cuboïdes matérialisés en Géants. Un de ces géants tenait Anastasia dans sa main. Celle-ci hurlait et gigotait éperdument. Kim et l’équipe des mineurs se tenaient prudemment en retrait.

- Ne bougez et surtout ne criez plus Miss Jenkins. Nous allons vous sortir de là. Dit Mac Clinton.

-D’accord mais faites vite!!! S’exclama Anastasia.
Elle n’eut pas le temps de dire « Capitaine Flam faites quelque chose! » que Mac Clinton s’avança légèrement et s’adressa aux géants en Antarien :

- S’il vous plaît, posez ma compatriote à terre. Si nous vous avons menacés, pardonnez-nous. Nous jurons de ne plus recommencer. Dit-il

Un des géants communiqua par une onde que l’on pouvait entendre.

-Qui êtes vous? Pourquoi essayez-vous de nous volez notre minerai? Nous les prospectons pour nos compatriotes qui reviendront bientôt de notre planète mère Antarès.

-Certains d’entre nous sommes des humains, comme l’étaient vos compatriotes d’Antarès, sauf que nous nous venons de la planète Terre et d’ailleurs dans notre système solaire. Notre vaisseau s’est écrasé ici et nous avons besoin de construire un vaisseau pour repartir. Pour cela, il nous faut du minerai à forger. Si vous pouviez nous aider et nous donner votre permission d’utiliser un peu de votre minerai, nous vous serions reconnaissants. Ajouta Curtis.

-Il y a très longtemps que vous êtes trop loin d’Antarès pour être rejoints. Aidez-nous. Nous ne serons pas ingrats. Fit MacClinton.

- Nous voyons qu’il y a des perturbations sur notre planète. Que se passe-t-il étrangers? Demanda un autre géant.

- Cette planète vit ses dernières semaines d’existence. Elle croisera l’orbite de cette planète que nous voyons dans le ciel et elle sera détruite. Dit MacClinton. Leur mentir aurait été une insulte.

-Il y a longtemps étranger que nous n’avons plus la notion du temps qui passe. Merci de nous avoir dit la vérité. Nous vous aideront. Il est bon de pouvoir de pouvoir diriger nos actions vers un but avant notre extinction. Nous vous donneront de notre minerai et nous le transporteront où vous le voudrez. Nous relâchons votre compatriote. Méfiez-vous étrangers. Les ondes de certains qui vous accompagnent sont mauvaises.

-Nous vous remercions infiniment. Répondit Curtis aux cuboïdes.

Le géant laissa tomber Anastasia et c’est MacClinton qui la rattrapa, agissant sur un pur réflex. Ce qui lui valu une gifle de la part d’Anastasia.

-Ça c’est pour vos cachotteries MacClinton! Dit Anastasia

-Milles pardons Miss. Dit MacClinton. Qu’allez-vous faire? Me mettre à la porte?

Il y eut quelques rires de la part des mutins. Même Curtis s’est détourné pour rire sous cape.

Kim intervint.

-Vous avez négocié avec ces choses là? Qu’est-ce que c’était que ce charabia?

- Ces cubes sont les descendants des Antariens. Nous leur avons parlé dans leur langue, que nous avons apprise la nuit dernière. Dit Curtis en posant la main sur un des cubes. Ils ont accepté de nous donner du minerai et de les transporter à la forge.

Le travail fut organisé. La prospection supervisée par Anastasia. Le transport organisé par MacClinton.
Kim Ivan et Curtis s’aperçurent à ce moment que Molémos, Travis, Tolek, Sinqué et Stone manquait à l’appel. Bora Boru était toujours là. Il n’était pas suicidaire. Avait-il dit au 5 autres.

-Je sais où ces crapules vont aller ! Déclara Curtis, furieux.

-Je vais avec vous, Capitaine. Dit Kim. Il laissa la supervision de la prospection à Grabo et Mérich et celui du transport à Ogarev et Féofar.

- MacClinton, Dites à Mala et Crag de nous chercher autour des endroits de cueillette et de chasse. Dit Curtis.

-Compris Capitaine, dit MacClinton sombrement.

Une heure plus tôt au Campement.

Barrett s’était écrouler au sol inconscient et fièvreux devant le dispensaire.

Maëva et Joan accoururent.

-Andrew! Cria Maëva.

Okapaï aida Joan à le transporter à l’infirmerie.

Maëva regarda sa blessure avec effroi. L’épine qui avait traversé sa main devait vraiment contenir des bactéries qui avaient résisté à la désinfection. Il fallait trouver rapidement un antibiotique ou un bactériophage.

Joan sorti du campement avec Okapaï. Tous les deux armés d’une lance.

- Maëva, garde le pistolet près de toi. Dit Joan.

Frego

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Sam 14 Déc 2013 - 06:38
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (1ère partie)
Coucou les filles…et les garçons qui se cachent!


Voici la conclusion de l’affrontement qui couvait depuis la mutinerie. Je dévoile un peu plus les intentions d’Anastasia mais pas trop, car je veux laisser Limeye développer un peu plus à ce sujet. Je veux une entrée en règle du héros mais j’espère que ce ne sera pas redondant ou tiré par les cheveux non plus. Les versions alternatives sont les bienvenues. Wink

Anastasia avait orchestré à l’improviste sa capture par les cuboïdes. Elle avait effectivement conclu un marché avec Molémos et ses comparses, principalement pour détourner leur attention de sa personne et pour avoir une chance de se débarrasser de complices gênants. Si Joan mourrait aussi, ce serait tant mieux. Il y aurait moins de possibilités d’être associée à Swan.

Molémos et ses comparses vont à coup sur faire face à la colère du capitaine, de Kim Ivan et ses lieutenants aujourd’hui, et il y aura certainement mort d’homme. C’est bien pour cela qu’elle a enjoint son frère de ne pas participer à ce règlement de comptes s’il tenait à sa peau.
Seule ombre au tableau. Le capitaine Flam n’est pas tombé dans son piège de la femme en détresse. C’est cet empêcheur de tourner en rond de MacClinton qui l’a sauvée. Il lui paiera ça!

Maëva regarda Joan s’éloigner avec un terrible pressentiment. Ce serait vraiment le moment que certains mutins choisiraient pour s’en prendre à son amie. Elle espérait le retour des chasseurs et cueilleurs pour envoyer quelqu’un en renfort. Elle fur rassurée un peu que Limeye et Frégo soient partis à la suite de Joan et Okapaï.

Joan et Okapaï furent rejoints par Limeye et Frégo. Joan était un peu plus rassurée. Ils partiraient prévenir leurs maîtres en cas d’attaque. Joan avait opté pour un bactériophage pour soigner la blessure d’Andrew. Elle était presque sure que cette glu secrétée par ces arbres à lianes en était un. Molémos et Stone étaient revenus de leur bain forcé avec un pigment de peau légèrement plus pâle. Comme si la glu les avait légèrement digérés. Joan n’avait pas le choix, il fallait essayer cette glu ou il faudrait amputer le bras d’Andrew. Maëva soupçonnait une infection à bactérie mangeuse de chair. L’infection était à un stade avancé, avait-elle dit.

Joan décida de s’enfoncer un peu plus dans la jungle dans l’espoir de croiser là des chasseurs et des cueilleurs. Avec les changements topographiques des derniers jours, il doivent aller de plus en plus loin. Après une demi-heure, elle se résigna à s’arrêter pour faire sa collecte de glu. Elle approcha doucement un arbre à liane et fit le vide dans son esprit pour éviter d’être détectée, attrapée et avalée. Elle entailla l’arbre avec le bout de sa lance et remplit une petite outre de glu.

Soudain, Limeye se mit à grogner férocement et à japper. Frégo était aussi agité. Joan vit avec effroi Molémos, Travis, Stone, Tolek et Sinqué se pointer entre les arbres pour les encercler. Joan envoya Limeye et Frégo chercher leurs maîtres.

-On va enfin pouvoir prendre du bon temps avec toi. Le fait que tu te défendes ne fera que durer le plaisir, ma belle tigresse; pas vrai les gars? Fit Molémos, la voix enrouée par la convoitise. Tu te joints à nous Okapaï?

Les autres répondirent d’un rire gras.

-Déjà que tu as besoins de 4 de tes potes pour attaquer une femme, ça m’en dit vraiment sur ta lâcheté Molémos! Jeta Okapaï avec un souverain mépris. Je n’ai Jamais été du côté des lâches.

-Alors tant pis pour toi. Ajouta Stone.

-Partez chercher de l’aide Okapaï. Dit Joan. Ne mettez pas votre vie en jeux.

-Non miss, vous n’avez aucune chance seule avec ces cinq là. À deux, on peut gagner du temps.

Ils n’eurent plus le temps de se dire quoi que ce soit. Leurs adversaires se ruèrent sur eux. Joan piqua de sa lance le premier mutin qui arriva à sa portée. C’était Travis. Joan avait porté son coup au plexus solaire. Travis tomba à genoux. Comme elle essayait de retirer la lance pour l’utiliser contre Molémos, celui-ci se jeta sur elle et la plaqua au sol de tout son poids.

Pendant ce Temps, Okapaï atteint Stone en plein coeur mais Tolek et Sinqué lui enlevèrent la lance des mains et l’assommèrent. Il étaient des hommes de main dépourvus de la moindre initiative. Ils attendaient un ordre de Molémos pour achever Okapaï.

Mais toute l’attention malveillante de Molémos était portée sur Joan qu’il avait finalement à sa merci. Il l’avait complètement immobilisée. Elle ne pouvait pas bouger. Il l’embrassa avec une telle férocité qu’il l’empêchait presque de respirer. Du sang coulait de sa bouche. Il commençait à ouvrir sa combinaison et à la toucher avidement et brutalement.

- Où est Barrett? Celui qui est censé te protéger contre moi? Oh, il est malade et tu allais le soigner, hein? Comme c’est gentil! Il n’avait pas bonne mine ce matin. Nargua-t-il d’une voie haletante en serrant le cou de Joan d’une main et en pétrissant l’intérieur de sa cuisse de l’autre.

-Où est ton capitaine? Continua-t-il. Allez, appelle-le qu’il vienne! Ou est-il trop occupé ailleurs? Joan se taisait. Il la gifla. Appelle-le!

Joan profita de ce relâchement de la prise de Molémos pour lui lacérer profondément le cou avec ses ongles dans un cri de fureur mélangé à l’horreur qu’elle éprouve. Molémos porta la main à son cou pour arrêter le sang qui coulait.

À ce moment là, Curtis arriva par derrière, saisit Molémos et l’entraîna avec lui au sol. Les yeux gris étaient rouges de rage.

-Molémos, tu ne la toucheras plus jamais!!! Parce que tu es mort!!!

Curtis roua Molémos de coups jusqu’à ce que celui-ci devienne un amas de chair tuméfiée. Molémos était mort. Jamais Curtis n’avait ressenti une telle colère ni un tel désir de vengeance.
Travis qui était encore vivant, tenta d’attaquer le capitaine par derrière mais fût maîtrisé et achevé par Kim Ivan. Tolek et Sinqué se rendirent à Crag et Mala qui accouraient, suivis d’Ezra et de Simon.

Curtis revint de sa transe de fureur. Il regarda Joan. Elle était hagarde et tremblait de tout son corps. Elle referma son uniforme maladroitement avec des mains tremblantes. Elle tâtonnait à l’aveuglette pour trouver son outre qui contenait la glu pour soigner Barrett.

Curtis trouva l’outre et aida précautionneusement Joan à se relever. S’assurant qu’elle n’était pas sérieusement blessée.

-Il faut retourner au campement porter ce remède pour Andrew, il n’y a pas un instant à perdre… Dit-elle faiblement. Elle fit un pas tremblant et chancela dans les bras de Curtis.

Il la porta jusqu’au campement, nichant doucement sa tête au creux de son épaule. Il lui parlait doucement pour la réconforter. Joan se serra contre lui. Elle était toujours prise de tremblements. Il luttait contre les larmes qui lui montaient aux yeux. Joan…sa Joan, pourquoi lui voulait-on du mal à ce point?

Lorsque Maëva les vit arriver avec Simon et Mala, elle fut soulagée mais à la fois catastrophée à l’allure hagarde de Curtis et Joan. Ils avaient des traces de sang sur eux et étaient en état de choc.
Joan lui donna l’outre contenant la glu de l’arbre à liane.

-Je suis sûre que ça va enrayer l’infection. Lui dit Joan d’une voix faible.

Maëva ne perdit pas de temps et s’affaira autour d’Andrew avec l’aide de Mala et se Simon. Elle appliqua la glu sur la main infectée et la recouvra d’un bandage. Elle avait aussi préparé une perfusion intraveineuse pour administrer un fluide pour le garder hydraté et pour faire baisser la fièvre. Ils devront continuer à surveiller son état.

Pendant ce temps Kim , Ezra, Grag et Okapaï, qui avait repris connaissance, furent rejoints par Nekiri et quelques chasseurs . Ils s'occupèrent d’emmener les corps de Travis, Molémos et Stone pour les faire incinérer discrètement et recueillir les cendres pour le calcium. Ezra suggéra que ce soit Kim qui garde les cendres dans un sac. "Gardez cela hors de vue, Kim." Avait dit Ezra.

Kim avait impitoyablement confronté Tolek et Sinqué.

-Au moindre nouveau problème, vous aurez droit à la même chose que Molémos, Travis et Stone. J’espère pour vous deux que c’est clair!!! Dit-il menaçant.


Je laisse la porte ouverte,

Frégo Cool

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Sam 14 Déc 2013 - 06:38
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (1ère partie)
Coucou Frégo !

je me demandais si tu avais eu soudain un double ou pas... Wink

il est parfait ce passage ! Le compte de Molemos et de quelques autres méchants est réglé, mais j'aime bien comment tu as fait le ménage tout en préservant les comploteurs... si Joan et Maëva sont désormais à l'abri d'un danger redoutable, que Curtis va pouvoir - peut-être - être un peu moins angoissé, ces morts arrangent aussi Anastasia... [suspicous]

j'aime bien aussi, et ce depuis ton passage précédent, le rôle de Kim. On comprend aussi pourquoi il est reconnu comme un chef par tous les autres brigands. J'adore ce personnage !

cela laisse de nombreuses perspectives pour développer ! Je vais bien relire tout cela et voir comment je peux avancer. Je ne promets pas forcément une suite avant ce week-end ! J'ai encore mon histoire "à l'envers" dans la tête, et il ne faudrait pas que soudain dans ce cadavre exquis nos deux affreux préférés se mettent à appeler Joan "chef", ça ferait quand même bizarre ;D

bon courage pour votre journée à venir !

bizz

Limeye Smile

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Sam 14 Déc 2013 - 06:39
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (1ère partie)
Hello à toutes !

je vous livre donc avec un peu d'avance sur le week-end (mais après tout, vendredi soir, c'est déjà le week-end, hein Wink ?) un début de suite. Comme je vous le disais, je laisse retomber (un peu) la pression, je repose les choses après tous ces bouleversements et on repartira comme en 40 (comme disait ma grand-mère).

bonne fin de journée à vous toutes ! Et bon retour à Elaine parmi nous si elle passe ce soir...

Limeye Smile


Pendant que Maëva et Simon s'occupaient de soigner Andrew, Curtis avait aidé Joan à s'allonger sur son lit. Elle tremblait toujours, il n'était pas vraiment en meilleur état. Il venait de tuer un homme à mains nues, lui qui avait appris à si bien se maîtriser se demandait où était passé ce qui était jusqu'à présent une de ses forces. Il pouvait se trouver toutes sortes d'excuses, la peur pour Joan, son amour pour elle, la tension des semaines passées, la course contre le temps, la fatigue, la peur de mourir sur cette petite planète... rien de tout cela n'était suffisant pour expliquer sa réaction et son comportement. Mais il savait aussi que s'il ne s'était pas le premier jeté sur Molémos, cela aurait été Kim Ivan qui l'aurait tué d'un coup de pistolet. Sinqué et Tolek pouvaient s'estimer heureux d'être encore en vie.

Joan s'accrochait à lui, lui à elle. Il lui caressait doucement les cheveux, lui parlant sans trop se rendre compte de ce qu'il lui disait. Il sentit enfin la tension décroître, sa respiration redevenir plus calme. Il osa alors redresser la tête et lui demander :

- Il n'a pas eu le temps de te faire du mal, n'est-ce pas ?
- Non... tu es arrivé à temps. Heureusement aussi qu'Okapaï était avec moi, nous avions commencé à nous défendre comme nous pouvions.
- Nous voilà débarrassés en tout cas d'une source d'inquiétude et de peur supplémentaire. Même si je ne suis pas forcément très fier de l'avoir fait ainsi...
- Curt, ils auraient été un danger pour tout le groupe. Pour tous les autres, pas seulement, Maëva et moi, et même Anastasia. Tu vas aussi pouvoir faire avancer le chantier plus sereinement, il faut penser qu'en s'en débarrassant, tu n'as pas seulement sauvé mon honneur et ma vie, ni notre vie, mais peut-être celle de tous ces hommes.

Il la regarda gravement. D'où lui venait une telle force ?

Il la reprit contre lui :

- Mon amour, combien de fois n'ai-je pas pensé que tu étais ma faiblesse, mon point faible, celui où tous mes ennemis pouvaient appuyer pour me faire chuter et douter, celui dont ils pouvaient s'emparer et me laisser alors impuissant, alors que non... oh mon amour, ma force... tu es ma force, Joan !

Elle ne trouva rien à lui répondre et le serra simplement plus fort contre elle. Ils s'embrassèrent longuement, puisant dans ce baiser à nouveau l'énergie, pour l'un comme pour l'autre, de continuer le combat.

Limeye

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Sam 14 Déc 2013 - 06:40
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (1ère partie)
Coucou à toutes,

l'insomnie m'amène à vous livrer la suite...

je suis tout à fait d'accord avec Frégo pour dire qu'Hamilton n'y a pas été de main morte non plus. Ce qui m'impressionne le plus dans ses récits, c'est la description des mondes. Au-delà des aventures elles-mêmes et de l'imagination qu'il a déployée pour créer ces rebondissements et les personnages. Je reste encore marquée par les montagnes marchantes de Pluton :o que le DA a totalement occultées, cela dit, ce n'était pas plus mal car la vision apportée par la lecture est au-delà de ce qu'un dessin aurait pu décrire Smile !

j'ai pour ma part plus de mal à imaginer des villes, des lieux, à les décrire... je me rattrape avec les situations improbables ;D !

le coup de "Joan est la force de Curtis", ça fait un bail que j'essaye de le placer dans une histoire. Il en prend forcément conscience tardivement, et forcément dans une situation extrême, mais cela rejoint aussi un peu le passage d'Elaine dans l"'identité", quand Ezra lui fait comprendre qu'avec elle, il est meilleur, voire le meilleur. J'ai aussi en tête l'histoire de Johanna "Les seigneurs de la nuit" (l'histoire qui est en cours sur le forum allemand et qu'elle n'a pas terminée - à mon grand désespoir, d'ailleurs, car c'est une de mes préférées !) quand Elaine demande à Otho (je crois que c'est à Otho, faudrait que je relise, ça fait longtemps), si un couple qui s'aime très fort peut changer la face du monde... bon ok, c'est un peu exagéré, mais... why not ?

et oui, tout à fait d'accord avec Frégo là encore, ce qui pousse Joan à agir, c'est la générosité et l'amour, pas seulement le désir de prouver quoi que ce soit. Je pense que ça y participe cependant un peu, mais que si elle veut être aux côtés de Curtis, c'est aussi tout simplement parce qu'elle veut être avec lui !

bon, je cause, je cause, mais hein, vous attendez la suite... la voici ;D ! Le début du deuxième passage est peut-être un peu brouillon, j'ai voulu montrer rapidement comment les choses allaient s'organiser les jours suivants, puis je reviens à cette journée particulière. A me relire, ça va, mais bon... ça pourrait être retravaillé quand même.

Limeye pipelette Smile



Quand Curtis ressortit du dispensaire, il fut étonné de constater que ce n'était que le début de l'après-midi. La journée lui avait pourtant paru déjà si longue... Kim Ivan s'approcha de lui, s'enquit de Joan et du Major Barrett. Il l'informa aussi qu'il avait confié la garde de Sinqué et Tolek à Grabo.

- Qu'ils retournent à la mine, ça leur fera les pieds, dit-il. Mais dès demain, ils seront séparés.
- Nous n'aurons peut-être plus besoin de creuser, Kim, si les cuboïdes nous apportent assez de minerais. Mais nous verrons cela ce soir, lors du briefing, comment nous nous réorganiserons. On pourra peut-être aussi permettre aux hommes de se reposer un peu plus.
- Nekiri m'a dit que l'approvisionnement commençait à devenir compliqué. Il faudra peut-être lui adjoindre quelques hommes en plus, car ils trouvent de la nourriture, oui, mais il leur faut aller de plus en plus loin.
- C'était à craindre. Pour l'heure, je ne veux pas nous rationner, mais il faudra peut-être y songer avant la fin du chantier. Sans compter qu'il faudra prévoir des provisions à emporter, et notamment de l'eau en quantité suffisante. Mais pour cela, j'ai prévu des réservoirs assez grands dans le vaisseau, du moins, je l'espère.

Curtis soupira, son regard fit le tour du campement. Andrew n'était pas en état d'en assurer la sécurité, même si cette question devenait moins urgente. Il sentait une menace latente, qui n'était plus le cactus, ni les têtes brûlées. D'où lui venait cette impression ? Il porta un instant la main à ses yeux et reprit :

- Il y a un autre souci, Kim. A l'heure actuelle, le major Andrew n'est pas en état de surveiller le campement, Nekiri en qui je fais autant confiance qu'à vous, est toute la journée avec les cueilleurs et les chasseurs. Il ne peut faire les deux. Je vais demander à Ezra de rester ici pour la fin de la journée, mais j'aurai besoin de lui dès demain sur le chantier, de son sens de l'organisation et de son efficacité pour diriger les équipes. A qui allons-nous pouvoir confier provisoirement la surveillance du campement ? Okapaï aide déjà à la cuisine, un peu comme Thomas le faisait.
- Capitaine, laissez Ezra ici cet après-midi, en effet. Nous reparlerons de tout cela ce soir, si nous n'avons plus besoin d'aller à la mine, je pourrai rester ici, ou alors, vous pourriez demander à Otho de le faire. Ce ne serait de toute façon que pour quelques jours, le temps que le Major se remette d'aplomb, et le connaissant, il ne va pas se faire chouchouter trop longtemps, même si ça ne doit pas être désagréable d'être pris en charge par Miss Sanchez !

Curtis eut un faible sourire.

- Vous avez raison, Kim, chaque chose en son temps. Retournons voir les cuboïdes, la priorité est d'organiser la livraison du minerai. Je ferai un tour au chantier ensuite. Mais ce soir, nous aurons un long briefing à faire, il faudra que Nekiri soit là également pour aborder la question de la nourriture.
- Alors, retournons à nos cuboïdes, Capitaine, voyons donc ce que le jeune Mac Clinton a pu en tirer. Je ne serai pas étonné qu'il ait déjà organisé les premiers convois.

**

C'était en effet le cas. George Mac Clinton avait suivi les cuboïdes, avec Anastasia et quelques hommes. Ils étaient déjà en route vers le chantier. En voyant arriver les cuboïdes, les hommes s'arrêtèrent, interloqués. Ezra s'avança vers Mac Clinton et lui demanda ce qu'il en était. Les explications du jeune ingénieur en surprirent plus d'un, mais très vite, ils comprirent aussi que cette aide inattendue allait tous les soulager et leur faire gagner un temps précieux. L'arrivée d'une quantité considérable de minerai, en quelques jours, allait leur permettre de se consacrer uniquement à le fondre et à le transformer. La construction du vaisseau allait véritablement prendre son rythme de croisière. De voir les choses avancer allaient redonner du courage et de l'entrain aux hommes, débarrassés du travail de prospection. Travailler sur le chantier n'était pas de tout repos non plus, et tous rentraient fatigués le soir, mais un certain calme régnait. Kim Ivan, Grabo ou Nekiri, ne laissaient rien passer, et tous avaient bien en tête ce qui était arrivé à Molémos et ses deux complices. Aucun n'avait envie de se faire descendre par Kim. Tous savaient que leur chef n'hésiterait pas à tirer.

Le soir de l'agression de Joan, comme ils l'avaient prévu, le briefing dura plus longtemps que d'habitude. Il fallait réorganiser les équipes, renforcer celles des chasseurs et cueilleurs, Otho fut désigné pour rester au campement le temps que le Major Barrett se remette de sa mauvaise fièvre. Simon avait abandonné l'idée de chercher du calcium, ils en avaient a priori récupéré assez, même si c'était sous forme de cadavres. Le professeur passait désormais ses journées autour du vaisseau, avec les ingénieurs et Curtis, à en superviser la construction. Le soir, il avançait sur les plans avec son capitaine.

- Maintenant que nous avons trouvé une solution pour l'approvisionnement en minerai, nous allons pouvoir laisser tous les hommes valides sur le chantier de construction et à la fonderie, expliquait Curtis. Nekiri, vous allez avoir besoin de renforts pour les provisions. De combien d'hommes estimez-vous avoir besoin ?
- Une bonne dizaine, voir douze, serait bien, Capitaine. Nous perdons beaucoup de temps à faire des allers-retours pour ramener la nourriture au campement, car nous ne pouvons pas forcément en porter autant que nous le voudrions. Si vous aviez le temps de nous fabriquer quelques brouettes ou ce genre de choses, ça nous aiderait aussi.
- Grag s'en occupera dès demain matin, et demain après-midi, vous pourrez repartir avec. Et vous aurez douze hommes avec vous en plus.
- Capitaine, demanda Anastasia, il nous reste approximativement un mois pour finir le vaisseau, pensez-vous qu'il soit judicieux de se priver de l'aide d'autant d'hommes sur le chantier ?
- La question de la nourriture est tout autant primordiale. Si les hommes mangent moins et s'épuisent, nous n'avancerons plus aussi vite. Pour l'heure, je ne veux pas organiser de rationnement. Cela fait près d'un mois qu'ils travaillent à la dure, et jusqu'à présent, nous avons réussi à nous alimenter correctement, il faut continuer. Il sera toujours temps de songer au rationnement quand nous serons dans le vaisseau.

Curtis resta un instant songeur, à fixer sans les voir les plans qu'il avait devant les yeux. Puis il reprit :

- Ezra, tu reviendras avec nous sur le chantier dès demain. Otho restera au campement pour remplacer Barrett, tant que celui-ci ne sera pas remis de sa blessure, et surtout de la fièvre qui l'accompagne. J'ai vraiment besoin de toi pour l'organisation des équipes sur le chantier. D'autres questions ?

Personne n'avait rien à ajouter, et chacun regagna qui son lit, qui sa cabane. Anastasia s'éloigna avec son amant du jour, un nouveau. Encore un ancien gardien. Elle avait maintenant "levé" cinq anciens gardiens, deux policiers et s'apprêtait à s'attaquer à une prise plus importante.

Curtis se rendit au dispensaire, devant lequel veillait déjà Grag, ainsi qu'Otho. Il envoya l'androïde se coucher, lui expliquant son rôle pour les jours à venir. Puis il entra dans la salle où Maëva assurait les soins d'Andrew. Deux autres anciens détenus, légèrement blessés aux mains lors de la prospection étaient examinés par Joan.

- Revenez demain matin, leur dit-elle. Je referai les bandages. Les blessures sont propres, mais vous, Vadek, avez une main vraiment abîmée. Je ne pense pas que vous pourrez aller sur le chantier demain.
- Alors j'aiderai ici, miss, dit-il.

Puis tous deux la saluèrent avec un profond respect et souhaitèrent également une bonne nuit à Maëva Sanchez. Elle les regarda partir, un petit sourire aux lèvres.

- Capitaine, je ne sais pas encore si nous nous sortirons de ce bourbier, mais une chose est certaine : il est des loups qui se sont transformés en agneaux.

Curtis sourit de la remarque.

- C'est aussi dans l'adversité que la nature profonde des hommes se révèle.
- Leur puanteur aussi, ajouta-t-elle avec un petit sourire. Depuis combien de jours n'êtes-vous pas allé vous laver, Capitaine ?

Il leva les sourcils, étonné, tenta un compte sur ses doigts, mais elle lui avait déjà tourné le dos et reprenait ses petites planches de bois sur lesquelles elle notait les tours de bain de chacun.

- Quatre jours, Capitaine ! Vous exagérez vraiment ! Et ce soir, vous êtes particulièrement repoussant. Vous embarquez Joan avec vous, je ne veux pas la voir revenir avec la moindre trace de sang et de poussière, allez zou ! Dégagez !

Face à une telle autorité, ils s'exécutèrent prestement, Frégolo et Limaille sur leurs talons.

Limeye

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Sam 14 Déc 2013 - 06:41
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (1ère partie)
Bon voilà, j'ai débloqué le passage qui coinçait et je suis bien repartie... pour remettre un peu la pression. Bon, pas tout de suite, vous avez droit à la scène du bain d'abord [eyeheart]

bizz et bonne lecture !

Limeye Smile


Ils gagnèrent en silence la rivière. Par chance, cet endroit avait été épargné par les récents changements de configuration du terrain, suite aux fréquents tremblements de terre. Ils se déshabillèrent rapidement, ils frottèrent au mieux leurs vêtements, les étalèrent pour les faire sécher non loin d'un chaos rocheux d'où sortaient des vapeurs de gaz chauds. Puis ils s'occupèrent d'eux, écrasant de la saponaire sous des cailloux. Joan prit le temps de se laver longuement les cheveux, elle avait vraiment besoin de ce bain après les épreuves de la journée. Elle tournait le dos à Curtis qui tentait de se raser au mieux avec son couteau. Quand il la vit se relever, après avoir plongé sous l'eau pour se rincer, il s'arrêta un instant pour l'admirer. Il voyait la courbe de ses reins, les longs cheveux dégoulinant, ses rondes épaules. "Dire que Molémos et ses complices avaient failli l'abîmer, porter la main sur elle". Une nouvelle vague de rage l'envahit, il serra les poings, baissa les yeux. Quand il les releva, elle était debout près de lui, face à lui, et lui présentait une vision toute aussi reposante que charmante pour les yeux. Le visage de Joan était emprunt d'une gravité qu'il ne lui avait encore jamais vue. Elle s'avança encore un peu plus vers lui, machinalement, il reposa son couteau sur une pierre et la prit dans ses bras. Ils avaient trop besoin de se retrouver, et mentalement, Curtis adressa un remerciement sincère et profond à Maëva pour leur avoir accordé ces quelques instants.

Ce fut une étreinte brûlante, des moments rares et précieux, arrachés à la fureur des hommes, à leur folie aussi, arrachés à la peur. C'était l'amour défiant la mort, défiant le temps. Contrairement à la fois précédente où ils avaient pu s'isoler un peu, et qu'ils avaient parlé, ils ne se dirent rien, ils n'y avaient pas de mots pour dire ce qu'ils ressentaient l'un comme l'autre, l'un pour l'autre.

Joan regardait le ciel, au-dessus d'eux. La nuit était relativement calme, elle avait fini par ne plus porter attention aux grondements des fréquentes éruptions volcaniques. Le ciel était toujours rougeoyant, mais les animaux s'étaient tus, preuve qu'ils ressentaient encore l'alternance du jour et de la nuit. Elle avait perdu - ils avaient perdu - la notion du temps, mais elle n'avait aucune envie de demander à Curtis depuis combien de temps ils étaient là. Il s'était endormi, la tête posée sur son ventre et pour rien au monde, elle ne l'aurait réveillé. "Je t'aime si fort, mon amour, si fort." Elle laissait ses doigts glisser dans ses cheveux, dans son cou, très doucement, comme pour le bercer. Il avait besoin de sommeil, il avait droit à ces quelques instants de repos profond, presque de sérénité. Elle était heureuse de pouvoir les lui offrir. Installés non loin d'eux, Fregolo et Limaille veillaient, mais étaient calmes. Elle savait qu'au moindre signe suspect, ils s'agiteraient et les préviendraient.

Elle ne parvenait pas à s’endormir. Toute la journée lui repassait dans la tête, elle se demandait aussi si dans les prochains jours, ils auraient l’esprit plus tranquille pour poursuivre la construction du vaisseau. Auraient-ils d’autres menaces que naturelles à affronter ? N’était-ce pas déjà suffisant ? Elle vit une légère pâleur monter vers l’est, le jour allait bientôt se lever. Ils allaient devoir retourner au campement, affronter une nouvelle journée, de nouveaux défis, lutter encore contre le temps, la fatigue. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle avait le sentiment qu’ils venaient de faire l’amour pour la dernière fois. Avant de mourir.

Elle parvint à refouler ses larmes, mais ses frissons éveillèrent Curtis. Voyant le ciel plus clair, il fronça les sourcils.

- Il est tant de rentrer, ma douce. Nous n’aurions pas dû rester si longtemps. Tu as dormi ?
- Oui, mentit-elle.

Il la serra tendrement contre lui.

- Allons, dit-il, je ne veux pas me faire gronder par Maëva parce que je t’aurai fait passer la nuit entière dehors, tu vas pouvoir dormir encore un peu.
- Je ne sais pas si Maëva nous grondera. Je soupçonne qu’elle aura été finalement contente de mon absence.
- Comment cela ?
- Elle aura pu veiller tranquillement sur Andrew.

Il la regarda un peu étonné.

- Je suis prête à parier avec Otho que Maëva ne nous a pas fait partir au bain uniquement pour nous laisser un moment pour nous deux. Mais pour être seule aussi un peu avec Andrew.
- Et bien…

Il sourit, puis se détourna, ramena leurs vêtements qui étaient bien secs. Ils rentrèrent en silence au campement, encore endormi.

Limeye

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Sam 14 Déc 2013 - 06:42
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (1ère partie)
Coucou O-tho, Frégo !

oh que oui qu'il reste des possibilités de développer ! Tellement que j'hésite à choisir...

j'espère que vous aurez profité de cette scène du bain pour vous détendre vous aussi, car c'est reparti...

bizz ou tourlou Wink

Limeye Smile


Joan regagna son lit discrètement, Maëva dormait profondément. Elle s'était approchée d'Andrew, il était encore fiévreux, mais semblait plutôt bien dormir. Elle vit que sa main avait dégonflé, c'était bon signe. Elle se sentit soulagée. Au moins, toutes ces angoisses et ces risques encourus allaient permettre de le sauver.

Les jours suivants furent beaucoup plus calmes, du moins, entre les hommes. Tous travaillaient désormais sur le chantier, à la construction du vaisseau. Les cuboïdes avaient apporté la quantité de métaux suffisants, et sur une idée de George Mac Clinton, ils aidaient maintenant les cueilleurs à ramener des provisions. La douzaine d'hommes demandée par Nekiri avaient pu retourner aider sur le chantier. Les blessures étaient aussi moins sérieuses que lorsqu'une équipe travaillait à la mine. Mais tous se protégeaient encore soigneusement les mains, pour éviter des brûlures, des coupures, des chocs.

Le vaisseau prenait forme aussi, et cela encourageait chacun à poursuivre le travail. Pour améliorer l'ordinaire et économiser aussi un peu la nourriture, Joan et Okapaï avaient entrepris de faire de grandes soupes. Grag avait forgé des ustensiles de cuisine, de grandes marmites, qui leur permettaient de cuire autre chose que de la viande et de manger des légumes cuits. Les soupes avaient l'avantage de caler les estomacs, d'apporter des fibres et des nutriments, et surtout d'économiser les sortes de tubercules et de légumes qu'ils trouvaient. Agrémentées avec des herbes, elles faisaient des repas reconstituants appréciés par les hommes le soir.

Chaque jour désormais, la terre tremblait. Les éruptions volcaniques étaient incessantes. C'était un miracle que le campement et le chantier, la fonderie également, n'aient pas été touchés par un séisme ou une coulée de lave. Curtis n'avait pas choisi les endroits au hasard, assez en hauteur et loin des rivières de lave, mais il n'était pas certain que cela serait suffisant. Il lui semblait parfois que l'immense planète qui attirait impitoyablement leur astéroïde grossissait à l'oeil nu.

Anastasia Lou Jenkins avait vu le Capitaine et Joan revenir, alors qu'elle même s'apprêtait à retourner elle aussi au campement. Elle bouillait de rage. Molemos était un imbécile et méritait finalement ce qui lui était arrivé. Mais Joan était encore en vie, et ce qui s'était passé n'avait fait que la rapprocher encore plus du Capitaine, elle en était certaine. Mais elle savait aussi qu'elle devait garder son sang-froid. Il pouvait encore arriver bien des bricoles à Joan Randall... Il fallait juste laisser la pression retomber et endormir la méfiance des uns et des autres. Elle espérait aussi pouvoir compter sur ses amants. Elle savait y faire pour s'en servir à bon escient.

Sinqué et Tolek se tenaient tranquilles, mais Anastasia avait réussi à parler discrètement plusieurs fois avec son frère. Elle continuait à tisser sa toile. Elle était quasiment certaine que, sauf imprévu, le vaisseau serait terminé à temps et qu'ils pourraient décoller. Il lui fallait déjà songer à son retour sur Terre. Et d'une manière ou d'une autre, il devenait de plus en plus nécessaire de se débarrasser de Joan. Elle en savait trop. Et Swan avait parlé, aveuglé par la haine. Joan, quand elle reviendrait sur Terre, entamerait certainement des recherches, fouillerait dans le passé de Swan, voudrait connaître la vérité sur la mort de son père. Et Anastasia ne craignait qu'une chose : que l'ex-ministre de l'intérieur n'ait pas suffisamment bien caché ses dossiers secrets. "Vu comment elle a déjoué le complot, cela ne m'étonnerait pas qu'elle finisse par trouver quelque chose sur nos petites combines... Swan était vraiment aussi un imbécile. Je n'ai plus le choix, il va falloir se débarrasser d'elle. Mais il faut agir de manière beaucoup plus discrète qu'on ne l'a fait jusqu'à présent... "

Limeye

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Sam 14 Déc 2013 - 06:42
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (1ère partie)
Re-bonjour !

bon, ça y'est, j'ai trouvé la phase suivante du complot. J'espère que ça tiendra la route jusqu'au bout...

merci de vos avis précieux [chinese] !

bizz

Limeye Smile


En deux jours, le Major Andrew Barrett avait été débarrassé de sa fièvre. Sa main était toujours blessée, mais il arguait qu'il n'en avait pas besoin pour surveiller le campement et veiller à la bonne organisation du travail. Il avait déclaré qu'Otho pouvait retourner sur le chantier et lui-même reprendre sa place. Maëva admirait son courage, elle savait qu'il n'était pas homme à baisser les bras. Cette blessure les avait rapprochés, et il était quasiment certain qu'ils se reverraient s'ils parvenaient à rentrer.

Après ces trois jours de soins et de repos forcé, le Major quitta le campement un après-midi, alors que Nekiri et les cueilleurs étaient de retour avec deux cuboïdes qui les aidaient à ramener des provisions. Il confia la garde du campement à l'ancien détenu et partit seul à la rivière. Il avait bien besoin d'un bain lui aussi.

Il lava rapidement son uniforme, le fit sécher, puis se baigna, se lava vigoureusement, en prenant soin de ne pas trop mouiller sa main blessée, même s'il se disait avec un petit sourire réjoui que ce serait une bonne excuse pour que Maëva lui refasse son pansement. Jusqu'à présent, Andrew n'avait pas vraiment songé à s'installer, à se marier. Son métier le passionnait, il ne se voyait pas non plus imposer une vie distendue à une compagne. Quand il songeait à des hommes comme Gurney, il se disait qu'il suivrait certainement la même voie. Et cela ne lui causait aucun regret. Mais depuis qu'ils étaient ici, en lutte pour la survie, il commençait à voir les choses autrement. "Si on s'en sort", pensait-il alors qu'il profitait un instant d'une source chaude, "chacun de nous aura mérité que sa vie prenne une autre direction. Que ce soient les détenus, car beaucoup mériteront alors une remise de peine, une aide à une reconversion, ou que ce soient nous. Curtis et Joan, par exemple, ils méritent d'être ensemble. Ils ont cette chance, de s'être rencontrés, aimés..." Il resta songeur, et finit par se dire "Et moi ? Quel changement cette aventure va-t-elle m'apporter ?" Et ce fut le joli visage souriant de Maëva qui se dessina devant ses yeux. Ses yeux sombres, ses cheveux châtains ondulant le long de son visage, son air décidé et courageux. Et plus encore, qu'il se surprit à vouloir découvrir.

Mais alors qu'il allait se relever pour sortir de l'eau, se disant qu'il était temps de revenir au campement avant le retour des ouvriers, il entendit un léger bruit sur le côté. Dans l'eau, quelqu'un nageait vers lui. Anastasia Lou Jenkins arrivait en une longue brasse, souple, régulière.

Elle lui adressa un de ses plus charmants sourires, un de ceux auxquels les hommes résistaient difficilement. Il se dégageait d'elle quelque chose qu'Andrew trouva terriblement attirant, mais aussi dangereux. Et une terrible intuition le saisit. Derrière son physique et son sex-appeal se cachait une véritable gorgone. Il comprit en un instant, avant même qu'elle ne sorte de l'eau devant lui, ce qui allait se passer. Et il songea à Maëva. Et Maëva allait le sauver, mais aussi, indirectement sauver Joan. Car si lui, Andrew, avait failli... il n'y aurait plus eu beaucoup de remparts pour protéger la jeune femme.

Mais Anastasia était trop sûre d'elle-même, trop sûre de pouvoir plaire aux hommes, de pouvoir user de ses charmes. Elle ne vit pas qu'Andrew Barrett l'avait percée à jour. Et elle dérapa.

Elle sortit de l'eau telle une sirène aux atours de tigresse. Tout sourire, mais toutes griffes dehors. Son corps splendide en aurait fait perdre ses moyens à plus d'un, mais pas au Major Andrew Barrett qui avait pris conscience depuis peu qu'il était en train de tomber amoureux de Maëva Sanchez. Et Maëva Sanchez était peut-être moins jolie qu'Anastasia Lou Jenkins, mais elle la valait cent fois. "Non, pas cent fois", pensa Andrew, "mille fois."

- Bonsoir Major, dit-elle d’une voix chaude en émergeant de l’eau devant lui.
- Et bien, Miss Jenkins, en voilà une surprise !
- Comment va votre blessure ? N’auriez-vous pas envie d’un petit moment de réconfort ?

Il éclata de rire. Elle lui faisait la même impression qu’une putain. Et encore, une putain, il aurait eu du respect pour elle, car il savait que bien souvent ces pauvres filles n’avaient pas d’autres choix que se donner à qui passait pour survivre. Mais ce n’était pas le cas d’Anastasia. Il la regarda avec dédain. Et pour une fois, ce qui lui arrivait rarement, Anastasia comprit qu’elle ne lui faisait aucun effet. Elle resta tout sourire, mais son regard avait eu un de ces éclairs de rage qui n’avait pas échappé à Andrew. Il ne bougea pas, mais quand elle posa sa main sur son bras et approcha son visage du sien, il la fit vivement basculer et elle se retrouva la tête sous l’eau. Il se détourna, remonta tranquillement sur la berge, se dirigea vers l’endroit où il avait posé ses affaires et commença à se rhabiller.

Anastasia s’était relevée, crachant l’eau, les cheveux dégoulinant devant son visage qu’elle repoussa d’un geste rageur.

- Pas la peine d’essayer votre petit scénario sur moi, Miss Jenkins. Vous devriez plutôt aller vous rhabiller avant que Frégolo vienne piquer votre petite culotte s’il vous en reste une. Elle pourrait encore vous servir.

Puis sans plus s’occuper de l’ingénieure en chef, il regagna le campement. Et quand il y revit Maëva, il se dit que non, pour rien au monde, il n’aurait voulu tenir Miss Jenkins entre ses bras.

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Sam 14 Déc 2013 - 06:43
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Coucou Frégo !

oui, elle a tenté de s'attaquer à plus fort qu'elle... Et des erreurs, elle va forcément en faire d'autres. J'essaye de les amener les unes après les autres, tout en maintenant le suspens. L'intrigue s'en trouvera peut-être un peu rallongée... mais bon, je vois à peu près comment me dépatouiller de tout cela. Il faut juste que j'arrive à écrire plusieurs pages de plus pour voir si tout se coordonne bien ! Je reste preneuse d'idées et de suggestions bien entendu.

néanmoins, ma question est aussi la suivante : est-ce toi ou est-ce moi qui fait éclater la dernière bombe, à savoir dévoiler tout le jeu d'Anastasia ?

je vous livre un autre petit passage en attendant;

Bizz

Limeye Smile


Andrew ne parla qu’à Curtis de sa mésaventure avec Anastasia. Il ne souhaitait pas vraiment que cela en arrive aux oreilles de Maëva ou de Joan, pour ne pas les inquiéter. Mais avec prudence, car il savait qu’ils faisaient face à un véritable serpent à sonnettes, il se mit à la surveiller. Maëva s’en rendit compte très vite, mais elle lui faisait confiance et devina qu’il avait de bonnes raisons de le faire. Se pouvait-il qu’Andrew ait perçu quelque chose ?

Maëva avait très vite compris que Miss Jenkins n’était pas claire, mais quel rôle jouait-elle vraiment ? Un seul homme, peut-être, pouvait le leur apprendre, encore fallait-il qu’il trouve le courage de le faire. Et pour l’heure, celui-ci manquait diablement de courage.

Les journées de Maëva, à cette période du chantier, ressemblaient beaucoup plus à celles de Joan : il n’y avait plus de blessés sérieux sur lesquels veiller, pas de malades. Chaque matin, avant qu’ils ne repartent au chantier, elle et Joan s’occupaient de refaire les pansements nécessaires. Puis elles préparaient d’autres onguents, sachant que dans la journée ou le soir, elles en auraient certainement besoin. Après le petit déjeuner, qu’elles, Okapaï, Berenson et quelques hommes s’activaient à rendre le plus copieux possible, ils rangeaient rapidement les affaires, faisaient un peu de vaisselle. Deux ou trois hommes partaient alors à la rivière pour laver les grandes marmites vides. Ils relançaient ensuite le feu et s’activaient à préparer le repas du midi. Le chantier n’étant pas très loin, les hommes revenaient manger par petits groupes, le travail ne s’arrêtant jamais tout à fait. Curtis, Ezra, Kim Ivan et Grabo revenaient rarement déjeuner et mangeaient sur place pour pouvoir poursuivre le travail. Cette organisation leur permettait de ne pas perdre de temps et pour Curtis, le temps était devenu son premier souci. Avec Joan.

L’après-midi, les deux jeunes femmes s’installaient pour tanner les peaux, puis ranger les provisions que ramenaient le groupe de Nekiri et les cuboïdes. Puis tous s’activaient à préparer le repas du soir. Nékiri et Andrew avaient jugé qu’il était plus efficace et surtout moins fatiguant d’attendre le retour du petit groupe de cueilleurs-chasseurs pour le faire.

Maëva passait donc beaucoup plus de temps qu’avant avec Joan, même si elles n’avaient jamais été bien loin l’une de l’autre. Mais elles avaient, en ces journées, plus le temps de parler, et leur amitié ne faisait que se renforcer. Leur amitié et l’admiration qu’elles avaient l’une pour l’autre. Depuis son agression par Molemos, néanmoins, Maëva se sentait étrangement soucieuse pour son amie. Alors que Joan aurait dû se sentir plus tranquille, maintenant que le risque de viol était écarté, même si l’une comme l’autre savait qu’un dérapage était toujours possible - ce dont Andrew, Curtis et les quelques autres étaient aussi bien conscients -, Joan avait toujours le regard sombre. Un matin, alors qu’elles se trouvaient seules dans le dispensaire, la jeune médecin osa parler avec elle plus directement. Andrew allait seulement entendre la fin de leur conversation, alors qu’il entrait pour récupérer la pierre à aiguiser.

- Joan, quelque chose te soucie. Pourtant, les hommes sont plus calmes, maintenant que nous sommes débarrassés de Molemos et de ses complices. Tolek et Sinqué se tiennent tranquilles, et je ne pense pas qu’ils oseront s’en prendre à nous désormais. Kim et Grabo ne les lâchent pas !
- Non, Maëva, ce n’est pas cela… je n’ai plus cette crainte constante, même si nous ne sommes pas à l’abri, ni toi, ni moi…
- Bien entendu, je le sais moi aussi, et je ne m’aventurerai pas seule dans la jungle ou à la rivière, c’est évident. Je ne suis pas folle comme Anastasia. Celle-là, je me demande si tout le camp ne lui sera pas passé dessus avant la fin de notre séjour !

Joan la regarda alors avec des grands yeux.

- Tu crois vraiment qu’elle veut…
- Joan, à part Curtis, qui ne la touchera certainement pas parce que tu es la seule qui puisse l’approcher, sois sans crainte à ce sujet, Ezra, Kim, Nekiri et Andrew, qui savent très bien qu’il vaudrait mieux plonger dans un nid de serpents à sonnettes que se retrouver avec cette donzelle, aucun homme ne peut lui résister, je le crains.

Maëva pensa à autre chose, mais garda ses pensées pour elle-même, pas la peine d’inquiéter Joan encore plus. Elle reprit alors :

- Joan, cette nuit, tu as pleuré, et ce n’est pas la première fois.

Joan secoua la tête. Elle ne voulait rien dire de ses craintes. Mais Maëva était trop proche de la jeune femme, elles se côtoyaient depuis plusieurs semaines et il était difficile d’échapper à sa perspicacité. Elle comprit le silence de Joan, l’entoura affectueusement de ses bras.

- Il faut garder espoir, Joan. On s’en sortira. Et il vivra.

Ce fut à cet instant qu’Andrew entra et il sentit qu’il interrompait alors un moment grave. Maëva le regarda étrangement, il lui adressa un sourire chaleureux qui fit du bien à la jeune femme, la réconforta alors qu’elle se sentait depuis quelques instants totalement impuissante. Elle répondit par un simple signe de tête à Andrew, comprenant qu’elle pourrait désormais toujours compter sur lui quand elle-même se sentirait flancher.


Limeye

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Sam 14 Déc 2013 - 06:43
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (1ère partie)
Voilà, voilà, ça s'éclaircit de mon côté, pas forcément encore du vôtre et pas franchement du leur, mais vous allez juger par vous-même.

Le récit est un peu long, j'ai essayé de l'alléger au maximum avec des dialogues, dès que c'était possible...

Début de la livraison !

Limeye Smile



Toute la structure du vaisseau était désormais terminée et ils réalisaient les aménagements intérieurs. Ce serait spartiate et Curtis allait à l’essentiel : il privilégiait le poste de pilotage, la salle des machines, les réserves pour la nourriture et une petite pièce pour les femmes. Il leur faudrait au moins 8 à 10 jours de voyage pour rejoindre le système solaire, d’après les estimations de Simon.

L’organisation du chantier s’était un peu modifiée : il avait moins besoin de force brute que de finesse. Il allait avoir besoin de Joan et de Maëva sur le chantier. Car Mala et Simon avaient entamé la construction des appareils de pilotage. Mais les petites mains et les doigts fins des femmes allaient leur être nécessaire pour certains assemblages. Simon pouvait les faire avec ses rayons, mais à trois, voire quatre si Miss Jenkins s’y mettait aussi, il gagnerait du temps. Et du temps, il ne fallait vraiment plus en perdre. Il le sentait à chaque jour qui passait, l’échéance ultime approchait. Avec Kim, ils allaient alors répartir les équipes différemment, et surtout renforcer celle de Nekiri, de façon à préparer les réserves de nourriture suffisantes pour le voyage.

Mais avant le briefing de ce soir-là, alors qu’ils prenaient tous leur repas dans une ambiance presque détendue, ce qu’il n’aurait jamais imaginé il y a encore quelques temps, un autre souci lui revint à l’esprit en regardant toute cette troupe rassemblée. Son regard se porta quelques secondes sur Miss Jenkins, qui mangeait, entourée par "ses" hommes. Plusieurs fois, on l’avait mis en garde contre elle, Kim, Joan et tout récemment encore Andrew qu’elle avait cherché à prendre dans ses filets. Que voulait-elle ? Il refit le compte de ses amants, réels ou supposés, gardiens, policiers, les ingénieurs – sauf Mac Clinton, mais sans doute lui avait-il échappé à cause de Joan, ce qui réveilla la pointe de jalousie qu’il ressentait toujours un peu à l’encontre du jeune homme, même s’il appréciait son intelligence, son courage et ses capacités. Il se dit alors qu’après avoir organisé des rondes pour veiller à la tranquillité du camp, rondes qu’ils avaient supprimées après l’abattage du cactus, il lui fallait veiller à la sécurité du vaisseau. Non qu’aucun ici ne soit assez fou pour le détruire, mais qui pouvait lui garantir que certains ne chercheraient pas à partir sans les autres ? Or seul Grag pouvait rester sur le chantier la nuit. Non seulement, il n’avait pas besoin de dormir, mais en plus, il serait assez fort pour faire face à une attaque potentielle. Sans compter qu’avec Frégolo et Limaille, il pourrait les avertir aisément. Mais demander à Grag de rester sur le chantier, c’était ne plus avoir de garanties pour la sécurité de Maëva et de Joan la nuit, et cela, il ne pouvait pas plus se le permettre qu’il ne pouvait se permettre de voir le vaisseau tomber aux mains d’Anastasia. Il avait bien pensé à les faire dormir avec eux, mais cela réveillerait des convoitises. Oh, certes, il savait bien que plus personne ici n’ignorait sa liaison avec Joan, mais leur discrétion avait aussi participé à calmer les hommes. Mais si Maëva et elle dormaient avec eux, ce fragile équilibre qu’ils étaient parvenus à mettre en place pourrait à nouveau se briser. Il devait garder la confiance des hommes, de tous ces hommes. Il allait aborder la question avec Kim et Simon, voire Andrew.

Après le repas, comme à l’accoutumée, un petit groupe se chargea du rangement, de la vaisselle. Il restait suffisamment de soupe dans une des grandes marmites pour le petit déjeuner du lendemain matin, mais Nekiri constata que le pain manquait."Ca va devenir difficile de trouver des céréales…, on perd vraiment beaucoup de temps à les chercher et à les ramasser. Je parlerai de cela ce soir avec le Capitaine."

Maëva fit défiler devant elle les hommes dont c’était le tour d’aller au bain, elle prévoyait déjà que la veille de leur départ, tous y passeraient pour qu’ils puissent voyager dans les meilleures conditions d’hygiène possible, au moins les premières 48 heures. Ensuite… et bien ensuite, ils feraient avec les moyens du bord. Elle avait eu l’occasion de parler de cela avec Simon et ils avaient prévu au mieux. Pendant ce temps, Joan refaisait certains pansements. Puis les deux jeunes femmes se rendirent à leur tour à la rivière, une fois les hommes revenus, avec Grag, Frégolo et Limaille. Quand elles revinrent, elles comprirent que le briefing n’était pas terminé, même si elles avaient aperçu Anastasia s’éloignant avec l’un des ingénieurs et deux gardiens.

- Et bien, elle a de l’appétit ce soir, Miss Jenkins, grinça Maëva entre ses dents.

Joan ne lui répondit pas, mais son visage qui s’était un peu détendu avec le bain se referma en voyant l’ingénieure en chef s’éloigner.

- Je ne suis pas tranquille, Maëva. Elle va chercher à tuer Curtis, j’en suis presque certaine.
- Elle ne pourra pas piloter seule.
- Avec les ingénieurs, si.
- Je me demande si ce n’est pas Curtis qu’il va falloir faire escorter par Limaille et Frégolo désormais, reprit Maëva avec son habituel bon sens.
- Ca pourrait être une bonne idée. En tout cas, nous lui dirons ce soir ce que nous avons vu. Il ne doit rien ignorer de ce qu’elle trame, même si nous ne savons pas exactement de quoi il s’agit. Plus la fin du chantier approche et plus les convoitises se réveillent.

Limeye

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Sam 14 Déc 2013 - 06:43
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] Les visages de mon ennemie (1ère partie)
Coucou Limeye!

J'ai apporté une précision concernant l'incinération de Molémos, Travis et Stone. Ezra a confié les cendres à Kim Ivan pour eviter de mettre les oeufs dans le même panier. Pour ce qui est du complot. Plusieurs personnages ont des parties d'information. Il s'agit de les amener à faire des liens. [idea] Je sais que je veux amener Bérenson à jouer un rôle pour planter le clou dans le cercueil d'Anastasia et racheter ses fautes. J'aimerais aussi qu'Ezra ajoute un grain de sel.

Il y a assez de matière pour qu'on soit deux à écrire là dessus. ;D

Tourlou!

Frégo Cool

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