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Captain Future Fans Forum Index du Forum Fan fictions [cadavre exquis] D'un mystère à l'autre
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Mer 28 Mai 2014 - 11:59
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] D'un mystère à l'autre
Coucou Flamme !

j'ai commencé à la relire aussi, car je voulais me la remettre en tête. Je n'ai pas beaucoup d'idées à l'heure actuelle, mais j'y réfléchis Question

bizz vizz

Limeye
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Mer 28 Mai 2014 - 11:59
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Mer 28 Mai 2014 - 22:47
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flamme
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Sujet du message: [cadavre exquis] D'un mystère à l'autre
Coucou!

Moi, j'ai une idée... mais le temps manque... Je vais m'y remettre dès que je peux, mais faut absolument que je relise d'abord, probablement en lecture de chevet... Wink

Bizz Vizz à toutes!
Flamme
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Mer 4 Juin 2014 - 11:10
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] D'un mystère à l'autre
Et hop !

je poursuis... bonne lecture !

bizz

Limeye


Le sommeil avait repris Joan, et Simon avait jugé bon de la laisser dormir le plus possible. Les fortifiants qu'il faisait passer par le goutte-à-goutte commençaient aussi à faire leur effet. Pour Simon, Joan devait absolument récupérer physiquement avant de pouvoir fournir plus d'efforts cérébraux. Mais il pressentait aussi qu'il était important, à chaque réveil de la jeune femme, même s'ils étaient de courte durée, que Curtis, Eek et Oog soient présents. Lui-même avait décidé de ne pas quitter l'infirmerie et de veiller sur elle. Grag, Mala ou Ezra pouvaient toujours l'aider si nécessaire.

Curtis quitta l'infirmerie, appela Grag qui rejoignit Simon, et lui-même gagna le petit salon du vaisseau après avoir récupéré la boîte à souvenirs de Joan.

- Ezra, je crois qu'il est temps de s'occuper de ceci, maintenant. Mais si tu acceptes, je préfère que ce soit toi qui t'en charges.
- Aucun souci. J'y ai déjà jeté un oeil, chez Joan, je te l'ai dit. Je pense pouvoir identifier une grande partie de ce qui s'y trouve. Mais pas tout.

Ezra souleva le couvercle de la boîte. Il commença à sortir certaines choses, les rangea selon une logique bien précise : ce qui concernait William d'un côté, photos, médaille, lettres, et le reste de l'autre.

- Pourquoi Joan a-t-elle mis de côté certaines photos ?, demanda Curtis. Pourquoi ne se trouvent-elles pas dans ses albums ?
- Hum, réfléchit Ezra qui s'était aussi posé la question en les trouvant dans la boîte. Je ne pense pas que ce soit un oubli, qu'elle aurait retrouvé ces photos après coup et les aurait alors mises de côté, en pensant peut-être refaire ses albums un jour. Non, je pense que c'est volontaire. Elle voulait mettre dans cette boîte des choses vraiment importantes pour elle. Comme si... oui, comme si elle s'était préparée à devoir partir en urgence un jour et ne pas pouvoir emporter autre chose de sa vie que cela.
- Je vois, dit Curtis. Alors ce qui se trouve dans cette boîte figure parmi ce qu'elle a de plus précieux.
- Tout à fait. Les photos ont aussi été choisies avec soin, du moins, celles que j'ai vues pour l'instant.

Pour appuyer ses dires, Ezra prit les quelques clichés où l'on pouvait voir William. Il y en avait un où il posait, tout jeune, en uniforme de la police interplanétaire. Il venait tout juste - et Ezra de même - d'obtenir son titre de policier, à la fin de leurs études à l'Académie. Ezra fit appel à ses propres souvenirs, raconta ces dernières journées, puis la cérémonie qui avait marqué l'obtention des diplômes, ensuite, leur première affectation.

- Nous avons eu la chance de finir parmi les dix premiers de notre promotion et à ce titre, de pouvoir choisir notre affectation. Nous nous connaissions très bien et nous étions un bon binôme, d'après nos professeurs. Nous avions bien étudié les différents postes et nous avons choisi un endroit pas facile, mais où il y avait deux places de libres, sur Vénus. C'est comme cela que nous avons commencé notre carrière, dit le colonel.

Il étala ensuite les autres photos sur la table, il y en avait une de William tenant Joan bébé dans ses bras. On pouvait y voir tout l'amour, la joie, la fierté du jeune père. Sur un autre cliché, William, adolescent, se tenait près de sa mère. Il n'y avait aucune photo de Sabine. D'ailleurs, dans toute la boîte ne figurait rien qui évoqua la mère de Joan, du moins, de ce qu'Ezra allait être capable de reconnaître ou d'identifier. Ezra déplia ensuite les quelques lettres de William. C'était toutes des courriers qu'il avait adressés à Joan quand elle était petite et qu'il se trouvait en mission, loin d'elle. Ezra précisa alors à Curtis qu'à cette période-là, Joan passait beaucoup de temps chez sa grand-mère paternelle. Parmi ces lettres, il trouva une petite carte d'anniversaire qui le fit sourire :

- C'est la seule fois où William n'a pas pu être avec Joan pour l'un de ses anniversaires, c'était pour ses sept ans. D'ailleurs, voici la photo qui correspond : celle de la mère de William avec Joan, devant son gâteau. Tu peux compter les bougies, il y en a bien sept, je peux le dire sans avoir à le faire, ajouta-t-il avec une petite lueur malicieuse dans le regard. Je me souviens très bien d'avoir accompagné William pour tenter de trouver une jolie carte à envoyer à Joan. On a finalement choisi cette carte animée, quand on l'ouvre, apparait l'image d'un petit chien qui tourne avec une étoile sur le bout de la truffe, comme pourrait le faire un chien de cirque. Tiens, regarde.

Curtis prit la carte que lui tendait Ezra, la déplia, et vit en effet apparaître le petit animal. Il fronça un peu les sourcils.

- Il ressemble à Eek, mais en tout blanc, tu ne trouves pas, Ezra ?

Le colonel regarda plus attentivement et confirma l'impression de Curtis.

- Nous pourrions lui montrer assez vite cette petite carte, suggéra le jeune homme. Du moins, quand Simon estimera qu'on nous pouvons faire remonter des souvenirs plus lointains, soupira-t-il.
- C'est une bonne idée pour remonter pas à pas le fil des souvenirs de Joan, et évoquer William et sa grand-mère, répondit Ezra avec conviction, autant pour s'en persuader lui-même que pour encourager Curtis qu'il devinait bien hésitant sur la démarche à suivre.

Curtis fixait toujours le petit chien, l'étoile scintillante au bout du nez, et l'image qui tournait. Une petite musique se fit entendre. Puis quelques mots. C'était la voix de William, enregistrée. Le message était simple, comme on pouvait en envoyer à une petite fille de sept ans, mais emprunt de beaucoup de tendresse, d'affection, d'amour. "Ma chérie, parrain et moi sommes loin de toi aujourd'hui, mais nous pensons bien à toi. Je t'envoie cette petite carte pour te souhaiter un très joyeux anniversaire avec mamie. Souffle bien tes bougies et n'oublie d'adresser un voeu à ta petite étoile... Je t'embrasse bien fort, nous serons bientôt réunis. Papa"

- On va recopier ce message sur un enregistreur, dit Curtis. Il ne faudrait pas qu'il soit perdu, ou abîmé. Nous pourrions avoir besoin de la voix de William.

Ezra hocha la tête, il était grave.
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Dernière édition par limeye le Mar 9 Sep 2014 - 20:36; édité 1 fois
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Mer 4 Juin 2014 - 20:29
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] D'un mystère à l'autre
Hello !

je vous livre la suite des "découvertes" dans la boîte de Joan, j'avais dû couper un peu ce matin.

bizz vizz, et bonne lecture !

Limeye


Ezra poursuivit son inventaire. Il avait volontairement laissé de côté deux enveloppes, une vierge, mais dans laquelle il devinait un document, et l'autre qui portait l'inscription concernant les dernières volontés de Joan. Il regarda longuement la médaille décernée à William à titre posthume. Puis, avec une profonde tristesse dans la voix, il rappela à Curtis les événements tragiques qui avaient conduit à la mort de son ami.

- Curt, je t'ai raconté une fois comment William était mort. Cette médaille, c'est le général Gomez, qui était notre supérieur hiérarchique à William et moi, qui me l'a remise. Je revois encore la cérémonie d'hommage, le cercueil de William et le général la déposant dessus, pendant que résonnait la sonnerie aux morts. Il m'a demandée de la remettre à Joan ou à la mère de William, quand je les reverrai. Je l'ai donnée à Joan. Je n'oublierai jamais son regard, ce jour-là, quand, pour la première fois, je la revoyais sans son père. Je crois que c'est le moment où Joan a été la plus malheureuse de toute sa vie. Avec peut-être, le jour où nous t'avons cru mort, tué par Kahlon.

Erza ne dit rien de plus. Mais il n'apprenait rien à Curtis. Le jeune homme savait pertinemment ce qu'il en était, comment Joan avait réagi ce jour-là, et la détresse dans laquelle il l'avait plongée, sans pouvoir faire savoir à la jeune femme comme à son équipage qu'il était toujours vivant, mais qu'il avait dissimulé le corps de Caméléon à son image.

Ne voulant pas s'appesantir sur de tristes souvenirs pour lui, Ezra avait repris son rangement.

- Ca, dit-il, je ne sais pas du tout d'où ça vient. Ces deux cailloux. J'ai pensé que Simon pourrait peut-être les identifier. Cette fiole, par contre, je pense qu'il s'agit d'un peu de poussière lunaire. Qu'en dis-tu ?

Curtis porta le minuscule flacon devant ses yeux et confirma l'impression d'Ezra. Il savait déjà qu'il allait trouver dans cette boîte des choses liées à lui-même, aux souvenirs que Joan avait de lui. Il reposa la fiole, et pendant qu'Ezra continuait à sortir des petites chose de la boîte, il observa les deux cailloux. Il pouvait affirmer avec certitude qu'ils ne provenaient pas de la Lune. L'un était de couleur brune, veinée de rouge. Cela ressemblait à un morceau de lave solidifiée, mais sans être une pierre ponce. Sans rien dire à Ezra, il songea qu'il pouvait provenir de Jupiter, des bords de la Mer de Feu. Oui, il se souvenait d'une promenade qu'ils y avaient faite, avec Kenneth Lester et toute l'équipe, une fois l'Empereur de l'Espace démasqué. Mais il ne pouvait rien affirmer. Quant à l'autre caillou, il était bien incapable de lui trouver une origine. C'était un tout petit galet parfaitement rond, blanc et si poli qu'il en était très doux au toucher. Il tenait dans le creux de sa paume, comme un petit trésor. De le sentir ainsi apporta un curieux sentiment de sérénité au jeune homme.

La petite boîte contenant les fleurs séchées allait garder son secret, Ezra aurait été bien incapable de dire de quel jardin ou parc elles provenaient. Peut-être du petit jardin de la mère de William ? Mais peut-être aussi du parc où elle allait se promener, jeune fille, avec son premier amoureux... Néanmoins, le carton de Joan ne contenait aucun souvenir lié à ce premier amour, du moins, aucun qu'Ezra ne pouvait identifier. "Les petites fleurs comme les cailloux pouvaient y être liés", songea le colonel.

Dans un étui long et plat, il trouva la montre de William, la déposa avec les autres souvenirs. En continuant à fouiller, il trouva deux écussons, l'un de l'Académie de la police interplanétaire, que Joan avait certainement porté durant ses années de formation, et l'autre, du club de sport où elle suivait ses entraînements, à la même période. Mais c'était un écusson pour homme, et non pour femme. Ezra jeta un regard vers Curtis, mais l'attention de celui-ci était toujours tournée vers les deux cailloux. Ezra ne dit donc rien de particulier au sujet des deux écussons.

Dans le fond de la boîte se trouvait une autre boîte, plate, un peu longue, qui avait été autrefois une boîte à crayons de couleurs, en carton. Ezra retint un soupir. Là devaient se trouver des choses encore plus personnelles, et peut-être, liées à Curtis. Ezra était lui aussi certain de trouver les preuves de l'amour de Joan pour le Capitaine. Mais connaissant la jeune femme, non seulement, il savait qu'elle les aurait soigneusement dissimulées et de plus, qu'elles seraient difficilement identifiables par qui ne les connaîtrait pas bien l'un et l'autre. Il sortit simplement la boîte, la déposa sur le côté. Quelque chose le retenait de l'ouvrir.

- Bien, dit-il. Il n'y a plus d'autre chose que les lettres... ou documents. Commençons par cette enveloppe, ajouta-t-il en se saisissant de celle qui portait quelques mots.

Il ouvrit l'enveloppe et trouva un document identique à celui qu'il possédait, et dont une copie se trouvait normalement chez un notaire de Caroline du Nord. Il en fit la remarque à Curtis. Puis se saisit de l'autre enveloppe. Mais à peine l'eut-il ouverte qu'il comprit qu'une seule personne pouvait lire ce qui y était écrit, et qu'il s'agissait du jeune homme qui se tenait assis en face de lui. Il remit soigneusement la lettre dans l'enveloppe, la referma en glissant le revers dans le rebord et la déposa sur la petite boîte de crayons de couleurs.

- Les dernières volontés de Joan comportent-elles quelque chose de particulier, susceptible de nous aider à l'heure actuelle, Ezra ?, demanda Curtis en le fixant avec sérieux.
- Non, je ne pense pas. Elle y fait mention de l'endroit où elle souhaite reposer, et aussi qu'il faudra vendre ses biens et que l'argent alimente le compte de l'association en charge des orphelins de la police de l'espace. Elle stipule vouloir une sépulture simple, sans chi-chi.

Ezra soupira et ajouta :

- Elle a pris une certaine disposition, assez rare en droit, mais possible pour qui exerce certains métiers risqués comme le nôtre. Si elle vient à décéder avant sa mère, elle ne veut rien lui donner. C'est pourquoi aussi, malgré mes conseils, elle n'a jamais acheté l'appartement où elle vit. Elle y est en location. Ses biens se résument à ce qu'elle hériterait de sa grand-mère paternelle, et qui ne concernent en rien Sabine, et des meubles et affaires qui se trouvent dans son appartement. Le don qu'elle souhaite faire concerne l'argent qu'elle a placé sur un compte, notamment pour aider sa grand-mère en cas de besoin. Et... moi, également, si jamais... bref. Je suis aussi la seule personne qu'elle a autorisée à accéder à ce compte.
- Elle y a beaucoup d'argent ?
- Pas une fortune, loin de là. Elle y plaçait de temps en temps des primes, quelques économies. Ca ne va pas chercher bien loin. Mais même si c'est une petite somme, je sais qu'elle ne veut pas qu'elle tombe entre les mains de sa mère. Jusqu'à 100 000 dollars, je peux prendre cet argent en cas de décès ou d'incapacité reconnue. Au-delà, c'est soumis non seulement à imposition, mais aussi au contrôle notarial. C'est pourquoi elle veillait aussi à ne pas placer trop. Et elle préférait donner directement, pour quelques oeuvres de charité, ou parfois, pour la recherche sur les maladies rares, comme lors de la soirée à laquelle nous avions été l'an passé, tu te souviens ?
- Oui, bien sûr. Je comprends son souhait. Il est donc possible, si jamais nous ne parvenions pas à lui faire récupérer ses souvenirs, que tu sois amené à prendre cet argent, Ezra.
- C'est vrai, reconnut douloureusement le colonel. Je n'avais pas songé que Joan pourrait être reconnue comme incapable.

Il soupira, se prit la tête entre les mains. Des larmes perlaient à ses cils, mais il ne voulait pas les montrer au jeune homme. Pour Ezra aussi, la situation était difficile à vivre. Et, comme Curtis, il songeait qu'il n'avait pas assez protégé la jeune femme. Mais elle avait tant gagné en assurance ! Elle était aussi si farouchement indépendante... et il ne se reconnaissait pas le droit d'intervenir dans sa vie privée. Ezra se leva un peu vivement, sortit de la pièce, laissant Curtis seul face aux affaires étalées sur la table. Le colonel se dirigea vers le cockpit, y trouva Timarrow et Mala. Il échangea quelques paroles avec eux, puis retourna voir Joan à l'infirmerie. Elle dormait toujours. Simon le rassura quant à son état.

- Elle récupère pendant son sommeil, dit le professeur à Ezra.

Ce dernier hocha simplement la tête, fixant avec tristesse le petit visage pâle et amaigri de sa filleule, presque sa fille.

- Un peu de repos te ferait du bien, Ezra, dit doucement Simon. Je te ferai prévenir en cas de besoin.
- Merci, Simon, répondit-il simplement.

Mais il resta encore un moment, sans rien dire, à l'infirmerie, avant de se décider à aller s'allonger un moment dans sa cabine.

Dans le petit salon du Comète, Curtis n'avait pas bougé. Il avait perçu le désarroi, la détresse d'Ezra, et avait compris le besoin de ce dernier de quitter la pièce, d'arrêter cette "chasse aux souvenirs", car beaucoup étaient douloureux pour lui.

"Pour Ezra, ce qui arrive est terrible, et c'est un affreux coup du sort lui rappelant douloureusement la mort de William, comme une nouvelle défaite pour lui. Si nous échouons, il en souffrira terriblement lui aussi."

Il décida de ranger les affaires dans la boîte, maintenant qu'il était capable de les identifier aussi bien qu'Ezra, à quelques détails près. Ce faisant, il remarqua seulement l'enveloppe et la boîte plate qu'Ezra avait volontairement laissées de côté. Sans hésiter, il prit l'enveloppe, l'ouvrit et sans même sortir la lettre, il comprit ce qu'il en était. Car le premier mot qu'il put lire était son prénom. Il reposa la lettre sur le côté, s'interrogea alors lui aussi sur le contenu de la petite boîte plate. Il termina de ranger les autres affaires soigneusement dans le carton, le referma, mais emporta avec lui, dans sa cabine, l'enveloppe et la boîte plate. Si Ezra avait voulu s'isoler, lui aussi le souhaitait maintenant. Ce qui se trouvait dans l'enveloppe - et peut-être dans la boîte - ne concernait personne d'autre que lui.

Et Joan.
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Jeu 5 Juin 2014 - 03:26
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flamme
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Sujet du message: [cadavre exquis] D'un mystère à l'autre
Coucou!

Vas-tu nous révéler le contenu de cette lettre et de la boîte que Curtis a emportées dans sa cabine, Limeye? Secret

Ou vas-tu garder le secret? Chut Tu as bien piqué ma curiosité! jump Wow

De mon côté, je continue à relire, pour pouvoir apporter ma contribution... Question

Bizz Vizz
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Jeu 5 Juin 2014 - 11:02
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] D'un mystère à l'autre
Hello !

oui, j'ai l'intention de révéler le contenu de la boîte et de la lettre...

ce que voici !

bizz vizz et belle journée flower

Limeye


Adossé contre le haut de son lit, la boîte posée à côté de lui, Curtis prenait connaissance de la lettre de Joan. Plus il lisait et plus il se disait que les circonstances étaient particulièrement en adéquation avec son contenu.

Curtis,

Si un jour tu lis cette lettre, cela signifiera alors que je serai morte ou très gravement blessée. Il est des choses que je ne peux pas dire autrement que par ces mots, c'est le seul moyen que je trouve pour le faire.

Je t'aime. De tout mon être, de tout mon cœur, de toute mon âme. Je n'ai jamais ressenti un sentiment aussi fort pour quelqu'un d'autre que pour toi.

Ma vie n'a pas toujours été facile, ni heureuse, mais j'ai toujours cherché à la prendre du bon côté, à voir ce qu'elle m'apportait. Je n'ai pas eu de mère, mais j'ai eu un père aimant et j'ai une grand-mère et un parrain formidables. Ce n'est pas donné à tous. J'ai beaucoup voyagé, rencontré des gens très différents, quand j'étais plus jeune, comme lors de nos missions. Cette découverte et ce plaisir des rencontres font partie de ma vie et sont importantes pour moi, comme elles le sont pour toi aussi, je le sais.

C'est parce que je sais reconnaître les vrais dons de la vie, que cet amour est pour moi la plus belle chose qui me soit arrivée, et même si en m'offrant ce bonheur d'aimer, la vie m'apporte aussi son envers, la douleur d'aimer, je ne le refuse pas. Je sais que tu ressens quelque chose pour moi, mais que les circonstances, nos vies rendent tout cela difficile à admettre, à accepter, à vivre.

Je ne t'en veux pas de cela. C'est ainsi. Mais je veux juste que tu le saches.

J'ai pris des dispositions si je venais à quitter ce monde prématurément. Ezra est au courant. Mais il est quelque chose que je voulais aussi te donner. Dans le carton où se trouve cette lettre, il y a aussi une petite boîte plate. C'est pour toi. En souvenir de moi.

Joan


Les mots dansaient devant les yeux de Curtis. Il reposa la lettre sur le côté, et se saisit de la petite boîte. Il la regarda un long moment avant de l’ouvrir, se demandant bien ce que Joan y avait mis. Il avait fait beaucoup de choses difficiles dans sa vie, mais il avait l’impression qu’ouvrir cette boîte était parmi les plus difficiles. Il se décida finalement. Il ne s’attendait à rien de précis, mais ce qu’il y trouva le bouleversa profondément, plus encore peut-être que la lettre qu’il venait de lire.

S’il lui avait fallu décrire Joan, sans doute ne l’aurait-il pas fait avec ce qui s’y trouvait, mais les petits objets contenus dans cette boîte étaient tellement elle que cela le frappa en plein cœur. C’était des choses si simples, si évidentes… Une mèche de ses cheveux blonds, nouée avec un joli petit ruban, une perle de nacre qui pouvait se porter en pendentif (il se souvint l’avoir vue avec ce collier une ou deux fois), et deux photos qu’il ne connaissait pas, mais dont elle avait écrit les dates au dos de son écriture fine. Une qui datait de l’année de leur rencontre et qui avait été prise juste avant qu’elle ne parte en mission spéciale avec Ezra sur Jupiter. Et une autre, d’eux deux, lors de la soirée qui avait été donnée par le gouverneur de Saturne, après qu’ils eurent mis fin aux agissements de l’Empereur de l’Immortalité. Il se souvenait qu’à cette époque, il avait été très près de lui dire ce qu’il ressentait pour elle. Sur cette photo, ni l’un ni l’autre n’avaient eu conscience du photographe. Ils étaient simplement en train de discuter, un verre à la main. Mais ils se regardaient de telle manière qu’il était impossible de ne pas voir les sentiments qui les liaient.

Il réfléchit un moment, et songea que la photo avait dû être prise par Grag. Et que ce dernier l’avait certainement donnée à Joan, sans lui en parler. Une sorte de petit secret entre le robot et elle. Il faudrait peut-être qu’il interroge Grag à ce sujet.

Il reposa doucement la photo dans la boîte, après l’avoir regardée un long moment. Puis il prit délicatement la mèche de cheveux, assez longue et fournie, dont la douceur le charma de la même manière que lorsque par inadvertance, la chevelure de la jeune femme lui caressait le visage. Il eut une envie folle d’y enfouir son visage, de sentir Joan vivante entre ses bras. Il ferma les yeux, laissa sa tête aller un peu en arrière pour s’appuyer complètement contre la paroi de sa cabine. Il se demanda si Ezra parvenait à se reposer, lui-même avait le sentiment de faire face à une véritable montagne. Mais si, jusqu’à présent, il avait relevé bien des défis et n’avait pas baissé les bras, ce n’était pas maintenant qu’il abandonnerait. Ce combat, il le mènerait comme il en avait mené d’autres, pour Joan.

Sans qu’il s’en rende compte, il sombra dans un profond, mais bref sommeil. Ce fut le bip de sa montre qui le réveilla, par surprise. Il tenait encore la mèche de cheveux de la jeune femme entre ses doigts. Il la remit avec précaution dans la boîte, avant de répondre à Simon.

- Joan va se réveiller, Curtis. Il faut que tu viennes.
- J’arrive.
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Dernière édition par limeye le Jeu 5 Juin 2014 - 12:22; édité 2 fois
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Jeu 5 Juin 2014 - 11:58
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flamme
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Sujet du message: [cadavre exquis] D'un mystère à l'autre
Bonjour Limeye!

Master Master Master Clap Clap Clap

Ce texte est comme un médicament à formulation prolongée: l'effet résiduel va durer toute la journée dans ma tête... C'était si beau, si touchant... Wow

Bizz, bonne journée!
Flamme
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Ven 6 Juin 2014 - 15:03
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Sujet du message: [cadavre exquis] D'un mystère à l'autre
Hello !

je ne sais si l'effet résiduel résistera au passage suivant Wink ... à moins qu'il ne soit amplifié Wow Mort de Rire

bizz

Limeye


Curtis s’assit sur le bord du lit, alors que Joan n’était pas encore tout à fait réveillée. Simon lui avait dit quelques mots, quand il était entré. Elle avait passé un bon moment de repos. Pour la première fois depuis qu’ils les avaient sortis de la clinique, Simon pouvait se montrer un peu optimiste. Physiquement au moins, la jeune femme récupérait. Ses traits étaient moins creusés, même si les traces d’anémie, de sous-alimentation et les coups ne s’effaçaient pas en quelques heures.

Simon jeta un regard à son Capitaine et mesura sa détermination. Le professeur n’avait pas revu Ezra et ignorait tout des découvertes qu’ils avaient faites dans les affaires de Joan, et même qu’ils avaient regardé dans le carton. Mais pour Simon, cela était pour l’heure de toute façon secondaire : la priorité pour lui était de surveiller l’état de santé de Joan. Et de faire de son mieux pour qu’elle ne souffre pas des flashs contradictoires. Pour ce qui était de ses blessures physiques, il lui apportait des antidouleurs en quantité suffisante pour qu’elle ne les ressente pas.

Ce que Curtis avait découvert dans les affaires de Joan avait renforcé le sentiment du jeune homme qu’il était une des clés de sa mémoire. Pour l’heure, le complot d’Aledja, l’enquête concernant la mort de Swan et même Markus Saunders étaient devenus totalement secondaires. En d’autres temps sans doute aurait-il ordonné à toute l’équipe de décoller et de prendre la direction de Mars, mais Joan était aujourd’hui sa priorité. Il avait trop tergiversé, trop hésité, trop attendu, et en prenait douloureusement et violemment conscience. Et dire qu’il n’était même pas certain de pouvoir la sauver cette fois…

Il posa une main ferme et chaude sur le poignet de la jeune femme, celui dont le bras était alimenté par la perfusion. La respiration de Joan s’était accélérée depuis quelques minutes, signe qu’elle ne tarderait pas à se réveiller. Elle battit légèrement des paupières, Curtis se pencha un peu en avant. Eek et Oog attendaient au pied du lit, levant un regard inquiet vers eux, se demandant quand et si le Capitaine les ferait appeler et s’ils pourraient voir Joan.

Tout était flou devant les yeux de Joan, mais elle finit par accoutumer et distinguer le regard gris de Curtis. Elle sourit faiblement :

- Curtis ?

Il allait répondre, lorsque le visage de la jeune femme fut traversé par une grimace de douleur. Simon releva aussitôt un pic sur l’écran de contrôle, signe d’un nouveau flash. Elle bougea la tête de gauche à droite, comme pour échapper à la décharge qui se répandait dans son cerveau. Un instant très inquiet, Curtis garda cependant son calme et lui parla posément :

- Joan, je suis là. Regarde-moi.

Avec difficulté, elle rouvrit les yeux, parvint à fixer le regard du jeune homme. La tension dans son cerveau diminua, la douleur reflua. Simon émit un très léger bruit comme s’il avait pu soupirer.

- Curtis… je… où suis-je ?
- Tu es dans le Cyberlabe, mon vaisseau, à l’abri. Il ne t’arrivera rien de mal ici. Je te le promets.
- Qu’est-ce que… qu’est-ce qui m’est arrivé ? Je… j’ai l’impression d’avoir la tête en feu…

Elle tourna un peu la tête, comme pour mieux appréhender son environnement. Elle faisait visiblement un effort pour reconnaître les lieux. Alors qu’elle regardait autour d’elle, sa main s’ouvrit et ses doigts cherchèrent à enlacer ceux de Curtis. Il la laissa faire, nouant aussi ses doigts aux siens. Un instant, elle fronça les sourcils, puis demanda :

- Simon est là ?

Le cerveau volant entra alors dans son champ de vision.

- Je suis là, Joan. Je ne quitte pas ton chevet. Je veille aussi sur toi.

Elle eut un faible sourire. Le cœur de Curtis battait à tout rompre. Sans qu’elle l’ait vu, sans même qu’il l’ait évoqué, Joan avait associé le lieu où elle se trouvait, l’infirmerie et ses bruits, son ambiance, au professeur. C’était très encourageant. Mais un autre flash vrilla son cerveau et son visage se tordit à nouveau de douleur. Simon retourna prestement devant les écrans de contrôle. Les doigts de Joan serraient fort ceux de Curtis, comme si elle avait voulu s’accrocher à lui pour ne pas sombrer. Elle gémit :

- Saunders… Markus… oui… je… j’irai… oui… non… NON !

Elle avait crié, s’était redressée dans le lit, les yeux exorbités, puis son corps s’était rejeté violemment en arrière. Elle était agitée, secouant toujours la tête de droite à gauche, au risque d’arracher sa perfusion.

- Non… laissez-moi, laissez-moi… Markus… Curtis… Curtis… non… non, je ne veux pas, je ne veux pas !

Simon hésitait à rappeler Grag, mais Curtis reprit la parole, et tout en la maintenant fermement, il lui parla calmement :

- Je suis là, Joan, regarde-moi, je suis là. Reste calme, ça va passer, ça va aller…

Elle rouvrit les yeux, le chercha comme une noyée, mit quelques secondes à le reconnaître. Il continuait à lui parler pour la rassurer. Cela finit par avoir un effet apaisant sur la jeune femme, et petit à petit, ses mouvements désordonnés se calmèrent et la douleur reflua.

"Chaque vrai souvenir qui revient se trouve confronté à un qu’on lui a imposé. Et cela est douloureux. Il faut qu’on parvienne à la soulager dans ces moments-là, sinon, la lutte sera terrible et épuisante pour elle", songea Curtis. Il se demandait si Simon trouverait le moyen d’y parvenir.

Elle le regardait maintenant, plus calmement, mais encore un peu haletante. Son visage retrouvait aussi un peu de sérénité. Leurs mains étaient toujours étroitement enlacées.

- Curtis… j’ai peur… qu’est-il arrivé ? Qu’est-ce qu’on m’a fait ? Qui est Saunders ? J’ai peur…
- N’aie pas peur, Joan. Ici, tu es en sécurité. Personne ne te fera de mal. Tous les gens qui sont ici, mon équipe, Simon, vont t’aider. Nous allons tous prendre soin de toi.
- Vraiment ?
- Oui, vraiment. Je te le jure. Personne ne te fera de mal. Tu es en sécurité, répéta-t-il en remarquant que sa propre voix, bien au-delà de ses mots, la calmait, la rassurait.
- Dis-moi ce qui est arrivé… s’il te plaît, dis-le moi…

Elle le regardait, le suppliant. C’était très difficile pour lui de savoir quoi lui répondre. Simon intervint à cet instant, percevant le désarroi de son jeune capitaine. Le cerveau volant expliqua très posément :

- Joan, des gens très mal intentionnés t’ont porté atteinte. Ils ont voulu te faire perdre la mémoire. Nous allons t’aider au mieux. Mais il faut que tu reprennes des forces avant que nous puissions aller plus loin. Nous t’aiderons.
- Me… quoi ? Me faire perdre… la mémoire ?

Son regard s’était posé sur le professeur, puis se reportait vers Curtis, comme cherchant un assentiment à ce que Simon venait de dire.

- Oui, dit-il, mais nous allons t’aider. Simon a raison, il faut que tu reprennes d’abord des forces. Tu es encore très fatiguée.

Il jeta un regard à Simon, qui s’écarta et commença à manipuler quelques petits flacons au bout de ses rayons tracteurs. Sans que Joan le voit, il lui fit passer un peu de narcotique dans le goutte-à-goutte. Elle ne tarderait pas à se rendormir.

- Reste avec moi…, murmura-t-elle. Curtis… reste avec moi…
- Promis, répondit-il, la gorge nouée, en la fixant aussi intensément qu’elle le fixait.

Puis il devina que le produit envoyé par Simon commençait à agir, son regard perdait de sa clarté.

- Je reste à côté de toi, je te le promets, dit-il encore alors qu’elle battait légèrement des paupières.

Puis il se pencha vers elle, effleura ses lèvres d’un baiser. Quand il s’écarta, elle s’était endormie, mais un léger sourire éclairait son visage, maintenant totalement apaisé.

Au pied du lit, Eek et Oog n’avaient pas quitté le Capitaine et la jeune femme des yeux, tout le temps qu’avait duré son réveil. Aux derniers mots et gestes du jeune homme, ils se regardèrent, puis discrètement s’éclipsèrent pour rejoindre leurs maîtres et leur faire part de quelques bonnes nouvelles.
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Sam 7 Juin 2014 - 02:29
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] D'un mystère à l'autre
Coucou Limeye!

État résiduel, définitivement emplifié! Wow Wow Wow Wow Kiss Kiss

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Dim 8 Juin 2014 - 04:49
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O-tho
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Sujet du message: [cadavre exquis] D'un mystère à l'autre
Coucou les filles,

Ouh la...C'etait intense tout ca! Mr. Green Wow Shocked

Mais pov' Joan...Elle n'est pas encore sortie de ses malheurs on dirait....et on peut lui reinjecter sa boite a souvenir ou pas? trop dangereux? Ou curtis est le meilleur des remedes... Mr. Green

O-tho jump jump jump

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Lun 9 Juin 2014 - 04:02
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flamme
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Sujet du message: [cadavre exquis] D'un mystère à l'autre
Coucou les filles!

Oui, c'était intense, et l'effet dure longtemps! Wow Kiss Hug flower

Je pense bien que Eek et Oog ne manqueront pas de tout raconter à leurs maîtres respectifs... Mr. Green

J'imagine déjà leur réaction! Youpi

Bizz Vizz
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Lun 9 Juin 2014 - 21:23
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] D'un mystère à l'autre
Hello les filles !

j'étais absente un peu, je n'ai pas écrit grand-chose, mais un tiboutte quand même à vous mettre sous la dent...

bizz vizz

Limeye Snore


- T’es sûr ?

La voix dubitative de Mala résonna dans le cockpit.

- Bien entendu, que je suis sûr, stupide gomme balloune. C’est ce que Eek vient de me transmettre.
- Mouais…

Mala fixa Oog d’un air sévère et interrogateur. Le petit animal hocha la tête à l’affirmative. Eek jappait à ses côtés. Ils s’enlacèrent et mimèrent un baiser.

- Et Eek a dit que Joan avait reconnu le professeur. C’est une très bonne nouvelle.
- Si c’est vrai, en effet, reconnut Mala. Mais de là à ce que le chef l’ait embrassée, excuse-moi, mais j’ai des doutes !
- Tu dis ça parce que tu es jaloux de ne pas y avoir assisté !

Mala grogna quelque chose d’incompréhensible.

Pendant ce temps, Simon reprenait les données enregistrées au cours du réveil de Joan et en discutait avec Curtis.

- Il y a des signes encourageants, mon garçon. D'autres... hélas, confirment ce que nous savions déjà. Chaque souvenir ancien se trouve confronté à un qu'on a voulu lui imposer. C'est très clair quand elle m'a reconnu. La douleur a même été très violente, le flash qui s'est produit dans son cerveau aussi, comme en témoigne le croquis du relevé.
- Penses-tu pouvoir atténuer la douleur causée par les flashs ?, demanda Curtis avec inquiétude.
- Je vais y travailler, mais c'est difficile. Il s'agit d'ondes électriques... ça ne se combat pas comme une douleur musculaire.
- Oui, bien entendu. Mais elle t'a reconnu, ou plutôt, elle a fait mention de toi, sans t'avoir vu, juste en ayant reconnu les lieux, ici. Elle a associé l'infirmerie à toi. Il se pourrait qu'elle fasse de même dans le cockpit avec Mala, par exemple.
- Ce serait une expérience intéressante à tenter, mais il ne faudrait pas qu'elle voit Mala avant. Nous pouvons garder cette idée à l'esprit. Si certains souvenirs peuvent revenir par association, et pas seulement en voyant des photos ou en voyant les gens..., dit Simon en planant doucement devant le visage de son capitaine. Des deux derniers réveils, en tout cas, il faut se dire que ce dont elle s'est souvenu, elle ne l'a pas oublié en se rendormant. Cela aussi est positif. Elle ne se demande plus qui tu es, ni qui sont Oog et Eek.
- Il faut alors espérer qu'elle te reconnaisse sans difficulté lors de son prochain réveil.
- En effet, mais rien ne nous garantit que cela se passera ainsi à chaque fois. Si nous poursuivons à ce rythme, as-tu bien à l'esprit qu'il faudra des mois pour lui redonner son intégrité, sa mémoire ?
- Oui. Il faut trouver un autre moyen. Mais pour le moment, elle est encore trop fatiguée. Il est possible aussi, qu'une fois qu'elle aura récupéré physiquement, qu'elle soit alors plus capable de faire revenir plusieurs souvenirs à la fois, qu'elle supporte mieux la douleur des flashs, si tu ne trouves pas le moyen de la soulager d'ici là.
- Je vais m'y employer tout en veillant sur elle. Mais il est encore une chose que je remarque, mon garçon. As-tu bien conscience de ce que tu vas devoir faire ? De ta responsabilité, désormais ?
- Oui, Simon, parfaitement. Je l'ai compris depuis son premier réveil, mais ce que nous avons trouvé dans ses affaires, Ezra et moi, m'y incite encore plus. Je ne faillirai pas, dit-il en regardant le cerveau volant.

Celui-ci ne répondit rien, bougea simplement ses tubes oculaires, puis se détourna et reprit sa place devant les écrans de contrôle. Les données étaient normales, Joan avait plongé dans un profond sommeil. "Pour l'heure, elle ne rêve pas, et c'est aussi bien", songea le cerveau. "Il faut vraiment qu'elle récupère, y compris pour ce qui est de son activité cérébrale normale."

Curtis reposa son regard sur le fin visage, encore éclairé par un petit sourire. "Mon amour, je vais prendre soin de toi, le mieux possible, je te promets. Tu m'es trop précieuse... Puisses-tu me pardonner d'avoir tant tardé et qu'il ait fallu cette épreuve que tu endures pour que je le comprennes vraiment..." Sa main tenait toujours celle de Joan, leurs doigts noués. Il les fixa un moment, songeur. "Je ne dois pas, je ne dois plus faillir dans mes sentiments. J'ai bien compris que lorsque tu te souviens de moi, que tu m'appelles, l'image que Saunders a voulu te greffer à la place ressurgit, et qu'un combat se mène entre les souvenirs que tu as de moi, tes sentiments pour moi, et ce qu'il a voulu t'imposer. Et c'est pour cela que je dois rester présent, aussi, et t'assurer de mon amour pour toi. Nos sentiments seront plus forts que la cupidité et la perversité de cet homme."
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Mar 10 Juin 2014 - 03:00
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Frégo 80
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Sujet du message: [cadavre exquis] D'un mystère à l'autre
Coucou Limeye!

Toujours aussi émouvant et fondant!! Wow Wow Wow Kiss Master Smoke Mais Simon a raison. À ce rythme là, Il y en aura pour des mois! horified Mort de Rire . Je crois que je vais aider Simon dans sa réflexion! Chut Game

A+

Frégo Cool
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Mar 10 Juin 2014 - 10:14
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limeye
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Sujet du message: [cadavre exquis] D'un mystère à l'autre
Hello Frégo !

sincèrement, je veux bien de l'aide Very Happy ! Je ne sais pas comment faire avancer l'histoire, notamment sur le plan "médical"... j'avoue me mélanger les pinceaux entre la boîte à souvenirs et le processus... si tu as des idées, aucun souci, je te laisse prendre la main !

bizz

Limeye
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Mar 10 Juin 2014 - 11:39
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flamme
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Sujet du message: [cadavre exquis] D'un mystère à l'autre
Coucou les filles!

Soupiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiirrrrrrrrr..... Wow Kiss Master Master Master

Ce n'est pas facile de retomber sur Terre après ça, Limeye... Mr. Green

Je suis dans la même situation que toi pour faire avancer l'histoire sur le plan des souvenirs de Joan... Question Doubt Sad Mais j'ai une idée pour relancer l'intrigue, j'ai commencé un tiboutte, mais vraiment pas assez pour poster...

Donc Frégo, c'est super que tu puisses prendre la relève, en attendant que je puisse développer un peu plus... Mais ce n'est pas facile de prendre la relève après de tels passages...

Il n'y a plus rien de solide ici... et avec des 30 degrés à l'ombre, c'est amplifié! Mort de Rire

Bizz Vizz et bonne journée!
Flamme
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